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21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 06:00

Lettre d'un correspondant

 

Je vous écris parce que lorsque j’ai entendu parler des vaccins ce printemps, la première chose que j’ai faite a été de trouver qui étaient les principaux actionnaires. 

 

Pour moi, c’était une information cruciale : qui me les vend ? A qui je les achète ?

 

C’est ce que j’ai trouvé en tapant simplement le nom de l’actionnaire et de la société sur Google et en cliquant sur un site boursier.

 

Le premier actionnaire de Pfizer est le groupe Vanguard.

 

Vanguard a une structure assez unique en termes de sociétés de gestion d’investissement. La société est détenue par ses fonds. Les différents fonds de l’entreprise sont alors détenus par les actionnaires. Ainsi, les actionnaires sont les véritables propriétaires de Vanguard. La société n’a pas d’investisseurs extérieurs autres que ses actionnaires. La plupart des grandes entreprises d’investissement sont cotées en bourse.

 

La structure de Vanguard permet à l’entreprise de facturer des dépenses très faibles pour ses fonds. En raison de sa taille, l’entreprise a pu réduire ses dépenses au fil des ans. Le ratio de dépenses moyen des fonds Vanguard était de 0,89% en 1975. Ce nombre s’élève à 0,09% en 2021.

 

Certains experts pensent que la structure de Vanguard lui permet d’éviter les conflits d’intérêts qui sont présents dans d’autres sociétés de gestion d’investissement. Les sociétés de gestion d’investissement cotées en bourse doivent répondre à leurs actionnaires et aux investisseurs de leurs fonds.

Points clés à retenir
  • Vanguard Group est la deuxième société d’investissement au monde, après BlackRock.
  •  
  • C’est le plus grand émetteur de fonds communs de placement au monde et le deuxième émetteur d’ETF.
  •  
  • La société a la particularité d’être détenue par ses différents fonds, eux-mêmes détenus par les actionnaires de la société.
  •  
  • La société n’a pas d’autres propriétaires que ses actionnaires, ce qui la distingue de la plupart des sociétés d’investissement cotées en bourse.
  •  

En 2021, Vanguard avait plus de 7 200 milliards de dollars d’actifs sous gestion (AUM), deuxième derrière BlackRock, Inc (6,47 milliards de dollars d’AUM). La société a son siège en Pennsylvanie. Vanguard est le plus grand émetteur de fonds communs de placement au monde et le deuxième émetteur de fonds négociés en bourse (FNB). Il compte 209 fonds étasuniens en 2021. Il possède l’un des plus grands fonds obligataires au monde en 2021, le Vanguard Total Bond Market Index. Vanguard est fier de sa stabilité, de sa transparence, de ses faibles coûts et de sa gestion des risques. C’est un chef de file dans le domaine de l’offre de fonds communs de placement et de FNB à gestion passive.

 

Le premier actionnaire de Johnson & Johnson est le groupe Vanguard.

 

Le troisième actionnaire d’AstraZeneca est le groupe Vanguard.

 

Le quatrième actionnaire de Moderna est le groupe Vanguard.

 

Le troisième plus grand actionnaire de Sanofi est le groupe Vanguard.


Le 1er est L’Oréal (proche du fascisme français pendant la Deuxième Guerre mondiale), mais le 3e est Vanguard Group.

 

Le groupe Vanguard est un fonds de pension étasunien. 

 

Il gère la bagatelle de 7 000 milliards de dollars de plus que le PIB de la France et de l’Allemagne réunies.


Elle doit encore peser au niveau du lobbying international.

 

Le premier actionnaire de Google (YouTube, Googlemaps, WhatsApp, etc.) est Vanguard Group.

 

Le premier actionnaire de Facebook est le groupe Vanguard.

 

Le principal actionnaire de Microsoft est le groupe Vanguard.

 

Le principal actionnaire d’Apple est le groupe Vanguard.

 

Ce n’est que le deuxième d’Amazon.


En bref, le GAFAM, c’est lui.


Donc au niveau du lobbying pour nous vendre quelque chose, il est sans doute très, très puissant.

 

Le principal actionnaire d’Akamai est le groupe Vanguard.

 

Akamai est la première entreprise mondiale de stockage de données numériques.


C’est elle, avec l’imprimerie nationale, qui stocke les données de l’application tousanticovid et donc je pense qu’elle stocke aussi les données du code QR qui est utilisé par tous les lieux où il se trouve pour appliquer le laissez-passer sanitaire.

 

Le premier actionnaire de MacDo est le groupe Vanguard.

 

Le premier actionnaire de Coca-cola est le groupe Vanguard.

 

Le principal actionnaire de Disney est le groupe Vanguard.

 

Et enfin, la cerise sur le gâteau :

 

Le premier actionnaire de Philip Morris est le groupe Vanguard.

 

Philip Morris est le plus grand fabricant de tabac du monde.


Le tabac tue 8 millions de personnes par an.


Et dans les pays du tiers-monde, les enfants sont la principale cible. 

 

Ironiquement, Champix est l’un des médicaments de Pfizer les plus rentables pour le sevrage tabagique.

 

La carte de santé ou de vaccination (peu importe) avec 3 doses de 19,50 € en 6 mois pour 50 millions de français, c’est une bagatelle de 2,975 milliards de dollars (pour la France seulement) pour les laboratoires pharmaceutiques et donc, indirectement, pour Vanguard Group, et donc pour Google, Facebook et Phillip Morris pour récupérer notre liberté.

 

Vanguard est également présent dans Pernod Ricard et Monsanto.

 

Vous êtes libre de voter comme vous le souhaitez.

 

Jeanne Bourdillon

 

Bonne journée

 

Covid : qui nous pique ? Le groupe Vangard
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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 06:00

Cette lettre ouverte résume à merveille les erreurs graves commises par un prétendu spécialiste de l'éducation qui n'a que mépris pour les enseignants et l'École de la République.

 

Repris du site Le Café pédagogique

 

 

Monsieur, le vendredi 14 janvier 2022, vous avez déclaré « je ne suis pas parfait, je fais des erreurs… ». En tant que triple vaccinée, et donc faisant encore partie des citoyennes selon votre président, mais contaminée en milieu professionnel et donc amplifiant le taux d’absentéisme selon vos critères, je note une volonté communicationnelle de contrition. Je profite donc de ces quelques heures de bon sens pour vous dresser la liste de vos erreurs.

 

Pour avoir sous-estimé l’épuisement des personnels avant même l’épidémie, lors du suicide de notre collègue directrice d’école Christine Renon, je vous demande de vous excuser.

 

Pour avoir accusé les grévistes qui alertaient sur nos conditions de travail,  « d’instrumentaliser» le suicide professionnel de notre collègue Christine Renon, je vous demande de vous excuser.

 

Pour avoir fait une réforme du bac, qui a mis nos élèves dans une situation de stress continu, je vous demande de vous excuser.

Pour, de ce fait, avoir plongé les enseignant.es dans un état de stress permanent et dans une surcharge de travail sans précédent, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir créé cette folie de « Parcoursup », dont toutes celles et ceux qui l’ont pratiqué savent que c’est un outil de consolidation des injustices sociales et scolaires, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir fait une réforme de l’enseignement professionnel catastrophique, réduisant les heures de Français et Histoire/ Géographie à 2.5 heures en Terminale, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir soutenu une réforme des retraites qui réduisait nos pensions et envisageait de nous faire travailler au-delà de 65 ans, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir soutenu une politique de répression violente contre les lycéens qui défendaient leur bac, je vous demande de vous excuser.

Pour vous être rangé du côté des policiers qui ont laissé des enfants de Mantes-la-Jolie à genoux et mains dans le dos quatre heures durant, je vous demande de vous excuser.

 

Pour vous être rangé du côté des policiers qui ont laissé des enfants de Mantes-la-Jolie à genoux et mains dans le dos quatre heures durant, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir organisé des réformes, sans jamais vous soucier du terrain, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir rendu depuis deux ans de l’argent à Bercy, alors que l’Ecole de la République est exsangue, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir annoncé qu’il n’y aurait pas de fermeture des écoles la veille de l’annonce de la fermeture des écoles, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir laissé les familles de nos élèves des quartiers populaires dans une situation sociale catastrophique durant le premier confinement et sans interlocuteurs à qui s’adresser, et pour votre inaction actuelle, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir expliqué que des enfants souffraient des violences intrafamiliales et du choc psychologique durant les confinements, et cependant, les avoir fait reprendre sans soutien psychologique, sans cellule de crise et surtout sans renforcement des services sociaux ou de santé scolaire, je vous demande de vous excuser.

Pour nous avoir fourni des masques dangereux d’abord, puis inefficaces ensuite, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir dit que l’école était le lieu le plus sûr, sans jamais relancer un service de médecine du travail à la hauteur ni améliorer le service de santé scolaire, je vous demande de vous excuser.

 

Pour avoir jeté l’opprobre sur les salles de profs « gangrénées par les islamo-gauchistes », alors que nous commémorions la mort de notre collègue Samuel PATY, je vous demande de vous excuser.

 

Pour avoir laissé croire que nous pouvions gérer le distanciel, le présentiel, alors que nos services étaient « hackés par une cybe-rattaque d’ordre mondial», je vous demande de vous excuser.

 

Pour avoir fait comme si tout était normal sans jamais mesurer les impacts de cette pandémie mondiale sur notre jeunesse ou sur les personnels administratifs, de vie scolaire, enseignants, agents, etc., je vous demande de vous excuser.

Pour avoir sous-entendu que nous étions une profession absentéiste, alors que nous nous échinons jour après jour à maintenir debout un service d’éducation à genou, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir jeté le discrédit sur les organisations syndicales qui vous alertaient, tout en finançant dans le même temps, aux frais du ministère, les petites fêtes de votre syndicat lycéen maison, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir annoncé une cinquantaine de protocoles sanitaires, dont dix-neuf depuis deux mois, dans la presse plutôt qu’à vos services, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir saboté mon cours d’enseignement civique, avec vos affiches sur la laïcité, annonçant que la laïcité c’est de  « rire aux mêmes blagues » ou de « lire les mêmes livres », alors que c’est exactement l’inverse, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir obligé les familles à jongler depuis trois semaines avec les tests et protocoles, jouant les usagers contre les personnels, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir réduit le nombre de postes d’enseignants et d’AED dans mon établissement (et dans tous les établissements d’ailleurs), alors que le nombre d’élèves augmentait, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir été dans un colloque sur les soi-disant dangers du séparatisme, afin de vous pavaner au milieu de vos courtisans, alors que les parents faisaient la queue dans les pharmacies, se retrouvaient avec leurs enfants sur les bras, sans possibilité de déposer des congés « garde d’enfants » et que je faisais cours à des élèves malades, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir laissé dans une situation catastrophique la question de l’enseignement des élèves en situation de handicap. Abandonnant les enseignant.es et les accompagnant.es, ainsi que les familles et leurs enfants à des comptes d’apothicaires, se répartissant les aides à la demi-heure, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir parlé de tenue républicaine pour nos lycéennes, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir laissé penser à l’opinion publique que vous étiez la fermeté et la rigueur alors que nous étions de dangereux fainéants plaintifs qui devions signer une charte de la confiance, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir mis en doute notre attachement aux valeurs républicaines, je vous demande de vous excuser.

Pour avoir continué à geler le point d’indice, nous laissant avec des salaires parmi les plus bas de l’OCDE mais malgré tout un peu meilleurs que ceux de nos collègues contractuel.les, je vous demande de vous excuser.

Pour tergiverser encore et encore sur la fourniture de masques chirurgicaux, masques FFP2 en nombre, capteurs de CO2, purificateurs d’air mais aussi sur les allègements de programmes ou le report des épreuves de spécialité en bac, je vous demande de vous excuser.

Pour poursuivre imperturbablement votre entreprise de casse du service public de l’éducation, quand tout démontre qu’il faudrait au contraire le développer et le renforcer, je vous demande de vous excuser.

 

Aujourd’hui, on vous reproche dans les médias « le ton et la méthode », mais la liste est trop longue des faits concrets que les personnels vous reprochent. Les excuses, comme les applaudissements des soignant.es, ne permettent ni de payer les factures, ni de remettre sur pieds un vrai service public d’éducation. Mais je doute que vous ayez été nommé pour cela. Et puisqu’il est de bon ton d’utiliser des gros mots, je pense qu’il est temps « d’arrêter de nous emmerder ».

Cordialement.

 

 

 

Lettre ouverte à un imparfait
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18 janvier 2022 2 18 /01 /janvier /2022 06:07

Champion exceptionnel, Novak Djokovic est, dans sa tête, quelqu'un d'un peu à part. Comme quand, par exemple, il affirme qu'on peut « transformer l'eau la plus polluée en eau la plus purificatrice par la prière ou une pensée positive ». Il affirme : « J'ai vu et je connais des gens capables, par des transformations énergétiques, par le pouvoir de la prière, de transformer la nourriture la plus toxique ou l'eau la plus polluée en eau la plus pure. Parce que l'eau réagit à nos émotions. » Il prétend que « des scientifiques ont démontré que les molécules présentes dans l'eau réagissent à nos émotions, à ce qui est dit ».

Il est sous l'influence, depuis des années, d'un ancien joueur de tennis espagnol, Jose Imaz Ruiz, dit « Pepe Imaz ». Ensemble, très « peace and love », ils sont en quête de pyramides au pouvoirs régénérants et de diverses formes d’ésotérisme. Il voit dans une mystérieuse “ pyramide" ”de Bosnie le « paradis sur terre ». En se rendant deux fois en 2020 sur un site qui domine le village de Visoko, près de Sarajevo, Djokovic a excité la curiosité du public pour le lieu, une simple colline et une ancienne mine d'or pour les archéologues, une pyramide aux tunnels "énergétiques" pour lui.

Djoko est par ailleurs adepte d’une nourriture sans gluten à base de plantes.

Lui et sa famille ont beaucoup souffert de la destruction de la Yougoslavie. Enfant, il a fait la queue pour obtenir du pain et du lait.

Résidant aujourd’hui à Monaco, détenant le record des gains sur le circuit ATP avec 137 millions d’euros, il est resté néanmoins proche de ses racines serbes. En Serbie, il est une idole, d’autant qu’il se consacre à de réelles activités humanitaires et qu’il fait des dons d’argent important comme quand l’ex-Yougoslavie a été ravagée par des inondations en 2014. Au début de la pandémie du Covid, il a envoyé des respirateurs en réanimation au Monténégro.

 

Homme de convictions, il a mis en pratique son hostilité à la vaccination. En juin 2020, après avoir été contrôlé deux fois positif au Covid, il organisa une tournée dans les Balkans qui déboucha sur un gros foyer d’infection (“ cluster ”) après qu’il eut participé, sans masque, à divers événements à Belgrade. 

 

Tout récemment, il s’est opposé, comme la majorité de la population serbe, à l’ouverture d’une mine de lithium en Serbie, un projet soutenu par le gouvernement. Or ce projet est piloté par le groupe minier anglo-australien Rio Tinto dont le chiffre d’affaires annuel est de 40 millions de dollars. Rio Tinto étant enregistré en Australie, on comprend l’hostilité du gouvernement de Camberra à l’égard de Djoko. Hostilité d’autant plus tatillonne qu’une vingtaine d’autres joueurs de tennis sont entrés en Australie avec l’exemption et le visa que réclamait le champion. John Kunkel, le chef de cabinet du Premier ministre australien et son plus proche collaborateur, était le conseiller en chef de Rio Tinto pour les relations avec le gouvernement après avoir été directeur-adjoint du Minerals Council of Australia, une association industrielle représentant les entreprises qui génèrent la majeure partie de la production minière australienne.

 

Bref, l’interdiction faite à Djokovic de participer au tournoi de Melbourne cache des enjeux qui lui sont supérieurs.

 

PS : Á propos des vaccins, et sans dédouaner Djokovic, écoutons ce qu'en dit Christian Perronne, autorité mondialement reconnue en la matière :

https://rumble.com/vsjm63-wow-la-bombe-de-christian-perronne-.html?fbclid=IwAR2sEUdQdu0yMEqR6jPkhHpZqS9ZR8acvTdkvQpRpfzEAmFvc57FO53O2RY

 

Pourquoi Djokovic a été sanctionné par l'Australie
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13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 06:00

 

Un article publié par Ballast :

 

Les invisibles arborent désormais un gilet jaune ; ils sont venus du pays tout entier pour exiger une vie meilleure. On appelle à la démission du « président des riches », on élève des barricades. « C’est le peuple en colère », nous dit-on aussitôt. Et c’est déjà l’émeute sur les Champs-Élysées — peut-être l’insurrection. L’un des membres de notre rédaction se dirige en direction de l’avenue Franklin‑D.-Roosevelt. Des tirs, des gaz, des cris. Il entend : « Un blessé ! Appelez les pompiers ! » Il s’approche. « Il y a du sang partout. Un gamin en état de choc », écrira-t-il quelques jours plus tard dans nos colonnes.

 

Il a 21 ans, il s’appelle Gabriel, il vient de la Sarthe, il est monté sur la capitale pour exprimer son « ras-le-bol de voir les gens dans la misère », il s’apprêtait à passer son BTS en chaudronnerie. C’est la première fois qu’il participe à une manifestation et les forces armées du régime fraîchement élu « pour faire barrage à l’extrême droite » viennent de lui arracher une partie de la main — 26 grammes de TNT, catégorie « arme de guerre ». La guerre contre « ceux qui ne sont rien ». Sa mère se tient à ses côtés. « Mon regard croise celui de son fils. Il lève sa main en l’air afin d’éviter une hémorragie. »

 

Nous sommes restés en contact avec la famille Pontonnier. Cette semaine de publications lui sera consacrée : deux ans ont passé — deux ans d’une lutte quotidienne : sanitaire, juridique, financière, psychologique. Laissons la parole à l’écrivaine Sophie Divry, qui ouvre cette série de textes : « J’ai rencontré, environ un an après leur accident, les cinq gilets jaunes qui avaient eu la main arrachée par une grenade. À partir de ces cinq entretiens, et avec leur accord, j’ai monté un texte choral publié en octobre 2020 au Seuil sous le titre Cinq mains coupées. Exceptionnellement, pour Ballast, avec l’autorisation de Gabriel et de sa famille, je livre ici l’entièreté de l’interview réalisée en janvier 2020, au Mans, lorsque je l’ai vu avec sa mère. L’entretien a duré trois heures. Ce sont des mots difficiles, un parcours brisé, qu’il importe que chacun considère à leur juste place. Nous savons que l’État protège les riches et écrase les ouvriers. Les mots de Gabriel permettent de réaliser ce que cela veut dire vraiment. »

 


 

 

 

Je m’appelle Gabriel, j’ai 22 ans. 

 

J’ai été mutilé le 24 novembre 2018 boulevard Roosevelt dans le XVIe arrondissement, à Paris.

 

Je suis né au Mans. Mon père est agent d’entretien dans une maison de retraite. 

 

Ma mère est ingénieure pédagogique de formation, son contrat peut s’arrêter du jour au lendemain. Je vis avec mes parents dans un village dans la Sarthe, à 30 kilomètres du Mans. On est une famille de quatre enfants et je suis le plus jeune.

 

J’ai jamais été très très fort à l’école, mais ça allait. En troisième, j’ai fait des stages tout au long de l’année, j’ai essayé plein de trucs pour savoir ce que j’aimais et en tombant sur la chaudronnerie, j’ai vu que c’était vraiment ça qui me plaisait. J’aime travailler tous les métaux, l’aluminium, le cuivre, la ferraille. J’aime créer quelque chose avec rien. Faire des choses belles et utiles.

À 16 ans, je suis entré chez les Compagnons du devoir pour faire mon bac pro chaudronnier-soudeur. N’importe qui ne rentre pas chez les Compagnons, j’ai fait des tests. Il faut qu’ils voient le potentiel du jeune. Comme ma mère le dit, les jeunes qui intègrent les Compagnons, ils apprennent vite l’autonomie. On se côtoie tous dans le même hébergement. Les gens viennent de la France entière. Chez les Compagnons, les anciens sont vraiment derrière nous. On est vraiment suivi, c’est six jours sur sept. Après ma journée de travail en entreprise, je continuais au sein des Compagnons et ce jusqu’à 22 heures tous les jours. C’était dur, mais j’en suis sorti content. J’ai gardé de très bons amis. 

 

Ça m’a appris à vivre en communauté, et ça m’a appris l’amour du travail bien fait. J’ai fait plusieurs concours de meilleur apprenti de France. J’ai obtenu la médaille de bronze en tant que chaudronnier. J’ai fait le concours COBATY, où j’ai fini troisième, j’étais content.

 

En novembre 2018, j’étais apprenti. J’étais rentré chez mes parents temporairement pour faire mon BTS, toujours en chaudronnerie, dans le but de monter mon entreprise, dans le but d’être un peu chef. J’allais passer le diplôme en fin d’année scolaire. Je devais réintégrer les Compagnons du devoir avec mon BTS, et faire mon tour de France ensuite. J’allais reprendre un logement autonome. Comme apprenti, j’étais payé 1 200 euros par mois, je faisais beaucoup d’heures sup’.

 

Je faisais de la guitare. Je grattais de la basse, j’étais en train d’apprendre à jouer de la batterie. Je faisais de la moto-cross aussi, plus rarement. Généralement, je faisais tout ce qui tourne autour des sports mécaniques, mais aussi de l’escalade, de la via ferrata, des sports nautiques…

 

 

On ne parle pas politique en famille. Mais on va voter, ça oui. Ce jour-là, on est allés manifester pour les services publics. On est très attachés au service public. À la campagne, plus ça va, plus on nous enlève des trucs. Les écoles, les hôpitaux, les gares, même les médecins… C’était un ras-le-bol tout simplement. Nos anciens ils ne peuvent plus se déplacer. Je le vois maintenant comme je ne peux plus conduire, je suis dépendant de mes parents. C’était surtout pour les services publics. Et aussi un ras-le-bol de voir les gens dans la misère, ça, c’est insupportable.

 

On est allés à Paris parce que les cameras sont tournées sur Paris. À la campagne, on peut mourir tranquillement, y a rien qui va se passer. Je n’avais jamais foutu les pieds dans une manifestation. C’était la première fois.

Gabriel, Gilet-jaune mutilé

On est partis vers 7 heures du matin, parce qu’il faut deux heures de route pour monter à Paris. C’était une voiture cinq places, donc tout le monde ne pouvait pas venir. On y est allés avec mon grand frère, ma sœur et son compagnon. Là-bas, mon cousin et ma cousine nous ont rejoints, ils étaient montés depuis Toulouse.

 

Dans la voiture, on a chanté comme dans une boîte de nuit. Vers 10 heures, on a laissé la voiture Porte d’Italie, c’était pas la peine de rentrer plus dans Paris. Parce qu’on est aussi un peu écolos sur les bords. Dès la place d’Italie, des flics nous ont sauté dessus. Ils nous ont fouillés entièrement.

 

On n’avait pas d’équipement. J’avais un bonnet et une veste de ski, parce qu’il faisait super froid ce jour-là. On n’avait rien d’autre à part nos gilets jaunes. Nous partagions des gants afin de se réchauffer les mains à tour de rôle, moi je n’avais pas de gants.

 

Le temps de payer, de se garer, on avait faim. Il était 10 heures, on a trouvé un bar pour prendre un petit-déjeuner. On a pris notre temps. Puis on n’a pas arrêté de marcher, je n’avais jamais autant marché dans Paris que ce jour-là.

 

Mais on était vraiment des dilettantes. Des touristes. C’était un peu, ma mère elle dit, c’était un peu les Tuche qui arrivent à Paris.

 

Notre idée, c’était de défiler de Bastille à République. On avait décidé ça entre nous, sans rien savoir. C’était très symbolique pour nous : partir de la monarchie et arriver vers la République. Mais à Bastille, il n’y avait pas grand monde. Des gilets jaunes nous ont demandé si on allait aux Champs-Élysées, mais on a répondu non, on n’était pas très motivés.

 

La manifestation avait déjà commencé ailleurs, mais nous, on la croisait sans cesse sans vraiment la suivre, on se perdait…. On restait tous ensemble, tous les sept, en famille. On n’a pas parlé vraiment avec d’autres gilets jaunes. Je n’ai pas crié de slogans ni rien, on a plus mangé et bu de l’eau qu’on a manifesté, sincèrement. On buvait un café, on achetait de l’eau. Des photos devant le BHV, des photos devant le Louvre. Ce n’était pas que la manif, ce jour-là, c’était plus une sortie familiale.

 

On a fait comme une spirale d’escargot autour de la manif. Il y avait vachement de gaz. On ne pouvait pas prendre certaines rues qui étaient bloquées par les flics. On se retrouvait à être dans les gaz, même si on essayait toujours de fuir ces endroits-là.

Je ne sais pas trop comment on est arrivés boulevard Roosevelt, dans le XVIe. On était tous fatigués, c’était 18 heures, il commençait à faire nuit, on avait décidé de retourner à la voiture. Mon frère voulait juste faire une vidéo pour la montrer à ses collègues, maintenant c’est celle qui est sur internet.

 

C’était vraiment un endroit où il ne se passait rien du tout. Il y avait des papis, des mamies, il y avait même des enfants. Les flics, on les voyaient au loin, mais c’était pas du tout la manifestation. 

 

D’après le rapport de l’IGPN, c’était de l’autre côté que ça se passait, ils ont reconnu qu’ils se sont plantés de côté. Et qu’il n’y a pas eu de sommations. Aucune procédure n’a été respectée.

 

C’est à ce moment-là que la grenade m’a atterri dessus. Je ne l’ai pas vue arriver. Elle a explosé sur moi, au niveau de la poitrine, du côté droit.

Je me rappelle juste de l’explosion qui m’a sonnée. Ça fait comme dans les films de guerre, quand il y a du blanc et un sifflement aigu dans les oreilles.

 

Juste après, je me rappelle sentir que j’avais des fourmis dans les mains. Comme il faisait un petit peu nuit, j’ai regardé ma main, mais vraiment vaguement : j’ai vu que c’était le chaos clairement. Et du coup je me suis dit « C’est mort, faut pas trop que je regarde parce que sinon je vais tomber dans les pommes ». Et si je tombe dans les pommes là, je vais crever. Ça va vite dans ma tête. Mon frère a vu ça aussi, il m’a maintenu la main et puis on a couru, tout simplement. On a couru pour essayer de trouver les secours. Il m’a dit après qu’il sentait mes doigts qui lui coulaient entre les doigts, dans le mauvais sens.

 

C’est ma mère qui m’a assis contre une vitrine, en plein milieu d’une rue. Elle a essayé de me protéger des gaz et de tout ce qui pouvait encore tomber sur moi.

 

 

Pendant ça, ma mère faisait les soins. J’avais des impacts sur les yeux, sur le visage. J’avais des trous dans mon jogging, sur la jambe. J’avais mon gilet jaune où on pouvait voir la déflagration de la bombe. Et encore, en sachant que j’étais habillé en vêtement d’hiver, alors j’imagine pas ce que ça aurait donné en tee-shirt. C’est une arme, ce truc. C’est une arme de guerre. Pourquoi ils jettent ça sur les gens ? J’ai de la chance que ça ne me soit pas tombé sur la gorge, sinon j’étais mort, j’étais mort. Comme c’est arrivé à un mec, à Rémi Fraisse, dans la capuche.

 

Il n’y avait pas encore de street medics à cette époque. C’était l’acte II seulement. Mais là, on voit arriver un type qui avait pris, au cas où, des compresses et de l’eau. Ma mère voulait me faire un garrot, et, c’était improbable, ce type est arrivé et il a dit à ma mère, je suis pompier, je vais gérer. Il a ouvert son sac avec les compresses et c’était vraiment un cadeau à ce moment-là.

Et puis les gens m’ont protégé des gaz lacrymo qui nous étaient envoyés en grande quantité. Leurs corps ont servi de boucliers.

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12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 06:00

Le banquier éborgneur et emmerdeur, de concert avec Mario Dragui, président du Conseil des ministres en Italie, ont demandé aux pays de l'UE de réformer les règles budgétaires définies par les critères de Maastricht, pour permettre davantage de dépenses d'investissement, sans oublier pour autant l’impérieuse obligation de réduire le niveau d'endettement : « De la même façon que ces règles n’ont pas bridé notre réponse à la pandémie, elles ne doivent désormais pas nous empêcher de réaliser tous les investissements nécessaires », ont asséner les deux dirigeants dans une tribune publiée par le Financial Times.

 

La présidente de la Commission européenne, Ursula van der Leyen, veut réviser la gouvernance économique de l'UE, entre autres en redéfinissant les “ critères de Maastricht ” (discours du 15 septembre 2021). Elle souhaite un consensus « bien avant 2023 ». Cette échéance correspond à la fin théorique des critères de Maastricht, à savoir l’obligation pour les États membres de limiter leur déficit budgétaire à 3% de leur produit intérieur brut (PIB), et leur endettement à 60% de celui-ci. Selon le bulletin d’Eurostat daté de fin juillet, le taux d’endettement moyen des Etats membres, était, à la fin du premier trimestre 2021, de 100,5% dans la zone euro et de 92,9% dans l’ensemble de l’Union européenne (118% pour la France, 60% aux Pays-Bas, 210% pour la Grèce).

 

Ce changement de politique n’a rien à voir avec le Covid car il a été proposé dès septembre 2019 par le Comité budgétaire européen afin « d’ajuster au mieux le Pacte de stabilité et de croissance à la réalité des différentes économies nationales. » Mais la pandémie a interrompu les discussions entre les divers partenaires (gouvernements et syndicats) et instances européennes (banques centrales nationales). Le Comité budgétaire européen avait néanmoins eu le temps de proposer une feuille de route : oublier le critère du déficit public fixé à 3% en le remplaçant par un plafond annuel de dépenses.

 

Tout comme Mario Draghi, le banquier éborgneur et emmerdeur estime que le 3% de déficit est « dépassé ». Ce qui est une quasi provocation pour les pays du nord de l’Europe les plus attachés à la “ rigueur ”. Les dirigeants français et italien estiment que « Nous devons réduire notre niveau d’endettement mais nous ne pouvons pas espérer atteindre cet objectif en augmentant les impôts ou en réalisant des coupes insoutenables dans les dépenses sociales, ni tuer la croissance dans l’œuf en rééquilibrant les finances publiques par un ajustement budgétaire qui ne serait pas viable. Nous devons disposer d’une plus grande marge de manœuvre et pouvoir réaliser les dépenses clés nécessaires à notre avenir et à notre souveraineté. Les règles budgétaires devraient favoriser la dette créée pour financer ces investissements, qui contribuent indéniablement au bien-être des générations futures et à la croissance à long terme, étant donné que ces dépenses publiques participent de fait à la viabilité de la dette à long terme ». Notre banquier compte faire « une estimation quantifiée des besoins d’investissement, et des règles qui devront évoluer en conséquence dont les règles de concurrence et les règles commerciales, mais aussi les règles budgétaires européennes [...] qui doivent être adaptées aux enjeux de l’époque ».

 

Un bras de fer intéressant en perspective entre le Nord et le Sud. Qui l’emportera ? Les paris sont ouverts…



 

 

 

L’Italie et la France sont dirigées par deux banquiers
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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 06:08

Cette intervention du député Bastien Lachaud (Seine Saint-Denis) a été retirée de Youtube.

"Le passe sanitaire est une passoire sanitaire, le passe vaccinal ne sera pas plus efficace : malgré l’instauration de ce passe, on enregistre des centaines de milliers de contaminations quotidiennes !

La preuve de l’inefficacité de cette mesure sur le contrôle de l’épidémie est établie par les faits.

La réduction des libertés publiques ne permettra pas de contrôler l’épidémie, elle permettra seulement de renforcer encore un peu plus l’autoritarisme, la société du contrôle permanent. Et comme toujours, la restriction des libertés risque de se pérenniser.

Vous avez été incapables d’organiser la société pour faire face à l’épidémie : vous avez fermé des lits d’hôpitaux, vous n’avez pas su organiser ni les masques, ni les tests, ni les vaccins, ni des protocoles sanitaires cohérents. Vous avez passé votre temps soit à mentir de façon éhontée aux français, soit à dénigrer et stigmatiser ceux qui vous le faisaient remarquer.

Vous voulez rendre les personnes responsables de leur maladie pour mieux vous dédouaner de votre écrasante responsabilité.

Vous voulez contraindre les gens à se faire vacciner, au lieu de vous demander pourquoi après avoir autant menti, vous n’êtes plus convaincants. Vous voulez instaurer une obligation vaccinale sans le dire. Oui, le vaccin est utile pour lutter contre la pandémie, pour protéger et prévenir les formes graves de la maladie. Cependant le vaccin n’empêche pas la transmission et la circulation du virus. Malgré cela, vous misez tout sur le vaccin, alors que celui-ci doit être un élément parmi d’autres dans une stratégie globale de réponse à la pandémie.

Sauf que, à partir du moment où il existe, vous estimez qu’il n’est plus nécessaire de rien faire : ni soutenir l’hôpital public et ses personnels exténués par deux ans de pandémie, ni engager la constitution d’un pôle public du médicament, encore moins agir pour lever les brevets sur les vaccins, et surtout pas lutter contre les causes de l’apparition des pandémies.

Nous refusons votre chantage."

Ici la vidéo de l'intervention avant la censure d'un représentant du peuple français par une société privée californienne estimant que l'allocution contenait des informations médicales incorrectes

 

Un élu du peuple français censuré par Youtube
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9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 06:05

 

Où l’on va voir que notre carte d’identité doit beaucoup à Pétain.…

 

Le plus drôle (mais le banquier a-t-il de l’humour ?) c’est que les Britanniques n’ont pas de carte d’identité. Pour attester leur identité, ils disposent de leur passeport ou de leur permis de conduire.

 

Ajoutons que notre carte d’identité est « nationale » : elle est la preuve que nous sommes français. Pas de ça Lisette au Royaume Uni : la nationalité royaumeunienne n’existe pas. Quantité de citoyens outre-Manche se pensent, se définissent d’abord comme écossais ou gallois avant de se penser grand-bretons.

 

Á noter que l’expression « identity card », que le banquier a fait figurer sur nos cartes, n’a jamais existé outre-Manche.

 

Le Royaume Uni a connu deux tentatives de carte d’identité : pendant la Première Guerre mondiale (de 1915 à 1919) et pendant la Seconde Guerre mondiale (de 1939 à 1952). Depuis, tous les projets de carte d’identité sont tombés à l’eau. Sûrement parce que les Britanniques associaient cette carte à la guerre.

 

Les Français n’ont pas toujours été des fanatiques de la carte d’identité. Á la fin du XIXe siècle un mouvement assez vigoureux a vu le jour contre ce document. Pendant la Première Guerre mondiale un projet de carte fit long feu. Il faudra attendre 1940 pour que la première carte d’identité apparaisse. Á partir des années cinquante, la très grande majorité des citoyens français en possédait une.

 

Depuis le 1er octobre 2021, dans le sillage du Brexit, la carte d’identité française ne permet plus de voyager  entre le Royaume Uni et la France. Un passeport est nécessaire. Pour les Français qui résident outre-Manche et qui ont le statut de résident (Settled Status), leur carte d’identité restera valable jusqu’en 2025.

 

La carte d’identité bilingue est une manœuvre parmi d’autres – comme le drapeau européen à la place du drapeau français à l’Arc de Triomphe, par exemple – pour effacer la France, pour la banaliser, la diluer dans un gloubi-glouba pseudo européen au service et aux injonctions, non des Britanniques qui n’en ont rien à cirer (“ They don't care a fig ” (1), comme ils disent), mais de l’Empire étasunien.

 

(1) S'en moquer comme d'une guigne en français. La guigne étant une cerise. Oui, mais en anglais fig signifie aussi le sexe de la femme.

 

 

 

La carte d’identité du banquier éborgneur et emmerdeur
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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 06:00

Moi qui ai été piqué trois fois, qui porte bien mon masque et qui me lave les mains dix fois par jour, je le dis depuis un bon moment : on nous promène avec cette histoire de Covid. On ne soigne pas les malades avec les médicaments appropriés dont on dispose et on vaccine la population avec des produits pharmaceutiques qui ne sont pas des vaccins. Pour la France, tant que cette comédie durera jusqu'à l'élection présidentielle, les intérêts du banquier éborgneur et emmerdeur seront assurés.

 

Ci-dessous un article publié par Le Grand Soir. 

 

Le CDC admet que la « pandémie de Covid » était le produit d’un test inapproprié

 

Discrètement, sans l’attention des médias, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont retiré le processus PCR comme test valide pour la détection et l’identification du SRAS-CoV-2.

 

« Après le 31 décembre 2021, les CDC retireront la demande d’autorisation d’utilisation d’urgence auprès de la Food and Drug Administration (FDA) des CDC 2019-Novel Coronavirus (2019-nCoV) Real-Time RT-PCR Diagnostic Panel, le test introduit pour la première fois en février 2020 pour la détection du SRAS-CoV-2 uniquement ».



Les CDC admettent que le test PCR ne peut pas différencier le SRAS-CoV-2 des virus de la grippe.

 

J’ai signalé il y a plusieurs mois que les « autorités sanitaires » étaient parvenues à cette décision, mais qu’elles retardaient sa mise en œuvre jusqu’à la fin de 2021. Elles avaient besoin de ce faux test pour entretenir la peur afin d’obtenir le plus de vaccinations, et donc de profits, possible.

 

Il est extraordinaire que le retrait du test par le CDC n’ait reçu aucune attention de la part des médias ou des politiciens.

 

Le Dr Kary Mullis, lauréat du prix Nobel et inventeur du processus PCR, a déclaré il y a plusieurs années que « le PCR est un processus. Il ne vous dit pas que vous êtes malade ». Il n’a jamais été conçu pour être un test Covid.

 

Le Dr Pascal Sacre, le célèbre Belge spécialisé dans les soins intensifs, a déclaré que le processus RT-PCR a été détourné et appliqué comme une stratégie implacable et intentionnelle pour créer l’apparence d’une pandémie basée sur des résultats de tests bidons et non sur de véritables patients atteints du Covid afin de violer les droits humains et constitutionnels des citoyens.

 

Comme je l’ai toujours signalé, le test PCR a été délibérément effectué à des cycles élevés, connus pour produire des faux positifs. La plupart des prétendus « cas Covid » n’étaient rien d’autre que des fabrications intentionnelles. Les hôpitaux ont fait partie de l’escroquerie, car ils ont été incités par des récompenses financières à déclarer pratiquement tous les décès comme des décès dus au Covid. C’était facile à faire, car chaque personne mourante, quelle qu’en soit la cause, subissait un test PCR qui produit jusqu’à 97% de faux positifs et était ainsi déclarée « mort Covid ».

 

La question qui se pose au monde est de savoir si les « autorités sanitaires », qui ne sont en fait que les avocats des profits de Big Pharma, comme l’a prouvé Robert F. Kennedy Jr., les politiciens et les médias menteurs seront tenus responsables des blessures et des décès causés par le « vaccin » lui-même, des pertes et des fermetures d’entreprises causées par les confinements insensés, et des violations extraordinaires des lois de Nuremberg par la vaccination obligatoire.

 

Les peuples du monde doivent comprendre que la « pandémie de Covid » orchestrée est le plus horrible crime de masse jamais commis dans l’histoire de l’humanité. C’est « l’Occident libre » qui a organisé et perpétré ce crime horrible.

 

Les personnes qui ont fait confiance à Fauci, qui ont fait confiance à Biden, qui ont fait confiance à l’establishment médical et qui ont fait confiance aux médias ont vu leur vie ruinée.

 

La race humaine sera-t-elle trop stupide pour comprendre cette tromperie et les conséquences pour les droits de l’homme et la liberté humaine ? Continuera-t-elle à faire confiance aux autorités et aux médias qui l’ont trompée avec un récit contrôlé qui exigeait de réduire au silence et de punir tous les vrais experts ? Si tel est le cas, ils auront été effectivement réduits en esclavage.

 

Paul Craig Roberts

 

source : https://www.paulcraigroberts.org
traduction Réseau International.

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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 10:09

“ J'ai décidé d'emmerder les évadés fiscaux jusqu'au bout (J'déconne) ! ”.

 

Blague à part, je pense que ces déclarations fracassantes, parfois ordurières, sont le fait d'une petite frappe qui se sent illégitime, pas à sa place. Et je peux assurer que, si les forces de l'esprit existent, sa grand-mère (dont je rappelle que je l'ai très bien connue quelques années avant la naissance de son petit prodige) a dû se retourner 17 fois dans sa tombe.

Une déclaration exclusive du banquier emmerdeur au blog de Bernard Gensane
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4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 06:00

Il y a trente ans, le président du patronat français, Pierre Gattaz, faisait une promesse de Gascon (pardon, les Gascons !) aux travailleurs français : acceptez une réduction des cotisations sociales (il préférait le mot “ charges ”) et nous, patrons, créeront 1 million d’emplois. Depuis, ces réductions se sont généralisées. Ainsi, les entreprises payent des cotisations symboliques pour les salaires au niveau du smic, ce qui coûte des dizaines de milliards d’euros aux finances publiques.

 

Plusieurs économistes progressistes, suivis, entre autres, par Jean-Luc Mélenchon, suggèrent de créer une sécurité économique garantissant un socle de revenus incluant les cotisations sociales.

 

Lorsque la Sécurité sociale est créée en 1946, à l’instigation de politiques communistes ou proches du PC, les cotisations sociales sont considérées par le mouvement syndical comme une partie intégrante du salaire destinée à assurer des revenus hors emploi, en cas de maladie, lors du passage à la retraite. Il s’agissait par ailleurs d’un système collectif : je suis en bonne santé, je paye ; tu es malade, tu touches ; je cotise pour ma retraite, ce qui assure le payement de ta retraite.

 

Les exonérations de cotisations sociales pour les bas salaires sont apparues en 1993 sous le gouvernement d’Édouard Balladur qui instaura l’exonération totale des cotisations sociales de la branche famille sur les salaires jusqu’à 1,1 Smic et de 50 % jusqu’à 1,2 Smic. En 1995, le gouvernement Juppé combina les exonérations des cotisations famille avec celles d’assurance maladie jusqu’à 1,3 fois le Smic. Rappelons pour la nième fois que, dans l’esprit des créateurs de la Sécurité sociale, celle-ci devait être gérée par les travailleurs et non par les gouvernements.

 

Quid de la “ gauche ” dans cette optique ? Elle amplifia la spirale infernale : les lois Aubry,  critiquées en leur temps pour leur progressisme par Manuel Valls et … Emmanuel Macron, poussèrent les exonérations à 1,8 fois le smic à l’occasion de la réduction du temps de travail. Les lois Fillon abaisseront le seuil à 1,6 fois le smic mais augmenteront les exonérations sous ce seuil.

 

À partir de 1995, les dispositifs « Juppé » ont combiné. La gauche gouvernementale a pris le relais avec les lois Aubry sur la réduction du temps de travail qui ont étendu ces exonérations à 1,8 fois le Smic. Les mesures Fillon réduiront ce seuil à 1,6 fois le Smic tout en augmentant les exonérations sous ce seuil.

 

Hollande rehaussa le cliquet avec le Crédit d’impôt compétitivité emploi en 2013. Ce crédit s’établissait à 6% de la masse salariale en dessous de 2,5 smic. Á sa suite, le banquier éborgneur transforma ce crédit en baisse pérenne de cotisations. Les candidats de la droite de droite à l’élection présidentielle (Le Pen, Zemmour, Pécresse) veulent baisser encore davantage les cotisations.

 

Le CICE a coûté 19 milliards d’euros aux finances publiques en 2018. Selon l’INSEE, la mise en place du CICE a créé 160 000 emplois entre 2013 et 2016. Avec cette précision : « Entre 2013 et 2015, dans les secteurs des services bénéficiant le plus du CICE, les entreprises où la masse salariale rémunérée sous 2,5 Smic est élevée ont plus baissé les prix de leurs prestations que les autres entreprises. En revanche, dans l’industrie et les secteurs des services employant d’abord une main‑d’œuvre qualifiée, les entreprises bénéficiant des baisses de coût les plus importantes grâce au CICE n’ont pas affiché des baisses de prix différentes des autres, à l’exception du secteur de la métallurgie. Ceci ne signifie pas que leurs prix n’aient pas été affectés par le CICE puisque, pour elles, une partie de l’effet du CICE a pu transiter par une modération des prix pratiqués par des entreprises fournisseuses de services. » 

 

Chaque emploi privé coûte annuellement 118 750 euros à l’État. Avec cet argent, l’État aurait pu embaucher 1 million de travailleurs au smic. Cette aide aux entreprises (66 milliards) équivaut environ à deux fois l’impôt sur les sociétés.

 

 

Vers toujours moins de cotisations sociales
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