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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 05:45

La seule affiche gribouillée est celle de Fillon. Ça fait chaud au cœur.

 

Je ne suis pas l'auteur de ce graffiti, somme toute de bon aloi.

Devant mon bureau de vote
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 08:51
Quand le président de la République s'invite chez les Vivas
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 05:33

En janvier 2017, j'ai publié un article sur la grave pollution qui affecte la santé des habitants de la vallée de l'Arve, près du Mont-Blanc.

 

Rien n'est réglé. La lutte continue. Le collectif "Passy : vraiment à gauche" est mobilisé. Je reproduis ici sa dernière analyse :

 

Pollution : poser les questions de fond !

 

Un vrai et grave problème : Il s'agit d'un problème de santé publique majeur touchant toute la population qui ne doit pas être nié ou atténué.

 

Non à la culpabilisation et à la délation : s'il faut faire prendre conscience à chacun de ce qu'il pourrait faire individuellement contre cette pollution, arrêtons de culpabiliser les gens : c'est un problème de fond et de société. On peut vite passer de la culpabilisation à la délation, comme vu sur la page Facebook des "Sentinelles de la Vallée de l'Arve". Engendrer des rapports de dénonciation des "mauvais comportements" est le meilleur moyen de diviser, de créer la méfiance et la rancœur. C'est le meilleur moyen de décrédibiliser la lutte. De la délation au fascisme il n'y a qu'un pas.

 

Poser les questions de fond : pour réussir, la lutte doit exclure les visions égoïstes, consistant à réclamer de l'air pur sans se soucier des causes réelles, des réalités sociales ou en transférant le problème ailleurs. C'est bien d'une crise de société dont il s'agit, exigeant une remise à plat fondamentale de la vie quotidienne. La question est en soi révolutionnaire, elle touche le bien-être des habitants, le rapport à notre planète, les rapports sociaux.

 

Ce dont les habitants de la Vallée de l’Arve ont besoin, c’est de la puissance d’un État à leur service et non à celui des monopoles capitalistes et de l'Europe de Bruxelles.

 

Il n’y aura pas d’avancées écologiques sans s’attaquer aux pouvoirs économiques, sans nationaliser les grandes entreprises et la finance, sans un grand pôle public de l’énergie et du transport, avec une gestion démocratique.

 

Exemples :

 

L’usine de Chedde : si elle était restée dans le domaine public il serait plus facile d'intervenir sur son fonctionnement.

 

Le rail : Les populations de la vallée de l’Arve n’ont pas à subir la circulation de marchandises qui sont parfois inutiles, et qui devraient largement être transportées par le chemin de fer plutôt que par la route. Il faut développer le transport ferroviaire. Or la SNCF est constamment affaiblie : milliers de suppressions d’emplois de cheminots, privatisation des activités les plus rentables, casse du fret (SERNAM), suppressions de lignes, fermetures de gares et de guichets, concurrence des cars (merci Macron !). Rien n’est fait pour développer le transport combiné rail/route.

 

Dans le même temps la SNCF est devenue le plus grand transporteur routier (Oui-Bus et camions Géodis) ! Dans notre vallée, le service ferroviaire est notoirement insuffisant. La ligne Le Fayet/ Vallorcine est délaissée et menacée de privatisation. Il faut redonner à la SNCF toute sa capacité de grand service public ferroviaire. Nous soutenons les cheminots dans leurs luttes pour le service public.

 

L’électricité : nos vallées produisent beaucoup d’électricité. Les usines et barrages participent à une énergie propre. Or EDF est affaiblie par l’ouverture à la concurrence et une privatisation progressive, les barrages sont privatisés (comme les aéroports !). Ainsi une énergie essentielle est livrée au privé. Comment planifier et maîtriser la production et la consommation énergétique écologique dans ces conditions ?!

 

Toutes ces privatisations sont imposées par les traités européens

 

Pour des services publics de proximité : fermetures envisagées des postes de Passy après d’autres fermetures au Pays du Mont-Blanc, fermeture de la Sécurité Sociale à Sallanches, fermeture de services à la Sous-préfecture de Bonneville (on doit aller à St-Julien refaire son permis de conduire !), fermetures de lits d’hôpitaux… tout cela entraine des déplacements supplémentaires. Le maintien des services publics de proximité s'impose. La reconquête du secteur public est un enjeu de société.

 

Non au tout tourisme et aux dépenses inutiles : la fuite en avant dans les équipements, l’accaparement des espaces, vouloir skier tout le temps même quand il n’y a pas de neige, vont à l’encontre du respect de la nature. (Wauquiez a attribué 60 millions d’euros aux stations de (trop) basse altitude !). Les dizaines de milliers de touristes, leurs voitures et leurs résidences secondaires, contribuent fortement à la pollution. Il faut arrêter ce développement anarchique du tourisme. De plus, l’argent engendré par le tourisme est accaparé par le privé et ne va pas aux collectivités locales ou à l’Etat pour les écoles, les maisons de retraite… Le tout-tourisme est un leurre. Passy doit se tenir à un tourisme raisonnable, maîtrisé par la collectivité, abordable pour toutes les couches sociales. Nous militons pour la préservation des espaces naturels, en particulier il faut classer la Plaine de Passy.

 

Transformer l’usine d’incinération en centre de tri et de recyclage des déchets : L’incinérateur n’a jamais été adapté à l’effet de couvercle de notre fond de vallée. Aujourd’hui, on ne peut plus reculer, il doit être arrêté. Les élus de Passy Vraiment à Gauche ont été les premiers élus de la vallée à défendre cette mesure lors du conseil municipal de novembre 2016. Aujourd’hui l’incinérateur brûle plus de 60000 tonnes par an dont seulement 25000 tonnes sont des ordures ménagères des 27 communes du SITOM. Le reste sont des déchets industriels (DIB), des encombrants qui devraient être recyclés et non incinérés et des ordures ménagères extérieures au SITOM. Cette nouvelle gestion de la collecte et du tri permettra une baisse substantielle de la Taxe des Ordures Ménagères qui ne cesse d’augmenter. L’Agence de l’Environnement et de Maîtrise de l’Energie (ADEME) annonce qu’il est possible de recycler 90% des déchets actuellement incinérés. Cette transformation de l’usine garantira et même confortera l’emploi des salariés. Les 10% restants seront traités par des incinérateurs moins polluants et situés dans des zones plus ventilées. A partir d’un tri efficace il est possible de réduire fortement le nombre d’incinérateurs partout en France.

 

L’usine de Chedde : nous nous opposons aux quelques irresponsables qui réclament la fermeture de l’usine, au mépris des salariés et de l’équilibre économique local. En 2004 SGL Carbon émettait 40 tonnes de PM10 contre 8 tonnes aujourd’hui. Les pouvoirs publics doivent imposer à SGL d’accentuer ses efforts pour aller vers une usine plus propre.

 

POUR DES MESURES IMMÉDIATES

 

Les analyses de l’air doivent être effectuées par un laboratoire agréé indépendant du concessionnaire, intégrant le taux de SO2 (souffre) et les résultats diffusés publiquement.

 

Concernant l’usine d’incinération : elle doit être placée sous le contrôle des citoyens et de leurs associations. Il est indispensable que :

 

- la charge incinérée soit diminuée fortement pendant les pics de pollution.

- l’on supprime les déchets extérieurs aux communes du SITOM, pour revenir à sa capacité d’origine.

- l'on mette fin à la gestion par le groupe privé Novergie qui fait des bénéfices au mépris de la santé des habitants.

 

Concernant le chauffage individuel :

 

- Favoriser le remplacement des chauffages individuels polluants en augmentant fortement le fonds air/ bois, en le modulant en fonction des revenus afin d’aider en priorité les ménages les plus modestes.

- Créer un fonds d’aide à l’installation de filtres à cheminée.

- Aider davantage la réhabilitation énergétique des logements anciens.

 

Concernant les transports :

 

- Transférer plus en aval dans la vallée l’aire de régulation des poids lourds actuellement à l’Abbaye.

- Stopper la circulation des camions pendant les pics de pollution.

-Transférer les camions les plus polluants (euros 3) sur l’Autoroute ferroviaire Alpine (Aiton).

- Organiser des transports en commun non-polluants gratuits et adaptés, internes au Pays du Mont-Blanc.

- Cadencer la ligne SNCF Le Fayet/Vallorcine.

- Créer une navette à large fréquence gratuite interne à la commune de Passy.

- Favoriser le covoiturage par la mise en place de lieux identifiés.

- Créer (enfin !) un vrai réseau de pistes cyclables dans la vallée et interne à notre commune.

 

Passy Vraiment à gauche - Contactez-nous ! 

105 rue des Cottages - 74190 PASSY - Tél. 04.50.78.13.07 ou 04.50.93.62.34

Courriel : vraimentagauche@orange.fr

Permanence de nos élus municipaux Sylvie BRIANCEAU et Laurent NARDI : Le 1er jeudi du mois de 18h à 19h30 au local de l'association

 

« Passy vraiment à gauche » est une association politique née du rassemblement de passerands autour des valeurs portées par la liste « Passy vraiment à gauche » conduite par Laurent NARDI lors des élections municipales de mars 2014 et qui avait obtenu un très bon résultat. Membres de divers partis, syndicalistes, militants associatifs, nous sommes réunis autour des valeurs fondamentales de la vraie gauche, républicaines, laïques, antiracistes, pacifistes, pour la justice sociale, contre le capitalisme. Nous n'avons rien à voir avec la fausse gauche et le gouvernement du Parti « Socialiste ».

 

 

Vallée de l'Arve : la lutte continue
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 05:36

On se souvient que, contrairement aux affirmations de la quasi-unanimité des scientifiques du monde entier, le changement climatique n’est pas l’une des plus grandes catastrophes de l’histoire de l’humanité, mais une maligne invention chinoise “pour miner la compétitivité de l’industrie américaine”.

 

C’est du moins ce que Donald Trump a “révélé” pendant sa campagne.

 

Mardi, conformément à ses convictions et à ses promesses, le Président américain a mis un coup d’arrêt aux politiques engagées par son prédécesseur Barack Obama –un agent chinois ? – visant à freiner les émissions de carbone.

 

Donald Trump a présenté son décret à l’EPA (l’Agence pour la protection de l’environnement). Dans le 1984 de George Orwell, “le ministère de la Paix s'occupe de la guerre, celui de la Vérité, des mensonges, celui de l'Amour, de la torture, celui de l'Abondance, de la famine”. Dans l’Amérique de Trump, l’Agence pour la protection de l’environnement favorise les émissions de CO2.

 

 

Le week-end dernier, Donald Trump a commencé sa journée de samedi au Trump National Golf à Sterling en Virginie, pour la treizième fois depuis le début de son mandat. Le samedi soir, un des rares week-ends où le président américain est resté à Washington, il est allé dîner avec sa fille Ivanka et son gendre Jared Kushner, au BLT Prime, un onéreux steakhouse du Trump International Hôtel, à quelques blocs de la Maison-Blanche.

 

Il a été accueilli à l'entrée par une foule enthousiaste qui l'attendait. La famille a été installée sur la mezzanine en plein air qui donne sur le vaste hall. Impossible de les louper, que l'on soit client de l'hôtel ou du restaurant. Au bout de deux heures, une longue file d'attente s'était formée, attendant de pouvoir saluer le président des États-Unis. Le lendemain matin, Donald Trump s'est rendu de nouveau sur le gazon de son club de golf en Virginie avant de rentrer.

 

Et c'est comme ça quasiment tous les week-ends, comme le raconte le New York Times. Comme ce jour de février où il avait invité le célèbre golfeur nord-irlandais Rory McIlroy à réaliser un parcours de 18 trous en sa compagnie. Selon le Washington Post, qui tient un agenda détaillé de ses sorties, Donald Trump a fait 14 visites à ses propres terrains de golf – en y jouant à au moins 12 occasions. Il a ainsi passé près d'un tiers de ses journées à visiter une des propriétés qui porte son nom depuis son investiture, l'équivalent de 21 jours sur 66. Parmi elles, le Washington Post a énuméré :

 

  1. Trump International Hotel à Washington,
  2. Trump National Golf Club en Virginie,
  3. Mar-a-Lago à Palm Beach en Floride,
  4. Trump International Golf Club à West Palm Beach en Floride,
  5. Trump National Golf Club à Jupiter en Floride.

 

 

 

De la Trumpitude (5)

Chaque fois, une couverture médiatique est assurée. En début de semaine, le New York Times s'est donc interrogé : "Les détracteurs de Donald Trump sont de plus en plus nombreux à penser que ces visites sont une publicité inestimable et que Trump et sa famille utilisent la présidence pour s'enrichir."

 

Selon CNN, les milliers d'ex-étudiants de l'université Trump vont récupérer la majeure partie de l'argent qu'ils lui avaient versé. "C'est un accord juste, adéquat et raisonnable", déclare le juge Gonzalo Curiel dans sa décision.

 

Près de 4.000 anciens étudiants avaient déposé des réclamations, et ceux dont les demandes étaient admissibles devraient récupérer environ 90% de leur argent. L'accord avait été accepté en novembre, quelques jours seulement avant que Donald Trump remporte l'élection présidentielle ; mais une validation par un tribunal restait nécessaire.

 

Créée en 2005, la Trump University promettait d'enseigner aux étudiants des techniques pour s'enrichir dans l'immobilier, comme Trump.

 

Les cours pour un an dans cet établissement coûtaient 1 495 dollars, pour la version la plus basique, au moins 10 000 dollars pour un niveau plus sophistiqué, et 35 000 dollars pour le séminaire le plus cher.

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 05:34

Jean Lévy milite à la CGT depuis 1944. Il fut responsable de la CGT au Crédit du Nord et membre du Bureau de la Fédération des Employés.

 

Son activité sur les réseaux sociaux est très intense (voir son blog) et je la répercute régulièrement sur Twitter. Il analyse ici les causes et les conséquences de la perte de l'influence de la CGT dans les entreprises privées.

 

 

Les médias, à l'unisson, ne cachent pas leur joie : la CGT n'est plus la première organisation syndicale dans le privé. Ces porte-voix de l'oligarchie financière exultent : la CFDT, leur syndicat préféré a ravi à la centrale de Montreuil la première place. De peu, comme les chiffres officiels le montrent. De plus, radios, télés et journaux laissent penser que ces résultats sont issus d'une unique consultation nationale, datant de la période présente.

 

Il n'en est rien. Il s'agit de la totalité des scrutins qui se sont déroulés au cours des trois dernières années, regroupés pour l'ensemble des entreprises du privé. L'affirmation qu'il faut y voir la condamnation de la part prépondérante prise par la CGT dans le mouvement social du printemps dernier contre la loi travail tombe ainsi d'elle même. La campagne médiatique de promotion de la CFDT par les moyens d'information du Capital illustre l'inféodation de celle-ci aux intérêts de la Finance.

 

Rappelons-nous la campagne forcenée des médias présentant, lors des manifestations massives de ce printemps Philippe Martinez comme le meneur violent de la contestation ouvrière... Aujourd'hui, avec le langage de notre époque, ne serait-il pas présenté comme un agent de Poutine...?

 

Ceci étant dit, loin de nous de minimiser le recul de la CGT.

 

Voyons d'abord les résultats chiffrés.

 

Au niveau national et interprofessionnel, 5 organisations atteignent ce score :

 

Le recul de la CGT, par Jean Lévy

Représentativité des organisations syndicales au 31 mars 2017 :

Le recul de la CGT, par Jean Lévy

Ainsi, l'influence de la CGT recule dans le privé, et place ainsi pour la première fois de son histoire, la confédération derrière la CFDT. Certes – les chiffres le montrent – ce recul est faible : 24,85 % (contre 26,77 % en 2013, soit - 1,92 point), la CFDT obtenant 26,37 % (contre 26 % en 2013 + 0,37).

 

En fait, le décompte en voix confirme cette affirmation :

 

Sur un total de 5 243 128 suffrages exprimés, soit une participation de 42,76 %, la CFDT obtient 1 342 670 voix et la CGT 1 302 775.

 

Ces chiffres se mesure le phénomène de l'abstention massive des salariés.

 

Si la CFDT n'obtient que 32000 voix de plus que la CGT, sur plus 5 millions de suffrages exprimés, la CGT n'a la confiance que de 12% des salariés consultés.

 

C'est là que le bât blesse.

 

Pourquoi cette faiblesse alors que la politique menée tant par le patronat que par les gouvernements qui se sont succédé depuis trente ans, PS comme de droite, aurait dû au contraire croître l'audience d'une centrale syndicale de lutte de classe, telle que la CGT l'était depuis sa naissance.

 

C'est en fait l'orientation prise depuis les années 90 par la Confédération qui a conduit celle-ci à l'échec d'aujourd'hui. En effet, deux événements illustrent la dérive constatée : d'abord l'abandon dans ses statuts de l'objectif, jusqu'à là celui de la CGT, "l'appropriation collectives des moyens de production et d'échange", et l'adhésion à la Confédération Européenne des Syndicats, structure intégrée de l'Union européenne, alignée idéologiquement sur les objectifs affirmés de celle-ci : la "libre circulation des capitaux, des hommes et des marchandises", la "concurrence libre et non faussée", qui sont à la base des directives de Bruxelles, et des lois qui en découlent dans chaque Etat de l'Union.

 

Le fait pour la CGT d'avoir ainsi opté pour cette orientation l'a conduit à ne plus se prévaloir d'objectifs de lutte de classe, ceux-ci étant en contradiction avec les visées de l'Union européenne, celles-ci étant dictées par l'oligarchie financière dont elle est le bras politique. Et, autre conséquence : l'entente cordiale avec la CFDT, fer de lance de la collaboration de classe.

 

D'où l'"ouverture" de la CGT – et dans sa direction – aux courants les plus réformistes, à des militants PS, en autres. Dans cette configuration, la modération des objectifs revendicatifs, l'attitude souvent conciliante avec les gouvernements PS, voire avec Nicolas Sarkozy en 2007 – les cheminots en savent quelque chose – le refus de prendre partie "politiquement" contre les directives européennes.

 

Et il a fallu la révolte des militants des syndicats pour contraindre la Confédération à appeler à voter NON à la constitution européenne en 2005.

 

C'est cette dérive de la CGT, que nous payons aujourd'hui.

 

Imaginons que notre Confédération ait, depuis ces dernières décennies, gardé l'orientation de classe suivie par Benoît Frachon comme par Henri Krasucki : la CGT serait aujourd'hui socialement incontournable et son audience pèserait fort dans la balance politique.

 

Qui pourrait penser que, dans ces conditions, le Front national puisse influencer une majorité de salariés ?

 

Qui oserait penser qu'un Macron, Hollande ou Valls aurait pu imposer le CICE, la loi El Khomri, l'austérité, le chômage de masse, la misère généralisée...

 

Mais il n'est jamais trop tard pour la CGT de retrouver le bon chemin, le seul chemin, celui d'une orientation de lutte de classe et d'indépendance nationale, comme du temps de la Résistance, de la Libération, de Mai 68 ...

Le recul de la CGT, par Jean Lévy

C'est seulement à ce prix que la CGT redeviendra la première et puissante confédération qui, pendant un siècle, a fait si peur au patronat et à la bourgeoisie versaillaise, toujours soumis au capital étranger.

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 05:45

Enthousiaste, Wikipédia présente ainsi la loi ALUR :

 

« Traduction législative de la proposition 22 du programme de François Hollande et défendue au Parlement par Cécile Duflot, la loi vise notamment à instaurer un encadrement des loyers et une « garantie universelle des loyers », elle modifie de nombreuses dispositions législatives sur la vente et la location de logements, l'attribution des logements sociaux, les normes de construction, change des principes importants en urbanisme, en particulier la suppression des coefficients limitant la densité des constructions, le dessaisissement des communes au profit des intercommunalités en matière de conception et d'application des plans locaux d’urbanisme. »

 

Á l’occasion d’une assemblée de copropriétaires (ces assemblées où les syndics nous entubent avec, souvent, la complicité des conseils syndicaux), j’ai découvert une disposition insoupçonnée de cette loi du 24 mars 2014.

 

Ce texte a instauré l’obligation pour les copropriétés de constituer un fonds de travaux afin de prévenir la dégradation des copropriétés et faciliter la réalisation des travaux de conservation des immeubles. Les petites propriétés peuvent en être exemptées. La cotisation annuelle ne pourra être inférieure à 5% du budget prévisionnel. Dans le cas de ma résidence, la somme se monte à 50 000 euros.

 

Ces sommes, annuelles, sont versées immédiatement sur un compte séparé rémunéré et distinct des autres comptes bancaires du syndicat. Les intérêts sont acquis au syndicat des copropriétaires.

 

Au niveau national, il s’agit donc de sommes d’argent absolument phénoménales que l’on dépose dans les banques.

 

Cerise sur le gâteau : les sommes versées sur ce fonds sont attachées aux lots et définitivement acquises aux syndicats des copropriétaires, y compris en cas de mutation. En d’autres termes, si vous vendez votre appartement au bout de dix ans durant lesquels la copropriété n’a pas réalisé de travaux, vous perdez ce que vous avez cotisé.

 

Dans cette hypothèse, je perdrais environ 1 500 euros. Merci Cécile.

La loi ALUR : bon pour les banques
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 05:46

 

La marque Trump a été validée par Pékin pour un éventail de 38 activités, allant de la construction d’hôtels à des spas, en passant par l’entraînement d’animaux domestiques et les prévisions météo, ce qui relance sans peine les soupçons de conflits d’intérêts.

 

Voilà plus de dix ans que Donald Trump tentait de décrocher le droit d’utiliser son nom en Chine. Un mois après son élection à la Présidence, il l’obtient.

 

Jeudi 9 mars, le groupe franco-suisse LafargeHolcim se dit prêt à contribuer à la construction du mur promis par Donald Trump entre la frontière des Etats-Unis et du Mexique afin d’interdire le passage des clandestins.

 

« Nous sommes prêts à fournir nos matériaux de construction pour tous types de projets d’infrastructures aux Etats-Unis », a déclaré Eric Olsen, le patron du géant du ciment. « Nous sommes ici pour soutenir la construction et le développement du pays », a expliqué Éric Olsen, le patron du groupe.

 

Donald Trump a annoncé une baisse sans précédent de 31% des fonds alloués à l'Agence de protection de l'environnement (2,6 milliards de dollars). 3 200 postes seront supprimés (20% du total). Sera également supprimé le financement des programmes climat de l'ONU (Fonds vert de l'ONU pour le climat).

 

 

Trump supprime l'aide aux élèves démunis car ce n'est "pas efficace". Selon Mick Mulvaney, directeur du Bureau de la gestion et du budget de la Maison Blanche, les programmes publics de soutien scolaire "sont censés aider les enfants qui n'ont pas à manger à la maison à être nourris pour pouvoir progresser à l'école. Et bien, devinez quoi ? Il n'y a aucune preuve concrète qu'ils le fassent".

 

 

Ivanka Trump a participé aux tables rondes avec la chancelière Angela Merkel vendredi dernier, aux côtés du conseiller spécial Steve Bannon. Elle était également présente lors de la visite de Justin Trudeau. 

 

Les lois fédérales antinépotismes interdisent à un président de placer des membres de sa famille dans des fonctions gouvernementales. Mais rien ne l’empêche de consulter ses proches dès lors qu’ils ne sont pas rémunérés.

 

 

Ivanka Trump travaille dans un bureau de l’aile Ouest et a accès à des informations classifiées, bien qu’elle ne soit pas techniquement une employée du gouvernement.

 

Ivanka, à la tête d’une marque de chaussures, de vêtements et de bijoux a son nom, a promis de se tenir "aussi loin que possible" de ses affaires qu’elle a déléguées à son beau-frère et à sa belle-sœur tant qu’elle serait à la Maison-Blanche. 

 

Ivanka n'hésite pas à faire du placement produit, arborant ostensiblement un bijou de sa marque lors d'une réunion publique, tandis que sa société en faisait dès le lendemain la promotion, photo de l’événement à l'appui ! 

 

De la Trumpitude (4)
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 05:43

 

L'inépuisable Théophraste R., du Grand Soir, propose ce bref mais édifiant billet sur les manipulations des instituts de sondage. Déjà, on peut dire que le nom "institut" est un enfumage à lui tout seul. Cela fait penser à l'Académie française alors que nous n'avons affaire qu'à des entreprises du style institut de beauté, principalement au service des marchands de lessives.

 

En politique, une prophétie auto-réalisatrice est une prédiction sans fondement, mais récurrente, énoncée par les Instituts de sondage, reprise par les observateurs politiques, par les politologues afin de forger des opinions et de modifier les votes.

 

Par exemple, si Macron est au sommet et Mélenchon en-bas (ou trop bas), des millions de Français vont opter pour le banquier Macron (idole du MEDEF) afin de battre Marine Le Pen. Par suite, les sondages à venir vont confirmer cette tendance qui sera devenue une possible vérité. Le bulletin de vote aura été choisi par les sondeurs.

 

La résistance du peuple aux choix dictés par les Instituts de sondages, via les médias, relève de l’héroïsme. Mais les « erreurs » des sondeurs dans les élections politiques risquant de discréditer leurs autres sondages (commerciaux…), elles ne peuvent se multiplier ou se prolonger ou tomber dans la démesure (bizness is bizness).

 

Pour en savoir plus, pour savoir tout, regardez ICI cette vidéo ludique et pédagogique.

 

Théophraste R. (Sondeur parodique : « Etes-vous pour des reculs sociaux que Macron appelle réformes ou pour l’abrogation de la loi El Khomri comme le veut Mélenchon ? ».

 

NB. Si vous n’avez rien appris par ce billet, merci de le diffuser à ceux qui pourraient s’y instruire.

 

PS : Pour la route, un florilège de prises de position de Macron au début de sa campagne :

https://www.youtube.com/watch?v=MX3sNEMcXJ0

 

Comment les instituts de sondage nous enfument
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 06:47

Trump a appelé Barack Obama le « vacancier en chef » et l’a accusé de jouer davantage au golf que Tiger Woods. Il a promis de ne pas être le type de président qui se la coule douce aux frais du contribuable alors qu’il y avait tant à faire. Il a pris ses premières vacances après 11 jours dans le Bureau Ovale. Et il est allé jouer au golf. Ce, dans son immense complexe de Floride, Mar-a-Lago. Cette propriété au luxe inouï et de très fort mauvais goût apparaît comme unique dans l'histoire du pays en tant que club privé appartenant à un président en exercice. Ce lieu représente «une commercialisation de la présidence », selon une déclaration de l’historien Jon Meacham au New York Times, ajoutant : « Un club où des gens paient le président pour passer du temps avec lui est assez surprenant. »

 

Pour chiffrer ce séjour, le site Politico cite un rapport gouvernemental rédigé en octobre 2016 à la demande d'un sénateur républicain, et qui porte sur le coût d'un des voyages de Barack Obama en 2013. Un voyage à peu près équivalent à celui de Donald Trump : les deux présidents sont allés à Palm Beach, à la même période, pour la même durée. Selon le rapport, le voyage d'Obama – dont les dépenses étaient scrutées par les républicains – a coûté environ 3,6 millions de dollars aux départements de la Défense et de la Sécurité intérieure. Une somme à multiplier par trois, puisque Donald Trump, investi il y a un mois, a déjà passé trois week-end dans son club en Floride.

 

Le Figaro Madame rapporte que Melania Trump a fait appel aux services de celle à qui elle fait confiance depuis 17 ans, la maquilleurse Nicole Bryl. Dans une interview au magazine US Weekly, cette dernière a détaillé les étapes de la mise en beauté de l'investiture. Elément primordial du maquillage selon la spécialiste du maquillage : l’hydratation de la peau. La Première Dame ne se refuse rien, puisque 675 dollars ont été dépensés dans des soins pour le visage. Si ces produits sont aussi chers, c'est parce que, selon la maquilleuse elle-même, « chaque flacon de crème demande 46 heures de fabrication et inclut un produit à la formule personnalisée ».

 

 

 

De la Trumpitude (3)

 

Si Donald Trump avait été président pendant les années 1990 et s'il avait signé son décret anti-immigration, sa femme Melania aurait fait partie des personnes expulsables. On savait déjà que l'épouse Trump avait violé la loi sur l'immigration lorsqu'elle est arrivée aux États-Unis en 1996. En effet, la jeune femme a travaillé pendant deux mois en tant que mannequin alors qu'elle ne disposait que d'un visa de touriste, qui ne permet pas l'accès à l'emploi.

 

L’État de l’Arkansas est en train de mettre à l’index les livres du grand historien (de gauche) Howard Zinn, qui a un jour déclaré : « Si vous considérez l’Histoire selon le point de vue des massacrés et des blessés, vous avez alors une autre Histoire. Ses livres publiés entre 1959 et 1980 ne pourront plus être proposés dans les établissements scolaires publics. Dont un des classiques de la recherche universitaire d’outre-Atlantique, A People’s History of the United States (Une Histoire populaire des États-Unis. De 1492 à nos jours). Plus de deux millions d’exemplaires de ce livre ont été vendus dans le monde à ce jour.

 

De la Trumpitude (3)
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 06:37

J'ai grand plaisir à publier ici un texte de mes amis valaisans de L'1Dex sur ce qui va se passer (même si je n'en mettrais pas ma main à couper) dans les prochaines semaines en France.

 

Rêvons un  peu . . .

 

Nous sommes le lundi  8 mai 2017, Jean-Luc Mélenchon vient d’être élu Président de la République et annonce la convocation d’une Assemblée Constituante. Les travaux de cette assemblée, composée de citoyens tirés au sort, débuteront dans l’année et une VIème  République sera proclamée  avant  2020.

 

Mais remontons un peu le fil du temps. . .

 

Nous sommes le lundi 20 mars. Devant une presse médusée,  Benoît Hamon annonce son intention de retirer sa candidature au profit de Jean-Luc Mélenchon.

 

Le meeting de Paris-Bercy de la veille aurait pu le bercer d’illusions : les supporters étaient là, en nombre, des bus avaient été affrétés par les fédérations  des quatre coins de la France,  ils avaient fait le job, il y avait les effigies à son portrait, les slogans  annonçant la victoire, les cris, les chants, les applaudissements, il y avait tous ces encouragements, tous ces « Benoît Hamon Président » , il y avait  tout ce qu’il fallait pour le porter encore, pour lui faire oublier une campagne polluée, empoisonnée par François Hollande, par Manuel Valls et tous les autres.  Il y avait toute cette  ferveur concentrée dans l’arène, mais Benoît Hamon, dans son for intérieur, entendait déjà le bruit de la défaite à venir.

 

Malgré les défections, malgré les divisions, le parti fonctionne encore mais ce n’est plus qu’un appareillage mécanique, sans âme. Benoît Hamon en est maintenant persuadé : il est inutile de s’acharner, la bataille est déjà perdue parce qu’il est, quoiqu’il puisse dire, quoiqu’il puisse faire, le candidat d’un parti, d’un système mourant, il ne peut représenter le renouveau, la refondation. Une grande marée résistante a déferlé le samedi précédent place de la république ; là se situe la force et la détermination, il ne le sait que trop. Il est grand temps de lever les derniers barrages qui s’opposent encore à cette déferlante citoyenne. Aux Pays Bas, aux dernières élections législatives, les travaillistes viennent d’être laminés, ridiculisés ; le représentant d’un parti social-libéral  fracturé, ayant autant trahi, n’a aucune chance de remporter la Présidentielle.  Il faut passer la main.

 

Sa déclaration très sobre est sans ambiguïté : « Chers compatriotes,  je constate que j’ai dores et déjà échoué à rassembler la famille socialiste autour de ma candidature et que mes chances de figurer au second tour s’amenuisent au fur et à mesure que les jours passent. Force est de constater qu’au sein du parti socialiste, auquel j’appartiens encore, il existe des tendances décidément  irréconciliables. Ma candidature,  émanant d’une primaire organisé par ce parti, perd donc, de fait, sa légitimité, sa pertinence, sa force.  Je ne peux plus espérer engendrer  une dynamique gagnante autour d’elle et je fais donc le choix douloureux, mais responsable, de m’effacer afin de ne pas désespérer une fois de plus le peuple de gauche, je veux  lui donner toutes les chances d’être représenté au second tour. Je me retire donc et j’appelle solennellement toutes celles et ceux qui ont voté pour moi lors de la primaire de la Belle alliance et m’on soutenu jusqu’à présent à rejoindre les rangs de la France insoumise, rassemblée autour de Jean-Luc Mélenchon. »

 

Ce fut d’abord  une belle pagaille ;  dans les jours qui suivirent, le choc provoqué par ce ralliement fut terrible.  Le PS réunit son comité directeur et ne put que constater son éviction de la campagne.  La plupart des cadres dirigeants, des élus, des importants, inquiets pour leur carrière, se sentant menacés,  se mirent immédiatement « en marche » vers la grande maison libérale la plus proche ; il y restait sûrement quelques bonnes places à prendre.  Emmanuel Macron, inquiet de ses ralliements opportunistes et compromettants, déclara qu’il ne se situait  pas dans la continuité du quinquennat et que son mouvement ne pouvait accueillir tous les transfuges socialistes. Beaucoup de dirigeants et d’élus du PS n’hésitèrent pas alors à déclarer qu’ils n’étaient plus vraiment socialistes, qu’il fallait évoluer avec son temps, qu’ils ne se reconnaissaient plus dans la filiation de Jaurès, qu’ils ne se revendiquaient pas non plus du quinquennat passé, et qu’Emmanuel Macron représentait pour eux l’espoir du redressement économique et moral de la France. Toute honte bue, ils se prosternèrent  devant leur nouveau maître.

 

Mélenchon : un peu de prospective

Parmi les simples militants la stupeur et le désarroi furent immenses, ils  comprirent enfin que le PS n’était plus.  Une tribune émanant d’intellectuels engagés fut alors publié dans la presse pour appeler l’ensemble des membres du Parti socialiste  restés attachés aux valeurs de gauche  à rejoindre la France insoumise. Dans les jours qui suivirent, des dizaines de milliers de ralliement furent enregistrés sur le site de JLM 2017.

 

Les  écologistes  d’EELV emboitèrent aussi  le pas à Benoît Hamon et un grand mouvement de rassemblement, de résistance, et de revendication populaire fut  à nouveau organisé  à Paris. L’électrochoc fut déterminant,  la publicité donnée à tous ces évènements dopa formidablement la campagne de Jean-Luc Mélenchon  qui dépassa pour la première fois dans les sondages la barre des 25 % d’intentions de vote quelques jours avant le premier tour scrutin.  Emmanuel Macron perdit alors son statut de seul recours face à Marine le Pen et, dépité, sombra dans l’outrance et la déraison. Son dernier meeting de campagne prit des accents messianiques délirants : il déclara se sentir porté par toute l’histoire de ce grand pays, qu’il ne pouvait résister à sa vocation, que le général De Gaulle lui était apparu en songe et qu’il lui avait remis les clés du royaume de France, l’exhortant à rassembler un peuple égaré qui menaçait de se perdre dans les extrêmes,  il fallait lui faIre confiance,  il allait mener à bien cette mission de sauvetage,  lui seul en était capable, il hurlait, il rentrait presque en transe, il en devenait  effrayant.

 

Et il  fit peur.

 

Dès lors, les jeux étaient faits. Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen se retrouvèrent face à face au 2ème tour. Malgré l’appel de François Fillon à voter pour Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon était finalement élu de justesse. La VI ème République était en marche, la France se donnait  les moyens de résoudre la crise écologique, sociale, et démocratique dans laquelle elle était plongée.

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Published by Bernard Gensane - dans Politique
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