Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 mai 2022 4 26 /05 /mai /2022 05:01

Repris du site IDJ

 

Le cabinet noir de Matignon : des socités privées, des organismes européens et mondialisés.

 

On l’aura remarqué, le gouvernement de la Première ministre Elisabeth Borne a fait l’impasse sur de nombreux ministères traditionnels. En effet, il n’y a pas de ministère du Logement, pas de ministère des Transports, pas de ministère du Tourisme ou encore du ministère du Numérique. Ce qui fait hurler les professionnels de ces secteurs.

 

Non pas qu’ils aient été « oubliés » par la Première ministre et, surtout, par le Président de la République, mais parce que ces ministères, comme bien d’autres, sont remplacés depuis belle lurette par un cabinet fantôme qui agit en lieu et place de nombreux ministres. Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a préféré, par discrétion, ne pas les nommer publiquement.

 

En fait, au Quai d’Orsay, siège du ministère des Affaires étrangères, est nommé l’OTAN. A la Santé : l’OMS et McKinsey. A Bercy, les super-ministres de l’Économie s’appellent l’OMC, (organisation mondiale du Commerce) et la Banque centrale européenne (BCE). Aux Fiances et aux Affaires sociales : McKinsey, branche Pfeizer. A l’Education : Open Society. A l’Environnement, le World Economic Forum.

 

Avec cette équipe de choc, citoyens, dormez tranquilles : la mondialisation va s’occuper de vous !

Le gouvernement privatisé : c'est en bonne voie

PS : à propos de la nième tuerie dans une école étasunienne, mon ami Michel Taupin a proposé cette brève réflexion sur Facebook :

 

“ L'AMERICAN WAY OF LIFE : Nouvelle tuerie dans une école du Texas ! 21 morts dont 19 enfants. Et ce ne sera pas la dernière !

 

Un pays bâti sur l'un des pires génocides de l'histoire, où les armes à feu sont le prolongement des névroses de ses habitants, où la liberté se pèse en dollars, où l'individualisme forcené a détruit toute solidarité, où la compétition engendre la haine bestiale de l'autre, où le capitalisme guerrier triomphant a brûlé toute forme de pensée, étouffé toute résistance, illusionné et escroqué toute une population, un tel pays ne peut engendrer que des monstres, des psychopathes de plus en plus nombreux. En vérité, les États-Unis sont l'expression même de la violence, de l'inhumanité et devenus à ce titre le chancre de la planète Terre. ”

Partager cet article
Repost0
24 mai 2022 2 24 /05 /mai /2022 05:01

Pour la municipalité écolo de Lyon, la ville de Lyon n’existe plus. Le département du Rhône non plus. La France encore moins.

Lyon n’est plus une ville, c’est une métropole. Au nom d’une synecdoque facile. En effet, la métropole de Lyon, ou encore le grand Lyon, ce n’est pas Lyon mais une collectivité créée en 2015 et comportant 59 communes regroupant 1 400 000 habitants.

 

La métropole de Lyon possède les compétences à la fois d’un département et d’une métropole. La commune de Lyon (37% des 1 400 000 habitants) est le siège de cette métropole.

 

Désolé, mais la métropole de Lyon est française. Pas « européenne ».

 

Nous sommes ici dans une phraséologie typiquement bruxelloise, avec des mots pleins d’emphase au service d’un discours creux (ou l’inverse, car tout se vaut).

 

La République française est constituée de citoyens égaux en droits. Elle est daltonienne car elle fait fi de la couleur. Elle ne connaît pas la diversité. Elle n’est pas un assemblage disparate d’individus différents subissant une injonction d’union. Dans un bureau de vote, il n’y a que des électeurs. Il n’y a pas de Blancs, de Noirs, de Jaunes et de Verts.

 

Quant au “ programme ” (« pour la démocratie, l’éducation, la citoyenneté, le climat l’égalité »), c’est un gloubi-glouba de bouillie dans la tête : un mélange de programme politique pour demain, de constitutionnalité, d’idéal républicain. Quant à être « tous unis pour le climat », je ne vois pas vraiment ce que cela veut dire. Á moins qu’à Lyon nous soyons capables de dicter notre volonté aux éléments naturels…

Lyon capitale des Gaules, deuxième ville de France ? Vous voulez rire…
Partager cet article
Repost0
21 mai 2022 6 21 /05 /mai /2022 05:01

Ne pas oublier une donnée toute bête : lors de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, le candidat de gauche, est arrivé troisième. C’est dire que l’électorat français n’a peut-être jamais été aussi à droite. Le banquier éborgneur et emmerdeur a donc nommé une personne qui sera chargée de mener une politique totalement hostile au monde du travail, aux retraités, aux jeunes. Ce faisant, il a fait, comme on l’a dit, un bras d’honneur aux mouvements sociaux.

 

Autre donnée toute bête : toute personne ayant souffert dans sa chair ou dans son histoire familiale a tendance à se placer, en empathie, du côté des damnés de la terre. Sauf lorsqu’elle choisit le chemin inverse qui consiste à se hisser au niveau des plus forts, voire de le dépasser en oubliant complètement d’où elle vient et en écrasant ceux qui n’ont pas l’heur d’appartenir à ceux qui « réussissent », contrairement à ceux qui « ne sont rien », selon la célèbre dichotomie du banquier éborgneur et emmerdeur.

 

Élisabeth Borne est née le 18 avril 1961 dans le 15ème arrondissement de Paris. Tout de suite, lorsqu’on se documente sur Wikipédia, on est frappé par ce qu’on est bien obligé d’appeler une difficulté concernant ses origines paternelles (du côté de sa mère, Élisabeth est normande). Son père, Joseph Borne, né Bornstein, est le fils de Zelig, un juif apatride, originaire de Łuków, ville de Pologne sous tutelle de l’Empire russe. C’était au temps où l’Europe était très mouvante, où l’on pouvait naître avec une première nationalité, vivre avec une deuxième et mourir avec une troisième. Si j’étais méchant, je dirais que, par les temps qui courent, il vaut mieux être polonais que russe Á la mort de sa femme, Zelig et ses quatre garçons Léon, Isaac, Joseph et Albert se réfugient en France en mai 1940. Joseph est arrêté une première fois avec son frère Isaac par la police française le 21 août 1942. Ils sont internés au camp de Rivesaltes d’où ils s’évadent. Ils continuent leurs activités de résistance au sein du Mouvement de la jeunesse sioniste. Léon est arrêté en 1942 et déporté en 1943. Zelig et ses trois fils Albert, Joseph et Isaac sont arrêtés par la Gestapo à la suite d’une dénonciation. Seuls Joseph et Isaac échappent à la mort.

 

Joseph obtient la nationalité française en 1950 sous le nom de Borne, son nom de résistant. Il se suicide en 1972 alors qu’Élisabeth n’a que 11 ans. Elle devient pupille de la Nation.

 

Cette famille a donc connu l’horreur. Ce passé de plomb et de feu ne saurait dédouaner une brillante polytechnicienne qui a choisi de servir les intérêts des plus puissants. Je passe rapidement sur la nomination gadget d’une femme car le sexe ne fait rien à l’affaire : il faut préférer un homme progressiste à une femme réactionnaire, un Harold Wilson à une Margaret Thatcher.

 

Élisabeth Borne fut le fer de lance des réformes antisociales du premier quinquennat du banquier éborgneur et emmerdeur. Pour celle qui a déjà occupé trois postes ministériels, c’est – ou ce sera : la retraite à 65 ans, la contre-réforme de l’assurance chômage et la baisse de l’allocation pour un million de chômeurs, la casse du code du travail, le saccage du fret ferroviaire, la fin du statut des cheminots, la privatisation de concessions d’autoroutes, de la SNCF et de la RATP, le soutien à la privatisation d’Aéroports de Paris, la contre-réforme du RSA pour faire travailler les bénéficiaires à 6 euros de l’heure, le report de 10 ans de la réduction de la part du nucléaire dans la production électrique. Ministre chargée des transports, elle a en effet mené la réforme du rail en 2018, appliquant le traité de l’Union européenne pour ouvrir les monopoles publics à la concurrence, à la privatisation.

 

Les écologistes ont déjà oublié qu’elle fut leur ministre. Ministre de la transition écologique en 2019, elle supprima les tarifs réglementés du gaz, fit passer la loi d’orientation des mobilités qui actait l’ouverture à la concurrence et la privatisation de la RATP, avec à la clé la casse du statut et le transfert de salariés vers le privé. Cette loi permit également de brader les routes nationales aux sociétés privées d’autoroutes.

 

En revanche, les agents et les usagers de la SNCF n’ont pas oublié qu’elle élabora, à la demande du banquier éborgneur et emmerdeur et du Premier ministre Édouard Philippe, un projet pour un « nouveau pacte ferroviaire » visant à privatiser la SNCF, à chambouler le statut de l’entreprise qui devint une société anonyme, même si tous ses capitaux étaient, pour l’instant, détenus par l’État. Élisabeth Borne obligea l’entreprise à s’ouvrir à la concurrence, d’abord sur les lignes régionales (une contre-réforme doit toujours être testée sur les plus petits), puis sur les lignes TGV. Inflexible, Borne n’a rien consenti aux cheminots malgré une grève de plus de deux mois menée par quatre syndicats représentatifs.

 

Ministre du Travail, elle “ réforma ” l’apprentissage avec des aides massives aux entreprises, le plan "Un jeune, une solution", le Contrat d’Engagement Jeune avec des subventions en faveur des sociétés pour de la main d’œuvre gratuite. Elle refusa d'accorder le RSA aux moins de 25 ans, elle suspendit des soignants non vaccinés, refusa de donner un coup de pouce pour le Smic. Elle mit en œuvre la réforme de l’assurance-chômage, durcissant l’accès au chômage et réduisant le montant des allocations chômage de 30 %. Celle qui avait eu l’outrecuidance de déclarer en février 2021 que l’égalité des chances était « le combat de sa vie » a mené la contre-réforme la plus antisociale des cinq dernières années. La possibilité d’ouvrir à indemnisation est passée de 4 mois à 6 mois pour les chômeurs, pendant que la possibilité de recharger des droits entre deux petits boulots passait d’un mois à six mois.

 

 

Élisabeth Borne : elle ne cèdera que sur ordre du banquier, ou des banquiers
Partager cet article
Repost0
15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 05:01
 

 

 

Ce n'est pas la première fois que l'armée israélienne tue de sang froid une personne parfaitement innocente ne représentant strictement aucun danger pour elle. Sauf si l'on considère que la vérité et les porteurs de vérité représentent un danger mortel pour le pays le plus militarisé au monde. Cela m'a ramené 22 ans en arrière quand Jacques-Marie Bourget, fidèle collaborateur du site Le Grand Soir dont je suis un des administrateurs, était fauché par une balle de M16 (une arme qui tue à 800 mètres) alors qu'il se trouvait en reportage en Palestine. Tsahal (acronyme de “ Forces de défense – sic – israéliennes) fait des cartons quand elle veut et où elle veut. Elle n'est surpassée dans l'horreur que par la police israélienne qui s'est permise d'attaquer violemment le cortège funéraire des proches et amis de la journaliste au motif qu'ils avaient entonné des chants de libération. Je ne suis pas certain que de telles abominations se soient produites dans la Pologne occupée par les Allemands. 

 

Le témoignage de Jean-Paul Bourgès est précieux car il nous rappelle que, bien malheureusement, l'histoire se répète.

 

Mercredi matin, Shireen ABU AKLEH, journaliste palestinienne d’Al-Jazeera, vient d’être tuée par l’armée israélienne lors d’une opération en Cisjordanie. Un autre journaliste, présent à côté d’elle et visé lui aussi, fut blessé au même moment.

Le 21 février 1973, le Boeing 727 des Libyan Air Lines que pilotait mon frère, Jacques BOURGÈS, avait été descendu par la chasse israélienne au moment où il s’apprêtait à refranchir le canal de Suez. Il avait dépassé Le Caire et le canal de Suez en raison d’un dérèglement de ses appareils de navigation créé par une tempête de sable. Bilan 103 morts civils.

Quel lien y a-t-il entre ces deux événements dont l’armée israélienne n’a pas de motif de se vanter ?

Deux victimes à propos desquelles Tahal a menti effrontément

Deux victimes à propos desquelles Tahal a menti effrontément

Dans un cas, comme dans l’autre, l’armée israélienne dégaine le mensonge après avoir fait une connerie.

Tout démontre, et avec plein d’autres journalistes sur place il y a pléthore de témoignages, que la journaliste d’Al-Jazeera a été visée très précisément par un militaire israélien … alors que sa tenue et celle de ceux qui l’entouraient montraient clairement que c’était une journaliste en reportage (Casque, gilet pare-balles, mot ‘PRESS’ écrit en gros caractères sur son gilet). La confusion était impossible … et, pourtant, l’armée israélienne prétend que la journaliste a été tuée par des Palestiniens alors qu'en face du groupe des journalistes, ce sont des militaires israéliens qui se trouvaient.

Lorsque Jacques est mort aux commandes du B727, l’armée israélienne qui avait immédiatement transporté son corps dans un de leurs hôpitaux, prétendit d’abord qu’il avait consommé de la drogue (Ils avaient dû lui en injecter post-mortem) … si la situation avait été drôle, elle aurait fait se tordre de rire ceux qui connaissaient ce pilote depuis plus de vingt ans (Il avait été le dernier pilote à décoller de Dien Bien Phu, dix-neuf ans plus tôt). Puis ils mirent en doute sa qualification pour piloter un B727 … alors que c’est en tant que commandant de bord d’Air-France sur B727, qu’il formait les pilotes des Libyan-Air Lines et que c’est dans ce rôle qu’il pilotait le vol 114 de cette compagnie avec pour élève un copilote libyen. Bien sûr ces simagrées firent long feu et le général DAYAN, ministre qui avait donné l’ordre d’abattre l’avion, finit au bout de quelques jours par reconnaître « une erreur de jugement » qui se traduisit, d’ailleurs, par une indemnisation des familles des victimes.

Mentir et tenter de reporter la faute sur les victimes est, décidément, une manie israélienne … et les Israéliens ne comprennent pas pourquoi ils sont si peu aimés.

C’est vrai, c’est étrange !

Partager cet article
Repost0
12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 05:01

Par le docteur Christophe Prudhomme

 

Dans la précipitation et sans concertation avec les prescripteurs (médecins, sage-femmes, dentistes), le gouvernement met en place une nouvelle procédure visant à fusionner les certificats d’arrêt de travail et d’accident de travail.

 

L’objectif annoncé est une simplification avec notamment la mise en place d’un téléservice mais selon des syndicats de médecins, il s’agit d’une nouvelle usine à gaz qui loin de rendre les choses plus faciles les compliquent, car visiblement les promoteurs de cette réforme ne connaissent pas la réalité du terrain. En effet, auparavant le formulaire de déclaration d’accident de travail comprenait l’arrêt de travail éventuel, mais ce n’est plus le cas.

 

Maintenant en plus de la déclaration d’accident de travail, il faut aussi un arrêt de travail. Par ailleurs certains cas de figure ont été oubliés. C’est le cas des prolongations après un arrêt de travail qui sont très fréquentes. Des patients restent en accident de travail mais peuvent mettre un terme à leur arrêt de travail alors que les soins se prolongent. Un exemple sont les soins de kinésithérapie après un lumbago. Il est alors possible de prolonger l’accident de travail en soins sans arrêt. Dans le nouveau formulaire, ce cas n’est pas prévu ce qui constitue une perte de droits pour la personne concernée car les soins liés à un accident du travail sont pris en charge à 100 %. Il existe par ailleurs un risque de violation du secret professionnel car un des volets sur lequel figure le motif médical est susceptible d’être transmis en ligne à l’employeur si ce dernier est l’Etat ou un hôpital car ces administrations gèrent elles-mêmes tout le dossier ! Sollicitée l’Assurance maladie répond que « dans le cadre de ce nouveau dispositif, les professionnels de santé ont été informés et seront accompagnés par les conseillers informatiques de ses services ». Bref, une nouvelle fois, le constat est accablant car l’informatisation de certaines tâches crée de la complexité et une surcharge de travail administratif alors que les professionnels de santé se plaignent justement du temps perdu dans ces tâches au détriment de celui qu’ils doivent consacrer aux patients.


 

Nouveau certificat d’arrêt de travail : un scandale de plus

C’est désolant car l’outil numérique devrait justement avoir pour mission de gagner du temps et de la performance mais dans les mains de technocrates qui ne prennent pas en compte les besoins et les demandes des utilisateurs, c’est un désastre humain et financier. Visiblement, l’échec du dossier médical partagé pour lequel près d’un milliard d’euros a été dépensé en pure perte ne sert pas de leçon. Peut-être que la cause est en rapport avec le choix fait par le gouvernement de ne plus travailler avec ses administrations et ses services publics mais de faire appel à des cabinets d’audit type McKinsey qui produisent de coûteux rapports élaborés en vase clos sans prendre en compte les avis ni des acteurs ni des usagers, comme cela a été le cas au début de la crise COVID. 

Partager cet article
Repost0
10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 05:02
Manifestations très importantes contre le projet de loi Devaquet. Chirac ne bouge pas. Deux étudiants mutilés. Chirac ne bouge pas.

 

Un étudiant est massacré par trois flics dans un lieu privé. Il meurt. Chirac retire le projet Devaquet.

 

Après une parodie de procès, les flics échappent à la prison.

 

Malek voulait être prêtre jésuite. Il lisait Simone de Beauvoir. Il jouait de la guitare. Il faisait du basket de manière assidue. Son père avait combattu dans l’armée française.

Souvenons-nous de qui était Chirac
Partager cet article
Repost0
6 mai 2022 5 06 /05 /mai /2022 05:10

«... le 5 mai 1981, au terme de soixante-six jours de grève de la faim, mourait Bobby Sands, en Irlande du Nord, dans la prison de Maze. Cette prison, installée sur l’ancienne base de la Royale Air force nommée Long Kesh, fut d’abord un lieu de détention où l’armée britannique pouvait enfermer sans procès tout opposant à sa présence. Ainsi, en 1971, lors de l’opération « Démetrius », 450 hommes des quartiers catholiques de Belfast y furent parqués dans les H Blocks, des bâtiments en forme de H, dans des conditions très rudes. Bobby Sands avait vingt-sept ans. Après lui, dans les jours qui suivirent, moururent neuf autres prisonniers politiques qui, à son exemple, menèrent jusqu’au bout leur mouvement de protestation. »

(L’Humanité) 

."... c’est à 18 ans que Bobby Sands rejoint l’IRA (en 1972) et connait sa première arrestation de 1972 à 1976, période durant laquelle il est emprisonné.

A sa sortie de prison, Bobby Sands décide de s’impliquer davantage dans les actions de l’IRA, devenant ainsi l’un des principaux leaders activistes du mouvement.

Il est cependant arrêté très rapidement, en 1977, pour détention d’arme à feu et attentat.

Bien que l’accusation d’attentat soit rapidement rejetée par le tribunal en charge de son dossier, il est toutefois condamné à 14 ans de prison (à la prison de Maze, aussi nommée Longh Kesh).

Bobby Sands souhaite être reconnu comme un prisonnier politique.

Dans ce centre pénitentiaire, Sands commence alors à écrire des textes politiques engagés, ainsi que quelques poèmes. De nombreux textes de sa composition sont même publiés tout au long de sa détention dans l’An Phoblacht , le journal officiel de l’IRA.

La vie carcérale à Maze est particulièrement difficile, et les tensions entre les prisonniers et les surveillants sont palpables. Dès le début, les prisonniers tentent de protester avec le « Blanket Protest (1976-1981) » et le « Dirty Protest (1978-1981) ». Il s’agit d’une technique de protestation par laquelle les prisonniers refusent de se vêtir de l’uniforme de prisonnier et vivent nus enveloppés dans seulement une couverture. A ce refus de porter l’uniforme s’ajoute ensuite une véritable guerre à l’hygiène, où les prisonniers refusent de se laver, urinent et défèquent partout afin de placer la prison dans un état sanitaire déplorable.

Bobby Sands participe également à cette lutte, mais semble vouloir aller plus loin pour se faire entendre.

Conscient du puissant levier médiatique que peut être celui de la grève de la faim, Bobby Sands décide d’y avoir recours le 1er mars 1980, afin de sensibiliser l’opinion publique aux actions de l’IRA et à l’attitude du gouvernement londonien vis à vis de l’Irlande du Nord. Bobby Sands est alors accompagné par d’autres membres de l’IRA, fermement décidés à aller jusqu’au bout pour se faire entendre, acceptant la possibilité de mourir.

Durant cette grève, la mort d’un député républicain du Fermanagh et du Sud du Tyrone donne à Bobby Sands l’occasion de briguer son siège. Les catholiques proposent alors Sands comme candidat : le 9 avril 1981, il l’emporte sur Harry West.

Face à cette victoire inattendue, le gouvernement londonien décide de contrer Bobby Sands en votant une loi électorale visant à interdire aux prisonniers toute possibilité de rôle politique et de présentation à des élections durant leur incarcération (cette loi est connue sous le nom de Representation of the People Act).

Perdant ainsi son siège de député, Bobby Sands décide de poursuivre sa grève de la faim et de continuer à protester. Son état se détériore sur une soixantaine de jours, où il perd beaucoup de poids, et connait un fort affaiblissement. Il décède le 5 mai 1981, après 65 jours de grève.

L’annonce de son décès fait la Une des journaux et provoque alors un immense tollé en Irlande du Nord et dans le reste du Monde, faisant de Bobby Sands et de ses compagnons, de véritables martyrs.

A l’annonce de sa mort, de nombreuses émeutes éclatèrent dans tous les quartiers nationalistes de l’Ulster, et notamment sur Falls Road, à Belfast, où un « murals » (ces fresques à la mémoire des activistes républicains ou loyalistes) lui rend d’ailleurs hommage.

Margaret Thatcher, la « Dame de fer », Premier ministre en Angleterre, déclara cyniquement à la Chambre des Communes : « Monsieur Sands était un criminel condamné. Il a fait le choix de s’ôter la vie. C’est un choix que l’organisation à laquelle il appartenait n’a pas laissé à beaucoup de ses victimes. ».

[Vu sur Facebook]

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
5 mai 2022 4 05 /05 /mai /2022 05:00

Je vais raconter ici comment, dans ma famille, nous avons vécu le passage de la Russie (ou URSS) de Gorbatchev à celle de Eltsine.

 

Lycéenne, ma fille aînée faisait du Russe au lycée. Vers la toute fin de l’ère gorbatchévienne, il lui fut proposé de passer trois semaines dans la ville russe jumelée avec la nôtre, d’être accueillie par une famille où une ado étudiait le français, et ensuite d’accueillir cette même lycéenne chez nous.

 

Est-ce parce que les organisateurs du jumelage russe savaient que j’étais universitaire, le fait est qu’ils placèrent ma fille dans la famille d’un doyen de fac. Ce doyen résidait dans un petit appartement de trois pièces (un séjour et deux chambres), en compagnie de son épouse, de deux enfants et de deux grands-parents. Il eut l’extrême gentillesse de laisser, pour elle seule, une chambre à ma fille, ce qui les obligea à partager à six une chambre et le canapé du séjour. Á noter que la femme du doyen était assistante dans la faculté. Elle ne poursuivait strictement aucune recherche car, dès qu’elle avait fini de donner ses cours, elle passait des heures à faire la queue devant des magasins d’alimentation.

 

La correspondante de ma fille parlait fort bien le français, alors qu’elle n’était jamais venue en France, ainsi que l’anglais. Elle chantait à merveille et, au piano, Chopin n’avait pas de secrets pour elle. Elle faisait de la danse classique et de la gymnastique de manière assidue. Elle était habillée sobrement, mais avec distinction. Très curieuse, voulant profiter un maximum de son séjour en France, elle nous posait toutes sortes de questions. Elle était venue avec une trentaine de francs, pensant qu’en termes de pouvoir d’achat il s’agissait d’une somme rondelette. Elle déchanta lorsqu’elle voulut acheter du parfum pour sa mère dans un magasin Sephora. Nous lui offrîmes cet objet de grand luxe.

 

Un an plus tard, nous reçûmes une autre correspondante. Fille d’un commissaire de police, elle ne nous cacha pas ses mauvais résultats scolaires. Elle était tatouée et portait des anneaux aux oreilles. Elle fumait comme un pompier, ce qui indisposait ma fille qui n’avait jamais fumé de sa vie. Á la tête de 15 mots de vocabulaire français, elle était incapable de faire une phrase. Quand c’était strictement nécessaire, nous échangions en anglais. Il est clair qu’elle n’avait pas été choisie pour ses résultats scolaires. Comme argent de poche, elle disposait de l’équivalent de six mois de salaire d’un doyen de fac. Elle ne s’intéressait à rien, ne voulut visiter aucun musée. Elle déclina une journée à La Rochelle et à l’île de Ré, trop loin pour elle (140 kilomètres). Bref, elle perdit son temps mais, surtout, elle nous fit perdre le nôtre.

 

Je discutai de cette expérience avec des collègues profs de russe. Même eux avaient été sidérés par la rapidité du changement.

D’une Russie … l’autre
Partager cet article
Repost0
3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 05:00

Une interview de Béatrice Hibou

 

Il n’est rien de plus facile et plus naturel que de pester contre une bureaucratie toujours plus contraignante. En comprendre les ressorts l’est beaucoup moins. Béatrice Hibou mène une réflexion sur les logiques qui sous-tendent cette évolution et sa signification politique. Qu’est-ce que la bureaucratisation ? Pourquoi et comment s’immisce-t-elle dans les moindres aspects de nos vies ? Peut-on y résister ? Béatrice Hibou répond à ces questions dans un ouvrage La bureaucratisation du monde à l’ère néolibérale aujourd’hui traduit en anglais The Bureaucratization of the World at the Neoliberal Era  chez Palgrave Macmillan. Elle nous livre ici les grandes lignes de ses conclusions.

 

A priori, on pourrait penser que le néolibéralisme signe l’arrêt de mort de la bureaucratisation. Selon vous, c’est tout le contraire. Comment expliquer ce paradoxe ?

Béatrice Hibou : Effectivement, la rhétorique néolibérale fait de la lutte contre la bureaucratie, avec son fameux slogan cut the red tape, l’un de ses principaux leitmotiv. Or ce que je montre dans cet ouvrage, c’est que le monde contemporain connaît une inflation de formalités. Cette inflation de normes, de procédures, de règles, de processus de catégorisation, etc. ne peut être problématisée qu’en termes de « bureaucratisation »  dès lors qu’on cesse d’assimiler cette dernière à l’« administration publique » et que l’on adopte une démarche sociologique. De ce point de vue, la bureaucratisation constitue l’une des facettes du néolibéralisme.

Précisément, d’un point de vue sociologique, comment définissez-vous la bureaucratisation ?

B.H : Max Weber est le sociologue qui a le plus développé cette problématique, après Marx (dans sa continuité plus qu’en rupture avec lui). Pour Weber, la bureaucratisation est un processus de rationalisation, caractérisé par la division du travail, la spécialisation, la formation technique et l’évaluation par des procédures impartiales. Elle exprime et traduit un besoin de calculabilité et de prévisibilité propres à l’industrie et adoptés par le capitalisme en des termes de plus en plus formels et rigoureux.

Ce phénomène est-il visible à tous les niveaux de la société ?

B.H : Oui, tout à fait. Dans ses analyses, Weber précise bien que la bureaucratie ne concerne pas seulement l’administration étatique, mais qu’elle est, au contraire, « universelle ». Il démontre que si elle caractérise la grande industrie et le capitalisme, elle touche aussi les associations, les églises, les partis politiques dans les sociétés capitalistes.

Mais donc, depuis Weber, qui écrivait au début du XXe siècle, rien n’a-t-il changé ?

B.H : Oui et non ! Ce qui n’est pas nouveau, c’est le processus de rationalisation en tant que tel, et son lien avec le capitalisme. Ce qui a changé me semble-t-il, et ce que j’essaie de montrer dans ce livre, c’est qu’il y a un processus d’extension de cette bureaucratisation à l’ensemble de la vie en société, puisque ce qui n’est pas directement lié au capitalisme est tout de même touché par cette inflation normative et procédurale. Ce qui est nouveau, c’est le fait de considérer que les normes et procédures du marché et de l’entreprise managériale sont pertinentes en toutes circonstances et qu’elles doivent donc servir non seulement le monde dont elles sont issues – le marché concurrentiel, la grande entreprise managériale – mais aussi les services publics et l’État, les loisirs et la vie politique, la guerre et la paix…

Vous avez choisi d’ouvrir votre ouvrage par une référence à Alice aux Pays des Merveilles de Lewis Carroll que vous comparez aux péripéties bureaucratiques d’une infirmière (que vous prénommez Alice) à Paris au milieu des années 2010 ?  En quoi ces situations sont-elles analogiques ? Est-ce l’absurde qui les lie ?

B.H : Oui, en première analyse, c’est évidemment le côté absurde de nombre de situations que nous vivons, et qu’incarne cette séquence de la vie d’Alice, à son travail où elle passe un tiers de son temps à faire autre chose que de prodiguer des soins ou après son travail lorsqu’elle se débat avec des normes absurdes qui rendent compliqué son quotidien.

Mais il n’y a pas que l’absurde chez Carroll : il décrit aussi une multiplicité de mondes et de logiques. Et de fait, il y a des constellations de logiques et d’intérêts différents qui expliquent et rendent possible ce processus de bureaucratisation qui n’est pas seulement imposé par le haut, mais qui est aussi issu d’attentes, de comportements, d’exigences de la part de nous tous. Pour poursuivre sur la référence à Carroll, je montre dans cet ouvrage que derrière le monde des formalités néolibérales, il y a aussi le monde des informalités – ce qui n’est pas formalisé selon ces normes du marché et de l’entreprise – et c’est aussi pour cela que le livre se termine en se référant à l’autre côté du miroir !

Partant de cette référence littéraire comme d’exemples du quotidien – celui de l’infirmière ou de son frère qui se débat, lui, contre l’administration du Pôle Emploi – votre ouvrage s’appuie sur de nombreuses références théoriques. Vous offrez un point de rencontre à Max Weber, Michel Foucault, et Paul Veyne, pour ne citer qu’eux. Ces rencontres étaient-elles évidentes ? Les œuvres, les outils fournis par Weber et Foucault, par exemple, peuvent-ils s’articuler aisément, se combiner ?

B.H : Oui, cette rencontre était évidente pour moi, et je pense pour quiconque lit les œuvres de ces auteurs ! Je m’inscris aussi dans un moment où la contradiction Marx/Weber est dépassée, où les nouvelles traductions de Weber mettent à mal nombre contresens, où les croisements entre Foucault et Weber se développent… Au CERI comme au Fonds d'analyse des sociétés politiques (FASOPO), cette tradition intellectuelle qui refuse des orthodoxies, des chapelles et des sectarismes, est très vivante depuis les années 1990.

Le titre de l’ouvrage est une référence à l’œuvre de Bruno Rizzi, La Bureaucratisation du Monde, publié en 1939 et considérée par certains comme l’ouvrage le plus controversé du XXe siècle. Votre ouvrage La Bureaucratisation du Monde à l’ère néolibérale est-il une lecture contemporaine des questions abordées par Rizzi ?

B.H : A vrai dire, j’aurais préféré La bureaucratisation « universelle » à l’ère néolibérale, car ma référence est Weber plus que Rizzi. Mais j’assume ce clin d’œil. Le propos d’une mondialisation du processus – que Rizzi montrait en mettant en évidence la convergence des États-Unis et de la Russie aussi bien que de l’Europe en la matière – est un autre élément important de ma démonstration. Le processus de bureaucratisation néolibérale se retrouve partout, aussi bien en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, même si cela se fait à des degrés et niveaux divers.

Vous vous penchez aussi sur les  acteurs du processus de bureaucratisation. Selon vous, ces acteurs sont à la fois les cibles de la bureaucratisation et les agents de son développement, que ce soit en la combattant ou en la recherchant…

B.H : Ce que j’essaie de montrer dans ce livre, c’est toute l’ambivalence de la bureaucratisation. Certes, les péripéties d’Alice mettent en évidence le côté absurde de l’application de normes issues du monde de l’entreprise managériale dans des secteurs aux rationalités et logiques toutes autres (dans cet exemple, un service public, celui de la santé). Le traitement, selon ces mêmes canons, de la pauvreté ou la gestion des migrants ou demandeurs d’asile soulignent un autre aspect « négatif » de cette bureaucratisation : le fait qu’elle constitue une est l’une des modalités de la domination, notamment par la production de l’indifférence. Mais la bureaucratisation peut avoir sa face « lumineuse », « positive » et pour cela être recherchée. C’est notamment le cas de procédures censées rendre les actions, publiques ou privées, plus justes, plus transparentes, plus explicites, plus promptes à l’évaluation. C’est aussi le cas lorsque la normalisation est indéfectiblement associée à la modernité et au progrès, comme nous le vivons tous les jours avec les nouvelles technologies de l’information ; idem lorsque le développement de procédures et de règles est justifié par la sécurité et le principe de précaution… Au total, ce qui me semble incontestable, c’est que nous sommes tous des bureaucrates, et parfois nos propres bureaucrates ! Ce qui a été parfaitement exprimé par Henri Lefebvre dans La Vie quotidienne dans le monde moderne (Gallimard, 1968, p. 295) : « La bureaucratie bureaucratise les gens bien mieux qu'en les régentant. Elle tend à les intégrer en les rendant bureaucrates (et par conséquent en faisant d'eux ses délégués dans la gestion bureaucratique de leur vie quotidienne) ». Cette citation montre précisément la convergence d’un certain marxisme créatif et ouvert comme celui de Lefebvre, ou celui d’E.P. Thompson d’ailleurs, et des œuvres wébériennes ou foucaldiennes…

La bureaucratisation du monde à l'ère néolibérale

Cet ouvrage s’inscrit dans la continuité de vos travaux précédents, sur la domination, l’obéissance et le redéploiement continu des formes d’exercice du pouvoir. Quelles questions vous ont amenées à consacrer un ouvrage sur la problématique de la bureaucratisation ?

B.H : Dans La Force de l’obéissance à propos de la Tunisie puis dans Anatomie politique de la domination, d’un point de vue comparatiste, j’ai montré comment la domination ne s’exerçait pas seulement par le haut, par la contrainte voire la violence, mais qu’elle était nécessairement médiée par les acteurs qui en étaient la cible, à travers leurs besoins ou attentes, leurs intérêts, leurs compréhensions, leurs modes et conduites de vie. Dans La privatisation de l'État, je mettais l’accent sur les modalités de redéploiement de l’État derrière les impressions de retrait et d’impuissance, redéploiement à travers là aussi des médiations, par le privé, le marché, les réseaux… Dans La bureaucratisation du monde à l’ère néolibérale, je fais rencontrer ces deux problématiques en analysant le processus de bureaucratisation tout à la fois comme un mode de gouvernement, et donc comme un dispositif de domination parmi les plus efficaces, comme le soulignait Weber à son époque, comme un style de vie, une conduite de vie caractéristiques d’un certain ordre mais aussi comme une expression d’une idéologie dominante, celle du néolibéralisme. 

Est-il possible de résister à la bureaucratisation ?

B.H : Oui, c’est possible même si cela paraît difficile, voire illusoire. Pour être plus précise, je pense que l’on peut résister à une certaine forme de bureaucratisation (c’est-à-dire la bureaucratisation néolibérale), mais pas forcément à la bureaucratisation, si l’on entend, dans son sens sociologique, comme un processus de rationalisation. Par exemple dans le monde de la recherche dans lequel j’évolue, on peut résister à la bureaucratisation néolibérale en refusant de rentrer dans les évaluations quantitatives  ou en refusant de remplir les formulaires qui se fondent sur des « critères de performance » (à l’instar des « livrables » par exemple), Mais on peut par ailleurs accepter une autre forme de  bureaucratie qui consiste à se faire évaluer par ses pairs. Cela permet par exemple d’éviter le mandarinat et le clientélisme, mais alors les critères sont issus du monde spécifique du savoir, et non de celui de l’entreprise.

Faut-il résister ?

B.H : C’est une question philosophique, de rapport au monde et à la liberté. Si l’on accepte l’idée que la bureaucratisation néolibérale est une forme de domination, chacun est libre de s’y conformer, d’y résister, de développer son quant-à-soi (L’Eigensinn, l’obstination)…

Pourquoi était-il important à vos yeux que l’ouvrage puisse être traduit en anglais ?

B.H : Il m’a semblé que ma façon de problématiser le néolibéralisme n’existait pas ou peu en langue anglaise. Ma démarche est enracinée dans une pratique de terrain quasi-anthropologique, qui fait aussi la spécificité de la sociologie historique et comparée du politique « à la française » dans laquelle je m’inscris et qui est très développée au CERI. 

 

Propos recueillis par Miriam Perier (CERI).

La bureaucratisation du monde à l'ère néolibérale
Partager cet article
Repost0
1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 16:38

Ohé les médias neuneux : le 1er Mai n'est pas la "Fête du Travail" ("et de la concorde sociale") inventée par Pétain qui voulait aguicher les ouvriers, mais la Journée internationale des travailleurs !

1er Mai
1er Mai
Partager cet article
Repost0