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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 12:12

Les médias français, y compris les médias de drauche (Libération, Le Monde) nous ont expliqué pendant des années que Chavez était un dictateur. Il faut dire qu'en 16 ans, il organisa 19 élections ou référendums qualifiés de libres et équitables par les principaux observateurs internationaux (UE, OEA, Centre Carter, etc..). L'ancien président Jimmy Carter, le maoïste anarchiste bien connu, qualifia les élections au Venezuela de “système de vote vraiment extraordinaire.”

 

Sous Chavez, la presse, qui était très largement hostile, fut libre. Libre de le caricaturer de la manière la plus ordurière qui fût. Sans que cela gêne nos grands journaux de drauche.

Chavez caricaturé de manière ordurière

D'autant que ces journaux n'ont cessé de colporter des mensonges insensés, à coups de truquages parfois, contre la révolution bolivarienne.

Chavez caricaturé de manière ordurière

Documents extraits d'un long article publié publié par Le Grand Soir (qui en profite pour revenir sur le menteur invétéré Pujadas – heureusement que le pouvoir solérinien l'a viré du JT !), auquel vont s'abreuver nos grands médias progressistes.

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 06:30

Ci-dessous un article très alarmant d'Esther Vivas (pour Le Grand Soir) sur les conséquences pour notre santé et notre vie de tous les jours des négociations secrètes entourant le Traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne (UE).

 

 

 

TTIP, ôtez vos pattes de notre nourriture !

Un nouveau tour de vis vient d’être donné aux politiques agroalimentaires en Europe. Il s’agit du Traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne (UE), plus connu sous le nom de TTIP (son sigle en anglais pour Transatlantic Trade and Investment Partnership), l’ombre grandissante de l’agroalimentaire qui s’étend des champs à l’assiette. Comme des vampires assoiffés de sang, les multinationales du secteur attendent pour se sucrer, et ce beaucoup, grâce à ces nouvelles mesures de libéralisation commerciale.

 

Mais en quoi consiste le TTIP ? Il s’agit d’un traité négocié en secret durant des mois, divulgué au public, attendant l’approbation du Parlement européen, bénéficiant d’une campagne marketing en cours et qui a pour objectif final d’harmoniser à la baisse les législations des deux côtés de l’Atlantique, au seul profit des grandes entreprises. Ses conséquences : plus de chômage, plus de privatisations, moins de droits sociaux et environnementaux. En définitif, il apporte sur un plateau nos droits au capital.

 

Et en ce qui concerne l’agriculture et l’alimentation ? Les entreprises du secteur, des sociétés de semences en passant par l’industrie de la biotechnologie, des boissons, de l’élevage, de l’alimentaire, ou encore du fourrage… sont celles qui ont le plus fait pression en sa faveur, dépassant même le lobby pharmaceutique, de l’automobile et financier. L’enjeu est important pour les multinationales comme Nestlé, Monsanto, Kraft Foods, Coca Cola, Unilever, Bacardi-Martine, Cargill, entre autres. Sur les 560 réunions consultatives de la Commission européenne pour l’approbation dudit traité, 92% ont été réalisées avec des groupes d’entreprises, le restant avec des collectifs d’intérêt public, comme l’indique un rapport du Corporate Europe Observatory.

 

Si le Traité de libre échange entre les États-Unis et l’Union européenne devait être approuvé, quel impact aurait-il dans nos assiettes ?

 

Plus d’OGM (Organismes Génétiquement Modifiés)

 

L’entrée massive des OGM en Europe sera une réalité. Bien qu’aujourd’hui nous importons déjà un nombre considérable d’aliments transgéniques – je pense en particulier pour le bétail et à beaucoup de produits transformés contenant des dérivés du soja et du maïs transgéniques, comme la lécithine, l’huile et la farine de soja, ou le sirop et la farine de maïs, l’approbation du TTIP signifiera une augmentation desdites importations, notamment des premières, y compris l’entrée d’OGM actuellement non autorisés par l’UE.

 

Il faut tenir compte du fait que la législation aux États-Unis est beaucoup plus permissive que celle de l’Europe, aussi bien en qui concerne le mode de culture que la commercialisation des Organismes Génétiquement Modifiés. Aux États-Unis par exemple, l’étiquette qui identifie un aliment comme génétiquement modifié, n’existe pas, contrairement à l’Europe, où malgré les limitations, les lois obligent théoriquement à cette identification. De plus, dans l’Union Européenne, un seul aliment transgénique est cultivé à des fins commerciales : le maïs MON 810 de Monsanto, malgré l’impact environnemental négatif de celui-ci, qui contamine d’autres champs de maïs aussi bien conventionnel que biologique. 80% de sa production est réalisée en Aragon et en Catalogne, alors que la majeure partie des pays européens l’interdit. Aux États-Unis, au contraire, le nombre de cultures est beaucoup plus élevé. C’est pourquoi l’Europe est un gâteau alléchant pour les multinationales comme Monsanto, Syngenta, Bayer, Dupont... et le TTIP peut permettre que cela devienne une réalité.

 

Porc, bœuf et lait aux hormones

 

Le véto à la viande et aux produits dérivés d’animaux traités aux hormones et aux techniques favorisant leur croissance, jusqu’à présent interdits en Europe, sera levé tout comme l’utilisation desdites substances, avec l’impact qui en découle sur notre santé.

 

Aux États-Unis, les porcs et les bovins, peuvent se voir prescrire des médicaments comme la ractopamine, un médicament utilisé comme additif alimentaire pour obtenir un meilleur engraissement de l’animal, et plus de bénéfice financier pour l’industrie de l’élevage. Dans l’UE, l’utilisation de ce produit et l’importation d’animaux traités par celui-ci est interdite, de même que dans 156 autres pays comme la Chine, la Russie, l’Inde, la Turquie, l’Égypte, qui considèrent qu’il n’y a pas de données suffisantes qui permettent d’écarter les risques pour la santé de l’Homme. 26 autres pays, comme les États-Unis, l’Australie, le Brésil, le Canada, l’Indonésie, le Mexique, ou les Philippines, l’utilisent.

 

La même scénario va se produire avec l’utilisation de l’hormone somatotropine bovine, utilisée principalement chez les vaches laitières afin d’augmenter leur productivité et obtenir entre 10 et 20% de lait supplémentaire. Cependant, les effets secondaires associés à son utilisation sur les animaux sont nombreux (stérilité, inflammation des pis, augmentation de l’hormone de croissance…) et son impact sur les êtres humains (certaines études la relient à une augmentation du risque de souffrir d’un cancer du sein ou de la prostate, et à la croissance des cellules cancéreuses). C’est pourquoi l’Union européenne, le Canada et d’autres pays interdisent son utilisation et son importation, alors que d’autres pays l’utilisent, notamment les États-Unis. De plus, l’entreprise américaine Monsanto, numéro 1 des semences génétiquement modifiés, est la seule du marché à commercialiser cette hormone, sous le nom commercial de Posilac. Quelle coïncidence !

 

Les poulets chlorés

 

La viande de poulet "désinfecté", avec du chlore, arrivera aussi dans nos assiettes. Si en Europe, une méthode de contrôle des maladies des volailles d’élevage – allant de son élevage jusqu’à sa commercialisation, en passant par son abattage – est utilisée de manière préventive, les États-Unis ont choisi d’optimiser les coûts en baissant les standards de sécurité alimentaire. Ainsi, les volailles élevées et abattues sont désinfectées uniquement à la fin de la chaîne, par immersion dans une solution chimique antimicrobienne généralement à base de chlore, c’est-à-dire par "un bain de chlore", point final. Ainsi les poulets sont "propres", sans bactéries, bien chlorés et le traitement revient beaucoup moins cher. Une fois encore, tout pour le fric.

 

Mais, quelles conséquences tout cela peut-il avoir sur notre santé ? Dans l’UE, depuis 1997, il est interdit de faire entrer de la viande de volaille de basse-cour nord-étasunienne, en raison de ces traitements et des résidus de chlore ou autres substances chimiques utilisées pour leur désinfection qui peuvent persister dans la viande que nous consommons ensuite. L’industrie bovine nord-étasunienne affirme que ces traitements permettent d’éliminer les micro-organismes pathogènes. Cependant les infections ne diminuent pas de manière significative, pire, l’utilisation continue de désinfectants peut finir par générer des résistances.

 

On nous dit que les standards de sécurité alimentaire nord-étasuniens sont les plus sûrs. Des rapports ne vont pas dans le même sens qui constatent qu’une personne sur quatre par an aux États-Unis, c’est-à-dire 76 millions de personnes, tombe malade à cause de maladies provoquées par la consommation d’aliments. Parmi ces millions de personnes, 325 000 sont hospitalisées et 5 000 meurent. Les experts signalent que la majorité des cas pourrait être évitée avec des améliorations dans le système de contrôle alimentaire. Tirez-en vos conclusions.

 

Il est grand temps que nous le disions au TTIP : ôtez vos sales pattes de notre nourriture !

 

Esther Vivas

http://esthervivas.com/francais/ttip-otez-vos-pattes-de-notre-nourriture/

*Traduit en français par Clémence Tavernier pour Ritimo.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 06:07

 

 

 

Depuis deux ans, les coupures d’eau étaient interdites en France, comme dans de nombreux autres pays. Le principe du droit à l’eau a été reconnu par l’ONU en 2010. Le Sénat, par un vote furtif en pleine nuit, a décidé de remettre en cause ce principe de dignité humaine.

 

En 2013, le député socialiste Brottes avait fait ratifier le principe du droit à l’eau. Les grands distributeurs d’eau s’en étaient tamponné le coquillard jusqu’à ce que France Libertés (fondée par Danielle Mitterrand) et la Coordination Eau Île-de-France estent en justice. Ainsi, la Lyonnaise des Eaux fut condamnée pour avoir coupé l’eau à un usager qui n’avait pas payé ses factures. La loi lui interdisait de le faire. La société fut condamnée à payer 5 000 euros de dommages et intérêts. Selon la Coordination Eau Île-de-France, les coupures ne concernaient pas que des personnes en situation de précarité. C’était le cas, par exemple, des personnes de retour d’un séjour à l’hôpital.


Il va der soi que si l’eau, ce bien essentiel, « naturel », n’avait pas été privatisée, nous n’en serions pas là. Trois grands groupes se partagent la gestion déléguée de ce bien (les infrastructures, ce qui coûte cher à entretenir et à changer restant à la charge de l’État) : Vivendi, Suez et Bouygues-Saur. En gros, une bonne partie de notre eau appartient à des banquiers. Ces trois groupes offrent aux élus locaux (le premier qui me parle de pots de vin – sic – lorsqu’un élu local privatise l’eau dont il avait la charge, je le noie) des services qui leur rapportent gros comme de l’ingénierie financière ou de la gestion d’équipements, des maisons de retraite médicalisée, du câble. Notre eau appartient à des multinationales qui se jouent de l’État, des lois, des règles fiscales et qui interviennent dans le monde entier.

 

On comprend que ces mastodontes en aient eu ras la gouttière de se voir condamner pour trois francs six sous (à leur échelle), les juges donnant presque toujours raison à David contre Goliath. Ils ont donc demandé à leur meilleur ami au Sénat, le sénateur-maire UMP de Saint-Maurice (dans le Val de Marne) Christian Cambon, vice-président du Syndicat des eaux d’Île-de-France (le plus important du pays), à ce titre très proche de Veolia, d’intervenir. Cambon nage de concert dans l’eau potable puisque son dauphin désigné à la mairie de Saint-Maurice est le directeur des relations extérieures de la Lyonnaise des Eaux (Suez) et trésorier de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E).

 

Cambon a proposé un amendement au projet de loi sur la transition énergétique (quel joli nom pour une loi !) autorisant de nouveau les coupures d’eau, sauf pour les bénéficiaires d’aides sociales. Nos bons maîtres sont trop bons. Y compris Ségolène Royal qui s’est rangée du côté du sénateur. Pour justifier ce revirement, Cambon et les siens ont avancé un argument à leurs yeux imparable : parmi les non payeurs, de mauvais citoyens pourraient payer mais ils se soustraient à cette obligation. Je parierais ma dernière gourde que Cambon sera volontaire pour trier le bon grain de l’ivraie, à savoir les vrais cas sociaux des tricheurs. Il ira de maison en maison avec sa baguette de coudrier, et alors, gare aux buveurs d’eau !

 

Il n’y a pas qu’à Bruxelles que les lobbies écrivent les lois.

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 06:45
Les Etats-Unis : la nation la plus belliqueuse de l'histoire de l'humanité ?

Si l'on ne prend en compte que la guerre menée par les États-Unis en Irak – où, rappelons-le, le pays de la Liberté recherche des armes de destruction massives qu'il ne va pas tarder à trouver – ce conflit à sens unique a occasionné la mort violente d'1 450 000 Irakiens, de 4 800 Étasuniens et a coûté  1 606 344 129 539 dollars. La violence et le cynisme avec lesquels cette guerre fut menée amenèrent la Secrétaire d'État de l'époque, Madleine Albright, à déclarer que “ Tuer 500 000 enfants irakiens est un prix qui en valait le coup ”. Plus qu'à Hiroshima.

 

Cette guerre, avec celle de l'Afghanistan (3 485 morts chez les “ alliés ”) vient en bout de ligne d'une histoire extraordinairement belliqueuse où il apparaît qu'en 239 ans d'existence le pays de la liberté a été en guerre pendant 229 ans. La seule raison, me semble-t-il, pour laquelle ses citoyens ont supporté cet état de fait, c'est que le pays n'a jamais été envahi et qu'il n'a subi qu'une seule réelle agression (un peu plus de 2 000 morts) lors de l'attaque aérienne menée par Al Qaida en 2001. Et puis, ce qui a certainement aidé à faire passer la pilule, c'est que le pays s'est considérablement enrichi grâce aux guerres, en devenant (et en demeurant) – ce qui n'est pas rien – la première puissance mondiale, après 1918.

 

Toujours, l'idéologie étasunienne a reporté sur l'Autre sa propre responsabilité, en inversant les rôles. Les Indiens, présents depuis environ 40 000 ans, furent exterminés car ce peuple de “ sauvages ”, selon le président John Quincey Adams, représentait une grave menace pour les colons blancs. Ce quasi génocide dura 150 ans. Attaquer avant d'être attaqué car on risque d'être attaqué. Le Mexique fut envahi car ses habitants étaient de “ dangereux bandits qui terrorisaient les gens ”. Aujourd'hui, les WASPS de droite (Blancs, anglo-saxons protestants) se demandent pourquoi “ il  y a tant de Mexicains ” dans leur pays ! Le seul moment où le pays connut la paix en continu fut l'avant Deuxième Guerre mondiale (1935-1940) car, à cause de la “ Grande Dépression ”, il pratiqua une politique très isolationniste.

 

En tout état de cause, il n'y eut pas une seule décennie sans conflit. Toutes les guerres dans lesquelles les États-Unis furent impliqués depuis 1945 eurent lieu à leur initiative. La menace soviétique n'existant plus, le pays s'est trouvé un nouvel ennemi largement fantasmatique : l'islamo-fascisme, ou ce qu'il dénomme comme tel. Pour se protéger contre ce danger qu'il a lui-même créé, il a installé des dizaines de bases militaires en Asie et en Europe et a bombardé, depuis vingt ans, treize pays de cette région du monde (voir carte en fin d'article).

 

Le “ destin manifeste ” des États-Unis est d'avancer toujours, de manière irrésistible et meurtrière.

 

Je reproduis ici une étude de Danios, du site washingtonblog. Cet étude laisse de côté les menées clandestines, à l'étranger, d'agences comme la CIA, qui peuvent être considérées comme des actes de guerre.

 

 

1776 – American Revolutionary War, Chickamagua Wars, Second Cherokee War, Pennamite-Yankee War

1777 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Second Cherokee War, Pennamite-Yankee War

1778 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War

1779 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War

1780 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War

1781 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War

1782 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War

1783 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War

1784 – Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War, Oconee War

1785 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1786 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1787 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1788 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1789 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1790 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1791 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1792 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1793 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1794 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1795 – Northwest Indian War

1796 – No major war

1797 – No major war

1798 – Quasi-War

1799 – Quasi-War

1800 – Quasi-War

1801 – First Barbary War

1802 – First Barbary War

1803 – First Barbary War

1804 – First Barbary War

1805 – First Barbary War

1806 – Sabine Expedition

1807 – No major war

1808 – No major war

1809 – No major war

1810 – U.S. occupies Spanish-held West Florida

1811 – Tecumseh’s War

1812 – War of 1812, Tecumseh’s War, Seminole Wars, U.S. occupies Spanish-held Amelia Island and other parts of East Florida

1813 – War of 1812, Tecumseh’s War, Peoria War, Creek War, U.S. expands its territory in West Florida

1814 – War of 1812, Creek War, U.S. expands its territory in Florida, Anti-piracy war

1815 – War of 1812, Second Barbary War, Anti-piracy war

1816 – First Seminole War, Anti-piracy war

1817 – First Seminole War, Anti-piracy war

1818 – First Seminole War, Anti-piracy war

1819 – Yellowstone Expedition, Anti-piracy war

1820 – Yellowstone Expedition, Anti-piracy war

1821 – Anti-piracy war (see note above)

1822 – Anti-piracy war (see note above)

1823 – Anti-piracy war, Arikara War

1824 – Anti-piracy war

1825 – Yellowstone Expedition, Anti-piracy war

1826 – No major war

1827 – Winnebago War

1828 – No major war

1829 – No major war

1830 – No major war 

1831 – Sac and Fox Indian War

1832 – Black Hawk War

1833 – Cherokee Indian War

1834 – Cherokee Indian War, Pawnee Indian Territory Campaign

1835 – Cherokee Indian War, Seminole Wars, Second Creek War

1836 – Cherokee Indian War, Seminole Wars, Second Creek War, Missouri-Iowa Border War

1837 – Cherokee Indian War, Seminole Wars, Second Creek War, Osage Indian War, Buckshot War

1838 – Cherokee Indian War, Seminole Wars, Buckshot War, Heatherly Indian War

1839 – Cherokee Indian War, Seminole Wars

1840 – Seminole Wars, U.S. naval forces invade Fiji Islands

1841 – Seminole Wars, U.S. naval forces invade McKean Island, Gilbert Islands, and Samoa

1842 – Seminole Wars

1843 – U.S. forces clash with Chinese, U.S. troops invade African coast

1844 – Texas-Indian Wars

1845 – Texas-Indian Wars

1846 – Mexican-American War, Texas-Indian Wars

1847 – Mexican-American War, Texas-Indian Wars

1848 – Mexican-American War, Texas-Indian Wars, Cayuse War

1849 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians

1850 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Yuma War, California Indian Wars, Pitt River Expedition

1851 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, Yuma War, Utah Indian Wars, California Indian Wars

1852 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Yuma War, Utah Indian Wars, California Indian Wars

1853 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Yuma War, Utah Indian Wars, Walker War, California Indian Wars

1854 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians

1855 – Seminole Wars, Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Yakima War, Winnas Expedition, Klickitat War, Puget Sound War, Rogue River Wars, U.S. forces invade Fiji Islands and Uruguay

1856 – Seminole Wars, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, California Indian Wars, Puget Sound War, Rogue River Wars, Tintic War

1857 – Seminole Wars, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, California Indian Wars, Utah War, Conflict in Nicaragua

1858 – Seminole Wars, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Mohave War, California Indian Wars, Spokane-Coeur d’Alene-Paloos War, Utah War, U.S. forces invade Fiji Islands and Uruguay

1859 Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, California Indian Wars, Pecos Expedition, Antelope Hills Expedition, Bear River Expedition, John Brown’s raid, U.S. forces launch attack against Paraguay, U.S. forces invade Mexico

1860 – Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Paiute War, Kiowa-Comanche War

1861 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Cheyenne Campaign

1862 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Cheyenne Campaign, Dakota War of 1862,

1863 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Cheyenne Campaign, Colorado War, Goshute War

1864 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Cheyenne Campaign, Colorado War, Snake War

1865 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Colorado War, Snake War, Utah’s Black Hawk War

1866 – Texas-Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Snake War, Utah’s Black Hawk War, Red Cloud’s War, Franklin County War, U.S. invades Mexico, Conflict with China

1867 – Texas-Indian Wars, Long Walk of the Navajo, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Snake War, Utah’s Black Hawk War, Red Cloud’s War, Comanche Wars, Franklin County War, U.S. troops occupy Nicaragua and attack Taiwan

1868 – Texas-Indian Wars, Long Walk of the Navajo, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Snake War, Utah’s Black Hawk War, Red Cloud’s War, Comanche Wars, Battle of Washita River, Franklin County War

1869 – Texas-Indian Wars, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Utah’s Black Hawk War, Comanche Wars, Franklin County War

1870 – Texas-Indian Wars, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Utah’s Black Hawk War, Comanche Wars, Franklin County War

1871 – Texas-Indian Wars, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Utah’s Black Hawk War, Comanche Wars, Franklin County War, Kingsley Cave Massacre, U.S. forces invade Korea

1872 – Texas-Indian Wars, Apache Wars, Utah’s Black Hawk War, Comanche Wars, Modoc War, Franklin County War

1873 – Texas-Indian Wars, Comanche Wars, Modoc War, Apache Wars, Cypress Hills Massacre, U.S. forces invade Mexico

1874 – Texas-Indian Wars, Comanche Wars, Red River War, Mason County War, U.S. forces invade Mexico

1875 – Conflict in Mexico, Texas-Indian Wars, Comanche Wars, Eastern Nevada, Mason County War, Colfax County War, U.S. forces invade Mexico

1876 – Texas-Indian Wars, Black Hills War, Mason County War, U.S. forces invade Mexico

1877 – Texas-Indian Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Black Hills War, Nez Perce War, Mason County War, Lincoln County War, San Elizario Salt War, U.S. forces invade Mexico

1878 – Paiute Indian conflict, Bannock War, Cheyenne War, Lincoln County War, U.S. forces invade Mexico

1879 – Cheyenne War, Sheepeater Indian War, White River War, U.S. forces invade Mexico

1880 – U.S. forces invade Mexico

1881 – U.S. forces invade Mexico

1882 – U.S. forces invade Mexico

1883 – U.S. forces invade Mexico

1884 – U.S. forces invade Mexico

1885 – Apache Wars, Eastern Nevada Expedition, U.S. forces invade Mexico

1886 – Apache Wars, Pleasant Valley War, U.S. forces invade Mexico

1887 – U.S. forces invade Mexico

1888 – U.S. show of force against Haiti, U.S. forces invade Mexico

1889 – U.S. forces invade Mexico

1890 – Sioux Indian War, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Ghost Dance War, Wounded Knee, U.S. forces invade Mexico

1891 – Sioux Indian War, Ghost Dance War, U.S. forces invade Mexico

1892 – Johnson County War, U.S. forces invade Mexico

1893 – U.S. forces invade Mexico and Hawaii

1894 – U.S. forces invade Mexico

1895 – U.S. forces invade Mexico, Bannock Indian Disturbances

1896 – U.S. forces invade Mexico

1897 – No major war

1898 – Spanish-American War, Battle of Leech Lake, Chippewa Indian Disturbances

1899 – Philippine-American War, Banana Wars

1900 – Philippine-American War, Banana Wars

1901 – Philippine-American War, Banana Wars

1902 – Philippine-American War, Banana Wars

1903 – Philippine-American War, Banana Wars

1904 – Philippine-American War, Banana Wars

1905 – Philippine-American War, Banana Wars

1906 – Philippine-American War, Banana Wars

1907 – Philippine-American War, Banana Wars

1908 – Philippine-American War, Banana Wars

1909 – Philippine-American War, Banana Wars

1910 – Philippine-American War, Banana Wars

1911 – Philippine-American War, Banana Wars

1912 – Philippine-American War, Banana Wars

1913 – Philippine-American War, Banana Wars, New Mexico Navajo War

1914 – Banana Wars, U.S. invades Mexico

1915 – Banana Wars, U.S. invades Mexico, Colorado Paiute War

1916 – Banana Wars, U.S. invades Mexico

1917 – Banana Wars, World War I, U.S. invades Mexico

1918 – Banana Wars, World War I, U.S invades Mexico

1919 – Banana Wars, U.S. invades Mexico

1920 – Banana Wars

1921 – Banana Wars

1922 – Banana Wars

1923 – Banana Wars, Posey War

1924 – Banana Wars

1925 – Banana Wars

1926 – Banana Wars

1927 – Banana Wars

1928 – Banana Wars

1930 – Banana Wars

1931 – Banana Wars

1932 – Banana Wars

1933 – Banana Wars

1934 – Banana Wars

1935 – No major war

1936 – No major war

1937 – No major war

1938 – No major war

1939 – No major war

1940 – No major war

1941 – World War II

1942 – World War II

1943 – Wold War II

1944 – World War II

1945 – World War II

1946 – Cold War (U.S. occupies the Philippines and South Korea)

1947 – Cold War (U.S. occupies South Korea, U.S. forces land in Greece to fight Communists)

1948 – Cold War (U.S. forces aid Chinese Nationalist Party against Communists)

1949 – Cold War (U.S. forces aid Chinese Nationalist Party against Communists)

1950 – Korean War, Jayuga Uprising

1951 – Korean War

1952 – Korean War

1953 – Korean War

1954 – Covert War in Guatemala

1955 – Vietnam War

1956 – Vietnam War

1957 – Vietnam War

1958 – Vietnam War

1959 – Vietnam War, Conflict in Haiti

1960 – Vietam War

1961 – Vietnam War

1962 – Vietnam War, Cold War (Cuban Missile Crisis; U.S. marines fight Communists in Thailand)

1963 – Vietnam War

1964 – Vietnam War

1965 – Vietnam War, U.S. occupation of Dominican Republic

1966 – Vietnam War, U.S. occupation of Dominican Republic

1967 – Vietnam War

1968 – Vietnam War

1969 – Vietnam War

1970 – Vietnam War

1971 – Vietnam War

1972 – Vietnam War

1973 – Vietnam War, U.S. aids Israel in Yom Kippur War

1974 – Vietnam War

1975 – Vietnam War

1976 – No major war

1977 – No major war

1978 – No major war

1979 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan)

1980 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan)

1981 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua), First Gulf of Sidra Incident

1982 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua), Conflict in Lebanon

1983 – Cold War (Invasion of Grenada, CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua), Conflict in Lebanon

1984 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua), Conflict in Persian Gulf

1985 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua)

1986 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua)

1987 – Conflict in Persian Gulf

1988 – Conflict in Persian Gulf, U.S. occupation of Panama

1989 – Second Gulf of Sidra Incident, U.S. occupation of Panama, Conflict in Philippines

1990 – First Gulf War, U.S. occupation of Panama

1991 – First Gulf War

1992 – Conflict in Iraq

1993 – Conflict in Iraq

1994 – Conflict in Iraq, U.S. invades Haiti

1995 – Conflict in Iraq, U.S. invades Haiti, NATO bombing of Bosnia and Herzegovina

1996 – Conflict in Iraq

1997 – No major war

1998 – Bombing of Iraq, Missile strikes against Afghanistan and Sudan

1999 – Kosovo War

2000 – No major war

2001 – War on Terror in Afghanistan

2002 – War on Terror in Afghanistan and Yemen

2003 – War on Terror in Afghanistan, and Iraq

2004 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen

2005 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen

2006 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen

2007 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, Somalia, and Yemen

2008 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen

2009 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen

2010 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen

2011 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, Somalia, and Yemen; Conflict in Libya (Libyan Civil War)

 

Cet article a été rédigé en 2011. Depuis, la politique belliciste du pays n'a pas cessé :

 

2012 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Somalia, Syria and Yemen

2013 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Somalia, Syria and Yemen

2014 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Somalia, Syria and Yemen; Civil War in Ukraine

2015 – War on Terror in Somalia, Somalia, Syria and Yemen; Civil War in Ukraine

 
Les Etats-Unis : la nation la plus belliqueuse de l'histoire de l'humanité ?
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 06:30

Position que, globalement, je partage.

 

 

Grèce : Pas de sortie de l'austérité, pas de résistance et de conquêtes sociales sans rupture avec l'UE !

 

Ce qui se passe en Grèce, comme syndicalistes nous intéresse grandement.

 

Car ce qui est en jeu ce sont les politiques d'austérité et de régression sociale imposées par l'oligarchie.

 

Voilà un peuple qui de manière extrêmement claire a voté contre l'austérité, pour la dignité nationale et donc contre les diktats de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et le FMI coalisés (la fameuse troïka).

 

La réponse de cette coalition a été elle aussi très claire par la voix du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker qui brandissant les traités contre le vote du peuple grec a osé dire : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. ».

 

 Dès le départ, nous avons refusé de procéder aux pratiques du procès d'intention considérant que la messe était dite, que l'histoire était écrite d'avance et que par conséquent Syriza allait plier devant la pression et l'adversité.

 

D'abord parce que nous avons partagé la joie d'un peuple debout et fier devant l'arrogance des puissants et décidé à se dresser contre le sort infâme qui lui était fait.

 

Et parce que la posture de donneur de leçons n'est une aide pour personne !

 

 Et parce que ce sont les peuples qui font l'histoire et qu'ils n'ont pas dit leur dernier mot quels que soient les obstacles et les pièges dressés par les forces de domination et d'exploitation. Et cela demeure.

 

Mais force est de constater que la réponse du nouveau gouvernement grec aux injonctions de l'Union européenne constitue un recul incontestable qui provoque approbation et contentement du côté des institutions européennes et de la finance : remboursement intégral de la dette, prévision de mener à terme le programme précédent, engagement de finaliser les réformes à négocier ultérieurement en « coopération étroite » avec les créanciers.

 

Autrement dit, il s'agit d’accepter d’être mis sous tutelle de la Troïka rebaptisée pour les circonstances les « institutions ».

 

 Cet accord initial ne peut donc être présenté comme une victoire du peuple grec !

 

Notre rôle :

 

Continuer à être auprès du peuple grec dans sa lutte pour se libérer de la dictature de la Troïka ET des « institutions » !

 

En dénonçant le rôle de notre propre gouvernement et des commissaires européens dont le socialiste Pierre Moscovici complices des diktats de Merkel et de la dictature des marchés financiers.

 

Tirer les enseignements de cette leçon de l'histoire en grandeur nature :

 

Il n'est pas possible dans le cadre de l'UE et de ses traités de mettre en œuvre une véritable politique en faveur du peuple, sans rupture avec ce cadre et avec ces traités! L’objectif d'une « Europe sociale » transformée de l'intérieur est une pure illusion !

 

 

 

 Le silence retentissant de la CES face à ce chantage éhonté de l'UE est la marque de la dépendance de cette centrale aux institutions européennes y compris financièrement et pose le problème de notre affiliation pour exercer effectivement notre indépendance d'analyse et d'action !

 

Continuer à laisser le monopole de la radicalité de la contestation du système à l'extrême-droite (contestation trompeuse et truquée) c'est continuer à faire son jeu, continuer à la laisser désigner des boucs émissaire et laisser le peuple et les travailleurs désarmés devant sa démagogie et ses mensonges !

 

 

Voir sur notre site les analyses et réflexions qui viennent de l'intérieur même de Syriza. [A lire également une déclaration commune, en octobre 2011, de Mikis Theodorakis et Manolis Glezos (député européen, héros de la résistance contre l'occupation allemande) contre les marchés].

 

Le Front Syndical de Classe (frontsyndical.classe@laposte.net)

25 février 2015

 

 

Ci-dessous, Manolis Glezos présente ses excuses aux peuple grec pour avoir participé à ce qu'il appelle “ l'illusion ” Syriza :

 

« Changer le nom de la troïka en "institutions"», celui du mémorandum en"accord"» et celui des créanciers en « partenaires », ne change en rien la situation antérieure.
L’on ne change pas non plus, bien entendu, le vote du peuple Grec aux élections du 25 janvier 2015.
Il a voté pour ce que SYRIZA avait promis : abolir le régime d’austérité qui n’est pas seulement une stratégie de l’oligarchie allemande mais aussi de celle des autres pays créanciers de l’Union européenne et de l’oligarchie grecque.
Nous abolissons les mémorandums et la troïka, nous abolissons toutes les lois de l’austérité.
Au lendemain des élections, d’une seule loi, nous abolissons la troïka et ses effets.
Un mois est passé et cette promesse n’est toujours pas transformée en acte.
Dommage et encore dommage.
Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion.
Mais, avant que le mal ne progresse.
Avant qu’il ne soit trop tard, réagissons.
Avant toute chose, par le biais d’assemblées extraordinaires, dans toutes les organisations, quel qu’en soit le niveau, les membres et les amis de SYRIZA doivent décider s’ils acceptent cette situation.
D’aucuns prétendent que, pour obtenir un accord, il faut savoir céder. En tout premier lieu, entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté.
Mais, même si nous acceptions cette aberration, ce que les gouvernements antérieurs ont fait avec le chômage, l’austérité, la pauvreté, les suicidés, en soutenant les mémorandums, va bien au-delà de toute limite de compromis. »
 
Manolis Glezos, Bruxelles, le 22 février 2015

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 06:12

Depuis Millenium et quelques autres œuvres fortes du roman policier suédois, on sait que la Suède sociale-démocrate de nos vingt ans a un passé qui ne passe pas, avec des remugles de nazisme, de flicage, de sexualité honteuse, de corruption et autres vils travers.

 

Bien que la Suède soit, depuis des années, l’un des deux ou trois pays les plus et les mieux fliqués au monde, elle a fait aussi fort que les Etats-Unis et Lee Harvey Oswald en ne découvrant pas qui avait assassiné son Premier ministre des années soixante-dix et quatre-vingt, Olof Palme.

 

Il y a dans cette société que je ne connais pas personnellement de visu, un tropisme effrayant. Quand on gratte un peu. Il n’est pas surprenant que ce pays ait innové une nouvelle fois en matière de marquage des individus, en autorisant une entreprise de Stockholm (Epicenter) à équiper ses employés – ceux qui étaient volontaires, bien sûr – d’implants de radio-identification RFID pour « ouvrir les portes ». Ces puces de la taille de deux grains de riz permettent l’accès aux portiques de sécurité, aux photocopieuses, sans avoir à composer un code ou à présenter une carte magnétique. Et, ô joie !, de payer à la cafétéria. D’autres salariés suédois, dans le domaine de l’enseignement et du sport, se sont également fait implanter des puces.

Des salariés suédois se font greffer des puces

L’étape suivante sera, évidemment, de suivre les salariés dans leurs déplacements, la radio-identification ayant une portée, pour l’instant, de quelques dizaines de mètres.

 

Les inventions techniques de pointe, en particulier dans le marquage et le flicage, n’ont pas pour objectif de faciliter la vie des gens mais de les habituer à la domination permanente et totale de la machine. Aucune caméra de surveillance n’empêchera un terroriste de tuer ou un voleur de poules de voler. Elle facilitera a posteriori, et donc trop tard, la neutralisation de l’assassin ou du voleur. Une puce implantée entre deux phalanges ne sert pas à ouvrir les portes de manière plus « moderne » qu’une carte. Elle sert à habituer les individus à ne plus considérer leur intégrité comme allant de soi, comme une valeur afférente à l’humain.

Des salariés suédois se font greffer des puces

Ajoutons – mais cela allait sans dire – que les pirates se frottent déjà les mains. Ces puces pourront être lues, trafiquées à qui mieux mieux. Leur contenu pourra être dérobé sans peine par des lecteurs de la taille d’une tête d’épingle placés discrètement dans des endroits stratégiques. Une puce RFID permettant le démarrage d’une voiture pourra très bien être utilisé par une banque pour bloquer la voiture d’un chauffeur n’ayant pas payé ses traites.

 

On a bipé des poulets, des chevaux, des chiens. Pourquoi pas des Suédois ?

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 06:12

Par Bernard Cassen pour Mémoires des Luttes.

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 06:23

On sait désormais que des centaines de milliers de travailleurs seront obligés de travailler le dimanche car Castorama (Kingfisher) l'a expressément demandé à nos dirigeants soléfériniens.

 

La loi du banquier milliardaire Macron et de l'adversaire de la finance de Tulle-les-Flots comporte une petite entourloupe révélée par Le Canard Enchaîné. La loi réduit de moitié la fiscalité des actions distribuées gratuitement.

 

Elle est loin la fameuse tranche à 75% !

 

Selon le baron von Westphalen (un pseudo ?), les pires mesures de la loi du banquier milliardaire sont les suivantes :

 

 

5   Mise au pas des prud’hommes.

Le président de la cour d’appel désignera les conseillers prud’homaux sur proposition des syndicats. Il pourra sanctionner un conseiller s’il ne l’estime pas assez « impartial ». Celui-ci sera tenu d’adopter un comportement visant à « écarter tous doutes légitimes à cet égard ». Il lui est aussi interdit d’avoir une activité de militant syndical.

En cas de « problèmes de fonctionnement », un juge professionnel avec le président et le vice président du conseil des prud’hommes remplaceront le conseil.

 

4   Augmentation du travail du dimanche.

Ministres, préfets et maires pourront accorder des dérogations au repos du dimanche, dans les zones internationales, touristiques, commerciales et dans les gares ; ou simplement s’il y a « préjudice au public » ou au « fonctionnement normal de l’établissement ».

Les petites entreprises n’auront pas à payer des augmentations de salaire à condition de signer un accord avec les syndicats ou d’organiser un « référendum » dont on se doute de l’issue.


Les salariés « volontaires » qui subiront le plus cette loi seront surtout les femmes, plus touchées par les contrats précaires et les temps partiels.

3  Quasi légalisation des délits patronaux.

Les sanctions pénales seront remplacées par des amendes. L’employeur qui a commis un délit n’aura plus nécessairement à s’exprimer publiquement devant un juge mais à négocier le montant (voir l’existence) de la sanction avec les DIRCCTE ( Directeur Régional des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du travail et de l’emploi ), qui ne sont pas vraiment indépendants du patronat.

Par exemple un patron pourra choisir de payer une amende plutôt que de risquer un conflit social en informant normalement le CE d’un plan de licenciements (les vérifications que le CE ait été au préalable informé seront d’ailleurs supprimées).  En gros cela revient à légaliser les délits patronaux : le patron n’aura qu’a acheter le droit de commettre n’importe lequel. (Voir l’article 85 de la loi macron, page 131-132 sur document PDF).

2  Développement du travail gratuit pour les handicapés.

Les patrons pourront faire appel à des travailleurs handicapés venant faire une « mise en situation en milieu professionnel ». Ils ne seront pas payés et aucune obligation d’embauche ne suivra. Ceci remplacera l’obligation d’embaucher des travailleurs handicapés. Autrement dit, l’obligation de salarier des personnes handicapés comme n’importe quel autre travailleur sera remplacé par… des stages, gratuits, à durée déterminé, spécialement prévu pour les handicapés. (Il s’agit de l’insertion après l’article L. 5212-7 du code du travail, d’un article L. 5212-7-1. Page 135 du texte de la loi en PDF)

1  Attaque massive contre les maigres protections incluses dans le droit du travail.

Tout « accord » employeur-employé primera sur le droit du travail. Voir la suppression du deuxième alinéa de l’article 2064 du code civil. (Article 83 de la loi macron page 130 dans la version PDF)

« Travailler le dimanche, la nuit, 12h par jour, 60h par semaine, pour un demi-SMIC…du moment que le salarié est « d’accord ». » Voir l’analyse de R. Abauzit sur Mediapart. 

Bref, pour les capitalistes, les institutions paritaires sont un frein à la restauration du taux de profit. Il s’agit de liquider les dernières formes de représentation ouvrière dans les institutions pour mettre fin aux conventions collectives et autres compromis. Cela signifiera la précarisation du travail et la facilitation des licenciements.

Loi Macron : un cadeau aux riches (en passant)
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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 10:03

Par Bernard Cassen, pour Mémoires des Luttes.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 06:10

Il paraît que l’administration fiscale (qui, à moi, personnellement, me réclame une pénalité de 15 euros parce qu’elle ne m’a pas transmis un document à temps) a travaillé comme une folle pour faire revenir l’argent des fraudeurs dans les caisses de l’État. 300 millions d’euros – vous avez bien lu : 300 millions – ont été récupérés après quatre ans de démarches, enquêtes, relance etc. C’est phénoménal quand on pense que l’évasion fiscale nous coûte environ 80 milliards par an.

 

Dans le même temps, parlons de choses vraiment sérieuses, les actionnaires du CAC 40 ont touché 56 milliards d’euros (dividendes et actions gratuites) en 2014, soit 30% de plus qu’en 2013. Sous un président dont « l’adversaire » était la finance.

 

Le vaste truandage organisé par HSBC a particulièrement profité aux Espagnols qui ont dissimulé 1,8 milliard d’euros en Suisse, l’équivalent annuel du budget du Trésor Public du pays. Certes, on nous a jeté en pâture quelques noms de vedettes du showbiz ou du football (pauvre Christophe HSBC Dugarry !). Mais il s’agit de la crème du lait. Au fond de la casserole il y a des sociétés qui utilisent des banques complices d’HSBC et qui envoient d’énormes sommes d’argent vers des filiales situées dans des paradis fiscaux.

 

Et pourtant, la classe politique française (UMP/Solfériniens) est douce, depuis bien longtemps, avec les banques. En 1970, elles recrachaient 50% de leurs bénéfices sous forme d’impôts. En 1994, elles étaient imposées à 35%. 26% en 2001, 13% en 2009. 8% aujourd’hui. En 2013, la Bourse a progressé de 15%. Moins cependant que le Nasdaq et beaucoup moins que le Nikkei (57%). Mais plus que Londres (12%). Les banques (aux trois-quarts étasuniennes ou britanniques) détiennent la moitié des 9 000 fonds spéculatifs de la planète. L’autre moitié étant la propriété d’investisseurs institutionnels. En 2009, ceux-ci pesaient 2000 milliards de dollars.

 

Les 50 plus grandes banques et entreprises mondiales détiennent plus de 4 000 filiales dans les paradis fiscaux (214 pour la BNP, par exemple). Une sorte d’antimonde économique qui creuse les inégalités entre les pays et dans les pays. Dugarry et Gad el Maleh en avaient-ils conscience ?

 

La porosité entre la haute Fonction publique et les banques est désormais banale. Le banquier milliardaire Macron en est actuellement l’exemple français le plus typique. Naturellement, le Royaume-Uni de Cameron n’est pas en reste. Stephen Green, le baron Green de Hurstpierpoint, a présidé HSBC jusqu’en 2010 avant de devenir ministre d’État pour le Commerce et l’Investissement. Son titre de noblesse lui a permis de siéger dans la foulée à la Chambre des Lords. En février 2015, Green a démissionné de son poste au sein d’un groupe de pression défendant la finance quelques jours après les révélations concernant HSBC. Son image d’anglican vertueux en a pris un coup. La presse britannique estime que Green a été l’auteur du système d’évasion fiscale mis en œuvre par HSBC. Lorsqu’il quitta ses fonctions de banquier, il prononça une conférence (rémunérée ?) où il déclara :

 

« Chez HSBC nous avons essayé de placer les valeurs au cœur des affaires et de jouer un rôle positif pour le monde en général", lança-t-il. 
“ Nous avons aujourd'hui une chance de redéfinir le capitalisme, de reformuler son dessein – de montrer qu'il peut être éclairé, qu'il peut être meilleur. Échouer nous ferait courir le risque de briser la promesse sacrée de laisser une meilleure société à nos enfants. Réussir consisterait à transformer le cours de l'Histoire. ” »

 

Et en plus ils nous fendent le cœur…

 

 

 

Sur HSBC, lire également ceci et ceci.

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