Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 09:25
Hollande et son ministère de la Propagande
Partager cet article
Repost0
27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 05:12

Pierre Lemaitre a récemment attiré mon attention sur ce texte du site euractv.fr en date du 3 janvier 2014 concernant le refus par la Commission européenne de célébrer la fin de la Première Guerre mondiale. Une preuve de plus que, si l'Europe des banquiers prospère et s'épanouit, celle de la culture, et de la politique au sens noble du terme, n'a jamais existé.

 

Les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale risquent de réveiller les fantômes du nationalisme. Les Européens ont des interprétations très différentes du conflit, ce qui a incité la Commission à ne rien organiser de son côté.

 

Il y a tout juste cent ans, l'Europe fut le théâtre d'une guerre de quatre ans, durant laquelle le progrès  industriel fut massivement et pour la première fois utilisée à des fins militaires.

 

La Grande-Bretagne et la France, alliées à la Russie (voir « Contexte »), estiment que le conflit a été un désastre certes, mais un désastre nécessaire pour mettre un frein aux ambitions impérialistes de l'empereur Guillaume II.

 

Les deux pays ont déjà organisé des centaines d'évènements commémoratifs et médiatiques. Dans les écoles, les élèves ont longtemps appris que la Grande Guerre était le symbole de la victoire de leurs nations.

 

L'Allemagne ne voit pas les choses de la même façon. Les célébrations y sont plutôt des occasions de promouvoir l'intégration européenne et d'arriver à faire un travail de mémoire commun. Elle est prédisposée à apaiser les sentiments nationaux en coopération avec ses anciens partenaires de la Triple-Alliance : l'Autriche et la Hongrie, dont l'empire s'est effondré à la fin du conflit, ainsi que l'Italie qui avait changé de camp entre le début et la fin de la guerre.

 

Lors de son message de nouvelle année, Angela Merkel, la chancelière allemande, est revenue sur le passé. Elle a déclaré que 2014 constituait à la fois le 100e anniversaire du début de la Première Guerre mondiale, le 75e de la Deuxième Guerre mondiale et le 25e de la chute du Mur de Berlin.

« C'était le début de la fin des divisions entre l'Allemagne et l'Europe », a-t-elle affirmé.

Lors du sommet européen du 19 décembre, Angela Merkel a déclaré qu'elle avait lu « Les somnambules - Été 1914 : comment l'Europe a marché vers la guerre » de l'historien australien Christopher Clark.

« [Les dirigeants européens] ont failli sur tous les plans, ce qui a provoqué la Première Guerre mondiale », a affirmé la chancelière.

 

Angela Merkel a utilisé cette référence historique sur les divisions entre les pays européens en vue de montrer comment gérer la crise de la zone euro. Des diplomates ont toutefois expliqué à EurActiv que l'Allemagne ne souhaitait pas célébrer les anniversaires afin de ne pas compliquer encore davantage la communication entre les capitales.

 

Certains événements communs sont planifiés dans les moindres détails, comme la « grande manifestation pour la paix » à Paris, le jour de la prise de la Bastille, le 14 juillet.

La Commission européenne se refuse à commémorer la Grande Guerre

Les dirigeants se réuniront pour méditer sur les conséquences de la guerre

 

Les présidents allemand et français, Joachim Gauck et François Hollande, seront côté à côte le 3 août pour célébrer le début de la guerre « avec gravité et respect ».

 

Une cérémonie germano-britannique devrait avoir lieu le lendemain en Belgique, pays envahi dès le premier jour de la guerre.

 

Des tensions sont toutefois palpables. Selon le journaliste britannique Max Hastings, les commémorations sont l'occasion de partager la responsabilité du conflit avec la Triple-Entente.

 

Norman Walter, attaché de presse à l'ambassade allemande à Londres, a pour sa part indiqué en août 2013 que la Grande-Bretagne « aurait plus de facilités à [adopter] un ton moins pompeux».

« Le pays qui a contribué le plus au déclenchement de la Première Guerre mondiale était l'Allemagne, mais d'autres ont également joué un rôle. Qu'il s'agisse d'une victoire ou non, elle n'en valait pas la peine », a-t-il ajouté.

Mais les tensions les plus perceptibles entre les nations ayant concouru à la Première Guerre mondiale se situent dans les Balkans. L'assassinat du prince héritier austro-hongrois, François-Ferdinand d'Autriche à Sarajevo le 28 juin 1914 a en effet mis la feu au poudre et déclenché la guerre. La chute de l'Empire ottoman et le sentiment nationaliste serbe dans cette région y ont également fortement contribué.

D'autres sujets sensibles

L'Orchestre philharmonique de Vienne compte organiser un concert à Sarajevo à l'occasion de l'anniversaire de l'assassinat perpétré par Gavrilo Princip, un nationaliste serbo-bosniaque membre du groupe « La Main noire ».

L'héritage de ce révolutionnaire suscite encore énormément de controverses dans la région. À l’époque de la Yougoslavie, il fut qualifié de libérateur des rues à Belgrade portent encore son nom aujourd’hui.

 

Selon la presse, le premier ministre serbe, Ivica Dačić, craignait l'année dernière que les commémorations de la guerre ne « mènent à nouveau à faire peser la responsabilité du plus grand conflit armé de l'histoire de l'humanité sur les Serbes ». La Serbie préfère rejeter directement la responsabilité sur l'Empire austro-hongrois.

 

L'attitude de la Commission cherche à refléter les souvenirs fragmentés de la guerre entre les nations belligérantes dorénavant réunies dans les Vingt-Huit.

 

« Nous n'organiserons pas d'évènements commémoratifs, étant donné que 2014 a des significations très différentes dans plusieurs pays, mais nous n'excluons pas que le président et les commissaires assistent à certains événements s'ils y sont conviés », explique un porte-parole de l'exécutif européen à EurActiv.

 

Faut-il rappeler que Lemaitre est l'auteur d'Au revoir là-haut, un roman (prix Goncourt 2013) qui restera dans les mémoires ?

Partager cet article
Repost0
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 05:37
Soutenir le collectif "Occupy Hénin-Beaumont"
Soutenir le collectif "Occupy Hénin-Beaumont"
Partager cet article
Repost0
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 06:49

Les médias aux service du CAC 40 (90% d’entre eux, donc) nous bassinent avec ce privilège inouï dont jouiraient les agents de la SNCF : la sécurité de l’emploi. Deux rappels :

 

  • le droit au travail est inscrit dans la Constitution de la Cinquième République.
  • 2/5 des agents de la SNCF ne jouissent pas de ce statut de « privilégié ». Comme dans tous les autres secteurs des services publics français, la précarité frappe chaque jour davantage chez les cheminots.

 

Comme les aboyeurs au service du CAC 40 font tout pour ne pas expliquer la nature des revendications des syndicats qui ne se sont pas couchés devant l’État-patron, je me permets de relever succinctement les propositions du syndicat majoritaire à la SNCF. Elles n’ont rien d’exorbitant et elles dépassent largement les revendications corporatistes singées par les médias aux ordres.

 

  • Le recrutement de cheminots formés et qualifiés pour assurer dans tous les services les charges de travail avec la qualité et la sécurité dues aux usagers.
  • La réhumanisation des gares et des trains.
  • La réouverture de gares et de guichets permettant l’accès au transport ferroviaire de proximité.
  • Une régulation des tarifs permettant un accès aux trains à tous les citoyens.
  • La mutualisation des moyens humains et matériels permettant une meilleure régularité, efficacité et réactivité de l’entreprise. (1)
  • La relance du transport de marchandises par le fret SNCF, dans le cadre d’une activité d’intérêt général.

 

La CGT rappelle que la SNCF (et non « SNCF ») appartient à la nation et que, à ce titre, l’État doit jouer un rôle éminent en termes d’égalité d’accès au mode ferroviaire. Qu’il doit également intervenir sur la régulation des tarifs au quotidien, en rétablissant les tarifs sociaux comme levier essentiel en matière d’égalité de traitement de la population.

 

En d’autres termes la SNCF doit cesser d’être la Société Nationale du Cash et de la Finance.

 

 

 

(1) Face à cette demande, je suis méfiant : chaque fois que je vois les mots « mutualisation » et « réactivité », je sors mon révolver.

 

PS : Relayées par Le Figaro (entre autres), des associations d'usagers s'organisent pour briser la grève. Parmi elles, SOS Usagers, chère à Jean-Claude Delarue qui, dans le civil, fut mon collègue dans l'université française et qui donc, à ce titre, a pu pleinement jouir du statut de fonctionnaire avant de percevoir une pension bien méritée.

 

La grève à la SNCF : les propositions de la CGT

L'image ci-dessus a-t-elle été prise avant la grève ou pendant la grève ?

Partager cet article
Repost0
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 05:58
Les Belges savent se souvenir d'Allende
Partager cet article
Repost0
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:26

Comme les grands médias ne nous informent pas sur les raisons de cette grève, par contre, coco, la galère des candidats au Bac privés de trains et de RER, ça c'est porteur,  je me suis renseigné auprès de la section CGT de Saint-Pierre-des-Corps. Dans le tract ci-dessous, les grévistes évoquent l'aspect purement corporatiste de leur lutte, la défense, non pas de leurs acquis, mais de leurs conquis.

 

Où l'on s'apercevra que leur grève est parfaitement légitime et que leurs "privilèges" ne sont rien comparés à ceux de l'ignoble énarque Lamassoure qui, il y a trente ans, a copié le phrasé et la bouche en cul de poule de Giscard, qui bave contre les conditions de travail et de vie des cheminots et qui, comme député européen, touche 12000 euros brut par mois d'argent public pour livrer au secteur privé tout ce qui peut l'être du public.

SNCF : pourquoi la grève ?

En prime, ce qu'Aphatie pense de la grève. Le brave Aphatie qui, ce soir, sera privé des Guignols de l'info car les marionnettistes, intermittents du spectacle, observent une journée de grève. Ce qui est rarissime dans le monde tout beau et tout gentil de Canal +.

 

A lire, absolument lumineux, cet article de Jean-Pierre Anselme, de Sud-Rail, sur le site de Mediapart.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 06:07

Le Pen, pauvre chou, se demande qui a jamais pu utiliser le mot fournée dans le sens très indélicat que des esprits malveillants lui prêtent :

 

“À quel moment quelqu’un a utilisé ce mot de ‘fournée’ dans le sens que semble avoir voulu croire un certain nombre de gens C’est dingue ça !“ “S’il y a des gens de mon camp qui l’interprètent de cette manière c’est que ce sont des imbéciles !

 

La réponse est simple : le nazi Léon Degrelle.

 

En 1979, le pape Jean-Paul II (polonais, ne l'oublions pas) se prépare à visiter Auschwitz. Le Belge Léon Degrelle, ancien SS, condamné à mort et exilé en Espagne, lui écrit une lettre dans le plus pur et nauséabond esprit négationniste.

 

On y lit entre autre ceci :

 

“ Que Sa Sainteté daigne prendre au crayon : à un quart d’heure la mâchoire, et à huit arracheurs acharnés à la dissection, cela fait 16 cadavres traités par heure, 160 en une journée de dix heures sans une seule minute de répit ! Soyez même un stakhanoviste de la denture, et doublez la cadence des arrachages, ce qui est d’ailleurs matériellement impossible : cela ferait 320 ! Alors, Très Saint Père, les fournées de 3 000 Juifs d ‘un seul coup ? et les journées de 24 000 gazés au Zyklon B, ce qui représente 48 000 mâchoires à vider, plus 760 000 dents à scruter quotidiennement ! Simplement à s ‘en tenir aux 6 000 000 de Juifs morts certains ont doublé, triplé le chiffre dont la propagande nous rebat sans fin les oreilles -, ces arracheurs eussent encore été, des années après la guerre, en pleine activité ! Ces extractions, seulement ces extractions, à dix heures de labeur ininterrompu, eussent absorbé une affaire de 1 875 journées de toute l’équipe”.

 

Le Pen, qui connaît l'histoire du nazisme sur le bout des ongles, n'aurait jamais entendu parler de ce texte ? Le doute m'habite.

 

 

Quand le nazi Léon Degrelle parlait des "fournées" de Juifs

Degrelle en a fasciné plus d'un. Dans les années vingt, il évolua dans les mêmes milieux catholiques de droite que ceux fréquentés par le dessinateur Hergé. La forte personnalité de Degrelle, son physique avenant, ont très vraisemblablement inspiré le dessinateur lorsqu'il créa Tintin.

Quand le nazi Léon Degrelle parlait des "fournées" de Juifs

Degrelle en 1928.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 05:15
Lutter contre la pauvreté ou contre les pauvres ?
Partager cet article
Repost0
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 05:38

 

À l’époque où Jean-Pierre Chevènement parvenait à exister encore un peu sur la scène politique nationale, il avait popularisé le concept de « gauche américaine ». Il avait, malheureusement, parfaitement raison de qualifier de la sorte les rocardiens, la Cfdt, cette gauche qui avait accepté l’inéluctabilité de la mondialisation financière, dans le sillage de Delors, Lamy et Strauss-Kahn.

 

« Gauche américaine » ne signifie pas simplement que des socialistes peuvent être influencés, contaminés par le point de vue, l’idéologie, les intérêts étasuniens. Non ! Ces socialistes, comme la droite non gaulliste (les neuf dixièmes de la droite) ont été méthodiquement formaté, bichonnés – parce que tel était leur choix, naturellement – pour penser et surtout agir « américain ». Si, après Anthony Blair, Hollande est devenu l’un des toutous préférés d’Obama (en courant parfois plus vite que son maître comme lorsqu’il souhaitait intervenir de manière musclée en Syrie), c’est parce que, dans les années 90 il a adhéré au programme de la French American Foundation et ses spadassins New Leaders.

 

Je reprends ici un article du site (pro-étasunien, libéral décomplexé) Atlantico publié le 22 mai 2012, juste après la victoire de Hollande à l’élection présidentielle, qui nous explique que les New Leaders de la droite (Juppé, Pécresse, NKM, Bougrab) ont laissé la place à François Hollande, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, et le bien ciré Aquilino Morelle.

 

La French American Fondation est connue pour sa formation, les "Young Leaders", réservée à une dizaine de jeunes surdiplômés chaque année. Sur les huit socialistes sélectionnés comme Young Leaders depuis François Hollande en 1996, six rentrent dans son gouvernement cette semaine. Le plus "atlantiste" n'est pas toujours celui qu'on croit...

 

Exit Alain Juppé, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet, Laurent Wauquiez, Jeannette Bougrab... Place à François Hollande, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, Aquilino Morelle (plume du Président), etc.

 

« Enfin des têtes nouvelles ! » entend-t-on ici ou là. Nouvelles ? Tout est relatif, quand on sait décrypter la liste ci-dessus : en fait, tous ces « Young Leaders »  de l’UMP ont laissé la place à des « Young Leaders » du Parti socialiste. Car François Hollande et Pierre Moscovici depuis 1996, Marisol Touraine et Aquilino Morelle depuis 1998, Arnaud Montebourg depuis 2000 et Najat Vallaud-Belkacem depuis 2006, sont tous des « Young Leaders ». Tous ont été minutieusement sélectionnés et « formés » par ce très élitiste réseau Franco-Américain (French American Foundation), inconnu du grand public, sponsorisé entre autres par la banque Lazard. Le programme se présente en ces termes :

 

Programme phare de la French-American Foundation, le programme Young Leaders a été créé en 1981 et sélectionne chaque année pour leurs réalisations et leur leadership, 10 Français et 10 Américains âgés de 30 à 40 ans, appelés à jouer un rôle important dans leur pays et dans les relations franco-américaines. Les candidats retenus participent à deux séminaires de cinq jours chacun sur deux années consécutives – alternativement en France et aux Etats-Unis – afin d'échanger sur des thèmes majeurs communs aux deux pays et d'approfondir leur compréhension mutuelle (link). 

 

Autrement dit, ils ont tous postulé et se sont fait parrainer pour être admis à suivre ce programme phare mis en place par la FAF, la French American Fondation. La FAF est elle-même un organisme à cheval sur Paris et New-York, créée en 1976 conjointement par les présidents Ford et Giscard d’Estaing. A noter qu’entre 1997 et 2001, John Negroponte présida la FAF, avant de devenir entre 2005 et 2007, sous Georges Bush, le premier directeur coordonnant tous les services secrets américains (DNI), dirigeant l’US States Intelligence Community (qui regroupe une quinzaine de membres, dont le FBI et la CIA).

 

Crée en 1981, ce programme Young Leaders permet de développer « des liens durables entre des jeunes professionnels français et américains talentueux et pressentis pour occuper des postes clefs dans l’un ou l’autre pays ». Pressentis par qui ? Par un très strict comité de sélection, composé majoritairement d’anciens Young Leaders, qui ne retient qu’une dizaine d’admis par an. Seuls 13 hommes ou femmes politiques ont été admis depuis 1995, soit moins d’un politique par an en moyenne. Ces heureux « élus » sont choisis comme d’habitude parmi l’élite française : seuls 4% des Young Leaders français ne sont pas diplômés de l’ENA ou pas titulaires d’au moins un diplôme Bac+5, les trois quarts sont des hommes, à 80 % Parisiens... Autant dire qu’on reste en famille avec ce gratin issu de nos grandes écoles. Une spécificité française, qui, comme le souligne un rapport de la FAF, assure « une fonction de "reproduction sociale" de la "classe dominante " […] dans un pays où la simple notion de leadership renvoie aux "diplômes" et non aux qualités intrinsèques de la personne comme c’est souvent le cas outre-Atlantique ». Bref, notre nouveau président et ses nouveaux ministres cités ici sont de purs produits de nos grandes écoles, « ces acteurs influents (qui) personnifient la "pensée dominante" depuis de nombreuses décennies » selon la FAF.

 

Dès que l’on parle de réseaux d’influence, certains de leurs membres crient aux « obsédés du complot » et s’empressent généralement de préciser que le rôle de telles organisations est marginal et informel. Pour ce qui est de l’efficacité des « Young Leaders », les chiffres parlent plus que tous les longs discours : sur les 8 socialistes sélectionnés comme Young Leaders depuis François Hollande en 1996, 6 rentrent dans son gouvernement cette semaine. (Ne restent sur la touche, pour le moment, que Bruno Le Roux, qualifié par beaucoup de « ministrable », et Olivier Ferrand [décédé en juin 2012], l’ambitieux président du think-tank Terra Nova ayant permis l’élection de François Hollande aux élections primaires ; deux candidats impatients de rejoindre leurs camarades Young Leaders au gouvernement). Beau tir groupé, comme s’en enorgueillit à juste titre le site américain («The French-American Foundation is proud to have five Young Leader in the cabinet of President François Hollande, himself a Young Leader in 1996”), tandis que le site français […].

 

En septembre 2006, lors de sa visite aux États-Unis, Nicolas Sarkozy avait prononcé un discours à la French American Foundation (FAF), rappelant la nécessité de « rebâtir la relation transatlantique », paraphrasant ainsi les statuts de la fondation dont l’objectif est de « renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique ». À ceux nombreux qui me demandent, à l’occasion de la visite de François Hollande à Barack Obama, « pourquoi est-ce que les journalistes ne nous parlent pas de ça, à propos de François Hollande, au lieu de nous parler de son séjour d’étudiant et de goût pour les cheeseburgers (linkdont on n’a rien à faire? ». Qu’ils demandent donc la réponse aux journalistes qui ont l’art de nous servir ces hamburgers, préparés par les communicants, en prenant leurs lecteurs pour des cornichons ! Qu’ils la demandent en particulier aux Young Leaders des médias, aujourd’hui actionnaires ou directeurs des principales rédactions, ces copains de promo de certains de nos nouveaux ministres pour certains d’entre eux : de Laurent Joffrin (Nouvel Observateur) à Denis Olivennes (Europe 1, Paris Match et du JDD), en passant par Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus et Erik Izraelewicz (Le Monde)… Et la liste hommes de médias Young Leaders est longue, comme on peut la lire plus intégralement dans l’enquête « Ils ont acheté la presse ».

A New-York, la venue de François Hollande et de sa nouvelle équipe était attendue sereinement. Vu de la FAF, « Welcome à la Hollande team » ; on reste en terrain connu, tout est sous contrôle, on est même fier d’avoir autant de ses poulains dans la place, nous l’avons vu.

 

Si l’on compte bien, sur les huit socialistes qui sont entrés dans le gouvernement de Hollande, six étaient des New Leaders.

 

François Hollande et les socialistes “ américains ”

Et pour finir, quelques éminents Nouveaux Chefs :

 

 

Philippe Askenazy (2005)

Directeur de Recherche au CNRS

Ecole d'économie de Paris

 

 

Frédéric Barbry (2010)

Etat-Major des Armées, Division Emploi

Ministère de la Défense

 

Nicolas Bazire (1998)

Directeur Général

Groupe Arnault

 

 

Alexandre Bompard (2009)

Président Directeur Général

Europe1

 

Michel Bon (1981)

Président

Devoteam

 

 

Jeannette Bougrab (2010)

Secrétaire d'Etat chargée de la Jeunesse et

la Vie Associative

 

 

Frédérique Bredin (1994)

 

 

Manuel Carcassonne (2001)

Managing Director

Editions Grasset

 

 

Henri de Castries (1994)

Président du Directoire

Groupe AXA

 

 

Yves Censi (2003)

Député de l'Aveyron

Assemblée Nationale

 

Emmanuel Chain (1999)

Président

Groupe Eléphant

 

 

Hedwige Chevrillon (1996)

Editorialiste

BFM Radio et BFM TV

 

Jérôme Clément (1982)

Vice-Président

ARTE France

 

Béatrice de Clermont-Tonnerre (2010)

Directrice du Dévelopement

Lagardère

 

 

Annick Cojean (2000)

Grand reporter

Le Monde et France Télévision

 

Jean-Marie Colombani (1983)

Président

JMC Média

 

 

Matthieu Croissandeau (2002)

Rédacteur en chef adjoint

Le Nouvel Observateur

 

 

Christophe Cros (1999)

Directeur Général Délégué – Suez

Environnement

Président Directeur Général – Sita France

 

 

Louis Dreyfus (2005)

Administrateur

Les Inrockuptibles

 

Sylvie Dreyfus (1981)

Chef de Cabinet de la Directrice de la recherche et de l'innovation, Commissariat général au développement durable Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer

 

 

Nicolas Dufourcq (1994)

Directeur général adjoint - Directeur

Financier

Cap Gemini

 

 

Hakim El Karoui (2007)

Director

Rothschild & Cie Banque

 

 

Bernard Faivre d'Arcier (1983) Former Director Avignon theatre and dance Festival

Directeur BFA-Conseil

 

 

Eric Fassin (1994)

Professeur agrégé

Département de sciences sociales

Ecole Normale Supérieure

 

 

Olivier Ferrand (2005)

Fonadateur de Terranova

 

David Fontaine (2010)

Journaliste

Le Canard Enchaîné

 

Stéphane Fouks (2001)

Chairman

EURO RSCG

 

 

Thierry Gausseron (2008)

Administrateur général

Musée d'Orsay

 

 

Bernard Guetta (1981) (who else ?)

Chroniqueur – France Inter

Editorialiste – Libération et au Temps

Grand reporter – la Repubblica

 

Jean-Claude Guillebaud (1981)

Directeur Littéraire

Editions du Seuil

 

 

Catherine Hodeir (1989)

PRAG Histoire

Université de Picardie-Jules Ferry

 

François Hollande (1996)

Député et Président du Conseil Général de

la Corrèze

Parti Socialiste

 

Erik Izraelewicz (1994)

Directeur Général Adjoint et Directeur des

Rédactions

La Tribune

 

 

Jean-Noël Jeanneney (1983)

Professeur, Sciences Po Paris

Président, Europartenaires

 

Laurent Joffrin (1994) (who else ?)

Directeur

Libération

 

 

Alain Juppé (1981)

Ministre d'Etat, Ministre de la Défense et

des anciens Combattants

Maire de Bordeaux

 

 

Sylvie Kauffmann (1998)

Directrice de la Rédaction

Le Monde

 

 

David Kessler (1999)

Conseiller, en charge de la culture, de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche Mairie de Paris

 

 

Nathalie Kosciusko-Morizet (2005)

Ministre de l'écologie, développement durable, des transports et du logement

 

 

Pierre Kosciusko-Morizet (2008)

PDG Groupe PriceMinister

 

 

Anne Lauvergeon (1996)

Présidente du Directoire AREVA

 

 

François Léotard (1981)

Ancien Ministre

Inspecteur Général des Finances

 

 

Bruno Le Roux (1998)

Député de Seine-Saint-Denis

Assemblée Nationale

 

 

Sophie-Caroline de Margerie (1994)

Conseiller d'Etat

 

Gilles de Margerie (1989)

Membre du Comité Executif

Directeur banque privée,

capital investissement et immobilier

Crédit Agricole SA

 

Pierre Mariani (1995)

Président du Comité de Direction

Dexia

 

 

Alain Mérieux (1982)

Président

BioMérieux SA

 

Emmanuelle Mignon (2005)

Maître des Requêtes

Conseil d'Etat

 

Alain Minc (1981)

Président

AM Conseil

 

Arnaud Montebourg (2000)

Député de Saône et Loire

Assemblée Nationale

 

 

Aquilino Morelle (1998)

 

 

Pierre Moscovici (1996)

Député, Président de la Communauté

d’Agglomération du Pays de Montbéliard

Assemblée Nationale

 

 

Dominique Nora (1994)

Rédactrice en chef adjointe, service

Economie Le Nouvel Observateur

 

Olivier Nora (1995)

Président Directeur Général

Grasset et Fayard

 

Christine Ockrent (1983)

Directrice Générale

Audiovisuel Extérieur de la France

 

Denis Olivennes (1996)

Président du Directoire

Groupe Nouvel Observateur

 

 

Valérie Pécresse (2002)

Ministre de l'Enseignement supérieur et de

la Recherche

 

 

Thierry Pfister (1981)

Auteur

Editions Albin Michel

 

Matthieu Pigasse (2005)

Directeur Général Délégué

Lazard Frères

 

 

Eric Raoult (1994)

Député de Seine Saint Denis

Assemblée Nationale

Maire du Raincy, Seine-Saint-Denis

 

 

Alain Richard (1981)

Maire de Saint-Ouen L'Aumône, ancien ministre socialiste

 

 

Pascal Riché (1999)

Rédacteur en Chef

Rue 89

 

 

Guy Sorman (1982)

Président

Editions Sorman

 

 

Jacques Toubon (1983)

Ancien Ministre

Député au Parlement Européen

Président du Comité d’Orientation de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration

 

 

Marisol Touraine (1998)

Députée de la troisième circonscription de

l'Indre et Loire

Assemblée Nationale

 

 

Najat Vallaud-Belkacem (2006)

Adjointe au Maire de Lyon

Déléguée aux Grands Evènements, A la Jeunesse et à la Vie associative

Conseillère Générale du Rhône

 

 

Laurent Wauquiez (2006)

Ministre Délégué des Affaires européennes

Ministère des affaires étrangères

Partager cet article
Repost0
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 09:06

De droite, à moyen terme.

 

Les deux hommes politiques les plus dangereux en France
Les deux hommes politiques les plus dangereux en France
Partager cet article
Repost0