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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 08:04

Non, pas celui-là, l'autre.

 

Construit dans l'illégalité la plus totale. On n'entend guère les grands de ce monde protester contre cette horreur qui, pour finir, ne sert pas à grand-chose.

 

Comparé à ce mur, celui de Berlin était petit bras.

Le Mur de la honte

Parfois, des brèches …

Le Mur de la honte
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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 06:13

En avril 2012, j’avais consacré une chronique aux mensonges éhontés de Sarkozy), au fait que, chez ce Pinocchio peu sympathique, le mensonge était une seconde nature. À mes yeux, la pire de ses hâbleries, quasiment un baiser de Judas, avait été son affirmation, devant un ouvrier complètement désarmé, que jamais il ne privatiserait Gaz de France, alors qu’en sous-main il étudiait la question au profit de quelques copains à lui bien choisis.

Ses impostures, qui confinent à la mythomanie, nous sont revenues avec son entrée en campagne. En m’aidant du blog d’Arnaud Mouillard, je reviens sur les douze principaux mensonges du kleiner Mann.

 

 

HEURES SUP

«Les heures sup faisaient gagner entre 150 et 300 euros de plus par mois à neuf millions de Français.»

Les chiffrages de Nicolas Sarkozy sur ce point, frisent systématiquement le n’importe quoi : jusqu’à 300 euros par mois pour tout le monde à Toulouse, 150 à 200 à Marseille… En fait, c’était plutôt autour de 500 euros… par an.

 

SUCCESSIONS

«On a supprimé l’impôt sur les successions pour 95% des familles françaises.»

La loi Tepa de 2007 (Travail, emploi et pouvoir d’achat), encore elle, a effectivement permis que plus de 90% des successions soient exonérées d’impôts. Mais ce que l’ancien président omet systématiquement de préciser, c’est que c’était déjà le cas avant cette loi… pour 75% des succession.

 

AIDE MÉDICALE D’ETAT (AME)

«L’Aide médicale d’Etat a augmenté de 50% entre 2012 et 2013. On est passé de 500 à 800 millions d’euros.»

L’ancien président de la République s’est fermement opposé à l’Aide médicale d’Etat, dispositif d’urgence pour les sans-papiers. En 2012, il le défendait au nom de «l’honneur de la France» ; désormais, c’est «un trou dont on ne sait même pas à quoi il sert».

 

SYNDICATS

«En 2012, tous les syndicats ont appelé à voter François Hollande.»

En fait, la plupart avaient refusé de donner des consignes de vote.

 

ABSENTÉISME DANS LA FONCTION PUBLIQUE

«Depuis que le jour de carence a été supprimé, les statistiques sur l’absentéisme dans la fonction publique ont disparu.»

Nicolas Sarkozy jure que, comme par hasard, les statistiques sur l’absentéisme dans la fonction publique ont disparu en même temps… En réalité, les statistiques n’ont jamais été aussi à jour, mais il est simplement trop tôt pour avoir des données sur 2014…

 

 

COMPTES DE CAMPAGNE

«"Deux notes de Bercy" ou "le Conseil constitutionnel" récuse(nt) tout reproche à mes comptes de campagne de 2012.»

Ni le Conseil constitutionnel, ni le ministère de l’Economie et des Finances ne règlent, de près ou de loin, la question. N’en déplaise à l’ex-président-candidat

 

 

AGRESSIONS SEXUELLES

«J’ai fait scandale en créant le fichier des empreintes génétiques pour les délinquants sexuels. Il permet d’élucider un viol sur deux.»

En fait, ce n’est pas lui qui a créé le fichier; les critiques n’ont jamais porté sur son existence en tant que telle et on élucide plus d’un viol sur deux depuis bien plus longtemps que tout cela n’existe.

 

ASSISTANAT

«Il y a des gens qui gagnent davantage avec les allocations et l’assistanat que ceux qui travaillent.»

C’est faux, et c’est même son ancienne ministre Rosine Bachelot qui en avait apporté la preuve

 

GESTATION POUR AUTRUI (GPA)

«Il n’y a qu’un seul moyen d’éviter la GPA : il faut revenir sur le mariage pour tous.»

Nicolas Sarkozy paraphrase… Eric Zemmour, en affirmant que la jurisprudence française et européenne rend ce lien de cause à effet inéluctable, ce qui est faux.

 

FONCTION PUBLIQUE

«On a supprimé 160 000 postes de fonctionnaires entre 2007 et 2012. Les collectivités locales de gauche en ont recréé autant.»

Non seulement la moitié de la hausse des effectifs des fonctionnaires territoriaux, sur la période, est due aux transferts liés à la décentralisation, et non à des embauches.

 

DÉLINQUANCE

«5% des délinquants font 50% de la délinquance.»

L’ancien président de la République adore cette statistique qui ne se fonde pourtant sur absolument rien de concret. En fait, il transforme une étude de 2001 sur 2 300 jeunes de 13 à 19 ans dans des collèges et lycées de Saint-Etienne et Grenoble en vérité générale absolue, tout en gonflant les chiffres au passage. Admirable.

 

GENRE

«Lors de la journée de la femme, la gauche a dit aux garçons de s’habiller en filles.»

Surfant sur la vague de la prétendue « théorie du genre », Nicolas Sarkozy accuse la gauche d’avoir fait s’habiller les garçons en fille, transformant la journée de la femme en « journée de la jupe ». Tant pis s’il ne s’agit que d’une initiative lycéenne isolée et peu suivie dans la région nantaise. Rappelons ce que le peu cultivé Sarkozy ne peut savoir : l’expression « théorie du genre » est une contamination de l’anglo-étasunien. En français, une théorie est une construction de caractère hypothétique. En anglais, theory a également le sens de simple hypothèse : « My theory is… ».

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 08:42

 

PAS DE TÉLÉPHONES PORTABLES !

Sans le travail de ces enfants …
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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 06:16

Claude Halmos. Est-ce ainsi que les hommes vivent ?. Paris : Fayard, 2014.

 

Le seul petit problème que me pose le dernier livre de Claude Halmos est sa définition du mot « crise ». La psychanalyste définit le concept de « crise économique » par « une période de difficultés économiques accrues. » Si les mots ont un sens, « crise » (d’un mot grec signifiant décision, phase aigüe d’une maladie) renvoie à un phénomène brutal, violent, soudain. On parlera de crise cardiaque, ou de crise de foie. Par extension, on utilisera le terme crise pour qualifier une période soudaine de tensions, de conflits ou de déséquilibres : la crise des Balkans.

 

Depuis le milieu des années soixante-dix, l’immense majorité de la population mondiale subit tout autre chose qu’une crise. Il s’agit d’une guerre menée par l’hyper bourgeoisie contre les peuples, selon la constatation réaliste du milliardaire étasunien Warren Buffet en 2005, qui parlait, non pas de “ lutte des classes ” mais de “ guerre de classes ” (class warfare). Une guerre de positions, menée avec rigueur, savamment orchestrée, qui utilise toutes sortes de relais et de leurres. L’une de ces tromperies étant que la pénurie, le manque, « l’austérité » chère aux Solfériniens et à l’Union européenne, sont inévitables et inguérissables à court et moyen termes alors qu'ils sont des méthodes d'asservissement. Dans les pays du Nord, cette guerre a d’abord visé et frappé les marginaux, puis le prolétariat et enfin les classes moyennes, au point que dans la conscience claire de tous et de chacun – le livre de Claude Halmos l’expose et le démontre magistralement – s’est installée l’idée que cette guerre est totale, que ses victimes sont effectivement et potentiellement innombrables. L’auteur pense que cette guerre n’est pas forcément gagnable. Elle l'est, comme toutes les guerres … Même s'il est plus difficile de remonter une pente que de la descendre. Claude Halmos a d’ailleurs conçu ce livre comme une « arme » de « combat et d’espoir ». Selon elle, un retournement favorable de situation ne pourrait être réalisé avant une ou deux générations. Et elle postule que les enfants qui vivent aujourd’hui dans la misère économique, culturelle et affective ne s’en remettront jamais.

 

Le problème avec cette « crise », c’est qu’elle n’est généralement pas traumatique. Elle ne tombe pas sur les individus comme une catastrophe mais comme une lente fatalité. D’où ce conseil de l’auteur aux victimes : « Le monde vous fait payer sa maladie, c’est pour cela que vous allez mal. Et si vous ne supportez pas ce que vous avez à vivre, ce n’est pas parce que vous êtes fragile, c’est parce que c’est invivable. »

 

Plus qu’aucun autre, le système capitaliste nous fait croire que la vie sociale relève de l’avoir alors que, Claude Halmos le démontre, il relève de l’être. D’où la difficulté de cerner, par exemple, les causes et les conséquences d’un chômage soudain. Ce chômage frappe dramatiquement les jeunes : un sur cinq est toujours sans emploi après avoir quitté l’école. La tentation est de plus en plus banale, dans les « quartiers », de se débrouiller hors-la-loi en trafiquant, donc en intégrant et en cautionnant de manière extrême les codes de l’injustice et de la violence produits par la guerre systémique. Cette déviance rejaillit sur les parents qui se culpabilisent et excusent des vies sociales construites « sur le cadavre des rêves des jeunes, de leurs projet d’avenir, de leurs désirs. »

 

Le chômage relève de l’être dans la mesure où il débouche sur une mise à mort sociale. Il tue la vie d’avant car il efface l’image de ce que l’individu a pu être ; il tue la vie d’après car il empêche l’espoir. Et puis il y a le problème, fort bien exposé par l’auteur, de l’annulation de l’identité sociale. Aux yeux des autres et des pouvoirs publics, l’individu cesse d’être un boulanger, un commercial, un pompiste pour devenir et n’être plus qu’un « chômeur ». Qui que vous soyez, dès lors que vous franchissez les portes de Pôle Emploi, vous êtes inventorié comme « chômeur ». Vous n’avez plus de métier. Le licenciement vous a rayé du territoire de votre vie sociale, vous êtes « déraciné », « exilé ». Le traumatisme ne sera vraisemblablement pas soigné car le salarié licencié aura perdu tout contact avec le service médical de l’entreprise. D’où l’objectif des Solfériniens, pour plaire au patronat, de restreindre les prérogatives de la médecine du travail. Étant, de par la volonté des pouvoirs publics, en sous-effectif, Pôle Emploi peine à s’adresser de manière personnalisée aux chômeurs qui reçoivent des courriers type où ils ne sont pas même nommés. L’ancien travailleur n’est plus qu’un numéro. Après quelques mois, il subit une nouvelle condamnation symbolique : il est désormais en « fin de droits ». Il n’a donc, écrit Claude Halmos, « même plus le droit d’avoir le moindre droit ». L’argent qu’il reçoit ne correspond plus à celui de la protection sociale qu’il a alimenté en tant que travailleur, mais à celui de la solidarité nationale vécu comme de la charité, de l’« assistance », comme on dit dans la classe dirigeante. Et le chômeur doit inscrire sa détresse dans la durée : quatre enregistrés sur dix à Pôle Emploi le sont depuis plus d’un an. En tout état de cause, travailleurs comme chômeurs sont dans un isolement qui les empêche de réagir aux agressions patronales et politiques. Un exemple tout récent : il y a un an, “ Bulldozer ” Gattaz (c’est ainsi que ses admirateurs le surnomment affectueusement – il faut dire qu’il a l’humanité et la finesse de l’engin) met sur le tapis le problème du travail du dimanche. On entend des cris d’orfraie contre ce projet. “ Bulldozer ” le met en sourdine et fait jouer ses relais dans les médias qui en parlent savamment, toujours dans le même sens : cela va créer des centaines de milliers d’emplois (comme l’Euro, n’est-ce pas Delors ?). Ces jours-ci, Gattaz sonne Macron qui sort de ses cartons un projet ultralibéral auquel les patrons n’avaient même pas rêvé. Quinze militants de la CGT se battant en duel protestent. Isolés, les travailleurs perdent tout repère, toute conscience de classe. Le travail déréglementé sert d'abord à cela.

 

 

 

 

Perdre son emploi, c’est donc perdre son identité sociale, la sécurité matérielle, des liens sociaux, son métier, sa force. C’est devenir coupable, dévalorisé, honteux. Jusqu’en l’an 2000, se souvient Halmos, le chômage était globalement perçu comme relevant de la responsabilité du système économique. Depuis, le responsable du chômage est devenu – Sarkozy, Bertrand, Rebsamem aidant – le chômeur lui-même. Le chômeur se sent donc disqualifié dans son être, la pauvreté étant un état. Car, précise Claude Halmos, devenir pauvre, c’est devenir « un » pauvre.

 

Au bout de la dégringolade, le pauvre deviendra peut-être « SDF ». On ne reviendra pas sur cet acronyme des temps modernes qui ne dit pas les choses et masque toutes les réalités. Chacun sait aujourd’hui qu’entre l’avec domicile fixe et le sans domicile fixe, il n’y a qu’un pas. À Paris, la population de SDF a doublé entre 2000 et 2014. Un SDF sur trois travaille. Parmi les couples de SDF sans enfants, un sur deux n’a aucune ressource.

 

La misère est désormais massive. Selon les critères officiels, 8,8 millions de personnes sont considérées comme pauvres, dont 1,9 million pourvues d’un emploi. 55% sont des femmes. Deux retraités pauvres sur trois sont des femmes. 3,5 millions de personnes ont recours à l’aide alimentaire. Des millions d’enfants ne mangent jamais de légumes frais.

 

Claude Halmos n’oublie pas les vieux. Pardon : les séniors, vous savez bien, ces travailleurs qui viennent d’avoir cinquante ans. Le chômage est vécu  très durement pour eux car ils sont condamnés à prouver l’improuvable : leur utilité sociale selon les critères de rendement capitaliste. Des centaines de milliers d’individus se retrouvent en retraite forcée avant l’âge légal de la retraite, ce qui n’est pas arrivé à Juppé, l’un des premiers fossoyeurs, qui a bénéficié – légalement – d’une pension de l’État à cinquante-sept ans et demi. L’inactivité forcée est vécue comme une « mutilation », nous dit Halmos. La date de péremption arrive de plus en plus tôt. Pour lutter du mieux qu’ils peuvent contre ce largage, les travailleurs ont recours, non à l’absentéisme, comme le disent les démagos du style Sarkozy, mais au présentéisme. Il s’agit de montrer qu’on est disponible, même en dehors des heures statutaires, qu'on est en permanence au bout du téléphone sans fil, le doigt sur la couture du pantalon. D’où l’épuisement, le tristement célèbre burn-out.

 

Un plaisantin disait récemment qu’un électeur du Front national, c’était un électeur communiste qui avait été cambriolé deux fois. Il y a vingt ans, personne n’imaginait que des flopées de syndiqués, de communistes, voteraient facho. C’est pourtant ce qui s’est passé, par exemple, à Hénin-Beaumont où des cités d’ouvriers et de chômeurs ont basculé. La fin des solidarités a ouvert un boulevard au FN car les pauvres, en se trompant d’ennemi, ont fini par croire que le danger venait de l’autre soi-même. Traiter le plus grand nombre de façon inhumaine, nous dit Claude Halmos, revient à « ouvrir la porte à l’inhumanité. »

 

Que nous dit le préambule de la Constitution de 1946 ?

 

« Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés.

 

Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. »

 

Tiens donc.

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:08

Alain Tourret, député du Calvados, vice-président du Parti radical de gauche, a présenté vendredi 7 novembre 2014 à l’Assemblée nationale un rapport sur le budget de la fonction publique.

 

Un mot sur cet Alain Tourret. Son père, officier de cavalerie, fonda une famille nombreuse de sept enfants. Tourret fit des études de droit à l’université de Caen, où il enseigna quelques années, avant de devenir avocat. Comme député, Tourret n’a pas réalisé que des mauvaises choses. Il a lutté pour la disparition des fonds secrets, pour l’interdiction de l’amiante et pour l’indemnisation de ses victimes, pour le PACS et pour le mariage pour les homosexuels.

 

Dans ce rapport réalisé au nom de la commission des lois, il préconise :

 

  • de rétablir la journée de carence des fonctionnaires.
  • de créer une rupture conventionnelle pour les fonctionnaires.
  • de reprendre la politique, impulsée par Nicolas Sarkozy, de non remplacement d’une partie des fonctionnaires partant en retraite. Les collectivités ayant gelé ou taillé dans leurs effectifs seraient récompensées par une réduction, voire une annulation, de la baisse de la dotation globale de fonctionnement (DGF) prévue dans les prochaines années.
  • d’encadrer davantage les décisions d’avancement d’échelon dans les collectivités territoriales. Pour lui, les avancements ne devraient pas être systématiquement accordés à l’ancienneté minimale et devraient «tenir compte de la manière de servir des agents ».

 

Le député adresse ces propositions à Marylise Lebranchu, la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, qui a lancé début octobre une négociation avec les syndicats sur « l’avenir de la fonction publique ».

 

Source : Parti ouvrier indépendant

 

 

La gauche de gouvernement s’en prend au statut des fonctionnaires
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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 06:33

Il a beau tout contrôler, le grand chef nord-coréen commet parfois des bourdes grosses comme lui.

 

Dans l'image qui suit, il est visiblement en visite dans une pouponnerie. Il n'a pas vu qu'un ours en peluche sodomisait allégrement un comparse. Et, même s'il a tous les droits, le grand Kim a oublié qu'on ne fumait pas dans un tel lieu. Vu la longueur de la cendre, il n'y a sûrement pas de cendrier à la ronde.

Le grand chef coréen en représentation

Plus classiquement, j'adore le type d'image suivante qui nous est régulièrement proposé, et qui montre le leader bien aimé (aux tempes désormais grisonnantes) entouré de fidèles collaborateurs souriants (toujours des hommes) dont deux ou trois sont systématiquement armés de carnets sur lesquels ils notent (à moins qu'ils fassent semblant pour la photo) le moindre propos de l'idole vivante.

Le grand chef coréen en représentation
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 16:49

 

 

Samedi 15 novembre : manif’ contre la misère. On dit « contre l’austérité », cela fait politiquement correct. Beaucoup de militants et sympathisants du Front de gauche, plus encore du NPA (que l’on dit par ailleurs dans une mauvaise passe). Des Cégétistes, des militants de Solidaires. Et puis des associations pour le droit au logement, pour la régularisation des sans-papiers. Des pancartes dénonçant le gouvernement PS-Medef, la spéculation immobilière. Environ 3 000 manifestants.

 

Ce que je n’avais jamais vu en 50 ans de manifs’ en province : un encadrement important de très nombreux CRS style Mad Max, à l’avant de la manif’ et à l’arrière. Des dizaines de CRS dans les rues adjacentes au parcours (nous n’étions pas très loin de la préfecture). Et aussi ce dont les CRS et les gendarmes mobiles disposent dorénavant : des barricades en métal d’environ 2 mètres de haut, que l’on installe et désinstalle en deux temps trois mouvements et qui offrent un très bon abri aux hommes du « maintien de l’ordre ».

 

Dans ce domaine comme dans d’autres, les Solfériniens sont allés plus loin que Sarkozy.

Lyon : une manif’ très encadrée
Lyon : une manif’ très encadrée
Lyon : une manif’ très encadrée
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 06:07

Tout … sauf une caméra Big Brother dans une rue à son nom en Catalogne. Certes, du temps d'Orwell, la Catalogne était de gauche, antifasciste, mais tout de même !

Orwell avait tout prévu
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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 06:48
Quand les hommes sont opprimés …

Quand les hommes sont opprimés, c'est une tragédie. Quand les femmes sont opprimées, c'est la tradition.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 06:47

 

 

Comme le patronat sait que les Solfériniens « aiment » l’entreprise et que le ventre mou de l’Élysée n’a plus prise sur grand-chose, il va continuer sa surenchère sans fin contre les salariés, contre les droits des travailleurs, contre les conditions d’existence de la majorité des Français. Ce que le Medef apprécie chez les Solfériniens, c’est que des « réformes » impossibles sous un gouvernement de droite sont désormais dans l’air du temps, parfaitement réalisables – et réalisées. L’objectif du Medef est, pour le long terme, d’arrimer les syndicats et le gouvernement sur son terrain.

 

En décembre prochain, l’offensive du Medef battra son plein. Gattaz, que ses amis appellent affectueusement le « bulldozer », va exiger les « réformes » suivantes :

 

  • le droit de licencier sans raison
  • la fin des 35 heures
  • la légalisation de l’emploi de salariés étrangers hors du droit français
  • le droit de payer des salariés au-dessous du smic
  • l’annulation de l’obligation d’un minimum de 24 heures par semaine pour les travailleurs employés à temps partiel
  • la remise en cause des seuils sociaux
  • la fin du compte pénibilité
  • l’annulation de l’obligation d’informer les salariés de la cession de l’entreprise dans les PME
  • l’annulation de l’impôt sur les dividendes.

 

« Bulldozer » Gattaz envisagerait même d’obtenir du bénévolat au service des patrons. Le Medef demande également à la France de sortir de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail (la France est un des pays qui a ratifié le plus de conventions de l’OIT) qui, depuis 1985, réglemente la cessation de la relation de travail à l'initiative de l'employeur, par laquelle tout licenciement doit être motivé. Sortir de cette convention mettrait par exemple en péril les droits des femmes enceintes.

 

L’action militante patronale se traduira dans les semaines qui viennent par des conférences de presse et, peut-être, par des manifestations de rue !

Le patronat français à l’offensive

Le nouveau cadeau de 40 milliards promis par le gouvernement (baisse des cotisations, hausse d’impôts sur les salariés et les retraités) ne suffit pas à la voracité du patronat. L’augmentation de 30% des dividendes en 2013 (record du monde), non plus. Pourtant le gouvernement ferme les yeux devant les 80 milliards de fraude fiscale et les 25 milliards de fraudes sociales des entreprises.

 

Le Medef est à peine satisfait de la grande « réforme » – dans le cadre des mesures de simplification des entreprises – concernant la médecine du travail. Le gouvernement propose pourtant de transférer aux médecins traitants la visite médicale d’embauche et les visites périodiques (à l’exception des activités difficiles ou dangereuses). Le gouvernement propose également de supprimer pour le médecin du travail le droit de demander l’aménagement d’un poste de travail pour un salarié ayant des problèmes de santé. Pour Manuel Valls et François Hollande (qui « aime les gens »), les visites chez le médecin du travail sont « chronophages et peu ciblées ».

 

La CGC elle-même se dit « offusquée » par ces projets. Elle a bien compris que si l’interlocuteur du travailleur est son médecin traitant,  il sera isolé car les problèmes collectifs d’hygiène et de sécurité ne seront pas pris en compte. Dans un communiqué du 7 novembre 2014, l’association Santé et médecine au travail (une association d’employeurs au service de la prévention), a déclaré : « C’est la première fois, à notre connaissance, qu’un gouvernement se prétendant de gauche évacue si facilement son obligation constitutionnelle régalienne de préservation de la santé au travail des travailleurs, représentée par la médecine du travail.

 

Source : CGT Dieppe et L’Humanité 

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