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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 07:33
 
Un article vibrant et très argumenté d'Alain Garrigou dans les colonnes du Monde Diplomatique :
 

Coup de tonnerre au milieu d'un orage déjà commencé. L'affaire a éclaté en deux temps : après l'annonce par l'hebdomadaire Le Point de l'existence d'enregistrements effectués par l'ancienne éminence grise de l'Elysée Patrick Buisson - quinze jours comme pour laisser le temps de (dé)mentir -, les premières conversations étaient publiées par le Canard enchaînéet le site Atlantico. Ces premiers dévoilements augurent de beaux morceaux d'indiscrétion. D'ailleurs, comme une fuite dans la bienséance, les dirigeants politiques se sont exclamés en choeur : « intolérable »,« inacceptable »« répugnant », pour vilipender les mauvaises manières du conseiller. Surtout à droite évidemment. Mais pas seulement. Et des journalistes tout aussi frileusement légitimistes ont entonné les mêmes refrains moralistes. « Pas de révélation fondamentale » et « embarrassant pour tous », déclarait par exemple la directrice politique de France 2 au journal de 13 heures. « L'histoire avec un petit "h", n'exagérons pas ! », tempérait même leCanard enchaîné. Sans même attendre la suite.

 

Il est vrai qu'il n'est pas très intéressant de savoir quelle opinion - pas très flatteuse - Patrick Buisson et Jean-Michel Goudard ont de Carla Bruni-Sarkozy, de Michèle Alliot-Marie ou de Roselyne Bachelot. Tout juste un symptôme supplémentaire de la « pipolisation » politique. Par contre, est-il futile d'apprendre qu'un remaniement ministériel se fait au sein d'un cabinet noir, que le choix d'un garde des sceaux implique des considérations sur sa capacité à contrôler le parquet, que le texte de l'annonce du remaniement ministériel est transmis avec des consignes en avant-première au directeur du Figaro, Etienne Mougeotte, qui titrait le lendemain matin dans la ligne de l'Elysée ? Un journaliste de pouvoir, Jean-Claude Dassier, venait jouer les cyniques blasés et soutenir que tout le monde fait pareil (iTélé, 4 mars 2014). Ancien directeur de LCI - la chaîne d'info en continu du groupe Bouygues -, il a recruté Patrick Buisson avant que le groupe Bouygues ne lui confie la chaîne Histoire.

 

 

Le tribunal de l'histoire

Cette promotion se justifiait évidemment par la « grande qualité » et la compétence d'historien de M. Buisson, sans doute diplômé (une licence en histoire et une maîtrise de lettres) - la France semble manquer d'historiens de renom -, mais sûrement pas grâce à ses convictions de droite (maurrassienne ) et ses points de vue, si peu scientifiques et si indulgents sur Vichy - qui fleurent bon le révisionnisme -, ou sur la guerre d'Algérie, où il vante l'action de l'armée française. Avec de tels appuis, l'historien a pu être qualifié ensuite par la presse la plus sérieuse - comme l'Agence-France-Presse (AFP) - d'« érudit »,d'« intellectuel hypercultivé », d'« historien et politologue », « docteur en histoire », « politologue »et « l'un des meilleurs analystes de la droite française » .

 

Lire la suite ici.

Affaire Buisson : éloge du scandale
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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 07:55

Ce n'est plus possible aujourd'hui. Il ne faut pas faire de peine à Vinci.

 

C'était possible en 1930, par le train.

 

Merci à diogene2607

Aller partout en France sans voiture
Aller partout en France sans voiture
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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 08:07

 

Rappelons ce que peu de gens, en fait, savent, y compris parmi les fonctionnaires : les retraités ne perçoivent pas une retraite mais une pension, instituée comme un salaire continué après la cessation d’activité.

 

L’article 1 du Code des pensions stipule que « la pension est une allocation pécuniaire personnelle et viagère accordée aux fonctionnaires civils et militaires et, après leur décès, à leurs ayant cause désignés par la loi, en rémunération des services qu’ils ont accomplis jusqu’à la cessation régulière de leurs fonctions. »

 

La Nation s’engage à garantir à ses agents un revenu suffisant tout au long de leur vie. C’est pourquoi les pensions des fonctionnaires ne sont pas financées par des cotisations à une caisse de retraites mais inscrites au budget de l’État.

 

 

Depuis qu’ils sont responsables de nos vies, les Solfériniens ont particulièrement gâté les retraités de la Fonction publique.

 

Ils ont prolongé le report de la revalorisation des pensions du 1er avril au 1er octobre. Sur la base (prudente) d’une inflation en 2013 de 1%,

 

  • dans la Fonction publique territoriale, ce report entraîne une perte de 71,3 euros
  • dans la Fonction publique d’État, la perte est de 118,58 euros.

 

Ce report produit une économie de 0,6 milliard d’euros. Cette ponction est programmée au moins jusqu'en 2040.

 

Par ailleurs, la taxation de la majoration de 10% accordée aux retraités ayant eu au moins trois enfants entraîne les conséquences suivantes :

 

  • une perte de 213 euros pour une retraite de 15 000 euros par an
  • une perte de 684 euros pour une retraite annuelle de 30 000 euros
  • une perte de 418 euros pour un couple marié disposant de 30 000 euros de pension
  • une perte de 1219 euros pour un couple marié disposant de 60 000 euros de pension.

 

Source : Le Particulier, janvier 2014.

 

PS : si l'on veut entrer en relation avec son centre de gestion retraites, il n'y a pas d'adresse électronique. Soyons archaïques, consommons du papier et du CO2. On peut aussi téléphoner, et là, naturellement, l'appel est payant.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 07:30

14 pays africains sont obligés par la France, à travers le pacte colonial, de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu’à maintenant , en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France.

 

Le Grand Soir publie à ce sujet un article passionnant de Mawuna Remarque Koutonin :

 

 

Le saviez-vous ? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance !

 

Lorsque Sékou Touré de Guinée décida en 1958 de sortir de l’empire colonial français, et opta alors pour l’indépendance du pays, l’élite coloniale française à Paris était s’est indignée, et dans un acte de fureur historique, demanda à son administration alors en place en Guinée de détruire, dans tout le pays, ce qui représentait, à leur yeux, les avantages de la colonisation française.

 

Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé : les écoles, les crèches, les bâtiments de l’administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l’institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés ; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnée.

 

 

Le but de cet acte scandaleux était bien évidemment, d’envoyer un message clair à tous les autres colonies sur les conséquences du rejet de la France.

 

Le fait est que peu à peu, la peur s’empara des élites africaines et, après ces événements, aucun autre pays ne trouva jamais le courage de suivre l’exemple de Sékou Touré, dont le slogan était “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”.

 

Pour les pays nouvellement indépendant il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français.

 

Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonisation proposé par De Gaulle, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.

 

Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.

 

Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA ( franc des colonies françaises d’Afrique ), et créa la monnaie du pays.

 

Le 13 Janvier 1963, trois jours après qu’il eut commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ancien Légionnaire français, le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission.

 

 

Lire la suite ici.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 06:34

Du chef de l'opposition pro UE en Ukraine.

 

Il y a une justice, tout baigne !

De qui cette demeure est-elle le nom ?
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:54

Ou François-Jérôme Cahupé ?

 

Grâce au formidable talent de Guillaume TC, nous savons maintenant quelle créature notre République frankensteinienne a engendrée.

Connaissez-vous Jean-Jérôme Copuzac ?
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 06:40
La meilleure photo de l'année
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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 10:43
Où Hollande nous emmène-t-il ?
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 10:44
 
...et de la liquidation du ministère de l’Equipement et de l’Environnement

Dans l’indifférence médiatique, les syndicats du MEDDE (ex ministère de l’Equipement) dénonce une nouvelle phase de privatisation des routes. Ce bien commun de la Nation. Car après la privatisation des autoroutes, après la décentralisation qui a vu le transfert de la plupart des routes aux conseils généraux suivi d’une externalisation massive vers le privé de leur exploitation, Hollande et son gouvernement de droite pousse les feux de la privatisation des routes nationales restante.

 

Remplir les poches d’actionnaires dont la richesse a explosé avec la crise en faisant celle des travailleurs du publics et du privé, brader le bien public de la Nation, le tout pour répondre aux injonctions de libéralisation de l’UE et du MEDEF voilà la politique de Sarkollande, ces serviteurs ce l’oligarchie capitaliste.

 

Nous avions eu l’occasion par le passé, [par exemple au moment du limogeage de Delphine Batho de revenir sur la liquidation en cours du service public de l’aménagement du territoire, des ministères de l’équipement et de l’environnement :

 

Sous la pression de la Commission européenne – garde-chiourme de l’oligarchie capitaliste – le gouvernement Ayrault n’a eu d’autre « choix » que de monter un budget encore plus austéritaire.

 

Et de pousser les feux de la libéralisation et de la privatisation rampantes voulues par l’Union Européenne, avec par exemple le paquet ferroviaire visant la SNCF ou encore la libéralisation des barrages hydroélectriques.

 

C’est donc une baisse de 7% des crédits du MEDDE qui est prévue par le prochain budget. Il est également prévu de supprimer encore près de 1100 emplois au MEDDE, ce qui fait suite aux suppressions massives sous Sarkozy (rappelons que ce ministère d’externalisation en suppressions d’emploi a vu ses effectifs passer de 95 000 agents à 60 000 entre 2007 et 2012, qui dit pire ?).

 

Bref, Delphine Batho (PS) qui, sans doute échaudée par le sort de son éphémère prédécesseuse Nicole Bricq (évincée après quelques semaines pour avoir oser émettre un bémol sur les permis d’exploitation d’hydrocarbures en Guyanne) était restée plus que discrète, ne pouvait faire moins que sa timide et très tiède protestation (c’est bien la même qui déclarait il y a peu que son ministère devait prendre sa part de l’austérité !) face à la poursuite de la destruction de son ministère en charge de l’aménagement et de l’équipement du territoire. Rappelons que le MEDDE, c’est le ministère qui s’occupe des grandes infrastructures du pays (routes nationales, aviation civile, voies navigables) et du transport mais c’est aussi la prévention des risques, l’énergie, la sûreté nucléaire, le contrôle des installations classées et bien sûr l’environnement ainsi que des services publics tels que Météo-France, l’IGN, l’INERIS ou le BRGM.

 

Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

 

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 06:49

Ses pairs l'ont désigné cette année comme le meilleur footballer de la planète. Il semblerait que, depuis plusieurs années, il soit l'un des rares grands sportifs en vue qui adhère à la cause palestinienne.

 

Lors d'une rencontre récente entre le Portugal et Israël, il aurait (j'utilise le conditionnel par prudence) refusé d'échanger son maillot avec un joueur de léquipe adverse en déclarant : « Je n’échange pas mon maillot avec des assassins ».

 

En 2012, il a participé à une vente aux enchères en faveur d'enfants palestiniens (il a fait don de son soulier d'or d'une valeur d'1,5 million d'euros). La photo ne saurait mentir.

Cristiano Ronaldo, soutien de la cause palestinienne ?
Cristiano Ronaldo, soutien de la cause palestinienne ?
Cristiano Ronaldo, soutien de la cause palestinienne ?
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