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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 13:12

Greg Page, l’homme qui contrôle l’alimentation de la planète (Xlsemanal)


Carlos Manuel SANCHEZ



Il a 59 ans et il n’accorde jamais d’entretien. Il est à peu près certain que son nom ainsi que celui de sa société ne vous disent absolument rien. Mais c’est entre ses mains que passe la plus grande partie des aliments que vous êtes capables d’imaginer. Cargill est une des quatre sociétés qui contrôlent 70 % du commerce mondial des denrées alimentaires. Alors que le monde affronte la plus grande crise alimentaire que l’on ait connue depuis des décennies, eux ils font leur chiffre d’affaires « en lisant les marchés ». C’est comme ça que ça marche.


Vous ne le savez pas, mais le toast de votre petit déjeuner est une marchandise qui a bien plus de valeur que le pétrole. La farine avec laquelle il est fabriqué a un nom : Cargill. Ça vous dit quelque chose ? Eh bien, Cargill est aussi le nom de la matière grasse qui recouvre votre toast et du glucose qui entre dans la marmelade qui lui donne sa douceur. Cargill est l’aliment qui a engraissé la vache laitière et la poule qui a pondu les œufs frits sur votre la poêle, Cargill est le grain de café et la fève de cacao, la fibre des biscuits et la boisson à base de soja. Et le sucre des sodas, et la viande des hamburgers, et la semoule des vermicelles ? Et aussi le maïs des chips mexicaines, et le tournesol de l’huile, et le phosphate des engrais… Et que me dites-vous du biocarburant de votre automobile, cet amidon que les compagnies pétrolières ont raffiné pour le transformer en éthanol et le mélanger à de l’essence ? Devinez.


Non, ne cherchez ni marque ni étiquette ; vous ne les trouverez pas. Cargill traverse l’histoire sur la pointe des pieds. Comment se peut-il qu’une entreprise fondée en 1865, qui compte 131.000 salariés répartis dans 67 pays, avec un chiffre d’affaires annuel de 120 milliards de dollars, soit 4 fois plus que celui de Coca-Cola et 5 fois celui de McDonald’s, soit si peu connue ? Comment expliquer qu’une société tellement gigantesque que son chiffre d’affaires dépasse le revenu national du Koweït du Pérou et de 80 autres pays, soit passée tellement inaperçue jusqu’à ce jour ? En partie parce que c’est une entreprise familiale. Oui, ses bilans laissent pantois, mais Cargill n’est pas cotée en Bourse et n’est pas obligée de rendre des comptes. Ses actionnaires sont un essaim d’arrières petits fils de ses fondateurs, les frères William et Samuel Cargill, des paysans de l’Iowa qui bâtirent un empire au XIXº siècle, grâce à un élévateur à grains adossé à une voie de chemin de fer, dans une bourgade de la Prairie de l’Iowa qui n’était même pas mentionnée sur les cartes. Plus tard, un beau-frère — John MacMillan — allait prendre les rênes. Durant des décennies, les Cargill et les MacMillan ont accumulé des silos, des moulins, des mines de sel, des abattoirs et une flottille de cargos. Aujourd’hui, environ 80 descendants de ces pères fondateurs se partagent les dividendes et jouent au golf. On n’en sait guère plus à leur sujet, sauf que les mâles portent le kilt écossais dans les fêtes pour faire honneur à leurs ancêtres. Et que 7 d’entre eux siègent au Conseil d’administration et figurent sur la liste Forbes des héritiers les plus riches de la planète, avec des fortunes qui tournent autour de 7 milliards de dollars par tête. Le président de la compagnie est Greg Page, un type flegmatique qui se plaît à dire avec un certain humour que Cargill se consacre à « la commercialisation de la photosynthèse ».


Mais les temps ne sont pas à la plaisanterie. Les prix des denrées de base ont flambé depuis un an. Le blé : plus 84 % ; le maïs : plus 63 % ; le riz : presque plus 10 %. Ce sont les trois céréales qui nourrissent l’humanité. Leurs prix ont atteint des sommets, prévient L’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) ; ils dépassent ceux de 2008 qui avaient provoqué des révoltes dans 40 pays et qui avaient condamné à la famine 130 millions de personnes. Et les prix vont continuer à monter, prévient le Financial Times. « Le coût des céréales est déterminant pour la sécurité alimentaire parce que les céréales sont la matière première de référence dans les pays pauvres. Si les prix continuent à grimper, il y aura encore plus de soulèvements. »


Les raisons sont multiples : un cocktail fait de sécheresses, de mauvaises récoltes et de spéculation. Mais les gagnants sont un tout petit nombre. Et parmi ceux-là, on trouve les sociétés mastodontes qui contrôlent le commerce mondial des céréales. Cargill a multiplé par trois ses bénéfices au cours du dernier semestre et ils dépassent les 4 milliards de dollars, précédent record atteint en 2008 suite aux bouleversements de la crise alimentaire. La société avait parié que la sécheresse survenue en Russie, un des grands producteurs mondiaux, obligerait Vladimir Poutine à interdire les exportations de grains pour assurer la consommation intérieure nationale. Et elle a gagné son pari. « Nous avons fait un bon travail en lisant les marchés et nous avons réagi vite », a expliqué un porte-parole de Cargill. En quoi consiste cette réaction ? Essentiellement, il s’agit de jouer au Monopoly en achetant des récoltes entières sur le marché à terme avant même que ne soit semée la moindre graine. Il suffit ensuite de les revendre de place en place, sur toute la planète, là où c’est le plus rentable.


Les grandes compagnies céréalières fondent leur pouvoir sur le contrôle des réseaux de distribution. Silos, entrepôts, élévateurs de grains stratégiquement implantés sur les réseaux ferroviaires, flottes marchandes transocéaniques… Elles ne possèdent pas la terre. Elles préfèrent laisser aux agriculteurs le risque de perdre leurs récoltes. S’il y a surproduction, les compagnies font des réserves et attendent. Si un désastre climatique survient et ruine les récoltes quelque part dans le monde, elles ont les moyens de transporter les excédents depuis d’autres lieux, aussi éloignés soient-ils.


C’est un jeu risqué. La Russie, par exemple, approvisionnait l’Égypte et d’autres pays arabes. Cargill a vu venir, avant les autres, la rupture dans les approvisionnements — ce n’est pas pour rien que la compagnie possède un service de renseignement que l’on a comparé à celui de la CIA... Elle utilise des satellites de communication, des analystes du climat et toute une armée d’informateurs et de « taupes » au sein même des gouvernements — et Cargill a pris de vitesse ses concurrents : ces compagnies tout aussi étatsuniennes qu’elle que sont Archer Daniels Midland (ADM) et Bunge, et la française Louis Dreyfus. À elles quatre, ces firmes, toutes centenaires, familiales et très fermées — contrôlent environ 70 % du commerce mondial des denrées alimentaires. Donc Cargill accapara du blé auprès d’autres producteurs pour le stoker dans les ports d’Afrique du Nord et serra les boulons question prix. Affaire juteuse… sauf que le prix du pain explosa dans tout le Maghreb et que le spectre de la famine est venu s’additionner à la revendication de liberté. La mèche de la révolution était en place et Facebook n’avait plus qu’à y mettre le feu.


Pour l’éteindre, certains pays arabes ont augmenté leurs importations de blé ; par exemple l’Algérie et l’Arabie Saoudite. Exemple suivi par d’autres gouvernements, comme le Mexique, échaudé par la toute récente crise des tortillas qui vit des groupes de désespérés, armés de cailloux et de machettes, prendre d’assaut des trains chargés de céréales et les piller au rythme de 35 tonnes par mois. Mais accumuler des réserves entraîne la hausse des prix. Parce que la population mondiale augmente et parce que les classes moyennes émergentes chinoise et indienne veulent manger chaque jour davantage et mieux. Les inondations en Australie et au Pakistan elles aussi ont contribué à provoquer une pénurie de grains. Les réserves mondiales actuelles s’élèvent à 432 millions de tonnes qui ne représentent que 70 jours de consommation mondiale, réduits à 64 lorsque le printemps sera là.


« Nous sommes entrés sur un terrain dangereux. Le prix mondial combiné des céréales, des graisses végétales, des produits laitiers, de la viande, et du sucre… ne cesse de monter depuis six mois, sans discontinuer, et il a dépassé les niveaux atteints lors de la dernière panique alimentaire. Et il reste encore de la marge pour qu’il continue de monter beaucoup plus si la vague de chaleur en Argentine se transforme en sécheresse ou si l’Ukraine et la Russie connaissent à nouveau de mauvaises récoltes » nous explique Abdolreza Abassian, économiste en chef de la FAO. La Banque Mondiale prévoit que les prix resteront élevés au moins jusqu’en 2015. D’autres vont plus loin et considèrent que le changement climatique constitue un autre facteur d’inflation. Certains experts calculent que pour chaque degré d’élévation de la température, on perdra dix pour cent de la production agricole. « Le temps des denrées alimentaires bon marché est terminé », conclut Gonzalo Fanjul, d’Intermón Oxfam. En Amérique Latine, le prix du panier de la ménagère a augmenté de 45 % depuis l’été. Jean Ziegler, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit alimentaire, qualifie de « génocide silencieux » le fait de brûler des centaines de millions de tonnes de céréales en biocarburants.


Dans ces conditions, la mise à sac par les spéculateurs du marché des matières premières et le fait que la Bourse de Chicago — parquet de référence pour les matières premières — soit devenue ce casino où les jetons sont des fèves, des grains et des haricots rouges, était courue d’avance. C’est ce qui se passe depuis qu’a éclaté la crise financière de 2007. La bulle immobilière et créditrice est aujourd’hui remplacée par une bulle alimentaire. Selon la défunte société de consulting Lehman Brothers, environ 270 milliards de dollars auraient migré de Wall Street vers la chasse aux gros coups sur les contrats à terme à la bourse de Chicago dont les profits ont fait un bond de 65 % en un an. Des banques d’investissements, des fonds de pension et à haut risque (hedge funds) s’y livrent à un véritable festin sur le dos de millions de gens condamnés à la famine. Ils ont recours à des mécanismes d’une sophistication extrême qui leur permettent des effets « levier » sur des opérations d’achat/vente portant sur des sommes faramineuses en ne déboursant qu’un pourcentage infime de la valeur du contrat. « Comment est-il possible qu’un spéculateur puisse acquérir 15 % de la production mondiale de cacao sans payer un centime et la revendre ensuite ? » s’interroge, scandalisé (faussement, n.d.t.) le président français Nicolas Sarkozy.


Mais ces nouveaux venus n’en sont pas moins des seconds couteaux dans un négoce toujours contrôlé, depuis plus d’un siècle, par les mêmes : les compagnies céréalières surgies à la faveur de la révolution industrielle du XIXº siècle, lorsque des millions de paysans émigrèrent vers les villes, cessèrent de consommer ce qu’ils produisaient et devinrent dépendants du pain acheté chez le boulanger. En Europe, les dynasties du blé sont nées le long du Rhin : les Fribourg (Continental), les Louis Dreyfus et les Bunge. D’humble origine, elles surent gagner l’amitié des rois et connurent leur temps de gloire. En 1870, elles ont sauvé de la famine les Parisiens cernés par l’armée prussienne et réduits à manger leurs propres mascottes. En 1917, elles ont su déjouer le blocus des sous-marins allemands qui étranglaient les routes d’approvisionnement des nations alliées. Après la Seconde Guerre mondiale, le Plan Marshall a servi pour placer les excédents nord-américains et nourrir la moitié de la planète, y compris l’Espagne. Ce furent des efforts héroïques, et non moins grassement rétribués.


Aujourd’hui, le monde leur demande d’être à la hauteur de la situation. Mais les affaires sont les affaires. Nous avons un dicton, en Argentine : « Bunge accorde au paysan un crédit, lui vend les semences et lui achète son grain d’avance. Et une fois finie la moisson, il lui vend la corde pour qu’il se pende ». C’est pourquoi certains organismes demandent que soit créée une réserve mondiale de céréales dans laquelle les gouvernements pourraient puiser en cas de disette et qui, en outre, servirait à stabiliser les prix. Parce que cette fois, nous prévient l’ONU, en plus de condamner des millions d’êtres humains des pays défavorisés à ne pas pouvoir se remplir le ventre, nous allons tous pâtir, plus ou moins, des conséquences de la bulle alimentaire.


Carlos Manuel Sánchez

http://xlsemanal.finanzas.com/web/a...


Traduit par Manuel Colinas Balbona pour Le Grand Soir


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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 09:35

Une de mes connaissances, médecin, est en train de s'installer à Mexico.

Par amour.

Il exerçait en France dans une spécialité assez lucrative. Ce sera encore plus lucratif là-bas.

Il a prévenu sa famille : "Si je suis enlevé, ne payez pas. En aucune manière. Quand ils enlèvent, ils tuent, même en cas de rançon versée".

Je suis comme tout le monde ici : je ne sais si Florence Cassez est coupable, innocente, complice ou simple témoin d'enlèvements d'enfants.

Mais je comprends que les autorités mexicaines aient fait preuve de quelque susceptibilité face aux gros sabots de notre kleiner Mann.

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 12:00

Quand Carlos Ghosn délocalise les délocalisations...

La délocalisation délocalisée : Dacia s’en va de Roumanie ?

Par Jose Luis Forneo
 


Renault veut continuer a économiser de l’argent sur les salaires. Après une première délocalisation d’une partie de sa production en Roumanie, utilisant les ancienne installations de Dacia à Pitasti, où l’on continue a produire des voitures plus économiques avec cette marque, elle pense maintenant a transférer ses installations dans d’autres pays encore moins cher.

La possibilité que Renault délocalise au Maroc, où elle a ouvert une fabrique à Casablanca pour la production de certains modèles de Dacia, sa filiale de bas coût roumain, cause beaucoup de préoccupations. Dans un article intitulé Dacia "made in Romania", menacée par les Marocains, le journal Gândul pointe les motifs qui sont utilisés par la direction de la multinationale pour justifier la délocalisation.

En premier lieu "le malaise de la direction à cause des demandes des syndicats pour la salaires, une augmentation de 500 lei (125 euros) par mois et une prime annuelle de 700 lei (175 euros) sur la base d’un salaire moyen de 520 euros (vu comme ceci cela parait ridicule, car dans les deux pays les salaires sont très bas, mais du point de vue du capitaliste n’importe quelle augmentation du bénéfice est plus importante que la situation de ses travailleurs). Naturellement le journal Gândul, aussi aux mains des capitalistes, accuse les travailleurs d’exiger des salaires démesurément hauts, au lieu de les défendre contre l’exploitation ceux qui sont soumis par la marque française.

En second lieu, une réduction du coût de transport des voitures par voie maritime par rapport à la voie terrestre, au vu de l’état des routes roumaines et des faibles possibilités que la situation change dans les prochaines années. Dans ce cas le laissez faire et l’indolence des gouvernements roumains qui n’ont construit qu’un peu plus de 200 km d’autoroute en 21 ans, provoque de graves préjudice au transport, et par conséquent à la production locale.

Le salaire à Tanger, Maroc, est de cinq euros de l’heure, face au huit euros de l’heure en Roumanie. C’est que la spirale des délocalisations a des paradoxes. Si au début elles sont bienvenues, profitant des bas salaires du nouveau lieu, bientôt elle trouvera un lieu encore plus économique et la délocalisation sera délocalisée.

La division de la classe ouvrière internationale défendant les intérêts selon son appartenance aux nations crées par la bourgeoisie fait que les capitalistes, beaucoup plus unis par leurs intérêts identiques, arrive a leur objectif d’augmenter la plus-value en réduisant les coûts salariaux. Ainsi l’acceptation des syndicats nationaux où se trouvent les fabriques de la possibilité de délocalisation cherchant des travailleur encore moins cher (et les nouveau bénéficiaires, les travailleurs de la nouvelle nation, de la nouvelle situation) fait que les droits du travail souffre d’une spirale de régression, que les capitalistes, muent par l’avarice et non par l’altruisme, trouvent toujours une force de travail moins cher et avec de pires condition de travail pour l’exploiter mieux et augmenter encore plus ses bénéfices.

Le journal Gândul souligne de plus que la fabrique de Mioveni a réalisé des exportations d’une valeur de 2,5 milliards d’euros en 2010, ce qui représente 7% des exportations totales de Roumanie, il rappel aussi que Dacia donne du travail à 150 000 personnes en Roumanie.

La marque de la Roumanie Socialiste, Dacia, aujourd’hui en des mains françaises, n’est maintenant plus au service de ses travailleurs, mais des capitalistes du groupe Renault. C’est ainsi que les intérêts des roumains ne compte plus et la seule chose importante est l’intérêt de ses propriétaires. Ainsi est le capitalisme.

 

Source : La deslocalización deslocalizada : ¿Dacia se va de Rumania ?

 

 

(repris du Grand Soir)

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 20:01

Lorsque les “ alliés ” ont commencé à bombarder l'Afghanistan, il y a de nombreuses années de cela, je me suis dit : "Mais ce pays n'est que ruines et cailloux. On va donc ajouter d'autres ruines et d'autres cailloux à ces ruines et à ces cailloux".

Mais pour faire des ruines, il faut tuer. Et quand on tue, ce sont d'abord les civils que l'on tue. Ce qu'explique Théophraste R. du Grand Soir, dans les lignes qui suivent :

 

Sur la mort de neuf enfants.

4 mars 2011. Une frappe aérienne de l’OTAN (lire : USA) a tué 9 enfants sans armes qui ramassaient du bois, près de leur village, en Afghanistan, à environ 12 000 km des USA.

Le général commandant de la Force internationale d’assistance à la sécurité (sic) s’est dit désolé et il va s’excuser auprès du « président Karzaï », marionnette US qui a déjà condamné « cette tragédie ».

Moins de dix jours plus tôt, une attaque similaire avait tué 65 civils dans le même coin.

Les génies du Pentagone ont élaboré des plans complexes : « Un rassemblement en bas ? Tu canardes, tu regardes avec les jumelles, tu cries victoire ou tu t’excuses. Dans le premier cas, médaille, dans le second (cours de récréation, fête villageoise, cérémonie...), pas de médaille ».

Dans Le Grand Soir, un auteur féru d’humour noir (qu’il se dénonce !) a écrit naguère qu’il faudrait que les Afghans évitent de se marier le jour de leur enterrement. Ce qui suppose qu’ils attendent au moins leur puberté avant d’éparpiller leurs entrailles dans la poussière.


Théophraste R.


PS. Certains s’étonnent de la sauvagerie avec laquelle les USA installent et défendent la démocratie en Afghanistan. Pour comprendre, il suffit de remplacer « démocratie » par « pipeline » et de regarder une carte sur l’acheminement du pétrole.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:17

La preuve irréfutable que les données de vol censées être celles du vol AA77 qui a percuté le Pentagone ne proviennent pas d’un Boeing 757 (Pilots for Truth)

 

  

 

[traduction reopen911.info] Le sujet des boîtes noires des avions utilisés le 11-Septembre continue de faire polémique. Dernier événement en date, la publication par les autorités US des données de vol censées être celles du Boeing 757 connu sous le nom de "vol American Airlines 77" qui a frappé le Pentagone le 11 septembre 2001 à 9 h 38 du matin. L’association Pilots for 911 truth (Pilotes pour la vérité sur le 11/9) qui regroupe plus de 250 pilotes professionnels, a analysé ces données et il en ressort une incohérence technique majeure : ces données ne proviennent pas d’un Boeing 757/767, elles contiennent des informations incompatibles avec ce modèle d’avion et avec cette compagnie. (American Airlines). Nous ne savons toujours pas ce qui a frappé le Pentagone, ni où est passé le vol AA77, mais ce que nous savons, c’est que les informations officielles sont fausses ; en voici une nouvelle preuve.

Lorsque l’association des Pilotes pour la Vérité sur le 11/9 fut fondée vers la fin de l’été 2006, l’objectif était de trouver des preuves corroborant ce qui était ressorti de la Commission d’enquête sur le 11/9, étant donnée la multiplication des théories selon lesquelles des éléments au sein même du gouvernement US auraient été impliqués dans le 11-Septembre. Le cofondateur Rob Balsamo explique dans sa déclaration à PatriotsQuestion à quel point il était perplexe et aussi curieux de poursuivre ses investigations sur les événements du 11/9, ce qui l’a ensuite amené à former Pilots for 911Truth. Après plus de quatre années de recherche poussée s’appuyant sur des documents obtenus via la loi sur la liberté de l’information (Freedom of Information Act, FOIA), de nombreuses interviews et des analyses d’experts n’ont révélé aucune preuve soutenant ou en lien avec les conclusions de la Commission sur le 11/9 – au contraire, bien souvent elles les contredisent. Aujourd’hui, il existe des preuves accablantes selon lesquelles les données fournies au public au travers de la FOIA ne proviennent pas d’un avion de la compagnie American Airlines.

L’analyse des Pilotes pour la vérité sur le 11/9 portant sur les données fournies par le National Transportation Safety Board (NTSB) révèle que les données [de vol] ne sont pas compatibles avec un impact contre le Pentagone, qu’elles donnent des vitesses excédant de beaucoup les possibilités d’un appareil de type 757/767 standard, et qu’elles posent un certain nombre de problèmes liés au « contrôle » [de l’appareil] par un « pilote inexpérimenté » (voir 9/11 : Attack On The Pentagon, 9/11 : World Trade Center Attack, and Flight Of American 77). Les données elles-mêmes ne sont pas compatibles avec ce que nous a raconté la Commission sur le 11/9. Nous avons contacté le NTSB et le FBI mais ils ont refusé de nous répondre. Les Pilotes pour la Vérité sur le 11/9 ont continué à étudier les liens éventuels entre les données et l’avion N644AA (l’appareil aussi connu comme le « vol 77 »), et là encore, il n’existe aucune preuve à l’appui de la version gouvernementale des événements (1). Des études ont aussi été menées pour voir si l’on pouvait établir un lien entre les débris (en nombre relativement réduit) retrouvés au Pentagone, et l’appareil N644AA (2). Fait absolument sans précédent, ces débris n’ont jamais été vérifiés par aucune agence gouvernementale, et ce, pour aucun des quatre avions officiellement utilisés [par les pirates] le 11/9. En tout état de cause, le gouvernement n’a fourni aucune preuve appuyant les conclusions de la Commission sur le 11/9. Des analyses ultérieures montrent que les données fournies n’ont pas été générées par un avion d’American Airlines pour ce qui concerne l’attaque contre le Pentagone.

Data Frame Layout (Description des champs de données)

Les Pilotes pour la vérité sur le 11/9 ont obtenu plusieurs fichiers au travers de la FOIA. L’un d’eux en particulier, un fichier d’un « Flight Data Recorder » (FDR) [en français, un enregistreur de vol, ou boîte noire - NdT] écrit comme un téléchargement provenant directement du FDR, contient du code binaire (des 0 et des 1 – NdT) nécessitant une phase de décodage avant de pouvoir être lu correctement à l’aide d’un tableur comme Excel. Pour décoder ces données, il faut un « Data Frame Layout » (description des champs de données). Dérivé du « Data Frame Layout » générique pour les Boeing, celui utilisé par American Airlines a été personnalisé pour décoder des données des appareils de la flotte d’American Airlines (AAL) qui sont spécifiques à cette compagnie.

Pourtant, le « Data Frame Layout » personnalisé d’AAL n’a pas permis de décoder l’intégralité des données et dans certains cas, ni celui d’AAL ni le Layout générique de Boeing n’ont pu être utilisés pour décoder ces informations (3). Pourquoi donc American Airlines mettrait-il au point sa propre « description de champs d’information » si elle ne peut même pas décoder les informations venant de son propre appareil ? Ou peut-être que les données fournies ne provenaient pas d’un avion d’American Airlines ?

La porte du cockpit

Les Pilotes pour la vérité sur le 11/9 ont aussi découvert grâce à ces données qu’il n’y avait aucune preuve qu’un « détournement » ait effectivement eu lieu. En effet, le paramètre de la « porte du cockpit » indique que cette porte est restée fermée pendant toute la durée du vol. A ce jour, aucune preuve n’a été fournie montrant l’ouverture de la porte du cockpit, et permettant de réaliser un détournement. (4)

Latitude / Longitude

Des preuves supplémentaires corroborant le fait que ces informations ne proviennent pas d’un appareil d’American Airlines, et encore moins du vol AAL 77, arrivent sous la forme des coordonnées de latitude et de longitude (Lat/Long) à l’intérieur de ces données. Lorsqu’elles sont enregistrées, les coordonnées Lat/Long montrent une erreur de plus de 3000 pieds au moment du départ de l’aéroport international de Washington Dulles (IAD). D’après le manuel d’opération des Boeing 757/767 d’American Airlines, et d’après de nombreux commandants de bord ayant opéré sur ces avions, les instruments de navigation (connus sous le sigle d’IRS, pour Inertial Reference System), sont réglés (aligned) lorsque l’appareil se trouve devant la porte d’embarquement (gate), avant chaque vol (5). Si une telle erreur est observée pour un avion d’American Airlines, l’appareil reste cloué au sol jusqu’à ce qu’il soit réparé. Il ne quitte pas la porte d’embarquement. Si une telle erreur apparait durant le trajet vers la piste, le commandant de bord est dans l’obligation de ramener l’appareil devant la porte d’embarquement et d’attendre qu’il soit réparé (6).

Porte d’embarquement et alignement complet

D’après les rapports officiels et les enregistrements audio fournis par les agences gouvernementales, le vol AA77 est parti de la porte D26 de l’aéroport de Dulles à Washington (7). Pourtant, si l’on rectifie les coordonnées Lat/long en tenant compte des 3000 pieds de décalage, les données indiquent un départ d’une autre porte que la D26 (8). American Airlines exige un alignement complet (par opposition à un alignement « rapide ») avant tout vol, et les pilotes doivent insérer manuellement les coordonnées de la porte fournies par les cartes de navigation, à l’intérieur du système de navigation.

L’appareil n’aurait jamais dû quitter la porte d’embarquement avec une erreur aussi énorme dans son système de navigation. Bien que certains appareils ont la capacité de mettre à jour leurs positions en plein vol, une telle « mise à jour » est très différente d’un « alignement ». Toute « mise à jour » en vol ne sera pas précise si l’alignement initial n’a pas été effectué à la porte d’embarquement. Il est intéressant de noter que les avions militaires ont la capacité d’effectuer en vol un alignement de leur système de navigation inertiel.

 

Alignement automatique et GPS

Les avions militaires ont été équipés de GPS bien avant que les avions civils puissent en bénéficier. Avec un GPS, ils peuvent régler automatiquement leur Système de Référence Inertiel (IRS). Or le vol N644AA (immatriculation du vol American Airlines 77) n’était pas équipé de GPS, mais lorsqu’on regarde les données de l’enregistreur de vol, il est indiqué : GPS = OPER (ationnel) (12), ainsi que la présence d’un alignement automatique de coordonnées en vol. Comment un système GPS peut-il être noté comme opérationnel sur un avion qui n’en possède pas ?

Les données montrent que les coordonnées (longitude et latitude) ont été ajustées automatiquement à celles du Radar après le décollage (9). Les avions d’American Airlines n’ont pas la capacité de faire ce type d’alignement en vol. De plus, aucun avion ne prendrait le départ avec une erreur aussi importante, l’IRS étant sa première source [d’information pour la] navigation. Il est impossible pour un avion d’American Airlines de donner des informations fiables sur sa position si le système n’est pas ajusté à son point de départ (la porte d’embarquement).

L’appareil doit rester immobile de façon à ce que l’alignement se fasse correctement, sinon l’appareil de navigation se basera sur des données erronées ce qui pourrait être fatal (10). D’après Ralph Kolstad, Commandant de bord de 757/767 chez Americain Airlines qui a volé précisément avec l’appareil N644AA, si le système de référence inertiel (IRS) tombe en panne en plein vol (ou s’il montre des erreurs importantes), une alerte doit être signalée immédiatement. Il est demandé à tout appareil de rester stationnaire pendant au moins 10 minutes pour permettre un alignement complet du système de référence inertiel, et ce, avant chaque vol, ceci est stipulé noir sur blanc dans le manuel d’opérations des appareils 757/767 d’American Airlines (11). Comment un alignement en vol peut-il être enregistré alors que l’appareil d’American Airlines n’avait pas cette capacité, ni de GPS ? Voici une preuve de plus qui démontre que les données de la boîte noire ne proviennent pas d’un avion d’American Airlines.

Conclusion

Les données fournies ne sont pas compatibles avec un impact contre le Pentagone, ni avec un départ depuis la porte d’embarquement mentionnée dans les rapports officiels, et si ces données ont effectivement été générées par un véritable avion, elles l’ont été par un appareil aux capacités plus avancées que le N644AA, à la fois en termes d’équipements de navigation (instruments) et de performances. De plus, les données n’ont pas pu être décodées entièrement [même] en utilisant la description des champs de données (Data Frame layout) élaborée par American Airlines exclusivement pour ses appareils.

Les preuves sont accablantes : ces informations ne proviennent pas d’un appareil d’American Airlines. On demande fréquemment aux Pilotes pour la Vérité sur le 11/9, « et si le vol 77 n’a pas frappé le Pentagone, où est-il allé ? » C’est une EXCELLENTE question ! Les Pilotes pour la Vérité sur le 11/9 recommandent de continuer à faire pression pour obtenir les données de l’appareil censé être parti de la porte D26 de l’aéroport de Washington Dulles le matin du 11 septembre 2001, et encore plus important, dont les coordonnées Lat/Long correspondent à un départ de la porte D26. A partir de là, on pourra déterminer où il est allé ! Malheureusement, des pouvoirs d’assignation à comparaitre seront sans doute nécessaires pour obtenir ces données, étant donné que tous les recours via la Loi sur la liberté de l’information (FOIA) ont été épuisés et que les agences gouvernementales qui ont répondu jusqu’ici refusent de commenter plus avant. En effet tout ce que nous avons obtenu se résume à « Nous avons satisfait vos demandes. Vous avez les données, et ces données ne confirment pas nos conclusions ? "No comment !" ».

Des procès ont été intentés par des victimes du 11/9, en particulier celui d’April Gallop, une survivante du Pentagone. Les Pilotes pour la Vérité sur le 11/9 ont signé une lettre de soutien (Affidavit) à Mme Gallop, tout en fournissant des preuves dans cette affaire. Maintenant, tout ce qu’il faut, c’est un juge équitable et juste, qui prenne en compte ces éléments de preuve au lieu de jeter l’affaire [aux orties]. (14)

Presque 10 ans ont passé depuis les événements du 11/9. Il n’y a toujours pas de preuve qui établit un lien entre les allégations de la Commission sur le 11/9 et ses conclusions. Même la Commission sur le 11/9 a admis qu’on leur avait menti et que [cette commission] avait été "mise en place pour échouer" (set up to fail)13. Ecrivez à votre représentant au Congrès, à votre sénateur, informez-les du fait que les données fournies par les agences gouvernementales à travers la Freedom of information Act ne sont pas compatibles avec les conclusions de la Commission sur le 11/9, montrez-leur les preuves irréfutables selon lesquelles ces données ne proviennent pas d’un avion d’American Airlines.

Fondée en août 2006, Pilots For 9/11 Truth est une association en plein essor constituée de pilotes professionnels du monde entier. Cette organisation a analysé les données fournies par le National Transportation Safety Board (NTSB) concernant l’attentat contre le Pentagone, les événements de Shanksville, en Pennsylvanie, et les attentats contre le World Trade Center. Ces données sont incompatibles avec la version officielle. Le NTSB et le FBI se refusent à tout commentaire. A ce jour, les Pilotes pour la vérité sur le 11/9 ne proposent pas de théorie alternative et ne blâment personne. Mais il existe [désormais] une énorme quantité d’informations et de données qui contredisent la version officielle et sur lesquelles les agences et les responsables officiels ne font aucun commentaire. Pendant ce temps, la liste des membres de Pilots for 911 Truth continue de s’allonger.

Pilots for Truth, le 04 mars 2011 http://pilotsfor911truth.org/forum/...

Traduction GV / JiPé pour ReOpenNews

http://www.reopen911.info/News/2011...

 

Source : Le Grand Soir

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 14:01

 

http://www.reveil-fm.com/images/copé10.JPGIl y a quarante ans, on aurait classé Jean-François Copé à l’extrême droite du champ politique français. Depuis, le curseur n’a cessé de se déplacer. Copé est maintenant étiqueté “ libéral ”.

Comme notre kleiner Mann, Copé est partisan de retirer la nationalité française, dans un délai de dix ans après l’accession à cette nationalité, à ceux qui portent atteinte à la vie de personnes dépositaires d’une autorité publique, en particulier les policiers et les gendarmes. Pas les professeurs des écoles, notons-le, alors qu’ils sont également dépositaires d’une autorité publique. Si elle était votée, cette loi pourrait concerner deux ou trois personnes par an. Le but n’est clairement pas de dire le droit, de rendre la justice, mais de faire peur, de remuer des remugles de démagogie et d’instituer une forme de nationalité en CDD.

Je ne suis pas juriste, mais je me permets de penser que cette loi ne verra jamais le jour. En effet, on voit mal le Conseil constitutionnel accepter le principe d’une nationalité à deux vitesses, ainsi que des citoyens à deux vitesses : pourquoi protéger les pandores et pas les douaniers ?

Que vient faire Copé, tout particulièrement, dans cette histoire de chasse à l’étranger ? La réponse est, malheureusement, dans la page Wikipédia qui lui est consacrée :


Aîné d'une famille de trois enfants, Jean-François Copé est le fils de Monique Ghanassia, originaire d'Algérie, et du professeur Roland Copé, chirurgien gastro-entérologue proctologue d'origine roumaine.

Du côté paternel, son grand-père Marcu Hirs Copelovici, fils de Copel et Zleta, originaires de Bessarabie, est un médecin né à Iaşi dans l'est de la Roumanie au début du siècle. Fuyant l'antisémitisme de son pays, il émigre à Paris en 1926. Devenu Marcel Copé, il se marie peu après avec Gisèle Lazerovici, fille de Ghidale Lazerovici, comptable, et Anna Stern. Du côté maternel, son grand-père Ismaël André Ghanassia, fils de Moïse Ghanassia et Djouhar Soussi, originaires de Miliana, est avocat à Alger. Son épouse, Lise Boukhabza, est la petite fille d'un rabbin originaire de Tunisie, et d'une mère originaire de Tétouan au Maroc. André Ghanassia, son épouse et leurs trois enfants, dont Monique, quittent Alger pour la métropole dans les années 1950, peu après les débuts de la guerre d'Algérie.

 

Le petit-fils d'immigré qu'est Copé devrait savoir dans sa chair ce que c'est que d'être étranger. Non ?

 

PS : La majorité parlementaire UMP vient de reculer sur ce projet. Le kleiner Mann n'est pour rien dans ce recul, bien sûr. Ce sont vraiment des gens de convictions.

 

 

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 11:19
Il s'agit d'une horreur de plus imposée aux citoyens de l'Europe par le capitalisme financier. Mélenchon la dénonce régulièrement. Je propose ici l'analyse qu'en fait Bernard Cassen pour Mémoire des Luttes. Je précise pour mes nouveaux lecteurs que Bernard Cassen fut l'un des fondateurs d'ATTAC, qu'il présida, et qu'à ce titre le Non au référendum de 20058 sur l'Europe lui doit beaucoup. Pendant ce temps-là, on amuse la galerie avec la question de l'identité française, quand ce n'est pas les états d'âme d'Anne Sinclair...

http://www.cercleciceron.com/wp-content/uploads/2010/10/christine-lagarde_183-300x252.jpg

 

Un carcan européen de plus : le "pacte de compétitivité"

Par Bernard Cassen

Pour une armée battant en retraite, on dit que l’humiliation suprême est d’abandonner son drapeau sur le champ de bataille. Pour récupérer le précieux morceau de tissu, un officier n’hésitera pas une seconde à sacrifier autant de vies de soldats qu’il le faudra. C’est une logique du même type qui, deux ans après le déclenchement de la dernière en date des crises du capitalisme, inspire les mesures prises ou projetées par les gouvernements de la zone euro : quel qu’en soit le prix, il sauver non pas l’Europe ni même l’Union européenne (UE), mais la monnaie unique et les politiques de régression sociale dont elle est le rempart ! Et la sauver aux conditions fixées par Angela Merkel, avec Nicolas Sarkozy comme junior partner.

Déjà la chancelière allemande avait imposé à ses partenaires de l’UE la révision du traité de Lisbonne, décidée lors du Conseil européen de décembre 2010. Il s’agit de créer un Mécanisme européen de stabilité (MES) destiné à prendre, en 2013, la relève du Fonds européen de stabilité financière (FESF) mis en place en mai 2010. Le MES contiendrait des clauses encore plus draconiennes que celles du FESF [1]. On croyait pourtant qu’il était difficile de faire « mieux » que ce Fonds qui place les Etats sous la tutelle de la « troïka » Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international (FMI). Pour ne prendre qu’un exemple, c’est cette « troïka » qui exige que la Grèce privatise ses entreprises publiques à hauteur de 50 milliards d’euros. L’un de ses membres a même demandé au gouvernement d’Athènes de « vendre des plages pour développer le tourisme » [2].

Ce n’était qu’un début… Toujours au prétexte de sauver la monnaie unique, Angela Merkel, avec le soutien du président français, veut maintenant faire adopter par les 17 pays de la zone euro (et à ceux des 10 autres membres de l’UE qui le souhaiteraient) un « pacte de compétitivité » qui les obligerait à adopter des politiques communes (c’est-à-dire celles de l’Allemagne) non seulement sur le niveau de leur endettement public et sur la fiscalité des entreprises, mais également sur la politique salariale et les systèmes de retraite. C’est ainsi que devrait être supprimée l’indexation des salaires sur le taux d’inflation dans les pays (Belgique, Luxembourg et Portugal) où elle existe encore, et que l’âge de départ à la retraite devrait être porté le plus rapidement possible à 67 ans.

Avec le Pacte de stabilité (signé en 1997), les Etats membres de l’UE avaient déjà perdu leur souveraineté budgétaire ; avec la monnaie unique, les membres de la zone euro avaient renoncé à leur souveraineté monétaire. Il restait seulement aux Etats la fiscalité comme levier d’action macro-économique, mais elle est prise en otage par la mise en concurrence des systèmes fiscaux dans l’UE. Si l’on ajoute à ces dépossessions, la disparition de toute autonomie en matière de politique sociale, on ne voit plus de quelles marges de manœuvre disposerait désormais un gouvernement, et donc à quoi pourraient bien servir des élections à l’avenir.

Ce « pacte de compétitivité » doit être discuté lors d’un Conseil européen extraordinaire le 11 mars et adopté lors du Conseil ordinaire prévu deux semaines plus tard. Si c’est le cas, il viderait de son contenu toute alternance politique, notamment en France, visant à mettre en œuvre des mesures de rupture avec le néolibéralisme. Il faudrait alors choisir entre l’acceptation du carcan européen et le respect de la démocratie.

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 10:09


La dernière fois que j’ai acheté une voiture, il s’est passé une chose étrange – à mes yeux – dans le bureau du vendeur : il a établi devant moi la carte grise du véhicule en m’expliquant que, désormais, les garagistes étaient habilités à fournir ce précieux document.

http://galsatia.files.wordpress.com/2007/10/bureaucratie.jpg?w=460Le concessionnaire me réclama simplement ma carte d’identité. Je lui demandai s’il était capable de distinguer, au premier coup d’œil, une vraie carte d’une fausse. Il me répondit que non. Et donc qu’il circulait en France un nombre toujours croissant (1%, 2%, plus encore) de cartes grises établies à partir de fausses identités. Ce qui pose évidemment de sérieux problèmes à la police lorsqu’elle recherche des voitures volées ou encore des conducteurs en infraction.

Encore une initiative merveilleuse imposée par le capitalisme financier : comme on ne remplace qu’un fonctionnaire sur deux dans les préfectures, de plus en plus de tâches sont externalisées vers le privé et confiées à des gens non assermentés et pas toujours compétents. Mais, par-delà les économies, la visée est surtout idéologique : il s’agit d’instiller dans la conscience des citoyens/consommateurs que, partout, le privé peut et doit se substituer au public.

Et puis, pourquoi se plaindrait-on ? Plus besoin de faire la queue dans les préfectures, gain de temps, possibilité de commander sa carte chez soi, à trois heures du matin, dans la position du lotus.

LA LIBERTÉ !

 

Théophraste, du Grand Soir, ajoute ceci :

 "Si la voiture est destinée à un voyage de noces, il serait moderne que le vendeur vous marie, ou alors, ce n’est ni fait ni à faire, son truc."

Tout à fait, Théo. Au Danemark, en Finlande, en Norvège, en Suède, en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal (pour le mariage catholique), au Canada, le mariage civil est facultatif. le mariage religieux a force de loi.

En Espagne, si on choisi un mariage religieux, les documents civils sont signés à la fin de la cérémonie religieuse et l’Église les envoie aux autorités civiles.

Heureusement que Badinter a fait abolir la peine de mort : Sarko aurait privatisé la fonction de bourreau. Mais il l’aurait féminisée. Nous aurions eu une bourelle.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 16:16

Le FMI épaulé par la Commission européenne organise le pillage de la Grèce

Par Jérôme DUVAL

En Grèce, le peuple maintient la mobilisation après neuf grandes grèves depuis février 2010

Alors que le chômage continue sa progression après être passé de 9,7% à 12,9% de la population active entre le 3e trimestre 2009 et le 3e trimestre 2010 |1| (près de 34% des moins de 25 ans sont sans emplois), le peuple poursuit la mobilisation contre les plans d’austérité d’orientation ultralibérale et conformes au « consensus » de Washington.

Cette politique promue par la troïka - Fonds monétaire international (FMI), Commission Européenne (CE), Banque Centrale Européenne (BCE) - en échange d’assistance financière pour affronter le paiement de la dette publique est digne de celle qui a conduit l’Argentine, élève modèle du FMI, à une crise mémorable en 2001. Les médias dominants nous dissimulent le budget militaire grec qui ne cesse d’aggraver le déficit. Pourtant, celui-ci est proportionnellement au PIB le plus important des pays membres de l’OTAN après les Etats-Unis et représentait 4% du PIB en 2009. Serait-ce que les vendeurs d’armes propriétaires d’empires médiatiques comme Dassault ou Lagardère ne veulent pas compromettre un marché juteux ?

Alors que le peuple est confronté à une destruction généralisée des acquis sociaux (réductions des salaires et des régimes de retraite, hausses d’impôts indirects, augmentation de l’âge de départ à la retraite, privatisation et augmentation des tarifs des services publics…), la Grèce achète de l’armement à la France (6 frégates FREMM d’environ 500 millions d’euros chacune et des hélicoptères de combats SAR) et à l’Allemagne (sous-marins). Ces achats d’armement par temps d’austérité drastique pour la population sont irrecevables. L’argent volé à la population pour acheter du matériel militaire doit être restitué intégralement et les responsables jugés. Selon le SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), la Grèce est la nation européenne qui dépense le plus d’argent en défense comparé à son produit intérieur brut (PIB) et figure parmi les 10 plus importants acheteurs d’armes au monde. Il s’agit d’un comportement odieux et irresponsable envers sa population qui se saigne aux quatre veines pour renflouer les caisses de l’Etat. En mai 2010, selon le ministère français de la défense interrogé par le député François Cornut-Gentille, « aucune des mesures de restriction budgétaire supplémentaires décidées au mois de mars 2010, à la suite des interventions de l’Union européenne, ne devrait affecter, cette année, le budget d’acquisition du ministère de la défense grec. (…) les démarches d’acquisition des frégates de type FREMM (frégates multimissions) et des hélicoptères SAR (search and rescue) restent en conséquence d’actualité |2|. »

La Grèce a signé avec le FMI et l’Union Européenne, de nouveaux prêts mal nommés « aide ». Tout en tentant d’alléger le déficit au prix de sacrifices inouïs, le pays devra rembourser une dette alourdie par les intérêts chaque fois plus importants à mesure que les agences de notation dégradent la note du pays.

En décembre 2010, les députés grecs ont approuvé un nouveau paquet de coupes budgétaires qui consiste à baisser les salaires des employés de la télévision et des transports publics. Les journalistes grecs se sont joints aux protestations qui parcourent le pays et à Athènes, l’entrée de la Banque centrale a été aspergée de peinture rouge. En février 2011, c’est au tour des médecins, pharmaciens et employés du secteur médical de manifester devant le parlement contre une réduction de 1,4 milliard d’euros des dépenses de santé réclamées par l’Union européenne (UE) et le FMI alors qu’une centaine de médecins campaient devant le ministère de la Santé à Athènes. La délégation du FMI et de l’UE dépêchée sur place à Athènes le 7 février 2011 attendra la mise en œuvre de la réforme du système de santé, avant de donner son feu vert au versement de la quatrième tranche du prêt - pour un montant de 15 milliards d’euros - initialement prévue pour février 2011. Chaque fois, des mesures toujours plus libérales réclamées par l’UE et le FMI sont le préalable requis pour débloquer les tranches successives dans le cadre du prêt de 110 milliards d’euros consentis en mai 2010.

Le gouvernement grec à la solde de la Troïka FMI-CE-BCE, coupable de non assistance à population en danger, organise le pillage du pays au profit du grand capital

Mais, comme si cela ne suffisait pas, les créanciers demandent une "accélération décisive" des réformes structurelles pour réduire la dette et retardent le versement de cette quatrième tranche. En février 2011, le gouvernement de Georges Papandréou finit par réagir lorsqu’une fois de plus, la troïka FMI-CE-BCE demande d’approfondir les réformes et d’augmenter son objectif de privatisations de biens publics de l’Etat en passant de 7 milliards d’euros de recette à réaliser d’ici 2013 dont 1 milliard en 2011, à 50 milliards d’ici 2015. Cette réaction fait sourire lorsqu’on voit la soumission totale envers ses créanciers de la part d’un gouvernement qui se dit socialiste. D’ailleurs, il faudra attendre quelques jours seulement pour que M. Papaconstantinou, ministre des Finances, se retourne et indique que "l’objectif" de ce plan de privatisations de 50 milliards "était sûrement ambitieux, mais réalisable", acceptant à nouveau l’ingérence du FMI épaulée par la Commission Européenne… Sont alors visés les ports, les aéroports, les chemins de fer, l’électricité ainsi que des plages touristiques du pays. Le représentant de la Commission européenne Servaas Deroose proposait dans le quotidien To Vilma, de « vendre les plages pour développer le tourisme et le marché des propriétés touristiques ». Dans une autre interview, il ajoute : « La Grèce pourrait facilement lever cinq milliards d’euros en vendant l’ancien aéroport d’Athènes, situé dans une zone côtière lucrative ». De son côté, le chef de la mission du FMI Poul Thomsen a proposé de « vendre des terrains, y compris l’ancien aéroport » d’Athènes. « Nous sommes à un point crucial où nous avons besoin d’une accélération des réformes », aurait-il déclaré selon le quotidien Kathimerini |3|.

La contraction, plus sévère que prévue par les Institutions, du PIB grec à 1,4% au quatrième trimestre 2010, une inflation galopante à 5,2 % en janvier 2011 ainsi que la baisse des revenus des Grecs qui ont chuté de 9% en 2010 |4| sous l’effet des mesures d’austérité donnent un avant-goût de l’échec retentissant de la politique de la troïka FMI-CE-BCE. Selon la Banque de Grèce, « Le pouvoir d’achat des salariés du public a reculé à un niveau plus bas que celui de 2003, tandis que sur l’ensemble de l’économie le pouvoir d’achat a reculé en moyenne à un niveau plus bas que celui de 2006 ». De leur côté, les investisseurs sont encouragés à faire des affaires juteuses par une réduction du coût du travail de 3% dans le pays en moyenne.

Il n’y a pas là de quoi calmer une population déjà malmenée par la crise et une nouvelle grève générale a paralysé le pays le 23 février 2011. Le peuple grec est en droit d’exiger d’autres mesures radicalement différentes comme la taxation des hauts revenus et un moratoire sur l’achat d’armement militaire. Mais seul un audit sous contrôle citoyen des comptes publics de l’Etat pourra analyser les contrats d’endettement afin d’en restituer la part illégitime ou odieuse au véritable créancier qui réclame souveraineté et dignité : le peuple grec. Il faut à ce propos, saluer l’initiative de la députée Sophia Sakorafa qui, en décembre 2010, a proposé devant le parlement grec la constitution d’une Commission parlementaire d’audit de la dette publique.

Jérome Duval

 

www.cadtm.org/Le-FMI-epaule-par-la-...

 

Notes

|1| Eurostat, 1er février 2011 :http://epp.eurostat.ec.europa.eu/ca.... Le taux de chômage officiel atteindra 13,9 % en novembre 2010.

|2| L’optimisme du ministre de la défense concernant les exportations d’armement françaises en Grèce, François Cornut-Gentille, député, mai 2010, http://www.francois.cornut-gentille...

|3| Lire François ASSELINEAU (ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Alain Juppé), Grèce : l’UE, la BCE et le FMI préparent le pillage du patrimoine : http://www.agoravox.fr/actualites/e...

|4| Rapport annuel de la Banque de Grèce publié le 15 février 2011. http://lapresseaffaires.cyberpresse...

URL de cet article 12939
http://www.legrandsoir.info/Le-FMI-epaule-par-la-Commission-europeenne-organise-le-pillage-de-la-Grece.html
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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 16:00

A l'occasion de la nomination de Gérard Longuet au gouvernement, les médias ont rappelé son passé d'activiste (au sens français du terme) violent d'extrême droite.

Ils ont bien fait.

 

Mais ils n'ont pas mentionné un fait au moins aussi important : Longuet est le beau-frère de Bolloré (plus exactement l'ancien, ça divorce aussi chez les grands de ce monde).

Même si Longuet est resté toute sa vie un adepte de la droite la plus dure, sa relation familiale avec l'un des hommes les plus riches et les plus influents de France me semble beaucoup plus importante.

 

 

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