Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 10:50

À quelques mètres de l’endroit où un gosse de 14 ans a été fauché à scooter par une voiture et en est mort, un nouvel accident s’est produit hier à Toulouse. Un homme de 77 ans a été gravement blessé.

 

Je sais que je vais finir par me lasser, et lasser ceux qui veulent bien me lire, mais cet accident m’amène à revenir sur la politique imbécile et perverse d’aménagement de la voirie par la municipalité de Toulouse. La municipalité n’est évidemment pas responsable des accidents. Les seuls responsables sont ceux qui les causent. Tout individu circulant doit être maître de son véhicule et de sa vitesse. Si une route est mouillée, si elle est mal dessinée, il lui revient d’adapter sa conduite à ces conditions.

 

Hier, un chauffeur en a percuté un autre avec une extrême violence. Un témoin a entendu « un long freinage » qui a laissé une trace de 40 mètres de long. L’automobiliste percuteur n’était pas assuré, un cas de figure désormais banal. L’automobiliste percuté a été rapidement secouru, mais son état est grave.

 

À cet endroit de Toulouse, les conducteurs roulent généralement trop vite. Des riverains ont demandé depuis longtemps la pose de trois ralentisseurs.

 

Au moment où cet accident se produisait, je me trouvais à deux kilomètres de là, allée de l’Île de France, pour prendre les photos qui illustrent cette note. J’emprunte régulièrement (en voiture) cette rue depuis sept ans. J’affirme tranquillement qu’elle ne présente aucun danger car elle est étroite et sinueuse. Y croiser un bus implique qu’on ralentisse franchement. Les pervers incompétents de la municipalité ont estimé que cela était encore trop beau et ont décidé de rétrécir la largeur de la rue. Les riverains m’ont confirmé ce que je savais fort bien, à savoir qu’il n’y a pas eu d'accident dans cette rue depuis au moins dix ans.

 

Encore une fois, la pose des ralentisseurs et le rétrécissement des rues n’ont, 99 fois sur 100, rien à voir avec des problèmes de sécurité. Il s'agit, je l'ai dit et le maintiens, de pourrir la vie de tous, les automobilistes au premier chef.

 

On constate dans la photo ci-dessous à quel point la rue peu large est rétrécie par trois aménagements :

 

5782.ter.jpg

 

et on voit très bien sur l'image qui suit à quel point la conduite est rendue plus dangereuse : un automobiliste qui prendra désormais ce virage à 50 à l'heure sera déporté sur la gauche :

 

5785.jpg

 

Comme me disait un des ouvriers : “ Nous, tant qu'on a du boulot... ”

 

Ce qui est déjà quelque chose.

 

 

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 09:09

Je reprends ci-dessous un article de Vivian Petit publié par Le Grand Soir.


 http://static.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2011/3/28/1301294984755/Anti-cuts-protesters-marc-007.jpg

 

Nous étions ce samedi 20 octobre environ 200 000 manifestants (150 000 selon la police) à marcher dans les rues de Londres contre l’austérité. Si les perspectives de lutte sont moins ouvertes qu’en Espagne, au Portugal et bien sûr en Grèce, pays qui connaîtront une nouvelle grève générale le 14 novembre, et où les manifestations sont quasi quotidiennes, nous pouvons dire au regard de l’Histoire de la Grande-Bretagne que les mouvements de lutte reviennent de loin.

En effet, à la suite des mesures antisyndicales imposées par Margaret Thatcher et de la défaite du mouvement ouvrier dans les années 80, les luttes ont pendant longtemps quasiment déserté les lieux de travail. Seuls les mouvements de quartier semblaient avoir perduré, que ce soit dans les luttes contre les expulsions, contre le racisme, ou lors d’émeutes aussi impressionnantes qu’éphémères. Pour beaucoup, l’engouement semble être revenu via les manifestations contre la guerre en Irak, rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes en 2003. Quant à eux, les étudiants sont passés par l’occupation des universités pour appeler au boycott d’Israël lors du massacre commis à Gaza à l’hiver 2008-2009, avant de les occuper de nouveau et d’être 50 000 à défiler en novembre 2011 contre l’augmentation des frais d’inscription.

 

En Angleterre, le montant des frais d’inscription est passé d’environ 300€ à plus de 1000€ pour une année en licence, entraînant une baisse de 14% du nombre d’inscrits dans les universités. En 2011-2012, l’endettement moyen d’un étudiant à la fin de son cursus est de 33 000€. Un certain nombre des étudiants débiteurs sont conscients de leur future impossibilité à rembourser, et tant pis pour les banquiers. A l’inverse des manifestations étudiantes en France, beaucoup des slogans entendus à l’intérieur du « cortège éducation » visaient directement le capitalisme, l’Etat et la police, et il n’y avait qu’une étudiante du parti travailliste pour brandir sans ironie un panneau avec inscrit « I love responsible capitalism » (« J’aime le capitalisme responsable ») …

Plus globalement, la politique d’austérité a débuté en 2010 par une hausse de la TVA de 17,5 à 20%, et un recul de l’âge légal de départ à la retraite à 66 ans (auparavant 65 pour les hommes et 60 ans pour les femmes). Ce mois-ci, Georges Osborne, chancelier de l’Echiquier (ministre « responsable des finances et du trésor ») annonçait 12,5 milliards d’euros de coupes dans les aides sociales, à ajouter au 18 milliards de livres étalées de 2010 à 2018. Demandant « Comment l’on peut justifier des aides au logement pour des gens qui n’ont jamais travaillé », Osborne a annoncé la suppression des aides au logement pour les moins de 25 ans, et demandé aux parents de réfléchir au nombre d’enfants qu’ils prévoyaient de faire, prévoyant une réduction des allocations familiales …

 

Parallèlement, au nom de la bien connue « lutte pour la compétitivité », le taux d’imposition sur les entreprises est passé de 50% à 45%, et l’impôt sur les sociétés de 26% à 22%. Sur le chemin de la manifestation, les locaux de Starbucks, entreprise connue pour les conditions de travail désastreuses et son refus de payer ses impôts, étaient particulièrement protégés par les cordons policiers. Un peu avant, des dizaines de jeunes cachant leur visage avec un foulard ou un masque de la mouvance Anonymous (repris du film V pour Vendetta) avaient déjà dévié du cortège, pour aller titiller les flics et les bourgeois en bloquant l’entrée des magasins de la très chic Oxford Street.

Si beaucoup de manifestants défilaient en scandant « Hey ! Ho ! David Cameron’s got to go » (« Hey ! Ho ! David Cameron doit dégager ! »), beaucoup ne semblaient pas résignés à remplacer l’austérité de droite par une austérité de gauche. Lors d’une allocution prononcée à la fin de la manifestation, Ed Miliband, leader du parti travailliste a été copieusement hué lorsqu’il a commencé une phrase par « Je ne promets pas des jours heureux, il y aura des choix difficiles … ». Les allocutions les plus acclamées furent celles des leaders des syndicats du service public et des cheminots, réclamant la préparation par le TUC (Trade Union Congress, la confédération syndicale), d’une grève de vingt-quatre heures.

 

Une partie de l’extrême-gauche semble être dans la même logique. Tout au long du cortège, le Socialist Party faisait signer une pétition appelant à l’organisation d’une grève générale de 24 heures « pour montrer qui fait tourner l’économie ». De son côté, le Socialist Workers Party, principale organisation de la gauche radicale, s’est prononcé en faveur de cette éventualité, tout en appuyant sur le fait que ce n’était « pas suffisant ». Par ailleurs, pour le SWP, il n’y a pas non plus à attendre l’organisation d’une telle journée pour agir, de nombreux conflits en cours dans les entreprises ou les quartiers pouvant pousser des milliers de personnes à la révolte.

Officiellement, les directions syndicales « se penchent sur la possibilité d’une grève générale », bien que les lois antisyndicales imposent de déclarer toute grève deux mois à l’avance, les seules actions spontanées restant la grève étudiante, l’émeute ou le blocage. Si l’on ne semble pas pour l’instant près du blocage généralisé qui pourrait faire sauter le gouvernement, le fait que cette discussion soit à l’ordre du jour symbolise un niveau de conflictualité politique augmentant, la dernière grève générale au Royaume-Uni remontant à 1926 …

Par ailleurs, bien que nous ayons insisté sur les lois antisyndicales rendant difficile le blocage de la production (et la lutte en général), il est évident que si le niveau de conflictualité venait à augmenter, beaucoup de personnes seraient prêtes à s’émanciper de toute référence à un cadre légal.

Vivian PETIT

http://emi-cfd.com/echanges-partenariats/?p=1335

 

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 14:11

Quand Ali Baddou (“ La Nouvelle Édition ” sur Canal+) a besoin d’un chroniqueur pour expliquer la politique sociale, économique et financière, il fait régulièrement appel au cynique Marc Fiorentino (link).

 

http://www.futura-sciences.com/uploads/tx_oxcsfutura/img/baleines_a_dents.jpgEn tant qu’expert, Fiorentino n’exprime pas le point de vue des marchés. Il EST les marchés, la finance, la banque, le Medef, ces gens qui nous veulent du bien et à qui, en tant que contribuable, je viens encore de prêter – par l’entremise d’Hollandreou – quelques milliards d’euros.

 

Hier, Fiorentino nous expliquait que la France était dans une situation catastrophique et que les seules solutions seraient de travailler jusqu’à 70 ans, de réduire les retraites et de les privatiser, d’augmenter les « cotisations » des salariés et de baisser les « charges » des entreprises.

 

Je vous voyais, cher Nicolas, bouillonnant intérieurement à côté de cet ennemi du peuple. La prochaine fois que vous êtes sur le point d’exploser, ne vous retenez pas. Dites à ce carnassier qui fut un piètre entrepreneur que ses solutions ne sont pas LES solutions, mais celles de son gang d’hyperbourgeois qui ont fait sécession d’avec le monde des humains et qui leur livrent, comme Warren Buffet, une véritable guerre financière : « There's class warfare, all right, but it's my class, the rich class, that's making war, and we're winning. » Dites-lui que LA crise n’existe pas. Ce qui existe, c’est LEUR crise, LEURS subprimes, LEUR Goldman-Sachs qui gouverne l’Europe sans vergogne.

 

Je ne partage pas toujours vos positions, mais j’éprouve une grande sympathie intellectuelle pour vous, et je me dis qu’après trente ou quarante ans de journalisme politique, je ne suis pas certain que j’aurais su garder la même distance par rapport à ce milieu que vous observez de si près.

 

Alors, bon sang de bonsoir, la prochaine fois, lâchez-vous. La vérité est révolutionnaire. Donc Fiorentino, Trichet, Draghi etc. ont tort.

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 05:56

http://images.lpcdn.ca/641x427/201209/25/593350-marc-labreche-anne-dorval-bobos.jpgPierre Verhas vient de publier sur son blog Uranopole (link) cette réflexion lucide sur les partis socialistes européens :


Assistons-nous au début de la fin des structures politiques appelées partis socialistes ? Au vu du résultat des élections communales du 14 octobre en Belgique, de la faiblesse évidente du nouveau pouvoir de gauche en France, compte tenu du fait que la plupart des partis socialistes ou sociaux-démocrates en Europe se trouvent dans l’opposition et que la probabilité d’une alternance politique est très faible, on peut se poser la question. Et aussi, celle, plus fondamentale : la social-démocratie est-elle encore utile ?

 

Un autre phénomène qui est apparu en Belgique et particulièrement à Bruxelles, est le vote communautaire (ou ethnique, comme on voudra). Et là aussi, le parti socialiste a une responsabilité.

 

 

L’éternel compromis

La faiblesse de la social-démocratie en Europe s’explique par ses compromis avec le camp capitaliste. Depuis une vingtaine d’années, les dirigeants de gauche en Europe cèdent face à l’offensive néolibérale et vont même jusqu’à adopter sa politique. Que ce soit en France ou en Belgique, ce sont des gouvernements à dominante socialiste qui ont procédé aux privatisations. Les coupes sombres dans la sécurité sociale furent aussi l’œuvre de ministres socialistes. En outre, ils ont systématiquement reculé devant les diktats de l’Europe ultralibérale. Ils ont été incapables de proposer un projet cohérent.

 

Vis-à-vis des électeurs, soit ils ont usé de démagogie en promettant des « changements » qui n’eurent jamais lieu, soit ils se sont présentés comme la forteresse « inexpugnable » des acquis sociaux. Ces deux postures ont largement contribué à décrédibiliser les partis socialistes auprès de l’opinion publique et surtout auprès de la classe ouvrière et des allocataires sociaux de plus en plus précarisés.

 

Du social au sociétal

Les trois dernières décennies ont vu un changement profond dans la structure des partis socialistes d’Europe occidentale. Ils se sont de  plus en plus écartés des organisations syndicales et leur sociologie a changé. Il s’est imposé en leurs structures une classe moyenne  formée de fonctionnaires de haut niveau, de cadres moyens, de gens du monde médiatique et culturel et de certaines professions libérales aspirant à une société plus ouverte et se distanciant des revendications du monde du travail tout en n’ayant qu’un faible poids dans la société. Bref, en s’ouvrant à la classe moyenne, les partis socialistes s’éloignaient de la classe ouvrière.

 

Cela a profondément modifié leur poids politiques et leurs orientations. Du social, ils sont passés au sociétal. Certes, cela a eu certains effets positifs. Ainsi, c’est incontestablement la mouvance social-démocrate qui a doté la Justice de l’arsenal légal pour sanctionner le racisme et qui a fait en sorte que la lutte contre ce fléau de l’école à l’ensemble de la société, fasse qu'il ne s’étende plus, même s’il est toujours présent. Mais, en se coupant de la classe ouvrière, les partis socialistes n’eurent plus la force de lutter contre la montée du néolibéralisme.

 

La décennie 1980-90 fut marquée par l’offensive victorieuse  de l’ultralibéralisme en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, sonnant ainsi l’hallali du New Deal et de  l’Etat social qui s’effrite peu à peu. La chute du bloc soviétique qui s’en suivit renforça ce mouvement. La bourgeoisie ne se sentit plus menacée et la social-démocratie était trop faible pour faire barrage, pour autant qu’elle le veuille.

 

Vers le communautarisme

La décennie suivante vit l’émergence d’autres défis. Ce fut essentiellement la cohabitation entre les populations immigrées, essentiellement de religion musulmane, avec la société européenne de tradition judéo-chrétienne. Et la gauche social-démocrate fit – et il le fallait – une priorité de construire une société multiculturelle, mais en écartant la laïcité et en ne s’inscrivant pas dans la lutte des classes. Elle tomba ainsi dans le communautarisme.

 

Pourtant, si cet objectif est indispensable, apparut une évidente confusion idéologique entre le laxisme sur le plan judiciaire, l’antiracisme, la tolérance à l’égard de certaines manifestations politico-religieuses contraires aux principes de base de la société. Cela a rendu la social-démocratie encore plus opaque et, pire, a laissé ainsi un champ fertile à l’extrême-droite. Aussi, le projet d’une société de cohabitation harmonieuse entre différentes cultures a malheureusement échoué.

 

 

La faillite de l’Europe sociale

Sur le plan de la construction européenne, les partis socialistes qui se sont toujours proclamés les champions de l’union des peuples d’Europe n’ont  aucune vision de l’Europe laissant ainsi le terrain à l’ultralibéralisme. Se rappelle-t-on la fameuse parole de François Mitterrand : « l’Europe sera socialiste ou ne sera pas ! ». L’Europe socialiste n’est pas, l’Europe capitaliste est ! Il n’y a ni Europe sociale, ni harmonisation fiscale. Il en est de même avec l’absence de réponses des sociaux-démocrates à la crise financière. Pire, les sociaux-démocrates se sont montrés incapables de répondre au défi des délocalisations qui ruinent des régions entières et jettent au chômage et à la précarité des centaines de milliers de travailleurs. Aujourd’hui, ils accompagnent les politiques d’austérité imposées par des organismes internationaux manifestement au service des intérêts bancaires.

 

Une révolte populaire profonde

 Face à cela on sent la révolte monter. Les manifestations contre l’austérité qui a des conséquences de plus en plus insupportables deviennent de plus en plus dures. Inéluctablement, cela débouchera sur la violence armée, s’il n’y a pas de signes sérieux de changement. Là également, les dirigeants sociaux-démocrates sont incapables de répondre avec efficacité et justice à ce défi.

 

On voit se développer une extrême-gauche et une « gauche de la gauche » qui commencent, en certains endroits, à constituer une sérieuse concurrence aux partis socialistes classiques. À nouveau se pose la question essentielle : la rupture avec le capitalisme. Evidemment, il n’en est pas question dans la nébuleuse social-démocrate. Pourtant, même des esprits modérés pensent qu’il faudra en finir avec le capitalisme d’aujourd’hui qui ne sert qu’une infime minorité ultra-puissante, concentrant les richesses et disposant de tous les leviers de commande.

 

Soit, on en viendra à une sorte de suicide, comme le prévoit Paul Jorion (voir link), le capitalisme financier se trouvant dans l’impasse, soit un mouvement politique et social nouveau naît de cette crise et parvient à créer un rapport de forces suffisant pour renverser ce pouvoir de la finance qui montre, malgré tout, d’incontestables signes d’essoufflement.

 

Mais, si cela se fait, ce sera sans les partis socialistes qui ont définitivement bouclé leur cycle historique.

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 13:12

 

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2012/10/21/7163fc24-1b9c-11e2-a997-026c80e604cc-493x328.jpg

 

Union des Diastasés Invalides ?

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 14:09

http://www.thezandescorbieres.com/berre/maretel1.jpgÀ l’occasion de la brève occupation de la mosquée de Poitiers en construction par quelques dizaines de militants d’extrême droite revendiquant leur appartenance à Génération identitaire, je me suis précipité sur leur site (link). Ayant longtemps vécu à Poitiers, je n'avais pas remarqué que cette jolie ville d'art roman était sous le joug de l'islam. Et j’ai lu ce qui suit, rédigé dans un anglais approximatif. On a beau être furieusement français, en appeler à la « reconquête », on n’en écrit pas moins dans la langue des maîtres anglo-saxons :

 

2012 October 20th statement/announcement

One hundred of young men and women from all France just entered the Great Mosque of Poitiers and occupy its roofs. On the front, face to the minaret, we unrolled a banner where one can read a clear message : « Immigration, building of mosques : REFERENDUM ! »

Through this important action, Génération Identitaire aims to be in the first line of the fight for our identity.
1300 years ago, Charles Martel stopped Arabs in Poitiers after an heroic battle which save our country from the Muslim invasion. It was the October 25th of 732. Today, we’re on 2012 and the choice is still the same : live free or die. Our generation refuse to see her people and her identity disappear through indifference. We’ll never be the Native Indians of Europe. From this place, important symbol of our past and bravery of our ancestors, we call to memory and fight !

We don’t want extra-European immigration anymore, nor buildings of mosques on french soil. Since the first waves of African immigration and the law about reunification of foreign worker’s families in 1974, our people was never been consulted about the populations one oblige him to live with. Massive immigration radically transform our country : according to the recent work of INSEE (National Institute of Statistics), 43% of the 18-50 years old people from the region of Paris are immigrant or descendants of immigrants. A people can recover from an economic crisis or a war but not from the replacement of his native population : without French, there’s no more France. It is a matter of survival : that’s why every people has the absolute right to choose if he wants to welcome strangers and to determine its proportion.

Because this right has been denied to us, because our generation pay the top price for this situation by being subjected to the intimidations from delinquents, we say : enough ! We don’t move back anymore ! We reclaim a national consultation about immigration and building of mosques in France. We won’t leave this place until before being listened and satisfied.

Our fight has only just begun, we call the young Europeans to become heirs of their fate and to join the advance guard of the youth who stands tall.

May all Europe hear our call : RECONQUEST !

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 08:03

Par Bernard Cassen, pour Mémoire des Luttes

http://pcfvlr.unblog.fr/files/2012/10/chavez.jpg

Pour l'anecdote, on relèvera comment Alexandre Adler insulte Chavez. Si, comme lui, on s'en prenait à son propre physique, on aurait du grain à moudre. Adler est une preuve massive que les gens les plus distingués sont souvent les plus vulgaires.


Lundi 8 octobre à l’aube, le choc a été rude pour les antichavistes primaires et pour les grands médias, écrits et audiovisuels, où ils ont colonnes, micros et plateaux de télévision ouverts en permanence : à 4 h 30 (heure de Paris, soit 22 h la veille à Caracas) le Conseil national électoral (CNE) du Venezuela annonçait la victoire de Hugo Chavez à l’élection présidentielle avec 55 % des suffrages, contre 45 % à son adversaire Henrique Capriles Radonski. Ce dernier, non sans faire preuve d’une élégance bien comprise qui ménage son avenir politique, reconnaissait immédiatement sa défaite et souhaitait bonne chance au président réélu.

De quoi prendre à contre-pied les antichavistes primaires dont les parti-pris, les approximations et les falsifications, respirant souvent une haine viscérale de Chavez, ont donné le ton de la couverture médiatique de la campagne électorale vénézuélienne, tant en France que dans d’autres pays européens, en premier lieu en Espagne. A lire ou écouter les Renée Fregosi et Marc Saint-Upéry (Le Monde du 5 octobre), Paulo Paranagua (presque chaque jour dans ce quotidien ou sur son site), Alexandre Adler (Europe1), Daniel Cohn-Bendit à la cantonade – et ce n’est là qu’une petite sélection –, le résultat de l’élection du 7 octobre ne peut être qu’une aberration.

Comment, en effet, dans un scrutin dont tous les observateurs, y compris les représentants de Capriles, ont reconnu la totale sincérité, les électeurs ont-t-ils pu à nouveau accorder majoritairement leur confiance à un « caudillo », un « populiste », un « anti-modèle à gauche » (Marc Saint-Upéry) voire un « primate » (Alexandre Adler) ou un tyran ? Manifestement, le peuple vénézuélien n’a pas eu un comportement électoral digne des commentateurs qui s’étaient penchés sur son sort. Il n’a en particulier que très peu cru à la fable d’un candidat Capriles « de centre-gauche », alors que le programme de la Table de l’unité démocratique (MUD) – qu’il a lui-même signé – est ouvertement néolibéral (lire Henrique Capriles, candidat de la droite décomplexée au Venezuela)

Pour autant, les 45 % obtenus par Capriles doivent être médités par le pouvoir bolivarien, et la victoire de Chavez n’est pas un blanc-seing. Il en a d’ailleurs certainement conscience puisqu’il a promis d’être « un meilleur président » et de mettre l’efficacité au poste de commandement. Le processus de transformation sociale en cours au Venezuela, comme tous les processus, mérite sans aucun doute d’être décortiqué et critiqué, mais à partir de données exactes et non pas inventées pour la circonstance.

On notera à cet égard que, lors du journal de 20 heures de France 2 du lundi 8 octobre, David Pujadas a fait un mea culpa spectaculaire : il a reconnu deux « erreurs » commises dans un programme précédent : l’une sur la taux de pauvreté – prétendument de 80 %, alors qu’il est seulement de 27 % – et sur l’existence d’une seule ligne ferroviaire au Venezuela, alors qu’il y a près d’une dizaine. L’écart entre les chiffres est tel qu’il met en cause le professionnalisme de la chaîne. Nous ne connaissons pas les dessous de ce scandale, mais il ne serait pas étonnant, vu le contexte médiatique ambiant, qu’il s’agisse non pas d’une « erreur », mais d’un mensonge délibéré. On attend le mea culpa des autres antichavistes primaires…

 

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 11:47

http://roadsmag.com/wp-content/uploads/2012/03/Goldman-Sachs-Group-Inc..jpgJe reprends ici un article de L'Humanité qui montre à quel point certains hommes politiques se vendent à la finance et aux grandes entreprises :

 

Nicolas Sarkozy, qui est entré jeudi dans le club des anciens hommes d'Etat à plus de 100.000 dollars la conférence, n'est pas le seul à monnayer au prix fort ses anciennes fonctions et son carnet d'adresse. Tony Blair, Romano Prodi et bien d'autres nagent en plein conflit d'intérêts.

Le camarade Blair a le sens des affaires. L'autre jour, il servait d'intermédiaire entre le géant suisse Glencore et le Qatar pour faciliter un contrat qui avait du mal à se faire. Trois heures de négociations. Fructueuses. Surtout pour Blair. Pour ce travail, il a touché 1,2 million d'euros, soit 400 000 euros l'heure! Pas mal. Notre fringant travailliste est par ailleurs conseiller de la banque JP Morgan, 2,5 millions de livres par an.

Prodi chez Goldman Sachs

C'est fou le nombre de politiciens qui bossent aujourd'hui dans la banque, pas derrière des guichets mais là où ça palpe vraiment. Mandelson, l'ancien vice premier ministre socialiste anglais et père du concept de « New Labour » est lui conseiller de la banque Lazard. On sait que l'Italien Romano Prodi [a émargé] chez Goldman Sachs [où est-il le temps le temps où Prodi partait en vacances en train avec bobonne dans une petite station balnéaire italienne ?], que le socialiste allemand Schröder fait son blé chez Gazprom ; que le belge Dehaene (gauche chrétienne, dit-on) vient de Dexia. Etc...

De la finance au pouvoir et vice versa

Selon la technique américaine du « revolving door », ça marche dans les deux sens, des bureaux des financiers aux cabinets de ministres, ça circule bien. Banque et politique n'ont jamais autant fricoté. Début septembre, par exemple, le gouvernement britannique s'est enrichi (?) de trois ministres, aux finances, au Trésor et aux affaires de la City.  Le premier vient de Goldman Sachs, le deuxième était trader à la Deutsche Bank, le troisième sort de l'agence financière Boston Consulting Group. Comme le monde est petit.

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:45

Entendu à la volée un bref reportage de France Info. Un Afghan témoigne. Il s’en revenait d’un enterrement avec sa famille. Un convoi funèbre. Deux drones se sont abattus sur ces gens éplorés. Dix-neuf morts. L’homme a perdu cinq de ses enfants.

 

 

Qu’est-ce que faire la guerre à coups de drones ?

 

Imaginons un soldat de trente-cinq ans. Replet. Les cheveux ras. Nous sommes, disons, à Pomfret, dans le Connecticut. Une petite bourgade tranquille où chaque maison est entourée de verdure. Il vient de prendre un solide breakfast. Il est dans son bureau, devant son ordinateur. Près de lui, son chien. Un peu plus loin, son fils joue à la Nintendo. Dans la cuisine, sa femme remplit le lave-vaisselle. Un CD de Ricky Martin procure un agréable fond sonore. Le soldat accroche en direct un convoi suspect sur une route d’Afghanistan. Avec la souris, il règle son tir. Il appuie sur la touche Enter.

 

   Papa, dit son fils, il est temps que tu m’emmènes à l’école.

   OK, sonny, j’ai fini.

 

Pas de victimes collatérales. Jamais.

 

http://socio13.files.wordpress.com/2010/05/drone_pic1.jpg

 

 

Child killed by US troops

 

 

 

 

Photos reprises d'un article du Grand Soir : link 

 

Ici, des photos insoutenables d'enfants – encore en vie – victimes de bombes à uranium appauvri : link

 

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 09:36

Bon, d’accord, il est à la droite de la droite, quasiment d’extrême droite. Mais, sur la photo, j’ai toujours trouvé qu’il avait une bonne tête. Et puis, à titre très personnel, j'apprécie que, bien qu'il ait sept ans de moins que moi, il ait l'air d'en avoir dix de plus.

 

Seulement, s’il est avéré qu’il a battu sa femme, alors là, je m’incline.

 

http://a4.idata.over-blog.com/400x311/0/09/33/64/elections/legislatives-2012/Eric_Raoult-01.jpg

Partager cet article
Repost0