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29 mai 2021 6 29 /05 /mai /2021 05:02

 

Le gouvernement du banquier éborgneur est en train de définir des zones à faibles émissions (ZFE) dans toutes les agglomérations de 150 000 habitants et plus. Les voitures qui n’entreront pas dans la norme devront rester au garage, y compris les diesels produits en 2021.

 

Une Zone à faibles émissions (ZFE), aussi appelée Zone à circulation restreinte (ZCR) est un un périmètre défini sur un territoire précis, dans lequel la circulation des véhicules les plus polluants est limitée ou interdite sur "des plages horaires déterminées", selon le ministère de la Transition écologique et solidaire. Concrètement, dans une ZFE, les véhicules sont différenciés en fonction de leur niveau d'émissions de polluants atmosphériques. Les ZFE reposent sur le système des vignettes Crit'Air. Seules quelques villes ont mis en place une ZFE en France à l'heure actuelle.

 

Cette différentiation existe déjà : depuis le 1er juillet 2017, la Préfecture de Grenoble en Isère a mis en place le dispositif « Certificat Qualité de l'Air » (CAQ). Aujourd'hui, la vignette crit air Grenoble, est obligatoire pour circuler dans la métropole de Haute Savoie. Outre Grenoble, trois collectivités ont institué des ZFE-m en France :

 

     la Métropole de Lyon ;

     la Ville de Paris ;

     la Métropole du Grand Paris.

 

7 nouvelles ZFE-m devront obligatoirement être instaurées dans notre pays :

 

  • Métropole d’Aix-Marseille-Provence ;
  • Métropole Nice-Côte d’Azur ;
  • Métropole Toulon-Provence-Méditerranée ;
  • Toulouse Métropole ;
  • Montpellier-Méditerranée Métropole ;
  • Eurométropole de Strasbourg ;
  • Métropole Rouen-Normandie.
  •  

Vous êtes invités ce soir à manger chez des amis dans une ville où il n’y a pas de métro et où les bus s’arrêtent à 23 heures : allez-y à pied, cela vous fera le plus grand bien. Vous voulez conduire un enfant en urgence à l’hôpital alors qu’il est minuit ? Attendez demain ! Si vous voulez forcer le destin – ou si vous avez fait une erreur d’itinéraire – sachez que vous serez vite repéré par une camera de vidéo-verbalisation (il y en aura des dizaines de milliers installés pour un prix faramineux).

 

Les assignés à résidence seront les automobilistes les plus modestes, ainsi que des commerçants ou des artisans. Les Porsche Cayenne de 2021 pourront continuer de rouler, mais pas les Laguna de 2010, alors que celles-ci émettent deux fois moins de CO2 que celles-là.

 

Il va falloir envoyer à la casse des millions de voitures en bon état et faire l’achat de véhicules tout électriques, l’électricité étant produite, chacun le sait, par l’opération du saint-Esprit et non dans des centrales nucléaires ou grâce à des dizaines de milliers d’éoliennes qui sont en train de défigurer nos paysages pour des générations.

 

PS : Au fait, en 2024, toutes nos voitures devront être munies d'une boîte noire. Pour notre sécurité et notre bien-être naturellement.

 

Interdire l’usage de l’automobile à 40% de Français
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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 05:06

Oui, mais ça c'était – éventuellement – hier. Celle qu'on appelait autrefois “ Auntie ” (Tantine) a, globalement, viré dans le conformisme de droite. Elle est gérée comme une entreprise privée et, idéologiquement, elle fait du suivisme par rapport à la presse, qui est de droite dans son écrasante majorité.

 

Un exemple ci-dessous. Comment mieux marquer son soutien à Israël par une subreptice légende ?

La BBC : championne du monde de la neutralité et de la conscience professionnelle

Ainsi donc, durant les récents événements tragiques en Palestine, 61 enfants palestiniens "sont morts" (d'un abus de bac à sable, peut-être), tandis que 2 enfants israéliens ont été "tués".

 

Et voilà !

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 05:03

 

 

Lorsque j’ai quitté Toulouse, il y a sept ans, j’ai eu un vrai pincement au cœur. Toulouse est une belle ville et, à l’époque, on s’y sentait plutôt bien. Mais je n’ai pas regretté le prurit, la folie, des ralentisseurs de la municipalité socialiste. Elle en avait installé partout, parfois trois en 100 mètres. Je n’en pouvais plus, d’autant que nombre de ces ralentisseurs étaient illégaux car beaucoup trop hauts. J’avais dénoncé cela dans mon blog. 90% de ces ralentisseurs ne servaient à rien, si ce n’est à corroborer le trop méconnu apophtegme de Bernard Gensane : « Ronds-points et ralentisseurs qui ne servent à rien, pots de vin ».

 

En arrivant à Lyon, ô divine surprise !, je constatai que la ville comptait très peu de ralentisseurs. Mais il semblerait qu’avec la nouvelle municipalité – tellement écolo, n’est-ce pas ? – on s’oriente vers une politique “ toulousaine ”.

 

Á deux pas de chez mois, Grande rue de la Guillotière, la voirie a installé un ralentisseur qui me fait me perdre en conjectures. J’emprunte cette rue en voiture depuis sept ans et je n’y ai jamais constaté la moindre difficulté, le moindre danger, d’autant que, sauf si on s’appelle Alain Prost, il est difficile d’y dépasser le 40 km/heure. Alors, pourquoi cette soudaine verrue ? Mystère.

 

 

Quand Lyon copie Toulouse (pour le pire)
Quand Lyon copie Toulouse (pour le pire)

 

Pendant ce temps, la municipalité de Gérard Colomb, puis l’actuelle, ont laissé s’installer au métro Guillotière, donc à quelques encablures de ce rond-point, une faune dangereuse, originaire d’Afrique noire et des pays de l’ancienne Europe de l’Est, qui vend tout ce qui peut rapporter rapidement : des cigarettes de contrebande, de l’herbe, des femmes. La mairie a décidé de légaliser ce marché, pardon, de l'encadrer.  Les riverains sont fous : outre que la valeur marchande de leurs appartements s’est effondrée, ils savent qu’ils risquent un coup de couteau dès qu’ils sortent de chez eux. Ce bouleversement dans l’insécurité s’est opéré en à peine deux ans.

 

L’actuel maire de Lyon dit vouloir « prendre son temps » pour résoudre le problème.

 

Et puis il faudra bien qu'il résolve la question des rodéos motocyclistes sauvages qui ont lieu régulièrement sous les fenêtres de l'hôtel de ville. Les hors-la-loi colonisent petit à petit l'espace municipal.

 

 

Quand Lyon copie Toulouse (pour le pire)
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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 05:02

 

 

Gilbert Bécaud l’a ingénument fantasmée et chantée.

 

Entre Louis XV et elle, ce fut miraculeux. Il était dépressif, elle pétillait de vie. Il était un amant fougueux, elle souffrit de problèmes gynécologiques à répétition : fausses couches, leucorrhée douloureuses. Petit exploit, elle va rester la favorite tout en cessant d’être la maîtresse du roi et en se faisant accepter par la reine.

 

Leur première rencontre avait été mise en scène par de riches fermiers généraux – les célèbres frères Pâris, l’un d’entre eux étant peut-être le père de Madame Pompadour – qui l’avaient programmée pour la couche royale afin d’obtenir des marchés avantageux.

 

La liaison entre Madame Pompadour et le roi va durer 19 ans. Cinq ans comme maîtresse, 14 ans comme confidente.

 

Intelligent, très cultivée, elle va soutenir l’Encyclopédie des philosophes. Elle écrit, chante l’opéra, joue la comédie.

 

Surtout, elle va organiser les plioirs sexuels du roi en mettant dans son lit des jeunes filles qui n’appartiennent pas à l’aristocratie. Comme Louis XV redoute les maladies vénériennes, les jeunes filles sont vierges et appartiennent à la bourgeoisie. Deux ou trois fois par semaine, le roi reçoit ces demoiselles, qui résident dans les salons discrets du bien nommé lieu-dit versaillais “ Le parc aux cerfs ”. Lorsque les jeunes filles atteignent la majorité, le roi leur procure de beaux mariages en les dotant généreusement.

 

Madame de Pompadour va poursuivre sa carrière d’influenceuse, comme on dirait aujourd’hui. Elle impose ses goûts vestimentaires et capillaires : elle lance les coiffures sans poudre et les pantalons bouffants. Et elle joue un vrai rôle politique en conseillant au roi de signer un traité d’alliance avec l’Autriche au détriment de la Prusse.

 

Elle meurt à 42 ans de congestion pulmonaire.

 

Femmes au pouvoir (7)
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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 05:09

 Photos prises par un résidant de Romorantin. Entrepôt situé près de la déchetterie.

 

    Le majestueux fiasco parisien de la voiture électrique en libre accès...

  

 

 

- Des dizaines de milliers de batteries qui fuient et répandent leurs produits toxiques dans les sols. 


- Personne n'en veut. 


- Personne ne sait qu'en faire.


- Fabricants et casses ne veulent pas les racheter. 


- Même les recycleurs professionnels les ignorent. 


- L'Inde refuse de les importer. 


- L'usine de batteries a dû fermer, car aucun constructeur au monde n'a voulu de cette technologie des "batteries chaudes".

 

 

- Hidalgo et ses amis verts, Jadot, Duflot, Cohn-Bendit, Joly,  restent cois sur ce sujet, trop gênant peut-être? ?  

 

 

 

 

Merci à Sylvain Candelon, père comme moi – ce qui n'a rien à voir – d'une championne de natation !

Un cimetière de voitures électriques
Un cimetière de voitures électriques
Un cimetière de voitures électriques
Un cimetière de voitures électriques
Un cimetière de voitures électriques
Un cimetière de voitures électriques
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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 05:16

 

Un certain nombre de sites à tendance réactionnaire ou nationaliste se complaisent à publier des extraits d'une lettre que Georges Marchais, alors candidat à la présidentielle du Parti Communiste Français (PCF), a adressée le 6 juin 1981 au recteur de la Mosquée de Paris. Ce dernier avait protesté contre la destruction d'un foyer de travailleurs maliens par le maire – communiste – de Vitry-sur-Seine, Paul Mercieca. Dans sa lettre, Georges Marchais prenait la défense de son camarade et dressait un réquisitoire contre l'immigration... mais pas de la façon suggérée par les sites en question, qui profitent malhonnêtement du double sens qu'on peut donner à des écrits tronqués. La lecture de la lettre originale, telle que publiée dans l'Humanité, permet de comprendre le propos de Georges Marchais et de se faire sa propre opinion à son égard. La voilà retranscrite d'après l'article, daté du 7 juin 1981. Les italiques ne sont pas d'origine, mais soulignent les extraits du texte qu'on peut trouver, hors contexte, sur le Web, afin de comprendre les implications de la sélection effectuée par les sites en question.

 

Monsieur le Recteur,

Vous m'avez envoyé un télégramme me demandant de condamner le maire communiste de Vitry et mettant en cause la politique de mon parti sur l'immigration. Ce message a été rendu public avant même que j'aie pu en prendre connaissance. C'est pourquoi je vous adresse cette lettre ouverte.

Tenant compte de la charge que vous occupez, je tiens d'abord à vous confirmer ma position, celle de mon parti, sur la religion. Je respecte, nous respectons la religion musulmane à l'égal de toutes les autres. Je sais que des centaines de milliers de travailleurs de mon pays professent l'Islam, qui est d'une des branches vivantes sur l'arbre millénaire de la civilisation.

Je me fais une règle de ne jamais intervenir dans des questions religieuses qui relèvent de la seule conscience des personnes ou des communautés. C'est donc seulement parce que vous avez adopté une position politique sur une question qui nous concerne que je prends la liberté de vous envoyer aujourd'hui, cette mise au point.

L'idéal communiste est effectivement opposé, comme vous voulez bien le reconnaître, à toute discrimination raciale ou religieuse.

Nous pensons que tous les travailleurs sont frères, indépendamment du pays où ils sont nés, de la couleur de leur peau, des croyances, de la culture, des valeurs ou des coutumes auxquelles ils sont attachés. Qu'ils s'appellent Mohamed, Kemal ou Jacques, Moussa, Mody ou Pierre, tous ont un droit égal à la vie, à la dignité, à la liberté. Nous nous appliquons à nous-mêmes cette loi d'égalité. Tous les travailleurs immigrés, musulmans ou non, membres du Parti communiste français, ont dans ce parti les mêmes droits et mêmes devoirs que leurs camarades français.

Nul plus que nous en France n'a combattu le colonialisme. Pour ne parler que du Maghreb, dès la fondation de notre parti, nous luttions contre la guerre du Rif. Et, plus récemment, nous avons milité pour la constitution du Maroc et de la Tunisise en États indépendants ; nous nous sommes opposés à la guerre menée contre le peulven algérien par les capitalistes français et leurs politiciens, avec la férocité de leurs tortures, de leurs camps, de leurs massacres, de leurs dévastations. Aujourd'hui, je m'honore d'entretenir de bonnes relations avec les dirigeants du mouvement de libération nationale. Je me suis rendu plusieurs fois en Algérie. J'ai parcouru l'Afrique. Et j'ai l'intention de développer encore cette action. Je me suis particulièrement réjoui d'avoir contribué, l'été dernier, au nom du Comité de défense des libertés et des droits de l'homme, à la libération d'Abderrazak Ghorbal, le dirigeant syndicaliste tunisien. Avec ce comité, j'espère bien finir par obtenir justice pour Moussa Konaté, travailleur malien persécuté par l'arbitraire policier de M. Giscard d'Estaing. En France même, c'est la CGT et nous qui combattons énergiquement la politique des patrons et du gouvernement, la surexploitation, les atteintes à la dignité, les brimades et les discriminations odieuses qui frappent les travailleurs immigrés. Nous le ferons toujours. C'est ce que j'ai réaffirmé, en juillet 1980, en m'adressant aux travailleurs immigrés de l'usine Renault à Flins.

Au vu de ces réalités, puis-je vous rappeler cette belle parole : « le feu de l'hospitalité luit pour le voyageur qui distingue la flamme » ?

Pour la clarté, sur le sujet dont parle votre télégramme, il me faut en premier lieu rétablir la vérité des événements.

Votre message fait état d'une « décision précipitée et irréfléchie » que le maire communiste de Vitry aurait prise à l'encontre de travailleurs immigrés maliens. Voilà une condamnation bien hâtive. De fait, l'histoire réelle est inverse. C'est un dimanche, avant-veille de fête, au moment même où les communistes étaient réunis au Bourget pour le soixantième anniversaire de leur parti, qu'un autre maire — non pas communiste, mais giscardien celui-là — a déclenché l'affaire en prenant la révoltante décision de chasser les immigrés maliens de sa ville de Saint-Maur et de les refouler clandestinement sur Vitry. Pour parvenir à ses fins, cet individu n'a pas hésité à faire forcer — à l'insu du maire de Vitry et sans accord de la commission de sécurité — les issues murées d'un foyer au sujet duquel les négociations étaient officiellement engagées en vue d'y loger de jeunes travailleurs français.

Permettez-moi de vous le dire : comment se fait-il que vous n'ayez pas pris position contre le maire de Saint-Maur ? Je n'ose croire que c'est parce qu'il est un ami intime du président de la République française, qu'il a reçu deux fois en trois ans dans sa mairie. Il me faut bien constater toutefois, avec étonnement, que vous avez été plus prompt à organiser une manifestation contre un maire communiste qu'à prendre à partie les responsables des souffrances des immigrés en France, MM. Giscard d'Estaing, Stoléru ou le président du CNPF. Aux côtés de la droite et de l'extrême-droite, avec les dirigeants socialistes, la CFDT, la FEN et des groupuscules, vous vous trouvez, je le déplore, au cœur d'une opération politicienne anticommuniste qui prend les immigrés comme prétexte et ne peut en définitive que leur nuire.

Je vous déclare nettement : oui, la vérité des faits me conduit à approuver, sans réserve, la riposte de mon ami Paul Mercieca, maire de Vitry, à l'agression raciste du maire giscardien de Saint-Maur. Plus généralement, j'approuve son refuse de laisser s'accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, de travailleurs immigrés.

Cette approbation ne contredit pas l'idéal communiste. Au contraire.

La présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration posent aujourd'hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. Ce qui nous guide, c'est la communauté d'intérêts, la solidarité des travailleurs français et des travailleurs immigrés. Tout le contraire de la haine et de la rupture.

Nous disons également : il faut donner aux travailleurs immigrés les mêmes droits sociaux qu'à leurs camarades français. Nos propositions en ce sens sont les plus avancées qui soient.

Et nous disons encore : il faut instituer un nouvel ordre économique et politique mondial. Il faut une coopération fondée non sur les exigences de profits des trusts et sur des conceptions colonialistes, mais sur des rapports équitables correspondant en priorité aux besoins d'emploi et de développement de la France et des peuples du tiers monde. Cette question, vous ne pouvez l'ignorer, me tient particulièrement à cœur.

En même temps et dans le même esprit nous disons : il faut résoudre d'importants problèmes posés dans la vie locale française par l'immigration.

En effet, M. Giscard d'Estaing et les patrons refusent les immigrés dans de nombreuses communes ou les en rejettent pour les concentrer dans certaines villes, et surtout dans les villes dirigées par les communistes. Ainsi se trouvent entassés dans ce qu'il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français.

Quand la concentration devient très importante — ce qui n'a rien à voir, soit dit au passage, avec la notion non scientifique et raciste d'un prétendu « seuil de tolérance » dont nous ne parlons jamais — la crise du logement s'aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéderLes charges d'aide sociale nécessaire pour les familles immigrées plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes peuplées d'ouvriers et d'employés. L'enseignement est incapable de faire face et les retards scolaires augmentent chez les enfants, tant immigrés que français. Les dépenses de santé s'élèvent.

Les élus communistes, dans le cadre de leurs droits et de leurs moyens, multiplient les efforts pour résoudre ces problèmes difficiles au bénéfice de tous. Mais la cote d'alerte est atteinte : il n'est plus possible de trouver des solutions suffisantes si on ne met pas fin à la situation intolérable que la politique raciste du patronat et du gouvernement a créée.

C'est pourquoi nous exigeons une répartition équitable des travailleurs immigrés entre toutes les communes.

La vraie lettre de Georges Marchais au recteur de la mosquée de Paris en 1981

 

Parler à ce propos d'électoralisme, c'est nous faire injure. Notre position ne date pas d'aujourd'hui. Dès octobre 1969, quand j'étais chargé de l'immigration à la direction du Parti communiste français, les maires communistes de la région parisienne et les élus communistes de Paris ont adopté, sur ma proposition, une déclaration dénonçant la concentration des travailleurs immigrés dans certaines villes et demandant une répartition équilibrée. Si elles avaient été appliquées par le pouvoir, ces mesures, pour lesquelles nous n'avons cessé de lutter, auraient permis d'éviter les difficultés actuelles.

Encore un mot sur le racisme. Rien ne nous est plus étranger que ce préjugé antiscientifique, inhumain, immoral. Non, il n'existe pas de races d'élite et de races inférieures.

Ne partagez-vous pas l'indignation qui me soulève quand je considère les activités malfaisantes des passeurs, des trafiquants, des marchands de sommeil qui entassent des immigrés dans des conditions violant toutes les règles d'hygiène, de sécurité, de voisinage et que M. Stoléru laisse agir sans entraves comme les négriers d'autrefois ? Ce sont des délinquants qu'il faut réprimer.

Et n'éprouvez-vous pas le même dégoût que moi à la lecture d'une « petite annonce » comme celle que le journal Libération publiait récemment sous le titre : « Immigrés sex service », et que la décence m'interdit de reproduire ? Comme j'aimerais que nous soyons, chacun au nom de notre idéal respectif, du même côté contre des gens capables de bassesses aussi abominables, et, j'ose le dire, d'une telle barbarie !

Tout ce que la morale humaine réprouve avec force, l'inégalité, l'injustice, le mépris, la cruauté, nous le repoussons, nous le combattons. C'est pourquoi, dans les entreprises et les cités, nous invitons les travailleurs immigrés et français non pas à se combattre entre eux, mais à unir leurs forces contre leurs vrais ennemis communs, les exploiteurs et ceux qui les servent. Nous les appelons à tracer ensemble le sillon, à l'élargir sans cesse, pour libérer tous les hommes et toutes les femmes de la servitude et de la haine. C'est le sens de notre lutte pour la justice. De très nombreux prolétaires musulmans la comprennent et la soutiennent.

Veuillez agréer, Monsieur le Recteur, mes salutations.

Georges Marchais.

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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 05:01
Par Gilles Questiaux

ère

La droite libérale, qui contient aussi une bonne partie de ce qu’on appelle encore la gauche, ne s’intéresse à la criminalité et à la délinquance violentes que lorsqu’elles violent les frontières invisibles des ghettos qui protègent sa vie quotidienne, elle est complètement indifférente à la criminalité en col blanc à laquelle elle participe activement (tout comme la droite conservatrice) et considère que l’insécurité, comme l’éducation ou tout autre service peut très bien se traiter par la privatisation.

N’est immoral au fond pour les libéraux que la remise en question de la propriété, et ils tendent à considérer le délinquant avec indulgence, comme une sorte d'approximation encore grossière de l’entrepreneur, son idéal humain (c’est d’ailleurs pour cela que les sanguinaires Viking ont remplacé les sympathiques Gaulois dans le rôle de mythe du barbare originel enseigné à l'école primaire).

La gauche (au sens réel du terme, c’est à dire le courant politique qui veut représenter les intérêts des classes populaires), considère avec détachement que la délinquance est un fait social objectif qui relève de sociologues, de psychologues et de statisticiens et qui ne doit pas être traité sur le plan moral, et que la répression aurait tendance à aggraver. Les délinquants sont des victimes (ce qui est absolument exact, mais ce sont des victimes d’un genre particulier, qui créent d’autres victimes). Ces postulats avaient toutes les apparences de la réalité il y a un siècle, ou plus dans le monde des Jean Valjean ou des Ravachol, dans une société qui était encore orientée vers la satisfaction (ou la privation) des besoins de base, mais dans le contexte de la loi du désir (et donc de la perversion) qui prévaut dans la société libérale de consommation de masse, ils sont très contestables.

La gauche en restant sur cette position idéologique construite sur des analyses dépassées s’éloigne du vécu des classes populaires, et se coupe de leur soutien. Il semble en fait que les cadres et les milieux actifs du militantisme de gauche sous-estiment complètement l’insécurité, voire en nient l’existence, pour le réduire à un problème de perception (en fait tout va très bien, bien mieux qu’au temps de Jean Valjean, et les prolos sont stupides et hystériques) et éthique (les prolos sont des primitifs alcoolisés, assoiffés de lynchages et de vengeance, racistes, autoritaires ou fascistes et il faut leur faire la morale). Les délinquants seraient des rebelles primitifs plus proches de Robin des Bois que de Michel Fourniret, et on les admire secrètement.

Du coup les classes populaires ne se sentent pas du tout représentées sur cette question, et lorsqu’elle devient décisive pour elles, elles votent, quand elles votent, pour l’extrême droite.

Elles y sont aidées par le monde des médias qui lui tient à peu près ce langage : « tu ne nous crois pas, tu ne veux pas admettre que tu vis dans le meilleur des mondes possibles ? et bien tu n’as qu’à voter Marine Le Pen si tu n'es pas content ! ». Le vote lepéniste est le vote proposé par le spectacle capitaliste et marchand à ceux qui n’aiment pas le spectacle capitaliste et marchand. Et comme par hasard, peu avant chaque élection importante, l’actualité est envahie de crimes odieux et de faits-divers abominables …

Pourtant l’extrême droite n’offre pour y remédier que des éléments de langage autoritaires qui ne font que balayer le problème sous le tapis, ou alors l’accroissement de la répression, jusqu’à l’usage spectaculaire de la contre violence qui aggrave tout comme on a pu en voir les effets épouvantables au Mexique. Le succès de son discours s’explique donc moins par sa substance interne, que par la grande faiblesse des propositions de gauche sur la question, qui se répercute aussi dans les syndicats.

Parce que pour lutter contre la peur insidieuse qui envahit petit à petit la vie quotidienne des gens ordinaires, il faut au moins avoir le courage de l’exprimer.

L’insécurité dans la rue et la vie quotidienne est un des principaux fléaux qui afflige les classes populaires de toute origine. On peut dire qu’elle leur gâche littéralement la vie. Le probabilité d’être la victime d’une incivilité, d’un délit ou d’un crime s’accroît vertigineusement en raison inverse des revenus et du patrimoine. Les services publics sont affectés, le droit à la santé est remis en question, les biens péniblement acquis à crédit sont constamment volés ou détériorés, les femmes en sont réduites à raser les murs et à baisser les yeux, et ne peuvent pas sortir de chez elles après la tombée de la nuit, les enfants sont détournés par le mauvais exemple des délinquants qui affichent ostensiblement leurs activités lucratives, et tombent sous l'emprise de la drogue ou sous l'influence des caïds et des violeurs dont le rap commercial fait l’éloge permanent.

Elle aggrave tous les autres problèmes : emploi, logement, santé, éducation, elle alimente le racisme et pousse les prolétaires à l’exil périphérique dans le non-lieu géographique des ronds-points, des parkings et des lotissements où ils vont hériter des emplacement les plus enclavés. La géographie du pays a été entièrement remodelée en alvéoles cloisonnées, peuplées de « voisins vigilants » plus ou moins pauvres qui se regardent en chiens de faïence, et qui évoluent en ghettos. Les gens ne se rencontrent plus que dans les centres commerciaux, ou plutôt ne font que s’y croiser. Cette nouvelle organisation de l’espace en fait autant et plus pour l’isolement et la perte de conscience du prolétariat que toutes les transformations des techniques industrielles.

La délinquance quand elle se généralise dans un pays rend la répression directe presque inutile. Dans une situation de colombianisation des relations sociales, qui oserait se syndiquer, si le prix à payer est devenir la cible des bandes organisées qui se mettent au service du patronat, comme de Coca-Cola en Colombie ? Quelle organisation prendra le risque de défendre la cause des ouvrières mexicaines violées et massacrées par les hommes de main des patrons de Juarez et de toute la zone-frontière étatsunienne ?

Dans ce contexte avec une superbe hauteur l'industrie du divertissement et l'art contemporain font l’éloge du vice pur et simple (violence, pornographie, argent facile, drogue, justice privée, serial killers) au nom de la liberté de création.

Proposer des solutions concrètes , matérielles et crédibles pour arrêter cette spirale de barbarisation est une priorité.

L’action de la gauche morale porte alors complètement à faux et ne sert les intérêts de personne. Elle donne souvent l’impression d’excuser les délinquants, non pas en examinant à fond les circonstances pour voir si des excuses existent, mais en minimisant la gravité morale des actes, voire même en niant l’existence même d’une morale (ce qui ne l’empêche pourtant pas de faire perpétuellement la morale à tout le monde !).

Un exemple de son incongruité : elle se fait remarquer par son opposition à la construction de prisons ; on peut ergoter à l’infini sur le bien fondé de la prison pour réhabiliter les délinquants, mais une telle démarche aboutit dans les faits non à diminuer le nombre de détenus, mais à augmenter la surpopulation carcérale, à favoriser la récidive, et à laisser en liberté des individus dangereux pour leur communauté.

Autre exemple : la gauche n’a cessé de vitupérer inutilement contre les caméras de surveillance, dont le seul effet tangible sur les libertés publiques a été au final de limiter les bavures policières, et contre les fichiers génétiques qui ont permis d’interrompre la carrière de nombreux prédateurs sexuels.

Une vraie politique urbaine de gauche se donnerait pour but de faire disparaître les tags et d’empêcher les dégradations du mobilier urbain qui défigurent les quartiers populaires sans jamais atteindre les quartiers riches et de lutter contre le vandalisme des métros et des bus et des cages d’escalier. Ce vandalisme généralisé ayant des effets appauvrissant bien concrets et avérés pour les habitants des quartiers concernés. Or il semble bien au contraire que ces « expressions » soient élevées par la gens intelligente de gauche au rang d’une esthétique bien caractéristique de cette époque informe.

Les mouvements contre les violences faites aux femmes et contre les violences policières sont en réalité à placer dans ce contexte, ce sont des aspects de la lutte nécessaire et universelle contre l’insécurité, qui nécessite le renforcement de l’État et l’embauche de fonctionnaires, et ils ne peuvent pas être traité avec succès autrement, et certainement pas par la communication.

Ayant vécu et travaillé toute ma vie adulte dans des quartiers populaires, j’ai pu constater avec tristesse qu’ils étaient profondément divisés, entre des micro-centres proches de services publics, relativement agréables à vivre où habitent les élus municipaux et les fonctionnaires (enseignants, etc) et les cités des périphéries dans la périphérie, où si on se trouve toujours en France parce que les habitants n’ont pas ou n’ont plus de place nulle part ailleurs, on se trouve dans une France nouvelle où l’État est en voie de disparition, où personne n’a envie de vivre (notamment les militants communistes qui en étaient les résidents historiques) et qui évolue vers la tiers-mondialisation, l’économie informelle, où Uber (profit über alles) est le principal employeur légal.

La ghettoïsation des villes met en panne le logement social en bloquant la rotation de l’habitat, en créant des zones de sous-éducation et de sous-urbanisme, de non-droit et de non-service où ne viennent ni les plombiers ni les médecins. Des zones où personne ne va plus à part la police, et juste pour faire du bruit et frapper au hasard ; et ce sont justement dans ces ghettos qu’aboutissent les migrants illégaux qui font l’objet de tant d’hypocrite sollicitude et qui deviennent les victimes désignées pour les mafias.

La gauche perd toutes les élections à cause de l'insécurité, et on dirait qu'elle s'en glorifie

 

Si la gauche était de gauche, elle agirait sans faiblesse pour résoudre ces problèmes, et couper l’herbe sous les pieds des fascistes qui les utilisent pour avancer tranquillement leur agenda antisocial, antidémocratique et suprématiste.

Mais de toute manière, un gouvernement de gauche populaire et souverain par sa simple existence contribuerait puissamment à les résoudre. S’il mettait vraiment en œuvre son programme économique, il créerait presque immédiatement et sans même le vouloir des conditions subjectives défavorables à la criminalité en s’attaquant à l’argent facile, aux zones grises de l’économie, et aux échanges dérégulés qui lui sont si favorables. A plus long terme, il contribuerait aussi à modifier les mentalités en remettant en cause l'individualisme de masse qui sert de morale à la société libérale.

Dans ces conditions, qu’un candidat de gauche cherchant à mobiliser l’électorat populaire ne mette pas avant cette priorité est carrément incompréhensible, voire suspect. On dirait bien que ce que redoute le plus un politicien étiqueté « à gauche de la gauche » de nos jour, c’est de gagner.

A moins qu’il ne soit lui-même intimidé par l’insécurité globale crée par l’action des États-Voyous-Unis ! Si on se souvient du sort d’Allende, ou même du suédois Olaf Palme, ou bien sans aller jusque là, aux déboires judiciaires de Lula et l’assassinat moral de Corbyn, on comprend un peu mieux l’origine de cette « peur de gagner » des Poulidor de la gauche de la gauche » !

Toi-même, préférerais-tu vivre une vie facile et gratifiante et te flatter de passer à la télé de temps en temps pour vitupérer contre la Chine ou la Russie, enfoncer des portes ouvertes contre le racisme et l’homophobie comme si on vivait encore en 1967, bavasser philosophiquement pour ou contre l’identité et la différence, ou bien finir prématurément assassiné physiquement ou moralement ?

Ne le laisse pas tomber, il est si fragile, être un homme libéré, c’est pas si facile !

 

PS qui n'a rien à voir : les boîtes de nuit restent fermées. Les clubs libertins, connus pour leur respect des gestes barrière, peuvent rouvrir. Ils sont considérés comme des établissement des sport. En chambre ?

 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 06:19

 

 

Je viens de voir le film American Sniper. D’un point de vue cinématographique, du grand Eastwood. Idéologiquement : une horreur ultranationaliste, quand elle n’est pas fasciste. L’Amérique est le plus beau pays du monde et le garant de la liberté. Ce pays a tous les droits, dont celui de semer la mort, partout, où il veut et quand il veut.

 

Le film raconte l’histoire vraie die Chris Kyle, engagé volontaire dans les Seals (acronyme de sea, air and land) pour combattre en Irak. Tireur d’élite exceptionnel, il va tuer au moins 250 ennemis, hommes, femmes, enfants. Il n’aura qu’un seul regret après la guerre, celui de ne pas en avoir tué davantage car « le monde est un endroit bien meilleur sans les sauvages qui prennent des vies américaines ».

 

Son père, qui est diacre, lui achète sa première arme à feu alors qu’il n’a que sept ans. Après s'être essayé à une carrière de cow boy professionnel, Kyle, traumatisé par le 11 septembre, s'engage dans la marine.

 

Sa guerre est un combat contre les « impies ». Sur son avant-bras, il s’est fait tatouer  une fort visible croix rouge-sang ressemblant au trident des Navy Seals qu’il exhibe volontiers « afin que tout le monde sache pourquoi [il] combat ». Il se voit comme un « croisé de Dieu ». Après avoir servi, il fonde la société de mercenaires Craft International (ce type de société est prestataire de l’armée des EU en temps de guerre)  dont la devise est « Malgré ce que votre maman vous a dit, la violence résout réellement les problèmes » ( « Despite what your momma told you, violence does solve problems ». Cette société est spécialisée dans la formation des tireurs d’élite. Lorsqu’on l’interviewe à l’occasion de la publication de son autobiographie, il répond une arme à la main.

 

Autoproclamé « croisé de Dieu », Kyle a quelques difficultés à se réadapter aux limites de la vie civile. Il prétend, à tort, avoir tué une trentaine de pillards lors de l’ouragan Katrina en 2005, et également avoir abattu deux hommes qui voulaient lui voler sa voiture.

 

Et puis il essaie également de s'occuper de son prochain en aidant des anciens combattants à se réhabituer à la vie civile. Il les emmène sur des stands de tir.

 

Ce type vraiment dérangé dont le commerce fut la violence et la mort est mort par la violence et par la folie. Un malheureux atteint d’un trouble de stress post-traumatique qu’il venait aider l’a abattu en le criblant de balles.

 

 

Quand il fut question de tirer un film de ses mémoires, il refusa le « gauchiste » Matt Damon qui « a passé son temps à dénigrer le courage de nos soldats en Irak ». Kyle, qui avait accepté Bradley Cooper, décéda avant la sortie du film de Clint. Un film qu’il aurait sûrement aimé.

 

Ce qui m’a peut-être le plus espenté dans cette histoire, c’est sa toute fin. Le 11 février 2013, une chapelle ardente est érigée en l'honneur de Kyle au Stade des Cowboys d’Arlington au Texas. Le lendemain, il est enterré au cimetière de l’État du Texas à Austin après une procession funéraire longue de 320 kilomètres  sur la route reliant Midlothian à Austin !

 

Quel beau pays et quel grand peuple !

 

Á propos d’American Sniper
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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 05:11

Les masques commencent à tomber.

 

Le laboratoire biologique chinois de Wuhan appartient à Glaxosmithkline qui (par hasard) possède Pfizer! (celui qui produit le vaccin contre le virus qui (par coïncidence) a commencé dans le laboratoire biologique de Wuhan, qui (par coïncidence) a été financé par le Dr Fauci qui (par coïncidence) est géré par Black Rock finance qui (par coïncidence) gère les finances de l'Open Foundation Company (Soros Foundation) qui (par coïncidence) sert le français AXA!

 

Par coïncidence Soros possède la société allemande Winterthur qui (par coïncidence) a construit le laboratoire chinois à Wuhan et a été rachetée par l'allemand Allianz qui (par coïncidence) a Vanguard comme actionnaire qui (par coïncidence) est actionnaire de Black Rock, qui (par coïncidence) contrôle les banques centrales et gère environ un tiers du capital d'investissement mondial.

 

"Black Rock (par coïncidence) est également un actionnaire majeur de MICROSOFT, la propriété de Bill Gates, qui (par coïncidence) est un actionnaire de Pfizer (qui - vous vous en souvenez? Vend le vaccin miracle) et (par coïncidence) est actuellement le premier sponsor de l'OMS !

 

Vous comprenez maintenant comment une chauve-souris morte vendue sur un marché humide en Chine a infecté toute la planète !

 
Covid : que d'heureuses et mortelles coïncidences !
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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 05:14
Par le Correspondant socialiste

 

 

Je reprends ici un article sur Amazon publié dans Le Grand Soir.

 

Les chauffeurs-livreurs d’Amazon et les employés des entrepôts sont régulièrement réduits à uriner dans des bouteilles – et à déféquer dans des sacs – pour ne pas avoir à faire une pause aux toilettes. C’est le seul moyen pour eux de s’en tenir aux horaires de travail pénibles d’Amazon, qui s’accélèrent constamment.

 

74% des travailleurs d’Amazon évitent d’utiliser les toilettes de peur de rater leurs objectifs, selon une enquête de la plateforme de campagne en ligne Organize : « Je ne bois pas d’eau parce que je n’ai pas le temps d’aller aux toilettes », a déclaré une personne interrogée. Enquête.

 

Les employés des entrepôts d’Amazon aux États-Unis bénéficient de pauses quotidiennes minimales – deux pauses payées de 15 minutes par jour de 10 heures et une pause non rémunérée de 30 minutes. Même ceux-ci sont érodés par les longues distances que les travailleurs doivent parcourir pour se rendre à l’aire de repos. Les travailleurs sont obligés de se tenir au courant grâce au système de suivi électronique des heures de repos qui mesure leur rythme à la seconde. Le nombre d’articles à traiter est passé de 100 articles par heure à 300 à 400 articles par heure depuis l’introduction des robots qui parcourent les allées et amènent les articles aux postes de travail.

 

Surveillance constante, blessure et maladie mentale

La vitesse effrénée signifie que les travailleurs subissent fréquemment des blessures. Si cela se produit, ils sont souvent licenciés sans compensation.

 

Il y a une surveillance constante sur le lieu de travail. Les lunettes de soleil et les sweats à capuche sont interdits au cas où ils masqueraient le visage du travailleur. Les téléphones portables sont également interdits de peur qu’ils n’enregistrent ce qui se passe. La sécurité est stricte ; les travailleurs sont fouillés à l’entrée et à la sortie, selon le journaliste James Bloodworth qui a travaillé anonymement pour Amazon pour rédiger un livre Hired : Six Month Undercover in Low-Wage Britain.

 

Aujourd’hui, 75 000 chauffeurs-livreurs aux États-Unis sont contraints de signer un formulaire de consentement pour permettre que leurs données biométriques soient utilisées pour surveiller leur travail – ou d’être renvoyés s’ils refusent.

 

Pas étonnant que 55% des travailleurs déclarent avoir souffert de dépression depuis qu’ils travaillaient pour Amazon.

 

Le directeur d’Amazon, Dave Clark, a déclaré sur Amazon News, le journal officiel de la société : « Vous ne croyez pas vraiment au truc pipi dans les bouteilles, n’est-ce pas ? Si c’était vrai, personne ne travaillerait pour nous ».

 

Menées anti-syndicales, mensonges et pratiques de travail dickensiennes

Depuis le démenti de Clark, des preuves ont obligé l’entreprise à admettre que les travailleurs doivent effectivement utiliser des bouteilles et des sacs. Une note interne divulguée publiée par l’Intercept a montré que l’entreprise savait depuis le début, avec de nombreuses communications à ce sujet : « C’est la troisième fois au cours des deux derniers mois que les sacs ont été retournés à la gare avec de la merde à l’intérieur... Les DA [les associés du chauffeur] ne peuvent pas , ne doivent pas, renvoyer les sacs à la gare avec de la merde à l’intérieur. » Depuis, Amazon a dû s’excuser pour son refus antérieur et a promis d’améliorer les conditions de travail, affirmant qu’il fournissait un environnement « inclusif ».

 

Pourtant, cette inclusivité ne s’étend pas aux membres du syndicat. Aucun des 950 000 employés d’Amazon aux États-Unis n’est syndiqué et l’entreprise a farouchement résisté à toutes les tentatives de syndicalisation.

Depuis que Chris Smalls a commencé à faire campagne contre la protection laxiste contre le COVID d’Amazon et a été limogé pour avoir dirigé une grève à New York l’année dernière, 6 000 travailleurs de Bessemer, en Alabama, ont tenté de former un syndicat.

 

Mais leurs efforts se sont soldés par une campagne antisyndicale agressive. Des réunions régulières dirigées par la direction ont donné force aux mensonges de l’entreprise, disant aux travailleurs, par exemple, que la syndicalisation signifierait une cotisation obligatoire de 500 $ par an pour tous les employés, qu’ils soient syndiqués ou non. L’entreprise a également envoyé des textos et des courriels aux travailleurs plusieurs fois par jour avec des messages tels que : « Le syndicat ne peut rien vous promettre » ; "Ne laissez pas des éléments étrangers à l’entreprise diviser notre équipe gagnante !" Amazon a même fait changer l’heure des feux de signalisation locaux pour empêcher les travailleurs pro-syndicaux d’approcher les autres dans leur voiture. La direction a également menacé de fermer l’entrepôt.

 

Espions d’entreprise, espionnage et intimidation, mais le syndicalisme se développe

Pendant ce temps, des offres d’emploi pour des « analystes du renseignement » – espionnage des organisateurs syndicaux – sont apparues. Une annonce disait : "Les analystes doivent être capables d’engager et d’informer ... les parties prenantes sur des sujets sensibles qui sont hautement confidentiels, y compris les menaces de syndicalisation contre l’entreprise." Il recherchait des candidats ayant une expérience antérieure dans la communauté du renseignement, l’armée ou la police.

 

Les annonces ont été rapidement supprimées après une publicité négative. Pourtant, l’espionnage antisyndical se poursuit – y compris la surveillance des groupes Facebook fermés des travailleurs – en particulier ceux des chauffeurs « qui planifient toute grève ou manifestation contre Amazon ». Les rapports de la société incluent les noms complets et les publications des chauffeurs à travers les États-Unis.

 

Malgré cette intimidation, l’organisation syndicale s’est développée. Le syndicat RWDSU (Retail, Wholesale and Department Store Union) (vente au détail, vente en gros, grands magasins) qui a été actif dans la campagne de syndicalisation de l’Alabama, a recruté 2 000 membres à Bessemer. Il a également forcé un scrutin sur la reconnaissance syndicale à cet endroit.

 

La semaine dernière, malgré une campagne très bien soutenue par le syndicat, le harcèlement et l’intimidation d’Amazon l’ont emporté. Il a contesté plus de 500 suffrages qui, selon la société, n’étaient pas recevables et a menti aux travailleurs sur la date limite du scrutin afin qu’ils votent tôt, avant que les organisateurs syndicaux n’aient eu le temps de les joindre.

 

La professeure Rebecca Givan de l’Université Rutgers a expliqué : « Les employeurs ont un énorme avantage dans ces situations. Ils disposent de sommes d’argent pratiquement sans limites et un accès presque total aux travailleurs pour les bombarder de messages d’anxiété et d’incertitude, ce dont nous voyons le résultat.

 

Mais ce n’est pas le fin mot de l’histoire. Le RWDSU conteste le résultat, accusant Amazon d’ingérence illégale. « Ils ont menti pour jouer contre le système », a déclaré le président de la RWDSU, Stuart Appelbaum, qui a également montré des lois du travail partiales ont inévitablement joué en faveur d’Amazon.

 

Une victoire à la Pyrrhus, au mieux

Appelbaum a déclaré : « Si Amazon considère cela comme une victoire, ils voudront peut-être la réévaluer parce qu’au mieux, c’est une victoire à la Pyrrhus. »

 

Depuis que le résultat a été rendu public, les travailleurs d’Amazon à Chicago se sont mis en grève contre le fait d’être contraints à des « mégacycles » de nuit de 11 heures. Le RWDSU a également reçu plus d’un millier de demandes de travailleurs d’Amazon à travers les États-Unis et a organisé des rassemblements en Alabama. La large couverture médiatique a rehaussé le profil de la campagne de syndicalisation aux États-Unis et dans le monde.

 

Si la main-d’œuvre à 80% noire de Bessemer n’a peut-être pas remporté une avancée cette fois-ci, leur campagne en faveur des syndicats marque néanmoins un progrès, à la fois en termes d’organisation des travailleurs et de lutte pour les droits civiques – rendant visible le lien entre les deux. Comme l’a dit Emmit Ashford, un travailleur pro-syndicat : « Les choses ne resteront plus les mêmes après cette étape. Ce n’est pas fini. Ce n’est qu’une question de temps avant que les choses changent.

 

Un vote « oui » aurait contrecarré une longue tendance à la baisse des effectifs des syndicats du secteur privé aux États-Unis depuis les années 1960. Le résultat « non » montre qu’il y a des leçons à tirer.

 

Apprendre des leçons à travers le cartel mondial d’Amazon

Selon les organisateurs syndicaux chevronnés Rand Wilson et Peter Olney (Portside, 10 avril), les syndicats doivent unir leurs forces pour défier un adversaire aussi puissant qu’Amazon, ce qui signifie que les syndicats de la logistique et les syndicats des transports tels que les Teamsters doivent travailler ensemble. Une coopération plus étroite est également nécessaire entre les syndicats et les réseaux informels des comités de travailleurs d’Amazon comme Amazonians United, et avec des groupes tels que la Southern Workers Assembly, fondée il y a dix ans par les syndicalistes et les organisateurs des Black Workers for Justice. Troisièmement, il est vital de faire campagne contre les lois anti-travailleurs, y compris de contester les lois sur le « droit au travail » qui sont particulièrement répandues dans le Sud. Enfin, la portée mondiale d’Amazon signifie que les syndicats doivent travailler dans tous les pays pour empêcher une stratégie internationale du coup de massue de la part de l’entreprise.

 

Il y a des signes que les travailleurs d’Amazon en Europe ont commencé à bouger. En France l’année dernière, les travailleurs ont protesté contre les problèmes de santé et de sécurité pendant la pandémie ; une syndicalisation partielle là-bas, en vertu de lois du travail moins draconiennes, a conduit à une légère augmentation des salaires.


En mars de cette année, les travailleurs italiens d’Amazon se sont mis en grève pour de meilleures conditions, leur toute première action contre l’entreprise. Cela a été suivi une semaine plus tard par les travailleurs allemands d’Amazon qui ont arrêté de travailler à Pâques. Le syndicat allemand Verdi réclame une augmentation de salaire de 4,5%. Les travailleurs en Espagne et en Pologne ont également mené des actions.

 

En Inde, des grèves des livreurs sont prévues dans les villes de Hyderabad, Bengaluru, Pune et Delhi.

 

Au Royaume-Uni, où Amazon emploie 40 000 personnes, Unite a lancé une ligne d’alerte pour les travailleurs, à commencer par Bolton et Exeter, dans le cadre de sa campagne « Action contre Amazon » pour un « nouvel accord », y compris le droit de se syndiquer.

 

Sharon Graham, de Unite, a déclaré : « Amazon attaque toutes les tentatives des travailleurs pour parler d’une seule voix ... Il est grand temps qu’Amazon donne aux travailleurs le droit de faire partie d’un syndicat et de le faire sans ingérence, intimidation et intimidation. »

 

 

Le GMB fait également campagne pour la syndicalisation dans les locaux d’Amazon à Rugeley près de Birmingham et dans l’entrepôt d’Amazon à Coventry.

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Amazon : l’emblème du capitalisme sans entraves

 

Amazon et Bezos : l’emblème d’un capitalisme sans entraves

Le Covid a accéléré tous les procédés du capitalisme moderne, concentrant le pouvoir et la richesse dans les plus grandes entreprises, en particulier les géants de la technologie et du commerce électronique. La richesse du patron d’Amazon, Jeff Bezos, a augmenté de 70 milliards de dollars pendant la pandémie et s’élève maintenant à 184 milliards de dollars, ce qui en fait l’homme le plus riche du monde, selon le Billionaire’s Index de Bloomberg. Bernie Sanders, qui a soutenu la campagne de l’Alabama, a qualifié Bezos d’emblème du « capitalisme sans entraves ».

 

Contre un tel pouvoir, le progrès ne sera ni facile ni direct. Néanmoins, comme l’a dit Marcus Courtney, un organisateur qui avait tenté une précédente campagne de syndicalisation au centre d’appels d’Amazon à Seattle en 2000 : « La conversation a vraiment été ouverte cette fois. Amazon a essayé de trouver un moyen d’étouffer cela. Il essaie de dire aux autres entrepôts, regardez ce qui est arrivé aux travailleurs ici, cela vous pourrait vous arriver aussi. Mais je pense qu’il sera très difficile de l’arrêter maintenant. » (Daily Telegraph, 11 avril).

 

"L’effort de RWDSU à Bessemer était inattendu », ont déclaré Wilson et Olney, soulignant le fait que même son syndicat parent, les Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce, n’était pas, jusqu’à la fin de l’année dernière, au courant de la campagne de syndicalisation.

 

Comme l’a fait remarquer le Business Insider : « Le mouvement ouvrier aux États-Unis prend plus de vitesse qu’il ne l’a fait depuis des décennies » (10 avril). L’analyste financier Tom Forte a exprimé la crainte que cela a induit : « Il y a un risque réel qu’Amazon quitte la pandémie sans syndicat » (Forbes, 1er avril 2021).

 

C’est le genre de risque que nous aimons.

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