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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 06:39

securite-sociale-franchise-hospitaliereLe site destiné aux médecins (htpp://egora.fr), publie un article sous le titre:  

FRAUDE A L'ASSURANCE

MALADIE:

LES VRAIS CHIFFRES

QUI FACHENT

 

 

Extraits:

 

"On a montré du doigt les assurés sociaux. Nous aurait-on menti ? Après la salve politique soutenue en direction des fraudeurs aux arrêts maladie, le temps est peut-être venu de se pencher plus calmement sur les bilans chiffrés, seuls à même de dire la réalité des faits. Or ceux-ci sont très déstabilisants : 80 % des fraudes à lʼassurance maladie sont le fait des professionnels de santé eux-mêmes. (Note de J. L. il faut tenir compte du fait que le nombre de professionnels rapporté au nombre d'assurés sociaux est très faible)

 

"Cʼest ce que lʼon apprend en parcourant le bilan 2010 de la lutte contre la fraude à la sécurité sociale, établi par la Délégation nationale à la lutte contre la fraude, au ministère du Budget. Pour lʼassurance maladie où 156,3 millions de fraudes (16 559dossiers) ont été détectés lʼan passé, les professionnels de santé sont à lʼorigine de 80 % des sommes litigieuses en cause. A noter toutefois que cette somme tient compte des 44,8 millions dʼeuros imputables aux établissements de santé : Ephad, HAD, secteur public et privé, épinglés à la suite de campagnes de vérification, notamment de lʼapplication de la T2A.

 

"Comme lʼa expliqué le Dr Pierre Finder, responsable de la lutte contre la fraude à lʼAssurance maladie à lʼémission Zone interdite sur M6 dimanche soir (13 novembre 20211), lʼénorme proportion imputable aux professionnels de santé tient essentiellement au fait que lorsque ces derniers - notamment les pharmaciens - se mettent à frauder, ils ne le font pas pour rien. « Plusieurs centaines de milliers dʼeuros » à chaque fois, pour facturation de médicaments non prescrits ou facturations non conformes par exemple, devait-il expliquer. Ainsi, on identifie de très gros dossiers : 104 dʼentre eux - qui ont dʼailleurs donné lieu à une plainte pénale - ont toutes professions de santé confondues, totalisé 24,8 millions dʼeuros de fraudes.

 

(Repris du blog de Jacques Lacaze).

 

jacques-lacaze.com

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:15

http://denistouret.fr/constit/Jospin.jpgNicolas Domenach nous a proposé ce jour sur Canal+ un document sidérant. Jospin vient d’apprendre qu’il était devancé par Le Pen. Il est à son siège de campagne en compagnie de son épouse Sylviane Agacinski.

Arrive Danielle Mitterrand qui se dirige vers le couple. Jospin embrasse Danielle qui lui dit : « C’est un beau jour ! ». Lionel blêmit ; Sylviane a un petit rire nerveux. Les deux pensent vraisemblablement que Tatie Danielle n’a plus toute sa tête.

S’engage alors un dialogue historique :

- Sylviane : « On ne pouvait pas prédire…

- Danielle : Ça fait des mois, des années qu’on vous le dit. Qu’on vous dit : vous allez voir !

-   Sylviane : La presse a constamment laissé penser…

-    Danielle : Mais la presse faut l’oublier.

C'était un beau jour parce que la vérité vraie avait éclaté.

Danielle avait averti Lionel depuis des mois qu’il ne pouvait pas traiter ainsi le peuple et que l’impensable qui devait arriver était arrivé.

Pour conclure la séquence, Ali Baddou en rajoute une couche : il ne parlait plus aux ouvriers, il ne parlait plus aux classes populaires qui ne se sont pas déplacées pour aller voter pour lui (link).


 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 06:36

http://www.mediapart.fr/files/u57685/censure.jpgIl m’a été donné récemment, dans le cadre d’un colloque organisé récemment à Toulouse par l’Institut Régional d’Histoire Sociale, de visionner un film consacré aux journalistes d’i-télé, plus exactement à ceux (plus souvent à celles) qui assurent les reportages pour la chaîne de 6 heures du matin à minuit.

Le grand public n’est pas près de voir ce film car la chaîne n’est pas prête à le laisser diffuser. Elle a seulement toléré sa vision dans des colloques ou des rencontres privées. La réalisatrice de ce film est une ancienne journaliste qui, après avoir travaillé cinq ans pour la chaîne, a démissionné avant de reprendre des études dans un département universitaire de cinéma.

Pourquoi Canal+ exerce-t-elle cette censure ? Parce que le film ne nous montre rien d’autre que le bagne qu’endure le nouveau prolétariat. Si les conditions de travail dans la chaîne des Guignols ne sont ni meilleures ni pires que celle des autres chaînes d’information en continu, elles n'en sont pas moins violentes.

On a pu observer que, depuis plusieurs années, ces reporters sont plutôt des femmes. Il faut se méfier lorsque les femmes deviennent majoritaires dans un secteur. Non parce qu’elles sont mauvaises mais parce que le travail qu’elles exercent est alors déqualifié, disqualifié. Sous-payé, précarisé. Pour ne donner qu’un seul exemple, on a été témoin de ce phénomène dans l’entre-deux-guerres lorsque des femmes ont investi des postes jusqu’alors occupés uniquement par des hommes, par exemple dans la sidérurgie ou dans la sellerie. L’habileté manuelle des femmes fut alors très appréciée, mais on leur attribua des salaires inférieurs à ceux des hommes car elles étaient « moins intelligentes »

Nos vaillantes prolétaires journalistes sont requises à tout moment du jour et de la nuit (leurs jeunes enfants sont probablement gardés dans des crèches en Suisse) et elles deviennent les plus extraordinaires multi-tâches que l’on connaisse : chauffeuses de camions, dérouleuses de câbles, installatrices de paraboles, cadreuses, preneuses de son, journalistes omniscientes, monteuses. Tout cela avec le sourire, dans un souci de réactivité absolue. "Je ne me vois pas exercer ce métier à 40 ans", dit une récente trentenaire. La logique de production de l’information des chaînes en continu n’est pas la qualité mais la quantité : il faut produire en occupant l’antenne toute la journée. Un reportage de 50 secondes (que peut-on apprendre du monde en 50 secondes ?) diffusé à 9 heures du matin sera reformaté en 1 minute 30 pour midi, puis repassé en 1 minute 15 à 14 heures, fera l’objet d’un direct de 35 secondes à 17 heures, enfin d’un « long » reportage de 2 minutes 30 à 22 heures.

En bout de chaîne, un téléspectateur qui aura tout oublié le lendemain, qui ne sera ni plus savant ni plus sachant mais qui aura été vrillé sur son canapé.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 19:42

 

« Plaignons le pays qui réduit au silence ses écrivains quand ils disent ce qu’ils pensent… Plaignons le pays qui jette en prison ceux qui réclament la justice, tandis que des tueurs à grande échelle, des massacreurs, des arnaqueurs organisés, des pillards, des violeurs, et tous ceux qui s’attaquent aux plus pauvres des pauvres se promènent en toute liberté. » – Arundhati Roy

 



18 novembre 2011, “ Information Clearing House ” (« site d’informations qu’on ne trouve pas sur CNN ou Fox News »), Assemblée de “ L’Université populaire ” qui s’est tenue en l’Église commémorative de Judson, le 16 novembre 2011.


Mardi matin, la police a évacué Zucotti Park, mais aujourd’hui le peuple est de retour. La police devrait savoir que cette manifestation n’est pas une bataille pour un territoire. Nous ne luttons pas pour occuper un parc, ici ou là. Nous nous battons pour la justice. Pas seulement pour le peuple des États-Unis, mais pour tout le monde.

 

Ce que vous avez réussi depuis le 17 septembre, lorsque le mouvement Occupation a débuté dans tous les États-Unis, c’est d’introduire un nouvel imaginaire, un nouveau discours politique au cœur de l’Empire. Vous avez réintroduit le droit de rêver dans un système qui s’efforce de transformer les gens en des zombies qui, par l’hypnose, assimilent le consumérisme abrutissant au bonheur et à l’épanouissement.

 

En tant qu’écrivain, je me permets de vous dire que vous avez réussi quelque chose d’extraordinaire et que je ne saurais vous remercier comme vous le méritez.

 

Nous parlons de justice. Aujourd’hui, au moment où nous nous exprimons, l’armée des États-Unis mène une guerre d’occupation en Irak et en Afghanistan. Des drones étatsuniens tuent des civils au Pakistan et au-delà. Des dizaines de milliers de soldats étatsuniens, ainsi que des escadrons de la mort, pénètrent en Afrique. Si dépenser des billions de dollars pris dans vos poches pour occuper et administrer l’Irak et l’Afghanistan ne suffit pas, alors on vous vante les mérites d’une guerre contre l’Iran.

 

 

Depuis la Grande Dépression des années trente, la production d’armements, ainsi que des guerres menées à l’étranger ont été pour les États-Unis le meilleur moyen de stimuler leur économie. Tout récemment, sous la présidence d’Obama, ce pays a conclu une vente d’armes de 60 milliards de dollars avec l’Arabie saoudite – peuplé de musulmans modérés, n’est-ce pas ? Les États-Unis espèrent vendre des milliers de bombes à charge pénétrante (http://www.youtube.com/watch?v=SuniKsBxZ10) aux Émirats Arabes Unis. Les États-Unis ont vendu pour 5 milliards de dollars d’avions militaires à mon pays, l’Inde, qui compte plus de pauvres que tous les pays africains les plus pauvres réunis. Toutes ces guerres, des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, jusqu’au Vietnam, la Corée, l’Amérique latine, ont fait des milliers de victimes, alors qu’elles étaient toutes menées pour garantir le « mode de vie américain ».

 

Nous savons aujourd’hui que l’ « American way of life », ce modèle auquel le reste du monde est censé aspirer, signifie que 400 personnes possèdent la moitié de la richesse des États-Unis. En conséquence, des milliers de gens ont été expulsés de leur habitation et ont perdu leur emploi tandis que le gouvernement renflouait des banques et des grandes sociétés (à elle seule, American International Group, première société mondiale d’assurance et de services financiers, a reçu 182 milliards de dollars).

 

Le gouvernement indien est en adoration devant la politique économique des États-Unis. Après 20 années d’économie de marché, les 100 Indiens les plus riches possèdent un quart du PNB du pays tandis que 80% de la population vit avec moins d’un demi dollar par jour. 250000 paysans, poussés dans une spirale de mort, se sont suicidés. On appelle ça le progrès, et nous nous considérons désormais comme une superpuissance. Comme vous, nous avons tous les titres requis : des bombes atomiques et des inégalités indécentes.

 

La bonne nouvelle est que les gens en ont assez et ne vont pas en supporter davantage. Le mouvement Occupation a rejoint des milliers d’autres mouvements de résistance dans le monde entier. Les plus pauvres se lèvent et bloquent les grandes sociétés dans leur trajectoire. Peu d’entre nous rêvaient que vous seriez, vous le peuple des États-Unis, à nos côtés, tentant le même combat au cœur de l’Empire. Les mots me manquent pour rendre compte de l’énormité de ce que cela signifie.

 

Le 1% qui domine le monde affirme que nous n’avons aucune revendication. Peut-être ne savent-ils pas que notre colère, à elle seule, pourrait les anéantir. Je vous propose quelques petites choses – quelques pensées « pré-révolutionnaires » qui me sont venues à l’esprit – pour que nous réfléchissions ensemble.

 

Nous voulons poser un couvercle sur ce système qui produit de l’inégalité. Nous voulons plafonner l’accumulation sans limites de richesses et de biens par des individus comme par des sociétés. En tant que « couvercleux » et « plafonneux », nous exigeons :

 

Premièrement : la fin des propriétés croisées dans le monde des affaires. Ainsi, des marchands d’armes ne pourront pas posséder des chaînes de télévision ; des sociétés minières ne pourront pas posséder des journaux. Des compagnies privées ne pourront pas financer des universités ; des laboratoires pharmaceutiques ne pourront pas contrôler des caisses nationales de santé.

 

Deuxièmement : les ressources naturelles et les infrastructures indispensables (l’eau, le gaz, la santé, l’éducation) ne pourront pas être privatisées.

 

Troisièmement : toute personne a un droit au logement, à l’éducation et aux soins médicaux.

 

Quatrièmement : les enfants des riches ne pourront pas hériter de leurs parents.


Ce combat a réveillé nos imaginations. Au fil des ans, le capitalisme avait réduit l’idée de justice au concept de « droits de la personne », tandis que l’idée, le rêve d’égalité étaient devenus blasphématoires. Nous ne nous battons pas simplement pour rafistoler un système qui doit être remplacé.

 

En tant que « couvercleuse » et « plafonneuse », je salue votre combat.

 

Salaam and Zindabad.

 

Arundhati Roy

 

SOURCE : http://www.informationclearinghouse.info/article29766.htm

 

Arundhati Roy a obtenu le Booker prize en 1997 pour son roman Le dieu des petits riens. Parmi ses essais, on pourra lire en français : La Démocratie : notes de campagne, Éditions Gallimard, Paris, 2011.


Parmi ses articles en français : “ Assiéger l’Empire ” (http://www.monde-diplomatique.fr/2003/03/ROY/10013), “ Les périls du tout humanitaire ” (http://www.monde-diplomatique.fr/2004/10/ROY/11569), “ Le monstre dans le miroir ”, (http://anti.mythes.voila.net/evenements_histoire/inde/arundh...) et (http://divergences.be). Critique lucide du néo-impérialisme, des occupations militaires, des modèles violents de ‘ développement économique ’, Arundhati Roy a reçu le Sydney Peace Prize en 2004. Sa dénonciation inlassable des politiques répressives de l’État indien l’a conduite à être traitée, au choix, de séditieuse, de sécessionniste, de maoïste et de fauteuse de troubles antipatriotique.


Traduction : Bernard Gensane


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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 20:00

http://nonnobisdominenonnobissednominituodagloriam.unblog.fr/files/2007/01/super05.jpgCet article de Daniel Schneiderman (Arrêt sur images) nous le confirme : Bernard Guetta et Elkabbach risquent de finir brûlés sur le bûcher des vanités.

 

8 h 28: un flash annonce la mort de Danielle Mitterrand. Il ne reste que deux minutes aux intervieweurs du matin pour arracher leur première réaction à leurs invités, et improviser eux-mêmes une nécrologie en quelques secondes. Moments rares de l'irruption soudaine d'un événement, où l'improvisation révèle les personnalités et les inconscients des hommes du direct. Recevant le lieutenant de Hollande André Vallini, Elkabbach tient tout d'abord à dire qu'il le savait avant tout le monde. Il avait été prévenu dans la nuit, et Vallini aussi, par le PS, mais il "attendait la confirmation officielle" pour donner la nouvelle. Edifiant autoportrait du Grand Journaliste en gardien des secrets d'Etat, en initié conscient de ses responsabilités (peut-être se souvient-il aussi de la malencontreuse affaire Pascal Sevran, mais il ne le dit pas). Et de poser à Vallini cette question fondamentale: "c'est une période qui s'achève ?"

Sur France Inter, Patrick Cohen, lui, reçoit le secrétaire général de la CFDT François Chérèque.Classiquement, Chérèque tire la disparue dans son sens, évoquant leur combat commun pour un partage équitable de l'eau. Puis, Cohen et Guetta improvisent un duo. Guetta: "elle était beaucoup plus à gauche que son mari". Cohen: "y compris par ses voyages à Cuba, et quand elle était intervenue pour faire recevoir Fidel Castro en France". Guetta, clarifiant alors ce que Cohen n'ose dire: "si vous voulez dire qu'elle était plus à gauche que lui, dérapages compris, oui".


Que se joue-t-il dans cette petite passe d'armes confraternelle, et spontanée ? Le jeu avec la convention et l'interdit. La convention généralement admise dans lémédias, particulièrement audiovisuels, impose, après un décès, de taire toute forme de critique à l'égard du disparu. Mais Cohen, il le montre régulièrement, ne déteste pas signifier sa réticence à respecter ce type de conventions. Aussi transgresse-t-il l'interdit, mais sans signifier explicitement qu'il le transgresse, en s'abritant derrière la neutralité incontestable des faits. C'est un fait: Danielle Mitterrand aimait bien le dictateur cubain. Vieux routier militant et provocateur, Guetta se souvient, lui, à cet instant qu'il est entré en journalisme par la couverture des dissidences anticommunistes dans les pays de l'Est, dans les années 70. C'est donc à la fois l'anticommuniste, l'éditorialiste payé pour "donner son avis", et qui n'entend pas renoncer à ses prérogatives, et le "metteur de pieds dans le plat" du siècle dernier, naturellement ironique à l'égard de toute parole officielle (que de chemin parcouru !) qui s'exprime. Il n'est, en outre, pas mécontent de signifier au jeune Cohen qu'à insolent, insolent et demi.

 

 

Par ailleurs, Le Grand Soir vient de publier cet entretien très intéressant de Danielle Mitterrand :

 

Extrait d’un entretien avec Danielle Mitterrand, Présidente de "France libertés"
DANIELLE MITTERRAND : "La démocratie n’existe ni aux USA, ni en France".
Hernando CALVO OSPINA

Hernando Calvo Ospina est un journaliste colombien réfugié en France et collaborateur, entre autres, du Monde Diplomatique.

Sa présence dans un avion régulier d’Air-France en avril 2009 effraya à ce point les USA qu’ils lui interdirent le survol de leur territoire et exigèrent son déroutage. Voir : http://www.legrandsoir.info/article8459.html

Hernando Calvo Ospina a bien voulu nous confier le texte d’un entretien qu’il a eu avec Danielle Mitterrand. Qu’il en soit remercié.

LGS

(Les photos sont celles de l’article original).



Ce qui suit est un extrait de l’entrevue à Mme. Danielle Mitterrand, veuve de l’ex-président français François Mitterrand, et présidente de l’association « France-Libertés ». A sa lecture il est facile de comprendre pourquoi, et ce depuis plusieurs années, les médias politiques et d’informations dans leur grande majorité ont essayé de l’ignorer.

vendredi 28 octobre 2005 - Entretien réalisé par Hernando Calvo Ospina.

Hernando Calvo Ospina : Mme. Mitterrand, qu’a signifié pour vous l’arrivée au gouvernement de votre époux François ? Est-ce que les idéaux sociaux et politiques qu’il portait dès sa jeunesse ont été reconnus en ces moments-là ?

Danielle Mitterrand  : Mai 1981 fut un mois de grande activité, car c’était la préparation de l’arrivée au pouvoir de François. J’essayais d’apporter tout ce qu’il y a de meilleur en moi, pour que ces rêves d’avoir une société socialiste, quoique à l’européenne, deviennent réalité. Mais bien vite j’ai commencé à voir que cette France juste et équitable ne pouvait pas s’établir. Alors je lui demandais à François : Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais offert ? Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir.

J’appris ainsi que d’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant 14 ans. Même s’il essayait d’éviter le côté le plus négatif du capitalisme, les rêves ont commencé à se briser très rapidement.

HCO : Vous n’avez pas assumé le rôle de « première dame » comme l’« exige » la tradition protocolaire. Était-ce un simple caprice ? Ou à cause de convictions politiques ?

DM : Je n’ai pas voulu être une « première dame » comme toutes les autres, et en conséquence j’ai refusé le protocole qu’on a voulu m’imposer. J’étais l’épouse du chef de l’État, d’un homme que j’aimais, mais j’étais aussi libre d’avoir mes propres convictions. Je n’allais pas accepter d’être la simple image de la femme française typique, représentative d’un secteur social ; de sourire devant les caméras et les personnalités ; ou de servir d’ornement aux oeuvres de bénéfices. Avant tout, mon rôle devait consister en mon apport pour la construction d’une société juste.

J’ai eu mes critères et mes réflexions politiques, qui ont parfois fait choc avec celles de François. Si le gouvernement n’allait pas sur une bonne voie, je me devais de le dire, de le critiquer. Je sais que ce n’est pas le rôle d’une « première dame », car normalement elles ne sont qu’un instrument du pouvoir. Chaque fois que les autres ont voulu s’opposer à mes tâches militantes pour des « raisons d’État », pour n’être pas « diplomatiquement correctes », François m’a soutenue car il voyait qu’elles étaient justes. Il ne pouvait essayer de m’empêcher de faire ce qu’il disait défendre.

HCO : Mme. Mitterrand, vous avez fondé « France-Libertés », qui s’est distinguée par son engagement politique, social et humanitaire...

DM : Je l’ai fondée non pas dans l’intention d’en faire un contre-pouvoir, ni pour qu’elle serve au pouvoir. Je voulais prendre mes propres initiatives de solidarité politique, indépendantes des desseins du pouvoir, même si je m’attendais qu’avec le gouvernement socialiste nous aurions des objectifs proches. Mais je me suis vite rendu compte que ce ne serait pas facile. Est arrivé le moment où « France-Libertés » voulait aider des populations opprimées, mais le gouvernement socialiste français soutenait d’une manière ou d’une autre leurs bourreaux. Rapidement j’ai dû me poser la question : Jusqu’où peut-on aller sans provoquer d’ « incidents diplomatiques » ?

Dans l’Association s’est présenté pour nous un questionnement qui ne m’a pas du tout plu : sa présidente, épouse du président de la République, devait-elle respecter la sacro-sainte loi de non-ingérence dans les affaires de l’État, et se priver ainsi de son droit à la solidarité politique et humanitaire, pour ne pas aller à contre-courant ? J’ai continué avec mon projet car je le croyais juste. Alors, même de vieux amis personnels et de lutte ont commencé à m’isoler. Tout le pouvoir et le poids de la diplomatie française ont tenté de m’écraser, usant de tout pour « réparer » mes actions et mes expressions politiques publiques.

J’ai constaté que je ne pouvais pas exercer ma fonction de manière exemplaire si je ne servais pas le marché, le capitalisme. Que mon devoir n’était pas de me préoccuper des torturés ni des affamés. Que si ceux qui étaient écrasés réclamaient l’éducation, la santé ou du travail, je devais tourner la tête de l’autre côté. J’étais la « première dame » et je devais aider, avec mes sourires dans les cocktails, à ce que les intérêts commerciaux de la France progressent. Quand j’écoutais au cours de mes visites aux ambassades les discours du « commercialement correct », où le tout-puissant marché était ce qu’il y avait de fondamental avant la solidarité entre les peuples, cela me donnait l’envie de partir en courant. Je ne pouvais croire que les « bulldozers » du marché pourraient arriver à recouvrir jusqu’aux fondements mêmes de notre culture. Et ils l’ont fait.

Pourquoi un gouvernement qui se disait de gauche ne pouvait-il pas répondre aux attentes qu’il avait créées durant tant d’années dans l’opposition, tant au niveau national qu’international ? Devait-on accepter les impératifs d’un système mercantile jusqu’à la soumission ?

HCO : Ce système du marché sauvage, du capitalisme, du néolibéralisme, a à sa tête les États-Unis. Est-ce que la France se soumettait aux desseins de ce pays ?

DM : Durant la célébration du Bicentenaire de la Déclaration des droits de l’Homme - juillet 1989 - j’ai pu voir jusqu’à quel point nous étions soumis aux État-Unis. L’État français n’invita pas plusieurs dignitaires, en particulier des Latino-Américains. Comme par hasard c’était ces pays-là que Washington voulait annuler, détruire. Et je ne vais pas citer de noms, mais c’est facile à vérifier. Je me rappelle avoir dit à François : « Jusqu’à quel point allons-nous être dépendants de l’humeur des États-Unis, ne pas pouvoir choisir nos invités pour nos festivités... ? » Ce fut une honte.

HCO : Mme. Mitterrand, si cela arrive en France, vous devez bien savoir ce qu’il en est sous d’autres latitudes...

DM : Je ne suis pas anti-États-Unis, mais je suis avec le peuple de ce pays et non pas avec l’Administration qui le gouverne. Celle qui se sert de ce peuple pour tirer des bénéfices qui servent à quelques uns. Durant toutes ces années de ma vie, spécialement après la Seconde Guerre mondiale, j’ai pu voir comment les États-Unis foulaient aux pieds la liberté et la démocratie des autres pays, particulièrement les pauvres. Ronald Reagan désigna comme terroriste le gouvernement sandiniste du Nicaragua, quand les terroristes, c’était son Administration et cette « contra » qu’il finançait.

J’étais au Nicaragua peu de temps avant qu’ils détruisent la révolution. Fonctionnait encore ce qui avait été atteint au niveau de l’éducation et de la santé, des choses qu’avait le peuple nicaraguayen pour la première fois de son histoire. Je me rappelle que Daniel Ortega me disait : « Daniella, dis à François qu’il ne peut pas nous laisser tomber ; que l’Europe démocratique ne peut pas nous abandonner... ». Je le lui ai dit en effet. Et il n’a pu rien faire : les États-Unis avaient décidé que les sandinistes devaient s’en aller avec leurs plans de développement social, pour faire place au néolibéralisme et au retour de la misère pour le peuple. Tandis que nous, nous étions en train de fêter le Bicentenaire de la Déclaration des droits de l’Homme !

HCO : Au cours de ces mêmes années Washington resserrait le blocus contre Cuba, essayant d’en finir avec la Révolution.

DM : Le Nicaragua ne pouvait compter que sur Cuba. Et Cuba aussi était en train d’être étranglée par l’embargo des États-Unis, qui continue jusqu’à présent et qui n’a eu d’autre but que celui d’en finir avec tout ce qu’il y a de merveilleux que cette Révolution a réalisé au niveau social : quelque chose d’unique en Amérique latine ; presque unique dans un pays du Tiers-Monde.

Quand en 1989 Cuba se trouvait déjà seule face à Washington, car elle n’avait plus l’appui de l’Union soviétique, je m’y suis rendue. À mon retour j’ai dit à François : « Tu ne peux pas laisser tomber Cuba. Cette Révolution a beaucoup fait pour le peuple. La France ne peut être soumise aux États-Unis. » Il me disait que la France toute seule ne pouvait pas, et qu’en Europe personne ne la suivrait. Que les États-Unis détenaient tout le pouvoir économique, politique et de la propagande, en plus des contre-révolutionnaires de Miami. Je continue aujourd’hui à dire que cette révolution a mérité de se maintenir, car elle l’a fait et c’est le peuple qui la maintient. Par conséquent les États-Unis n’ont pas pu la faire plier. Je connais Fidel depuis très longtemps. J’ai passé beaucoup d’heures à discuter avec lui, à nous dire ce que nous pensons. Je lui ai fait part de toutes les critiques que j’ai au niveau politique. Une fois je lui ai demandé pourquoi il me supportait. Et il m’a répondu : « Parce que tu es une amie sincère. Et les critiques des amis on les écoute parce qu’elles sont honnêtes, même si nous ne sommes pas d’accord sur certaines choses. »

La dernière fois qu’avec François nous avons reçu officiellement Fidel à Paris, en le saluant je l’ai embrassé publiquement sur la joue. Ce qu’ « interdit » le protocole et les « politiquement corrects ». Mais c’est que non seulement Fidel était notre ami, mais aussi qu’il est latin, et les Latins sont tendres. Ce fut un scandale que la presse me rappelle encore.

HCO : Que pense Mme Mitterrand du président vénézuélien Hugo Chávez et des projets nationaux qu’il essaie de lancer ?

DM : Je n’ai jamais aimé les militaires. Mais Chávez, avant d’être un militaire est un homme, un être humain, et il est arrivé au pouvoir par la voie démocratique, et au point de gagner plusieurs élections. Chávez, au milieu de tous les obstacles que mettent sur son chemin les États-Unis et l’opposition dirigée par les riches, tente de faire avancer les programmes sociaux qu’il a offerts au peuple. Évidemment, le monde capitaliste lui est tombé dessus car il ne veut pas qu’un président du Tiers-Monde démontre que le peuple peut effectivement participer aux décisions de l’État et à son développement.

Que ce peuple, avec son leader, marche de l’avant pour ne plus être exploité, ni être analphabète et avoir droit à la santé. C’est ce qui se passe au Venezuela malgré tout. À cause de cela ils veulent éliminer, effacer Chávez. Peu leur importe si c’est le peuple qui l’a élu, et qui doit décider s’il doit le soutenir ou l’enlever de là. Il existe une espèce de rage de la grande majorité de la presse mondiale contre Cuba et le Venezuela. Et c’est parce que ces gouvernements veulent être indépendants, souverains, dignes. Cela dérange. N’oubliez pas que les médias sont dirigés par de puissants capitalistes.

HCO : Mme Mitterrand, est-ce que la France est un modèle de démocratie ? Est-ce une puissance mondiale ?

DM : En France on élit et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais proposées et dont nous n’avons jamais voulu. Est-ce la démocratie quand après avoir voté nous n’ayons pas la possibilité d’avoir de l’influence sur les élus ? Je ne crois pas que dans aucun des pays qui se disent démocratiques, ceux-là qui croient avoir le droit d’imposer « leur » démocratie aux pays pauvres, il existe la démocratie, à commencer par les États-Unis et la France. La France est une démocratie ? Une puissance mondiale ?

Je le dis en tant que Française : Cela ne veut rien dire. Si on le dit pour les niveaux d’éducation, de la recherche ou la santé, c’est nul. Pour être capables d’aider la paix mondiale, les peuples opprimés ? Nul.

Hernando Calvo Ospina.

http://hcalvospina.free.fr/spip.php?article119

(Traduit par Abacar Fall)

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 07:00

http://www.amessi.org/local/cache-vignettes/L446xH298/amiante3-c4a00.jpgArdisson et son œuvre sont à prendre avec des pincettes. Il serait, cela dit, injuste de tout rejeter en bloc. Son émission du samedi soir sur Canal +, “ Salut les Terriens ” nous offre souvent des moments réjouissants et intéressants. Ardisson écoute ses invités avec respect (il est l’une des rares vedettes des médias à ne pas traiter Mélenchon avec mépris), il critique régulièrement le capitalisme financier et il accorde un temps d’antenne raisonnable à de pauvres gens que la vie, mais surtout que le système, a ravagés.

 

Samedi 19, il recevait un ancien travailleur de la Normed dont les poumons avaient été brûlés par l’amiante dans les années soixante-dix. Je voudrais rappeler par parenthèse que j’ai connu le mot anglais asbestos avant le mot français amiante au début des années soixante pour la bonne raison qu’en France nous vivions au milieu de l’amiante (il y en avait jusque sur les tables à repasser) mais nous n’en savions rien, alors que les autorités d’outre-Manche s’étaient déjà emparées du problème et avaient commencé à réfléchir à l’interdiction de ce produit. Après plusieurs décennies de combat juridique, ce travailleur, ainsi que quelques centaines de ses camarades s’étaient vu accorder des indemnités qui ne leur rendraient pas la santé mais qui leur permettraient de vivre un peu moins mal (quelques dizaines de milliers d’euros). Par un jugement de la Cour de cassation, ces travailleurs viennent d’être condamnés à rendre une partie importante des indemnités qu’ils ont en général déjà intégralement dépensées. Statuant dans une perspective libérale sarkozyenne (payer parce qu'on est malade), le tribunal a produit cette cote mal taillée pour une raison toute bête : les technocrates qui avaient évalué les remboursements avaient vu trop juste quant au nombre de victimes. Comme il n'était pas question d’augmenter la somme globale à rembourser, les heureux bénéficiaires allaient devoir se serrer la ceinture et participer à la gestion de la pénurie. Le premier lecteur qui évoque la notion de « justice de classe » est condamné à lire l’œuvre complète d’Ardisson, y compris les livres pour lesquels il a reconnu avoir usé de plagiat.

Présente sur le plateau ce soir-là : Nora Berra, secrétaire d’État à la Santé, pour qui tout se passe bien dans les hôpitaux aujourd’hui en France. Cette Française d’extraction algérienne modeste, médecin dans le civil, cache derrière un sourire mondain un furieux désir de revanche sociale. Interpellée par Ardisson, elle proposa que les remboursements s’effectuent par petites tranches. Également présent sur le plateau, le chanteur de rap Soprano trouva cette solution « ignoble ». Même Jean-Jacques Aillagon, de droite, en gros pour les mêmes raisons que Berra, exprima son effarement face à la décision de la Cour de cassation.

Ce qui avait peut-être permis cette morgue de Berra, c’était une analyse d’Ardisson concernant la crise. Pour contrer le capital financier, il avait suggéré un pouvoir exécutif très fort – chez nous un président de la République usant de l’Article 16 (utilisé une seule fois par De Gaulle lors du putsch des généraux) – qui prendrait des décisions radicales sans aucun contrôle populaire. On frémit à l’idée de notre kleiner Mann faisant joujou avec cette aberration constitutionnelle ! On retrouvait là le fantasme royaliste ardissonnien que nous connaissons bien. Très modestement, je propose mieux encore : confier le pouvoir à HAL, le méga ordinateur d’Odyssée de l’espace. Petit problème pour Ardisson : qui l’alimenterait, et avec quelles données ?

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 15:55

http://fr.altermedia.info/images/sarkozy-pinocchio.jpgEst-ce au Fouquet's qu'il a appris l'art d'enfumer le commun des mortels, mais aussi les journalistes ?

Le blog Désintox (publié par Libé.fr) fait la savoureuse mise au point suivante. Il a raison : nous étions de plus en plus nombreux à penser que Sarkozy avait voté les Accords Matignon sous Léon Blum !

 

Ah, l’erreur majuscule de 1981 et de la retraite à 60 ans. On a déjà entendu ce refrain, et on l’entendra encore. C’est un des sketchs dont Nicolas Sarkozy gratifie ses auditoires à chaque déplacement. Lors de son discours sur la fraude sociale, mardi, le chef de l’Etat a affecté l’air catastrophé qu’il aime à prendre quand il parle de l’incurie de ses prédecesseurs :  «Deux décisions qui ont été prises ont eu des conséquences catastrophiques sur la compétitivité de la France. La première cest celle du début des années 1980, quand on a fait croire aux Français que lon pouvait passer l'âge de la retraite de 65 ans à 60 ans. On a menti aux Français. Tout le monde le savait et cette décision a été prise en niant les réalités.»

Comme à chaque fois qu’on entend le Président répéter que «tout le monde savait que cétait une catastrophe», on a envie de se repasser ce savoureux débat de 1993 entre Nicolas Sarkozy et DSK, où le futur Président ne dit rien de tel puisqu'il affirme d'abord que son parti, le RPR, n’a «pas l’intention, bien sûr, de remettre en cause la retraite à 60 ans» (3’55’’), mais surtout que lui personnellement, a voté pour : «J’ai voté pour le RMI et pour la retraite à 60 ans, que les choses soient claires» (5’40’’). 

Ce qui est d’autant plus amusant que Sarkozy n’a été élu député qu’en... 1988, soit cinq ans après l’ordonnance du 26 mars 1982 fixant l’âge légal de la retraite à 60 ans. Et qu'il n'a donc rien voté du tout.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 07:00

http://www.opac36.fr/telechargement/ficTelecharge_1/images/étudiants.jpgFrancine enseigne à l’université. Le mardi matin, elle a un TD dédoublé, de 9 heures à 10 heures et de 11 heures à 12 heures. Les étudiants sont supposés s’inscrire dans un TD et y rester tout au long de l’année. Jennifer s’est inscrite dans le TD de 9 à 10. Ce mardi matin, elle est venue à l’heure suivante. Francine lui a demandé les raisons de ce changement.

 

 

- Je vous les donnerai à la fin du cours, Madame, a répondu Jennifer.

 

À l’interclasses, Jennifer va voir Francine. Elle lui explique qu’elle ne peut plus venir au cours de 9 heures car, de 7 à 9, elle fait des ménages.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 08:07

Le gang du Fouquet's et ses représentants envisagent  donc de ne pas payer aux fonctionnaires leur premier jour de congé de maladie.  La mollesse de la réaction de la responsable de la FSU peut effectivement les inciter à tenter le coup.


Les 200 millions d'économie attendus sont incidents. Il s'agit de punir les malades, d'ancrer dans l'esprit des assurés sociaux qu'ils ne sont plus ni assurés, ni sociaux. Seulement des fraudeurs en puissance, des parasites, des bouches inutiles à nourrir.


Moralement, ce geste est du même niveau que celui des salopards qui garent leur voiture sur des places pour handicapés.


 

http://laprecaritedusage.blog.lemonde.fr/files/2009/09/malade-fievreuse-4.1254236655.jpg

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 20:06

http://www.bellecpa.com/slides/big/Aug31348.JPGC’est une boutique de Toulouse, située pas très loin de feue AZF. Elle est le seul moyen de subsistance d’une famille recomposée : père, mère, quatre enfants. Beaucoup de travail pour ne pas gagner plus.

 

Ce matin, ces commerçants reçoivent leur taxe professionnelle : 800 euros. Ils blêmissent et serrent les dents.

 

-       Que se passe-t-il, demandai-je ?

-       L’année dernière, c’était 400 euros.

 

Le boucher du coin passe par là.

 

-       Pour moi, la note est moins salée, mais j’en ai tout de même pour 45% d’augmentation.

 

C’est quoi, cette histoire ? Je n’ai aucune science en la matière. Je sais comme tout le monde que cette taxe, instituée par notre kleiner Mann, représente 50% des ressources fiscales des collectivités territoriales (communes, département, régions). Ces collectivités ont-elles été à ce point asséchées par la politique des serviteurs du CAC 40 qu’elles doivent matraquer le premier petit commerçant venu pour pouvoir rester à flot ?

 

Toute réponse sera bienvenue.

 

 

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