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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 19:07

http://a21.idata.over-blog.com/599x302/0/41/46/90/26-avril-2008/quarto-stato-pittura.jpgUniversitaire d'origine malienne, Manthia Diawara enseigne et vit aux Etats-Unis. Il vien de livrer à Mediapart une réflexion très intérressante, parce que très politique, sur l'affaire DSK. J'en propose ici de larges extraits. 

 

 

Pouvons-nous comparer cette scène, assez banalisée aux aéroports de Roissy et Orly, à celle de la «perp walk» de Dominique Strauss-Kahn qui a soulevé l'indignation générale des Français? Le sort d'hommes et de femmes noirs dont le seul crime est de venir en France pour chercher du travail qu'ils ne trouvent plus chez eux, contre celui d'un homme puissant accusé de viol sur une femme de chambre, une femme noire originaire d'Afrique, qui aurait pu être à la place de ces «sans papiers». 

 

«Il n y a pas eu mort d'homme!» s'exclame une certaine intelligentsia française, pour que DSK puisse être  traité de cette façon barbare.  Se posant en Emile Zola contemporain, le philosophe Bernard Henri Lévy a accusé la justice américaine d'avoir «jeté aux chiens», sans justification aucune, un homme honorable et un ami. Toujours dans sa posture zola-esque de polémiqueur, BHL souligne la fierté et la dignité affichées par DSK sous les feux des caméras, et la brutalité de la police new-yorkaise, malgré le manque de sommeil et nous ramène à l'esprit Alfred Dreyfus. Pour BHL, comme pour beaucoup de Français, aucun comportement ne pouvait justifier de tels traitements envers un  homme à la tête du Fonds monétaire international, et qui marchait tout droit vers la présidence française.


Le stoïcisme de DSK nous rappelle, à nous aussi, la résistance noble des «sans-papiers» maliens et sénégalais que l'on jette à la mort, expose à l'humiliation, et que l'on maintient sur les bancs du chômage et de la misère, pour le seul crime d'être venus chercher du travail en France.

  

Il semble maintenant que les avocats de l'ancien directeur du FMI souhaitent défendre  leur client sur la base d'une relation consensuelle, plutôt qu'une «relation forcée», ou un viol. Pour sortir DSK de cette affaire, il faudrait arguer et payer beaucoup d'argent pour prouver que la présumée victime n'est pas en fait une victime, et pire, qu'elle a violé le contrat, sinon moral, d'intérêt mutuel, ou de désir, qui la liait avec l'un des hommes les plus puissants du monde. Ce serait donc DSK qui serait la victime de celle qui l'accuse de viol. Cette représentation aussi me fait penser à la relation de dépendance entre les pays sous-développés et les institutions telles que la Banque mondiale et le FMI, qu'on qualifie d'aide au sous-développement et de solidarité entre les peuples. On nous dit que personne n'oblige les pays africains à demander de l'aide aux pays développés mais qu'au contraire, ils sont désireux et consentants de cette aide et de toutes les conditions de sa dotation.

  

Reconnaissons, au moins, qu'il y a un rapport de force, entre puissant et faible, DSK et la femme de chambre de l'hôtel, le FMI et les pays africains, qui fait que le plus faible est obligé d'accepter l'offre du plus fort, même si cela voudrait dire son endettement à jamais, son humiliation, sa perte de toute dignité, sa mort. Ce que le plus fort gagne par ce contrat «légal» et (im)moral, ce n'est pas seulement le silence et le consentement du plus faible, mais aussi l'asservissement du faible à ses désirs, son éblouissement par sa puissance, son admiration à son égard et, par la suite, sa dépersonnalisation.

  

L'ambivalence du sujet postcolonial dont nous parlons ici réside dans le fait qu'il sait que son existence dépend de la générosité et de la bonne volonté de ces Occidentaux à l'image du Père sublime; mais aussi dans son désir inassouvi de tuer ce Père qui l'étouffe. Ainsi, pour certains, la présumée victime dans l'affaire DSK, par revanche, serait en train de faire chuter, intégralement, celui qui assurait son existence, celui qui aurait été son «sweet daddy» (papa gâteau).

  

Mais, malgré le pouvoir d'argumentation des avocats de DSK, son argent et  ses puissants amis, nous disons que la vraie victime ici c'est la femme de chambre, qu'il ait eu viol ou non. On s'attendait donc de la part d'un grand intellectuel des droits de l'homme comme BHL, à ce qu'il exprime de la sympathie pour la présumée victime de viol, ou du moins une neutralité de jugement avant de voir clair dans cette situation, mais pas une indignation prématurée contre la justice américaine et contre tous ceux qui pensent que DSK est allé trop loin, ou qu'il s'y est mal pris, pour exercer son «droit de cuissage».

 

Une partie de la presse française et francophone a évoqué le «Non» de Sékou Touré et de la Guinée au général De Gaulle pour définir la résistance de la victime à son présumé assaillant, DSK. Pour continuer dans cette analogie, disons que la défense actuelle de DSK veut punir doublement la présumée victime, comme la Guinée a eu à subir la punition de De Gaulle et de tous ses successeurs, à la suite de son «Non» à la colonisation. Il est à prévoir que la présumée victime subira un autre viol pendant le tribunal, où elle sera non seulement obligée de décrire ce qui lui est arrivé, mais aussi de défendre sa réputation contre les accusations des célèbres avocats de DSK. 

 

On a une idée aujourd'hui de ce que le «Non» de Sékou Touré a pu coûter aux Guinéens. On ignore encore quel sera le prix à payer par la présumée victime dans l'affaire DSK. Mais, si les grands avocats de DSK arrivaient à persuader les jurés que, plutôt que d'un viol, il s'agissait d' une rencontre sexuelle entre deux adultes consentants, quelle leçon de société et de justice donneraient-ils aux générations futures? Est-ce que l'exploitation sexuelle contre les pauvres, l'infidélité et les rapports sexuels sans préservatif, l'inégalité des sexes et le colonialisme français en Afrique peuvent continuer dans le silence, sans coup férir ni, mesure répressive légale?

 

Le choc des Français, suivi par le silence au début de l'affaire DSK, me rappellent le «Don't ask, don't tell» des Américains, en ce qui concerne la législation de l'homosexualité dans l'armée. Tout le monde sait qui est homosexuel dans l'armée, mais l'homosexuel n'a pas le droit de dire qu'il l'est, au risque d'être expulsé. En France, tout le monde sait que beaucoup d'hommes au pouvoir entretiennent en secret des maîtresses, ou s'amusent à raconter des blagues racistes lors de dîners. Mais personne ne dit rien tant que l'on considère que c'est leur vie privée. Personne ne dira que trop c'est trop.

 



En revanche, je ne partage pas l'opinion de Diawara sur la discrimination positive ("affirmative action") qu'il voudrait vouloir appliquer en France. Les mythes fondateurs varient d'un pays à l'autre. Dans les pays africains colonisés, ce furent les indépendances, dans la France d'aujourd'hui la République, aux États-Unis Fort Alamo (l'enfermement contre l'extérieur - 800 bases militaires étatsuniennes dans le monde), les sorcières de Salem (le puritanisme et son contraire qui est le même), la primauté absolue de l'individu face aux pouvoirs publics ("government", "administration"). Je cite Diawara :

 

 

"En France, les opposants aux quotas se réclament de la République, pour nous mettre en garde contre les dérives identitaires et le retour du racisme par la porte arrière. Ils nous disent qu'il ne faut pas faire de distinction entre une «discrimination positive» et l'autre «négative», parce que toutes les deux sont des discriminations, et donc anti-républicaines. Certains, aux Etats-Unis aussi sont arrivés à cette même conclusion, en arguant que les stéréotypes positifs du bon père noir, parlant bien l'anglais et chirurgien de son état, comme dans le «Cosby Show», n'est pas si différent du stéréotype négatif du nègre des ghettos des grandes villes, comme dans le show «What's Happening»! Ils produisent tous les deux les mêmes effets d'enfermement de l'image du noir en Amérique. Ils ne sont ouverts ni au changement des imaginaires et mentalités, ni au métissage des cultures."

 

Combien parmi nous, voyageurs, ont fait attention à l'indignation d'une petite minorité de passagers d'Air France contre les expulsions quotidiennes de «sans-papiers» vers le Mali et le Sénégal? Voir des hommes et des femmes noirs menottés et escortés manu militari jusqu'à leurs sièges dans l'avion par des policiers : comment ne pas être déstabilisé et choqué lorsque l'on est soumis à ce spectacle de déshumanisation. Une image des plus incongrues, à Roissy Charles-de-Gaulle où, chaque jour, des centaines de milliers de voyageurs s'agitent dans tous les sens, billet en main, vers des destinations inconnues. Cette scène inattendue agresse nos regards, blesse nos cœurs et nous confronte à une impuissance soudaine et contradictoire: réagir pour s'y opposer, ou l'ignorer parce qu'elle nous fait sortir de l'anonymat du voyageur que nous sommes.

 

 

 

Nous sommes ici à la surface des choses. Bien sûr il est normal qu'un entraîneur de basket américain soit sanctionné s'il tient des propos racistes contre un joueur noir. Mais l'important, à mes yeux, est ailleurs : le basket professionnel est une machine à broyer les gosses ; pour 1 vedette, il y a 99 mômes qui sont cassés avant d'être jetés du système. C'est le capitalisme sauvage dans le sport. Sans "affirmative action", il y a désormais dans le théâtre et le cinéma français des dizaines de bons comédiens d'origine africaine. Pas des nuls. Pas des pistonnés. On écrit pour eux, par eux, d'autres histoires. Les Bretons et les Auvergnats ne furent pas positivement discriminés (quel horrible oxymore !) lorsqu'ils sont arrivés à Paris. Les Italiens ne furent pas pistonnés lorsqu'ils ont fait redémarrer l'agriculture française dans l'entre-deux guerres. Ni les Portugais qui ont porté le bâtiment à bout de bras. Ce n'est pas un hasard si les partisans les plus chauds de l'"affirmative action" en France sont les sarkozystes, les tenants du capitalisme financier (cette "action" est une machine à casser les solidarités de classe). La politique des quotas c'est, d'abord et avant tout : combien de Noirs et d'Arabes vais-je remettre dans l'avion ? La politique ethnique, du "respect des différences" a échoué  au Royaume-Uni, qui n'est plus du tout "united" mais extraordinairement "divided".



Laissons les États-Unis avancer chez eux comme ils l'entendent mais n'allons pas chercher à Washington des recettes miracles pour nous. Je me fiche de savoir si Obama est métis, noir, coloré ou bleu. Pour moi, il est un président des États-Unis comme un autre, qui fait la guerre comme un autre, qui ne s'attaque pas aux inégalités réelles comme un autre, qui ne reconnaît pas l'autorité du Tribunal Pénal International comme un autre. Plus exactement comme quelques dirigeants de dictatures féroces.

 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 14:25

J’ai un principe absolu dans la vie, donc dans l’écriture : jamais d’attaques personnelles. Seulement, il faut bien se détendre de temps en temps. Alors quand un individu ressemble à sa propre caricature, il m’est difficile de ne pas retenir mes larmes (de fou rire).

 

Prenez Agustin Carstens, candidat, comme Christine Lagarde, à la succession de DSK au FMI. Un lecteur de Libération.fr nous dit qu’en regardant la photo de Carstens accolée à celle de Lagarde, il avait l’impression d’être en présence d’un hippopotame et d’une pintade.

 http://3.bp.blogspot.com/-wdNlDsXoEHw/TeKyfFrR6WI/AAAAAAAAAzE/QEIqPDmkXFk/s1600/agustin-carstens-barrita-energetica.jpeg

 

Proposition outrancière et fausse : ce lecteur n’a jamais vu un hippo courir à 30 km/heure le long d’une berge d’un fleuve africain, et il devrait reconnaître qu’une pintade est un volatile très féminin qui, n’ayant pas raté l’ENA à deux reprises, n’a pas de revanche à prendre sur la terre entière.

 

Mais revenons à Agustin. Il est une publicité vivante pour les bienfaits du FMI. Cette institution permet en effet aux riches de donner (prêter, bon, d’accord) de grosses sommes d’argent aux pauvres qui acceptent les mœurs du capitalisme financier sauvage. Agustin est mexicain. En le regardant à table, on se dit que les citoyens des pays pauvres ou émergents doivent avoir foi en demain et que, forcément, ils accéderont un jour aux sandwichs beurre de cacahouète mayonnaise, même s'ils sont légèrement moins classe que les tournedos de huit centimètres d’épaisseur de DSK et d’Anne.

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 06:14

Chaque année, depuis 1954, ces chefs d'entreprise et politiques y échangent sur l'économie mondiale. En grand secret.

Depuis jeudi, 130 personnalités du monde des affaires et de la politique sont réunies dans l'hôtel Suvretta House, à Saint-Moritz : des « global leaders » qui ont l'habitude de se retrouver et de s'enferment, jusqu'au dimanche, pour discuter de l'actualité de la planète.

 

C'est le seul club ou vous risquez de renverser votre café sur David Rockefeller, Bill Gates,ou Henry Kissinger.

 

Aucune décision n'y est prise : il ne s'agit que de discussions à bâtons rompus entre des gens influents ou puissants, flanqués de quelques experts pour relever le niveau.

 

En cela, Bilderberg participe, comme d'autres clubs du même type (où on retrouve d'ailleurs souvent les mêmes gens) à l'élaboration d'un consensus international des élites sur la façon dont le monde évolue – consensus qui ne heurte jamais les intérêts des élites, on s'en doutera.

 

Restreint et fermé aux regards extérieurs, ce club fait passer Davos pour le camping de Palavas-les-Flots. Il tient son nom de l'hôtel Bilderberg, aux Pays-Bas, où il s'est réuni pour la première fois en 1954. Il se réunit chaque printemps dans une ville différente, invariablement du jeudi soir au dimanche midi.

 

Le lieu de la rencontre est tenu secret le plus longtemps possible. Les discussions sont franches et rien ne doit filtrer dans la presse ou sur internet : le moindre écart, et l'indiscret est rayé de la liste. C'est cette opacité qui permet aux nombreuses théories du complot de s'épanouir.

 

La liste des participants de 2011 a été dévoilée par le site suisse 20 Minuten Online. La voici, complète, en anglais, et en commençant par la France.

 

 Photo : l'hôtel Suvretta House (DR)

France

  • Baverez, Nicolas. Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP
  • Bazire, Nicolas. Managing Director, Groupe Arnault /LVMH
  • Castries (de), Henri. Chairman and CEO, AXA
  • Lévy, Maurice. Chairman and CEO, Publicis Groupe S.A.
  • Montbrial (de), Thierry. President, French Institute for International Relations
  • Roy, Olivier. Professor of Social and Political Theory, European University Institute

Organisations internationales

  • Almunia, Joaquín. Vice-President, European Commission
  • Daele (Van), Frans. Chief of Staff to the President of the European Council
  • Kroes, Neelie. Vice President, European Commission ; Commissioner for Digital
  • Lamy, Pascal. Director General, World Trade Organization
  • Rompuy (Van), Herman. President, European Council
  • Sheeran, Josette. Executive Director, United Nations World Food Programme
  • Solana Madariaga, Javier. President, ESADEgeo Center for Global Economy and Geopolitics
  • Trichet, Jean-Claude. President, European Central Bank
  • Zoellick, Robert B. President, The World Bank Group

Allemagne

  • Ackermann, Josef. Chairman of the Management Board and the Group Executive Committee, Deutsche Bank
  • Enders, Thomas. CEO, Airbus SAS
  • Löscher, Peter. President and CEO, Siemens AG
  • Nass, Matthias. Chief International Correspondent, Die Zeit
  • Steinbrück, Peer. Member of the Bundestag ; Former Minister of Finance

Autriche

  • Bronner, Oscar. CEO and Publisher, Standard Medien AG
  • Faymann, Werner. Federal Chancellor
  • Rothensteiner, Walter. Chairman of the Board, Raiffeisen Zentralbank Österreich AG
  • Scholten, Rudolf Member of the Board of Executive Directors, Oesterreichische Kontrollbank AG

Belgique

  • Coene, Luc. Governor, National Bank of Belgium
  • Davignon, Etienne. Minister of State
  • Leysen, Thomas. Chairman, Umicore

Canada

  • Carney, Mark. J. Governor, Bank of Canada
  • Clark, Edmund. President and CEO, TD Bank Financial Group
  • McKenna, Frank. Deputy Chair, TD Bank Financial Group
  • Orbinksi, James. Professor of Medicine and Political Science, University of Toronto
  • Prichard, J. Robert. S. Chair, Torys LLP
  • Reisman, Heather. Chair and CEO, Indigo Books & Music Inc. Center, Brookings Institution

Chine

  • Fu, Ying. Vice Minister of Foreign Affairs
  • Huang, Yiping. Professor of Economics, China Center for Economic Research, Peking University

Danemark

  • Eldrup, Anders. CEO, DONG Energy
  • Federspiel, Ulrik. Vice President, Global Affairs, Haldor Topsøe A/S
  • Schütze, Peter. Member of the Executive Management, Nordea Bank AB

Espagne

  • Cebrián, Juan. Luis CEO, Prisa
  • Cospedal, María Dolores de. Secretary General, Partido Popular
  • León Gross, Bernardino. Secretary General of the Spanish Presidency
  • Nin Génova, Juan María. President and CEO, La Caixa
  • H.M. the Queen of Spain

Etats-Unis

  • Alexander, Keith B. Commander, USCYBERCOM ; Director, National Security Agency
  • Altman, Roger C. Chairman, Evercore Partners Inc.
  • Bezos, Jeff. Founder and CEO, Amazon.com
  • Collins, Timothy C. CEO, Ripplewood Holdings, LLC
  • Feldstein, Martin S. George F. Baker Professor of Economics, Harvard University
  • Hoffman, Reid. Co-founder and Executive Chairman, LinkedIn
  • Hughes, Chris R. Co-founder, Facebook
  • Jacobs, Kenneth M. Chairman & CEO, Lazard
  • Johnson, James A. Vice Chairman, Perseus, LLC
  • Jordan, Jr., Vernon E. Senior Managing Director, Lazard Frères & Co. LLC
  • Keane, John M. Senior Partner, SCP Partners ; General, US Army, Retired
  • Kissinger, Henry A. Chairman, Kissinger Associates, Inc
  • Kleinfeld, Klaus. Chairman and CEO, Alcoa
  • Kravis, Henry R. Co-Chairman and co-CEO, Kohlberg Kravis Roberts & Co.
  • Kravis, Marie-Josée. Senior Fellow, Hudson Institute, Inc.
  • Li, Cheng Senior. Fellow and Director of Research, John L. Thornton China
  • Mundie, Craig J. Chief Research and Strategy Officer, Microsoft Corporation
  • Orszag, Peter R. Vice Chairman, Citigroup Global Markets, Inc.
  • Perle, Richard N. Resident Fellow, American Enterprise Institute for Public Policy Research
  • Rockefeller, David. Former Chairman, Chase Manhattan Bank
  • Rose, Charlie. Executive Editor and Anchor, Charlie Rose
  • Rubin, Robert E. Co-Chairman, Council on Foreign Relations ; Former Secretary of the Treasury
  • Steinberg, James B. Deputy Secretary of State
  • Thiel, Peter A. President, Clarium Capital Management, LLC
  • Varney, Christine A. Assistant Attorney General for Antitrust
  • Vaupel, James W. Founding Director, Max Planck Institute for Demographic Research
  • Warsh, Kevin Former Governor, Federal Reserve Board
  • Wolfensohn, James D. Chairman, Wolfensohn & Company, LLC

Finlande

  • Apunen, Matti. Director, Finnish Business and Policy Forum EVA
  • Johansson, Ole. Chairman, Confederation of the Finnish Industries EK
  • Ollila, Jorma. Chairman, Royal Dutch Shell
  • Pentikäinen, Mikael. Publisher and Senior Editor-in-Chief, Helsingin Sanomat

Grande-Bretagne

  • Agius, Marcus ? Chairman, Barclays PLC
  • Flint, Douglas J. Group Chairman, HSBC Holdings
  • Kerr, John. Member, House of Lords ; Deputy Chairman, Royal Dutch Shell
  • Lambert, Richard. Independent Non-Executive Director, Ernst & Young
  • Mandelson, Peter. Member, House of Lords ; Chairman, Global Counsel
  • Micklethwait, John. Editor-in-Chief, The Economist
  • Osborne, George. Chancellor of the Exchequer
  • Stewart, Rory. Member of Parliament
  • Taylor, J. Martin. Chairman, Syngenta International AG

Grèce

  • David, George. A. Chairman, Coca-Cola H.B.C. S.A.
  • Hardouvelis, Gikas. A. Chief Economist and Head of Research, Eurobank EFG
  • Papaconstantinou, George. Minister of Finance
  • Tsoukalis, Loukas. President, ELIAMEP Grisons

Irlande

  • Gallagher, Paul. Senior Counsel ; Former Attorney General
  • McDowell, Michael. Senior Counsel, Law Library ; Former Deputy Prime Minister
  • Sutherland, Peter D. Chairman, Goldman Sachs International

Italie

  • Bernabè, Franco. CEO, Telecom lia SpA
  • Elkann, John. Chairman, Fiat S.p.A.
  • Monti, Mario. President, Univers Commerciale Luigi Bocconi
  • Scaroni, Paolo. CEO, Eni S.p.A.
  • Tremonti, Giulio. Minister of Economy and Finance

Pays-Bas

  • Bolland, Marc J. Chief Executive, Marks and Spencer Group plc
  • Chavannes, Marc E. Political Columnist, NRC Handelsblad ; Professor of Journalism
  • Halberstadt, Victor. Professor of Economics, Leiden University ; Former Honorary
  • H.M. the Queen of the Netherlands
  • Rosenthal, Uri. Minister of Foreign Affairs
  • Winter, Jaap W. Partner, De Brauw Blackstone Westbroek

Norvège

  • Myklebust, Egil. Former Chairman of the Board of Directors SAS, sk Hydro ASA
  • H.R.H. Crown Prince Haakon of Norway
  • Ottersen, Ole. Petter Rector, University of Oslo
  • Solberg, Erna. Leader of the Conservative Party

Portugal

  • Balsemão, Francisco Pinto. Chairman and CEO, IMPRESA, S.G.P.S. ; Former Prime Minister
  • Ferreira Alves, Clara/ CEO, Claref LDA ; writer
  • Nogueira Leite, António. Member of the Board, José de Mello Investimentos, SGPS, SA

Russie

  • Mordashov, Alexey A. CEO, Severstal

Suède

  • Bildt, Carl. Minister of Foreign Affairs
  • Björling, Ewa. Minister for Trade
  • Wallenberg, Jacob. Chairman, Investor AB

Suisse

  • Brabeck-Letmathe, Peter. Chairman, Nestlé S.A.
  • Groth, Hans. Senior Director, Healthcare Policy & Market Access, Oncology Business Unit, Pfizer Europe
  • Janom Steiner, Barbara. Head of the Department of Justice, Security and Health, Canton
  • Kudelski, André. Chairman and CEO, Kudelski Group SA
  • Leuthard, Doris. Federal Councillor
  • Schmid, Martin. President, Government of the Canton Grisons
  • Schmid, Eric. Executive Chairman, Google Inc.
  • Schweiger, Rolf. Member of the Swiss Council of States
  • Soiron, Rolf. Chairman of the Board, Holcim Ltd., Lonza Ltd.
  • Vasella, Daniel. L. Chairman, Novartis AG
  • Witmer, Jürg. Chairman, Givaudan SA and Clariant AG

Turquie

  • Ciliv, Süreyya. CEO, kcell Iletisim Hizmetleri A.S.
  • Gülek Domac, Tayyibe. Former Minister of State
  • Koç, Mustafa V. Chairman, Koç Holding A.S.
  • Pekin Sefika. Founding Partner, Pekin & Bayar Law Firm

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 06:39

photo-linky.1283791089.JPGEt voila, dernier acte, le tour de passe-passe dans une indifférence quasiment générale. Les français vont pouvoir payer plus cher leur électricité pour gaver encore un peu plus les actionnaires !

 

La Loi Nome (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité) sera appliquée au 1er janvier 2012.

 

Les nouveaux compteurs coûteront 300 euros.

 

Constatant que la Concurrence ne fonctionne pas (plus de 96 % des Français restent fidèles à l’opérateur historique (EDF), le Gouvernement a décidé de la créer… artificiellement.

 

 À partir du 1er Janvier 2011, EDF aura obligation de revendre à ses Concurrents (parmi eux, un dénommé Courbit, que connaît bien Liliane B.) jusqu’à 25 % de sa Production d’Electricité (un véritable hold-up !).

Les Fournisseurs d'électricité vont se voir offrir un quart de la production, que les Français ont déjà payé avec leur facture, pour qu’ils puissent réaliser des profits, au seul bénéfice de leurs actionnaires.

 
C’est une première que d’obliger une entreprise, dans le monde de la "Concurrence libre et non faussée", à céder une partie de ses atouts à des concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.

 

Le prix de l'électricité sera fixé, à terme, par des groupes privés qui en fait seront des filiales d'un seul et unique groupe ! Il va donc se passer pour l'énergie ce qu'il s'est passé pour les autoroutes.


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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 15:00

 

http://alliancerepublicaine.typepad.fr/.a/6a00e54fd9f3b8883301156f840a06970c-500wiTout ce qui concerne Hénin-Beaumont m'intéresse et me touche de près. D'où ma reprise de cet article de Marie Kostrz (Rue 89) sur, non pas un licenciement sauvage dans cette ville, mais un licenciement plein de sauvagerie :
En vacances, ils apprennent la liquidation de leur boîte par SMS


Au début, Sarah « n'y a pas cru ». Une semaine après avoir appris la nouvelle, cette ancienne salariée témoigne :

« Cela faisait deux ans que je travaillais dans ce magasin, certains y étaient depuis son ouverture il y a quatre ans. On n'aurait jamais pensé que cela puisse se passer comme cela, sans aucune considération pour les clients ni pour nous. »

 

« Elle nous a même montré les plans du futur magasin »

Le 21 mai, ils partent tous en congé pour quinze jours. Une obligation vu qu'il s'agit du temps nécessaire, d'après ce que leur a dit la gérante Fabienne S., pour effectuer des travaux qui permettront au magasin d'être rafraîchi. Sarah se souvient :

« On a eu la confirmation qu'on pouvait partir en vacances pendant cette période. Elle nous a montré les plans du nouveau magasin, nous a assuré qu'il y aurait du parquet au sol et nous a même souhaité bonne vacances ! »

 

A la place d'un magasin flambant neuf, le groupe d'employés va découvrir une réalité nettement moins glamour. Par SMS, ils apprennent le 26 mai la convocation de l'entreprise dès le lendemain au tribunal de commerce :

« Le tribunal a directement prononcé la liquidation du magasin et dans la foulée, son mandataire nous a envoyé une lettre pour licenciement économique. »

 

Une semaine environ après les faits, la petite équipe très soudée a décidé d'alerter le quotidien La Voix du Nord, premier à sortir l'information. C'est Sarah qui se charge de contacter la rédaction d'Hénin-Beaumont :

« On voulait montrer qu'on a été mis devant le fait accompli et que même si les salariés ont la réputation d'avoir un statut protégé, nous ne sommes pas complètement à l'abri. »

 

Une gérante injoignable, une mairie scandalisée

Bois et Chiffon ne veut pas s'exprimer sur la question, affirmant ne pas avoir eu connaissance du procédé utilisé par la gérante. Une source assure que depuis une semaine, Fabienne S. est injoignable.

A la mairie d'Hénin-Beaumont, c'est la stupéfaction qui prime. Joint par Rue89, Maurice Lecat, chef de cabinet du maire Eugène Binaisse (ex-Modem, sans étiquette), avoue que ce dernier est « scandalisé » :

« Nous venons d'apprendre ce qu'il s'est passé. Si cela s'avère, il est évident que nous soutenons les employés et espérons qu'ils saisiront les prud'hommes.

On ne peut pas commencer à licencier les gens par texto, c'est complètement fumeux comme manière de faire. »

 

Pourtant, l'affaire a des précédents. En novembre 2010, treize salariés d'Electricité réseau de France (ERDF) avaient reçu un SMS leur annonçant une convocation pour l'après-midi même, au cours de laquelle ils avaient appris leur licenciement.

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 06:00

De manière régulière, le problème de la légalisation du cannabis se pose dans notre pays.


En Hollande, cela fait bien longtemps que cette herbe se vend dans les bonnes épiceries.


http://www.cannabizz.com/journaux-culture/cannabis-culture-image/photo-cannabis/recolte-cannabis1.jpgÀ Marseille, il y a quelques siècles, on s'en procurait rue de la ... Canebière, qui tire son nom du chanvre.


En 1968, quelques mois avant le joli moi de mai, j'étais étudiant à l'université d'Amiens. J'avais comme professeur de civilisation britannique le jeune (il avait 31 ans) Bernard Cassen, futur directeur du Monde Diplomatique, futur fondateur d'ATTAC, responsable aujourd'hui du site Mémoires de Luttes.


J'ai raconté ailleurs comment, avec Cassen et quelques autres, je me suis retrouvé pleinement dans le mouvement de Mai 68 (link).


Un jour Bernard nous fit travailler sur un texte trouvé par lui dans un excellent hebdomadaire de l'époque, New Society. Qui n'existe plus. Je parle d'un temps où Murdoch n'avait pas encore fait main basse sur la presse papier anglaise. Ce texte était intitulé “Should Pot Be Legalized ?” (Faut-il légaliser le cannabis ?). Je n'ai pas de souvenir précis de cette réflexion si ce n'est que la réponse donnée par le journaliste était "oui".

 

Il y a plus de quarante ans, l'argument en faveur de la légalisation était le même qu'aujourd'hui : quand aux États-Unis l'alcool fut interdit, la consommation monta en flèche, ainsi que le pouvoir du milieu.

 

Je comprends parfaitement le point de vue du maire de Sevran (link) qui voit sa ville devenir un centre mafieux comme la France n'en a peut-être jamais connu.


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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 12:53

http://cdn-elle.ladmedia.fr/var/plain_site/storage/images/people/la-vie-des-people/news/affaire-berlusconi-l-escort-girl-sort-les-griffes/12070523-2-fre-FR/affaire_berlusconi_l_escort_girl_sort_les_griffes_mode_une.jpg

 

Berlusconi se dit choqué que Battisti n'aille pas répondre de ses actes devant des juges.

 

Hum ! On comprendrait vraiment bien la position de Berlusconi s'il n'avait pas fait voter, tous les trois mois, des lois lui permettant d'échapper à la justice du pays qu'il gouverne et dont il possède une bonne partie.

 

(Photo de Patrizia, 2000 euros la nuit).

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 15:01

http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/photos/2843.jpgIl n’est pas dans mes habitudes de faire dans le sulfureux, mais je vais légèrement déroger cette fois-ci.

 

Un de mes amis qui intervient régulièrement sur ce site, toujours avec beaucoup de pertinence, me dit qu’il faut s’attendre de la part de la droite, Sarkozy en tête, à tous les coups bas possibles pour la campagne présidentielle.

 

Alors, je prends les devants.

 

 Si – je dis bien « si », Georges Tron a commis les délits dont il est accusé (attouchements sexuels, mais surtout harcèlement, abus d’influence contre des personnes qui auraient refusé ses avances), on peut dire que ce dont il est responsable est au moins aussi grave, si ce n’est plus, que la tentative de viol imputée à Dominique Strauss-Kahn.

 

Ce qui pourrait expliquer que Sarkozy n’a pas hésité plus de trois minutes avant de virer son ministre du gouvernement tandis que les ténors de la droite n’ont pas même fait semblant de le soutenir.

 

Aux États-Unis, Georges Tron eût été menotté séance tenante, interrogé longuement par la police avant d’être présenté devant un grand jury sous le feu des projecteurs.

 

 

Voici, par ailleurs, une version de ce qui se serait passé dans le Sofitel de Manhattan. Cette version est, comme Luc Ferry, à prendre avec des pincettes. Si elle était exacte dans les grandes lignes, elle donnerait un sens à une succession de faits dont nous ne savons toujours presque rien, et dont nous ne saurons peut-être jamais grand-chose, la justice étatsunienne étant ce qu’elle est : du bargaining. Cette version expliquerait pourquoi, n’ayant pas compris les enjeux de ce qu'il venait de vivre, DSK serait sorti tranquillement de l’hôtel et pourquoi il se serait restauré tout aussi tranquillement avec sa fille, comme il l’avait prévu. Je ne connais pas l’auteur de ce qui suit.

 

« Voici donc une possible vérité sur ce qui s'est passé au Sofitel et la manière dont DSK a été piégé.

 

DSK fréquente parfois l'hôtel Sofitel de New-York (5 ou 6 fois durant l'année écoulée) alors qu'il a un appartement à quelques rues.

 

DSK ne prend pas une simple chambre à l'hôtel Sofitel mais une suite.

Pourquoi ? Tout simplement pour ce dont vous vous doutez.

 

Les gens qui ont piégé DSK le savaient parfaitement et voici ce qui s' est passé.

 

 DSK aurait "commandé" ce jour-là une call girl, avec un scénario bien précis . La call girl devait venir dans la chambre et jouer à la soubrette.. un fantasme assez commun chez les hommes de pouvoir qui ont dans leur entourage des femmes très admiratives et rarement opposées à un petit tralala...

 

Le piège a fonctionné à ce moment-là. À la place de la call girl, une vraie femme de chambre a été envoyée. DSK ne le savait pas, il a joué le jeu prévu, sauf qu'il avait en face de lui une vraie femme de chambre qui ne jouait pas la comédie quand elle s'est opposée à lui..

 

Des enquêteurs privés travaillant pour la défense essaient pour  l'instant de savoir :

 

- qui a reçu la "commande" de DSK ?

 

- qui a envoyé une vraie femme de ménage (qui dit d'ailleurs elle-même qu'il n' était pas prévu qu'elle aille faire le ménage dans la suite 2806) ?

 

Le piège est diabolique car DSK, dans sa situation le jour du problème, ne peut pas faire appel aux services de sécurité du FMI et les services officiels français ne pourront pas non plus agir.

 

Qui a commandité le piège de DSK ?

 

Plusieurs pistes qui peuvent se croiser:

 

 - une femme jalouse

 

 - un mari jaloux

 

- un adversaire politique

 

- un pays voulant faire pression ou avoir un autre interlocuteur que DSK pour + de souplesse

 

L'affaire ayant visiblement été minutieusement organisée, il se peut que ceux qui ont "tué" DSK ne soient jamais connus.

 

On pourrait bien évidemment penser à un ou une jalouse ou au cabinet noir de Sarkozy mais selon les premières investigations concernant ceux ou celles qui ont remplacé la call girl prévue par une simple femme de chambre ne connaissant pas DSK, la piste est simplement financière.

 

Cherchez la femme ou cherchez l'argent seront toujours les 2 mamelles d'une énigme ;-)

 

Que représentait DSK au FMI dernièrement ? Quel point de vue défendait-il ?

 

La Grèce est en faillite. le Portugal et l' Irlande suivent. l' Espagne est au bord du gouffre.

 

On imagine sans peine les énormes enjeux financiers non seulement pour ces pays, pour leurs habitants, pour la zone euro mais aussi pour les  spéculateurs.

 

Or nombreux et puissants sont les spéculateurs qui ont parié sur l' effondrement de la Grèce et concrètement sur un défaut de paiement de l'ordre de 20 à 30%.

 

Le seul obstacle à la réalisation de leurs pronostics est le FMI qui peut "politiquement" (car économiquement l'affaire est déjà faite), décider de sauver la Grèce en renflouant le pays ou en payant pour lui.

 

DSK était partisan de cette solution et notamment de rééchelonner la dette grecque puisque la Grèce ne peut pas faire face au plan de remboursement prévu il y a un an.

 

Il fallait donc faire sauter DSK pour empocher non seulement les milliards du pari financier mais aussi des pans entiers d'un pays.

 

Attendez quelques mois que la Grèce saute et vous verrez certains financiers, certaines banques et certains pays où tout ceci est lié prendre une importance énorme en quelques jours, pour aller jusqu'à dicter la conduite de la BCE ou de la FED.

 

Sarkozy ne pipe pas un mot non plus à propos de l' affaire DSK car il a  été averti de ce qui se tramait et comme d' habitude quand le danger est là, a peur des conséquences sur lui.

 

Vous verrez donc au G20, un Sarkozy tiède qui ne réclamera pas beaucoup  de sauver la Grèce et conclura finalement qu' il faut bien payer un jour .. et que ça serve de leçon.

 

Dans l'immédiat, le FMI a tiré ses dernières cartouches pour la Grèce et avant la fin de l'année, ce pays sera en faillite.

 

Nul ne sait cependant si le peuple acceptera cet état de fait quand il en aura compris les conséquences ou s’il se révoltera, gênant ainsi les puissances financières qui l'ont pris d' assaut.

 

L'affaire DSK est historique dans le sens où elle marque le premier acte de guerre entre des intérêts privés et des groupes de nations. La finance mondiale a pris le pas, le pouvoir, sur les puissances politiques.....

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 14:54
http://www.aid97400.lautre.net/IMG/jpg/DiscoursAurelieTrouve20090328.jpgLe FMI joue un rôle décisif dans la régulation – ou plutôt l’absence de régulation – de la finance internationale. C’est pourquoi l’association Attac a décidé de proposer une candidature pour succéder à Dominique Strauss-Kahn.

Aurélie Trouvé, 31 ans, est maître de conférences en sciences économiques et coprésidente d'Attac depuis quatre ans. Elle est spécialiste des marchés agricoles, actuellement l’un des domaines de prédilection de la spéculation financière internationale. Elle bénéficie du soutien technique et politique du Conseil scientifique d’Attac, qui comporte de nombreux économistes spécialistes des questions financières. Si elle ne bénéficie pas encore du soutien officiel d’États, sa candidature suscitera l’intérêt de tous ceux, gouvernants ou citoyens, qui désirent remettre l’industrie financière à sa place, celle de soutien aux initiatives de l’économie réelle.

Depuis l’éclatement de la crise financière en 2008, ni le G20, ni le FMI, pas plus que le comité de Bâle ou les autorités nationales de régulation financière, n’ont pris de mesures pour réduire significativement l’instabilité des marchés financiers internationaux. La spéculation fait aujourd’hui rage sur les matières premières et les titres des dettes publiques.

Avec Dominique Strauss-Kahn, la politique du FMI a consisté, comme par le passé, à défendre inconditionnellement les intérêts des créanciers des États endettés, en imposant à ces derniers des plans d’austérité brutaux : Hongrie, Ukraine et Lettonie en 2008, Islande en 2009, Grèce, Espagne, Portugal, Irlande en 2010… Les banques et les fonds d’investissement sont les principaux bénéficiaires de politiques qui détruisent les        solidarités sociales et mènent l’Union européenne au bord du gouffre.

Tout indique que Christine Lagarde fera encore pire que Dominique Strauss-Kahn. Christine Lagarde a été à la tête d'une technostructure du Ministère de l'Economie (Direction Générale du Trésor et Direction du Budget), composée de fonctionnaires ultralibéraux acquis aux intérêts financiers. C'est ainsi que la France a refusé en 2010 de soutenir l'Allemagne sur la question de l'interdiction de la spéculation sur les CDS (vente à nu à découvert). Les représentants de la France à Bruxelles ont toujours freiné les maigres initiatives de la Commission sur la régulation financière. Sur la question de la taxation des transactions financières, malgré le discours apparemment        offensif de Nicolas Sarkozy, le ministère de Christine Lagarde s'est toujours refusé à produire des notes et études préparant une décision, et la France ne s'est jamais engagée réellement auprès de ses partenaires de l'Union européenne ou de l'Eurogroupe.

Aurélie Trouvé propose une réorientation fondamentale du FMI, partant du principe que la stabilité financière mondiale est un bien public qui doit être démocratiquement géré par la communauté internationale dans son ensemble. Son programme pour le FMI comporte donc :
- l’arrêt des plans d’austérité, et la mise en place d’une taxe sur les transactions financières et d’une stricte régulation des transactions sur les produits dérivés
- la coordination des politiques économiques au plan international, amenant les pays présentant des déséquilibres        excessifs (Chine, Allemagne, Japon du côté des pays excédentaires, États-Unis du côté des pays déficitaires) à se rééquilibrer de façon coordonnée par des ajustements des taux de change ainsi que des politiques budgétaires et salariales actives ;
- le développement d’une monnaie internationale basée sur un panier des principales devises, comme alternative au dollar ;
- l’émission de Droits de tirage spéciaux pour aider les pays en difficulté durant la période de réduction des déséquilibres internationaux ou face à des chocs conjoncturels imprévus ;
- la démocratisation du FMI, par l’élargissement de son Conseil d’administration à tous les pays de la planète et l’intégration du FMI dans le système onusien, avec une voix pour chacun des 187 pays membres du Fonds : il s’agit d’en finir avec le pouvoir exclusif des grandes puissances.

C’est sur cette base qu’Attac a envoyé hier 1er juin 2011 au FMI la candidature officielle de Mme Aurélie Trouvé, 31 ans, économiste. Toute candidature doit être présentée par un des gouverneurs et administrateurs du FMI. L'association Attac compte sur le fair play de Christine Lagarde, actuel gouverneur du FMI pour la France.


Attac France,
Paris, le 6 juin 2011

http://www.france.attac.org/articles/la-copresidente-dattac-candidate-la-direction-generale-du-fmi
http://www.france.attac.org/dossiers/un-nouveau-fmi

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 06:03

http://a31.idata.over-blog.com/450x337/0/07/86/93/AOUT2008/sarkozy-sarkosy-rama-yade-diplomatie-6.jpgSerge Halimi revient sur les conséquences politiques de l’affaire Strauss-Kahn : « Quiconque vilipende les privilèges de l’oligarchie, la vénalité croissante des classes dirigeantes, les cadeaux faits aux banques, le libre-échange, le laminage des salaires au prétexte de la concurrence internationale se voit taxer de « populisme ». Il fait, ajoute-t-on, « le jeu de l’extrême droite ».

Aussi, quand la justice new-yorkaise refusa de concéder un traitement de faveur au directeur général du Fonds monétaire international (FMI), accusé de viol dans un hôtel de luxe de Manhattan, un commentateur au diapason de la caste dirigeante française, politique et médiatique, s’offusqua de la « violence d’une justice égalitaire »… Il ajouta presque mécaniquement : « La seule chose dont on soit certain est que les sentiments anti-élite alimentés par ce scandale vont accroître les chances du Front national de Marine Le Pen lors de la prochaine élection. »

 

Marie Bénilde en profite pour analyser l’affaire au prisme des médias :

« Afrique, Asie et, désormais, Europe : le Fonds monétaire international (FMI) conditionne imperturbablement ses prêts à un programme de privatisations et d’austérité. Pourtant, dit-on, le FMI aurait changé. Sous la direction de M. Dominique Strauss-Kahn, il aurait basculé au service des peuples. Cette campagne de communication illustre la personnalisation croissante des enjeux politiques. Une tendance à double tranchant… »

 

Le Diplo consacre un gros dossiers aux problèmes démographiques (« Une planète trop peuplée ?).

Georges Minois montre les enjeux du problème :

« Longtemps, les dirigeants politiques ont scruté l’évolution de leur population, confondant nombre et puissance. Le XXIe siècle sera marqué par la question du vieillissement, tandis que resurgit le mythe millénaire de la surpopulation.

Le spectre de la surpopulation a refait surface en 2008, à la faveur d’une baisse des stocks alimentaires mondiaux et en raison de la dégradation accélérée de l’environnement. Un coup d’œil à certains chiffres n’a rien de rassurant : 218 000 bouches supplémentaires à nourrir chaque jour dans le monde, 80 millions chaque année, un effectif global de presque 7 milliards, une consommation qui augmente... La population semble peser bien lourd sur les ressources de la planète. »

 

Gérard François Dumont énonce quelques “ fausses évidences sur la population mondiale ” :

Démographie, que de poncifs on répand en ton nom...

« L’humanité connaît une natalité débridée. » Non, car depuis plusieurs décennies les taux de natalité diminuent nettement et partout, sous l’effet de ce qu’il est convenu d’appeler la « transition démographique », période durant laquelle une population voit baisser une natalité et une mortalité auparavant très élevées.

« Il faut craindre une véritable explosion démographique. » Qu’on se rassure : la bombe ne sautera pas. Le phénomène majeur du XXIe siècle ne sera pas la croissance rapide de la population, mais son vieillissement »

 

Que se passera-t-il quand la Chine « grisonnera » (Isabelle Attané) ?

 

« Si le poids de sa population – et notamment celui des Chinois en âge de travailler – a constitué un atout pour le dynamisme économique du pays, son déclin relatif et la montée du nombre de personnes âgées inquiètent les dirigeants.

Avec 1,35 milliard de personnes en 2010, soit un habitant de la planète sur cinq, la Chine est le pays le plus peuplé du monde. Elle le restera pendant une vingtaine d’années. Dès 2030, elle devrait céder la place à l’Inde, qui compterait alors plus de 20 millions de personnes de plus qu’elle. En 1950, la Chine représentait 22 % de la population mondiale, contre moins de 20 % aujourd’hui. Cet effacement démographique relatif tient en partie au formidable essor de la population de certaines régions du monde en développement, notamment de l’Afrique, dont le poids est monté de 9 % à 15 % entre 1950 et 2010, et de l’Inde, passée de 15 % à 18 %. Mais pas seulement. »

 

Youssef Courbage demande s’il y a un rapport entre démographie dans les pays arabes et islamisme : « A l’encontre de certaines thèses, le poids des jeunes ne s’est pas traduit par une flambée de l’islamisme. Ces vingt dernières années, la convergence démographique des pays des rives sud et nord de la Méditerranée s’est poursuivie à un rythme soutenu. L’indice de – qui a servi à donner une image repoussante des mondes musulmans – montre que le Liban, la Tunisie, le Maroc, la Turquie et l’Iran atteignent désormais des niveaux qui se rapprochent de ceux des pays européens. »

 

La Russie est-elle en voie de dépeuplement (Philippe Descamps) ? « Natalité en berne, forte mortalité, peur des immigrants... La Russie fait face à une récession démographique confirmée par le recensement de 2010. Ce phénomène donne la mesure du traumatisme lié à l’effondrement de l’Union soviétique. Nul besoin d’aller chercher dans des régions inaccessibles, au climat extrême, l’illustration de la crise démographique russe. A quelques heures de Moscou, la région de Tver (Kalinine entre 1931 et 1990) a enregistré durant la dernière décennie plus de deux décès pour chaque naissance. Selon les premiers résultats du recensement de l’automne 2010, cette région ne compte plus que 1,32 million d’habitants. En vingt ans, elle a perdu 18 % de sa population, soit plus de 300 000 personnes. »

 

Antoine Schwartz  explique pourquoi la gauche française bute sur l’Europe : « En Espagne, des manifestants ont occupé les grandes places du pays, dénonçant une démocratie qui ne les représente plus et rejetant une crise qui n’est pas la leur. Dans la zone euro, la contestation bourgeonne, et prend peu à peu pour cible une Union qui a servi de courroie de transmission aux exigences des marchés. Mais l’Europe peut-elle être de gauche ? Pour une fois, les institutions européennes avaient déchaîné l’intérêt du plus grand nombre. Et, comme souvent, divisé la gauche française. Lors du référendum du 29 mai 2005, les opposants au projet de traité constitutionnel européen (TCE) rassemblaient 54,67 % des suffrages avec une participation élevée (69,37 %). Ce résultat n’a toutefois pas conduit au chambardement annoncé. Signé le 13 décembre 2007, le traité de Lisbonne reprenait les dispositions essentielles de l’ancien projet. Et, cette fois, plus question de demander son avis à la population : au processus référendaire on préféra la ratification par voie parlementaire. »

 

Un article intéressant de Thomas Deltombe sur la vivacité des pratiques religieuses de par le monde : (“ Vivre ensemble avec Dieu ”) : « Désormais oublié, le mouvement politico-religieux du Réarmement moral, fondé au début du XXe siècle par le pasteur américain Frank Buchman, a connu son apogée durant la guerre froide, exerçant son influence auprès de certains dirigeants politiques importants. Son idéologie et ses méthodes rappellent quelles visées peuvent servir, lorsqu’ils sont repris par les dominants, des concepts tels que le « vivre ensemble », le « dialogue social » ou le « care ». »

 

Les voisins de Jean-Marc Rouillan sont de « drôles de types » :

« Le 1er mai 2011, on dénombrait 64 584 détenus en France, un record. Envers – enfer ? – du système social, l’institution pénitentiaire enregistre le durcissement des politiques punitives. Derrière les hauts murs ronronne une mécanique d’élimination.

Dans les centres de détention, on croise toutes sortes de gueules cassées, des rachitiques du bulbe et des tarzans du biscoto, des fatigués de la tête et des overdosés de la pilule, des gueulards incurables et des accidentés de la vie. Quels que soient l’heure et le lieu, on n’est jamais déçu. Une ambiance de Barnum tragique. Mais pour accomplir quelle mission dantesque se sont-ils donné rendez-vous ? »

Mon article préféré ce mois-ci : Laurent Cordonnier explique comment les consommateurs n’arrêtent pas de bosser pour le plus grand profit des producteurs : « Les loisirs, ce n’est pas de tout repos. On savait déjà que, lorsqu’il n’est pas « au travail », le travailleur – la travailleuse, surtout – continue d’œuvrer. Mais on prête moins attention au fait qu’il consomme et que, en tant que consommateur, il travaille bien souvent gratuitement pour les entreprises ou les administrations... pour finir le travail, justement. Il lit les magazines de consommateurs, fait du repérage sur Internet, organise ses projets, réserve ses billets de train ; il se rend au supermarché, remplit son chariot, fait la queue à la caisse ; il monte des meubles en kit, installe son décodeur télé, active sa connexion Internet ; il cherche la référence du joint du robinet de la salle de bains ; il apprend le maniement des logiciels, lit des modes d’emploi... et déboule quelques jours plus tard au service après-vente, quand ce n’est pas au bureau du contentieux. »

 

Désormais, les séries télévisées (d’outre-Atlantique principalement) sont conçues pour les intellos (Dominique Pinsolle et Arnaud Rindel) : « Naguère considérées comme un divertissement populaire, les séries télévisées américaines ont acquis le statut d’œuvres d’art. Certaines proposent des personnages profonds, des audaces formelles, des intrigues liées aux questions de société. Le public cultivé les plébiscite. Elles n’en restent pas moins des produits destinés à conquérir un marché selon une stratégie inventée par la chaîne HBO. »

 

Qui l’eût cru ? 36 ans après la guerre, les Etats-Unis et le Vietnam se retrouvent (Xavier Monthéard) : « Le rapport secret qui dévoilait les mensonges du gouvernement américain sur son engagement dans la guerre est désormais accessible au public. De son côté, Hanoï a tourné la page. Mieux, l’été dernier, des exercices militaires conjoints se déroulaient l^où les premiers GI avaient débarqué. »

Dans le même temps (Saurav Jha), « la peur de la puissance chinoise réunit le Vietnam et l’Inde, qui en profite pour offrir ses services militaires et commerciaux. »

 

Jean-Luc Racine dresse le portrait du Pakistan après la mort de Ben Laden : « Le Pakistan a obtenu que les Etats-Unis annoncent le retrait de leurs 200 militaires officiellement présents sur son territoire. Cette mesure symbolise les relations tumultueuses entre les deux pays. »

 

Laurent Bonnefoy et Marine Poirier décrivent le soulèvement au Yémen : « le peuple réclame le départ du diactateur, qui semble décidé à entraîner la société dans la spirale de la guerre civile. »

 

Alain Gresh nous montre « la Palestine bousculée par les révoltes arabes », à cause de « l’impasse stratégique dans laquelle se trouvent Hamas et fatah. »

 

Maurice Lemoine évoque la situation tendue au Honduras. Les choses bougent dans la sous-région après le rapprochement entre la Colombie et le Venezuela.

 

Pour Rémi Carayol, la départementalisation à Mayotte s’opère « à la pelleteuse » : « Mayotte accélère la mise en conformité de ses pratiques administratives avec celles de la métropole. Cependant, dans le domaine foncier, la départementalisation heurte des droits coutumiers, et de nombreux habitants sont menacés d’expulsion. »

 

Mieux vaut tard que jamais : “ Le mouvement social britannique sort de sa léthargie ” (Tony Wood) : renforcement du Parti national écossais, défaite sévère des libéraux-démocrates, rejet du programme d’austérité.

 

La fin de la violence au Pays Basque est-elle proche (Brian Currin) ? La gauche nationaliste a remporté 25% des voix dans trois provinces basques. Des médiations sont désormais en court.

 

Emmanuel Raoul décrit la mobilisation contre le gaz de schiste :  « En France, militants et élus bloquent les projets de forage.Le groupe Total a annoncé le 13 mai 2011 avoir pris des participations dans des concessions de gaz de schiste en Pologne, ses projets étant contrecarrés en France par la contestation dont fait l’objet cette source d’énergie. Les opposants ont en effet réussi une campagne de sensibilisation fulgurante sur un dossier largement méconnu. »

 

À lire absolument (comme les reste, évidemment) : un article édifiant de Pierre Imbert : “ Comment Le Monde fut vendu ”. Entre autre, en congédiant les « laquais » qui avaient cru en les promesses des banquiers. Savoureux. De Beuve-Méry à Pigasse, en passant par Plenel et Colombani, plus dure fut la chute.

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