Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 06:34

 

inconnuLa gauche en déshérence pousse les électeurs des classes populaires vers l’abstention (le « tous pourris ») ou vers le vote d’extrême droite qui n’est plus un vote “ contre ”, de protestation, mais un vote “ pour ”, ce qu’Alain Mergier nomme une « empathie de points de vue » (link) .

 

 

Dans les deux départements du nord de la France, ce phénomène est particulièrement sensible, en particulier là où la démocratie chrétienne a été balayée et quand le Parti socialiste  s’est déconsidéré par des comportements parfois crapuleux.

 

Outre la montée régulière du Front national dans cette région, on a vu fleurir des sites identitaires, comme la Maison de l’Artois ou Terre et Peuple Flandre Artois Hainaut, des sites qui qualifient la région Nord/Pas-de-Calais de “ Pays-Bas français ”, sans parler de ceux qui appellent à la sécession de la région. D’anciens militants du Front National, jugeant les Le Pen mous du genou, ont fondé la Nouvelle Droite Populaire. Chez les Ch’ti chers à Dany Boon, on participe à des tournois de football identitaires (!). Bref, il ne s’agit plus d’un frémissement mais d’un discours et de pratiques organisées, ancrés dans la réalité.

 

Martine Aubry s’est implantée à Lille en 1995 pour succéder à Pierre Mauroy. Énarque, proche de certains milieux patronaux (Jean Gandois), la fille de Jacques Delors (l’un des grands bâtisseurs de l’Europe libérale) s’est récemment distinguée en saluant la candidature de l’avocate d’affaires Christine Lagarde à la tête du FMI.

 

En 2004, elle a épousé Jean-Louis Brochen, un avocat spécialiste en droit social. Ce Français bien de chez nous (breton et nordiste) a défendu des syndicalistes CGT ou Sud, des salariés victimes de procédures collectives de licenciement, des ouvriers victimes d’accident du travail, d’anciens mineurs atteints de silicose, des femmes victimes de viol. Et aussi, alors qu’il est personnellement opposé au port du voile islamique, des adolescentes menacées d’exclusion pour cause de foulard. Il fut conseiller municipal à Roubaix, puis à Lille, avant de mettre un terme à sa carrière politique pour ne pas faire d’ombre à sa femme.

 

Dans l’extrême droite lilloise, Brochen est surnommé « l’avocat des bougnoules ».

 

On n’est donc pas surpris que, dans cette région où bien des ch’tis se pensent comme les seules victimes des ratés de l’intégration, la photo de Martine Aubry en « musulmane » ait pu circuler avec autant de succès.

 

Pour tout individu, le problème de l’identité est fondamental. Identité sexuelle, familiale, sociale, géographique etc. Quand il reste des ouvriers mais qu’il n’y a plus de conscience d’appartenance à la classe ouvrière, le repli sur soi, sur le concret, sur la proximité est inévitable. Quand, au PS, des proches de Martine Aubry lui conseillent de laisser tomber le prolétariat et d’attirer les bobos, on se dit dans les anciens et nouveaux corons qu’on n’a plus grand-chose à attendre d’une formation politique en partie responsable de la détresse endurée par des pans entiers de la population depuis maintenant plus de deux générations.

 

 

 


Partager cet article
Repost0
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 06:54

http://www.azurris.com/uploads/images/Assistance.jpg

Par Bernard Cassen pour MEDELU

L’Irlande, la Grèce, le Portugal et l’Espagne n’appartiennent pas au noyau fondateur de la Communauté économique européenne (CEE) mise en place en 1958 et devenue Union européenne (UE) en 1993. L’Irlande (comme le Danemark et le Royaume-Uni) en est devenue membre en 1973, la Grèce en 1981 et les deux Etats ibériques en 1986.

En raison de ce décalage dans le temps, les rapports des uns et des autres à la construction européenne ont été très différents. La CEE issue du traité de Rome (1957) a été conçue et mise en place par les élites administratives, politiques et économiques de six pays - Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas – pratiquement sans la moindre assise populaire. Seuls les agriculteurs en connaissaient les mécanismes puisque, depuis 1962, il existait une politique agricole commune (PAC) dotée d’un budget important. Pour les autres secteurs, et cela jusqu’au milieu des années 1980, l’ « Europe », souvent simplement appelée le « marché commun » ne suscitait ni enthousiasme ni rejet particuliers chez la majorité des citoyens. Ils savaient vaguement qu’elle existait comme une sorte d’entité technocratique extérieure. C’est seulement à partir du traité de Maastricht (1992) qu’elle a été réellement mise en débat, mais presque exclusivement en France.

Tout autre a été le regard porté sur la CEE par les quatre pays « périphériques » mentionnés plus haut. Pour l’Irlande, il s’est agi de sortir de son tête-à-tête avec l’ancien occupant britannique et d’accéder à un statut d’égalité formelle avec lui. Pour la Grèce, le Portugal et l’Espagne, l’adhésion a représenté un retour dans la famille des nations démocratiques après les dictatures des colonels, de Salazar et de Franco. Si l’on ajoute à cela le fait que ces quatre pays ont bénéficié d’importants transferts financiers grâce au fonds structurels européens, on comprend que leurs opinions publiques aient longtemps eu une idée très positive de l’UE, et que, à part l’Irlande, elles ne se soient guère posé de questions sur la nature de ses politiques.

C’est l’entrée de ces Etats dans le cercle fermé de la zone euro, politiquement considérée par eux comme le nec plus ultra de l’appartenance européenne, qui a provoqué leur déconfiture actuelle. Leurs dirigeants n’ont pas compris qu’une politique monétaire unique pour des économies profondément dissemblables constituait un non sens. Après en avoir bénéficié pendant une décennie par la possibilité d’emprunter sur les marchés à des taux d’intérêt faibles, presque identiques à ceux pratiqués pour l’Allemagne, ils ont un à un été emportés par la crise financière et ils ont accumulé des montagnes de dettes publiques et privées.

L’heure de vérité a alors sonné : ils ont brutalement pris conscience que l’UE n’était pas un club d’assistance mutuelle, mais qu’elle était régie par la loi du plus fort – en l’occurrence l’Allemagne –, dans un contexte de soumission aux diktats des marchés financiers. Les plans dits de « sauvetage » imposés à la Grèce, à l’Irlande, au Portugal (et bientôt à l’Espagne) équivalent à une cure d’austérité et de régression sociale à perpétuité. La désillusion est profonde : cette Europe, qu’ils avaient crue protectrice et solidaire, désarticule leurs sociétés, les contraint à brader leur patrimoine public et déstabilise leurs gouvernements. Peut-on d’ailleurs encore parler de gouvernements quand les décisions majeures ne relèvent plus du suffrage populaire et des autorités élues, mais des agences de notation et du trio Commission européenne/Banque centrale européenne/ Fonds monétaire international ?

Partager cet article
Repost0
2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 05:51


Ci-dessous, un article remarquable d'Ignacio Ramonet sur les conséquences politiques de l'affaire DSK pour le site Mémoires des Luttes :


http://a21.idata.over-blog.com/600x677/2/76/04/37/cham180.jpg
L’un des hommes les plus puissants du monde (chef de la plus importante institution financière de la planète) agresse sexuellement l’une des personnes les plus vulnérables du monde (immigrée africaine, mère célibataire). Réduite à sa concision, cette image résume, avec la force expressive d’un dessin de presse, quelques caractéristiques fortes de notre temps : la violence extrême des inégalités, l’arrogance sans limites des puissants, la chosification des femmes, le mépris des exploités.

 

Ce qui rend plus pathétique le cas de l’ex directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et leader de l’aile droite du parti socialiste français, Dominique Strauss-Kahn, c’est que - si sa culpabilité est avérée -, son avanie constituerait une métaphore exemplaire de l’effondrement moral de la social-démocratie. Avec les circonstances aggravantes qu’elle révèle de surcroît les carences d’un système médiatique complice.

Cette affaire écœure en effet de nombreux électeurs européens de gauche de plus en plus décidés - comme l’ont montré, en Espagne, les élections municipales et régionales du 22 mai dernier - à adopter trois formes de refus du système politique dominant : l’abstentionnisme radical ("tous pourris"), le vote à l’extrême droite (comme forme de contestation), ou la protestation indignée dans les places des villes (pour réclamer une "autre politique").

Bien entendu, l’ex chef du FMI et ex candidat socialiste à l’élection présidentielle française de 2012, accusé d’agression sexuelle et de tentative de viol par une femme de chambre d’un hôtel de New York le 14 mai dernier, bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à ce que la justice américaine tranche. Mais la précipitation dont firent preuve, en France, des dirigeants socialistes et quelques "intellectuels" amis de l’accusé, en saturant caméras et micros complaisants de proclamations inconditionnelles de défense de Strauss-Kahn, répétant en chœur des "éléments de langage" dictés par des communicants ("cela ne lui ressemble pas"), présentant l’ex chef du FMI comme la victime principale et suggérant "complots" et "machinations", a été réellement révoltante.

Pas un mot de solidarité ou de compassion à l’égard de la victime présumée. Certains, comme l’ex ministre socialiste de la Culture, Jack Lang, en un réflexe machiste, allèrent jusqu’à minimiser la gravité des faits présumés en affirmant que, après tout, il n’y avait pas eu mort d’homme [1]... D’autres, oubliant le sens même du mot justice, n’hésitèrent pas à réclamer des privilèges et un traitement plus favorable pour leur puissant ami, lequel, d’après eux, n’était pas d’un accusé "comme les autres" [2]...

Tant d’impudence a donné l’impression que, au sein des élites françaises, quelle que soit la nature du crime dont on accuse l’un de ses membres, le collectif réagit en faisant preuve d’une solidarité coalisée qui ressemble à une complicité mafieuse [3]. Rétrospectivement, maintenant que d’autres accusations de harcèlement sexuel resurgissent du passé [4] contre Strauss-Kahn, beaucoup de citoyens se demandent pourquoi les médias leur ont occulté ce trait de la personnalité de l’ex chef du FMI [5]. Pour quelles raisons, les journalistes, qui n’ignoraient pas les protestations d’autres victimes de harcèlement sexuel, n’ont jamais fait d’enquêtes sur ce sujet concernant Strauss-Kahn ? Pourquoi avoir maintenu les électeurs dans l’ignorance et leur avoir présenté ce dirigeant comme ’"la grand espoir de la gauche" quand il était évident que son Talon d’Achille pouvait, à n’importe quel instant, briser sa carrière.

Depuis des années, dans le but de gagner l’élection présidentielle, Dominique Strauss-Kahn avait embauché à prix d’or des brigades de choc de conseillers en communication. Leur mission principale : veiller à empêcher les médias, sous la menace de procès, de faire état, non seulement de ses pulsions à l’égard des femmes, mais de l’autre grande faiblesse de ce dirigeant "socialiste" : son goût immodéré du luxe et de la richesse. Il fallait éviter d’inopportunes comparaisons avec la vie difficile de millions de citoyens jetés dans l’enfer social en partie à cause des politiques du FMI.

Maintenant les masques tombent. Le cynisme et l’hypocrisie apparaissent dans leur nudité. Et même si le comportement personnel d’un homme ne doit pas conduire à préjuger de la conduite morale de sa famille politique, il est évident que cette affaire relance la question de la décadence de la social-démocratie. D’autant plus qu’elle vient s’ajouter au nombreux cas, en son sein, dans l’ensemble de l’Europe, de corruption économique. Et même de dégénération politique : n’avons-nous pas appris récemment que les anciens dictateurs Ben Ali de Tunisie et Moubarak d’Egypte étaient des membres éminents de l’Internationale socialiste ?

La conversion massive au marché, au libre-échange et à la globalisation économique, l’abandon de la défense de l’Etat-providence et du secteur public, la nouvelle alliance avec le capital financier et la banque... Toutes ces trahisons ont peu à peu dépouillé la social-démocratie de ses principaux signes d’identité. Les citoyens distinguent de plus en plus mal la politique de la droite de celle proposé par les partis socialistes. Les deux répondent aux exigences essentielles des maîtres financiers du monde. L’ironie suprême a été de voir comment, à la tête du FMI, un "socialiste" a imposé à ses propres amis "socialistes" et à leurs électeurs de Grèce, du Portugal et de l’Espagne, d’implacables plans néolibéraux d’ajustement structurel.

D’où l’amertume générale de tant d’électeurs de gauche. Leur nausée. Leur indignation. Leur refus de la fausse alternative électorale entre deux principaux programmes, en vérité et sur l’essentiel, jumeaux. Leur recherche d’une "autre gauche" (Die Linke, en Allemagne ; Le Front de gauche, en France ; Izquierda Unida, en Espagne, etc.). D’où aussi, dans tant de villes d’Europe aujourd’hui, les protestations indignées des générations de jeunes sacrifiés sur l’autel des politiques d’austérité. Et leur exigence principale : "Le peuple veut, la fin du système."

 

Notes

[1] Déclarations au Journal télévisé de 20h de France 2 , 17 mai 2011.

[2] Cf. Bernard-Henri Lévy, "Défense de Dominique Strauss-Kahn" (www.bernard-henri-levy.com/defense-de-dominique-strauss-kahn-18909.html), et Robert Badinter, ex ministre socialiste de la Justice, déclarations à France Inter, 17 mai 2011.

[3] Ce collectif a déjà démontré sa redoutable efficacité médiatique en 2009 lorsqu’il réussit à mobiliser l’opinion publique française en faveur du (génial) cinéaste franco-polonais Roman Polanski, accusé par la justice américaine d’avoir drogué et sodomisé une petite fille de 13 ans.

[4] En particulier celle formulée par l’écrivain et journaliste Tristane Banon. Cf. "Tristane Banon, DSK et AgoraVox : retour sur une omertà médiatique", AgoraVox, 18 mai 2011 (www.agoravox.fr/actualites/medias/article/tristane-banon-dsk-et-agoravox-94196).

[5] Au sein même du FMI, Dominique Strauss-Kahn avait déjà fait l’objet d’un scandale en raison de ses relations sexuelles avec une subordonnée, l’économiste hongroise Piroska Nagy.

Partager cet article
Repost0
1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 23:00

Rafler un enfant lourdement handicapé

(Reprise d’article de Médiapart)

RESF (Réseau Education sans Frontière) lance un appel pour le retour immédiat en France d'Ardi Vrenezi, âgé de 15 ans et polyhandicapé, expulsé au Kosovo le 4 mai 2010 malgré les soins lourds que nécessite son handicap et qu'il ne peut y trouver.

 

Le 4 mai 2010, Ardi Vrenezi, 15 ans, polyhandicapé, était expulsé avec sa famille vers le Kosovo. Ses parents étaient venus avec lui en France en juillet 2008 pour qu'il soit soigné, n'ayant pas eu de diagnostic pour sa maladie dans leur pays, et aucun traitement efficace de sa pathologie. Ils avaient vendu leur maison pour payer le voyage. Hospitalisé dès son arrivée en France dans un état préoccupant, l'évolution de la maladie avait été freinée: «un miracle», disaient ses parents. Mais le préfet de Moselle a un quota d'expulsion à atteindre.

 

Le 3 mai 2010, les parents, le frère et la sœur d'Ardi sont interpellés. Ardi est arrêté le soir même au sein de l'institut d'éducation motrice où il était soigné, par une escouade de policiers. Le directeur de l'institut n'a pas été prévenu, les infirmières non plus. La plupart des enfants dorment. Ardi est arraché de son lit, transféré sur un brancard, placé dans une ambulance et mis en centre de rétention pour la nuit. Le lendemain matin il est mis dans un avion avec sa famille à destination de Pristina.

 

Depuis lors, faute de médicaments et de soins adaptés, son état s'est considérablement dégradé. Il ne se lève plus, ne sourit plus, ne parle plus. Il a des difficultés de déglutition qui s'aggravent et nécessiteraient une aide alimentaire, impossible au Kosovo. Il maigrit, il a faim. Il reçoit les médicaments indispensables de France, ceux-ci n'étant pas accessibles ou étant même inexistants au Kosovo. Interpellé sur cette situation inacceptable, l'Etat Français persiste dans sa dramatique erreur d'appréciation, et accrédite par tous les moyens la thèse qu'il y aurait au Kosovo une prise en charge adaptée à la situation de polyhandicap. Ceci est faux. 

 

La pathologie dont Ardi est atteint ne laisse certes pas espérer de survie à long terme. Ardi va mourir; mais sans les soins adaptés, il mourra plus vite, et dans des conditions inacceptables de faim et de douleurs. Ces faits déshonorent ceux qui les ordonnent, ne peuvent que bouleverser ceux qui les exécutent et font honte à ceux qui les laissent se commettre. Il faut réagir.

Nous exigeons le retour immédiat et sans délai de Ardi et de sa famille en France pour qu'il bénéficie des soins que son état impose.

Partager cet article
Repost0
1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 14:48

http://www.sport-wiki.com/wp-content/uploads/2011/05/restoux-accuse-balkany-d-e2-80-99harcelement-sexuel.jpgJe me souviens comme si c’était hier de la victoire de Marie-Claire Restoux aux championnats du monde de judo de 1995. La victoire inattendue d’une championne aussi volontaire que sympathique.

 

 

Après d’autres lauriers tout aussi glorieux, Marie-Claire entra en politique. Comme de nombreux champions de haut niveau, elle choisit le camp de la droite.

 

Ce pur produit de la région Charentes-Poitou se lança dans la politique de terrain à Levallois-Perret en 2001. Elle quitta sa fonction d’adjointe au maire pour devenir conseillère technique de Jacques Chirac à l’Élysée.

 

Membre de l’UMP, elle fut élue suppléante de Patrick Balkany dans les Hauts-de-Seine avant d’être élue conseillère municipale à Clichy la Garenne.

 

Dans le sillon de l’affaire DSK, elle se plaint des avances pressantes de Balkany à son égard.

 

Le problème est que rien ne l’obligeait à se placer sous la coupe d’un homme dont le comportement sulfureux – dont il ne se cache pas et dont il se vante (1) – est connu au moins depuis trente ans.

 

Bien fait !

 

(1) Il a écrit avoir couché avec Brigitte Bardot au temps de sa folle jeunesse. Ce qui lui a valu un démenti cinglant de BB.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 14:16

Il a voulu faire du buzz, le philosophe aux longs cheveux, et il a réussi.

 

En balançant son allusion fielleuse, cette flèche du Parthe sans grand courage (les Parthes tiraient en s’enfuyant), il sait qu’il y a de fortes chances pour que le ministre qui aime les petits Marocains soit démasqué. Un nom court avec insistance depuis des années.

  

Que des femmes qui ont souffert de gestes déplacés, d’agressions verbales ou sexuelles de la part d’hommes politiques, profitent de l’affaire DSK pour enfin relever la tête et éventuellement susciter un débat sur le machisme des dominants se comprend fort bien.

 

Qu’un ancien ministre flotte sur ce ressac pour flinguer sans courage un collègue  relève d’un comportement très bas.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 15:00
Le journaliste Paul Craig Roberts s'interroge sur l'assaut mené contre Ben Laden. Il doute que les "Phoques" (1) de la marine en aient tous réchappé. Des extraits de son article repris par Le Grand Soir (traduction : V. Dedaj).



Pourquoi n’a-t-on pas assisté à une cérémonie de remise de médailles aux commandos héroïques qui ont débusqué et exécuté l’Ennemi Public Numéro 1 ? Et si vous regardiez à nouveau les vidéos des effondrements des tours du WTC, vous verriez quoi ? Est-ce vrai que la Chine vient de lancer un avertissement aux Etats-Unis que "toute attaque contre le Pakistan serait interprétée comme une attaque contre la Chine" ?



Dans un reportage explosif de la télévision Pakistanaise, l’agence Pakistani News Agency a fourni une interview d’un témoin oculaire de l’attaque US contre le supposé repaire de Ben Laden. Le témoin oculaire, Mohammad Bashir, décrit le déroulement des évènements. Sur les trois hélicoptères, « un seul a déposé des hommes pour revenir ensuite les récupérer, mais pendant qu’il les récupérait, il a explosé et a pris feu. » Le témoin dit qu’il n’y a pas eu de survivants, juste des cadavres et des morceaux de cadavres partout. « Nous avons vu l’hélicoptère en feu, nous avons vu les cadavres, puis tout a été nettoyé et maintenant il n’y a plus rien ».


Je me suis toujours demandé comment un hélicoptère pouvait s’écraser, selon la version de la Maison Blanche, sans faire au moins des blessés. Et pourtant, selon la version originale de la Maison Blanche, les commandos SEALS ont non seulement survécu sans une égratignure à 40 minutes de combats avec Al Qaeda, « les tueurs les mieux entrainés, les plus dangereux et les plus impitoyables de la planète », mais ont aussi survécu sans une égratignure à la chute d’un hélicoptère.


Le reportage pakistanais est visible sur YouTube. Le site internet, Veterans Today, a publié une traduction (en anglais) avec une vidéo de l’interview. Information Clearing House l’a publié le 17 mai.


Si l’interview est authentique et la traduction correcte, nous connaissons désormais la réponse à la question non-formulée : pourquoi n’a-t-on pas assisté à une cérémonie à la Maison Blanche avec le Président Obama en train d’épingler des médailles sur les commandos héroïques qui ont débusqué et exécuté l’Ennemi Public Numéro 1 ?


L’idée qu’Obama aurait préservé l’identité des commandos pour les protéger des représailles d’Al Qaeda ne colle pas avec leur image de SEALS durs-à-cuire et héroïques, et il est difficile de croire que les conseillers d’Obama aient résisté à la tentation d’en tirer un maximum de cet événement.


 

(1) Le mot anglais "seal" n'a pas la même connotation que le mot "phoque".

Partager cet article
Repost0
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 06:00

 

http://jerome.rattat.free.fr/images/corse_drapeau.jpgLe salut viendrait-il de la Corse ? En tout cas, l'Assemblée de Corse vient de voter à l'unanimité cette motion très importante concernant nos enfants. Une première défaite, dans ce domaine, pour notre kleiner Mann.

 

COLLECTIVITE TERRITORIALE DE CORSE


ASSEMBLEE DE CORSE

3 EME SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2011

26-27 MAI 2011


MOTION

AVEC DEMANDE D’EXAMEN PRIORITAIRE

- DEPOSEE PAR : Mme Viviane BIANCARELLI AU NOM DU GROUPE « ELU(E)S COMMUNISTES ET CITOYENS DU FRONT DE GAUCHE »

- OBJET : INSCRIPTION DES ENFANTS ET DES JEUNES AU FICHIER NUMERIQUE «BASE ELEVES 1er DEGRE » (UTILISATION DES BASES DE DONNEES).

___________________________________________________________________

CONSIDERANT que les enfants et les jeunes constituent une richess fondamentale pour toute société et que le rôle des adultes et des institutionspubliques est de les protéger et d'offrir à chacun d'eux la possibilité de grandir defaçon sereine ainsi qu'une éducation adaptée pour devenir des adultes et descitoyens responsables et épanouis,

 

CONSIDERANT que le ministère de l'Education nationale développe et impose de nombreuses applications informatiques permettant le recueil et la conservation de données sur les élèves et leurs familles, malgré l'opposition de celles-ci et les inquiétudes exprimées par le Comité des droits de l'enfant de l'ONU, dans son rapport du 12 juin 2009, relatives à « la multiplication des bases de données dans lesquelles des données concernant les enfants sont collectées, stockées et utilisées pendant de longues périodes »,

 

CONSIDERANT que la mise en place de ces collectes de données nominatives s'effectue sans la législation et l'information nécessaires, et souvent en contradiction avec les lois en vigueur, notamment la loi 78-17 dite « Informatique et libertés », ainsi que l'a montré le Conseil d'état dans ses deux arrêts du 19 juillet 2010 relatifs à la Base élèves 1er degré (BE1D) et à la Base nationale des identifiants élèves (BNIE),

…/…

 

CONSIDERANT que l'immatriculation des enfants dès la maternelle dans la BNIE et l'instauration d'une traçabilité des parcours individuels au travers du Livret personnel de compétences (LPC) sont dangereuses pour les libertés publiques et contraires à la mission de l'école qui est d'accueillir tous les enfants sans conditions, pour leur donner accès aux savoirs et à la culture, accompagner la construction de leur personnalité et de leur citoyenneté,

 

CONSIDERANT qu'une telle architecture de base de données personnelles, aisément interconnectables grâce à un Identifiant national élève (INE) bientôt unifié de la maternelle au secondaire, dépasse le cadre de ce qui est nécessaire à l'action pédagogique des enseignants et à la gestion des moyens de l'Education nationale, et que, échappant au contrôle des citoyens, elle constitue un danger pour la préservation du droit à la vie privée et est incompatible avec le droit à l'oubli indispensable pour que les enfants et les jeunes puissent se construire et se structurer en individus épanouis et en citoyens responsables,

 

CONSIDERANT que le Comité des droits de l'enfant craint « l'utilisation de [Base élèves 1er degré] à d'autres fins [que l'éducation] telles que la détection de la délinquance et des enfants migrants en situation irrégulière et par l'insuffisance de dispositions légales propres à prévenir son interconnexion avec les bases de données d'autres administrations » alors que les Mairies, les Caisses d'allocations familiales et les collectivités locales en charge de l'aide aux boursiers sont déjà destinataires de certaines informations,

 

CONSIDERANT que l'article 2 du projet de loi 1890 de simplification et d'amélioration de la qualité du droit, adoptée en première lecture le 2 décembre 2009, permet de faciliter et systématiser l'interconnexion de tous les fichiers administratifs, sans information, ni débat public, et menace les libertés publiques en instaurant à terme un contrôle social incompatible avec la démocratie,

 

CONSIDERANT que l'opposition des directeurs d'écoles à l'inscription des données personnelles des enfants dans BE est légitime et relève de leur mission de protection des droits des enfants, reconnue par la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, conjointement avec le Rapporteur spécial sur le droit à l'éducation et le Rapporteur spécial sur les droits de l'homme des migrants, et que, par conséquent, les sanctions qui leur sont appliquées sont injustifiées,

 

CONSIDERANT que construire un grand service public d'éducation efficace nécessite des enseignants formés, des moyens financiers et matériels, et non des systèmes informatiques permettant un pilotage automatisé et un contrôle individualisé des élèves,

 

L'ASSEMBLEE DE CORSE

S'OPPOSE au fichage numérique des enfants et des jeunes, institué dans l'Education nationale, grâce à l'immatriculation de tous les élèves dans un registre national, parce que les données personnelles des élèves et de leurs familles doivent rester leur propriété et ne doivent pas sortir des établissements scolaires.

 

DEMANDE solennellement à l'Etat et, en particulier, au Ministère de l'Education Nationale de se conformer aux observations du Comité des droits de l'enfant de l'ONU du 12 juin 2009, qui « recommande en outre que seules des données anonymes soient entrées dans des bases de données et que l'utilisation des données collectées soit régulée par la loi de manière à en prévenir un usage abusif », en renonçant à l'immatriculation des enfants (BNIE/RNIE) et à l'utilisation des bases de données personnelles en service au primaire (BE1D) et au secondaire (SCONET), ainsi qu'à la conservation numérique des parcours scolaires (LPC), et aux procédures automatiques d'orientation (Affelnet 6°, Affelnet 3°, Admission Postbac).

 

INVITE le gouvernement à organiser une remise à plat de tout le système informatique de l'Education Nationale, en consultant les élus et les parents d'élèves, les syndicats et les enseignants, la CNIL et les défenseurs des Droits de l'Homme, et

de permettre un vrai débat sur l'utilisation des technologies numériques dans le service public d'éducation.

 

DEMANDE la levée de toutes les sanctions à l'encontre des directeurs d'école qui ont refusé d'enregistrer des enfants dans BE1D, que ce soit pour s'opposer à ce fichage illégal ou respecter la volonté des parents, ainsi que l'application du droit d'opposition rendu aux parents par l'arrêt du Conseil d'Etat du 19 juillet 2010.

 

S'ENGAGE à apporter son soutien aux personnels du 1er et du 2d degré qui se verraient sanctionnés du fait de leur refus de renseigner des bases contenant des données personnelles.

 

Partager cet article
Repost0
28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 15:21

http://beyrouthenguerre.free.fr/IMG/cache-668x500/qana-bombardements-6-668x500.jpgLe saviez-vous ?


L'intervention militaire du Royaume-Uni en Libye (un acte criminel selon les lois de Nuremberg) est la 415è au Moyen-Orient depuis 1945.


Décompte du journaliste John Pilger :

 

http://www.informationclearinghouse.info/article28194.htm

 

Notre kleiner Mann a de la marge.

Partager cet article
Repost0
27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 06:00

http://estb.msn.com/i/29/349B1FBEB9E4603318431C98A361F9.jpgCi-dessous de larges extraits d’une interview de l’universitaire Smita Narula par Amy Goodman, reprise par Le Grand Soir (traduction : D. Muselet)

 

Amy GOODMAN

250 000 fermiers indiens se sont suicidés dans les 16 dernières années - ce qui représente à peu près un suicide toutes les demi-heures. La crise s’est ajoutée à la libéralisation économique qui a supprimé les subventions agricoles et ouvert l’agriculture indienne au marché mondial. Les petits fermiers sont souvent pris dans un cycle de dettes insurmontables qui en amène beaucoup à mettre fin à leurs jours par pur désespoir. Nous parlons ici avec Smita Narula qui travaille pour le centre des droits de l’homme et de la justice mondiale de l’université de droit de New York et qui est le co-auteur d’un nouveau rapport sur le suicide des fermiers en Inde.

 

AMY GOODMAN : Nous allons parler du problème du suicide des fermiers de l’Inde ; un quart de million d’entre eux se sont suicidés dans les 16 dernières années. Ce chiffre indique qu’un fermier se suicide toutes les 30 minutes en moyenne.

Aujourd’hui le centre des droits de l’homme et de la justice mondiale de l’université de droit de New York présente un rapport intitulé : « Toutes les 30 minutes : Le suicide des fermiers, les droits de l’homme et la crise agraire en Inde. »

Le secteur agricole indien est devenu plus vulnérable aux marchés mondiaux à cause de la libéralisation de l’économie. Les réformes dans le pays ont inclus la suppression des subventions agricoles et l’ouverture de l’agriculture indienne au marché mondial. Ces réformes ont augmenté les coûts tout en réduisant les rendements et les profits de beaucoup de fermiers.

En conséquence les petits fermiers sont souvent pris dans un cycle infernal de dettes qui en amène beaucoup à se suicider par pur désespoir. Le taux de suicide le plus élevé est celui des fermiers du coton. Comme les autres cultures de rapport, l’industrie du coton est de plus en plus dominée par les multinationales étrangères qui tendent à promouvoir des cultures de coton génétiquement modifiées et qui contrôlent souvent le coût, la qualité et la quantité de graines disponibles.

Smita Narula, directeur de la faculté du Centre des droits de l’homme et de la justice mondiale de l’université de droit de New York, est venue parler de ce problème à Democracy Now. Nous lui souhaitons la bienvenue.

AMY GOODMAN : Parlez-nous du rapport que vous publiez aujourd’hui même.

SMITA NARULA : Notre principale découverte est que tous les problèmes que vous venez de décrire soulèvent d’importantes questions de droits de l’homme. En Inde, nous faisons face à une grave crise des droits de l’homme. Cette crise affecte les droits humains des fermiers indiens et ceux de leur famille d’une manière très profonde. Nous nous sommes rendu compte que leur droit de vivre, d’avoir de l’eau, de la nourriture et des conditions de vie décentes, et leur droit de recevoir des soins appropriés sont très affectés par cette crise. […]

AMY GOODMAN : Ce chiffre est incroyable. Toutes les 30 minutes un fermier indien se suicide ?

SMITA NARULA : Et cela fait des années que ça dure. […] Nous savons que les statistiques sont incomplètes car le gouvernement indien ne reprend pas dans les chiffres des catégories entières de fermiers parce qu’ils n’ont pas de titre officiel de propriété sur la terre. Il s’agit des femmes fermières, des Dalit (intouchables NdT) ou des fermiers des castes soi-disant inférieures, ainsi que des Adivasi ou fermiers des communautés tribales. De plus, non seulement les programmes gouvernementaux et les programmes d’aide n’ont pas bénéficié à ces catégories de personnes mais ils n’ont pas réussi à fournir des compensations ni l’aide nécessaire à ceux qui étaient endettés ni à remédier aux problèmes structuraux plus larges qui sont à l’origine des suicides dans le pays.

AMY GOODMAN : Parlez-nous de la mondialisation et de la manière dont elle affecte ces fermiers.

SMITA NARULA : Bien sûr. En fait la cause la plus évidente des suicides est l’endettement. Ce sont les deux dernières décennies de libéralisation du marché indien qui sont à l’origine de cet endettement. D’abord le gouvernement s’est profondément désinvesti du secteur agricole. Il a réduit les subventions. Il a réduit l’accès au crédit rural. L’irrigation est insuffisante et n’atteint pas la plupart des fermiers qui en auraient besoin. Et en même temps, le gouvernement a autorisé une modification des cultures de rapport dont le coton est un exemple.

Le marché a été ouvert aux multinationales, ce qui a fragilisé énormément les fermiers indiens. Les multinationales étrangères dominent maintenant les industries comme l’industrie du coton y compris les semences clés indispensables. Dans le cas du coton en particulier la semence génétiquement modifiée Bt a bénéficié d’une promotion si efficace en Inde qu’elle domine désormais tout le secteur, et les facteurs de coût, qualité et disponibilité ont une incidence si lourde sur les coûts, les profits et les rendements des fermiers qu’ils sont obligés de s’endetter excessivement. Beaucoup d’entre eux, ironiquement, absorbent pour se suicider les pesticides qu’ils ont achetés en s’endettant quand ils s’aperçoivent qu’ils n’arriveront pas à payer leurs dettes.

AMY GOODMAN : Ils absorbent des pesticides...

SMITA NARULA : Oui c’est bien ça. Ces statistiques sont terribles en elles-mêmes, on a du mal à imaginer un suicide toutes les demi-heures, mais ce que le rapport essaie de faire en plus c’est de mettre un visage humain derrière ces chiffres et ces tragédies. Alors voici deux récits qui vous permettront de voir les choses dans une perspective humaine. Il y a des fermiers de Vidarbha dans le Maharashtra qui est considéré comme un épicentre de la crise et un épicentre de la production du coton dans le pays. Avant de mettre fin à leurs jours, ces fermiers envoient désormais leur lettre de suicide au Premier ministre et au président en espérant que leurs dernières paroles atteindront des gens qui feront enfin quelque chose.

Et puis il y a des fermières comme Nanda Bhandare qui est veuve ; elle a perdu son mari en 2008. Du coup, elle a dû sortir ses enfants de 10 et 12 ans de l’école pour travailler sur la ferme. Ils possèdent 20 acres (2,7 ha) de terre et après avoir travaillé dur sur cette terre une année entière, elle ne va probablement pas gagner plus de 250 dollars pour toute l’année. Elle a peut-être reçu une compensation du gouvernement, mais cela a été englouti par les prêteurs privés à qui son mari avait dû emprunter parce qu’il n’y a pas de crédit rural dans le pays. Et maintenant elle lutte pour faire face aux besoins vitaux de sa famille.

AMY GOODMAN : Parlez-nous des semences génétiquement modifiées et des multinationales étasuniennes.

SMITA NARULA : Les graines de coton Bt sont les semences qui dominent l’industrie du coton pour le moment. Cette modification génétique introduit une toxine dans la semence qui tue une maladie très commune qui affecte le coton en Inde. Cette semence Bt qui est et a été commercialisée par Monsanto entre autres multinationales, nécessite deux choses que les petits fermiers indiens n’ont déjà pas en abondance : de l’argent et de l’eau. Les graines Bt sont deux à dix fois plus chères que les graines de coton ordinaires et elles nécessitent beaucoup plus d’eau pour donner de bons rendements. Les fermiers vont voir des prêteurs privés qui leur demandent des taux d’intérêt exorbitants pour pouvoir acheter les semences car on leur a promis que ces graines leur apporteront une plus grande sécurité financière. Mais comme 65% du coton indien n’a pas accès à l’irrigation et doit se contenter des eaux de pluie, les récoltes sont mauvaises. Et comme la sécheresse augmente, de plus en plus de fermiers sont dans ce cas. Ils s’endettent terriblement pour acheter les graines et ils n’obtiennent pas les rendements espérés. Ce cycle se répète pendant deux saisons et, à la fin, ils sont complètement pris au piège d’un cycle infernal auquel ils ne peuvent plus échapper alors ils absorbent les pesticides qu’ils ont achetés pour mettre fin à leurs jours et...

AMY GOODMAN : Que faut-il donc faire ?

SMITA NARULA : Il y a beaucoup de choses que le gouvernement peut et doit faire. D’abord il faut améliorer la connaissance du problème par des études plus précises. Le gouvernement ne se rend pas compte de l’importance du problème comme je l’ai déjà expliqué. Ensuite il faut corriger le mode d’intervention. Le programme d’aide de la dette dont le gouvernement se vante tant devant les comités de droits de l’homme touche peu de fermiers, en laisse beaucoup dehors et n’est pas suffisant. Enfin il y a les questions structurelles. Le gouvernement doit mettre les droits humains au centre de sa politique agricole et il doit réglementer les multinationales – ce qu’il ne fait pas – au lieu d’approuver l’introduction de toujours plus d’OGM dans le pays, alors que tant de vie d’agriculteurs ont déjà été détruites.

AMY GOODMAN : Smita Narula, je vous remercie d’avoir répondu à nos questions. Nous allons mettre le lien vers le Center for Human Rights and Global Justice de l’université de NY pour pouvoir consulter votre étude.

Pour consulter l’original : http://countercurrents.org/narula22...

Pour consulter l’étude de Smita Narula sur chrgj.org : http://www.chrgj.org/publications/d....

Traduction : D. Muselet pour LGS

 

Partager cet article
Repost0