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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 17:04

http://sites.animaux.free.fr/images/article/perruche-ondulee.jpgLe sept avril dernier, Arlette Chabot recevait Jean-Luc Mélenchon dans son émission “ À vous de juger ”.

Un entretien de 17 minutes durant lequel Mélenchon put s'exprimer sans entraves. Chabot posa globalement de bonnes questions auxquelles Mélenchon apporta des réponses satisfaisantes.

Cette émission étant la dernière de la série, la journaliste et l'homme politique se dirent au revoir.

Peu soucieuse de bonnes manières, Chabot voulut à tout prix avoir le dernier mot, dans les deux sens du terme. Elle glissa à Mélenchon : "La perruche vous dit au revoir". Mélenchon avait effectivement, dans le passé, traité Chabot de "perruche" car elle avait fait preuve d'un comportement particulièrement grossier à son égard.

Bêtement, Mélenchon répondit à la journaliste qu'il retirait ce mot et il lui souhaita bon vent pour sa nouvelle carrière.

Même si l'expression "bon vent" est ambiguë à souhait, Mélenchon, tout en acceptant que la parole journalistique l'emporte sur celle du politique, souhaita donc à la journaliste de continuer à exercer son pouvoir de nuisance au service de la droite et de l'oligarchie qui gouverne notre pays.

Il aurait mieux fait de rester sur son quant-à-soi.

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 15:18

http://bellaciao.org/images2/Maxime%20VIVAS%20Huma%20Paris%202005.jpgÉcrivain, journaliste (coresponsable du site Le Grand Soir), Maxime Vivas fut longtemps cadre à France Télécom. Dans le soutien qu'il exprime à la candidature de Jean-Luc Mélenchon sur le blog du président du Parti de gauche, Vivas rapporte qu'il fut l'un des cent ergonomes que France Télécom a fait partir pour "mieux semer ses graines de suicides parmi ses 150000 agents".

 

Rien n'arrive jamais tout à fait par hasard.

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/liste-dappui-a-ma-candidature/pourquoi-jappuie-la-candidature-de-jean-luc-melenchon/

 


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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 14:25

J'ai vécu 11 ans en Côte d'Ivoire, mais, ayant quitté ce pays il y a 23 ans, je ne dispose que de témoignages indirects. J'en sais beaucoup moins que ceux qui n'y ont jamais mis les pieds et qui s'expriment avec assurance dans la blogosphère, pour ou contre l'un ou l'autre des deux camps.

Une de mes anciennes étudiantes à Abidjan, aujourd'hui âgée d'une cinquantaine d'années, m'envoie à l'instant le témoignage suivant. Elle écrit sur son portable, dans l'angle mort d'un couloir, loin des fenêtres :

 

 http://1.bp.blogspot.com/_9T_tXWyr0RA/TIzgpvw0hAI/AAAAAAAACLU/6f4MBhgtSUk/s1600/Chassot-Jeune-danseuse-Senoufo--Cote-d-ivoire-46834.jpg"Nous sommes découragés par les médias français qui font la part belle à Alassane Ouattara. Ses hommes vivent depuis plusieurs jours dans notre quartier. Ils ont pillé des maisons, ils nous ont menacés, mais les médias français parlent d'eux comme s'ils étaient des anges. Ce que fait l'armée française auprès des rebelles est inacceptable. Elle a combattu auprès des rebelles, nous l'avons vu de nos propres yeux. Si la France n'était pas intervenue, nous serions sortis de cet enfer depuis environ une semaine. L'intervention française n'a fait qu'attiser les rancoeurs et la violence. La réconciliation  ivoirienne n'est pas pour demain, j'en ai peur, il y a eu trop de morts des deux côtés."

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 06:30

http://i.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L300xH200/sarko_frere_ordre_leopold_en_2004-759e9.jpgLors du dernier exercice fiscal, l’entreprise française (et multinationale) Total a été légalement exonérée d’impôts. Grâce à une niche fiscale concoctée aux petits oignons.


Total est une des six plus grosses entreprises du secteur à l’échelle de la planète.


Le capitalisme étant international, il se trouve que le plus gros actionnaire de Total (5%) est belge.


Total vient de réaliser 10 milliards d’euros de bénéfices. 5 milliards seront versés aux actionnaires. L’État français, le peuple de France applaudiront des deux mains, on n’en doute pas.


Pendant ce temps-là, d’anciens collègues universitaires justifient des « choix nécessaires », des « mesures douloureuses », comme, par exemple, de supprimer dans leurs universités des formations de très haut niveau, sans équivalent en Europe. Je pense à l’agrégation de littérature comparée ou d’italien.

 

Les niais !

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 06:26

Le collège refuse l'entrée à la mère voilée

Le collège refuse l’entrée à la mère voilée

Photo VINCENT ANDORRA


Ceci vient de se passer dans la petite ville de Poussan, dans l'Hérault, près du Cap d'Agde

« Je la soupçonnerais presque de l’avoir fait exprès… » La principale du collège de Poussan se serait de toute évidence bien passée de l’incident survenu hier matin aux portes de son établissement. Hier, précisément le jour où le débat sur la laïcité et/ou la place de l’Islam en France, était sous le feu des projecteurs nationaux. Hier, juste au lendemain des propos polémiques du ministre de l’Intérieur Claude Guéant concernant « l’accroissement du nombre de fidèles à l’Islam ».

« Et oui, ça tombe mal, comment le dire autrement… », poursuivait, agacée, Mme Dubos, chef d’établissement. Tôt dans la matinée, la mère d’un élève scolarisé en classe de 3e se présente à l’entrée du collège Via Domitia dans le cadre d’un rendez-vous pédagogique concernant l’orientation de son fils Tarik. Vêtue d’un foulard blanc fleuri duquel son visage se dégage parfaitement, elle est alors stoppée net par la concierge qui lui demande de retirer son voile pour pouvoir accéder au collège. « Regardez madame, ce sont les directives du gouvernement affichées sur cette circulaire que vous pouvez lire. C’est la loi du 11 octobre 2010. » Mais que dit cette loi ? Elle prône l’interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics… Sauf que cette loi n’entrera en vigueur que lundi 11 avril prochain.

« Je suis déjà entrée au collège avec ce voile »
« Je n’ai rien compris. J’ai d’abord été surprise, puis vexée. Je me suis soudain sentie clairement discriminée. Non seulement il ne s’agit pas d’un voile intégral, encore moins d’une burka puisque j’étais en jean, mais en plus je suis déjà entrée au collège avec ce voile pour une rencontre parents-professeurs en fin de premier trimestre et personne ne m’a rien dit ! », soulignait, excédée, Fatima Ouhamma, 38 ans, domiciliée à Gigean.

Du côté de la direction, on modère l’incident même si le ton est sévèrement monté entre les deux parties. « J’ai proposé à cette maman de passer par une porte indépendante située à l’arrière du collège et réservée aux professeurs pour éviter de traverser la cour et de croiser les élèves. Ce n’est pas la première fois que je suis confrontée à cette situation. Il y a 15 jours, les deux grandes sœurs d’un élève ont, elles, accepté d’enlever leur foulard aux toilettes avant d’être reçues. Je suis fonctionnaire d’État, j’applique les directives », s’est défendue Mme Dubos, qualifiant l’incident de « très banal ».

Des directives floues, un principe de laïcité clairement remis en question, une définition du voile et de dissimulation du visage laissée à l’appréciation de chacun. Les comportements générés par cet incident apparaissent de fait comme particulièrement symptomatiques d’un débat prometteur de vives tensions. Et Fatima d’annoncer qu’elle ne se laissera pas faire : « Demain, il y a une réunion parents-professeurs. Je serai là avec d’autres mamans voilées comme moi. » Et d’avouer : « Aujourd’hui, je réfléchis même à mettre mon autre enfant dans le privé…»  

SANDRA CANAL
Source : Le Midi Libre, 5 avril 2011

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:16

Avant d'être milliardaire et de bombarder l'Irak, Anthony Blair (accompagné de sa femme et de ses enfants) passait ses vacances d'été dans cette belle maison en pierres près de l'église.

Ah, notre cher Gers !

 

 

Blair.jpg

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 10:51

Il se trouve que, ces jours derniers, j’ai publié deux notes brèves sur la Roumanie :

Un témoignage sur la mendicité dans nos villes :

http://bernard-gensane.over-blog.com/article-cinq-euros-70652224.html

une blague qui m’a fait beaucoup rire sur la Roumanie communiste, puis capitaliste :

http://bernard-gensane.over-blog.com/article-cinq-euros-70652224.html

Je tombe aujourd’hui sur un article de Jose Luis Forneo (“ El gobierno rumano adelgaza a la sanidad pública mientras sigue engordando la privada ”), repris par Le Grand Soir. Qu’apprend-on qui explique pourquoi la mendicité s’est à ce point répandue dans les rues de notre beau continent ?

Il y a aujourd’hui deux fois moins de salariés en Roumanie qu’il y a vingt ans (4 contre 8 millions). Il y a 500000 chômeurs. Trois millions de Roumains ont émigré.

Le FMI de DSK oblige le pays à poursuivre le saccage du système de santé publique : déremboursement de médicaments, fermeture de milliers de lits d’hôpitaux, et même d’hôpitaux. Pendant ce temps, les bénéfices de la médecine privée s’envolent et des hôpitaux privés vont être construits.

Ajoutons qu'un Roumain sur deux n'a pas l'eau courante, pas de salle de bain (France: 0,6%, Malte: 0,2%).

 

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 06:20

Selon Claude Guéant, l'accroissement du nombre des adorateurs de la fesse gauche en France  pose problème.

"Il y a en France entre cinq et six millions d'adorateurs de la fesse gauche", a déclaré le ministre de l'Intérieur (et des cultes).

 

Ce que je trouve merveilleux chez Guéant/Sarkozy (pas un mot de ce que propose le préfet retraité n'est avalisé par son chef), c'est leur précision. C'est comme ça qu'ils gouvernent. Pour la bande du Fouquet's, il s'agit d'abord d'être au service du CAC 40. La dentelle importe peu. Zadig et Voltaire, Roux et Combaluzier, Triplepatte et Patachon.

 

 

http://storage.canalblog.com/80/77/105722/56413266.jpg

 

 

Selon l'Institut National des Études démographiques, il y aurait un peu plus de deux millions de musulmans en France.

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 14:44

 

http://farm5.static.flickr.com/4058/4347958449_bec8b3a9e3.jpgToujours très lucide, Bernard Cassen analyse ici les galimatias des Européens – Sarkozy au premier chef – devant l'histoire qui se fait dans les pays arabes. 

 

Pas plus que les sciences exactes ou l’économie, l’histoire ne fonctionne de manière linéaire. Elle est scandée par des ruptures auxquelles on trouve rétrospectivement mille explications logiques, mais qui, la veille où elles se sont produites, n’étaient prévues par personne. Ces ruptures provoquent la dislocation d’un ordre ancien et, pour agir – car il faut continuer à prendre des décisions -, on tente alors, en catastrophe, d’imaginer les paramètres et les conséquences géopolitiques de la situation nouvellement créée. L’exercice est d’autant plus périlleux que l’on s’était installé dans des certitudes et des habitudes confortables. D’où des improvisations brouillonnes, comme celles de Nicolas Sarkozy, des zig-zags, voire des virages à 180 degrés.

Ce vertige devant la « feuille blanche » de l’histoire, que l’on a déjà constaté à la suite de la chute du Mur de Berlin, caractérise actuellement l’attitude de l’Europe face aux « révolutions » arabes. L’Union européenne (UE), tout comme les Etats-Unis et les institutions internationales elles-mêmes se satisfaisait pleinement de la « stabilité » des Etats du Maghreb et du Proche-Orient – l’Iran constituant un cas à part – qui garantissait les approvisionnements énergétiques, les grands contrats d’infrastructures et d’armements, un minimum de contrôle sur les flux migratoires vers le Nord de la Méditerranée et l’impunité d’Israël malgré ses violations permanentes du droit international.

Cette « stabilité » ne reposait pas sur l’adhésion des populations arabes à ces objectifs, mais sur le potentiel de répression et de terreur de dictatures, le plus souvent dynastiques, qui accaparaient les richesses nationales à leur profit et à celui de leurs entourages corrompus et mafieux. Même si ces régimes s’opposaient parfois entre eux sur nombre de questions, il souscrivaient de fait à un pacte implicite : ne pas se déstabiliser les uns les autres et faire front commun contre leurs propres peuples. Une sorte d’assurance mutuelle de survie au pouvoir garantie par le parapluie et les crédits militaires de Washington.

Nul ne sait ce qu’il adviendra à terme des insurrections démocratiques tunisienne et égyptienne, ni quelle sera l’issue de l’affrontement entre les rebelles libyens, soutenus par une coalition militaire désormais coordonnée par l’OTAN, et les forces restées loyales au régime de Tripoli. Il est cependant déjà acquis qu’elles fragilisent la Sainte Alliance des autocrates arabes et qu’elles mettent en mouvement des forces de contestation jusque-là bridées par les pouvoirs en place.

Pris de court, les gouvernements européens sont en panne de doctrine et se divisent profondément au sujet de la Libye. Sur quoi miser se demandent-ils ? Sur des évolutions démocratiques, par essence imprévisibles, et qui pourraient déboucher sur l’accès ou la participation au pouvoir de mouvements islamistes réputés hostiles ? Ou bien sur la préservation de régimes dictatoriaux « amis » auxquels on suggérerait de mettre en place quelques réformes de façade, mais qui pourraient quand même s’écrouler un jour ou l’autre ? Ou bien, comme c’est le plus probable, jouer sur les deux tableaux ?

L’UE est par ailleurs confrontée à une donnée inédite : le désengagement relatif des Etats-Unis qui, échaudés par l’Irak et l’Afghanistan, n’enverront plus de combattants sur un territoire arabo-musulman, sauf si les routes de leur pétrole étaient menacées ou si la sécurité d’Israël était en question. A son corps défendant, l’UE se retrouve donc en première ligne : elle doit assumer ses responsabilités dans la gestion des problèmes euro-méditerranéens, eux-mêmes partie intégrante d’enjeux plus globaux. N’ayant pas de boussole pour la guider et écartelée entre intérêts nationaux divergents, elle ne sait comment affronter une histoire qui s’accélère à quelques heures de vol de ses capitales.

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 07:06

On sait, depuis Coluche, que les chrétiens l’ont échappé belle : si le fils de dieu n’avait pas été crucifié mais noyé, ils auraient été obligés de fixer un bocal à poissons rouges au-dessus de leur tête de lit.

 

Italie: la croix s’accroche à l’école

Des parents d’élèves ont bataillé dix ans pour faire retirer les crucifix des salles de classe du pays. Le 19 mars, la Cour européenne des droits de l’homme leur a donné tord.



Par ERIC JOZSEF pour Libération


Dans une salle de classe romaine.

Dans une salle de classe romaine. (REUTERS)

Massimo Albertin s’attendait, confiant, à un verdict positif pour la fin de l’année 2010. Il parlait même, avec un brin d’ironie, du «cadeau de Noël»qu’allait lui faire, à coup sûr, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), sise à Strasbourg. En novembre 2009, elle avait sommé l’Italie de remiser les crucifix des écoles transalpines, comme il le réclamait. Au nom de l’article 9 de la convention des droits de l’homme, la Cour avait jugé la présence dans les classes de la croix chrétienne «contraire au droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions» et «au droit des enfants à la liberté de religion». Il était clair que sa Grande Chambre, saisie en appel par le gouvernement italien, allait confirmer le jugement adopté un an plus tôt à l’unanimité.

«C’est une énorme déception, dit aujourd’hui Massimo Albertin, sous le choc. Nous savions que nous devions faire face à un adversaire extrêmement puissant mais le retournement du verdict est tellement spectaculaire !»Dans son arrêt définitif rendu le 19 mars, la Cour européenne a jugé «qu’en décidant de maintenir les crucifix dans les salles de classes de l’école publique, les autorités ont agi dans les limites de la latitude dont dispose l’Italie dans le cadre de son obligation de respecter le droit des parents d’assurer cette instruction conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques». En clair, les milliers de croix qui ornent les écoles publiques italiennes ne sont pas illégales. «L’Europe se rachète et nous laisse le crucifix», proclamait dès le lendemain le journal populaire de droiteLibero.« Oui au crucifix, l’Europe retrouve ses racines chrétiennes», lui faisait écho, triomphant, Il Giornale, le quotidien de la famille Berlusconi. Pour Massimo et sa femme, voilà dix ans de combat pour la laïcité, mené pratiquement en solitaire dans une Italie très majoritairement hostile, qui s’achèvent dans l’amertume et le désarroi.

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