Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 avril 2022 2 26 /04 /avril /2022 05:00
Et voilà !

Partager cet article
Repost0
24 avril 2022 7 24 /04 /avril /2022 05:00

Repris d’Europe1 (Nicolas Beytout)

 

Attendons-nous à ce que la suppression du corps diplomatique plombe l'influence de la France.

 

La réforme de la haute fonction publique, qui prévoit la suppression du corps diplomatique, est redoutée par les hauts-fonctionnaires. Ils seront rassemblés sous un même statut, celui des administrateurs de l'État.

 

La création d'un nouveau corps, les administrateurs d’État, n'est pas anodine. Ce statut, qui fait l'objet d'un décret examiné, doit regrouper les hauts-fonctionnaires des différentes administrations comme les préfets et les inspecteurs généraux. C'est la conséquence de la réforme de la haute fonction publique, lancée par le banquier éborgneur et emmerdeur, qui doit également acter la suppression de l’ENA. 

 

6 000 cadres vont perdre l'appartenance à leur corps d'origine.

 

La nouvelle entité des administrateurs d’État regroupera une bonne partie des plus hauts dirigeants de l’administration française, ceux qui sont actuellement membres des fameux grands corps de l’État : préfets, diplomates, magistrats de la Cour des Comptes, inspecteurs généraux.

 

Ce sont près de 6 000 cadres dirigeants qui vont être rangés sous un même statut. Et donc perdre, progressivement, leur appartenance à leur corps d’origine. C’est l’autre face de la suppression de l’ENA : on supprime également les signes distinctifs d’appartenance à une certaine élite, celle des préfets par exemple, des conseillers d’État ou des diplomates de haut rang.

 

Pour le gouvernement, cette réforme permettra à la fonction publique d'être moins fermée. Ce qu’on reproche le plus souvent aux actuels grands corps, c’est l’entre-soi et le fait, lorsqu’on y est entré, d’être assuré d’avoir une histoire professionnelle toute tracée, à l’abri des aléas professionnels ou des évolutions du métier. Il y a quelques mois, devant des centaines de hauts-fonctionnaires, le banquier éborgneur et emmerdeur avait soutenu que l’ENA et son classement de sortie « scellaient des destins à 25 ans, pour le meilleur et quelquefois pour le pire ».

 

Être membre d’un grand corps, c’est avoir une carrière planifiée, c’est être protégé. C’est surtout porter les signes distinctifs d’appartenance à une élite. Ce qui, évidemment est insupportable, en ces temps de “ populisme light ”. Alors, on les supprime, tous ces signes extérieurs d’influence. Les préfets, les membres du Conseil d’État ou de l’inspection des Finances existeront toujours, mais leur recrutement ne sera plus le même. Les diplomates, eux aussi, perdront une partie de ce qui fait leur communauté, leur histoire collective. Et c’est difficile de ne pas voir dans cette disparition une manifestation du recul des ambitions de la diplomatie française dans le monde.

 

Pour autant, il restera toujours des ambassades, avec des ambassadeurs, des diplomates en France et à l'étranger. Mais, une partie de ce qu’ils sont s’effacera progressivement, au fur et à mesure que leur corps se diluera.

 

La diplomatie française, ce n’est pas un ensemble de cadres piochés dans un groupe de hauts potentiels à qui on inculque le béaba des relations internationales, de l’histoire des civilisations et des conflits contemporains. Ce ne sont pas les mêmes savoirs que pour être inspecteur général de l’Éducation nationale, ou préfet. Les compétences ne sont pas les mêmes, les caractères ne sont pas les mêmes.

 

Faire disparaître ce genre de grand corps, c’est faire disparaître une filière d’excellence. Et ce qui est préoccupant, c’est que tout ça se produit alors que les grandes heures de la diplomatie française sont déjà en train de disparaître. Le budget des ambassades est miséreux, et la puissance de frappe de nos représentants à l’étranger s’est insensiblement affaiblie depuis quelques années. L’exemple le plus frappant de cette triste réalité se trouve à Bruxelles, où la représentation française est maintenant dépassée par la diplomatie allemande. Notre présence dans les arcanes de la Communauté européenne est passée au second plan. Notre influence y perd.

 

La fin du corps diplomatique français
Partager cet article
Repost0
23 avril 2022 6 23 /04 /avril /2022 05:00

Ça continue. Des sages-femmes sont invitées à ne plus parler de “ vagin ” mais de “ trou de devant ” ou “ouverture génitale ”, de “ lait maternel ” mais de “ lait humain ”. Cela se passe dans le Sussex, pardon : dans le “ Sus/truc-qui-sert-à-faire-pipi-ou-des-enfants ”.

 

Les policiers britanniques ne pourront plus dire “ Monsieur ”, “ Madame ”, “ époux ”, “ épouse ”, “ jeune homme ”, “ jeune fille ”. Sûr qu'avec cette réforme hardie la criminalité va baisser ! 

 

Du wokisme débile (pléonasme) outre-Manche
Partager cet article
Repost0
22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 08:53
Devoir de mémoire des 160 scandales du gouvernement Macron
REPRESSION, MEPRIS, MENSONGES ET CENSURE

 

– Crise des gilets jaunes gazés et mutilés

– Perte des cahiers de doléances du « Grand Débat » et sélection des intervenants (semblant de démocratie)

– « J’ai très envie d’emmerder les non vaccinés »

– « Vous n’avez qu’à traverser la rue pour trouver du travail »

– « Les gens qui ne sont rien »

– Moquerie envers le président du Burkina Faso « Bah pars pas ! il va où !? Il est parti réparer la clim ! »

-« Le Kwassa-kwassa pêche peu, il amène du comorien ! »

– «Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire » (2020) puis instauration du pass vaccinal (2022)

– «Je n’augmenterais pas l’âge de départ à la retraite, ce serait inutile »

– «Le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler»

– Se prend en photo avec des prisonniers qui font des doigts d’honneur

– Des artistes aux paroles très déplacés à l’Elysée, fête de la musique 2018

– Photo polémique avec le t-shirt «LBD 2020» au festival de la BD

– Agnes Buzyn, Sibeth Ndiaye, Olivier Veran, Jérome Salomon minimisent l’intérêt du port du masque alors qu’il devient obligatoire en juillet 2020

– Macron insulte le premier ministre Polonais M. Morawiecki «d’antisémite d’extrême droite»

 

– Passage en force de lois au milieu de la nuit à l’Assemblée Nationale

– Fermeture de sites internet soit-disant diffuseurs de « fake news »

– Loi Avia contre la « cyberhaine » prétexte pour museler l’opposition

– Répression contre les pompiers et infirmières

– Musellement des profs opposés à la loi Blanquer

– Expérimentation et déploiement progressif de la reconnaissance faciale

– «ll n’y a pas d’argent magique» lors de la crise des gilets jaunes, au même moment, commande pour 22 millions d’euros de grenades lacrymogènes et de désencerclement

– Astrofurting et radicalisation du macronismes sur les réseaux sociaux

– Un tiers des députés LREM ont décrochés (cent étaient prêts à publier une tribune contre Macron)

– Affaires Legay et Zineb Redouane

 

APPAUVRISSEMENT ET DESTRUCTIONS DES PROTECTIONS DU PEUPLE

– Fermeture de 17600 lits d’hôpitaux sur son quinquennat

-1 milliard en moins pour les hôpitaux (hors covid)

– Hausse de 299% des tentaves de suicides chez les – de 15 ans (fin 2020)

– Responsable de la Loi El-Khomri et les ordonnances Macron

– Triple baisse des APL

– Hausse de la CSG pour une partie des retraités

– Suppression des contrats aidés

– Suppression du suivi des salariés exposés aux produits chimiques

– Baisse du budget national du logement (hormis en 2021)

– Suppression de l’Observatoire de la pauvreté

– L’Élysée s’immisce dans le processus de nomination du Samu social

– Economie de 3,4 milliards d’euros à prévoir sur l’assurance chômage

– Réforme des retraites qui oblige à travailler plus pour toucher moins

– Budget pour l’hébergement d’urgence diminué de 57 millions d’euro

– Baisse drastique des logements accessibles aux personnes handicapés

– France qui compte 500 000 pauvres de plus en 2018 (9,3 millions au total, plus de 10 millions en 2020)

– Lycéens laissés sur le carreau à cause du système Parcoursup

– Fermeture de 400 écoles malgré la promesse de Macron

– Controverses sur la réforme du lycée et la loi pour l’école de la confiance

– Logiciel RH de l’Education nationale abandonné (320 millions d’euros)

– Loi alimentation réduisant le pouvoir d’achat des ménages

– Suppression de la prime d’activité pour près de 68 000 personnes handicapées et des – cotisations salariales maladie et chômage

 

TENSIONS, INCOMPÉTENCES ET TRAHISONS

– Hébergements des données de santé de tous les français chez Microsoft, accessibles aux americains via le Cloud Act

– Affaire Mc Kinsey : l’Etat dirigé par une société privée, conflits d’intérêts

– Suppression de l’ISF suite à une « réunion secrète » avec des patrons du CAC40 à l’Élysée, la transformation de l’ISF

– les riches investissent 70 % de moins dans les PME

– Baisse des impôts des multinationales et nombreux cadeaux fiscaux

– Refus de rendre public le rapport établi par deux corps d’inspection sur le scandale Orpea (maltraitances EHPAD)

– Remplacement du drapeau français par celui de l’Union Européenne sous l’arc de triomphe

– L’échec cinglant de l’application StopCovid (6,5 million d’euros en 5 mois)

– Impôt général sur les sociétés (conséquence, légalisation de la fraude fiscale pour les grandes entreprises)

– Traité d’Aix-La-Chapelle (objectif de transfert de notre siège au Conseil sécurité à l’UE et partage de notre arme atomique avec les allemands)

– Pacte de Marrakech : perte de souveraineté sur les décisions migratoires

– Gestion déplorable des forces françaises au Mali

– La suppression de la flat tax et suppression partielle de l’exit tax

– Disparition des trains primeurs puis relancé au crédit de Macron

– Gestion catastrophique de l’incendie de l’usine de Lubrizol de Rouen

– Les tensions avec l’armée et les collectivités territoriales (annulation de 300 millions d’euros de dotations à ces mêmes collecti s en 2017)

– Hausse des tarifs de l’énergie pour sauver des opérateurs privés au détriment d’EDF

– 9, milliards d’euros de vente d’armes en 2018 dont certaines ont été utilisées contre des civils au Yémen

– Relation de Macron avec les célébrités (3 milliards pour Rihanna et U2)

 

DÉSINDUSTRIALISATION DE LA FRANCE

– Vente de la branche Énergie d’Alstom à G.E et Alcatel au finlandais Nokia

– Scandale autour des privatisations des Aéroports de Paris et de Toulouse

– Scandale du chantier naval STX à Saint-Nazaire cédé en partie à Fincantieri

– Privatisation de la Française des jeux, ADP et indirectement EDF

– Vente du mobilier national au profit de la Fondation de Brigitte Macron

– Absence de lutte contre le rachat des forêts françaises par les chinois

– Adoption du CETA par l’Assemblée nationale

– Accord UE-Mercosur relancé en dépit des promesses de Macron

– Ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques.

– Fermeture de l’usine d’hydroliennes à Cherbourg

– Annulation de la commande des sous-marins d’attaque français à destination de l’Australie, récupérée par les États-Unis

– Commande des masques destinés à la France rachetée par les États-Unis

MESURES ANTI-ECOLOGIQUES

– Suppression des aides au maintien de l’agriculture bio

– Abandon de l’objectif de 20 % de produits bio dans les cantines

– Convention citoyenne sur le climat non respectée

– Catherine Tissot-Colle (lobbyiste conseillère d’une grande entreprise minière) au cœur de la convention pour le climat

– Recul sur la loi hydrocarbures et le glyphosate

– Interdiction via le Conseil d’Etat de la vente de semences paysannes

– Autorisation de la chasse de 18 000 tourterelles des bois

– Fermeture de Fessenheim puis achat d’énergie carbonée allemande

– Accord avec Total de raser des forêts tropicales (« Montagne d’Or » en Guyane)

– 7 milliards d’euros pour Air France, sans contrepartie environnementale ou sociale

 

 

AFFAIRES RELATIVES À MACRON ET À SON ENTOURAGE

– Démission de nombreux « Marcheurs », conseillés et membres du Gouvernement comme Nicolas Hulot ou Cédric Villani

– RothschildGate et les millions du deal Nestle/Pfizer que Macron aurait sur un trust

– Déclaration de patrimoine très douteuse (en 2017 et 2022)

– Congrès de Versailles à 270 000 € et service de vaisselle à 500 000 euros

– 600 000 € de fleurs pour l’Elysée et 120 000€ pour le Fort de Brégançon

– Alexandre Benalla, chargé de mission au cabinet présidentiel : usurpation, violence

– Agnès Buzyn, ministre de la santé : mise en danger de la vie d’autrui

– Éric Dupond-Moretti, ministre de la justice : prise illégale d’intérêts

– Marielle de Sarnez, Ministre Affaires européennes : détournement de fonds

– Mustapha Laabid, député LREM : abus de confiance, détournement de fonds

– Affaire Francois de Rugy, député LREM, ministre de l’écologie : diners mondains à titre personnel très couteux au frais du contribuable

– Affaire Castex, Premier ministre : La Cour de justice de la République a classé sans suite près de 20000 plaintes contre lui

– Affaire Sylvie Goulard, ministre des Armées : payés 10 000€/mois par le Think Tank américain (Institut Berggruen), impliqué dans la fraude aux assistants parlementaire

– Affaire Jean-Paul Delevoye, haut commissaire aux retraites : abus de confiance et biens sociaux, recels, cumul de retraites, 4 mois de prison avec sursis

– Affaire Makao, garde du corps de Macron : proche de Jawad Bendaoud

– Affaire El Guerrab, député LREM : agression physique à l’égard d’un responsable PS

– Affaire Avia, député LREM : harcèlement moral et propos racistes envers ses collaborateurs, morsure d’un chauffeur de taxi

– Affaire Schiappa, ministre déléguée : personnalités de tv-réalité invitées dans son ministère au comportement déplacé sans respect des consignes sanitaires

– Affaire Kohler, secrétaire général de la Présidence de la République Française : Conflit d’intérêt, pantouflage, lié à l’affaire Alstom

– Affaire Darmanin, Ministre de l’Intérieur : accusé d’agression sexuelle

– Affaire Edouard Philippe, premier ministre, ancien d’Areva : conflit d’intérêts, vol en avion à 350 000 euros (affrêtement spécial retour de Tokyo)

– Olivier Duhamel, directeur de Science Po, proche de LREM : inceste

– Affaire Leclabart, député LREM : faux en écriture publique, subornation de témoin et violation du secret de l’instruction

– Affaire Flessel, ministre des sports : fraude fiscale et potentiel abus de bien social

– Affaire Bigorgne, proche de Macron : tentative d’étouffement d’agression sexuelle

– Affaire Ferrand, président Assemblée : Mutuelles de Bretagne, prise illégale d’intérets.

– Affaire Bridey, député LREM : détournement de fonds publics (repas de luxe)

– Affaire Solère, député LREM : fraude fiscale, détournement de fonds publics

– Affaire Josso, député LREM : abus de confiance

– Affaire Bayrou, soutien LREM : emplois fictifs d’assistants parlementaires

– Alexandre Nardella, soutien LREM : complicité et recel de détournement de fonds publics

– Affaire Ouarouss, suppléant député LREM: trafic de drogue

– Affaire Dussopt, ministre Comptes publics : corruption, prise illégale d’intérêts

– Affaire Djebbari, ministre des transport : dîner avec un responsable soudanais du génocide du Darfour

– Affaire Borne, ministre du travail : conflits d’intérêts

– Affaire Navarro, sénateur de LREM : condamné pour abus de confiance

– Affaires Castaner, ministre de l’intérieur : passé mafieux, promesse non tenue sur l’abolition des privilèges des ex-ministres de l’Intérieur, plusieurs propos très polémiques comme sur «l’attaque» de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière

– Affaire Chalençon : diners clandestins pendant la crise Covid avec les ministres impliqués Attal et Moretti

– Affaire Griveaux, porte parole du Gouvernement: payé 20 000€ par mois pour diriger le lobbying d’Unibail, ristournes pour l’organisation des meetings Macron

 

 

– Affaire Pénicaud, ministre du travail : empoche 1,13 million d’euros en stock-option tout en annonçant le licenciement de 900 cadres de Danone

– Affaire Poirson, député LREM : pantouflage

– Affaire Wargon, ministre chargé du logement : retro-pantouflage

– Affaire Hugh Bailey, ex-membre du cabinet de Macron : prise illégale d’intérêts G.E.

– Affaire Lénaïck Adam, député LREM : conflit d’intérêts (orpaillage illégale)

 

Maintenant, vous pouvez voter en votre âme et conscience

 

CE QUE MACRON NOUS A DÉJÀ FAIT :

☑️ Destruction des contres pouvoirs en France
📌 Assemblée Nationale asservie
📌 Conseil Constitutionnel asservi
📌 Conseil d’ État asservi
📌 Conseil Supérieur de l’Audiovisuel asservi (devenu Arcom)
📌 Commission des sondages asservie
📌 démantèlement des grands corps administratifs de l’État (corps diplomatique, préfectoral,inspection ministérielle, grands services publics, hôpitaux publics,SNCF…)
📌 Le tout avec l’infiltration et les bons conseils de cabinets étrangers ( Mac KinseyGate, entre autres)

 

🔴 CETTE DESTRUCTION DES CONTRES POUVOIRS ONT PERMIS A MACRON :

☑️ Nous priver de nos libertés fondamentales ( aller, venir, travailler)
☑️ Nous imposer une obligation vaccinale déguisée avec des injections expérimentales aux effets secondaires dévastateurs et mortels
☑️ D’empêcher les médecins de soigner
☑️ D’ achever nos anciens dans les ephad à coup de Rivotril
☑️ De dilapider les caisses de l’État ( 600 milliards d’euros d’ endettement public
pour rien avec une gestion calamiteuse de la crise covid)
☑️ De démanteler la France (Alstom, Alcatel,Essilor, Lafarge…)
☑️ De tuer l’hôpital public et de mettre sur le carreau plus de 15 000 soignants en pleine crise covid !
☑️ De nous taxer toujours plus
☑️ D’aggraver la pauvreté en France
☑️ De mettre la France sous tutelle des États-Unis et du Nouvel Ordre Mondial

 

🔴 CE QUE MACRON POURRAIT ENCORE FAIRE SI IL ÉTAIT RÉÉLU :

☑️ Céder notre siège de membre permanent avec droit de veto dont nous disposons au conseil de sécurité de l’ONU, à l’union Européenne.(Décision qui serait irréversible avec perte de notre puissance et rayonnement mondial)
☑️ Donner notre force de frappe à l’Allemagne (prémisses du Traité d’Aix la Chapelle)
☑️ Déclarer la guerre à la Russie
☑️ Continuer à brader nos intérêts nationaux, les joyaux de notre patrimoine (turbines Alstom…)
☑️ Continuer à dilapider les caisses de l’Etat au profit de ses amis banquiers et cabinets de conseils étrangers (Mac KinseyGate)
☑️ Donner l’indépendance à certains territoires français (Nouvelle Calédonie, Corse, Alsace) contre la volonté des populations et affaiblir d’avantage la France
☑️ De Briser définitivement nos libertés publiques en nous imposant un QR code généralisé (Digital ID Wallet)
☑️ Nous priver et nous dépouiller de notre droit de propriété avec la nouvelle conception du droit de propriété apportée par la loi Lagleize, nous ne serions plus propriétaire de notre terrain mais seulement des murs et paieront un loyer à l’Etat !
☑️ D’ imposer la vaccination obligatoire pour tous y compris pour les ENFANTS!!! et cela en dépit des effets secondaires dévastateurs qu’ils n’arrivent même plus à dissimuler!

 

SOUHAITEZ VOUS VRAIMENT L’EFFONDREMENT DE LA FRANCE, SON ASSERVISSEMENT, SA DESTRUCTION PURE ET SIMPLE ?
C’EST IMPOSSIBLE !

🇫🇷🇫🇷🇫🇷🇫🇷🇫🇷 C’EST CLAIR, LE 24 AVRIL, PAS UNE SEULE VOIE POUR MACRON, TOUT SAUF MACRON !

 

19/04/2022 Skydric , lu sur le mur Facebook de Michel Ténart

Partager cet article
Repost0
21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 05:13

C’était en ces temps horribles où des gens horribles déportaient des enfants en camp de concentration.

René Zurawski avait 10 ans et sa sœur Irène 17.

Notez que ce souvenir rue Berthelot à Lyon où ils ont vécu n’est pas une plaque mais une simple feuille de papier collée à même le mur.

René aurait 90 ans.

10 ans …
10 ans …
Partager cet article
Repost0
20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 05:12

Elle est la première femme hispanique au Texas à être condamnée à mort, pour le meurtre de Mariah, sa fille de deux ans. Elle sera exécutée le 27 avril 2022.

 

Son procès a présenté de nombreuses failles de procédure.

 

Dès l’âge de six ans, elle a été victimes d’agressions sexuelles. Après l’avoir régulièrement battue, son mari l’abandonne en la laissant seule avec ses cinq enfants. Elle a d’autres enfants. Au moment des faits, elle vit avec neuf de ses enfants et son compagnon qui l’ violée à plusieurs reprises et a menacé de la tuer.

 

Le 17 février 2007, des ambulanciers sont appelés au domicile de Melissa car sa plus jeune enfant, âgée de deux ans, est inconsciente et ne respire plus. Elle présente des ecchymoses, des marques de morsure sur le dos, des touffes de cheveux arrachées et un bras cassé. Quelques jours avant, elle était tombée dans les escaliers mais ce fait n’est pas porté au dossier. L’enfant est déclarée morte après son arrivée à l’hôpital. Une expertise ultérieure permet d’estimer que la fracture au bras a été causée deux à sept semaines avant le décès. Deux jours après la mort de l’enfant, les inspecteurs interrogent Lucio pendant cinq heures en l’intimidant alors qu’elle est enceinte de cinq mois. Elle finit par dire : « Je suppose que je l’ai fait. »

 

Le procès a lieu en 2008. Le procureur est alors en période de réélection. Il est aujourd’hui emprisonné pour corruption et extorsion (condamnation des 13 ans). Aucun témoin n’est cité pendant le procès puisque la mort de la petite fille n’a eu aucun témoin. Aucun témoin n'est présent pendant le procès puisque puisqu'il n'y a eu aucun témoin de la mort de la petite fille. L'avocat de Melissa Lucio, commis d'office et ayant travaillé pour le procureur après le procès, ne permet pas à ses proches ni à ses enfants de témoigner en sa faveur, alors que ceux-ci disent tous d'elle que c'est une bonne mère. Les procureurs allèguent que Melissa Lucio a battu sa fille Mariah à mort ; les avocats de Lucio contestent la cause du décès et présentent le témoignage d’expert d’un neurochirurgien selon lequel la mort de Mariah pourrait plutôt résulter d’un traumatisme crânien causé par une chute dans un escalier. Melissa Lucio est néanmoins reconnue coupable de meurtre et condamnée à mort le 12 août.

 

En 2011, un appel est rejeté. En 2019, un groupe de trois juges de la Cour d’appel ; fédérale des États-Unis annule la sentence originelle au motif que la cour n’a pas permis à Melissa Lucio de se défendre correctement. Cette décision est ensuite annulée et Mélissa reste dans le couloir de la mort.

 

80 élus du Texas, dont des Républicains, réclament l’annulation de l’exécution de Mélissa.

 

En mars 2022, elle reçoit le soutien de Christine Taubira. Le mois suivant, celui de Robert Badinter.

 

Les enfants de Melissa ont écrit au gouverneur du Texas de ne pas tuer leur mère.

 

Selon Sabrina Van Tassel, qui a consacré un film à cette affaire, « les policiers ont montré à Melissa comment frapper une poupée violemment afin qu'elle imite leurs gestes et montre comment elle aurait battu sa fille. »

 

Pour Van Tassel, « Melissa Lucio est là où elle est parce qu’elle est femme. Femme, pauvre, hispanique. Elle coche toutes les cases de ce que l’Amérique honnit. Elle a clairement été condamnée pour ce qu’elle représente : une femme latino qui a trop d’enfants, un problème de drogue, et qui vit dans un taudis. A travers l’histoire de Melissa Lucio, c’est l’histoire de toutes les minorités accusées à tort aux Etats-Unis, c’est l’histoire de tout un système.
 
Dès qu’ils la voient, les policiers se disent qu’elle est coupable et qu’elle va payer. Melissa Lucio représente l’erreur judiciaire aux Etats-Unis qui s’abat sur les plus pauvres, les noirs, les hispanos et toutes les minorités. Elle est en passe de devenir une icône. A travers son histoire, le gens se révoltent. Se rendre compte que l’on peut exécuter quelqu’un sur un tel manque de preuve, avec un procureur en prison et tout un système qui dysfonctionne a mis les Américains très en colère. Le mouvement a pris un tel essor que le Congrès texan, pourtant en grosse majorité républicain, a exprimé publiquement son opposition à l’exécution.

 

Aujourd’hui, les Américains n’en peuvent plus des erreurs judiciaires. Il ne se passe pas un mois sans que quelqu’un qui a pris vingt ans, trente ans, quarante ans de prison, en sorte, à la faveur des analyses ADN et autres progrès de la science. Hélas, tous les condamnés à mort n’ont pas la chance d’avoir un film.
 
Les Américains se rendent compte que ce sont les plus pauvres et les minorités qui font les frais des dysfonctionnements du système judiciaire. Et ce particulièrement pour la peine de mort, car on ne peut se retrouver dans le couloir de la mort que si on est pauvre, que l’on appartient à une minorité ou que l’on est malade mental. Jamais quelqu’un qui a les moyens de payer une défense ne se retrouve dans le couloir de la mort. »

 

Melissa Lucio va mourir
Melissa Lucio va mourir
Partager cet article
Repost0
17 avril 2022 7 17 /04 /avril /2022 05:08

En broutant sur la toile, je me suis souvenu du match de football France/Algérie en octobre 2001. Et cela m’a rappelé “ The Sporting Spirit ”, un article d’Orwell publié en décembre 1945 dans Tribune, un hebdomadaire de la gauche socialiste (pour les grincheux et les gens de mauvaise foi, Orwell était, en 1945, un socialiste de gauche) où l’auteur de La ferme des animaux ne faisait pas dans l’angélisme : « Le sport pratiqué sérieusement n’a rien à voir avec l’acceptation loyale des règles (le fair-play). Il est contraint par la haine, la jalousie, la vantardise, le mépris pour toutes les règles et un plaisir sadique à être le témoin de scènes de violence : autrement dit, le sport, c’est la guerre sans les fusillades. Si l’on voulait enrichir le vaste fonds de malveillance qui existe dans le monde en ce moment, on ne pourrait guère faire mieux qu’en organisant une série de matchs de football entre Juifs et Arabes, Allemands et Tchèques, Indiens et Britanniques, Russes et Polonais, Italiens et Yougoslaves, chaque match devant être regardé par 100 000 spectateurs des deux camps. »

 

Depuis longtemps, et en particulier depuis la victoire de l’équipe de France de football “ Black-Blanc-Beur ” lors de la Coupe du monde de 1998, il est de bon ton de penser que des compétitions sportives policées rendent les gens, les peuples, plus solidaires, plus bisounours, plus policés. Mais le contexte conditionne tout. J’ai longtemps vécu dans un pays d’Afrique où une finale de coupe nationale de football n’opposait pas tel et tel club mais telle et telle ethnie. Dans ce cas, comme dans tout autre d’ailleurs, le sport de compétition ne créait pas du « vivre ensemble », mais il révélait, bien au contraire, les différences, les rivalités plus ou moins sourdes. D’une manière générale, on joue pour gagner, pour « battre » l’adversaire.

 

Mais revenons à ce match France/Algérie de 2001. Avec Zinédine Zidane, encore auréolé de son ballon d’or gagné en 1998 après sa contribution inoubliable à la victoire de l’équipe de France en Coupe du Monde. Par parenthèse, quatre français seulement ont remporté ce ballon d’or. Un Français originaire du Pas-de-Calais depuis au moins le XVIe siècle (Jean-Pierre Papin) et trois Français d’origine étrangère : Kopa (polonais), Platini (italien, trois fois) et Zidane (algérien).

 

Ce match était a priori impossible, quasi tabou. Un match Algérie/France n’avait pas pu se disputer en 1999, sans cesse reporté pour des raisons de sécurité. Ce match, à Paris, fut fortement suggéré par la ministre des Sports Marie-George Buffet, avec l’appui du gouvernement français et de la Fédération française de football.

 

Malgré le lourd passé colonial et guerrier encore brûlant, une vraie fraternité existait entre les joueurs des deux rives de la Méditerranée. Cheville ouvrière de la rencontre, Gilles Smadja, un ancien journaliste de L’humanité, juif, communiste, né en Algérie en 1954, fils de footballeur, chef de cabinet de Marie-George Buffet. Comme tout le monde, il avait vibré lors du défilé historique des Bleus sur les Champs-Élysées en 1998.  

 

Tout commença mal. Dans un stade de 80 000 spectateurs, la “ Marseillaise ” fut couverte par les sifflets de plusieurs milliers de Français d’origine algérienne. Des observateurs avertis avaient recommandé de ne pas jouer les hymnes nationaux. Et tout s’acheva avant terme après l'invasion du terrain par une supportrice algérienne (ou, en tout cas, vêtue d’un maillot algérien), rapidement suivie par des centaines de spectateurs.

 

Le joueur Thierry Henry avait eu ce commentaire glaçant, mais ne manquant pas d'esprit : en battant l’Algérie au Stade de France, l’équipe de France avait « gagné à l’extérieur ». Lors de la présentation des joueurs, Zidane fut hué par une bonne partie du public algérien ou d’origine algérienne jalousant sûrement la réussite extraordinaire de l’un des leurs qui, né à Marseille, avait tout naturellement choisi la France.

 

C’est donc à la 76ème minute qu’une jeune lyonnaise franchit les barrières de sécurité pour se ruer vers la pelouse en hurlant. Les personnels de sécurité ne peuvent empêcher des centaines de supporters de la suivre. Sentant le mauvais vent, le gardien de but Fabien Barthez se réfugie dans les vestiaires, suivi par ses coéquipiers. Le seul à rester sur le terrain, Lilian Thuram, bloque dans son élan un jeune de 17 ans :  « Je lui ai pris le bras et je lui ai dit : “ Est-ce que tu te rends compte de ce que tu fais ? ” Il m’a regardé et il m’a dit simplement : “ Désolé. ” Tu réalises le tort que tu es en train de causer à des milliers de gens ? » Les CRS libèrent la pelouse des envahisseurs.


 

Le match de football France/Algérie 2001

Dans la tribune officielle, le premier ministre Lionel Jospin est tétanisé. Marie-George Buffet prend le micro d’ambiance et hurle : « Je suis Marie-George Buffet, je suis la ministre de la Jeunesse et des Sports, respectez ce match, respectez la joie ! » Sa supplique est huée par la foule.

 

Pour la première fois, un match de l’équipe de France est interrompu, en France, par des éléments aux motivations peu claires. Gêné aux entournures, l’ambassadeur d’Algérie calme les esprits : « Ce match a été victime de sa propre densité passionnelle. » Pas du terrorisme, assurément, mais quoi donc, sinon des pulsions, des sentiments mêlés, formidablement complexes, quarante ans après la fin d’une guerre remportée, ne l’oublions pas, par l’Algérie, par un peuple qui avait gagné son indépendance au prix de plusieurs centaines de milliers de morts ?

 

En 2021, Smadja admettra avoir commis une lourde erreur : « Ce fut une erreur majeure. La célébration d’une amitié avait du sens en Algérie. En France, ça prenait un tout autre sens, qui nous échappait, nous ramenait aux enjeux de politique intérieure, aux questions sociales, d’intégration. On le savait. »

 

Dès lors, le discours dominant – avec ses outrances comme lorsque le banquier éborgneur et emmerdeur qualifia la guerre d'Algérie de « crime contre l’humanité » – rendit la jonction des mémoires impossibles et transforma une dette parfaitement compréhensible et comprise en une dette moralement imprescriptible pour la France. Fernand Braudel, qui avait enseigné en Algérie avant la Seconde Guerre mondiale et qui était très avare de commentaires sur l’actualité, évoqua les conséquences à court terme de ce raté : « pour la première fois, l’immigration pose à la France un problème colonial, mais cette fois planté à l’intérieur d’elle-même », et il appréhenda « le rôle angoissant de l’immigration étrangère dans l’équilibre, présent et à venir, de la population française ».

 

Comme disait Coluche, « La France et l'Algérie ont divorcé en 1962. Visiblement, c'est la France qui a obtenu la garde des enfants ! v

Pour terminer sur une note plus légère et réconfortante : la photo du meeting du banquier éborgneur et emmerdeur à Marseille. Un franc succès !

Il avait commencé son discours par ces mots : “ Marseille est là ! ” Il voulait dire trois cars (et trois quarts) de militants professionnels...

Le match de football France/Algérie 2001
Partager cet article
Repost0
16 avril 2022 6 16 /04 /avril /2022 05:01

Le 20 mars 2022, L’association Bon Sens et Le Collectif des Syndicats et Associations Professionnels Européens(CSAPE) avec pour avocat Me Martine BAHEUX ont déposé plainte devant le Pôle financier du Tribunal judiciaire de Paris. Les plaignants relèvent les liens entre le président du Conseil constitutionnel avec le cabinet de conseil McKinsey par son propre fils, ainsi que les liens entre ce même cabinet et l’Etat. Ces liens entachent aussi bien l’écriture de toutes les lois d’exception depuis le début de la crise Covid-19, que leur validation par le Conseil Constitutionnel. Enfin, la plainte concerne également une atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation de par des actes d’intelligences de responsables publics avec une puissance étrangère, la société McKinsey France, elle-même filiale de McKinsey Inc., une société américaine. Cette plainte fait suite à la Commission d'enquête du Sénat sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques.

On y apprend que les sociétés de conseils, et en particulier Mc Kinsey, sont au centre du monde de l’industrie et de la finance américains. Tous leurs fameux conseils ont pour finalité d’enrichir ces entreprises américaines grâce aux impôts des français. Les « grands » médias Français, complices et bénéficiaires de la situation font semblant de croire que ces cabinets sont embauchés pour des raisons idéologiques. Les indices à notre disposition montrent plutôt un immense pillage en bande organisée dont les responsables étrangers comme Français sont clairement identifiés.

Il faut dire aussi qu’un cabinet de conseil assis à la table de l’Elysée ou du Conseil Constitutionnel, cela doit se voir aussi souvent pour discuter affaire que pour couper la dinde de Noël. On peut par exemple noter que :

  • Victor Fabius, directeur associé chez McKinsey & Company France est le fils de Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel
  • Marguerite Cazeneuve, ancienne Junior Associate de McKinsey & Company France, actuellement Directrice Déléguée de l’Assurance Maladie, est l’épouse de Aurélien Rousseau, membre du Conseil d’État, Directeur de la Monnaie de Paris et Directeur de l'ARS IDF et la fille de Béatrice Cazeneuve du comité de direction d’Eli Lilly (qui vend une molécule contre le SARS-COV2)
  • Amélie de Montchalin, Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, est l’épouse de Guillaume de Montchalin ancien partner de The Boston Consulting Group

Pour plus d’informations, le compte Twitter de Philippe Duval propose des infographies très riches sur tous les liens entre nos politiques et ces cabinets.

Il s’agit bien évidemment de ne pas oublier de mettre des guillemets à “conseils”. La plupart des cadres de la fonction publique ou de grosses entreprises ont déjà été confrontés à des prestataires venus vendre un peu de rêve. Le schéma classique étant le suivant : 

  • Le grand chef, Directeur, Président, a eu droit à une belle présentation powerpoint de la part d’une bande de costards-cravates venus lui vendre leurs services pour révolutionner le/la Management/Digitalisation/Customer-Relashionship/Rationalisation
  • Les équipes doivent alors subir les Entretiens/Audits/Produits d’autres costards-cravates qui ne connaissent absolument rien à l’entreprise, mais ont la solution miracle qui va résoudre tous les problèmes
  • La restitution prend alors la forme d’un nouveau powerpoint contenant des propositions fourre-tout et générales qui ne risquent pas de contrarier le commanditaire, de préférence différentes de celles de l’audit d’il y a 2 ans.
  • Bonus : si vraiment on est un pigeon, l’offre s’accompagne d’un nouvel outil informatique qui “répond parfaitement à la problématique” et “très facile à mettre en place”. Les équipes vont alors s’entre déchirer pour tenter de l’installer pendant 3 ans avant de laisser tomber parce que personne n’arrive à le faire fonctionner ni même n’en a besoin.

Cela tombe bien, l’Etat Français est friand de costards-cravates, de powerpoints et de “solutions” informatiques. Il en est tellement friand que finalement même si au bout de la commande il n’y a rien, absolument aucun livrable, cela ne semble déranger personne. On dira que l’important n’est pas le résultat, mais le chemin parcouru.

Dans le rapport du Sénat on trouve quelques pépites de prestations-conseils qui n’ont donné absolument aucune suite :

Lien vers la vidéo : https://youtu.be/nHa1k5pVCSQ

L’escroquerie des activités de conseil

Le rapport du Sénat montre l’explosion des dépenses de cabinets de Conseil sous la Présidence d’Emmanuel Macron. Déjà en 2018, 379M€ ont été dépensés par l’Etat en “conseils” auprès de ces cabinets et la situation n’a fait qu’empirer pour atteindre 894M€ en 2021. Si on ajoute les dépenses des opérateurs de l’Etat, les cabinets ont reçu plus d’1Md€ en 2021.

Leurs “conseils” concernent toute la stratégie de l’Etat.

En plus de ces liens familiaux, le rapport du Sénat dénonce le risque de “pantouflage” des élus, ministres ou hauts fonctionnaires dans ces cabinets. Le “pantouflage” consiste pour une entreprise à offrir un poste extrêmement bien rémunéré à un ancien responsable public, en remerciement de ses services pendant son activité. Les banques ont l’habitude d’offrir de nombreux postes aux anciens inspecteurs des finances. On comprend alors plus facilement pourquoi l’administration française est aussi aveugle au sujet de l’évasion fiscale. En plus d’être un moyen classique de corruption (chaque inspecteur, élu ou haut fonctionnaire sait qu’un très bon poste l’attend s’il est gentil toute sa carrière), il permet aux cabinets de conseil de disposer facilement des “carnets d’adresses” des pantouflards afin d’être reçus le plus efficacement possible au cœur de l’Etat. Le Sénat a dénombré presque une centaine de départs de la haute fonction publique ou des armées vers ces fameuses activités de conseils. Un nombre plus que suffisant pour ouvrir toutes les portes, ou du moins toutes les oreilles.

Enfin le rapport du Sénat dénonce le nombre de prestations “pro bono” c’est-à-dire “gratuites”. Il est évident que derrière ce philanthropisme des cabinets de Conseils se cachent aussi bien une mise en relation des membres avec des décideurs publics, que des “orientations” sur les travaux, profitant aux nombreux clients des gentils cabinets. C’est le sens de l’article de Mediapart sur ces prestations, dont la participation “gratuite” de Karim Tadjeddine, directeur associé de McKinsey au bureau de Paris, à la commission Attali, au think tank « En temps réel » (club financé par des entreprises du CAC 40) ou encore à la campagne d’Emmanuel Macron de 2017.

Ainsi, le Sénat fait bien le bilan de cette bande de copains qui a appris à se placer sous le robinet à fric de l’Etat. Seulement ce petit milliard d’euros annuel n’est que la partie émergée de l’Iceberg. Ces cabinets de Conseils coûtent une fortune, pour un rendu souvent invisible. Il serait illusoire de penser qu’ils ne font rien. Il est nécessaire de se pencher sur qui sont les vrais bénéficiaires des fameuses réformes et lois en provenance de ces chers conseillers.

Macron : le putsch de la finance et des cabinets

Un article de 2019 de Consultor révèle que le candidat Macron a bénéficié de très nombreuses aides de la part des cabinets de conseil. Aude Lancelin avait déjà montré dans son célèbre article Macron, le putsch du CAC 40 comment la haute finance française et leurs sous-fifres médiatiques ont propulsé Macron à la tête du pays. Depuis son arrivée au pouvoir pendant la Présidence de François Hollande, il a enchaîné les réformes néolibérales chères aux sociaux-démocrates, remettant au goût du jour un Tchatchérisme primaire que même les anglosaxons semblaient abandonner. Cette politique appauvrit les travailleurs tout en enrichissant les détenteurs du capital, financiers comme géants de l’industrie. Elle s’accompagne de fortes contestations immédiatement réprimées avec violence. La France n’y a pas fait exception avec la crise des gilets jaunes.

Le putsch de 2017 (qui n’est que l’aboutissement d’une longue décrépitude) a achevé ce qu’il restait du principe d’Etat de droit. Dans un Etat de droit, il existe normalement une séparation des 3 pouvoirs. Le pouvoir exécutif, c’est-à-dire le Président de la République, le Premier Ministre et le gouvernement, ne doit qu’exécuter les lois et les décisions de justice. Le pouvoir législatif détenu par le Sénat et l'Assemblée nationale écrit et vote la loi et a un pouvoir de censure et de contrôle sur le pouvoir exécutif. Le pouvoir judiciaire composé des juges et des magistrats doit contrôler l'application de la loi et sanctionne son non-respect. Précisons qu’en France, le pouvoir judiciaire n’est pas compétent pour juger des décisions des 2 autres pouvoirs. Ce rôle est donné au Tribunal Administratif. Enfin, au-dessus de ces 3 pouvoirs se trouve la Constitution dont le Conseil Constitutionnel est le garant.

Normalement, les pouvoirs législatifs et judiciaires sont des contre-pouvoirs qui empêchent le pouvoir exécutif de prendre le contrôle total du pays, c’est-à-dire de mettre en place une dictature. 

Au sein de cette belle théorie, les grandes banques et industries usent de leur pouvoir financier presque sans limite en payant des lobbyistes qui viennent murmurer à l’oreille de tout ce petit monde. La commission européenne Bruxelloise est championne olympique de cette discipline. Qui peut s’étonner que les grosses fortunes payent des agents pour influencer les décideurs et en tirer profit ? Chacun ses armes finalement, ce n’est pas équitable, mais c’est la dure loi du sport.

Depuis 2017 en France, les règles du jeu ont changé. Le nouveau système a décidé de ne plus s’embarrasser des intermédiaires. Depuis le début de la Présidence, les Français ont pris l’habitude de voir le gouvernement écrire toutes les lois et le parlement les voter sans discussion. Seul le Sénat réagit parfois à ces lois pour garder un semblant de débat. En effet, Emmanuel Macron a été très clair sur sa volonté d’avoir un pouvoir exécutif qui réforme le pays.

Les députés de la majorité se sont, bien entendu, portés volontaires pour assumer ce rôle de donner de la légitimité aux décisions prises sans analyse, ni débat. Ce n’est donc plus une instance où sont réfléchies écrites et votées les lois, mais juste une chambre d’enregistrement.

Le rapport du Sénat révèle que les lois ne sont en fait pas écrites par le gouvernement, mais directement par les cabinets de conseil. Les rôles se sont complètement inversés. Nous avions auparavant des politiques qui écrivaient des lois (certes en subissant l’influence des lobbyistes) et qui payaient des agences pour la communication et faire passer la pilule de leurs réformes, dorénavant les agences écrivent directement les lois et les politiques font juste la promotion de la réforme. Au-dessus de tout ça, le Conseil Constitutionnel directement en conflits d'intérêts avec ces mêmes agences valide l’ensemble.

L’idéal communiste du XIXe siècle rêve de la prise de pouvoir de l’Etat sur la finance et l’appareil productif. Finalement au XXIe siècle, la fusion existe, mais dans l’autre sens. La finance et les industries ont pris directement le contrôle de l’Etat.

La très chère numérisation publique

Les cabinets de conseil sont la pierre angulaire du nouveau régime installé en France organisant le plus gros racket d'argent public jamais mis en place. Au-delà de la facturation des prestations de conseil détaillées plus haut, le vrai racket s’effectue lors des commandes de l’Etat à la suite des nouvelles lois. Les plus simples à identifier concernent la “modernisation numérique” de l’Etat, puisque les cabinets de conseils bossent finalement pour eux-mêmes. Par exemple, les cabinets Accenture et Capgemini “conseillent” chaque jour à l’Etat de moderniser son action, tout en remportant les différents appels d’offres qui découlent des différentes lois de modernisation. Quelques exemples emblématiques ont coloré ces dernières années :

  • Le projet SCRIBE qui visait à dématérialiser les procédures de la police nationale, et notamment la rédaction des plaintes a été un raté total : 11,7 millions d’euros et 4 ans de développement investis
  • Le projet d’opérateur national de paie (ONP) a été un fiasco total. Il devait centraliser, en 2017, la paie des 2,5 millions de fonctionnaires et permettre la suppression de 3 800 emplois publics. Pour Solidaires, la facture globale pourrait aller jusqu’à 1 milliard d’euros.
  • La “modernisation” de pôle emploi par Capgemini pour laquelle Franc Serres, syndicaliste CGT, s’échine à détailler les conflits d’intérêts ou arrangements d’appels d’offres.
  • Le baromètre de l’action publique de l’Etat, grande opération de communication du gouvernement pour un coût de 3,12 M€.

Depuis le début de la crise sanitaire, ces conseillers-récupérateurs de projet ont allègrement profité de la générosité de l’Etat. Le rapport du Sénat montre comment Capgemini et d’autres, ont participé “gratuitement” à la création de l’application StopCovid, avant d’être finalement rémunéré par l’Etat pour son hébergement et sa maintenance, sans passer par aucun appel d’offre.

La société McKinsey & Company, contrairement à Accenture ou Capgemini n’est pas directement opérateur du numérique. En revanche, en conseillant, à la fois, le ministère des solidarités et de la santé et la société Microsoft, elle se trouve dans une position de conflits d’intérêts. C’est un intermédiaire rémunéré par les Etats pour se faire conseiller d’acheter les produits de ses clients. C’est ainsi que la plateforme HealthDataHub qui réunit l’ensemble des données de santé de toute la population soignée en France sous la forme de Big Data, afin d’en permettre l’exploitation à des fins de recherche, mais aussi de facto l’exploitation commerciale, est confiée à Microsoft. Ce, en dépit de vives critiques de la Représentation nationale et de promesses de retrait qui n’ont jamais été suivies.

C’est donc une société américaine qui détient les informations médicales des français. Les wikileaks ont pourtant montré que les agences américaines mettent énormément de moyens pour surveiller les populations au plus grand profit de leur gouvernement et de leurs firmes. On observe d’ailleurs que l’enjeu n’est pas uniquement civil, mais également militaire. En effet, la convention constitutive du GIP HealthDataHub compte parmi ses signataires, le ministère des armées, représenté par la direction centrale du Service de Santé des Armées (SSA). Il paraît alors utile de rappeler que depuis laréintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, l’armée française est devenue “accro à Microsoft”. Par de nombreux aspects on peut considérer que la prise de pouvoir évoquée ici avait déjà commencé pendant la Présidence de Nicolas Sarkozy. La destruction de notre souveraineté sur le plan militaire n’en est qu’un des aspects.

Big pharma à la manoeuvre

Les plus grands gagnants de la crise sanitaire restent indéniablement les laboratoires pharmaceutiques. Ces laboratoires sont des clients importants de McKinsey & Company qui annonce avoir activement participé à : « Huit des dix plus grosses opérations de fusion-acquisition du secteur (des médicaments sur ordonnance) ». Ces 2 mondes font d’ailleurs plus que se côtoyer et faire des affaires, ce sont tout simplement les mêmes personnes :

  • Stephen Hoge, Président de Moderna est un ancien associé Mc Kinsey
  • Ian E. L. Davis, Directeur non exécutif Johnson & Jonhson est un ancien Directeur Général Mc Kinsey
  • Aamir Malik, vice Président de Pfizer est un ancien Managing Partner Mc Kinsey

On ne s’étonne plus alors que la seule stratégie conseillée au gouvernement soit la vaccination de masse, avec les produits vendus par les copains. C’est McKinsey qui s’occupe de la campagne vaccinale entre novembre 2020 et le 4 février 2022, avec une interruption de trois mois à l’automne 2021.

Mc Kinsey est donc grassement payé par le gouvernement Français pour émettre des avis qui vont bénéficier aux vendeurs de vaccins clients du cabinet, puis pour mettre en place une stratégie qui va permettre de vendre un maximum de ces vaccins.

Les industriels de la vaccination sont également étroitement liés à l'industrie numérique par l’intermédiaire du milliardaire Bill Gates. Le fondateur de Microsoft (dont nous avons vu la mainmise croissante sur les données françaises de santé et les systèmes d’exploitations des matériels militaires) est également le fondateur de Gavi, l'Alliance du Vaccin qui récolte des fonds privés comme publics (la France est contributrice) pour vacciner la planète. Avec sa fondation Bill & Melinda Gates, le milliardaire est également le premier financeur de l’OMS, qui porte un soutien démesuré à la vaccination face à toutes les autres formes de soins. La fondation Gavi est également engagée dans le programme Trust Stamp d’identité numérique. Les géants de Big Pharma, tout comme les géants de l’armement ou de la finance, ont besoin des géants du numérique et de la donnée pour asseoir leur hégémonie.

L’arnaque totale de la grippe H1N1 de 2009 a été la première tentative du XXIe siècle de création d’une panique générale pour rafler la mise. Le Sénat avait écrit un rapport édifiant en 2010 montrant les conflits d’intérêts entre les laboratoires pharmaceutiques, les “experts scientifiques”, chercheurs, décideurs, mais également l’OMS. Cette arnaque a également eu lieu sous la Présidence de Nicolas Sarkozy. C’est Roselyne Bachelot, ancienne déléguée médicale au sein du laboratoire ICI Pharma (aujourd'hui Astrazeneca) de 1969 à 1976, puis chargée des relations publiques chez Soguipharm de 1984 à 1989 qui était alors Ministre de la Santé et a lancé les achats massifs de vaccins (94 millions de doses commandées) qui ont en écrasante majorité fini à la poubelle (6 millions de doses réellement utilisées). Le coût estimé de l’arnaque est de 660 millions d’euros.

Enfin, Pfizer a des liens avec le Président Macron. L’affaire Macron - Rothschild défraye la chronique en ce moment. En effet, en 2012, Emmanuel Macron a conseillé le rachat par Nestlé de la filiale de lait infantile de Pfizer, pour un montant de 12 milliards d’euros. On relèvera à ce stade le niveau moral du futur Président, intermédiaire de cette acquisition, alors que Nestlé s’enrichit depuis 50 ans grâce à la vente de lait en poudre dans les pays où l’eau n’est pas potable et donc responsable de la mort de nombreux enfants intoxiqués. Le Président Français, de mère médecin conseil à la Sécurité Sociale, et de père médecin et professeur de neurologie à l'université de Picardie, n’est donc pas qu’un allié de la finance comme on aime le dépeindre, mais également de Big Pharma. 

McKinsey et les Copains : le pillage organisé de l’Etat

La finance, toujours la finance

Là où il y a de l’argent, il y a le monde de la finance. Les célèbres fonds d’investissements américains BlackRock, SSgA Funds Management, Wellington Management, Capital Research & Management, et The Vanguard sont les plus gros actionnaires de Pfizer, Moderna, Johnson&Johnson et AstraZeneca qui ont pu bénéficier de la panique mondiale pour engendrer des bénéfices records. Ces mêmes fonds d’investissements possèdent également Microsoft qui propose ses services de flicage total des individus.

Ce sont également les propriétaires de Meta (Facebook), Twitter, Google (Alphabet) et donc YouTube (via Google). Il est donc facile de comprendre l’empressement de tout ce petit monde à combattre les “fausses informations” concernant les vaccins anticovid qui sont les produits les plus rentables du groupe.

L’activité “mère” de ces fonds d’investissements reste toutefois les retraites. C’est là qu’entre en jeu Mc Kinsey qui conseille une fois de plus le gouvernement français et en particulier la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse pour finir de détruire la retraite par répartition. Leur dernière expertise a coûté près d’1 million d’euros pour finalement être abandonnée pour cause de crise Covid en 2020. Tout cela alors que BlackRock lorgne sur les retraites françaises et que des rencontres ont été organisées avec certains membres du gouvernement depuis 2017. On notera que la dernière grosse réforme des retraites a eu lieu en 2010, encore une fois pendant la Présidence de Nicolas Sarkozy.

Piller oui, mais pour le bien

Un système uniquement basé sur le profit finira toujours par être dénoncé. L’ensemble ne peut tenir qu’à condition de convaincre ses représentants de son bien fondé. Un des principes les plus connus permettant de recruter des agents (ou corrompre des individus) est donné par l’acronyme MICE :

  • Money : argent ;
  • Ideology : idéologie (convictions religieuses, politiques, etc.) ou Interest : intérêt (passe-droits, faveurs sexuelles) ;
  • Coercion, Compromise ou Constrain : coercition, compromission ou contrainte (chantage, menaces, kompromat, torture, etc.) ;
  • Ego : ego (vanité, désir de se mettre en avant).

L’argent est le nerf de la guerre que nous avons détaillé plus haut. Les autres aspects sont également au centre du système.

Le principe de coercition est par exemple au noeud de l’affaire Epstein, dont le “suicide” risque d’empêcher de découvrir qui, parmi tous les noms en relation avec ce personnage, profitait des faveurs de l’île, et qui profitait du chantage qui en découlait.

L’aspect idéologique est créé et entretenu au sein des différents groupes auxquels participent les différents protagonistes. Un des plus célèbre reste le World Economic Forum de Davos, organisé par Klaus Schwab et au sein duquel depuis 50 ans se rencontrent les plus grandes fortunes (et parfois dirigeants) de la planète. Il y est toujours question de savoir comment diriger un “meilleur monde”. Le célèbre ouvrage The Great Reset (d’une lecture aussi pénible qu’instructive sur la pensée de ces gens) n’annonce pas moins que la fusion du grand capital et des Etats pour enfin contrôler cette masse indisciplinée et nuisible pour sa mère Gaïa : l’humanité.

La corruption par l’égo est créée avant 40 ans chez tous nos dirigeants par les fameux recrutement des Young Leaders ou Young Global Leaders. Il est difficile de faire mieux qu’un titre honorifique ronflant pour s’assurer de la reconnaissance et de la fidélité de tous ces cadres qu’on retrouve aussi bien dans les banques, qu’au sein des gouvernements ou dans les cabinets.

Conclusion : les cabinets escrocs, mais pas seulement

Les cabinets de conseil facturent du Bullshit pour des sommes astronomiques. C’est ce qui ressort du rapport du Sénat. Il ne faut cependant pas limiter leur action à ce seul racket. Ils sont au cœur du pillage de l’Etat Français qui profite tout particulièrement aux géants des géants pharmaceutiques, numériques et finalement financiers américains. Un système dont la finalité n’est pas simplement de s’enrichir, mais bien de prendre le contrôle des institutions. Brzezinski, architecte de la politique étrangère américaine depuis les années 70, explique dans Le grand échiquier considérer les pays européens comme des vassaux américains : “un des piliers vitaux d'une grande structure de sécurité et de coopération, placée sous l'égide américaine”. Dans ce jeu, seuls les Français ont, un temps, fait exception en tentant de s’extraire de cette domination. A l’aube de l’élection Présidentielle Française, c’est maintenant l’heure du choix : doit-on se contenter de cette place de vassal en acceptant que les politiques économiques, militaires, culturelles, d’éducation ou de santé, françaises, soient au service d’intérêts privés américains, ou doit-on enfin retrouver notre indépendance et reprendre notre avenir en main ?

 

 

Repris de France Soir.

Partager cet article
Repost0
14 avril 2022 4 14 /04 /avril /2022 05:01
Une élection très œdipienne !

Et puis quelques statues...

Une élection très œdipienne !
Une élection très œdipienne !
Une élection très œdipienne !
Partager cet article
Repost0
13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 05:10

Par Luk Vervaet, pour Le Grand Soir

 

En avril 2015, Mme Hillary Clinton a prononcé un discours à l'Université de Columbia dans lequel elle a admis ce que l'on peut lire dans n'importe quelle statistique carcérale : environ un détenu sur quatre dans le monde se trouve dans les prisons des États-Unis (1). Bien sûr, elle n'a pas eu de pensée pour Julian Assange, qui à ce moment était caché depuis trois ans à l'ambassade d'Équateur pour échapper à cette folie carcérale. Elle n'a pas non plus mentionné la peine absurde de 175 ans qu’encourt Assange s'il est reconnu coupable aux États-Unis. Elle ne parlait pas de la peine de mort toujours appliquée, ni du côté le plus sombre du système pénitentiaire étasunien : le régime des prisons de sécurité maximale (supermax) et des mesures administratives spéciales (SAM). Là encore, l'affaire Assange a levé un bout du voile : une juge anglaise a statué en janvier 2020 qu'il ne survivrait pas à une incarcération dans une prison supermax ou à l'imposition des SAM.

 

Pour beaucoup, ce fut un choc : existe-t-il des prisons où l’incarcération mène à la mort et au suicide ? D’autres encore ont entendu les mots ADX, supermax et SAM pour la première fois. Pas étonnant quand on sait que ces mots et ce qui se cache derrière ne sont pas ou peu connus, même aux États-Unis.

À partir de quelques chiffres sur le nombre de détenus, les types de prisons et les niveaux de sécurité, commençons par la première caractéristique du Goulag étasunien : son caractère de masse historiquement inédit. Pour ensuite pénétrer sa face la plus cachée, celle de la supermax et des SAM.

 

Vol au-dessus d’un archipel carcéral

Qu’est-ce que Nils Christie appelle « le goulag américain » ? (2) Qu’est-ce que Loïc Wacquant appelle « la folie carcérale américaine d’une ampleur et d’une durée sans précédent dans l’histoire de l’humanité » ? (3) Qu’est-ce que le "Golden Gulag", le titre du livre mondialement connu de Ruth Gilmore, dans lequel elle analyse l’État de Californie où au cours des dernières décennies, des prisons ont été construites sur une longueur de 900 miles, près de 1500 km de béton et d’acier ! (4)

Au cours des dernières décennies, la population carcérale a augmenté de façon explosive, de 500 % en 40 ans. Aujourd’hui, 2 300 000 personnes sont derrière les barreaux. (5) Cela signifie que pour 100 000 personnes il y en a 710 en prison. Le chiffre de 710 est une moyenne : pour la population noire c’est 1 408 personnes sur 100 000, pour les Latinos c’est 378 sur 100 000 et pour les blancs c’est 275 sur 100 000. Les Noirs sont incarcérés 5 fois plus que les Blancs.

Quelque 274 000 détenus dans les prisons d’État et fédérales sont âgés de 50 ans ou plus.

Quarante pour cent de la population carcérale souffre de problèmes chroniques de santé.

Environ 2 500 détenus attendent d’être exécutés dans le couloir de la mort.

Le nombre de personnes condamnées à perpétuité sans aucune chance d’être libérées (without parole) est passé de 12 000 en 1992 à plus de 53 000 aujourd’hui.

Au cours de la seule année 2019, 700 détenus se sont suicidés dans des prisons locales, étatiques ou fédérales. En 20 ans – de 2000 à 2019 – 6 200 détenus se sont suicidés dans les prisons locales. Au cours de la même période, 4 500 détenus se sont suicidés dans les prisons d’État et fédérales, soit une augmentation de 83 % en vingt ans. « Les prisons d’État deviennent de plus en plus des lieux meurtriers », ont écrit Leah Wang et Wendy Sawyer en juin de cette année dans la Prison Policy Initiative : « Les statistiques montrent une augmentation alarmante des suicides, des homicides et des décès liés à la drogue et à l’alcool dans les prisons d’État. Aussi en 2019, 143 détenus ont été assassinés dans les prisons des différents États, 11 détenus ont été assassinés dans les prisons fédérales ». (6)

En plus des prisonniers derrière les barreaux, 878 000 Américains sont "libres" on parole, en liberté conditionnelle. Au total, 6 700 000 d’adultes sont sous une forme de contrôle judiciaire. Entre 70 et 100 millions d’États-Uniens – un sur trois – ont un casier judiciaire.

 

La classification des détenus selon le risque de sécurité

La subdivision selon les niveaux de sécurité et dans les prisons qui fonctionnent selon ce niveau de sécurité a été poussée à son apogée au cours des dernières décennies et est un modèle suivi dans le monde entier. Le détenu se voit attribuer un niveau de sécurité, souvent non pas en fonction de son comportement en prison, mais en fonction de l’étiquette qu’il reçoit de l’extérieur. Les prisons fédérales ont cinq niveaux de sécurité, les prisons d’État trois. Quels sont-ils ?

Le niveau de sécurité de la prison supermax (Admax), comme celle d’ADX Florence, comme je le décrirai plus bas, est le plus élevé et le plus extrême. Officiellement, seuls les détenus les plus dangereux et les plus violents sont enfermés dans les prisons supermax.

Après le niveau supermax vient le niveau Haute Sécurité pour « détenus dangereux et récidivistes ». Il est similaire à celui de la sécurité supermax – les détenus sont dans des cellules séparées et sous étroite surveillance –mais ils ont plus de contacts et ils ont également la possibilité de passer du temps à l’extérieur de leurs cellules. Vient ensuite le niveau de Sécurité Moyenne, pour les « détenus à danger moyen et les récidivistes ». Il y a un suivi systématique, mais les détenus peuvent travailler et recevoir une formation, ce qui signifie qu’ils peuvent rester plus longtemps hors de leur cellule. Vient ensuite le niveau Basse Sécurité : pour les détenus non dangereux et non violents. La prison à faible sécurité est similaire à la prison à sécurité moyenne, mais les détenus sont considérés comme posant le risque le plus faible pour le public (ils doivent purger moins de 20 ans de prison). Ils sont enfermés dans des dortoirs, ont la possibilité de travailler, même en dehors de la prison. Ils peuvent participer à des séances de groupe et à des projets de rectification pour se « réintégrer ». Enfin, il y a la Sécurité Minimale, appliquée dans les prétendus camps de prisonniers fédéraux (FPC), qui ressemblent plus à des camps qu’à des prisons. Pas de risque d’évasion, les prisonniers dorment dans des dortoirs, il y a peu de personnel et il y a du travail.

La classification ne dit encore rien sur le contenu. L’Equal Justice Initiative [qui aide des prisonniers condamnés à tort ou qui n'ont pas bénéficié d'un procès juste] résume ainsi la situation actuelle dans les différentes prisons et centres de détention : « Depuis les années 1990, il y a eu une explosion nationale de la détention et les conditions de détention ont commencé à se détériorer. Aujourd’hui, les prisons sont en crise. Les prisonniers sont battus, poignardés, violés et assassinés dans des établissements dirigés par des fonctionnaires corrompus qui abusent de leur pouvoir en toute impunité. Les gens qui ont besoin de soins médicaux, qui ont besoin d’aide pour leur handicap, leur santé mentale, leurs problèmes de dépendance, pour la prévention du suicide ne reçoivent aucun soin. Ils sont ignorés, punis et placés à l’isolement... » (7)

 

Les prisons et les centres de détention pour migrants

1 330 000 détenus sont incarcérés dans 1 719 prisons d’État. 210 000 détenus se trouvent dans les 122 prisons fédérales. 34 000 jeunes dans 901 centres de détention pour mineurs. 740 000 dans 3 283 prisons locales. (8)

Il existe 58 prisons militaires, dont la base militaire de Guantanamo, et 11 centres de détention militaires américains en Europe et en Asie.

Il y a 79 prisons sous l’autorité du Bureau des affaires indiennes. Il y a les centres d’engagement civil, les centres de détention pour malades psychiatriques et les délinquants sexuels, qui y sont parfois incarcérés après avoir purgé leur peine de prison.

Selon le Global Detention Project, les États-Unis ont le plus grand système de détention pour migrants au monde.

En 2013, les États-Unis détenaient 441 000 personnes dans ces centres, en 2018 il y en avait 396 448, et en 2019, le nombre total de détenus migrants était de 503 488. Pour environ 95 % de ces détenus, la détention dure de six mois à quatre ans. Après une décision des autorités de l’immigration, ils peuvent être expulsés du pays. En juin 2019, l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) exploitait 214 centres de détention pour sans-papiers, demandeurs d’asile et migrants criminels. Dans 163 de ces centres, il y a aussi des femmes détenues. En 2017, plus de 70 % des personnes détenues par l’ICE se trouvaient dans des centres gérés par des sociétés privées telles que le groupe GEO et la Corrections Corporation of America/CoreCivic. À son tour, en 2019, une autre agence de sécurité des frontières (CBP : Customs and Border Protection, la Border Patrol) a détenu entre 14 000 et 18 000 migrants dans ses propres « centres de traitement ». Toujours en 2019, plus de 12 000 enfants de migrants se trouvaient dans des institutions sous la supervision du « programme de l’Office de réinstallation des réfugiés pour les enfants étrangers non accompagnés ».

Avec ces chiffres, qui ne devrait pas penser aux "garanties de traitement humain" dans l’extradition de Julian Assange. Prenons l’exemple de la prison de Rikers Island. Celle-ci n’est pas une prison supermax et il n’y a pas de SAM, elle est donc couverte par les garanties de traitement humain. Et regardons aussi la résistance, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la prison.

 

Rikers Island, une prison sous garanties

Le 6 décembre, la télévision flamande VRT (Terzake) a diffusé un reportage de Björn Soenens sur Rikers Island, une méga-prison sur une île entre le Bronx et le Queens de New York, sous le titre « Viol, torture, sans air pendant des mois : bienvenue à Rikers Island, aux oubliettes de New York ». (9)

Un mois plus tard, en janvier 2022, une autre nouvelle : des centaines de détenus de Rikers Island refusaient de se nourrir. Ils se sont plaints d’avoir été interdits de quitter leurs cellules pendant des semaines, qu’ils vivaient dans le froid et dans des conditions insalubres, qu’il y avait une violence constante dans la prison, que 370 détenus avaient été testés positifs pour le virus corona et que seulement la moitié de la population carcérale était entièrement vaccinée. (10)

Datant de 1932, la prison de Rikers Island entasse environ 10 000 détenus, dont environ 90% sont des Noirs ou des Hispanos. Ils sont répartis dans onze bâtiments pour hommes, femmes et mineurs. Rikers Island se classe parmi les dix pires prisons de l’ensemble des États-Unis (11), caractérisée par "la violence des détenus et des gardiens, le viol, la maltraitance des mineurs et des malades mentaux, l’utilisation extrême de l’isolement cellulaire". Dans des vidéos ou dans la mini-série Netflix 2019 d’Ava DuVernay "Quand ils nous voient" sur les Central Park Five, vous avez un aperçu de la brutalité raciste de Rikers Island. Plusieurs livres ont été publiés à ce sujet, comme Life and Death in Rikers Island d’Homer Venters, l’ancien chef du personnel médical des prisons de New York, qui réclamait la fermeture de Rikers Island. (12) Selon les plans actuels, la prison serait fermée en 2026. Mais les plans ont changé et aujourd’hui la fermeture est reportée à 2028. Rikers Island serait alors remplacée par quatre prisons locales ultramodernes. (13)

Dirigée par Akeem, frère de Kalief Browder, 22 ans, qui s’est suicidé en 2015 après être rentré chez lui, traumatisé de Rikers Island, une campagne « Campaign to Shut Down Rikers » a été lancée pour exiger la fermeture immédiate de Rikers Island. Akeem a également fondé la Fondation Kalief Browder pour "démanteler le pipeline de l’école à la prison et développer l’intelligence socio-émotionnelle (SEI) pour les jeunes et les jeunes adultes".(14) Kalief avait 16 ans lorsqu’il a été envoyé à Rikers Island sans procès, soupçonné d’avoir volé un sac à dos. Le garçon a toujours clamé son innocence et a exigé un procès. Mais il n’y a pas eu de procès, même pas après avoir passé près de trois ans à Rikers en détention préventive. Pendant cette période, il a été attaqué plusieurs fois par des gardiens et d’autres détenus. Il a passé quelque 800 jours en isolement cellulaire, où les gardiens ont refusé à plusieurs reprises de lui donner de la nourriture. Vers la fin de son incarcération, le juge lui a proposé une négociation de peine (plea bargain) : s’il plaidait coupable, il serait condamné au temps qu’il avait déjà passé en prison. S’il refusait, il risquait d’être condamné à 15 ans de prison. Kalief a refusé la proposition. Il est resté en prison jusqu’à ce que l’affaire soit finalement abandonnée. Après sa libération, Kalief s’est suicidé dans son appartement du Bronx. Seize mois plus tard, sa mère est décédée, le cœur brisé par la perte de son fils. La mort tragique de Kalief Browder a également été à l’origine de la création de la campagne No New Jails. Non seulement ils militent pour la fermeture de Rikers Island, mais ils refusent la construction de nouvelles prisons. (15)

 

Le côté obscur : ADX Florence, Pelican Bay, Guantanamo, SAMs.

Il a fallu des décennies pour que les premiers rapports parviennent au public sur ce qui se passait dans les prisons supermax américaines. « La prison supermax a commencé comme une réponse des autorités pénitentiaires au mouvement radical des droits civiques aux États-Unis dans les années 1970 », écrit Keramet Reiter, « d’une forme exceptionnelle de détention, elle est rapidement devenue une routine. Lorsque la période de détention massive est arrivée dans les années 1980, le modèle s’est répandu partout aux États-Unis. Au cours des années 1990, les tribunaux ont affirmé leur constitutionnalité. » (16) Ces prisons dans les prisons, qui s’y trouve, pourquoi et pour combien de temps ont été quasiment à l’abri de tout examen public à ce jour. Ce n’est qu’en 2015 qu’un juge a statué que les conditions de détention des détenus en isolement cellulaire étaient « insuffisamment soumises à une enquête ou à l’intérêt public ». Ce sont les grèves de la faim des détenus, le travail inlassable d’une poignée d’avocats, de militants des prisons et de journalistes qui, comme à Guantanamo, ont mis en évidence les conditions inimaginables dans ces prisons. Les livres de ceux qui y ont été enterrés vivants pendant des décennies et qui y ont survécu ou y sont morts y ont également contribué. Comme les écrits de Georges Jackson (30). (17) Ou le livre récent Solitary : Unbroken by Four Decades in Solitary Confinement d’Albert Woodfox (75 ans), qui a passé plus de 40 ans en isolement à la prison d’Angola en Louisiane, dans une cellule dans une cellule mesurant 2 m x 2 m, 23 heures par jour. (18) Ou le témoignage de Paul Redd (63 ans, atteint d’un cancer) qui a passé plus de 30 de ses 44 ans à l’isolement, 22 à 24 heures sur 24, seul dans une cellule bétonnée, sans fenêtre et mal aérée. (19) Avec son livre Live from Death Row (En direct du couloir de la mort), traduit en sept langues, le journaliste incarcéré Mumia Abu Jamal (en prison depuis 40 ans cette année) a attiré l’attention internationale sur l’horreur de la prison américaine.

Le journaliste Julian Assange a fait connaître au monde le camp de torture de Guantanamo à travers les « Gitmo files » de Wikileaks. Et sans le vouloir, il est lui-même devenu une figure de proue contre les pratiques d’isolement total dans les prisons américaines. Examinons de plus près ces pratiques.

 

ADX Florence

Comme pour la taille de vêtements XL, le X dans ADX Florence signifie Taille maximale. AD signifie « Administratif ». Florence représente l’endroit où se trouve cette prison fédérale : près de Florence dans l’État du Colorado. Datant de 1994, la prison est également appelée "l’Alcatraz des Rocheuses". Depuis les années 1980, 44 États des EU ont construit de telles prisons supermax, soit un total de 57.

ADX Florence a été conçue par deux cabinets d’architectes, le groupe DLR et les partenaires LKA de Colorado Springs. Dans la plupart des cas, les détenus sont seuls dans leur cellule 23 heures sur 24 et sont systématiquement surveillés. Dans une prison supermax, les détenus ne peuvent ni se voir ni voir le monde extérieur.

ADX Florence abrite quelques 430 détenus de sexe masculin, chacun affecté à six niveaux de sécurité. Presque tout le mobilier de la cellule est en béton coulé, y compris la table, la chaise et le lit. Chaque cellule contient des toilettes qui peuvent être verrouillées de l’extérieur par les gardiens, empêchant un détenu d’inonder sa cellule. La cellule comprend une douche qui fonctionne également sur une minuterie pour éviter les inondations, et un évier sans tuyau de vidange "potentiellement dangereux".

Les détenus sont autorisés à acheter une petite télévision (noir et blanc) sans haut-parleurs et à conserver les éléments suivants : une recharge pour un stylo à bille ; cinq livres et magazines ; un carnet d’adresses ; cinq cartes de vœux ; 15 photos ; 15 feuilles de papier à lettres. Tous des privilèges qui peuvent être retirés en guise de punition. Sont interdits : les chapeaux ; bandeaux ; pulls molletonnés ; maillots de corps ; tongs ; cotons-tiges ; après-shampooing, graisse ou gel, baume à lèvres, mouchoirs, calendriers, horloge, matériel de loisirs et d’artisanat, instruments de musique.

Les fenêtres des cellules, de 10 cm sur 1,2 m, sont conçues pour empêcher le détenu de savoir où il se trouve dans ce complexe, car il ne peut voir que le ciel et le toit. Les détenus s’entraînent dans ce qui a été décrit comme une « piscine vide » afin qu’ils ne sachent pas comment ni où ils pourraient s’échapper. Les appels téléphoniques vers le monde extérieur sont interdits et la nourriture est livrée personnellement par des gardiens. La participation à des services religieux, à l’éducation, au travail, à la formation, à manger ensemble ou à faire de l’exercice ensemble est interdite. L’accès aux soins médicaux et psychiatriques est sévèrement limité. La prison contient un grand nombre de détecteurs de mouvement et de caméras, 1400 portes en acier télécommandées, des clôtures en fil de fer barbelé de 3,66 m de haut, des faisceaux laser, des coussinets de pression et des chiens d’attaque qui gardent la zone entre les murs de la prison. Les détenus doivent rester à l’isolement 22 à 23 heures par jour. (20)

Supermax existe aux niveaux fédéral et étatique. Ainsi, il y a par exemple Pelican Bay, la prison supermax de l’État de Californie. Elle a été ouverte en 1989 et peut accueillir 2 380 détenus. Aujourd’hui, il y en a 300 de plus. Près de la moitié de ces détenus sont en milieu carcéral collectif. Mais 1 500 d’entre eux sont en isolement dans l’Unité d’Hébergement de Sécurité (USD) et l’Unité d’Hébergement Administrative (AHS). Ils y passent 22,5 heures par jour, seuls, dans des cellules sans fenêtre d’environ 2 mètres sur 3,50. Les 90 minutes restantes sont passées, à nouveau seul, dans des cabines en béton. Aucun appel téléphonique n’est autorisé, juste une rare visite sans contact, leur seul contact avec le monde se fait par un conduit par lequel les repas sont passés. (21)

Albert Woodfox a passé 43 ans dans de telles circonstances. Dans une interview, il a déclaré : "L’isolement cellulaire en prison est l’attaque non physique la plus odieuse et la plus brutale contre un être humain. J’ai vu des prisonniers devenir fous. J’ai vu des automutilations, des hommes se blesser en essayant d’échapper à la pression d’être enfermé dans une cellule de 2 mètres sur 3 pendant 23 heures par jour. (22)

 

SAM

Le système des mesures administratives spéciales (SAM) a été inventé à la fin des années 1980. Au début, elles ne s’appliquaient qu’à quelques individus jugés dangereux jusqu’à ce qu’à partir des attentats de New-York en 2001, elles soient étendues à une cinquantaine de détenus à travers les États-Unis. Dans un rapport, des chercheurs décrivent ces mesures spéciales comme suit : « C’est une forme d’isolement qui est encore plus extrême que l’isolement lui-même. Les mesures sont le côté le plus sombre du système pénitentiaire fédéral aux États-Unis. Elles combinent la brutalité et l’isolement dans des unités de haute sécurité avec des restrictions supplémentaires qui privent les individus de tout lien avec le monde humain. Les SAM sont imposées aux détenus qui sont généralement déjà en isolement cellulaire, et elles intensifient cette expérience. Le droit de communiquer avec des personnes extérieures à la prison, le droit d’avoir des conversations personnelles avec un avocat, le droit d’obtenir des informations, tous ces droits sont limités à l’extrême ou n’existent plus. Les mesures sont principalement imposées dans la période précédant le procès. Cette période peut durer des années. Il est clair que ces mesures visent à briser le détenu, à le contraindre à coopérer, le réduisant à ce qu’on appelle un état de learned helplessness, un état « d’impuissance apprise », qui fait qu’un détenu est à tel point brisé qu’il ne voudra même pas s’échapper si l’occasion se présente. (23)

 

Guantanamo

La plupart d’entre nous savent que les nazis avaient un système sophistiqué de classification de la population et des prisonniers. En plus d’un numéro encré sur le front ou tatoué sur la peau avec un tampon métallique ou une aiguille, les détenus des camps nazis portaient des insignes : un triangle vert pour les prisonniers de droit commun, lesquels devaient souvent contrôler les deux autres catégories : les prisonniers politiques avec un triangle rouge, et les Juifs avec une étoile rouge-jaune. Un travailleur forcé étranger recevait un badge bleu. Un violet pour un témoin de Jéhovah. Un rose pour un homosexuel. Un noir pour un asocial, auquel s’ajoutait un Z pour les Roms et les Sinti. Et ainsi de suite.

Des groupes de personnes ont ainsi été déshumanisés par les nazis, réduits à des objets appartenant à une catégorie. Pour Zygmunt Bauman, dans son analyse du génocide de l’Holocauste, effacer l’existence de l’individu concret, en le dépersonnalisant et en le cataloguant dans des catégories abstraites, rendait un génocide possible. (24)

En janvier 2002, les 20 premiers détenus arrivaient à Guantanamo. Ils étaient amenés par avion, enchaînés, avec des cagoules noires et des lunettes de soudure sur la tête, ils portaient des couches. Des centaines d’autres les ont suivis : 779 hommes et garçons musulmans de 49 pays. Le plus jeune n’avait que 14 ans quand il est arrivé. Le plus âgé avait 89 ans. Ils devaient porter un costume orange. S’ils ne coopéraient pas, ils gardaient ce costume, s’ils le faisaient, ils recevaient un costume blanc. Selon différents niveaux de sécurité, ils étaient logés dans sept casernes (« camps ») différentes, selon un régime carcéral en vigueur dans les prisons étasuniennes continentales. Pendant des années, les détenus ont été soumis à la torture et à des humiliations rituelles, sans inculpation ni jugement, sans aucune certitude juridique.

Aujourd’hui, deux décennies, vingt ans (!), après l’ouverture du camp, 39 personnes y vivent toujours. Ce sont les « prisonniers éternels » : 27 d’entre eux n’ont même pas été inculpés et leurs espoirs de libération sont nuls. Beaucoup d’entre eux restent incarcérés pour la simple raison qu’ils témoigneraient à leur libération sur le traitement qu’ils ont subi.

Le camp de Guantanamo n’est peut-être pas un camp d’extermination, mais ce qui s’est passé dans ce camp, ou dans ceux d’Abu Graibh, de Bagram et des prisons secrètes de la CIA, ce sont des pratiques fascistes. Imaginez un instant que l’Allemagne ait déclenché les guerres contre l’Irak et l’Afghanistan en 2001, qu’elle ait pratiqué la détention de masse comme aux États-Unis, et qu’elle ait développé des « restitutions extraordinaires », des « techniques d’interrogatoire renforcées », des « sites noirs », y aurait-il quelqu’un qui hésiterait à dire que le fascisme est de retour ?

 

Le Goulag comme laboratoire de l’extrême isolement et de l’immobilité

L’isolement est une caractéristique commune des nouvelles prisons aux États-Unis. Cela se reflète dans ses nouvelles structures et régimes, où le contact humain est réduit au minimum absolu grâce à l’utilisation des technologies les plus modernes. Alex Kozinski, ancien juge en chef de la Cour d’appel des États-Unis, a assimilé la pratique de l’isolement extrême à l’utilisation de la peine de mort, voire pire. « Maintenir des prisonniers en isolement pendant des décennies est une forme de torture, qui pourrait faire passer une exécution rapide pour un acte de grâce », a-t-il déclaré. (25)

Les autorités étasuniennes ont assuré qu’Assange ne serait pas enfermé à l’ADX Florence et qu’il ne serait pas placé sous les mesures SAM. Garanties données sans hésitation. Car les autorités ne se préoccupent pas d’une prison en particulier ou d’un mode de détention en particulier : après tout, les pratiques d’isolement extrême qui s’appliquent dans les prisons supermax sont présentes au sein de l’ensemble du système pénitentiaire.

Dans le régime carcéral normal, il existe des unités d’isolement total appelées unités de logement séparées. Selon la prison, ces unités sont appelées : SHU, IMU, SMU, AU, CU, MCU, CMU, STGMU (Unité d’hébergement de sécurité, Unité de gestion intensive, Unité de gestion spéciale, Unité de ségrégation administrative, Unité de contrôle, Unité de gestion des communications, Unité de sécurité unités de gestion des groupes menaçants...) Plus de 80 à 100 000 détenus qui composent la population carcérale des prisons fédérales ou étatiques se trouvent dans ces unités qui fonctionnent exactement comme ADX Florence (26) et comme des laboratoires de détention en isolement extrême. (27)

Partant de la prison supermax de Pelican Bay, le sociologue et philosophe Zygmunt Bauman a fait une analyse de ces nouvelles prisons. Dans son livre Globalization : The Human Consequences, (28) Bauman écrit que la prison moderne ne ressemble plus aux anciennes prisons de type Panopticon. Là, Il y avait un poste d’observation, le point essentiel de la prison, au centre de la prison, sur lequel toutes les ailes passaient. Toutes les activités des prisonniers étaient observées en permanence. Mais dans une prison comme Pelican Bay, écrit-il, il n’y a aucune activité. Ce que les prisonniers isolés font dans leurs cellules n’a plus d’importance. Tout ce qui compte, c’est qu’ils restent enfermés. Pelican Bay n’est pas conçue pour être une usine où vous apprenez la discipline ou apprenez à travailler de manière disciplinée, dit Bauman. Elle a été conçue comme une fabrique de l’exclusion, une fabrique de l’immobilisme pour ceux qui sont déjà habitués à être exclus. Pelican Bay est proche de réaliser l’immobilité parfaite.

Bauman trace une ligne des camps de concentration jusqu’à la prison moderne de Pelican Bay. Il écrit : « Les camps de concentration étaient les laboratoires de la société totalitaire, où les limites de la soumission humaine et de l’esclavage étaient testées. Les prisons panoptiques étaient les laboratoires de la société industrielle, où les limites de la routine et du répétitif dans l’humain étaient explorées. La prison de Pelican Bay est un laboratoire de la société mondialisée ou planétaire, dans laquelle les limites de l’isolement spatial et de la gestion des déchets humains de la mondialisation sont testées jusqu’à leurs limites extrêmes ».

Dans l’Allemagne nazie des années 1930, les prisons étaient les laboratoires de l’horreur de masse qui allait suivre. Aujourd’hui, tout comme dans ces années 1930, la prison n’a pas sa place dans les discussions sur comment combattre le fascisme. À tort.

Peut-être que, ici aussi, Julian Assange est le messager.

Luk Vervaet

Notes

[1] https://

www.washingtonpost.com/news/fact-checker/wp/2015/04/30/does-the-united-states-really-have-five-percent-of-worlds-population-and-one-quarter-of-the-worlds-prisoners/

[2] Nils Christie, Crime control as industry, Towards Gulags, Western style, Routledge, 1993

[3] Loïc Wacquant, Probing the meta-prison, avant-propos, The Globalisation of Supermax prisons, édité par Jeffrey Ian Ross, Rutgers university press, 2013

[4] Depuis 1984, la Californie à elle seule a construit 33 grandes prisons aux côtés de 57 prisons plus petites, le plus grand plan de construction de prisons de l’histoire du monde et une augmentation de 450 % du nombre de personnes derrière les barreaux entre 1980 et 2007. Ruth Wilson Gilmore, Golden Gulag Prisons, Surplus, Crisis, and Opposition, University of California Press (2007).

[5] Selon les différentes statistiques et les années, le nombre de détenus varie entre 2,1 millions et 2,3 millions, entre 680 et 710 détenus pour 100 000 habitants. Cependant, l’ordre de grandeur des chiffres de détention au cours de la dernière décennie est resté inchangé.

Tous les chiffres de cet article ont été tirés des sources suivantes :

Avery Gordon, “ The United States military prison ”, dans “The violence of incarceration” par Phil Scraton, Routledge (février 2012)  https://www.researchgate.net/publication/283716121_The_Violence_of_Incarceration ;

The SAGE Encyclopedia of Criminal Psychology, édité par Robert D. Morgan, 2019 ;

Document d’information ; “ The Dangerous Overuse of Solitary Confinement in the United States ” © 2014 ACLU Foundation ; https://www.aclu.org/sites/default/files/assets/stop_solitary_briefing_paper_updated_august_2014.pdf ; https://www.prisonpolicy.org/reports/pie2017.html

https://www.prisonpolicy.org/blog/2021/06/08/prison_mortality/

https://theconversation.com/whats-hidden-behind-the-walls-of-americas-prisons-77282 ; http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/17/97001 ;

http://www.sentencingproject.org/wp-content/uploads/2015/11/Americans-with-Criminal-Records-Poverty-and-Opportunity-Profile.pdf ;

http://www.sentencingproject.org/publications/color-of-justice-racial-and-ethnic-disparity-in-state-prisons/ https://www.huffingtonpost.com/entry/pennsylvania-life-without-parole_us_5ba17167e4b046313fc04611 ; https://prison.laws.com/penology/types-of-prison/security-levels-in-prison ; https://www.sydneycriminallawyers.com.au/blog/supermax-prisons-doing-more-harm-than-good/ ;

https://deathpenaltyinfo.org/death-row/overview

https://www.sandiegouniontribune.com/news/watchdog/story/2021-10-07/suicides-in-u-s-jails-and-prisons-rise-sharply-over-past-two-decades-new-federal-research-shows

[6] https://information.tv5monde.com/info/aux-etats-unis-les-detenus-des-prisons-federales-confines-apres-une-rixe-mortelle-442954

[7] https://eji.org/issues/prison-conditions/

[8] Le nombre de prisons, selon Prison Policy Initiative (mars 2020), est le suivant : « Le système de justice pénale américain détient près de 2,3 millions de personnes dans 1 833 prisons d’État, 110 prisons fédérales, 1 772 centres de détention pour jeunes, 3 134 prisons locales, 218 centres de détention pour migrants. et 80 prisons dans le pays indien, ainsi que dans les prisons militaires, les centres hospitaliers psychiatriques civils et les prisons des territoires américains (tels que Porto Rico, Guam, les îles Vierges américaines et autres) ».

[9] https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2021/12/06/tz-rikers-island/

[10] https://www.nytimes.com/2022/01/11/nyregion/rikers-island-hunger-strike.html

[11] https://www.motherjones.com/politics/2013/05/america-10-worst-prisons-rikers-island-new-york-city/

[12] https://jhupbooks.press.jhu.edu/title/life-and-death-rikers-island

[13] https://www.cityandstateny.com/policy/2020/10/a-timeline-on-the-closure-of-rikers-island/175534/

[14] https://www.kaliefbrowderfoundation.com/mission

[15] https://www.nonewjails.nyc/

[16] Keramet Reiter, 23/7 Pelican Bay Prison and the rise of long-term solitary confinement,Yale University Press 2016

[17] Georges Jackson : Soledad Brother : The prison letters of George Jackson, Blood in myRetour ligne automatique
eye

[18] https://solitarywatch.org/tag/albert-woodfox/

[19] https://www.davisvanguard.org/2020/07/44-years-later-redd-comes-home-an-inside-account/

[20] https://insidetime.org/supermax-prisons-in-the-united-states/

[21] https://solitarywatch.org/resources/multimedia/photography/inside-pelican-bay-state-prison/

[22] https://www.cbc.ca/radio/thecurrent/the-current-for-april-3-2019-1.5082470/it-destroys-your-humanity-albert-woodfox-on-surviving-44-years-in-solitary-confinement-1.5082475

[23] https://ccrjustice.org/sites/default/files/attach/2017/09/SAMs%20Report.Final_.pdf

[24] Zygmunt Bauman, Modernity and the Holocaust, Polity Press, 1991

[25] https://www.businessinsider.com/one-of-americas-most-famous-judges-admits-theres-a-punishment-thats-just-as-bad-as-the-death-penalty-if-not-worse-2016-1?r=US&amp ;IR=T

[26] https://www.vera.org/publications/solitary-confinement-common-misconceptions-and-emerging-safe-alternatives

[27] J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Jean Casella, le co-fondateur de Solitary Watch, une organisation étasunienne qui dénonce ces formes de détention publiquement inconnues dans un isolement total depuis 2009 : voir http://supermax.be/hell-is-a-very-small-place-an-interview-with-jean-casella-from-solitary-watch-by-luk-vervaet/

[28] Zygmunt Bauman, Globalization : The Human Consequences, John Wiley & Sons, 2013

Un détenu sur quatre dans le monde se trouve dans les prisons des États-Unis
Un détenu sur quatre dans le monde se trouve dans les prisons des États-Unis
Un détenu sur quatre dans le monde se trouve dans les prisons des États-Unis
Un détenu sur quatre dans le monde se trouve dans les prisons des États-Unis
Un détenu sur quatre dans le monde se trouve dans les prisons des États-Unis
Un détenu sur quatre dans le monde se trouve dans les prisons des États-Unis
Un détenu sur quatre dans le monde se trouve dans les prisons des États-Unis
Partager cet article
Repost0