Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 06:33

 

 

Traçabilité

 

En anglais, « to trace » signifie tracer, esquisser, dessiner (tracing paper = du papier à décalquer). Par extension, suivre la trace, dépister, retrouver.

 

Le mot « traçabilité » date de 1994. Il a été emprunté à l’anglais « traceability » qui date de 1891. Il implique la possibilité d’identifier un produit, son origine, son évolution.

 

D’abord utilisé pour les animaux, pour un steak de bœuf dont on veut connaître la vie depuis l’abattage de la bête jusqu’à la mise en vente chez le boucher, on l’applique désormais aux humains. Toujours pour la bonne cause, bien sûr. Depuis les attentats de 2015, la France a réclamé et obtenu les données des dossiers passagers (passenger name record, PNR). Pour, prétendument, prévenir et détecter des velléités terroristes et d’autres formes de criminalité. Les données donnent tous les détails d’un voyage pour des passagers voyageant ensemble. Les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie ont adopté le système de surveillance Semaphore. Après des années de tergiversation, la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen a adopté un fichier identique.

 

Dans les années 1980, cette traçabilité fut rendue célèbre par l’épisode fou de la vache folle. Il n’était pas aberrant que le pays le plus fliqué d’Europe, la Grande-Bretagne, comptât le plus grand nombre de « mad cows ». Ce qui était un peu embêtant pour nous vu les importations considérables de viande d’outre-Manche. C’est pourquoi nos bouchers nous proposent désormais de véritables cartes d’identité pour le moindre steak que nous achetons. Il n’y a pas si longtemps, on se contentait de traquer du gibier ou des criminels en fuite. Maintenant, on trace des œufs ou de la crème fraîche.

 

 

Les mots chéris des médias et des politiques (28)
Partager cet article
Repost0
19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 06:36

Je reprends ici un article publié par L'Express en septembre 2016 :

 

"Assistant" de Ricoeur, thèsard chez Balibar... Emmanuel Macron jouit d'une aura philosophique insolite dans l'arène politique. Pourtant, de Michel Onfray aux membres du Fonds Ricoeur, plusieurs intellectuels s'agacent publiquement d'une mise en scène qu'ils jugent surfaite.

Emmanuel Macron, un philosophe en politique? Doué en rhétorique, jamais avare d'une citation littéraire, le jeune fondateur d'En Marche! est régulièrement présenté comme ancien assistant de Ricoeur. Belle sur le papier, l'histoire du philosophe devenu banquier irrite pourtant une partie de l'intelligentsia française. "Je ne sais pas s'il est autant philosophe que ce qu'on a bien voulu le dire", a ainsi ironisé lundi Michel Onfray sur le plateau des "Grandes Gueules", chez RMC.  

 
Assistant de Ricoeur? 

Michel Onfray a ravivé la polémique. "On dit qu'il a été l'assistant de Paul Ricoeur, je crois qu'il a dû corriger les épreuves d'un de ses livres. On dit qu'il est agrégé, normalien, apparemment ce n'est pas le cas", a-t-il déclaré, cinglant. Quelques jours plus tôt dans Le Monde, la philosophe Myriam Revault d'Allonnes émettait également des réserves sur le rôle réel tenu par Emmanuel Macron auprès du philosophe.  

Membre du conseil scientifique du Fonds Ricoeur, elle précise au quotidien du soir qu'Emmanuel Macron n'a été qu'assistant éditorial de l'ouvrage La Mémoire, l'histoire, l'oubli (Seuil, 2000). "Et non pas "l'assistant" de Paul Ricoeur à l'université, abus de langage souvent repris par les médias, ce qui supposerait qu'Emmanuel Macron ait enseigné la philosophie, ce qu'il n'a jamais fait, qui plus est avant Mai 68", raille-t-elle 

Une thèse avec Balibar ? 

 

Avant d'entrer à l'ENA, Emmanuel Macron a fait une hypokhâgne et une khâgne au lycée Henri IV, puis a obtenu un DEA de philosophie à l'université Paris-X Nanterre. De cette période, l'ancien ministre dit avoir été "beaucoup inspiré" par le philosophe marxiste Etienne Balibar.

De fait, le professeur en question admet n'avoir "aucun souvenir de son travail" universitaire. Et, souligne Le Monde, s'il n'a "aucune hostilité particulière à l'égard" de l'homme politique, il trouve "absolument obscène cette mise en scène de sa formation philosophique qu'il organise lui-même ou que son entourage organise". 

Une caution intello usurpée? 
 
L'ancien énarque en fait-il trop avec la philo? Dans les premiers portraits que lui consacre la presse, Emmanuel Macron est décrit comme un ancien élève brillant, connaissant dès la sixième "les racines grecques et latines de la langue française". Une réputation usurpée? Non, à en croire plusieurs membres du comité de rédaction de la revue Esprit, auquel a appartenu Emmanuel Macron.  
 

C'est le cas de l'actuel directeur des études du think-tank de gauche Terra Nova, Marc-Olivier Padis qui loue -toujours dans Le Monde- son "agilité intellectuelle", et qui assure que sa relation avec Ricoeur n'a pas été gonflée. Idem pour Olivier Mongin, qui dirigé la revue jusqu'en 2012 et qui vante "l'incontestable solidité philosophique" du ministre démissionnaire.  

Banquier éborgneur : oui ; philosophe : non !
Partager cet article
Repost0
18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 06:03

Exprimées en millions de dollars

 

Oprah Winfrey : 42

Beyoncé et Jay-Z : 70

Bill Gates : 100 000

David Beckham : 450

Bono : 700

Christiano Ronaldo : 450

Nicole Kidman : 250

John Travolta : 10,500

Paris Hilton : 300

Nicolas Cage : 150

Tom Cruise : 570

Steven Spielberg : 37 000

Tiger Woods : 800

Richard Branson : 43 000

Lionel Messi : 400

J.K. Rowlings : 650

Harrison Ford : 230

Giorgio Armani : 8 500

Eric Clapton : 250

Mariah Carey : 500

Elton John : 700

Angelina Jolie : 120

Jackie Chan : 400

Roman Abramovich : 12 500

Dwayne Johnson : 320

Rafael Nadal : 180

Magic Johnson : 600

Neymar: 105

Rupert Murdoch : 18 200

Paul McCartney : 800

Kirsty Bertarelli : 12 000 (femme la plus riche d’Angleterre)

Dolce et Gabbana : 2 000

Céline Dion : 800

Mark Zuckerberg : 101 000

 

 

Quelques fortunes
Quelques fortunes
Partager cet article
Repost0
15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 06:08

Nous sommes décidément entrés dans une ère protofasciste !

 

Occuper son université, bloquer un conseil d’administration, faire débrayer son amphithéâtre sera potentiellement passible de 3 ans de prison et de 45 000 € d’amende. C’est une des surprises de la fin du processus législatif de loi de programmation de la recherche (LPPR). 

 

Fin octobre, avec l’appui du gouvernement, les sénateurs avaient ajouté un amendement stipulant que « le fait de pénétrer ou de se maintenir dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement supérieur sans y être habilité […] ou y avoir été autorisé par les autorités compétentes, dans le but d’entraver la tenue d’un débat organisé dans les locaux de celui‑ci, est puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende ».

 

Lundi 9 novembre, la commission mixte paritaire réunie pour « égaliser » les versions du projet de loi de l’Assemblée nationale et du Sénat a confirmé cet article et l’a même alourdi, selon le site Academia, un portail consacré à l’emploi dans la recherche et à la critique de la précarisation de l’enseignement supérieur. 

 

Ainsi, le but relativement restrictif « d’entraver un débat organisé dans les locaux » devient « le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement ». Plutôt vaste ! De plus, le fait de commettre ce délit en réunion – ce qui est le propre de tout mouvement de contestation – fait passer la sanction à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende.

 

Une arme de destruction massive contre les mouvements étudiants à venir. En effet, l’introduction d’un tel délit pour les établissements scolaires en 2010 avait conduit à l’affaire du Lycée Bergson et à la poursuite d’une vingtaine de lycéens et d’étudiants. Une situation qui pourrait se reproduire et devenir la norme. Car, à moins que le gouvernement autorise un amendement revenant sur cet article, le texte sera voté définitivement en l’état par les deux chambres, probablement la semaine prochaine.

 

 

Source

L'action militante étudiante criminalisée par le banquier éborgneur
Partager cet article
Repost0
14 novembre 2020 6 14 /11 /novembre /2020 06:20
 

Comment entretenir l’épidémie, pour justifier et légitimer le coup d’État sanitaire moderne accompli avec des moyens de manipulation mentale hautement technologique, sinon par une politique médicale moyenâgeuse ?

 

La crise sanitaire actuelle est avant tout une crise du système de santé, incapable de gérer une simple épidémie grippale faute de moyens médicaux et d’équipements sanitaires.

 

Comment justifier et légitimer l’accélération de la destruction des infrastructures économiques considérées comme obsolètes du point de vue du grand capital, sinon par une deuxième vague de propagandes sanitaires virales, appuyées sur un traitement de l’information anxiogène propre à susciter une psychose collective. Aujourd’hui, après le couvre-feu, qui a embrasé toutes les libertés individuelles, sur fond de bruits de bottes, se profile le rétablissement du confinement pénitentiaire, cette politique d’assignation à résidence forcée que n’aurait jamais imaginé le pire des dictateurs.

 

La politique de confinement est l’ultime tentative désespérée d’un système capitaliste en déclin pour freiner sa chute, accélérée par l’irruption du coronavirus, qu’il rend mensongèrement responsable de l’effondrement de l’économie.

 

Déjà au début de l’année, pour juguler l’épidémie du Covid-19, dans l’affolement et l’improvisation, de nombreux gouvernements, affligés par ailleurs d’une une crise économique plus mortelle que le coronavirus, incapables d’aligner des équipements médicaux et une armée de médecins sacrifiés ces dernières années, pour combattre efficacement et humainement le virus, avaient, de manière machiavélique, décrété d’abattre stratégiquement leur population par le confinement, cette arme de destruction massive psychologique censée anéantir le virus de la contestation populaire mondialement répandu ces récentes dernières années, afin de conjurer l’amorce de soulèvements sociaux dans un contexte de crise économique marquée par la programmation de faillites d’entreprises et d’augmentation exponentielle du chômage.

 

Aujourd’hui, après une courte période de levée du confinement pénitentiaire, cette assignation à résidence forcée imposée à la moitié de la population mondiale, la liberté conditionnelle, avec mise à l’épreuve accompagnée de mesures d’aménagement des peines privatives de circulation et de rassemblement couplées à un placement sous surveillance policier, prend progressivement fin. Retour à la case prison domiciliaire. En effet, l’État, ce juge d’application des peines cruelles sociales, économiques et politiques, sur fond de répressions protéiformes, en dictateur compulsif, récidive. Après l’application du couvre-feu, retour en force du confinement, qui s’apparente à un véritable blocus.

 

En vrai, dans cette crise du Covid-19, faut-il redouter l’invisible virus naturel (maîtrisable avec des moyens sanitaires abondants et efficaces) ou l’ostensible microbe despotique de l’État visiblement destructeur (impossible à contrôler et à neutraliser) ? Une chose est sûre : l’internement des citoyens innocents en bonne santé, décrété au nom de la prétendue protection des personnes âgées et vulnérables, à notre époque hautement technologique censée être équipée d’infrastructures médicales de pointe, interpelle à plus d’un titre.

 

Sans conteste, le confinement, procédé « moyenâgeux », pour reprendre la formule du professeur Didier Raoult, constitue une mesure qu’aucun dictateur n’aurait désavoué. D’aucuns s’interrogent, dans une vision complotiste, sur l’auteur étatique mystérieux de l’invention du virus concocté par quelque laboratoire malveillant.

 

La vraie question à poser serait plutôt : les virus ayant toujours existé, connaissant leur taux de létalité (estimé à moins de 2 % de décès essentiellement parmi la population la plus âgée et vulnérable), pourquoi avoir suscité une telle peur panique parmi les populations sinon pour légitimer le confinement pénitentiaire, décrété, lui, pour des desseins initialement inavoués et inavouables.

 

Mais, aujourd’hui, ces desseins s’éclairent au grand jour, à examiner l’incessante activité gouvernementale des différents États de la majorité des pays, illustrée par le nombre incommensurable de lois liberticides promulguées ces deniers mois. À l’évidence, chaque Etat, à la faveur de l’épidémie du coronavirus, s’applique à blinder son pouvoir despotique par l’instauration de mesures sécuritaires et attentatoires à la liberté, décrétées sous prétexte de gestion de la crise sanitaire du Covid-19.

 

En réalité, sous couvert de guerre virologique, les classes dominantes mènent une guerre de classe aux classes populaires. Les dirigeants profitent de la pandémie pour aggraver les lois antisociales et durcir la dictature « naturelle » étatique, renforcées par la militarisation de la société. Nous assistons, impuissants, à un véritable « coup d’État sanitaire » permanent perpétré dans de nombreux pays (en particulier dans l’orbite occidentale, pays sous domination de grand capital financier – Italie, Espagne, Portugal, France, Israël, etc.) pour imposer leur nouvel (dés) ordre mondial économique dématérialisé et financiarisé.

 

Paradoxalement, presque un an après l’apparition de l’épidémie du Covid-19, alors que nous sommes censés être en guerre contre le coronavirus, en lieu et place d’équipements médicaux et de personnels soignants pour nous protéger, nous avons droit, en guise de médication, toujours à une artillerie de lois répressives et au confinement accompagné du déploiement de militaires (pour nous soigner contre notre virus contestataire létal ?).

 

Une chose est sûre, paradoxalement mais sans nous surprendre, les premières retombées rentables surgies de cette crise sanitaire ne bénéficient qu’aux classes dominantes, au plans politique et économique, respectivement par le durcissement de leur pouvoir despotique étatique et le renforcement de leur hégémonie financière.

 

En effet, profitant de notre frayeur et de notre tétanisation, suscitées par le traitement médiatique anxiogène de la pandémie du Covid-19, de notre emprisonnement domiciliaire, de l’état de siège, du couvre-feu, et de l’interdiction de rassemblement et de manifestation, les classes possédantes du monde entier ont fait voter par leur État, en l’espace de quelques mois, des centaines de lois de régression sociale et de répression politique qu’aucun tyran n’aurait songé imposer.

 

Concomitamment, ces classes possédantes ont instauré, pour sauver leurs richesses aux moyens de renflouements des banques, de subventions aux entreprises, d’exemptions fiscales, de nationalisations de certains secteurs, le socialisme pour les riches, et ont perpétué en l’aggravant le capitalisme pour les pauvres. Comme on le relève, la gestion de la crise prétendument « sanitaire » confine davantage à une opération de sauvetage de la santé (momentanément) de l’économie des capitalistes mise sous profusion, alimentée par l’argent public sous forme de crédits différés, plutôt qu’à une protection de la vie des malades toujours livrés à eux-mêmes sans soins efficaces.

 

Avec cynisme, nonobstant la gravité de la crise sanitaire, avec un système de santé aux besoins d’équipements médicaux pourtant vitaux, les États ont débloqué mille fois plus d’argent public pour subventionner les trusts, les banques, les bourses que pour secourir financièrement et matériellement les hôpitaux et autres structures sanitaires, toujours aussi dramatiquement sous-équipés.

 

En effet, dans l’ensemble des pays, excepté les discours incantatoires belliqueux, le secteur sanitaire ne bénéficié d’aucune mesure concrète matérialisée par l’acquisition d’équipements médicaux toujours cruellement défaillants dans les établissements de soin, par la construction de nouveaux hôpitaux et le recrutement de personnels soignants.

 

Quoi qu’il en soit, en dépit des tentatives de neutralisation de la contestation sociale et politique par le confinement et le couvre-feu, les peuples ont déjà discerné la source de la crise sanitaire et économique actuelle.

 

Au-delà du mystérieux virus invisible agité comme un épouvantail par les classes dirigeantes pour terroriser les populations, justifier et légitimer la militarisation de la société (matérialisée par les répressions, les arrestations et les incarcérations, dans certains pays affectés depuis longtemps par le virus de la dictature), le mystère de l’origine des crises sanitaires et économiques virales actuelles se dévoilent. Le « patient zéro » a été identifié par l’ensemble des peuples meurtris : il s’agit du capitalisme pathogène. Aujourd’hui, le virus capitaliste a muté en sa version périlleuse dont on observe les premiers symptômes létaux.

 

Le grand capital fait déjà payer l’effondrement économique de son système aux classes populaires (et aux classes moyennes et aux petites couches entrepreneuriales devenues économiquement inutiles), réduites au chômage et à la paupérisation absolue.

 

Une chose est sûre : le monde entier assiste à la faillite d’un système économique en déclin, à la débâcle de l’ordre social dominant, à l’échec historique d’une classe bourgeoise agonisante, à l’incurie criminelle des Etats, à la tentative de militarisation de la société impulsée par les classes dominantes aux fins de sauver désespérément leur système en pleine décomposition.

 

Avec bonheur, cette crise inédite de grande ampleur commence néanmoins à déclencher de profondes mutations dans les consciences, des interrogations sur la pérennité du modèle économique dominant, de réelles aspirations à la transformation de la société.

 

Certes, l’onde de choc initiale, suscitée par l’effondrement brutal de l’économie et par l’amoncellement des cadavres livrés cruellement à la crémation, avait tétanisé les populations. Mais aujourd’hui la colère souterrainement gronde, progressivement fermente, assurément monte, et la volonté de transformation sociale et politique se manifeste.

 

En tout état de cause, si, historiquement, le capitalisme a constitué originellement une réponse économique progressiste aux limites stérilisantes du féodalisme, aujourd’hui il représente un obstacle, voire un danger, à l’évolution humaine, au développement des forces productives, contraignant les peuples opprimés, notamment les travailleurs, à devoir à leur tour le dépasser par l’instauration de leur mode de production supérieur fondé sur des rapports sociaux humains égalitaires fondés sur une démocratie autogestionnaire horizontale.

 

Particulièrement en cette période de pandémie du Covid-19, exigeant la mise en commun, à l’échelle mondiale, de toutes les richesses, ressources et connaissances scientifiques, par-delà les intérêts nationaux (souvent liés aux classes possédantes, uniques propriétaires des richesses et de l’Etat) pour œuvrer collectivement au contrôle de l’économie et à la conception rapide d’un vaccin en vue de l’administrer gratuitement à toutes les victimes du monde entier.

 

Illustration : https://kaosenlared.net/que-ha-podido-fallar/

 

 

Publié par Le Grand Soir

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 06:06

Une nouvelle entreprise de flicage et de syphonage de nos porte-feuilles est apparue en Normandie en 2018 : les voitures radars privatisées. Il ne s'agit en aucun cas d'améliorer la sécurité routière, donc de sauver des vies mais de voler de l'argent aux conducteurs et d'instaurer un climat totalitaire sur nos routes.

 

Des véhicules “ flasheurs ” banalisés, conduits par des chauffeurs privés employés d'entreprises privées, contrôlent nos vitesses sans qu'on s'en aperçoivent (5 heures 30 par jour) à la place des policiers et gendarmes. Expérimentée en Normandie, cette “ externalisation de la conduite ” devrait couvrir tout le territoire français en 2021.

 

On sait depuis trente ans que la vitesse n'est qu'une des causes principales des accidents. Les pouvoirs publics se contrefichent de l'amélioration de la sécurité routière : ils ont préféré investir dans un système répressif qui coûte peu cher et qui rapporte gros.

 

Des députés ont fini par s'émouvoir de cet état de fait scandaleux et ont posé des questions écrites au ministre de l'Intérieur en octobre 2020. Ils voulaient savoir, d'une part, si sur les routes par lesquelles passent ces radars sur roues, les accidents étaient en diminution, et si leur gravité était moindre. De plus, ils voulaient savoir si cette externalisation de la conduite avait des effets sur la présence des forces de l'ordre sur la route, et si celles-ci étaient recentrées sur d'autres missions, comme les contrôles ciblés d'alcoolémie ou de stupéfiants.

Par ailleurs, ces élus ont demandé  au gouvernement si les voitures radars privatisées, pendant qu'elles circulent, remontent des données relatives à la sécurité routière, comme la vitesse du trafic ou les éléments de la signalisation routière. Si oui, ces élus souhaitaient savoir quelles étaient les données ainsi enregistrées, comment et combien de temps elles seraient conservées.

 

 

Source :  Ligue de Défense des Conducteurs 

 

Voitures radars privatisées : rien à voir avec la sécurité
Partager cet article
Repost0
8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 06:21

Je reprends ici une réflexion d'Assimbonanga dans Le Grand Soir :

 

Ce pays a déjà beaucoup trop oublié l’héritage de Sarkozy. Gloire à Sarkozy à qui nous devons tant, le chaos lybien, les 75 premiers naufragés laissés à crever sous le soleil dans leur bateau pneumatique, le dépeçage de l’office national des forêts, la dislocation de la police de proximité, la privatisation de tout service public, de l’hôpital public, (l’ambulatoire fait la prospérité des compagnies d’ambulance et taxis) et le goût pour les assurance de santé privées puisque le frère à Sarkozy était un patron d’assurance, Malkoff-Médéric. De nombreuses casseroles et procès posent sur les épaules de Sarkozy-Bismuth, mais je trouve que l’on néglige encore trop de nombreux aspects de son œuvre. Pourquoi le confit d’intérêts entre frères est-il passé sous silence alors que tout le monde tombe sur une épouse de ministre si elle a le malheur d’être speakerine de télévision ? 


Je ne comprends pas Carla Bruni. Comment peut-elle couvrir ce vaurien, ce magouilleur, ce margoulin ? Car ses sirupeuses chansonnettes le couvrent bel et bien d’un habillage de grâce, de charme et d’élégance. 


Concernant ces 18€, est-ce qu’ils seront remboursés par la sécu ? Par la complémentaire ? Et pourquoi pas 25€ comme pour une consultation de médecin généraliste ? Je trouve qu’à gauche, nous sommes quelque peu impulsifs et brouillons. Faudrait arrêter avec les déclarations imprécises, mal calibrées, comme ce très regrettable "communauté tchétchène", alors qu’il était important de rappeler le "terrorisme tchétchène". On se fait foutre de notre gueule , ridiculiser et le message ne passe pas. Je ne retiendrai qu’un truc à surligner en gras dans ce texte :

 

 

Donc, il y a les mutuelles, va-t-on nous dire. Oui, mais les complémentaires, mutuelles, assurances privées vont évidemment inscrire ce nouveau forfait dans leurs contrats. Leurs tarifs ont déjà augmenté de 47% en 10 ans. Et j’ai noté que leurs frais de gestion ont augmenté de 30% également en 10 ans. Vraiment, mieux vaudrait avoir un système de Sécurité sociale unique d’un bout à l’autre, qui nous épargnerait de voir consacrées 15% des dépenses de ces mutuelles en coûts de financement pour la publicité, la bureaucratie privée et les actionnaires !

L'héritage de Sarkozy
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 06:26

Qui aurait pu imaginer que la gauche se déchirerait à propos d’un délit imaginaire forgé par des assassins ?

 

 

Au début des années 1960, sans trop comprendre ce que signifiait le mot, je vendais chaque année au porte-à-porte les timbres de l’école « laïque » édités par la Ligue de l’enseignement ; je participais dans les rues de Seine-Saint-Denis aux défilés des fêtes de l’école qui se proclamait fièrement gratuite, obligatoire et laïque. Il m’a fallu attendre l’année du bicentenaire de la Révolution, 1989, il y a plus de trente ans, pour prendre conscience qu’il s’agissait là d’un bien essentiel, quand l’Iran des mollahs a condamné à mort un écrivain laïque, Salman Rushdie, coupable d’« islamophobie » [son roman Les Versets sataniques avait provoqué l’ire de l’ayatollah Khomeyni]. Puis il y eut Taslima Nasreen que les mêmes dictateurs de conscience destinèrent à la décapitation [pour son roman La Honte, en 1994].

 

Qui aurait pu imaginer que la gauche, dans son ensemble, se déchirerait à propos d’un délit imaginaire forgé par les assassins, alors même que Rushdie nous mettait en garde, dès le prononcé de la fatwa le visant, en nous expliquant que ce concept d’islamophobie était jeté en pâture aux ignorants, afin qu’ils le restent ? La terreur islamiste a sidéré le monde, elle a mis les mots en actes, répandant le sang « impur » des traducteurs, des éditeurs, des cinéastes, des dessinateurs, des amateurs de rock, des enfants de maternelle, des professeurs, des prêtres, de ceux qui les protégeaient… Cet effroi planétaire a produit ses effets au plus près et j’ai pu, au fil des ans, en mesurer l’impact dans mon entourage immédiat. Les premières alertes datent du début des années 2000, quand le responsable national de l’association antiraciste dans laquelle je militais s’était rapproché de Tariq Ramadan, de Dieudonné, et qu’il évoquait la nécessité d’une loi contre le blasphème. C’était tellement loin de mes préoccupations que je n’en ai, à l’époque, pas saisi la portée.

 

Tweet infâmes

La trajectoire sanglante de Mohammed Merah, en 2012, a servi de déclencheur. Dans ma ville natale, Saint-Denis, un élu communiste et « délégué à l’égalité », répond alors sur les réseaux sociaux à ceux qui lui demandent ce qu’il pense des enfants juifs tués d’une balle en pleine tête dans une cour d’école : « Suis en mode hommage, j’arrête tout ou on va me dire que je ne suis pas touché, pas ému, du coup je vais m’entraîner à pleurer. » Au cours des années suivantes, il fera de cette ironie meurtrière sa marque de fabrique, produisant des centaines de Tweet infâmes, sans que jamais les organisations auxquelles il appartenait lui fassent la moindre remarque. Il sera l’un des principaux organisateurs, en 2019, de la déshonorante marche contre l’islamophobie, avant de figurer en bonne place sur la liste des « insoumis » aux dernières élections municipales.

 

En 2014, à Aubervilliers, ma ville de résidence, la coalition Front de gauche s’est vue adoubée dans les locaux mêmes de la mosquée où un imam dispense des prêches antirépublicains, homophobes et organise la défiance envers l’école laïque. Cette coalition acceptera dans ses rangs trois maires adjoints issus de l’association locale des musulmans. L’un de ces adjoints s’illustrera en engageant publiquement le dialogue avec la mouvance d’Alain Soral, qui se définit lui-même comme national-socialiste, et en déclarant à plusieurs reprises qu’en matière d’immigration les gouvernements de la République se comportent plus durement que l’ancien maire Pierre Laval à l’encontre des juifs ! Ce qui, là encore, ne l’empêchera pas de figurer sur l’une des listes de gauche en mars dernier. Pour faire bonne mesure, on embauchera également, entre autres, un trafiquant de cocaïne à la tête d’une des directions municipales, pour service rendu. Il sera arrêté pour menace de mort [en 2016], un mois après son intronisation, alors qu’il arborait les insignes de Daech.

 

Basculement d’électeurs

Dans le même mouvement, des directeurs de conscience autoproclamés peuvent, sans trembler, affirmer que Charlie a déclaré la guerre à l’islam, une obscénité qui n’a heureusement pas été réitérée lorsque Samuel Paty a subi le même sort que celui des membres de la rédaction du journal dont il expliquait les dessins. On se contente de parler, dans cet espace de radicalité, de « barbarie policière » pour qualifier l’exécution, en état de légitime défense, du tueur. Ces mêmes directeurs de conscience qui s’affichent aux côtés des racistes, des homophobes, des antisémites du Parti des indigènes de la République, et qui considèrent que l’on en fait trop avec la jeune lycéenne Mila, qui vit depuis des mois sous la menace des assassins pour avoir usé de sa simple liberté.

 

Comment dire son dégoût lorsqu’une sénatrice sensible à l’environnement pollue le sien en posant au milieu de jeunes enfants manipulés qui portent une étoile jaune où est inscrit le mot « musulman » [lors de la marche contre l’islamophobie], suggérant une fois encore que la persécution fantasmée de l’Etat à l’encontre d’une religion équivaudrait à la « solution finale » ?

 

Toutes ces trahisons, tous ces abandons ont désarmé la gauche dans un combat essentiel. Ils permettent à la droite la plus obscure, à l’extrême droite, de se faire les championnes de la préservation des principes républicains ! Ils creusent la défiance, ils favorisent le basculement de centaines de milliers d’électeurs vers les porteurs de solutions autoritaires. Tous ces gens qui ont failli, leaders de partis gazeux, adjoint à la mairie de Paris, députés des quartiers populaires, syndicalistes éminents, chroniqueuses en vogue, devraient avoir la décence de se retirer. Aucun d’eux ne parle en notre nom.

 

Une couverture emblématique de Charlie [de 2005] représente le prophète Mahomet qui se lamente prenant sa tête entre ses mains : « C’est dur d’être aimé par des cons. » Si j’avais deux doigts de talent, je placerais Jean Jaurès dans la même position, s’adressant à ceux qui, aujourd’hui, à gauche, usurpent et sa pensée et son nom, lui qui affirmait que laïcité et démocratie sont synonymes.

 

 

Paru dans Le Monde du 28 octobre 2020.

Didier Daeninckx sur l'islamo-gauchisme
Partager cet article
Repost0
6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 06:17

 

Ce mercredi 4 novembre, Bénédicte Robert, rectrice de l’académie de Poitiers, aurait pu décider de mettre fin à huit mois d’acharnement institutionnel l’affaire des « 4 de Melle ». Alors même que la communauté éducative se recueille encore pour honorer la mémoire de Samuel Paty, le ministère de l’Éducation Nationale n’hésite pas à attaquer et à sanctionner l’usage d’une liberté d’expression qu’il célèbre bien ironiquement dans les médias depuis plus de deux semaines. Jean-Michel Blanquer et ses plus proches collaborateurs sont aujourd’hui pris en flagrant délit d’hypocrisie !

 

Sylvie Contini est sanctionnée d’une mutation d’office, Cécile Proust est exclue de ses fonctions pour une durée de 15 jours (donc sans traitement), Aladin Lévêque écope d’un abaissement d’échelon et Sandrine Martin d’un blâme. Le rapport de l’enquête administrative préconisait de sanctionner les « 4 de Melle » parce qu’ils restaient dans leur « logique de combat de la réforme », c’est chose faite et les sanctions sont particulièrement lourdes ! Nous ne pouvons qu’être une nouvelle fois indignés face à cet acharnement répressif.

 

Cela fait à présent huit mois que l’affaire des 4 de Melle défraie la chronique et qu’elle suscite l’indignation, non pas seulement de la communauté éducative, mais de l’ensemble des secteurs professionnels. Pour rappel, trois d’entre eux avaient été suspendus à titre conservatoire pour s’être mobilisés contre les E3C et pour avoir dénoncé les faits graves commis par leur administration : pressions et intimidations hiérarchiques, violences physiques sur élèves, étages intégralement barricadés lors de la passation des épreuves de contrôle continu avec portes coupe-feu sanglées et sorties de secours condamnées, mise en danger d’élèves enfermés dans les salles d’examen et non évacués lorsque ces derniers étaient en proie à des malaises. L'administration s’est rendue coupable de l’intégralité de ces actes, et ce sont les enseignants qui se retrouvent incriminés ! Leur suspension de 4 mois, décidée en mars, avait été prolongée de 4 mois supplémentaires en juillet, décision inédite dans l’éducation nationale, et une quatrième collègue avait été ajoutée à la liste des réprimés, convoquée à un conseil de discipline alors qu’elle n’avait pas été suspendue.

 

L’affaire des 4 de Melle est devenue emblématique de l’acharnement répressif que subissent, dans l’éducation nationale, les personnels qui osent contester les réformes.

 

C’est pourquoi pas moins de 1500 personnes sont venues les soutenir devant le rectorat de Poitiers le 12 octobre, jour du premier conseil de discipline, sans compter les nombreux rassemblements qui ont eu lieu partout en France devant les rectorats et les DSDEN. C’est un soutien syndical d’une ampleur inédite qui a été apporté aux 4 de Melle et à tous les personnels victimes de répression : ce jour-là, étaient présents tous les représentants de l’IS nationale de l’Education (CGT, FO, FSU, Sud éducation), ceux de l’IS Fonction Publique, mais aussi les Confédérations Syndicales Solidaires, CGT, FSU et FO : du jamais vu dans un tel cas de répression !

 

Des réprimés d’autres secteurs professionnels, regroupés depuis mi-septembre dans un collectif interprofessionnel contre la répression sont, eux aussi, venus témoigner leur soutien aux enseignants Mellois: Julien du comité de soutien d’Anthony Smith, inspecteur du travail, Éric Bezou de la SNCF, Yann Gaudin de pôle emploi, Alexandre El Gamal de la RATP, Gaël Quirante de la Poste, Anissa Amini, aide-soignante en EHPAD, Boris Mollet, travailleur social.

 

La mobilisation a, sans conteste, contribué à faire reculer le rectorat de Poitiers. Fragilisé par son ampleur inédite mais aussi par les nombreuses irrégularités et contradictions soulevées lors des conseils de discipline, le rectorat s’est parfois vu contraint de modifier, voire d’abandonner, des chefs d’accusation en cours de séance !

 

Lors du premier conseil de discipline, à savoir celui de Sylvie Contini, l’administration, forte de son arrogance, n’a pas hésité à louer le sérieux de l’enquête administrative et a nié toute responsabilité concernant les décisions ayant mis en danger la sécurité des élèves au lycée Joseph Desfontaines de Melle lors de la passation des épreuves d’E3C.

 

Lors des conseils de discipline suivants, cette même administration a fini par se désolidariser officiellement des méthodes de l’enquête administrative dont elle faisait l’éloge en début de semaine, reconnaissant explicitement que cette dernière n’a pas pu permettre l’objectivation des faits reprochés aux enseignants. Elle a même fini par reconnaître et condamner fermement les débordements dont certains de ses représentants se sont rendus coupables lors des passations d’épreuves.

 

 

 

pastedGraphic.png

https://twitter.com/StylosRouges93

Fascisme plus vraiment rampant dans l'Éducation Nationale

 

Sans cesse mis en difficulté, le rectorat de Poitiers a dû se résoudre à proposer des sanctions de plus en plus basses sur l’échelle des sanctions disciplinaires au fur et à mesure de la semaine, ce qui explique leur gradation dans les décisions finales. La différence dans les sanctions apportées ne fait que symboliser le recul progressif de l’administration ; en effet, cette différenciation n’est en rien justifiable puisque les dossiers des quatre enseignants sont, sauf différences très mineures, identiques. Ici, seul l’ordre de passage justifie l’ampleur de la sanction ! Plaisante justice que celle que le hasard et l’aveuglement bornent…

 

Après une semaine de conseils de discipline et pas moins de 32h de séances cumulées (chacun des conseils de discipline ayant duré plus de 7 heures !), aucune proposition de sanction de la rectrice de l’académie de Poitiers n’obtient d’avis majoritaire. Mieux encore, pour Aladin Lévêque, c’est l’avis d’absence de sanction qui obtient la majorité. Le désaveu est de taille pour Mme la Rectrice de l’académie de Poitiers quand on sait à quel point ces procédures sont normalement gagnées d’avance pour l’administration qui y est à la fois enquêtrice, accusatrice et juge.

 

Désavouée par ses propres procédures, Bénédicte Robert n’en a pas moins décidé de passer en force et d’appliquer ces sanctions qu’aucun des conseils de discipline n’a validées !

 

La communauté éducative ne peut tolérer un tel abus de pouvoir ! La mobilisation a déjà fortement contribué à faire reculer le rectorat de Poitiers : il faut aujourd’hui la poursuivre pour qu’aucune sanction ne soit prise contre nos collègues.

 

Nous demandons au ministre de l’Éducation Nationale ainsi qu’à la rectrice de l’académie de Poitiers de bien vouloir entendre et reconnaître l’unanimité du soutien apporté aux 4 enseignants de Melle en abandonnant toute sanction contre eux. Nous exigeons aussi d’avoir la garantie que plus jamais ce ministère ne remettra en question les droits syndicaux et les libertés démocratiques.

 

Les 4 de Melle n’en resteront pas là et useront de tous les recours qui leur sont offerts pour dénoncer ces méthodes et faire annuler ces sanctions. Et nous les soutiendrons dans toutes les démarches entreprises ! Vous pouvez dès à présent leur apporter un soutien financier en participant à la caisse de solidarité : https://www.lepotcommun.fr/pot/n9i5n24r

 

Le comité de soutien aux 4 de Melle

#SoutienAux4deMelle #SoisProfEtTaisToi

Suivez-nous sur Twitter

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 08:59
Il est parti ?

 

NOT YET !

Partager cet article
Repost0