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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 05:15

Par Pierre Boyer :

Ou, comment diluer (et donc faire disparaitre) la laïcité dans la fraternité...

À force de dire tout et n'importe quoi sur la laïcité — et dans ce domaine du n'importe quoi Blanquer et Darmanin sont des champions —, voilà le niveau de confusion et de ridicule où nous en sommes.
Prochaine étape: "manger du couscous avec des artichauts de Bretagne, c'est ça la laïcité".
Pour rappel, la laïcité est un régime de séparation des Eglises et de l'Etat destiné à assurer l'égalité des libertés de conscience.
Ce régime suppose par ailleurs que la sphère politique soit réglée par une rationalité non dogmatique, encadrée par l'égalité des droits: la loi doit se fonder sur des arguments accessibles à tout citoyen, indépendamment de ses convictions religieuses fondées sur une foi qui déborde la raison.
Cette rationalité dialogique doit faire l'objet d'un apprentissage scolaire, ce pourquoi l'école dispense un enseignement "laïque". Cela ne signifie pas qu'elle impose un catéchisme ou un credo laïque, encore moins un salut au drapeau, mais qu'elle enseigne les méthodes scientifiques et les savoirs historiques et critiques qui permettent de se rapporter réflexivement à ses propres croyances et incroyances, de se situer soi-même dans l'espace d'un pluralisme de positions possibles, d'intégrer dans ses raisonnements le paramètre de la faillibilité de sa propre pensée, de refuser la violence et de faire que la foi la plus fervente ne soit pas un fanatisme, de participer à un débat démocratique où la foi peut inspirer les convictions mais où les positions défendues doivent se formuler dans les termes d'une argumentation partageable et dans le respect de l'égalité des droits de toutes et tous.
En ce sens, oui, il est juste de dire, comme l'une des affiches, que la laïcité enseigne à "penser par soi-même" (expression qui demanderait à être bien expliquée).
En revanche, cela n'a rien à voir avec "être dans le même bain, porter les mêmes couleurs, manger les mêmes courgettes" et que sait-on encore.
Quant à "l'égalité en tout", remarquons qu'elle suppose l'abolition des classes sociales, du soutien-gorge et de la notation scolaire.
De la laïcité
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29 août 2021 7 29 /08 /août /2021 05:09

 

Ci-dessous une analyse du site fort utile La Quadrature du Net :

 

Pass Sanitaire : quelle surveillance redouter ?

 

Les critiques du passe sanitaire dénoncent unanimement un « danger autoritaire ». Assez justement, la CNIL elle-même présente ce danger comme « le risque d’accoutumance et de banalisation de tels dispositifs attentatoires à la vie privée et de glissement, à l’avenir, et potentiellement pour d’autres considérations, vers une société où de tels contrôles deviendraient la norme et non l’exception ». Prenons un instant pour détailler ce danger et répondre à la question : de quel type de surveillance le passe sanitaire est-il l’expression ? 

 

Il existe déjà de nombreux « dispositifs attentatoires à la vie privée » contre la généralisation desquels nous luttons depuis des années : écoutes téléphoniques, fichage, caméras, drones, géolocalisation, logiciels espions… Pour comprendre et prévenir les dangers posés par le passe sanitaire, il faut le situer précisément au sein de cet écosystème. Certains outils de surveillance sont plus ou moins faciles à déployer, à plus ou moins grande échelle, de façon plus ou moins visible et avec des conséquences très variables. En comprenant dans quel mouvement technologique et à partir de quels outils pré-existants le passe sanitaire s’est construit, nous espérons lutter plus efficacement contre la banalisation du type de surveillance qu’il permet.

Contrôler pour exclure

Pour prendre du recul, décrivons de façon générale l’action que permet de réaliser le passe sanitaire : exclure de certains emplois, transports et lieux des personnes dont la situation diffère de certains critères fixés par l’État.

Formulé ainsi, ce mode de régulation n’a rien de nouveau. C’est notamment de cette façon que l’État français traite les personnes étrangères : l’accès aux transports vers le territoire national, puis l’accès au séjour et à l’emploi sur le-dit territoire n’est permis que si la situation des personnes étrangères est conforme à des critères fixés par l’État (situation personnelle familiale et économique, pays d’origine, âge…). Le respect des critères est vérifié une première fois en amont puis se traduit par la délivrance d’un titre : visa, cartes de séjour, etc. Ensuite, la police n’a plus qu’à contrôler la possession de ces titres pour contrôler la situation des personnes, puis leur ouvrir ou leur fermer les accès correspondants. En menaçant d’exclure du territoire ou de l’emploi les personnes ne disposant pas du bon titre, l’État déploie une lourde répression – les conséquences pour les personnes exclues sont particulièrement dissuasives.

Toutefois, jusqu’à peu, ce type de répression avait d’importantes limitations pratiques : les titres ne pouvaient être délivrés qu’avec un certain délai et à un certain coût, de nombreux policiers devaient être déployés pour les vérifier et certains policiers devaient même être spécifiquement formés pour en vérifier l’authenticité. Ces limitations expliquent sans doute en partie pourquoi ce type de répression s’est jusqu’ici centré sur des cas précis (tel que le contrôle des personnes étrangères) sans être systématiquement déployé pour gérer n’importe quelle situation que l’État souhaiterait réguler.

Le passe sanitaire est la traduction d’évolutions techniques qui pourraient supprimer ces anciennes limites et permettre à cette forme de répression de s’appliquer à l’ensemble de la population, pour une très large diversité de lieux et d’activités.

Passage à l’échelle technologique

Au cours de la dernière décennie, la majorité de la population française (84% en 2020) s’est équipée en smartphone muni d’un appareil photo et capable de lire des code-barres en 2D, tels que des codes QR. En parallèle, l’administration s’est largement appropriée les outils que sont le code-barre en 2D et la cryptographie afin de sécuriser les documents qu’elle délivre : avis d’imposition, carte d’identité électronique… Le code en 2D rend quasi-nul le coût et la vitesse d’écriture et de lecture d’informations sur un support papier ou numérique, et la cryptographie permet d’assurer l’intégrité et l’authenticité de ces informations (garantir qu’elles n’ont pas été modifiées et qu’elles ont été produites par l’autorité habilitée).

Si ces évolutions ne sont pas particulièrement impressionnantes en elles-même, leur concomitance rend aujourd’hui possible des choses impensables il y a encore quelques années. Elle permet notamment de confier à des dizaines de milliers de personnes non-formées et non-payées par l’État (mais simplement munies d’un smartphone) la mission de contrôler l’ensemble de la population à l’entrée d’innombrables lieux publics, et ce, à un coût extrêmement faible pour l’État puisque l’essentiel de l’infrastructure (les téléphones) a déjà été financée de manière privée par les personnes chargées du contrôle.

Désormais, et soudainement, l’État a les moyens matériels pour réguler l’espace public dans des proportions presque totales.

Une brique de plus à la Technopolice

La crise sanitaire a très certainement facilité ces évolutions, mais son rôle ne doit pas être exagéré. Cet emballement dramatique des pouvoirs de l´État s’inscrit dans un mouvement d’ensemble déjà à l’œuvre depuis plusieurs années, qui n’a pas attendu le coronavirus, et contre lequel nous luttons sous le nom de « Technopolice ». Il s’agit du déploiement de nouvelles technologies visant à transformer les villes en « safe cities » capables de réguler l’ensemble de l’espace public.

La Technopolice est l’expression d’évolutions technologiques qui, comme on l’a vu avec le cas du passe sanitaire, ont permis de rendre totales des formes de régulations qui, jusqu’alors, étaient plus ou moins ciblées. Prenons le cas emblématique des caméras : jusqu’à peu, la police était matériellement limitée à une politique de vidéosurveillance ciblée. Elle ne pouvait exploiter les enregistrements vidéo que pour analyser quelques situations ciblées, à défaut de pouvoir mettre un agent derrière chaque caméra 24 heures sur 24. De même, l’identification d’une personne filmée demandait des efforts importants.

Ces limitations ont depuis volé en éclat. La reconnaissance faciale rend presque triviale l’identification des personnes filmées (voir notre exposé). L’analyse automatisée d’images permet de détecter en continu tous les événements définis comme « anormaux » : faire la manche, être trop statique, courir, former un grand groupe de personnes, dessiner sur un mur… (voir par exemple les projets imaginés à Marseille ou à Valenciennes). Plus besoin de placer un agent derrière chaque caméra pour avoir une vision totale. Qu’il s’agisse du passe sanitaire ou de l’analyse d’image automatisée, dans les deux cas, la technologie a permis à des techniques ciblées de se transformer en outils de contrôle de masse de l’espace public.

Contrôle permanent des corps

Ce parallèle nous permet d’apporter une précision importante : qu’il s’agisse du passe sanitaire ou de la détection automatique des comportements « anormaux », ces systèmes ne nécessitent pas forcément un contrôle d’identité. Le logiciel d’imagerie qui signale votre comportement « anormal » se moque bien de connaître votre nom. De même, en théorie, le passe sanitaire aussi pourrait fonctionner sans contenir votre nom – c’est d’ailleurs ce que prévoyait la loi initiale sur la sortie de crise ou, plus inquiétant, ce que proposent désormais certaines entreprises en se fondant non plus sur le nom mais le visage. Dans ces situations, tout ce qui compte pour l’État est de diriger nos corps dans l’espace afin de renvoyer aux marges celles et ceux qui – peu importe leurs noms – ne se conforment pas à ses exigences.

Ce contrôle des corps se fait en continu et à tous les niveaux. D’abord pour détecter les corps jugés « anormaux », que ce soit par leur comportement, leur apparence, leur visage, leur statut vaccinal, leur âge… Ensuite pour contraindre les corpset les exclure de la société, que ce soit par la force armée de la police ou par des interdictions d’entrée. Enfin pour habiter les corps et les esprits en nous faisant intérioriser les règles dictées par l’État et en poussant à l’auto-exclusion les personnes qui ne s’y soumettent pas. Tout cela à l’échelle de l’ensemble de la population.

Une accoutumance injustifiée

L’adoption massive du passe sanitaire aurait pour effet d’habituer la population à se soumettre à ce contrôle de masse, ce qui s’inscrit dans la bataille culturelle plus large déjà initiée par le gouvernement, notamment autours des caméras. Cette accoutumance permettrait à l’État de poursuivre plus facilement sa conquête totale de l’espace public telle qu’il l’a déjà entamée avec la Technopolice.

Pourtant, paradoxalement, dans son format actuel, le passe sanitaire n’apparaît pas comme étant lui-même un outil de régulation très efficace. Il semble difficile d’empêcher les médecins qui le souhaitent de fournir des passes à des personnes qui ne devraient pas en recevoir. Et, quand bien même les passes seraient attribués aux « bonnes personnes », en l’état celles-ci peuvent facilement les partager avec les « mauvaises personnes ». Certes, la police entend réaliser des contrôles d’identité pour lutter contre ces échanges mais, si l’efficacité du système repose au final sur des contrôles de police aléatoires, il n’était pas nécessaire de déployer des mécanismes de surveillance de masse pour aller au-delà ce qui se fait déjà en la matière, par exemple avec les ordonnances manuscrites délivrées par les médecins que la police peut vérifier en cas de soupçons. Cela permettrait au moins de diminuer les risques d’accoutumance à un nouveau système de contrôle de masse.

Hélas, il semble plus sérieux d’envisager le scénario inverse : l’inefficacité du passe sanitaire pourrait servir de prétexte pour le perfectionner, notamment en permettant aux contrôleurs non-policiers de détecter les échanges de passe. Comme vu plus haut, certains proposent déjà un nouveau système affichant le visage des personnes contrôlées. Une telle évolution nous livrerait la version pleinement aboutie et efficace du système de contrôle de masse rêvé par la Technopolice – et la police n’aurait presque plus à travailler pour contrôler les passes.

 
Pass “ sanitaire ” : diriger nos corps dans l'espace
Obligation de prouver la nécessité

Même dans son format le plus sophistiqué, l’efficacité du passe sur le plan sanitaire resterait toujours à démontrer – il demeure de nombreuses incertitudes, que ce soit sur la valeur des tests au bout de 72 heures, sur le taux de transmission même une fois vacciné, sur le cas des nouveaux variants, sur l’efficacité de la contrainte pour inciter la population à se faire vacciner, ou sur la durée de validité à retenir pour les tests de dépistage.

Au plan juridique et politique, et tel que nous l’avions rappelé pour StopCovid, l’État est soumis à une règle simple mais fondamentale : il a l’obligation de prouver qu’une mesure causant des risques pour les libertés fondamentales est absolument nécessaire avant de la déployer. Dans notre cas, non seulement le gouvernement n’a pas encore démontré l’efficacité du passe sanitaire mais, plus grave, il a refusé de déployer ou de tester l’efficacité de mesures alternatives qui ne causeraient aucun risque pour les libertés (telles que des campagnes de communication bienveillantes, transparentes et non-paternalistes pour inviter à se faire vacciner), ou des mesures complémentaires ambitieuses (tel que le déblocage de financements pour permettre le dédoublement des salles de classe et leur aération, ce que le gouvernement à tout bonnement écarté).

Conclusion

Résumons : le passe sanitaire illustre des évolutions technologiques qui permettent à un mode de répression ancien (la répression par l’exclusion, illustrée notamment par le contrôle des personnes étrangères) de passer d’une échelle relativement restreinte à une échelle presque totale, concernant l’ensemble de la population et de l’espace public, afin de renvoyer à ses marges les personnes qui ne se soumettent pas aux injonctions de l’État.

Si, aujourd’hui, ces injonctions ne sont que d’ordre sanitaire, il faut encore une fois redouter que ce genre d’outil, une fois banalisé, soit mis au service d’injonctions dépassant largement ce cadre. Cette crainte est d’autant plus pesante que ce processus a déjà commencé au sein de la Technopolice, qui esquisse d’ores et déjà un mode de régulation social fondé sur la détection et l’exclusion de toute personne considérée comme déviante ou comme ayant un comportement « anormal » aux yeux de l’État et des entreprises de sécurité qui définissent ensemble et de manière opaque les nouvelles normes de comportement en société.

Dernier rappel stratégique : si le gouvernement français se permet d’imposer de tels outils de détection et d’exclusion des personnes qu’il juge indésirables, c’est notamment car il peut reprendre à son compte, et redynamiser à son tour, les obsessions que l’extrême droite est parvenue à banaliser dans le débat public ces dernières années afin de traquer, de contrôler et d’exclure une certaine partie de la population. La lutte contre les risques autoritaires du passe sanitaire serait vaine si elle ne s’accompagnait pas d’une lutte contre les idées d’extrême droite qui en ont été les prémices. La lutte contre le passe sanitaire ne doit pas se faire avec, mais contre l’extrême droite et ses obsessions, qu’elles soient dans la rue ou au gouvernement.

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26 août 2021 4 26 /08 /août /2021 05:13

 

· Moi-même, je ne la connaissais pas jusqu'à ce que je découvre ce texte déposé par Eliane Arnould sur Facebook.

 

Une héroïne peut en cacher une autre

 

Pourquoi Denise Vernay, soeur de Simone Veil et grande héroïne de la Résistance décédée le 4 mars 2013 à 88 ans, est-elle restée inconnue jusqu'à nos jours.

 

Oui, un air de famille qui en rappelle une autre : le même visage volontaire, juvénile et harmonieux, le regard direct et acéré, les pommettes saillantes, la bouche mutine, joliment dessinée, prête à en découdre et les deux tresses épaisses que l’on devine sagement figées le temps du cliché.

 

l'une étant portée au pinacle, l'autre restant ignorée, dans l'ombre de l'oubli.

 

Denise Vernay née Denise Jacob le 21 juin 1924 à Paris, elle prendra le nom de « Vernay »par Son mariage avec Alain Vernay (journaliste).

 

Comment évoquer la personnalité lumineuse de cette femme magnifique quasi inconnue du grand public ?

 

Engagée dans la Résistance en 1943, à 19 ans, elle en est une figure emblématique dont les motivations majeures étaient simplement : « patriotisme et civisme ». appelée « Miarka » ou «Annie » par les Résistants et amis. C'étaient les faux noms qu'elle avait choisis pour conserver son anonymat lorsqu' elle était entrée dans la Résistance.

 

. «Annie » était le nom sous lequel elle était connue comme agent de liaison au service des Mouvements Unis de Résistance représentés en Haute-Savoie par Georges Guidollet (« Ostier »).

 

Elle parlait peu de ce qu'elle avait vécu et a toujours exigé, de tous ceux qui l'entouraient, la plus grande discrétion. Car elle était d'une humilité et d'une réserve sans pareil.

 

La vie de Miarka reste inconnue. Très peu de personnes savaient qui elle était, tant elle est restée discrète sur la résistante qu'elle avait été.

 

La famille quitte Paris en 1924 pour s'installer à Nice. Le père était architecte et la mère avait abandonné ses études. fin juin 1940. Le 9 septembre, la Gestapo s'installe à Nice. Le nouveau « statut des Juifs » décrété par Vichy prive alors le père du droit d'exercer son métier.

 

Denise donne des leçons particulières de mathématiques pour aider la famille. A la rentrée scolaire de 1940, elle entre en première au lycée à Nice. En 1941, à 17 ans, Denise apportait au lycée des nouvelles diffusées par la radio anglaise : premier acte de résistance. c'était une jeune fille blonde rayonnante de beauté.

 

En juillet-août 1942 les rafles pour arrêter les étrangers juifs s'intensifient. Au début de septembre 1943 Denise participe à un camp de cheftaines au sein du mouvement scout des Eclaireuses.

 

1943, à 19 ans, Denise, qui a reçu chez les éclaireuses le nom totémique de « Miarka », est accueillie d'abord chez cette camarade à Saint-Marcellin en Isère et rencontre un ami qui lui propose de se rendre à Lyon en tant qu'agent de liaison de la Résistance. elle plonge dans la clandestinité et devient sous le nom de « Miarka » agent de liaison du mouvement Franc-tireur. A bicyclette, elle glisse du courrier clandestin dans les boites aux lettres.

 

février 1944, elle est depuis 7 mois à Lyon et on lui conseille, par prudence, de quitter cette ville : le 18 mars 1944, elle retourne à Nice où elle retrouve ses parents pour les 21 ans de sa sœur Madeleine. Ce fut sa dernière réunion de famille, car son père, sa mère, son frère et ses deux sœurs seront arrêtés, parce que juifs, dix jours plus tard et dirigés sur Drancy puis Auschwitz-Birkenau.

 

Miarka revient à Lyon et se met entièrement au service du mouvement « Franc-tireur ». À l'origine de ce mouvement, né à Lyon en 1941, se trouvent de petits cercles d'hommes venus d'horizons divers qui, peu à peu, se rejoignent pour former, dès novembre 1940, une équipe qui s'intitule d'abord « France-Liberté » Jean-Pierre Lévy arrivé à Lyon fin 1940 crée un journal clandestin autour duquel se greffe le mouvement de résistance qui va prendre le nom de Franc-tireur.

Miarka , dont le nom de guerre lyonnais devient « Annie », se porte volontaire pour cette mission au printemps 1944. La direction régionale des MUR avait besoin d'un agent de liaison à Annecy pour la Haute-Savoie.

 

En 1944, après le débarquement en Normandie, elle va récupérer en Saône-et-Loire deux postes émetteurs ainsi que de l'argent qui y ont été parachutés pour les acheminer vers le maquis du plateau des Glières. Son taxi est arrêté à un barrage par la milice qui la remet à la gestapo de Lyon où on lui fera subir la torture de la baignoire.

 

Denise est déportée au camp de Ravensbruck le 26 juillet 1944 car les Nazis ne savent pas qu'elle est juive sinon elle aurait été dirigée vers le camp d'extermination d'Auchwitz. Elle y sauvera la vie de déportées polonaises exténuées par les expériences médicales en subissant à leur place les interminables appels comme en témoigne Germaine Tillion dont elle fut l'amie et la secrétaire. Transférée à Mauthausen en mars 1945, elle sera libérée un mois après...

 

Denise Vernay a enregistré son témoignage à la Fondation pour la mémoire de la déportation .

 

Quand la France a panthéonisé Simone Veil, pourquoi ne pas avoir évoqué l'héroïsme de sa soeur, déportée pour faits de résistance ? Pourquoi ce silence des frères Veil concernant leur tante ?"

Connaissez-vous Denise Vernay ? Evidemment pas !
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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 05:12

Lu sur un site découvert récemment, Profession Gendarme. Des gendarmes ont créé une "association professionnelle de défense des droits et intérêts matériels et moraux des personnels militaires de la gendarmerie". Sur le site, on trouve toutes sortes d'informations précieuses. Un ancien gendarme, Ronald Guillaumont, a créé ce site qui a pu être accusé de complotisme. Mais aujourd'hui, dans un pays de grande violence où la démocratie recule chaque jour, où le mensonge d'Etat devient coutumier et où l'information est construite par une caste stipendiée par neuf milliardaires, où commence le complotisme dans la recherche de la vérité et dans la mise en question de la propagande officielle ?

 

Les preuves (de la dérive de la Dictature en Marche)

Preuve N° 1 : elle couronne toutes les autres preuves

Par Valérie Bugault (Docteur en Droit) Extrait de son interview par L’Observateur Continental : « La dictature est clairement revendiquée » Août 2021 (Partie 2)

« Il faut commencer par préciser que la France n’existe officiellement plus depuis que ses institutions officielles ont été mises en suspens par l’arrivée d’un Conseil de Défense sanitaire sans base juridique, a-constitutionnel et a-politique. Cette suspension des institutions étatiques et leur détournement (lequel constitue un “abus de droit international public”) par un Conseil de Défense, dépourvu d’assise juridique sérieuse et politiquement illégitime, est la manifestation éclatante du fait que les forces globalistes sont en train de prendre le contrôle officiel des États. »

Remarque :  

Ce Conseil toujours en vigueur, est la base du système totalitaire du président de la République qui a transféré le pouvoir qu’une partie du peuple lui a donné en l’élisant à un organisme de sa création qui n’a aucun fondement légal. L’épidémie de covid-19 sert manifestement les seuls intérêts de la finance et des mondialistes.

https://nouveau-monde.ca/le-bon-virus-au-bon-moment/

Preuve N° 2 : associée à la précédente 

Loi du 15 février 2021 prorogeant l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 31 décembre 2021.

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043134078

Remarque :

Indissociable de la précédente, la prolongation de l’état d’urgence sanitaire est le corollaire de la preuve N° 1, tant que nous aurons Macron à la tête de l'Etat, nous subirons l’état d’urgence sanitaire permanent qui lui permettra de gouverner à sa guise.

Preuve N°3 : un des multiples décrets mettant en place le Pass sanitaire

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043915443

Remarque :

Contraire au Code Civil

https://www.cielvoile.fr/2021/08/code-penal-contre-pass-sanitaire.html

Des manipulations grossières à gogos

La démocratie, c’est le dialogue et le débat contradictoire, cependant il est manifeste que nous n’avons plus depuis le début de la crise qu’un seul son de cloche, celui du gouvernement. Tout ce qui ne convient pas au pouvoir est censuré. Les opposants à la gestion de la crise par le pouvoir sont systématiquement passés sous silence et n’ont le droit que de se taire. Où sont passés le professeur Perrone, ancien président de la commission des maladies transmissibles du Haut Conseil de la santé publique, à qui le gouvernement à honteusement supprimé la direction de l’hôpital de Garches, hôpital qui sous sa direction avait, et de très loin, le meilleur taux de guérison du Covid en Île-de-France, Luc Montagner, prix Nobel de Médecine, Laurent Toubiana, INSERM directeur du Réseau Sentinelle, Alexandra Henrion-Caude, ex. Directrice à l’INSERM, le Professeur Jean-François Toussaint, cardiologue, pour ne citer qu’un très petit nombre nommément, sans compter les 30 000 docteurs de cette pétition ?

https://nouveau-monde.ca/fr/30-000-medecins-francais-sorganisent-reclamant-le-retour-a-la-normale-2e-conference-du-collectif-covid

La banquier éborgneur et sa Dictature en Marche, en trois preuves et quelques faits incontestables
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22 août 2021 7 22 /08 /août /2021 05:01
 

Tiré du site Profession Gendarme : https://www.profession-gendarme.com/le-gouvernement-francais-recrute-dans-la-garde-nationale-ukrainienne-pour-les-futurs-gendarmes-en-france/

 

Des membres de la Garde Nationale Ukrainienne sont recrutés pour servir dans la gendarmerie française , alors que cette Garde Nationale a des nazis dans ses rangs (dont Azov / Corps National)et qu’ elle participe à des crimes contre l’humanité sur la population du Donbass.

Le colonel Jean-Luc Lomon, Attaché des forces de l’ordre de l’Ambassade de la République française en Ukraine, est arrivé à l’Académie nationale de la Garde nationale d’Ukraine. Pour la troisième fois, il passe un examen pour obtenir un brevet militaire en français pour les membres de la Garde nationale.

Cette fois, 21 militaires ont voulu tester leurs connaissances : 15 cadets de la Faculté des sciences humaines, 6 officiers des unités militaires de la Garde nationale, dont 3 suivent des cours intensifs à l’Académie.

« C’est ma sixième visite à l’Académie nationale. Une telle régularité montre qu’un travail fructueux s’accomplit entre nos pays. Preuve de notre coopération, la formation des militaires de la gendarmerie française et l’implication de locuteurs natifs dans les cours avec les cadets de l’Académie. Je suis très heureux de voir que le nombre de personnes qui étudient le français à l’Académie augmente et que la qualité des connaissances augmente chaque année. La coopération internationale en Ukraine se développe rapidement et c’est la Garde nationale qui devrait devenir la base pour construire une structure de maintien de l’ordre solide, tenant compte de l’expérience internationale moderne» , a déclaré le colonel Jean-Luc Lomon.

L’examen de français comportait deux parties : écrite et orale. Au cours de la première étape, les officiers et les cadets ont effectué des tâches d’écoute, de lecture et d’écriture. La deuxième partie, la plus importante, s’est déroulée sous forme d’entretien. Au cours de celle-ci, les militaires ont montré leurs compétences en communication.

«J’ai étudié le français à l’école. Après être entré à l’Académie, j’ai continué à l’étudier, même si j’avais le choix de choisir l’allemand. J’ai passé l’examen de français pour la première fois. Bien sûr, ce n’était pas facile, mais j’ai étudié toute l’année et je me suis sérieusement préparé à ce test. Après tout, avoir un niveau élevé de maîtrise du français ouvre maintenant une opportunité extraordinaire : un voyage en France et des études à l’école de la gendarmerie. Je me suis fixé un objectif, entrer dans les trois premiers candidats aux études en République française» , a déclaré la cadette Diana Krainova.

Il est à noter que les résultats de cet examen seront pris en compte lors de la sélection des candidats à l’Ecole de Gendarmerie.

Département des relations internationales, de l’information et de la communication à NSU.

Source : nangu.edu.ua/

Auteur : Lopez Guillaume

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21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 07:13
Je rappelle que j’ai eu le Covid, comme ma femme et une de mes filles, et que nous sommes vaccinés. Mais je souscris globalement à cette dénonciation de la dérive fascisante que nous subissons et qui n’a même plus l’excuse d’être sanitaire. Cela ne m'empêche pas de souscrire à ce qui suit (repris de Facebook). Par Marie-Neige Mlb.
 
 
A tous les gens raisonnables et très intelligents qui s’indignent devant ceux qui ne veulent pas se faire vacciner.
"C’est sûrement pour notre bien.
 
Oui, c’est pour notre bien en effet que les autorités ont continué depuis un an et demi à supprimer des lits à l’hôpital.
 
C’est pour notre bien qu’ils nous ont imposé le port du masque à l’extérieur sans aucun fondement scientifique.
 
C’est pour notre bien qu’ils refusent de recommander de la vitamine D et du zinc en prévention pour renforcer nos défenses immunitaires malgré toutes les études qui confirment leur rôle.
 
C’est pour notre bien qu’ils refusent de recommander des traitements précoces peu onéreux malgré l’abondante littérature scientifique et les expériences de terrain qui en montrent l’efficacité et qu’ils recommandent seulement du doliprane et de rester à la maison.
 
C’est pour notre bien qu’ils menacent et suspendent tous les médecins qui ont soigné leurs patients avec des résultats époustouflants au lieu de les renvoyer chez eux avec du doliprane.
 
C’est pour notre bien qu’ils commandent des millions de dose de remdesivir à 3000 euros la dose en intraveineuse sans études validant ces effets et malgré un retour sur le terrain qui a conclu à son inefficacité, sa toxicité pour les reins et son rôle mutagène.
 
C’est pour notre bien qu’ils refusent de s’intéresser au vaccin chinois ou russe, (uniquement pour des raisons sanitaires ! ), même quand on ne disposait pas d’assez de vaccins.
 
C’est pour notre bien qu’ils terrorisent et menacent la population pour aller se faire injecter un médicament expérimental sur lequel nous n’avons aucun recul à moyen et long terme.
 
C’est pour notre bien que le pouvoir exécutif a créé un conseil de défense totalement secret (pour 50 ans) avec une haute autorité de santé composée d’acteurs en conflits d’intérêt.
 
C’est pour notre bien qu’ils incitent les enfants à se faire vacciner alors qu’ils risquent davantage de souffrir des effets secondaires des « vaccins » que du covid.
 

C’est pour notre bien qu’ils lancent une vaccination de masse en pleine pandémie contrairement aux règles habituelles de prudence.
 
C’est pour notre bien qu’ils piétinent les libertés les plus fondamentales et scindent à présent le peuple en deux avec deux régimes de droits.
 
C’est pour notre bien qu’ils ont interdit la prescription d’hydroxychloroquine jusque-là en vente libre par les médecins.
 
C’est pour notre bien qu’ils refusent de recommander l’usage de l’ivermectine, de macrolides et du zinc.
 
C’est pour notre bien qu’ils ont méprisé tout le travail de l’IHU méditerranée, le lieu le plus à la pointe de la recherche en France en infectiologie et dont les résultats ont été bien meilleurs qu’ailleurs.
 

C’est pour notre bien qu’ils mobilisent et financent des tests PCR peu fiables avec des cycles d’amplifications si nombreuses que le test perd de toute sa pertinence.
 

C’est pour notre bien qu’ils comptabilisent comme mort du covid une majorité de gens morts avec le covid.
 
C’est pour notre bien qu’ils se sont associés avec les Gafam pour censurer les lanceurs d’alerte sur you tube, sur twitter, sur Facebook.
 

C’est pour notre bien qu’ils acceptent de décharger les industries pharmaceutiques de toute responsabilité juridique en cas d’effets secondaires des vaccins et qu’ils nous font signer une déclaration de consentement.
 

C’est pour notre bien qu’il a été décidé de créer une scission en France entre les vaccinés et les non-vaccinés alors même que les vaccinés peuvent être contaminants.
 
C’est pour notre bien qu’on a déclaré comme fou, gâteux, dangereux tous les scientifiques parmi les plus brillants et aux titres académiques les plus prestigieux qui ont eu le malheur de contester la narration officielle sur les événements.
 
Pardonnez-moi de finir par me méfier de ceux qui veulent mon bien. Je suis trop bête pour comprendre."
 
Merci à Jean-Dominique Michel et Reza Moghaddassi.
 
 
 
 
 
 
 
 
C'est pour notre bien...
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19 août 2021 4 19 /08 /août /2021 05:06

D'après Le Figaro, l'État français s'est allié au géant du numérique américain Google pour vérifier si les piscines construites par les particuliers sont bien déclarées et soumises à imposition.


Les grosses chaleurs de l'été enfin au rendez-vous, il peut être agréable de se prélasser dans sa piscine. Allongé sur vos bouées gonflables, profitez-en pour jeter un coup d'œil dans le ciel. Car on vous observe peut-être. Le trait est forcé, mais l'idée principale est là. Afin de pallier au manque à gagner fiscal des piscines non déclarées, l'État français a décidé de faire appel à Google et à ses outils technologiques pour traquer les fraudeurs. Dans le Figaro, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) s'explique sur la technique utilisée. Technique qui va "recourir aux technologies innovantes d'intelligence artificielle et de big data pour garantir une meilleure fiabilité des bases de la fiscalité directe locale à partir des prises de vues aériennes de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN)".


 Des algorithmes seront ensuite utilisés pour identifier, depuis ces prises de vues, la propriété avec piscine et vérifier si elle est "correctement [imposée] aux impôts directs locaux (taxe foncière notamment) ". Si ce n'est pas le cas, "le propriétaire du bien est invité à régulariser sa situation ", indique la DGFiP au quotidien. Pour rappel, on peut lire sur le site impot.gouv.fr que toute piscine qui n'est pas déplaçable sans être démontée "constitue un élément d'agrément bâti formant une dépendance qui doit être prise en compte pour l'établissement de la Taxe d'habitation et de la Taxe foncière "
La question des données privées


L'entreprise Google rappelle au Figaro qu'elle ne fournira que les outils au fisc français. Des outils qui ont « fait non seulement l'objet d'une appropriation par les équipes de la DGFiP, mais cette dernière acquiert également la propriété intellectuelle et la pleine maîtrise des modèles algorithmiques développés ». La DGFIP assure aussi que seules les photos utilisées pour les piscines feront " l'objet d'un traitement sur le cloud "

Flicage et capitalisme : sus aux piscines privées !
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10 août 2021 2 10 /08 /août /2021 05:04

Par Addison Reeves :

 

C’est juste deux semaines. C’est juste rester à un mètre de distance. C’est juste rester à deux mètres de distance. C’est juste ne pas sortir. C’est juste ne pas serrer de mains. C’est juste travailler à la maison. C’est juste les commerces non essentiels qui sont fermés

 

C’est juste les bars. C’est juste les restaurants. C’est juste les théâtres. C’est juste les concerts. C’est juste la danse. C’est juste les sports intra-muros. C’est juste la chorale

 

C’est juste les services médicaux non essentiels auxquels vous devez renoncer. C’est juste les articles non essentiels que vous n’avez pas le droit d’acheter. C’est juste ne pas pouvoir faire de l’exercice. C’est juste les gymnases. C’est juste la fermeture de votre entreprise pendant un certain temps. C’est juste ne pas faire d’argent pendant un certain temps. C’est juste ne pas être capable de payer vos factures pendant un petit moment

 

C’est juste un inconvénient mineur. C’est juste ne pas être autorisé à faire du covoiturage. C’est juste ne pas avoir de relations sociales pendant un moment. C’est juste un masque. C’est juste ne pas voyager pendant un moment. C’est juste ne pas embrasser les gens pendant un moment. C’est juste le sexe en missionnaire qui est risqué

 

C’est juste ne pas voir sa famille et ses amis pendant un moment. C’est juste ne pas rendre visite à vos grands-parents temporairement. C’est juste le fait que vos grands-parents ne reçoivent pas de visiteurs pour leur sécurité. C’est juste un anniversaire que tu dois sacrifier. C’est juste un Thanksgiving seul. C’est juste un Noël sans ta famille. C’est juste deux anniversaires que vous avez dû sacrifier. C’est juste ne pas célébrer d’événements marquants pendant un an et demi

 

C’est juste temporaire. C’est juste une mesure de sécurité. C’est juste votre capacité à payer en liquide. C’est juste une recherche de contacts. C’est juste un examen de santé. C’est juste un contrôle de température. C’est juste un scan de votre visage. C’est juste une perte mineure d’intimité

 

C’est juste un semestre. C’est juste deux semestres. C’est juste une année de moins dans la vie de votre enfant. C’est juste un semestre de plus. C’est juste un diplôme d’études secondaires

 

C’est juste la naissance de votre petit-enfant que vous avez manquée. C’est juste ne pas pouvoir être là pour vos proches quand ils sont malades ou mourants. C’est juste ne pas avoir de funérailles. C’est juste ne pas pouvoir faire le deuil en personne avec vos proches. C’est juste ne pas pouvoir assister à un service religieux. C’est juste ne pas pouvoir pratiquer certains aspects de sa religion

 

C’est juste la désinformation qui est censurée. C’est juste les conservateurs qui sont censurés. C’est juste une partie de la science qui est censurée. Ce sont juste les personnes qui ont des opinions opposées qui sont interdites en ligne. C’est juste l’opposition que la Maison Blanche cible pour la censure. Ce sont juste les mauvaises opinions qui sont censurées

 

C’est juste l’économie. Ce sont juste les propriétaires de petites entreprises qui souffrent financièrement. Ce sont juste les pauvres qui souffrent financièrement. Ce sont juste les gens de couleur qui souffrent financièrement. C’est juste la souffrance financière. C’est juste quelques petites entreprises qui ont dû fermer définitivement. C’est juste quelques grandes entreprises qui ont fermé

 

C’est juste le fait de ne pas aller plus loin que quelques kilomètres de sa maison. C’est juste un couvre-feu. C’est juste une permission de sortie. C’est juste être seul pendant deux semaines. C’est juste être isolé socialement pendant un an

 

C’est juste un vaccin. C’est juste une série de rappels. C’est juste des rappels réguliers tous les six mois. C’est juste deux semaines de plus. C’est juste un enfermement de plus. C’est juste une fois par semaine – deux fois maximum – que vous devrez prouver que vous êtes apte à participer à la société. Ce sont juste les non-vaccinés qui seront mis à l’écart de la société. C’est juste un test médical

 

Plutôt simple, non 

 

Juste faites-le, putain

 

Mais quand on additionne tous les « justes », cela représente nos vies entières

 

Depuis plus d’un an et demi, nous avons été privés de la possibilité de vivre pleinement nos vies, de faire des choix significatifs pour nous-mêmes et d’exprimer nos valeurs comme nous l’entendons

 

C’est « juste » l’incapacité d’exprimer notre humanité et la négation totale de notre propre personne. Toutes ces mesures ont servi à interdire l’expression vers l’extérieur de la réalité interne valide et complexe d’une personne. Ce type de suppression de soi fait violence à l’âme même de chacun

 

Tous ces « justes » soi-disant insignifiants et soi-disant éphémères nous ont transformés en États totalitaires qui ne semblent pas avoir de fin

 

Une définition du Covid

 

À New York, en Californie, en Australie, etc., le peuple a permis au gouvernement d’exercer un tel contrôle sur notre vie quotidienne que nous devons lui demander la permission de disposer de notre corps, de nous déplacer librement, de pratiquer une religion, d’éduquer nous-mêmes nos enfants, de protester, etc.

 

Bientôt, Biden, Trudeau et d’autres dirigeants mondiaux vont restreindre notre capacité à nous exprimer et à nous associer en ligne, de sorte que nous ne pourrons plus remettre en question, objecter ou nous organiser contre l’action du gouvernement. C’est la destruction de la démocratie

 

Je suis stupéfait de voir que mes amis progressistes – les mêmes qui prétendent soutenir la « justice sociale » – accueillent favorablement une société fasciste dans laquelle le gouvernement écrase toute opposition et où les individus ne peuvent pas faire de choix concernant leur propre vie

 

Je ne m’y conformerai pas parce que je ne veux pas vivre dans la société qui est créée par une extraordinaire soumission au gouvernement. Je ne veux pas être complice des atrocités de cette époque

 

Quel est le sens de la vie si l’on n’existe que pour obéir à l’élite à son propre détriment ? Est-ce même vivre si l’on n’a pas la possibilité de diriger sa vie ? Je me suis déjà soumis en contradiction avec mes valeurs à un point honteux. On pourrait dire : « Eh bien, qu’est-ce qu’un compromis de plus », mais ce ne sera pas juste un compromis de plus. Ce sera juste la prochaine entaille dans une mort lente par mille entailles

 

Se soumettre ne fait que valider l’étalage tyrannique du pouvoir et garantit qu’il y aura d’autres étalages de ce genre à l’avenir

 

Et que gagne-t-on à faire des compromis ? Simplement votre appartenance continue à une société qui ne vous acceptera que si vous vous immolez et ne devenez rien de plus que le reflet des désirs de la classe dirigeante

 

Si vous ne pouvez pas être vraiment vous-même dans une société, cette société vaut-elle la peine qu’on s’y accroche ? Je ne le pense pas. Autant quitter la stabilité de ma zone de confort me terrifie, autant y rester signifie continuer à me réduire au silence et à me rétrécir pour un sentiment d’acceptation fallacieux. En ce sens, il s’agit plutôt d’une zone d’inconfort

 

Chaque fois que j’ai exprimé mes craintes sur l’orientation future de la société, mes amis m’ont dit « ça n’arrivera pas ». Chaque fois que cela s’est produit, ils ont haussé les épaules et m’ont rappelé que la conformité était une option

 

À l’heure actuelle, si le gouvernement devait m’emmener dans un camp d’internement (ce qui n’est pas une idée complètement farfelue et s’est déjà produit dans le passé) parce que je suis un dangereux dissident, je suis certain que mes amis et ma famille assisteraient à la scène et diraient que c’est ma faute parce que je ne me suis pas conformé

 

Ils ne sont plus capables de reconnaître l’humanité de l’opposition ou de remettre en question le gouvernement

 

Je ne me soumettrai pas parce que je ne veux pas vivre dans un monde où mes supposés alliés seraient heureux de me voir persécuté par le gouvernement

 

Je ne me soumettrai pas parce que le climat politique est devenu si censuré, autoritaire et généralement toxique que mes points de vue ne seront jamais représentés dans le processus politique ici. Sans représentation, mes valeurs et mes croyances seront violées encore et encore par un système politique qui considère tout écart par rapport à lui-même comme invalide. Ainsi, ma conformité ne fournira aucune assurance d’un meilleur traitement à l’avenir

 

Je ne plierai pas parce que je ne suis pas conformiste

 

Je ne céderai pas parce que je ne veux pas récompenser la manipulation et la coercition du gouvernement

 

Je ne me rendrai pas parce que je peux mourir à tout moment, et je ne veux pas que mes derniers souvenirs soient ceux d’une soumission lâche à la tyrannie et de la misère et du dégoût de soi qui en résultent

 

Je ne me soumettrai pas parce que ce n’est pas la première intrusion du gouvernement dans mon corps, mon esprit et mon âme ; et si nous nous soumettons, ce ne sera certainement pas la dernière. Tout ce que j’accomplirai par ma soumission est de valider la revendication du gouvernement sur mon corps et ma vie

 

Je ne me soumets pas parce que c’est la guerre, et je ne vais pas donner à l’ennemi ses victoires

 

Je ne me soumettrai pas parce que la récompense de ma conformité sera toujours d’être traité comme un citoyen de seconde classe par la société

 

Je n’acquiescerai pas parce que je suis un objecteur de conscience

 

Je ne céderai pas parce que les mesures sont inutiles et que leur seul effet pratique sera d’accroître le pouvoir du gouvernement

 

Je ne me conforme pas parce que je ne veux pas être un simple esclave dans la version future du monde qu’ils créent, ne faisant que ce qu’on me dit de faire et devant mendier pour avoir accès aux nécessités de la vie auxquelles j’ai droit en tant qu’être vivant sur cette terre

 

Je ne céderai pas parce que leur religion n’est pas la mienne, et que je refuse d’adorer une fausse idole

 

Je ne capitulerai pas parce que je ne veux pas trahir mes ancêtres et mes prédécesseurs qui se sont battus pour que je sois libre

 

Je ne me rendrai pas parce que la liberté est plus importante que la commodité et la facilité

 

Je ne me conformerai pas parce que si je le faisais, je serais rempli de rage contre la société, de ressentiment envers mes amis et ma famille, et d’un dégoût de moi-même qui me dévorerait vivant. Je deviendrais amer et fermé, et je ne veux pas de cela pour moi

 

C’est pour tout cela que je ne veux « juste pas le faire, putain ».

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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 05:19
En 2013, Grégoire Chamayou, agrégé de philosophie, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) Cerphi ENS Lyon, publie son livre Théorie du drone.

Ci-dessous sa propre présentation de l'ouvrage.

 

Le drone est l’instrument d’une violence à distance, où l’on peut voir sans être vu, toucher sans être touché, ôter des vies sans jamais risquer la sienne.

 

Cette forme de violence télécommandée, qui à la fois supprime le face-à-face et fait éclater la distance impose de repenser des concepts apparemment aussi évidents que ceux de combattant (qu’est-ce qu’un combattant sans combat ?) ou de zone de conflit (où a lieu, une telle violence, écartelée entre des points si distants ?). Mais, plus radicalement, c’est la notion de « guerre » qui entre elle-même en crise : le drone est l’emblème de la « chasse à l’homme préventive », forme de violence qui débouche, à mi-chemin entre guerre et police, sur des campagnes d’exécutions extrajudiciaires menées à l’échelle globale.

 

Cette tentative d’éradication absolue de toute réciprocité dans l’exposition à la violence reconfigure non seulement la conduite matérielle de la violence armée, techniquement, tactiquement, mais aussi les principes traditionnels d’un ethos militaire officiellement fondé sur la bravoure et l’esprit de sacrifice. Car le drone est aussi l’arme du lâche : celle de ceux qui ne s’exposent jamais. Cela n’empêche pourtant pas ses partisans de la proclamer être l’arme la plus éthique que l’humanité ait jamais connue. Opérer cette conversion morale, cette transmutation des valeurs est la tâche à laquelle s’attellent aujourd’hui des philosophes américains et israéliens qui œuvrent dans le petit champ de l’éthique militarisée. Leur travail discursif est essentiel pour assurer l’acceptabilité sociale et politique de cette arme. Dans ces discours de légitimation, les « éléments de langage » de marchands d’armes et de porte-parole des forces armées se trouvent reconvertis, par un grossier processus d’alchimie discursive, en principes directeurs d’une philosophie éthique d’un nouveau genre – une « nécroéthique », dont il est capital de faire la critique.

 

 

Ecouter Grégoire Chamayou ici : https://www.youtube.com/watch?v=wYHZ2uqfd24]

 

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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 05:00

Il y a quelque temps, une des chaînes du service public a traité d’un problème familial qui m’avait totalement échappé à ce jour. Vous êtes un homme, vous rencontrez une femme qui vous plait. Elle n’est pas, en apparence, insensible à vos charmes. Vous avez une relation. Elle vous quitte, enceinte sans que vous le sachiez. Des années plus tard, elle se manifeste : par voie de justice, vous êtes obligé de reconnaître un enfant que vous ne connaissez pas et de payer une pension avec les arriérés.

 

Autant on peut concevoir qu’une jeune femme qui ne parvient pas à s’en sortir seule avec un enfant recherche le soutien matériel du géniteur, autant, on a pu être sidéré par une décision de justice accordant des sommes exorbitantes à un adulte de 22 ans, ce qui obligea le géniteur (qui n’avait jamais rencontré cet homme majeur) à vendre sa maison pour pouvoir s’acquitter de la dette, et ce qui le plongea dans une profonde et durable dépression.

 

La justice et le législateur ont raison de poser comme principe que tout enfant a le droit de connaître ses origines. Aujourd’hui, avec l’ADN, c’est aisé. Mais c’est peu dire que l’on assiste à un retour du bâton. Autant ce qu’on appelait il n’y a pas si longtemps des filles-mères furent gravement victimes d’une société qui les méprisait et ne leur était que de peu de secours, autant le système punit de manière aberrante et violente des hommes la plupart du temps piégés.

 

Une fois que le géniteur a été contraint de payer, que se passe-t-il ? Rien. On ne construit pas une relation humaine d’importance avec de l’argent (« Money can’t buy me love », chantaient les Beatles), surtout quand il n’est pas dans l’intention du récipiendaire de cet argent d’offrir quoi que ce soit en retour.

 

Après les pères divorcés au sommet de grues, les pères sperme.

T'es mon père bio, aboule le fric !
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