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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 06:21
La machine à remonter le temps existe !

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 06:03

 

 

Je reprends ici de larges extraits d’un article du 7 décembre 2020 de Nicolas Framont publié sur le site Frustrations.

 

 

En France, le nombre de salariés pratiquant le travail de nuit a doublé en trente ans, dans l’indifférence générale. Cette évolution a été rendue possible par une intensification du travail et des évolutions juridiques qui ont banalisé des horaires de travail pourtant catastrophiques pour la santé.

 

Nathalie se lève chaque jour de la semaine à 3h30 du matin. Elle se prépare sans bruit pour ne pas réveiller son mari, dégivre le pare-brise de sa voiture et roule pendant une heure jusqu’à l’hypermarché Auchan dans la périphérie de Boulogne-sur-Mer où son planning l’amène aujourd’hui. Il est 5h et des dizaines de salariés, dont Nathalie, s’activent : certains sont spécialisés dans la mise en rayon et d’autres sont promoteurs et promotrices des ventes, comme Nathalie : ils ont quelques heures pour monter des présentoirs, agencer correctement les produits et installer les « publicités sur le lieu de vente » (PLV) qui vous donnent envie d’acheter cette marque de pâtes ou de chocolat plutôt qu’une autre. Vers 10-11h, c’est le moment de quitter l’hypermarché : les clients arrivent en masse. Parmi cette fourmilière d’employé(e)s, il ne reste plus que sa partie émergée à la lumière du jour : les caissières et des agents de sécurité.

 

De retour chez elle pour le déjeuner, Nathalie n’en a pas encore terminé avec son travail. Elle doit encore effectuer un compte rendu de son activité, remplir un tableau de reporting (décrire ses tâches en cochant des cases sur un logiciel d’entreprise) et répondre aux mails qu’elle reçoit du siège de son groupe avec les nouvelles recommandations et consignes pour la semaine à venir. Comme des millions de travailleurs/euses de nuit en France, Nathalie ne parvient pas à dormir sur commande. Elle attend le soir pour se coucher, espère passer du temps avec ses deux enfants ainsi que son mari. A 20h, elle est couchée, car son planning l’amène le lendemain encore plus loin, à deux heures de chez elle.

 

Au moment des congés, il lui faudra près de deux semaines pour parvenir à retrouver un rythme normal.

 

Les dégâts sanitaires du travail de nuit

 

Comme Nathalie, environ 4,5 millions de salariés travaillent régulièrement de nuit, en France. C’est deux fois plus qu’au début des années 1990, alors que le code du travail prévoit toujours que « le recours au travail de nuit est exceptionnel » et qu’il doit être « justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d’utilité sociale. » En 2012, près de 15% des salariés étaient concernés. Selon l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, de l’Alimentation et du Travail (ANSES)Travailler de nuit n’est pas sans conséquence sur la santé des personnes : l’obésité, la dépression ou encore les maladies cardio-vasculaires sont le prix à payer.

“Lors du travail de nuit, explique les experts de l’ANSES, il se produit une désynchronisation entre les rythmes circadiens calés sur un horaire de jour et le nouveau cycle activité-repos/veille-sommeil imposé par le travail de nuit. Cette désynchronisation est aussi favorisée par des conditions environnementales peu propices au sommeil : lumière du jour pendant le repos, température en journée plus élevée qu’habituellement la nuit, niveau de bruit plus élevé dans la journée, rythme social et obligations familiales.” Notre corps reste soumis à des paramètres extérieurs et c’est pour cela qu’aller à l’encontre du rythme biologique perturbe tant notre santé. Le rapport de 2016 établit un lien entre travail de nuit et maladies cardio-vasculaire, mais aussi cancer du sein chez les femmes.

 

Jonathan* travaille pour le même groupe que Nathalie mais intervient dans tout le département du Lot-et-Garonne. Lui aussi enchaîne depuis dix ans les levées à 3h ou 4h du matin. Il adore son travail mais commence à trouver que les conséquences néfastes sont trop élevées : « Il y a des périodes où chaque jour en rentrant je m’engueule avec ma femme. J’arrive stressé et fatigué, le moindre truc me fait monter en pression ». Lutter contre le sommeil permanent s’avère particulièrement compliqué. Par exemple, Jonathan est incapable de regarder un film jusqu’au bout et pique du nez avant. Sa vie sociale en a pris également un coup : « Le vendredi soir c’est simple, je ne fais rien, je ne tiens pas. Au début, je m’endormais carrément chez les gens. ».

 

Le travail de nuit, une liberté pour certains et une nécessité financière pour beaucoup

Dans un immense entrepôt de logistique express de la région parisienne, le balai des poids-lourds, des tapis roulants et des colis amenés d’un camion à un autre ne s’interrompt pas la nuit. Pour que votre colis Amazon puisse arriver sur votre palier en 24h, alors qu’il contient un objet stocké en Allemagne ou en Belgique, il faut que des salariés déchargent chaque nuit des camions, passent tous les colis à la douchette et les amènent dans des camionnettes qui partiront vous livrer sur les chapeaux de roue.

 

Comme de nombreux salariés qui travaillent de nuit, Mustapha l’a lui aussi choisi. D’abord pour l’amélioration financière que cela lui a apportée. Car quand on gagne un salaire modeste, l’indemnité du travail de nuit permet un petit plus à la fin du mois. Ce n’est pas Byzance : on parle de 200€. Mais en proportion de revenus proches du SMIC, c’est beaucoup. Mustapha souligne ensuite que l’ambiance de travail la nuit était longtemps, dans son CHU, bien meilleure que le jour. Et quand on travaille dans une institution qui subit depuis une quinzaine d’années une mise sous pression permanente de l’Etat, ça fait une grosse différence. La hiérarchie est moins présente, le public accueilli est différent – des fêtards, des personnes sans domicile…, et l’on se soutient davantage entre collègues. La solidarité des travailleuses et travailleurs de nuit n’est pas un vain mot : Jonathan et Nathalie, quand ils arrivent à 5h dans les hypermarchés de leur secteur, retrouvent cette ambiance de « la France qui se lève très tôt » qui, bien loin d’un slogan sarkozyste, compense la dureté nocturne par une chaleur humaine que tout le monde entretient.

 

Le capitalisme à l’assaut du sommeil

 

Le travail de nuit rend-il plus libre ? Une hypothèse qui ferait hurler Jonathan Cary, auteur du livre “24/7, le capitalisme à l’assaut du sommeil”. Ce court essai avance l’idée que le sommeil est un bastion qui résiste encore à la transformation capitaliste du monde. Pour lui, « le sommeil est un interruption sans concession du vol de temps que le capitalisme commet à nos dépens », et il « impose l’idée d’un besoin humain et d’un intervalle de temps qui ne peuvent ni être colonisés ni soumis à une opération de profitabilité massive. » Face à cette exception intolérable au règne du profit sur nos vies, un régime « 24h/24h et 7 jours sur 7 » s’impose peu à peu dans nos vies et avec succès. Non pas pour éliminer la nécessité biologique du sommeil, mais pour faire en sorte qu’elle prenne de moins en moins de place et qu’elle ne soit plus un obstacle à l’exploitation continue des ressources et des hommes…

 

 

En France comme aux Etats-Unis, on dort en moyenne moins que nos aînés, ce qui donne raison à Jonathan Cary, auteur du livre, 24/7, le capitalisme à l’assaut du sommeil. Nous dormons entre 1h et 1h30 de moins qu’il y a 50 ans, avec une durée moyenne de 6h42 minutes. Évidemment, c’est une durée moyenne, certains dorment plus, et certains… beaucoup moins : c’est le cas des travailleurs de nuit. En 2012, l’INSEE montrait que les personnes travaillant de nuit dormaient 1h40 en moyenne de moins que les autres et que leur sommeil est beaucoup plus haché. Le travail de nuit constitue donc l’avant-garde du mouvement de destruction du sommeil décrit par Jonathan Cary, suivi de près par les insomniaques et les usagers de smartphones.

 

La logique rentable et “flexible” également à l’assaut du sommeil des fonctionnaires

 

Ce qui est sûr, c’est que dans de nombreux secteurs, ce sont bien les cadres spécialistes de la « gestion des ressources humaines » qui ont rendu le travail de nuit plus difficile pour celles et ceux qui les pratiquaient, parfois non sans une certaine joie, en dépit de la fatigue. C’est ce sur quoi insiste le brancardier Mustapha. Selon lui, les choses ont basculé quand les cadres de son CHU ont décidé de changer le rythme du travail de nuit. Des quatre nuits travaillées pour quatre nuits de repos, qui permettaient d’avoir du temps libre et, surtout, de reprendre pied, l’hôpital est passé au « 3-2-2-3 » : trois nuits travaillées, deux nuits de repos, deux nuits travaillées, trois nuits de repos… et rebelote. 

 

Ce qui a séduit le personnel au premier abord, c’est que ce système donne la certitude d’avoir au moins un week-end de repos d’assuré sur deux. Le système en « 4-4 » ne permettait pas cette certitude, et les week-ends étaient souvent hachés. Mais ce que les salariés n’avaient pas anticipé, c’est qu’un tel système ne permet pas de véritable récupération. Les choses ont donc sérieusement commencé à se compliquer pour Mustapha et ses collègues.  D’après lui, l’objectif de ce nouveau système est clair : assurer plus de « flexibilité » salariale, en ayant davantage de personnels à portée de main pour pallier plus facilement aux arrêts de travail. Car ce qui a également changé c’est que le CHU n’a plus, par souci d’économies, de pôle de remplacement. Ainsi, pour continuer à faire tourner les services en cas d’arrêt maladie, un collègue doit « se sacrifier » pour renoncer à des jours de repos. A cause de ce système, « les infirmières et les aides-soignantes ont parfois trop de jours de repos à récupérer : on leur demande de les mettre dans leur « compte épargne-temps ! », s’amuse Mustapha. Il a toujours refusé ce système, où l’on peut transformer ses jours de repos en rémunération. On a fini par lui imposer.

 

 

 

Dormir… Non, dit le système capitaliste

 

A mesure que la pratique se banalise, les effets néfastes et avérés sur la santé sont de moins en moins pris en compte. Mustapha n’a par exemple pas eu de visite médicale depuis quatre ans, alors que la loi impose une visite tous les deux ans pour les travailleuses et travailleurs de nuit. Chacun doit « gérer » ses problèmes de sommeil et de santé de son côté, les employeurs s’en lavent globalement les mains et la loi est de plus en plus souple. 

 

En 2017, les « ordonnances Macron »  ont facilité la signature d’accord d’entreprise qui permettent d’aménager les règles du travail de nuit en s’affranchissant des règles du code du travail. C’était une mesure initiée par les socialistes avec la loi El Khomri. Les macronistes se sont assurés qu’elle puisse se faire sans encombre : leurs ordonnances ont fait en sorte que ces accords soient « présumés conformes ». Ainsi, l’Etat ne vient plus vérifier qu’ils soient corrects et que la justification du travail de nuit soit pertinente. Il fait désormais confiance au « dialogue social », même dans des entreprises sans syndicat. Qu’importe si ces accords concernent une mesure lourde de conséquences sanitaires.

 

Renoncer au sommeil est aussi une catastrophe sociale, car il accomplit l’utopie capitaliste du 24h sur 24 7 jours sur 7 et détruit les collectifs. Le temps de repos et les congés sont devenus la planche de salut pour toute une partie des salariés de l’hôpital où travaille Mustapha et deviennent des sujets de tensions permanents entre collègues. Qui partira en juillet ? Qui partira en septembre ? Qui aura ses quatre semaines pour décompresser ? Les querelles de planning sont devenues le lot de toutes les travailleuses et travailleurs qui fonctionnent dans ces organisations, où la fatigue chronique entrave la solidarité.

 

Ouvriers et employés, qui sont ceux qui subissent le plus le travail de nuit et les horaires atypiques en général (travailler le soir, le week-end, en horaire décalé), sont également ceux qui ont le moins de vie sociale. Lorsqu’on les interroge, les ouvriers se sentent, en moyenne, trois fois plus seuls que les cadres. Sortir voir des amis, aller à des réunions de famille devient un casse-tête d’organisation quand on travaille de nuit ou le soir.

 

Il existe quatre grandes justifications du travail de nuit, qui ne se valent pas. La première est technique : la présence de machines ou de matériaux requiert parfois leur fonctionnement permanent ou une surveillance étroite. Une centrale nucléaire a besoin de travailleurs de nuit, tout comme un haut fourneau. La deuxième est sociale : dans un CHU, on a besoin de brancardiers, de soignants, de pompiers qui travaillent la nuit pour accueillir des malades, des accidentés de la route, des SDF en cas de grand froid… Dans ces cas précis, l’inévitable travail de nuit doit être compensé à hauteur de son impact sanitaire et social, à savoir, correctement payer les salariés, leur permettre un repos organisé en fonction de la meilleure récupération possible et non pour compenser un manque d’effectif comme dans le CHU de Mustapha. Bref, faire en sorte que ce travail de nuit inévitable soit considéré comme exceptionnel et valorisé à la hauteur du sacrifice qu’il constitue.

 

Pour en finir avec le travail de nuit capitaliste

 

La troisième justification du travail de nuit est d’ordre commercial et financier. Utiliser la nuit comme ressource pour gagner davantage, pour proposer un meilleur service, pour ne pas perdre une minute. Pour qu’Amazon puisse livrer ses colis en 24h et damer le pion à ses concurrents, il faut que des gens travaillent la nuit. Pour qu’Unilever, Fleury Michon ou Ferrero puissent afficher dès le matin leurs promotions sur des présentoirs toujours remplis et inciter les clients à acheter leurs produits, il faut que des gens se lèvent la nuit.

 

Si le travail de nuit plait autant aux maîtres d’ordre et aux cadres de l’économie capitaliste, c’est qu’il permet de pratiquer l’art de l’invisibilisation et de la dissimulation. Pour fonctionner, le capitalisme a besoin de dissimuler le travail. Il doit disparaître aux yeux des consommateurs. Pour qu’il puisse faire naître les mêmes affects positifs que le père Noël, il doit agir comme lui : de nuit, en silence, sans que le consommateur mesure l’étendu – et l’horreur – du travail qu’il a fallu pour parvenir au résultat qui lui est présenté. C’est ce qu’on appelle la magie capitaliste. Une magie qui concerne au premier chef celles et ceux qui sont au sommet du consumérisme : les sous-bourgeois (c’est-à-dire, les « CSP+”) et les bourgeois. Toute une logistique silencieuse et nocturne est mise en place pour leur bon plaisir : femmes de ménage qui nettoient les bureaux de la Défense la nuit, afin que le résultat – la propreté – soit séparée de leur présence, veilleurs de nuit pour les belles voitures, logistique express pour les commandes Amazon… Pour que la bourgeoisie vive confortablement le jour, il faut que des ouvriers et employés travaillent dur la nuit. 

 

Nicolas Framont

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 06:28

 

Le banquier éborgneur prépare la destruction des hôpitaux publics en planifiant une accélération des licenciements.

 

En 1986, le gouvernement Fabius promulguait la loi dite de “rénovation” de la fonction publique hospitalière. Cette loi prévoyait qu’un fonctionnaire hospitalier dont le poste était supprimé, pouvait être licencié. La lutte des personnels avait fait reculer le gouvernement. En 1998, le gouvernement Jospin était revenu à l’assaut par le biais d’un simple décret. Un mouvement de luttes l’avait fait reculer.

 

Le projet “ Ma santé 2022 ” de Macron, présenté par Agnès Buzin, a suscité de grandes luttes de la part des hospitaliers l’an dernier car il prévoyait desfermetures de lits, la disparition de maternités et d’hôpitaux de proximité… S’en est suivi un “ Ségur de la santé ”. Á la fin des négociations, on n’a surtout pas observé une rupture de “ Ma santé 2022 ” avec les politiques européennes de réduction des dépenses de santé mais, au contraire, une accélération de celles-ci.

 

Les nouvelles suppressions de lits, de services, d’intervention mobile d’urgence), de maternités et d’hôpitaux de proximité que les groupements hospitaliers de territoire devront coordonner sous l’autorité des ARS, sont plus que jamais à l’ordre du jour.

 

C’est le retour du projet de Fabius. Le ministre Véran a ressorti les dispositions permettant les licenciements prévues il y a 34 ans.  Il s’agit là d’une attaque inédite contre le statut de la Fonction publique hospitalière et son corollaire : la garantie de l’emploi.

 

En pleine crise sanitaire et sociale, d’un côté les salariés sont gravement menacés tandis que le Patronat reçoit mannes et subsides.

 

Le licenciement d’un fonctionnaire hospitalier est possible, sous certaines conditions. Si son poste est supprimé, il peut être licencié après avoir refusé trois offres d’emploi. Il peut également l’être six mois après la suppression de son poste en l’absence de proposition de poste.

 

Le gouvernement veut diminuer le nombre de fonctionnaires. Après avoir annoncé vouloir supprimer 50 000 postes dans la Fonction publique d’Etat, il a fait reculer, revenant à 10 500.

 

 Hôpitaux publics : l’impérieuse nécessité de licencier
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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 06:09

 

Á propos d’Hélène de Portes, maîtresse officielle du président du Conseil Paul Reynaud et qui avait très nettement outrepassé ses droits en devenant une présidente-bis, De Gaulle aurait dit, alors que cette personnalité venait d’être décapitée dans un accident de voiture : « C’était une dinde, comme toutes les femmes qui font de la politique. » Churchill l’appelait le perroquet car elle répétait à tout le monde ce qu’elle entendait, y compris aux Conseils des ministres auxquels elle participait, coupant la parole à certains, rabrouant d’autres.

 

Tout cela pour dire que, pendant longtemps, en France, comme presque partout ailleurs, les femmes qui ont essayé de sortir la tête hors de l’eau ont fait face à de farouches oppositions, à des sarcasmes, à de la haine. C’est peut-être Françoise Giroud – dont  le fond de commerce n’était pas dans la misandrie – qui a peut-être le mieux résumé le problème de l’inégalité femmes-hommes en déclarant dans une interview de 1983 : « La femme serait vraiment l’égale de l’homme jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. » On peut dire que le banquier éborgneur a vérifié ce postulat…

 

Je commence aujourd’hui une nouvelle série sur des femmes qui ont détenu du pouvoir. Je vous épargnerai les classiques bien connues : Margaret Thatcher, Catherine de Médicis, Élisabeth de Russie, Indira Ghandi, Golad Meir, Hillary Clinton, Angela Merkel, pour m’intéresser à des personnalités plus confidentielles mais souvent très fascinantes.

 

Je commencerai par une reine qu’un de mes arrière-grands-pères, petit paysan picard, a côtoyée car il fut quelques jours – en qualité de conscrit – son geôlier à Alger où elle avait été exilée : Ranavalona III.

 

Née le 22 novembre 1861, elle mourut le 23 mai 1917 et fut la dernière reine de Madagascar, succédant à Ranavalona I et Ranavalona II (qui fit de Madagascar un pays officiellement chrétien). Toute sa vie de reine, elle résista aux visées colonialistes de la France dans son pays. Par exemple, en renforçant les relations avec les États-Unis et la Grande-Bretagne. Elle ne put empêcher la prise du palais royal en 1895. C’en fut fini de l’autonomie de ce royaume centenaire.

 

Dans un premier temps, Ranavalona est autorisée à rester dans son palais. Mais, suite à un mouvement insurrectionnel, les Français l'exilent sur l’île de La Réunion en 1897. Après la mort de son mari, Ranavalona est transférée dans une villa à Alger avec une partie de sa famille et de ses domestiques. Une allocation confortable lui est allouée. Quelques escapades à Paris lui sont autorisées. Mais le gouvernement français refusera qu’elle retourne dans son pays.

 

La reine meurt d’une embolie à l’âge de 55 ans en 1917. Ses restes seront rapatriés à Madagascar en 1938.

 

L’île accèdera à l’indépendance en 1960. Elle est aujourd’hui dirigée par un président autocratique et technocratique.

Femmes au pouvoir (1)
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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 06:05

"Quand Coulibaly tue des juifs, il ne tue pas que des juifs, il tue l’autre. Charlie Hebdo aussi, c’est l’autre. Le sens de ces crimes, c’est l’annihilation de l’autre, de la différence. Si l’on ne répond pas à cela, on se sera arrêté en chemin."

Le Monde a publié le verbatim de la plaidoirie de Richard Malka

Un texte remarquable qui pourrait servir de support à la réflexion sur la liberté d'expression, le droit à la caricature, l'islamisme, la justice, le droit. Vous cherchez un support à vos cours, chers collègues? Rien de plus efficace que ce texte.

« Le temps qui passe, les contretemps, les renvois d’audience, les déficiences et les indécences de certains, tout cela ne peut rien changer à la profondeur de notre chagrin. Celui d’être privé de l’intelligence, du talent et de la bonté de ceux qui ne sont plus. Alors on cherche un sens. C’est le seul moyen de le supporter. Un sens à ce qui est arrivé. Un sens à ce procès.
 
Il a été épique, tragique, tourmenté. Il a déclenché la fureur du monde. Il a été ponctué d’attentats. Il nous a livré la parole bouleversante des victimes et nous a perdus dans les tentatives d’explication des accusés. Son sens c’est évidemment, et d’abord, de juger ces accusés. C’est de démontrer que le droit prime la force. Tout cela est déjà énorme, et dans n’importe quel procès ce serait suffisant. Mais pas là. Pas au regard des crimes commis. Les attentats de l’Hyper Cacher et de Charlie ne sont pas que des crimes. Ils ont une portée politique, philosophique, métaphysique. Ils convergent vers la même idée, ils ont le même but. Quand Coulibaly tue des juifs, il ne tue pas que des juifs, il tue l’autre. Charlie Hebdo aussi, c’est l’autre. Le sens de ces crimes, c’est l’annihilation de l’autre, de la différence. Si l’on ne répond pas à cela, on se sera arrêté en chemin.
 
Cette cour n’a pas pour objet de protéger la liberté et l’altérité. Mais de la même façon que vous avez organisé ce procès en deux temps, celui des victimes et celui des accusés, il faut accepter qu’il y ait deux procès en un. Celui des accusés et celui des idées que l’on a voulu assassiner. Ces fameuses valeurs républicaines ébranlées. Ces crimes ne sont pas des crimes comme les autres et ce procès ne peut pas être un procès comme un autre. Il doit tenir compte de sa dimension symbolique. Et mon rôle, comme avocat de la personne morale Charlie Hebdo sera de m’attacher à ce second volet.
 
Je ne plaide pas pour l’histoire. Je n’en ai rien à faire, de l’histoire. Je veux plaider pour aujourd’hui, pas pour demain. Pour les hommes d’ici et maintenant, pas pour les historiens du futur. Le futur, c’est comme le ciel, c’est virtuel. C’est à nous, et à nous seuls, qu’il revient de s’engager, de réfléchir, et parfois de prendre des risques pour rester libres d’être ce que nous voulons. C’est à nous, et à personne d’autre, de trouver les mots, de les prononcer pour recouvrir le son des couteaux sous nos gorges. A nous de rire, de dessiner, de jouir de nos libertés, face à des fanatiques qui voudront nous imposer leur monde de névroses et de frustrations. C’est à nous de nous battre pour rester libres. C’est ça qui se joue aujourd’hui.
 
« Ils détestent nos libertés »
 
Rester libre, cela implique de pouvoir dire ce que l’on veut des croyances sans être menacé de mort, abattu par des kalachnikovs ou décapité. Or, ce n’est plus le cas aujourd’hui dans notre pays. Pendant ce procès, un enseignant a été coupé en deux. Pendant ce procès, on a tué dans une basilique. On a atrocement blessé rue Nicolas-Appert. On a menacé dans plusieurs communiqués, dont un d’Al-Qaida.
 
Le message de ces terroristes est clair. Ils nous disent : vos mots, vos indignations ne servent à rien. On continuera à vous tuer. Vos juges, vos procès, sont indifférents. Vos lois sont des blagues, nous ne répondrons qu’à celles du Ciel. Ils nous disent de renoncer à la liberté parce qu’un couteau et un hachoir seront plus forts que 67 millions de Français, une armée et une police. C’est l’arme de la peur pour nous faire abandonner un mode de vie construit au fil des siècles. Et évidemment, ça ne s’arrêtera pas aux caricatures, ni même à la liberté d’expression. Ils détestent nos libertés. Ils ne s’arrêteront pas, parce que nous sommes un des rares peuples au monde à être porteur d’un universalisme qui s’oppose au leur.
Comment en est-on arrivé là ? Qu’est-ce que cette nouvelle guerre qui oppose des dessinateurs avec leurs crayons, des enseignants avec leur tableau, à des fanatiques armés de kalachnikovs ou d’ustensiles de boucherie ? Par quel enchevêtrement d’idées, de discours et d’errements en est-on arrivé à ce que, pour la première fois dans le monde occidental depuis la fin de la guerre, un journal soit décimé, avant de devoir se retrancher dans un bunker à l’adresse secrète ? Qui a nourri le crocodile en espérant être le dernier à être mangé ? Parce que c’est toujours la même chose : quand on est confronté à la peur, certains choisissent de pactiser.
 
L’histoire que je vais vous raconter est notre histoire à tous. C’est en partie, Messieurs, celle qui vous a amenés dans ces box, alors j’espère qu’elle va vous intéresser.
 
Le compte à rebours s’est déclenché à Amsterdam le 2 novembre 2004. Theo Van Gogh était un journaliste et un réalisateur pas sympathique. En 2004, il réalise Submission pour dénoncer la soumission des femmes dans l’islam. Le 2 novembre 2004, il est abattu dans une rue d’Amsterdam de huit balles dans le corps par un jeune islamiste de tendance takfiriste [une sous-branche du salafisme]. Ensuite il est égorgé, et on lui plante deux poignards dans le torse. Sur l’un de ces poignards, un petit mot de menaces de mort contre les juifs. C’est la matrice de 2015 et de ses deux obsessions : la liberté d’expression et l’antisémitisme.
 
« Supercherie, mystification »
 
A la suite de cet assassinat, un autre écrivain, danois cette fois, Kare Bluitgen, veut écrire un livre sur la vie de Mahomet dans un souci pédagogique à destination de la jeunesse. Il cherche un illustrateur. Tout le monde refuse. La peur a déjà gagné. Alors, le 17 septembre 2005, il écrit dans un journal pour dénoncer l’autocensure dès qu’il s’agit de l’islam. Flemming Rose, rédacteur en chef des pages culture du Jyllands-Posten, un journal de centre droit qui serait l’équivalent chez nous du Figaro, va demander au syndicat des caricaturistes danois comment il représente Mahomet. Le 30 septembre 2005, ces caricatures sont publiées. Pendant deux mois, il ne se passe pas grand-chose.
 
Cette affaire ne va prendre sa véritable ampleur qu’à raison d’une escroquerie à la religion. Elle a été commise par des imams danois de la mouvance des Frères musulmans, essentiellement des salafistes. En décembre 2005, ces imams partent faire le tour des capitales arabes. pour mobiliser les Etats musulmans contre ces méchants danois islamophobes. Et pour le prouver, ils constituent un dossier, comprenant les caricatures. Ce dossier, on l’a récupéré.
 
Le problème, c’est que dans ce dossier, ils ont ajouté trois dessins qui n’y figuraient pas [Me Malka les montre]. Deux d’entre eux viennent d’un site de fous furieux, des suprémacistes blancs américains. Un autre vient de France, il n’a rien à voir avec l’islam, c’est un dessin sur la Fête du cochon à Tulle en Corrèze. Et les imams disent : « Voilà comment on représente l’islam en Occident. » Et alors là évidemment, sur le fondement de cette supercherie, de cette mystification, le monde s’embrase. Et il y a des manifestations, des morts, des drapeaux brûlés. Ils ont allumé le feu et ils nous traitent d’incendiaires ? Alors oui, c’est dur d’être aimé par des cons d’intégristes mais c’est encore plus triste d’être instrumentalisé par des escrocs !
Puis vient le temps de la récupération politique. En janvier 2006, la très officielle Organisation de la conférence islamique, qui regroupe 57 pays, va saisir l’ONU et lui demander d’obliger tous les pays du monde à interdire la critique des religions. Voilà comment une escroquerie va tenter d’obtenir une modification du droit mondial sur la liberté d’expression !
 
Et c’est là que l’on va commencer à nourrir le crocodile. Le 3 février 2006, le cheikh Al-Qaradawi, guide spirituel des Frères musulmans, déclare un « Jour de la colère ». Le même jour, Jacques Chirac, Bill Clinton et le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, déclarent que « les journaux ayant contribué à diffuser les caricatures ont fait un usage abusif de la liberté de parole » et font appel à plus de respect envers les sentiments religieux.
 
« Le monde a cédé devant l’obscurantisme »
 
On en est arrivé là : le monde a cédé devant l’obscurantisme, la vérité a été recouverte par le mensonge. Et ceux qui détestent nos libertés ont senti le sang de nos démocraties et ça leur a donné de l’appétit. L’opération d’Al-Qaradawi a parfaitement réussi.
 
Cette histoire des caricatures, il faut la connaître. Il faut la répéter, il faut l’enseigner. [Le premier ministre canadien] Justin Trudeau connaît-il cette histoire, lui qui nous donne des leçons d’accommodements raisonnables pendant ce procès ? Le président [turc, Recep Tayyip] Erdogan, qui nous fait des leçons d’antiracisme, connaît-il cette histoire ? Savent-ils que tout cela n’a pas été commis par nous ?
 
Mais la machine va se gripper. La machination politique ne va pas aller jusqu’au bout. France Soir va publier ces caricatures en France, son directeur [Jacques Lefranc] sera immédiatement limogé et Charlie Hebdo va reprendre ces caricatures et les publier par solidarité. En 2007, nous sommes poursuivis par l’UOIF [Union des organisations islamiques de France] et la mosquée de Paris, nous gagnons le procès. On croyait qu’on avait gagné. En fait, on n’avait rien gagné du tout.
 
Il faut encore savoir quelque chose. Le monde entier pense que le procès des caricatures a eu lieu en France. Le premier procès, il a eu lieu au Danemark, avec le même résultat. Mais il n’a intéressé personne. Et pourquoi ? Parce que la France a une histoire particulière. Parce que c’est le premier pays au monde à avoir banni le blasphème du code pénal. C’était en 1791. La même année que le décret sur l’égalité des juifs. Je ne sais pas pourquoi, mais ces deux questions sont toujours liées, pour le pire et pour le meilleur.
 
Alors l’histoire du blasphème en France, je vais vous la raconter.
 
En 1789, la liberté d’expression est proclamée comme un des droits les plus précieux de l’homme. Deux ans plus tard, on sort le blasphème du code pénal. En 1881, on vote la grande loi sur la liberté de la presse. Les débats font rage à l’Assemblée et c’est frappant de constater à quel point ils se focalisent sur ceux d’aujourd’hui : le dessin et la religion. C’est comme si Charlie Hebdo existait déjà ! « Dieu se défendra bien lui-même, il n’a pas besoin pour cela de la Chambre des députés ! », répond Clemenceau à l’évêque d’Angers qui invoque la blessure des catholiques outragés.
 
Alors vous voyez, on n’a pas le choix. Renoncer à la libre critique des religions, renoncer aux caricatures de Mahomet, ce serait renoncer à notre histoire, à l’Encyclopédie, aux grandes lois de la République. Renoncer à enseigner que l’homme descend du singe et pas d’un songe. Renoncer à l’égalité pour les femmes, qui ne sont pas la moitié des hommes, à l’égalité pour les homosexuels, alors que, bizarrement, dans 72 pays au monde, les mêmes ou à peu près que ceux qui ont encore une législation contre le blasphème, l’homosexualité est encore une abomination.
 
« On ne peut pas sortir une religion de l’égalité »
 
Ce serait renoncer à l’indomptable liberté humaine pour vivre enchaîné. Ce serait renoncer à ce droit si merveilleux d’emmerder Dieu, monsieur le président. Charlie Hebdo ne peut pas y renoncer, et nous n’y renoncerons jamais, jamais, jamais. C’est ça, Charlie Hebdo. C’est notre droit, il est reconnu par les tribunaux. Et au-delà de nos tribunaux nationaux, par la CEDH [Cour européenne des droits de l’homme], qui lie des centaines de millions de personnes et ne dit pas autre chose.
 
Mais alors comment on fait pour sortir l’islam de cela ? Il faudrait le sortir du pacte républicain ? Il faudrait dire, non, il n’y a qu’une religion qui devrait avoir un traitement de faveur, qu’on ne pourrait pas caricaturer, et ce serait l’islam ? Ce n’est pas possible. Le combat de Charlie Hebdo, c’est aussi un combat pour la banalisation de l’islam. C’est un combat pour qu’on regarde cette religion comme une autre. Qu’on la traite comme une autre. En faire une exception, c’est évidemment le pire service qu’on pourrait lui rendre. On ne peut pas sortir une religion de l’égalité. Les religions doivent faire l’objet de la satire, et pour reprendre les mots de Salman Rushdie, de « notre manque de respect intrépide ».
 
On nous reproche des caricatures des religions. Mais en réalité, nous n’en avons jamais fait. Ce n’est pas vrai. Toutes les caricatures dont nous avons parlé ici ne sont pas des caricatures de la religion, ce sont des caricatures du fanatisme religieux, de l’irruption de la religion dans le monde politique.
 
Alors j’en viens à l’histoire de Charlie, la personne morale que je représente. En 1960, nous sommes dans la France corsetée du général de Gaulle, Cavanna rencontre Choron, ils décident de créer un journal transgressif pour bousculer les mœurs, un journal essentiellement fait de dessins, c’est Hara-Kiri. Le slogan de ce journal au départ, c’est : « Si tu ne peux pas l’acheter, vole-le. ». Cabu va les rejoindre, puis Gébé, Topor, Wolinski, Reiser. En 1970, c’est l’interdiction.
 
Le 1er novembre, y avait eu un incendie, 146 morts dans une discothèque. Le 9 novembre, le général de Gaulle meurt. Et le 16 novembre, Hara-Kiri titre « Bal tragique à Colombey, un mort ». Ça n’a pas plus du tout au ministre de l’intérieur de l’époque, Raymond Marcellin, qui ne doit d’ailleurs sa postérité qu’à cela. Interdiction d’Hara-Kiri.
A l’époque, il existait un Charlie Mensuel, dirigé par Wolinski, il a été décidé de faire une déclinaison hebdomadaire. C’est-à-dire que le fondement de l’existence de Charlie, c’est là censure de son ancêtre. Et son premier numéro va être consacré à la censure. C’est l’ADN de ce journal.
 
« Charlie Hebdo, un symbole ! »
 

 

Procès Charlie : la plaidoirie de Me Richard Malka (extraits)
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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 06:20

 

Didier Lallement, est né à Lyon en 1956 (il est tout proche de l'âge de la retraite) dans l'arrondissement chic de la ville. Ses parents appartenaient à la petite bourgeoisie. Sa personnalité est passablement complexe.

 

On le retrouve leader des étudiants socialistes du CERES de Jean-Pierre Chevènement (la gauche du PS). Á ce titre, il se rend en 1984 au Nicaragua pour soutenir le mouvement Sandinista. Chevènement lui offrira son premier poste de préfet.

 

Lallement est diplômé de l'Institut supérieur de gestion. Mais il a gravi tous les degrés de la Fonction publique sans avoir passé un seul concours.

 

Il renouvelle sa carte au PS jusqu'en 1991 et fréquente ensuite, ce qui peut toujours servir, le Grand Orient de France. Il va appartenir à divers cabinets ministériels de gauche : Roger Bambuck, Jean-Pierre Sueur, Jean-Michel Baylet (éminentissime franc-maçon). Après le rose et le rouge, Lallemand a fleureté avec le vert comme secrétaire général du ministère de l’Écologie entre 2007 et 2010 sous la direction de Jean-Louis Borloo. Lui qui s'était permis – en lui tournant le dos de manière méprisante – un “ Nous ne sommes pas dru même camp, Madame” à l'adresse d'une Gilet jaune venait en fait du même camp que cette personne.

 

Selon certains témoignages, il ne cache pas son admiration pour la Légion étrangère bien que n'ayant pas fait de service militaire pour une raison non connue.

 

Préfet à Bordeaux (Alain Juppé le qualifiait de nazi), il était capable de menacer un commissaire de police qui, à ses yeux, avait mal géré une manifestation par un « Vous allez finir sur un croc de boucher ».

 

 

Il adore les Harley-Davidson. Il aime être bien habillé. Le Point révélait en mai 2019 qu’aussitôt nommé à Paris, le préfet de police a commandé une tenue d’apparat pour chacune de ses six directions actives. On dit qu'il a un képi en fond d'écran de mobile.

 

Cet homme dont le poitrail est bardé de médailles est marié et père de cinq enfants.

 

 

 

 

Le préfet de police Lallement fut un homme de gauche, pour ne pas dire d'extrême gauche
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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 06:09

 

 

Dominique, un lecteur du Grand Soir, a récemment livré ces réflexions de bon sens sur la pandémie et le confinement.

 

Des pays qui ont plus d’un million d’habitants, le meilleur de la classe est un petit pays pauvre le Vietnam avec 0,4 mort par million d’habitant. Il a appliqué à la lettre le b-a-ba de l’épistémologie que tout médecin apprend en deuxième année de ses études (dixit le professeur Raoult) : dépistage, isolation des porteurs de virus et soins curatifs, cela dès la première alerte, soit avant la Chine  qui a préféré commencer par jeter en prison le premier médecin lanceur d’alerte. Ce médecin venait du Wuhan, il avait une bonne réputation et le Vietnam a une frontière avec cette province chinoise, frontière aussi fréquentée que la frontière franco-suisse, pendulaires dans les 2 sens oblige.

 

Les autorités du Vietnam ont immédiatement réagi et elles ont fait procédé à des dépistages systématiques, ceci, faute de moyens, sans test PCR mais avec une médecine du XX siècle de proximité. Résultat, je le répète : 0,4 mort par millions d’habitants et pas de deuxième vague.

 

En France comme en Suisse, les autorités ont commencé par ne rien faire tandis que les médias traitaient la Chine, en la voyant construire des hôpitaux en quelques jours, de dictature. Ensuite elles nous ont confiné ensemble sans aucune forme de dépistage préalable dans nos domiciles et sur nos lieux de travail. En Suisse, l’OFSP (Office Fédérale de la Santé Publique) a fait plus tard une statistique qui prouve que ces 2 endroits sont les 2 endroits où le risque de contagion est le plus grand, loin devant tous les autres.

 

Jusque là, on pourrait se dire que les autorités se sont trompées, mais cela n’est pas vrai dès que l’on tient compte de 2 éléments. D’abord en cette période de deuxième vague, il n’y a toujours pas d’isolement des malades. Les personnes positives doivent rester à la maison où elles ont tout loisirs de contaminer leurs proches. Ensuite et surtout, les autorités suisses ne peuvent pas dire qu’elles ne savaient pas car une des premières décisions du gouvernement actuel fut de mettre à la poubelle le plan épidémie élaboré par le gouvernement précédent, un plan qui prévoyait justement de suivre le b-a-ba de l’épistémologie en commençant par faire du dépistage systématique le plus tôt possible en cas d’épidémie. Ce genre de plans coûtent cher, ils sont payés par nos impôts et ils sont toujours très bien circonstanciés. Il s’ensuit donc que le gouvernement actuel ne peut pas dire qu’il ne savait pas ce qu’il fait, ni qu’il ne sait toujours pas ce qu’il fait.

 

Maintenant nous pouvons nous livrer à une autre règle de trois. Le dépistage, quel que soit sa forme, est le seul soin dont la médecine dispose qui lui permet d’isoler les porteurs d’un virus et donc de stopper une pandémie (dixit le professeur Raoult). Le Vietnam a été le premier pays à prendre une telle mesure et il est de loin un des pays qui a le moins de morts par habitant. Chez nous, il n’y a d’abord pas eu de dépistage, mais en plus on nous a confiné dans les 2 endroits où le risque de contagion est le plus élevé. Résultat : 250 morts par million en Suisse, environ le double en France. Tout ceci implique qu’il est totalement faux de dire que le confinement n’a pas eu d’effets sur cette maladie car en fait, les autorités de nos pays auraient voulu maximiser les nombres de malades et de morts qu’elles ne s’y seraient pas prises autrement. Ben oui, confiner les gens ensembles dans les 2 endroits où le risque de contagion est le plus élevé, cela revient à introduire un virus dans un élevage industriel : on abat toutes les bêtes pour se débarrasser du virus.

 

Un petit rappel historique afin de comprendre pourquoi aucun expert ne rappelle le b-a-ba de l’épistémologie que tout médecin apprends en deuxième année de ses études - dépistage, isolation et soins curatifs :

 

Ce ne sont pas les médecins vietnamiens, chinois ou vénézuéliens qui ont inventé l’eugénisme des nazis mais bel et bien des médecins occidentaux.

 

La politique des autorités de nos pays n’est donc ni de l’incompétence, ni du simple corporatisme, c’est de l’eugénisme pur et simple. Les chiffres le prouvent et ils sont têtus.

Quelques remarques sur le confinement
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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 06:03

Le banquier éborgneur aime le football. C'est son droit. Il aurait pu soutenir l'Amiens Sporting Club. Il a préféré jeter son dévolu sur l'OM : « Est-ce que j'aurais rêvé être à la place de Di Meco lors de la finale 1993? Ce n'est pas faux. J'ai joué à ce poste (de latéral gauche, ndlr) de manière beaucoup plus modeste que Di Meco, mais je me souviens avec beaucoup d’émotion de ce match, parce que je me souviens aussi du match perdu et des larmes un peu avant. J’ai d’ailleurs une photo du but (de Boli) qui m’a été offerte, prise depuis derrière les buts. C’est un merveilleux souvenir… »

Á l'occasion de la mort de Maradona, il s'est lancé dans une élégie dithyrambique, ampoulée, limite pindarique : « La main de Dieu avait déposé un génie du football sur terre. […] « Diego Armando Maradona fait rêver sa famille et son quartier par ses passements de jambes qui crucifieront [petit anglicisme en passant] bientôt les meilleurs défenseurs européens. » […] « C’est à Naples que Diego devient Maradona. » […] « Joueur somptueux et imprévisible, le football de Maradona n’avait rien de récité. Avec une inspiration toujours renouvelée, il inventait sans cesse des gestes et des frappes venus d’ailleurs. Danseur en crampons, pas vraiment athlète, plutôt artiste, il incarnait la magie du jeu. » […] « Il y avait un roi Pelé [qu’écrira le banquier éborgneur à la mort de Pelé ?], il y a désormais un Dieu Diego. »

Le banquier éborgneur explique, à juste titre, que Maradona fut un étendard antifasciste : « Avec la même grâce, la même insolence superbe, il se faufile jusqu’à la finale qu’il marque par le plus beau geste du football : la passe décisive, le but des numéro 10. Lorsqu’il soulève le trophée, un mythe est né : l’enfant terrible est devenu le meilleur joueur du monde. Et la coupe du monde retrouve l’Argentine : cette fois, c’est celle du peuple, pas celle des généraux. »

Mais chassez le naturel, il revient au galop : « Ce goût du peuple, Diego Maradona le vivra aussi hors des terrains. Mais ses expéditions auprès de Fidel Castro comme de Hugo Chavez auront le goût d’une défaite amère. C’est bien sur les terrains que Maradona a fait la révolution. »

Chaque groupe de mots donne la nausée. Maradona n’avait pas « le goût du peuple », il en était partie intégrante. Il faut être un banquier ou une dame patronnesse pour avoir le goût du peuple. Et puis, de manière implicite, le banquier éborgneur associe les échappées du footballeur vers le peuple à ses dérives dans l'alcool et la drogue. Maradona n’a jamais été « en expédition » auprès de Castro et Chavez : il se rendait auprès de compañeros. Où donc le banquier éborgneur a-t-il perçu une « défaite amère » ? Cuba et le Vénézuéla sont toujours debout et résistent obstinément aux menées impérialistes. Enfin, Maradona n’a pas fait la «révolution » : il a joué mieux que les autres. Qui a jamais fait la révolution sur un terrain de sport ? On reconnaît bien là une forme de dérive populiste sous la plume d'un grand bourgeois.

 

PS : Je n'aime pas trop quand on prend un homme et qu'on en fait un dieu...

Le banquier éborgneur et Maradona
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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 06:26

Repris du blog de Liliane Held-Khawam

 

Il est indispensable de comprendre la technologie blockchain pour comprendre comment à l’heure actuelle, là tout de suite, nos Etats sont en train de muter, de se digitaliser, de faire disparaître le tiers de confiance et d’imposer la technologie qui le permet.

 

A l’heure actuelle, l’ancien monde avec un Etat doté d’une souveraineté, relative soit, semble exister. La réalité est qu’ils sont en train de s’atomiser autour de plateformes digitales. Certains sont plus avancés que d’autres, mais tous sont en chemin pour une gouvernance mondiale digitalisée.

 

Nous avons abondamment parlé de cette technologie blockchain qui est apparue au lendemain de la crise des subprimes avec l’arrivée surprise du Bitcoin. Pour rappel, e principe est que dès qu’un membre de la plateforme envoie un Bitcoin, le système va garder l’enregistrement de ce paiement en mémoire. Les transactions sont ensuite groupés en blocs, d’où le nom de blockchain ou chaîne de blocs.

 

 

 

Numérisation mondiale et atomisation des États

C’est grâce à cette technologie que par exemple les banquiers centraux imposeront les cryptomonnaies. Mais cela ne devrait pas s’arrêter à la monnaie, et devrait aller au-delà dans le but de digitaliser tout ce qui peut l’être, mais aussi de le décentraliser. Le grand break du COVID devrait arriver à liquider le fonctionnement du monde tel que nous l’avons connu et le remplacer par un squelette technologie à la mode blockchain.

 

 

L’évènement majeur devrait être que le monde après-Covid sera toujours plus digitalisé et grâce à la blockchain n’aura plus besoin du tiers de confiance (Etat, banque, notaire, juge, etc.). Pour y arriver, la blockchain devrait aller plus loin que l’hébergement d’une cryptomonnaie du genre Bitcoin. Elle devra traiter de contrats intelligents (smart contracts) comme vous l’indique dans la vidéo ci-dessous M blockchain de IBM.

 

 

On peut commencer à envisager l’atomisation des Etats grâce à cette technologie. Un véritable “ great reset ” (grand redémarrage), qu’il s’agirait d’appréhender le plus vite possible. Les conséquences vont être existentielles. Une commission française aurait estimé en 2018 à dix voire vingt ans pour que la technologie arrive à maturité. De notre côté nous avons le sentiment que tout serait en place d’ici 2030, si aucun impondérable ne devait venir faire dérailler le système.

Pour la première fois, un acte de naissance a été enregistré sur la blockchain.

 

 

C’est cette fois au Brésil que cela se passe avec pour la fois dans l’histoire, l’enregistrement d’un acte de naissance sur la blockchain. La déclaration de ce nouveau-né de Rio de Janeiro s’est faite à l’aide la Blockchain Platform d’IBM. Álvaro de Medeiros Mendonça est venu au monde en juillet dernier mais l’information n’a été révélée que très récemment. Si cette nouvelle est autant scrutée par les observateurs, c’est qu’elle appelle de nombreuses autres applications, comme le souligne Dan Gisolfi, responsable de la technologie chez Trusted Identity IBM :

 

Le certificat de naissance est un document d’identité fondamental qui permet d’établir une confiance pour les autres documents d’identité tels que le permis de conduire. Cette démonstration signifie la mise en place d’une piste de vérification immuable qui conduit à une attestation du gouvernement sur l’identité et la réputation d’une personne. Tout comme dans le domaine des cartes physiques, la publication d’un enregistrement numérique des naissances est un tremplin pour amorcer un marché de titres de compétences numériques plus vaste.

 

Le cadre d’IBM insiste donc sur cette dimension administrative que pourrait revêtir la blockchain. On peut aisément imaginer l’énorme marché que cela représente. Il précise également que cela permet un gain de temps non négligeable pour les administrations et les particuliers quant au traitement des enregistrements. Un certificat de naissance peut être obtenu en seulement 15 minutes. Le hic est que cette technologie repose totalement sur la confiance. »

 

 

En Suisse, l’administration publique avance à la vitesse V, et ce depuis de nombreuses années. Seul le public n’en est pas vraiment conscient. D’ailleurs, on ne lui a pas demandé son avis.

 

 

La blockchain en France

 

 

Numérisation mondiale et atomisation des États

 

De l’état civil au cadastre en passant par les marchés publics et les diplômes, un rapport parlementaire publié mi-décembre invite la France à se saisir du potentiel de simplification de la blockchain. Un domaine dans lequel il ne serait pas trop tard pour que la France affirme son leadership.

 

Si la blockchain est surtout connue du grand public pour sa sulfureuse crypto-monnaie, le Bitcoin, la technologie recèle un potentiel d’usage que la France aurait tort de négliger. Avec à la clef un secteur prometteur et de substantielles économies, notamment dans le secteur public. C’est en substance le message qu’ont voulu délivrer Laure de La Raudière, députée de l’Eure-et-Loir, et Jean-Michel Mis, député de la Loire, dans un rapport remis mi-décembre.

 

L’ubérisation des tiers de confiance

 

Selon la définition établie par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, la blockchain désigne

« des technologies de stockage et de transmission d’informations, permettant la constitution de registres répliqués et distribués, sans organe central de contrôle, sécurisées grâce à la cryptographie, et structurées par des blocs liés les uns aux autres, à intervalles de temps réguliers ».

 

Elle est souvent comparée à une sorte de gigantesque livre de compte décentralisé où l’ensemble des écritures seraient rendues inaltérables et infalsifiables, comme gravée dans le marbre. Une technologie dont le potentiel disruptif serait immense car la blockchain remet potentiellement en cause les tiers de confiance intervenants dans des transactions ou des contrats, telles que les banques, les notaires, les assureurs ou encore… les administrations publiques.

 

La Suisse et l’Estonie en avance

 

En Suisse, le canton de Genève utilise ainsi la blockchain depuis 2017 pour assurer la certification automatique des données contenues dans le registre du commerce. Un service qui devrait être prochainement étendu à d’autres documents officiels comme les actes de naissance et de décès.

 

La technologie utilisée (protocole Ethereum) permettrait d’assurer ce service pour un coût annuel dérisoire, estimé à 17 euros. Le canton imagine également créer un registre foncier permettant, à terme, aux parties contractantes de se passer des services d’un notaire.

 

La Suisse n’est pas la seule à souhaiter « ubériser » son administration par la blockchain.

 

L’Estonie est ainsi le premier pays au monde à s’être doté d’une infrastructure blockchain nationale, baptisée KSI, utilisée pour garantir l’intégrité des données personnelles stockées dans ses 170 bases de données administratives. Au Ghana, pays où près de 90 % des terres rurales ne sont pas enregistrées sur des bases de données officielles, une ONG a mis en place un cadastre utilisant ce procédé. En France, les usages administratifs restent surtout à l’état de réflexion malgré de nombreuses start-up positionnées sur ce secteur prometteur. Le Sgar Bretagne réfléchit ainsi à son utilisation pour garantir la traçabilité des aides publiques. Lorient agglomération recourt pour sa part à un registre virtuel pour certifier l’envoi des convocations aux assemblées.

 

Se doter d’une stratégie nationale

 

Le vote électronique, les réseaux électriques intelligents (smart grid), les marchés publics… la liste des services potentiellement impactés par cette technologie est loin d’être close. Aussi, considérant l’apport possible de la technologie pour les services publics et les administrations « en termes de coût, d’efficacité des ressources allouées et de simplification des démarches de l’usager », la mission invite l’État à se saisir « pleinement » du sujet en confiant à la Dinsic la mission d’établir une stratégie nationale. Une stratégie qui pourrait notamment éclairer sur le potentiel de la blockchain pour délivrer plus rapidement des titres administratifs (carte grise, dossier médical partagé, carte Vitale, K Bis, numéro Sirene, etc.), pour archiver en confiance des diplômes universitaires ou encore pour favoriser la participation citoyenne (organisation de consultations locales dématérialisées et sécurisées).

 

 

Pour vous divertir, je vous propose ces deux anagrammes d'un ami fessebouquien :

 

 

 

Numérisation mondiale et atomisation des États
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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 06:19

 

 

 

Je ne suis vraiment pas un spécialiste en mécanique. Je propose ce texte que m'a transmis un ami, à titre d'information et de réflexion.

 

 Et si l’on continuait  à rouler au diesel ?

 

Ayant travaillé dans les années 80 dans la pétrochimie chez ELF, comme ingénieur chimiste, maintenant retraité, je me permets de vous apporter quelques précisions.

 

Prétendre qu’il faudrait laisser le temps aux gens de passer des voitures à moteur diesel aux voitures à moteur essence démontre qu'ils n'ont, comme la plupart de nos concitoyens d'ailleurs, aucune idée de comment sont obtenus les différents produits pétroliers.

Un écologiste forcené me disait récemment que la solution était simple. Ne plus fabriquer de gazole.

Je m’en vais donc éclairer votre lanterne et vous expliquer comment on obtient les différents produits issus de la distillation du pétrole.

Eh oui, une raffinerie n’est ni plus ni moins qu’une distillerie et on distille le pétrole comme la lavande pour la parfumerie ou le raisin pour la gnôle.

Pour faire simple et en schématisant beaucoup (car en vérité, c’est un tout petit peu plus complexe) :

1) On verse du pétrole brut dans une immense cuve et on allume le feu dessous, très doucement au début : 20°c.

2) La cuve commence alors à « dégazer », et on récupère les gaz: propane, butane, GPL.

3) On augmente le feu vers 150 à 200°c, sortent les vapeurs qui, une fois condensées donnent les essences de pétroles. D'abord les naphtes, pour la pétrochimie, puis l'essence pour nos voitures.

4) On augmente encore la température jusque vers 300°c. Montent alors les huiles: le kérosène pour les avions, le gazole pour nos moteurs diesel, et le fioul domestique. et ainsi de suite.

Il ne reste à la fin plus que les résidus : les bitumes avec lesquels nous faisons nos routes.

Rien ne se perd dans le pétrole.

En d'autres termes, on ne fabrique pas du gazole à la demande. Qu’on le veuille ou pas, qu’on le consomme ou pas, il sort des cuves au cours du processus. Et ce gazole représente 21% de la masse du pétrole brut, ce qui est loin d’être négligeable. (45% pour l'essence).

La question est : qu'est-ce qu'on en fait si on ne le consomme plus?

Vers la fin des années soixante, seuls les camions, des bateaux pas trop gros et quelques rares voitures étaient équipés de moteurs diesel. On ne consommait pas tout le gazole issu des raffineries. Le surplus était rejeté à la mer.

Les compagnies pétrolières, devant ce manque à gagner, se sont alors tournées vers les constructeurs automobiles pour leur demander de développer les moteurs diesel, et c’est ce qu’ont fait les constructeurs.

Avec de nouveaux alliages acceptant des hautes température de fonctionnement, des taux de compression plus élevés et l’intégration de système de suralimentation (les turbos) ils ont obtenus des moteurs diesel aussi performants que les moteurs à essence, plus fiables, avec une meilleure longévité et qui consommaient moins. Le succès des moteurs diesel, aidé par une fiscalité moins lourde sur le gazole, a donc été fulgurant.

Je me souviens qu’à l’époque, des panneaux publicitaires de 4m sur 3, faisaient l’apologie du moteur diesel, et la presse vantait dans tous les articles « l’écologie » du moteur diesel, affirmant qu’il polluait moins que le moteur à essence.

Le problème aujourd’hui, c’est qu’on a inversé la tendance, et qu’il existe, surtout en France, un gros déséquilibre de la demande entre l’essence et le gazole. Il faut donc impérativement pour les pétroliers revenir à l'équilibre, et contrairement ce que croient les gens, il n’est pas question d’éradiquer les moteurs diesel, au risque de retourner aux années soixante.

Comment résoudre ce dilemme?

Sachant qu'entre deux moteurs, les gens choisiront toujours le plus performant, il faut donc faire une campagne de dénigrement du moteur préféré des usagers. On mobilise donc les politiques et la presse, on prend une poignée d'intégristes écologistes à qui on bourre le crâne, et c‘est parti pour façonner l’opinion publique, et fabriquer le consentement.

Et vous verrez que quand on sera revenu à l’équilibre (2 véhicules essence pour 1 véhicule diesel) comme par magie, on retrouvera des vertus au gazole. D’autant que le gros problème du diesel c’est le rejet des particules, et qu’il a été résolu par l’adjonction de filtres à particules qui piègent 99% des émissions.

Au final, avec les filtres à particules, le diesel pollue beaucoup moins que l’essence, mais ça agace l’Etat qu’il rapporte moins.

Ne nous laissons pas enfumer ! C’est comme les masques, hier ils ne servaient à rien, aujourd’hui il faut à tout prix en porter car ils sont un barrage indispensable contre le Covid.

Nos politiques incompétents nous mentent, bon, on peut le comprendre, mais qu’ils nous prennent pour des cons, ça c’est inacceptable.

 

Diesel ou essence ?
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