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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 05:47
Du “ foot business ” ou des paysans ?
Du “ foot business ” ou des paysans ?
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Published by Bernard Gensane - dans Politique
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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 10:06

On prend désormais conscience, chaque jour davantage que le monde de la finance, le CAC 40 et ses équivalents dans les autres pays, ont déclaré la guerre aux peuples et aux États. Ce qui est arrivé à la Grèce peut survenir dans tout pays, à tout moment. L’« Europe », qui est gérée désormais officiellement par des banquiers, a écrit la partition de ces prédations présentes et à venir.

 

L’article 123 du Traité de Lisbonne stipule que : « Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite. »

 

En clair les états signataires s’interdisent de se financer directement à taux zéro – ou même à 1% – auprès de leur banque centrale ou de la BCE. Ils sont obligés de s’adresser aux banques privées qui leur proposent les taux qu’elles décident (3, 5 ou 10%) tout en se finançant actuellement elles mêmes à un taux quasi nul auprès de la BCE. Cette nouvelle donne a obligé notre pays a emprunter 1 300 milliards d’euros depuis 1980 pour rembourser les seuls intérêts de notre dette. Si cet article du Traité de Lisbonne n’avait pas existé, la dette publique de la France serait inférieure à ce qu’elle était en 1980. En novembre 2011, dans une réunion de militants socialistes, François Hollande répondait en vrai solférinien, c’est-à-dire de manière dilatoire et en ménageant la chèvre et le chou à la question de savoir s’il fallait supprimer cet article.

 

Cette situation dure en France depuis 1973.
Cette même année, notre pays privatise la création monétaire. Sous l’autorité du président Georges Pompidou, ancien fondé de pouvoir de la banque Rothschild, le ministre de l’Économie et des Finances, Valérie Giscard d’Estaing (fils d’un inspecteur des finances banquier) modifie les statuts de la Banque de France à qui il est désormais interdit de prêter à l’État. Cette modification est opérée par la loi ° 73-7 du 3 janvier 1973, dite « loi Rothschild »). En 2011, la France était endettée à hauteur de 1 700 milliards d’euros. Elle avait déjà payé plus de 1 400 milliards d’euros d’intérêts depuis quarante ans. Ses créanciers étant à 65% étrangers, en grande partie des banques privées et de gros clients des marchés financiers.

 

Cela dit, l'article 19 de la loi de 1973 autorise l'État à emprunter à la Banque de France, mais il empêche le Parlement de se saisir de cette initiative : « Les conditions dans lesquelles l'État peut obtenir de la Banque des avances et des prêts sont fixées par des conventions passées entre le ministre de l'Économie et des Finances et le gouverneur, autorisé par délibération du conseil général. Ces conventions doivent être approuvées par le Parlement. »

 

Les pays européens suivent l’exemple français en 1992. L’article 104 du Traité de Maastricht étend à toute l’Europe la règle française :

 

« Il est interdit à la BCE. et aux banques centrales des états membres, ci-après dénommées “ banques centrales nationales ” d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

 

Cette pratique est constitutionnalisée par le Traité de Lisbonne qui reprend, à la virgule près, l’article 104 du Traité de Maastricht.

 

En 2005, 53% du peuple français rejettent par référendum le Traité constitutionnel européen et ses dispositions, donc, entre autres, l’article 123. En 2008, le président de la République française, Nicolas Sarkozy fait voter par les deux chambres réunies en Congrès un traité « simplifié » qui bafoue le résultat de 2005. La droite, le centre et les Solfériniens votent selon les vœux de Sarkozy.

 

Le schéma ci-dessous montre que l’État doit pour la période du 1er janvier 1976 au 31 décembre 2006, 0,5 milliard au titre du capital et 1142, 2 milliards au titre des intérêts cumulés de la dette. Des intérêts qui engendrent de nouveaux intérêts.

Il n’y a dette publique que parce que les banquiers en ont décidé ainsi

99,95% de la dette représentent les intérêts cumulés depuis 1976. Si notre pays avait pu se financer à des taux situés entre 0 et 1%, sa dette serait totalement négligeable.

 

La politique monétaire des pays européens (qui ne peuvent plus battre monnaie) est donc décidée par les banques privées, dont beaucoup ne sont pas européennes.

 

Tout est désormais verrouillé. Les dirigeants n’ont plus aucune marge de manœuvre en matière économique et financière. Les citoyens n’ont plus aucun droit de regard, ne peuvent plus exercer le moindre choix quat à leurs conditions de vie individuelles et collectives.

 

 

 

 

PS : Benat, un correspondant, m'envoit les précisions suivantes :

 

 

L'origine de la loi de janvier 1973 se retrouve en 1913 aux Etats-Unis.
(Le tandem Pompidou-Giscard a dû attendre le décès du Général De Gaulle pour opérer).


(Extraits)


4 mars : début de la présidence américaine démocrate de Thomas W. Wilson (fin en 1921).


14 mai : création de la Fondation Rockefeller


23 décembre : Federal Reserve Act. Instauration du Système fédéral de Réserve, contrôlant l’ensemble du système bancaire.
La loi vise à rendre plus élastique l’émission de monnaie par la création de douze banques fédérales de réserve et laisse, sous contrôle fédéral, les activités bancaires aux mains des intérêts privés. Les banques nationales sont autorisées à créer des filiales à l’étranger pour concurrencer le Royaume-Uni.


(les « Démocrates » avec Wilson (1913-1921) qui supprime les barrières douanières.)


Un peu d'histoire.


Et aussi.


Le témoignage d'Aaron Russo.


Son documentaire (Freedom to fascism) :


Pour mémoire, l'ultra libéralisme de Pompidou en juin 1967.
 

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 05:35

François Asselineau, président de l'Union Populaire Républicaine, démontre par A + B qu'un changement de politique est statutairement, consubstantiellement, impossible en Europe. Contrairement à ce que postule, par exemple, Jean-Luc Mélenchon.

 

Asselineau fut (est ?) un proche de Charles Pasqua. On pourrait lui suggérer de mettre en équation le rapport entre les peines encourues par Pasqua suite à ses mises en examen et les peines dont il a effectivement écopé.

 

Je rappelle à cette occasion la démonstration mathématique que j’ai faite récemment dans ma conférence sur « les 10 raisons de sortir de l’UE »  (à partir de 4’30’’).

Je rappelle que, pour « changer d’Europe », il faudrait modifier de fond en comble les traités (supprimer par exemple l’article 63 du TFUE pour empêcher les délocalisations).

Dans ces conditions, il est fondamental de calculer la probabilité statistique d’avoir 27 États d’accord au même moment sur un « changement d’Europe » radical.

Si l'on postule – pour simplifier - que, la probabilité que les électeurs élisent une majorité de gauche social-démocrate est de 50% dans chaque État de l’UE (et qu’elle est de 50% pour choisir une majorité de droite libérale), alors, la probabilité que les 27 États de l’Union européenne aient une politique unanime pour changer les traités européens dans un sens « de gauche social démocrate » est donc actuellement de (0,5) 27   =  0, 75 x 10-8 

Soit l’équivalent de 6 heures tous les 100.000 ans…. Autant dire rien.

Et encore cette estimation est-elle largement surévaluée puisqu’elle fait abstraction des divergences d’intérêts nationaux entre les 27 États, divergences qui font que les partis sociaux-démocrates (de type PS français, SPD allemand, PSOE espagnol, Labour britannique, etc.) sont très loin d’avoir les mêmes programmes !

Et si l'on postule, maintenant, que, la probabilité que les électeurs élisent une majorité de type « Front de gauche » est de 15 % dans chaque État de l’UE (ce qui est un taux très largement surestimé), alors, la probabilité que les 27 États de l’Union européenne aient une politique unanime pour changer les traités européens dans le sens voulu par le « Front de gauche » français est donc actuellement de (0,15) 27  = 5,685 10-23 = 0,000 000 000 000 000 000 005 685 chances sur 100.

Soit l’équivalent probabiliste de 1,8 seconde tous les 10 trillions d’années (10 milliards de milliards d’années).

Changer l'Europe : une impossibilité mathématique
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 05:54

On voit ici le philosophe interrogé par un journaliste de la télévision française. À l'abri des balles, des obus, contre des barbelés. Recroquevillé. Il tient tout de même sa cigarette de manière décontractée.

B-H L, témoin courageux de la guerre en Bosnie.

Le photographe fait deux pas et saisit les deux hommes sous un autre angle. Derrière les deux Français, des soldats du cru déambulent tranquillement. Ils vont peut-être faire leurs courses au supermarché du coin (j'déconne !). Il n'y a strictement aucun danger.

B-H L, témoin courageux de la guerre en Bosnie.
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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 05:09

J’ai la chance de ne pas compter parmi les petits retraités. Je fais partie, comme disent les technocrates, du décile supérieur (pas du centile, malheureusement). J’appartiens à la dernière tranche d’âge qui aura bénéficié d’une pension « normale », décente, non minorée par les coups de machette de la droite, puis de la gauche. Je sais que les gens plus jeunes que moi me considèrent comme un « privilégié ».

 

J’ai défilé dans toutes les manifestations, sans exception aucune, qui contestaient aux Balladur, Fillon, Sarkozy et Hollande (sans parler des dirigeants de la CFDT) le droit de porter atteinte aux conditions de vie des personnes âgées (je hais le politiquement correct “ séniors ”).

 

Comme j’en ai assez de la propagande politique et médiatique qui tend à nous faire croire que « les retraites en France sont préservées », et comme deux Français sur trois estiment que leur pouvoir d'achat a baissé, je vais tout bonnement, dans ce qui suit, exposer ma situation, celle – je le répète – d’un « privilégié », bien meilleure que celle de la majorité des retraités d’aujourd’hui et de demain.

 

J’étais professeur des universités première classe. Je me situais donc à un niveau assez élevé dans la hiérarchie de la Fonction publique (échelles lettres). Ayant travaillé près de quarante ans, je suis parti en retraite à soixante ans avec toutes mes annuités. Ci-après, mes bulletins de pension mensuelle :

 

2008 : 3597 €

2009 : 3520 €

2010 : 3507 €

2011 : 3603€

2012 : 3678 €

2013 : 3715 €

2014 : 3715 €

 

En six ans, ma pension a progressé de 118 euros. Un peu comme si j’avais été augmenté de 1,63 euros par mois. Pendant ces six années, l’inflation a grimpé de 10,8% alors que ma pension n'a augmenté que de 3%. J’observe que, pendant que le montant de ma retraite baissait (du fait de la hausse des prélèvements obligatoires), entre 2009 et 2011, l’inflation augmentait de 3,7%. Depuis presque deux ans, ma retraite est bloquée alors que le coût de la vie a augmenté de 2,3%. Pendant cette même période, le PIB de la France a progressé de 9%.

 

Ayant élevé quatre enfants (dont deux toujours à charge), je devrais toucher 10% de plus dans quelques années. Mais je sais que les Solfériniens concoctent un dispositif qui me fera perdre ce « privilège », en partie ou en totalité.

 

Une petite précision, qui n'est pas totalement anecdotique : après un an de solférinisme, ma femme – professeur des universités – et moi avons payé 2 000 euros de plus en impôt sur le revenu. Ce qui a bien amusé Mamie Zinzin et le Belge Bernard Arnault.

La pension d’un ancien fonctionnaire de l’Éducation nationale : la mienne

Ambroise Croizat signe la mise en place des retraites et de la Sécurité sociale

 

 

 

Ce blog étant fondamentalement militant – et surtout pas larmoyant, je profite de ces quelques lignes sur mon cas particulier pour revenir brièvement sur les retraites en général.

 

Autrefois, la retraite n’existait pas. Dans les quelques mois ou années qui leur restaient à vivre après une dure période de labeur, les personnes âgées devaient compter sur la solidarité de leurs descendants. Ainsi, sous Louis XIV, seuls 0,1% de la population percevaient une rente de la part du roi. Les marins, par exemple, touchaient une retraite par répartition, selon un système unique au monde mis au point par Colbert. 

 

La première caisse de retraite des fonctionnaires de l’État français fut instituée en 1789. Les premières sociétés de secours mutuel furent créées en 1804 pour les ouvriers. En 1853, tous les fonctionnaires bénéficiaient d’une retraite. Napoléon III fixa le départ en retraite à 60 ans, 55 ans pour les travaux pénibles.

 

 

Un projet de retraite pour tous est lancé en 1929, mais les médecins, les agriculteurs, les patrons rejettent cette vraie réforme impliquant naturellement l’obligation de cotiser. En 1930, la législation impose aux salariés dont les rémunérations sont inférieures à 15 000 francs de cotiser à un régime d’assurance vieillesse. Il s’agit d’un régime mixte de capitalisation et de répartition. Il faut cotiser 30 ans pour bénéficier d’une pension complète.

 

En 1935, Roosevelt fait voter la Loi sur la Sécurité Sociale (hé oui, ce sont les États-Uniens qui ont forgé l’expression « sécurité sociale »). La Charte de l’Atlantique de 1941 postule la nécessité d’une sécurité sociale pour tous.

 

Le système de répartition des retraites tel que nous le connaissons aujourd’hui est mis en œuvre par le ministre communiste Ambroise Croizat et le haut-fonctionnaire Pierre Laroque. L’âge de départ à la retraite est fixé à 65 ans, 55 ans pour les régimes spéciaux, l’idée étant que, quand la France ne sera plus exsangue et sera reconstruite, le départ à 55 ans sera la norme pour tous.

 

En 1948, Les industriels et commerçants ont une caisse de compensation avec diverses caisses interprofessionnelles locales. En 1949 le régime de retraite des agents non titulaires de l’État est mis en place (l’Ircantec). En 1956, un Fond National de Solidarité est créé, ainsi que le minimum vieillesse pour toute personne de plus de 65 ans.

 

En 1982, l’âge de la retraite est abaissé à 60 ans.

 

En 1993, le gouvernement Balladur fait passer la durée de cotisation pour les salariés du privé de 37,5 à 40 annuités. Le salaire moyen de référence est calculé progressivement sur les 25 meilleures années au lieu des 10 meilleures. L’indexation est basée sur les prix et non plus sur les salaires. En 2003, la loi Fillon met au même niveaux salariés du public et du privé (régimes spéciaux exceptés).

 

La possibilité de prolonger son activité jusqu’à 70 ans est instaurée en 2008.

 

En 2009, la durée de cotisation augmente pour la totalité des salariés d’un trimestre par an jusqu’en 2012. Les fonctionnaires s’alignent sur le régime général, soit 40 ans ou 160 trimestres en 2008. La loi introduit une double peine : le système inique de la décote. Entre 20 et 25% des retraités de la Fonction publique bénéficient de la surcote (196 € en moyenne par mois, plus élevées pour les hommes que pour les femmes). La surcote dans le privé bénéficie à environ 10% de salariés (50 € en moyenne par mois). À noter que la décote est plus forte en France qu’en Allemagne. Pour les travailleurs du privé, prolonger l’activité professionnelle augmente la pension de 50 euros par mois tandis que s’arrêter avant le terme divise par plus de deux le niveau de la retraite. La décote concerne environ 10% des salariés. Cette proportion ira en grandissant à moins que les travailleurs se tuent au travail.

 

Tout est fait pour asphyxier les régimes par répartition et pour favoriser les fonds de pension dont la part du marché des retraites devrait augmenter d’environ 20% dans les dix années à venir.

 

Hollande et les Solfériniens ont décrété que « dès lors que l’on vit plus longtemps, on devra travailler aussi un peu plus longtemps. » Or, pour la première fois depuis 1945, l’espérance de vie pour les femmes a reculé en 2012. En outre, l’espérance de vie en bonne santé recule depuis 2006 : elle a diminué d’environ un an de 2008 à 2010 (plus pour les femmes que pour les hommes).

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 05:57

Quelques remarques liminaires.

 

Le censeur n’interdit jamais au nom d’une règle précise. Il ne précise pas clairement les limites du dit. Il prétend se situer hors de l’énoncé des lois, hors de l’Histoire.

 

L’acte de censure étant l’expression d’un pouvoir, toute censure est politique. Dès que le censeur évoque « l’intérêt général », la « morale publique » ou « les bonnes mœurs », les moyens sont au service d’une fin qui ne veut pas dire son nom.

 

Un acte de censure révèle la nature du censeur et du censuré.

 

N’ayant pas de compte Facebook (cave canem), je ne sais si cette entité étasunienne censure à tour de bras ou non. Si ce qui suit pouvait encourager un seul Facebookien à se désabonner, je n'aurais pas perdu ma journée.

 

J’en ai repéré quelques cas sur la Toile.

 

On me dit que Facebook se méfie de la représentation des enfants en bas âge. Un exemple absolument sidérant :

Quand Facebook censure

Facebook n'aime pas l'allaitement au sein. 350 000 artistes ont peint des mères donnant le sein, y compris la vierge Marie, mais non, ce n'est pas possible pour les pudibonds de Facebook :

Quand Facebook censure

En bonne logique (tu parles, Charles, voir les propos liminaires ci-dessus), Facebook ne supporte pas la vue de petits enfants mimant une scène d'allaitement :

Quand Facebook censure

Tout aussi insupportable, une scène absolument banale avec papa, le bébé, et une mère épanouie, parfaitement heureuse.

Quand Facebook censure

Les homos, n'en parlons pas :

Quand Facebook censure

Quant aux bourrelets de graisse, ils ne peuvent que choquer la grande nation d'obèses qui guide le monde :

Quand Facebook censure
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 06:39

Quand Reagan se rendit en visite officielle en URSS en 1988, le KGB ne le lâcha pas d'une semelle. Sur la photo qui suit, Reagan est en promenade sur la Place Rouge, briquée comme un sou neuf. Derrière lui, Gorbachev.

 

On lui fait croiser des “ touristes ”. Dont un enfant tout migon. Ces “ touristes ” sont censés lui poser des questions sur les droits humains aux États-Unis. Ce sont bien sûr des agents du KGB.

 

Derrière le petit garçon, un jeune homme avec un appareil photo en bandoulière. Il s'agit plus que vraisemblablement de Vladimir Poutine, alors officier du KGB en mission de longue durée en RDA.

Reagan, Poutine, et le KGB

On retrouvera le lendemain, exactement dans le même accoutrement, le jeune enfant que Reagan s'amuse de reconnaître, anticipant une poignée de main que le gosse s'apprête à donner à un autre que lui. Ah ben ça alors, quelle coincidence !

 

Et l'on retrouve également le même Poutine, habillé différemment pour tromper l'adversaire.

 

Tout cela était bien dérisoire.

Reagan, Poutine, et le KGB
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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 07:10

Cet homme est un héros tragique. En France, il est à 13%. Dans les instances internationales, il doit être à 2%.

 

A table, les convives se lèvent et discutent entre eux. Il finit les bouteilles d'eau minérale. Et pourtant, i spiks goude ingliche, non ?

 

Quand ils regardent voler les avions, les dirigeants du monde regardent les avions. Hollande regarde s'enfuir ses illusions. D'un autre côté, il est plutôt de centre gauche tandis qu'ils sont tous de droite.

Solitude de François Hollande
Solitude de François Hollande

Hop, hop, hop ! Je suis d'un naturel curieux et méfiant.

 

J'ai donc cherché sur internet si la photo de Hollande et des avions n'était pas un canular. C'en était un !

 

Hollande (et Merkel, d'ailleurs) ont été détourés d'une autre photo. Ce qui confirme que la photographie est sûrement l'art le plus mensonger qui soir, ce qui fait d'ailleurs tout son charme. Ce qui confirme également que la fiction dépasse la réalité.

 

J'en profite pour raconter pour la nième fois une anecdote savoureuse sur le faux-semblant, le make-believe. Dans les années cinquante, ou soixante, je ne sais plus, Pierre Lazareff, patron de France-Soir, envoie Blaise Cendrars en reortage en Sibérie. Avec un joli chèque à la clé. L'écrivain empoche le chèque et, de chez lui, envoie des reportages tous plus vrais que nature.

 

Quelque temps plus tard, Lazareff retrouve Cendrars et lui demande : 

 

- Tu es sûr que tu as bien pris le transsibérien ?

- L'important n'est pas que je l'aie pris ou pas pris, l'important est que toi et les lecteurs y aient cru.

 

Pour ce qui nous concerne ici, ce qui compte c'est que ce faux n'enlève rien à la solitude de Hollande.

 

 

Solitude de François Hollande
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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 05:55

Considérons un instant cette affiche qui met en garde contre les mensonges du Front National :

Valls bien proche de Le Pen

Il y a là six propositions du FN, un parti qui se prétend proche du peuple, des déshérités. Valls souscrit à quatre d'entre elles :

 

- Abaisser les salaires. Pour ne parler que de ceux de la Fonction publique, ils sont bloqués depuis trois ans.

 

- Augmenter le temps de travail : Valls est pour un retour aux 39 heures.

 

- Faire des cadeaux supplémentaires au patronat. Point besoin de dessin.

 

- Casser le système des retraites actuel. Il est favorable à un système à la suédoise, comme ses amis de la CFDT.

 

CQFD.

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 05:12

Je discutais récemment avec deux vieux amis (encore plus vieux que moi) sur la pratique syndicale que nous avons pu connaître durant notre vie professionnelle. Nous évoquâmes principalement l’avant mai 81, l’accession de Mitterrand à l’Élysée ayant marqué, selon nous, une rupture irréversible dans la place et le rôle du syndicalisme dans notre société. Tout bêtement parce que, lorsque les socialistes et les communistes s’installèrent sous les lambris dorés de la République, de partout fusèrent les mêmes messages : « nos amis sont au pouvoir », « Rome ne s’est pas faite en un jour », « il fait leur laisser le temps » et autres réflexions lénifiantes qui contribuèrent à démobiliser le plus grand nombre. Il ne fallait surtout pas broncher, manifester notre mécontentement, notre impatience, notre surprise devant le braquage à droite de 1983.

 

Dans l’Éducation nationale, à l’époque, le taux de syndicalisation était remarquable. Dans mon souvenir, je l’évalue à trois enseignants syndiqués sur cinq, peut-être plus. Il y avait la quantité, mais aussi la qualité. Nous nous rencontrions fréquemment, nous discutions, nous épluchions, nous confrontions, nous élaborions. Sur de vraies bases, pas sur du vent. Cette animation collective créait du lien, était un rempart contre l’individualisme. Même les dirigeants de la CFDT ne finissaient pas leur vie professionnelle parmi les grands patrons ou les grands planqués de la haute Fonction publique. C’est tout dire.

 

Aujourd’hui, les choses ont bien changé. Je ne vois plus guère de forte et efficace présence syndicale que dans l’administration des Impôts. Dans l’Université d’où je viens, les syndiqués sont bien souvent inaudibles et ne sauraient résister au rouleau compresseur du modèle anglo-saxon : privatisation rampante, soumission aux patronats locaux, compétition à outrance, publish (même de la merde, du moment qu’il y a la quantité et la caution des revues étasuniennes) ou perish (de mort rapide).

 

Il y a six ans, j’ai publié un petit texte dans les colonnes du Grand Soir où j’expliquais le besoin et la nécessité de la pratique syndicale. À l’heure où, désormais, les Solfériniens mènent une politique ouvertement à front renversé, avec un Premier ministre qui exprime presque quotidiennement sa haine du peuple, les travailleurs (mais aussi les retraités, et plus encore les chômeurs) doivent de toute urgence retrouver le désir de lutter ensemble. Pour eux et, plus encore, pour leurs enfants et petits-enfants.

Retour sur la pratique syndicale

Je me permets donc de reprendre ici ce texte motivé à l’époque par la loi Sarkozy/Pécresse de privatisation de l’Université.

 

Syndicat

 

Le mot " syndicat " est l’un des plus beaux mots de la langue française. Son origine est grecque. Il signifie " rechercher ensemble ce qui est juste " .

 

Qu’y a-t-il de plus beau que de parler ensemble, d’échanger des informations, de prévoir ensemble, d’établir des objectifs communs ensemble, de lutter ensemble ? Je plains les salariés non syndiqués, même s’ils représentent la grande majorité. Leur vie professionnelle n’est que solitude, repli sur eux-mêmes en cas de coups durs. Ils prêtent leur pauvre flanc au discours dominant et aux pratiques de ceux à qui ils vendent leur force de travail.

 

Peut-être mon analyse est-elle un peu biaisée : mes parents, un de mes grands-pères étaient syndiqués, et j’ai derrière moi quarante années de carte syndicale dans un syndicat auquel est également affiliée mon épouse. S’il me fallait revivre ma vie professionnelle, je ne pourrais la concevoir sans le regard, l’écoute, l’appui d’autres, sans une réflexion personnelle mise au service d’autres, sans penser ma cause, mes intérêts personnels par le prisme de ceux des autres.

 

Je suis très attristé de voir à quel point dans le milieu enseignant – le seul que je connaisse vraiment – la notion de syndicat, le simple réflexe de penser les choses ensemble, donc de faire, au plein et noble sens du terme, de la politique, tend à devenir une obscénité, « a dirty word », comme on dit outre-Manche, dans un pays où, justement, depuis quarante ans, les " unions " ont été laminés, jour après jour, par des initiatives parlementaires et gouvernementales en provenance des deux grands partis.

 

Les salariés qui ont pris ce train ont tort car, en face, on sait ce que se syndiquer veut dire. Les syndicats patronaux pullulent, sont disciplinés et organisés, et ils n’ont pas même besoin des escroqueries à échelle phénoménale de tel continuateur des deux cents familles pour être puissants et riches.

 

Je sais bien que, dans quantités d’entreprises françaises, il est impossible de se syndiquer sous peine de subir du harcèlement débouchant sur une démission ou un renvoi. La chute du taux de syndicalisation dans la fonction publique est le fait des salariés eux-mêmes, même si je n’oublie pas la formidable pression des superstructures qui vantent l’individualisme, les solutions personnelles, bref la débrouille.

 

Dans la lutte contre la Loi Pécresse, les universitaires qui n’ont pas rejoint le mouvement étudiant, alors qu’ils avaient marqué leur sympathie deux ans plus tôt lors de l’affaire du CPE qui les concernait moins directement, firent du sarkozysme même s’ils n’avaient pas voté pour lui. Ils furent " pragmatiques " , recherchant " l’efficacité " et voulant " responsabiliser " les étudiants, par exemple en augmentant les droits d’inscription. Bref, ils réagirent en usagers. Une porte d’amphi bloquée les fit tout autant se hérisser qu’un métro à l’arrêt. S’ils avaient agi en citoyens, s’ils avaient bien voulu se souvenir que ce n’est pas aux malades de payer pour leur maladie ou aux étudiants de payer pour leurs études, le pouvoir n’aurait pas triomphé aussi aisément.

 

Si les syndicats étaient beaucoup plus représentatifs, ils feraient office de réels contre-pouvoirs, on entendrait beaucoup mieux leur parole collective. Sun dikê.

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