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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 05:23

 

Cette abomination dure depuis trente ans. Comme il faut appeler un chat un chat, des hommes mariés, pères de familles, en grande majorité d'origine pakistanaise, ont soumis et violé des jeunes filles blanches, de milieu modeste, d’origine britannique. Il aura fallu 20 ans pour que la police et la justice anglaise prennent leurs responsabilités en enquêtant et en condamnant.

 

L’actuelle ministre de l’Intérieur, Priti Patel, est une femme à poigne. D’origine indienne (on sait les rivalités sanglantes entre Indiens et Pakistanais importées d’Asie sur le sol britannique), Patel se situe à la droite du parti conservateur. Grande admiratrice de Margaret Thatcher, elle a milité en faveur d’un Brexit dur. Elle est membre des « Amis conservateurs d’Israël ». Á ce titre, elle a effectué en 2017, un voyage très confidentiel au pays de Netanyaou, sans en informer le gouvernement, afin de mettre sur pied un financement à l’armée d’Israël eu titre d’une intervention humanitaire en faveur des blessés syriens du Golan.

 

Tout récemment, elle a été accusée d’avoir jeté un classeur à la figure d’un de ses conseillers et d’avoir provoqué la tentative de suicide par médicaments d’un autre conseiller. Pour l'instant, Boris Johnson la soutient.

 

Pour ce qui nous préoccupe ici, elle a annoncé la publication prochaine d’une étude officielle sur les viols en bande organisée et sur les manquements de la justice britannique. Et ce, alors que des hauts fonctionnaires du ministère ont tenté, une nouvelle fois, d'étouffer l'affaire. Pour Patel, il est clair que les délinquants ont été protégés au nom du politiquement correct. Il est désormais temps que les victimes puissent être efficacement protégées et puissent se reconstruire.

 

Il faut dire que l'ancien ministre de l'Intérieur, Majid Javid, musulman d'origine pakistanaise – et qui pour moi s'illustra en juin 2019 pour avoir signé l'ordre d'extradition de Julian Assange vers les États-Unis – avait promis qu'il n'y aurait pas de tabous dans les enquêtes. Néanmoins, le ministère décida de ne pas rendre ses conclusions publiques au motif qu'elles ne seraient pas dans l'intérêt du public. 

 

 

 

 

 

 

Viols en bande organisée au Royaume-Uni
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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 05:09

Nous sommes désormais en pleine démocrature, ou dictacratie. Ci-dessous, un petit texte de Coline Kiener sur la scandaleuse loi Avia (du nom de la députée qui mord les chauffeurs de taxi) que vient de faire voter par l'Assemblée nationale la sulfureuse et tellement distinguée humaniste.

 

La loi Avia sortie aujourd'hui : Sans aucune intervention d'un juge, vos contenus seront arbitrairement supprimés du net, potentiellement sans qu'ils ne violent aucune loi.

 

Critiquer Macron ou la députée Avia vous vaudra potentiellement un bannissement définitif de Twitter, Facebook, etc...Alors même que le gouvernement a refusé d'interdire :


- Le cyberharcèlement ;
- La diffusion de photos intimes et/ou à caractère sexuel obtenues dans le cadre de relations intimes ;
- Le harcèlement moral, sexuel ou scolaire !


C'est tout purement pour asseoir son pouvoir et non pour protéger les gens que Macron fait ça.

 

De plus, le gouvernement compte se servir de cette loi pour empêcher les mouvements de protestation. Une nouvelle obligation, ajoutée au paragraphe I de son article 1. Elle exige que tous les sites Web (pas uniquement les plateformes géantes) censurent en 1h (pas en 24h) les contenus signalés par la police comme relevant du « terrorisme » (sans que cette qualification ne soit donnée par un juge, mais par la police seule).

Le caudillisme en marche, ou la loi Avia, ça craint !
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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 05:31

La toxique Rokhaya Diallo ne fonctionne qu'en termes de races. Elle est donc, au mieux, racialiste. Elle s'en est prise récemment à l'émission "C à vous" de la 5 en dénonçant le fait qu'une Noire cuisinait pendant que "des Blancs parlaient politique !" L'émission n'a pas recruté une cuisinière lambda mais une authentique cheffe, Babette de Rozières, propriétaire de plusieurs restaurants et, officiellement, politiquement de droite (candidate de LR lors d'une récente élection).

 

Pour Diallo, qui critique le fait que les compresses des pansements soient blanches (sans avoir suffisamment de jugeote pour comprendre que si elles étaient noires on verrait beaucoup moins le sang, le pus etc.), il ne viendrait pas à l'esprit que cuisiner est une activité largement aussi noble que l'écriture, surtout quand il s'agit de proférer des inepties racistes sur internet et ailleurs.

 

Babette de Rozières n'a pas le monopole des fourneaux de l'émission incriminée. Parfois s'y affairent des hommes blancs qui épluchent des pommes de terre pendant que des femmes noires dissertent sur les problèmes du monde.

 

Diallo aurait pu analyser l'orientation politique de cette émission qui, si elle n'est en aucun cas raciste, est globalement de droite. Mais quand on a bénéficié d'une bourse des États-Unis en tant que “ Young Leader”, comme Hollande, Macron et de grands financiers internationaux, la politique est subalterne.

Rokhaya Diallo est toxique
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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 05:16

 

 

On a l’impression, quand on la regarde à l’œuvre qu’elle est une aberration, à tout le moins une erreur de distribution. On se trompe. Il faut voir son arrivée dans l’entourage immédiat du banquier éborgneur comme une marque du caudillisme à l’œuvre dans notre République.

 

Évacuons d’emblée le fait qu’elle soit noire en postulant qu’elle est protégée par la couleur de sa peau. Imaginons en effet une grosse pouffe blanche secrétaire d’État, proférant connerie sur connerie, fagotée comme l’as de pique. Il ne se serait pas passé 24 heures avant que, au Parlement comme dans les grands médias, elle fasse l’objet de lazzis et de demandes de démission. Si bien que, lorsqu’on la critique, il faut être très prudent pour ne pas instruire de procès en racisme. Nadine Morano en fit les frais. Dans une de ses saillies coutumières, Sibeth avança que « nos concitoyens ne mangent pas du homard tous les jours, bien souvent c’est plutôt des kebabs. » Morano répondit qu’elle était « outrée mais habituée à entendre ses inepties débitées souvent en tenue de cirque… Sénégalaise très bien née ayant obtenu la nationalité française il y a trois ans… visiblement avec de grandes lacunes sur la culture française, indigne de cette fonction gouvernementale en France ». La secrétaire d'État dénonça ce propos raciste. Pour sa part, Sibeth n’a jamais vraiment craint les dérapages limites, déclarant par exemple que les Juifs détenaient un «copyright [elle affectionne le franglais] sur les crimes contre l’humanité », ou encore qu’elle ne savait si Simone Veil aurait des obsèques nationales car « la meuf est morte depuis moins de 24 heures ».

 

Cette jeune personne ne vient pas de n’importe où. Elle est issue d’une famille de la grande bourgeoisie éclairée sénégalaise. Sa mère Mireille, mulâtre germano-togolaise (dont le nom de jeune fille était Brenner), était une magistrate qui présida le Conseil constitutionnel. Son père Fara, fils de tirailleur sénégalais et pupille de la nation, fut numéro 2 du Parti démocratique sénégalais d’Abdoulaye Wade et président de Canal+Afrique. Ils décédèrent trop tôt pour voir leur fille au firmament de la vie politique française. Le père de Sibeth était culturellement musulman, sa mère étant modérément catholique. Sibeth fut baptisée. Elle ne fréquenta pas l’école coranique, contrairement à ses sœurs. Les quatre enfants de Mireille et Fara ont tous réussi : l’aînée fut pharmacienne, la puînée consultante pour les Nations Unies, la cadette banquière.

 

Le parcours scolaire et universitaire de Sibeth fut honorable, sans plus. Elle fréquenta l’institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar, puis le lycée Montaigne de Paris. Elle rata deux fois le concours de médecine, goûta brièvement de la biologie et obtint un DESS en économie de la santé.

 

Elle dit avoir adhéré au parti socialiste en réaction contre la présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002. Proche de Benjamin Griveaux et d’Ismaël Émelien, elle fit partie de l’équipe de soutien à la campagne de Dominique Strauss-Kahn lors de la primaire socialiste de 2006. Elle soutiendra Martine Aubry lors de la primaire de la gauche en 2011.

 

Quand le banquier éborgneur fonde En Marche, elle est recrutée comme conseillère presse et communication, pour la couleur de sa peau, selon ses dires : « [Il fallait] transcender les clivages existants, essayer autre chose avec le sentiment que ça ne pouvait plus continuer comme avant. » (Entretien dans Jeune Afrique, 28 avril 2017).

 

Si le banquier éborgneur la recruta à l’Élysée, c’est parce qu’il avait confiance dans la fidélité et l’intelligence politique de Sibeth. Et il savait que, si elle enfilait des perles, elle était loin d’être si bête et l’aiderait à museler les médias. Après s’être débarrassée au bout d’un an de l’encombrant Bruno-Roger Petit, installé à ses côtés comme ange tutélaire, elle verrouilla la communication de l’Élysée. Contre l’opposition des journalistes accrédités, elle fit déménager la salle de presse de l’Élysée installée depuis près de quarante ans dans la cour du palais. C’est elle qui choisit les journalistes accrédités lors des déplacements présidentiels. En cas de « divergences d’interprétation », elle n’hésite pas à harceler les journalistes en les insultant au besoin : « C’est pas du travail de journaliste, c’est du travail de sagouin ». Elle osa dire qu’elle assumait « parfaitement de mentir pour protéger le président ». Lors de l’affaire Benalla, elle fit diffuser sur Twitter deux vidéos obtenues illégalement auprès de la police dans le but de disculper le délicat garde du corps du banquier. Éric Ciotti parla d’une « fabrique de fake news ». Elle tenta même de créer un florilège d'articles favorables au gouvernement dans la crise du Covid.

 

Bref, Sibeth Ndiaye, c’est la stratégie du bunker au service d’une information muselée et d’une propagande qui dit son nom sans vergogne. Les robes jaunes à pois noirs ne sont que la surface des choses, des leurres. Même si ce sont profondément ses goûts.

 

 

 

 

 

Sibeth Ndiaye : preuve que la bourgeoisie internationale est musclée et sans frontières
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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 05:12

Du temps où il conseillait Sarkozy, Minc avait estimé que la Sécu ne devait pas dépenser autant d'argent pour les personnes très âgées. Pour illustrer son propos, il avait utilisé un procédé particulièrement abject : il avait pris l'exemple de son père (ancien militant communiste quand ce n'était pas très confortable, ancien résistant quand c'était très risqué et qui avait refusé de porter l'étoile jaune sous l'Occupation) qui, à 102 ans, avait bénéficié d'une hospitalisation à 100 000 euros. En fait, c'était beaucoup moins de 100000 et ce mauvais fils avait menti. Mais il avait fanfaronné en nous laissant entendre que, pour étayer sa démonstration, il n'avait pas pas hésité à choisir un cas très personnel en s'en prenant à son propre père.

 

Alain Minc est vraiment un sinistre individu

 

Mais la crapule avait menti d'une manière plus générale. Tous les comptes publics le disent : les personnes âgées coûtent cher, pas parce qu'elles sont âgées, mais dès lors qu'elles sont malades. Quand elles sont bien portantes, elles ne coûtent rien, pas plus que des enfants de 8 ans, comme le prouvent des dizaines de milliers de nonagénaires vaillants.


Mais, ces jours-ci la petite crapule a complètement changé d'avis. Pour la simple raison que, cette fois, c'est lui qui était concerné.


Minc et moi avons un point commun, un seul heureusement : nous avons plus de 70 ans. Nous risquons donc d'être frappés de plein fouet par une mesure du banquier éborgneur : le confinement sera plus long pour nous. Des magistrats diront un jour si cette mesure était légale puisqu'elle scinde les Français en deux devant la loi. Bref le petit Minc est furieux. Je le cite : il fustige "un système d'assurance où, au lieu de trier les populations par l'argent comme aux Etats-Unis, on les trie par l'âge."

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 05:13

Une analyse de la Ligue de Défense des Conducteurs. Extraits.

 

Face au problème des accidents de la route, aux causes multiples et complexes, les gouvernements s'obstinent, pour votre plus grand malheur, à appliquer une solution simple, claire et fausse : accuser et réprimer systématiquement la “ vitesse ”.

 

 

Les résultats de cette fausse solution sont désastreux.

 

Ainsi, sur ces six dernières années, quatre ont un bilan de sécurité routière négatif :

 

2014 : + 151 tués. 2015 : + 41 tués. 2016 : + 51 tués. 2019 : + 5 tués
(chiffres France entière, Observatoire national de la Sécurité routière)

 

 

Comment a-t-on pu en arriver là ?

 

Depuis le début des années 1970, une prise de conscience salutaire – non, il n'est pas acceptable d'avoir plus de 14 000 morts par an sur les routes !, des progrès techniques et une volonté politique forte ont permis de faire littéralement fondre le nombre de victimes d'accidents de la route.

 

Campagnes de sensibilisation, répression ciblée, lutte contre l'alcoolisme au volant, améliorations spectaculaires des véhicules, modernisation du réseau routier et intervention plus rapide des secours, ont permis, année après année, de faire passer le nombre de tués sur les routes de 14 000 en 1973 à 5 000 en 2003. Alors que dans le même temps, le trafic explosait.

 

 

La politique de sécurité routière était une recherche sincère, honnête, de solutions à des problèmes complexes. Aujourd'hui encore, 37 % des accidents n'ont pas de cause principale connue. Et ces solutions étaient efficaces, puisque la mortalité routière baissait alors même que le trafic augmentait.

 

Ces valeurs se sont soudain inversées.

 

On est passé à une politique de l'émotion, prônant le risque zéro et prétendant avoir trouvé LE coupable – la vitesse – et LA solution : abaisser les limitations et réprimer systématiquement la vitesse.

 

Il faut dire qu'entre-temps, des multinationales avaient flairé le bon filon et développé des machines permettant d'enregistrer en temps réel la vitesse des véhicules et de les photographier : les radars.

 

Il ne leur restait plus qu'à vendre leur prétendu outil de sécurité routière à des ministres trop contents de pouvoir présenter une solution facile et, chose tout à fait exceptionnelle en matière de politique publique, qui ne coûte rien. Au contraire, même, qui rapporte énormément. Les radars, c'était vraiment, dans tous les sens du terme, le jackpot !

 

C'est toute la philosophie de la sécurité routière qui s'est trouvée inversée. Les hommes politiques se sont déchargés du problème sur les fabricants de radars : occupez-vous de la “ sécurité routière ”, on se partagera les dizaines puis les centaines de millions d'euros des PV.

 

Car bien sûr, à partir de là, c'est la course au déploiement de radars toujours plus nombreux ou à défaut, puisque la résistance que nous avons réussi à organiser a permis de ralentir cette prolifération, toujours plus implacables…

 

Le tout sur des réseaux routiers aux limitations de vitesse de plus en plus abaissées (tronçons d'autoroutes à 110 et même 90 km/h, routes à 80, périphériques à 70, villes à 30) multipliant ainsi artificiellement les cas  “ d'excès de vitesse ” à réprimer.

 

Cette politique, qui n'a plus de “ sécurité routière ” que le nom, n'a été rendue possible que grâce à une propagande anti-vitesse dont nous sommes littéralement matraqués depuis des années.

Au point d'avoir, pour beaucoup, intégré que “ la vitesse, c'est mal, c'est dangereux ”.

 

1) Contrairement à ce qu'on nous répète en boucle (modèle mathématique suédois de 1982 à l'appui “ 1 % de vitesse en plus, c'est 4 % de morts en plus ”), on n'observe pas de lien entre vitesse et mortalité.

 

Ainsi :

 

- De 1998 à 2002, la vitesse moyenne de circulation augmente sur tous les types de réseaux : autoroutes, nationales et réseaux urbains en France. La mortalité diminue de 15 %.

- 2012 : la vitesse moyenne augmente. Le nombre de tués sur la route diminue de presque 8 %.

- 2003 : la vitesse de circulation reste stable. Le nombre de tués sur les routes baisse de façon spectaculaire, - 26 %, avant l’implantation du premier radar fin octobre.

- 2015 : la vitesse moyenne diminue. La mortalité sur les routes augmente de 2 %...

 

 

2) Sections d'autoroutes à 110, rocades à 70, routes à 80. Abaisser systématiquement les limitations de vitesse, sans tenir compte de l'amélioration des voitures, est une aberration.

 

Il est par exemple absurde de considérer aussi dangereux, aujourd'hui, une vitesse sur autoroute, par temps clair et circulation fluide, qu'il y a près de 50 ans, en 1974, année où la vitesse y a été limitée à 130 km/h, non pour des raisons de sécurité, d'ailleurs, mais pour faire des économies de carburant suite au choc pétrolier. A cette époque, lorsque les voitures roulaient à 130 km/h – rares étaient celles qui en étaient capables , elles utilisaient au maximum les capacités du châssis ainsi que leur potentiel “ sécurité ”, avec un confort de conduite tout relatif (beaucoup de bruit dans l’habitacle et pas de clim’), ce qui rendait les longs parcours fatigants voire dangereux. Aujourd’hui, la majorité des voitures sont conçues pour atteindre ou dépasser 180 km/h. A 130 km/h, elles n’utilisent donc que 70 % de leurs capacités ! Sans compter de nombreuses améliorations comme l'éclairage de nuit devenu hyper performant par exemple.

 

3) Enfin, il n'y a pas pire mensonge que de faire croire qu'un excès de vitesse est nécessairement dangereux. Non, “ excès de vitesse ” n'est pas synonyme de “ vitesse excessive ”. Un excès de vitesse, c'est simplement le dépassement d'une limitation administrative. Ce qui n'est pas nécessairement dangereux. Il suffit de rouler régulièrement pour le savoir, d'expérience. D'ailleurs, 91 % des Français reconnaissent qu'il leur arrive de dépasser les vitesses autorisées. La France n'est pas intégralement peuplée de fous dangereux ! Ce qui est dangereux, c'est une vitesse excessive par rapport aux circonstances (route, conducteur, voiture, météo, trafic).

 

Mais cet amalgame mensonger, “ excès de vitesse = vitesse excessive ”, est le centre névralgique de la propagande du lobby des radars.

 

C'est sur lui que repose la répression systématique par les radars, cette fausse solution. Ou encore, cette solution à un faux problème. Qui peut croire qu'on va sauver des vies en s'acharnant sur des comportements qui ne sont pas dangereux ? Mais pour faire taire toute contestation, pour empêcher toute remise en cause de ce dogme anti-vitesse, on nous a tous mis dans le même sac – les vrais chauffards et les simples citoyens exigeant un débat serein et le droit de ne pas respecter à la lettre une limitation administrative quand c'est sans danger – en nous traitant de “ délinquants routiers ” responsables de “violence ”.

 

 

Il existe de vraies solutions de sécurité routière.

 

La plus importante de toutes, c'est de restaurer une politique de responsabilité, aux antipodes de la robotisation des conducteurs que la politique de sécurité routière exercée depuis près de 20 ans a fini par créer. Car la répression de masse par les radars a fait beaucoup de mal. 

 

Depuis des décennies, on répète aux gens qu'il leur suffit de conduire, le nez sur le compteur, en deçà de la vitesse réglementaire, pour avoir une conduite sûre. Pour être des bons citoyens. A tel point qu'on voit couramment maintenant des gens déboîter en regardant à peine et sans mettre leur clignotant, ou bien encore rester à basse vitesse sur la voie de gauche, provoquant des dépassements dangereux par la droite.

 

La sécurité, c'est l'exact contraire !

 

Pour être sûre, la conduite doit être attentive à la route et aux autres, pour permettre d'anticiper le plus possible.

 

C'est pour cela que la Ligue de Défense de Conducteurs a élaboré la Charte du conducteur responsable, aux quatre principes simples mais essentiels à la sécurité :

 

Art. 1 : J'adapte ma conduite à la densité du trafic, à l'état  de la route, aux conditions météorologiques et à ma forme du moment.

Art. 2 : Je ne suis pas seul(e) sur la route. Je garde mes distances  et vérifie très régulièrement dans mes rétroviseurs que je ne gêne personne ; je me décale largement pour laisser passer  ou doubler les deux-roues.

Art. 3 : Je ne conduis pas sous l'emprise de substances altérant sensiblement ma vigilance et mes réflexes.

Art. 4 : J'entretiens régulièrement mon véhicule pour garantir  une sécurité maximale.

 

 

La répression de masse par les radars a fait beaucoup de mal. Non seulement, elle a amené à “désapprendre ” aux gens les règles de base d'une conduite sûre, mais en plus, elle a amené l'Etat à se désengager de la première de ses responsabilités : aménager et entretenir le réseau routier. C'est ainsi que la France est passée de la 1ère à la 18ème place dans le classement mondial sur l'état des routes !

 

Il suffirait que l'Etat arrête de dépenser près de 200 millions dans les radars, pour les réinvestir dans la route, pour améliorer immédiatement la situation.

 

 

Entrer dans la police pour choper des gens dans les descentes. Bel idéal !

 

   

Les radars : une arnaque qui n'a rien à voir avec la sécurité, au contraire
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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 05:03

Un exemple parmi d'autres : la famille  Schneider (dans la haute, on prononce chnèdre) à laquelle l'exquise Anne-Aymone Sauvage de Brantes, épouse Giscard d'Estaing, est apparentée.

 

Dans un article du Figaro en 1897, Jean Huret interroge Henri Schneider, fils du fondateur de l'entreprise, qui la dirigea entre 1875 et 1898, ainsi qu'un ouvrier. Le moins que l'on puisse dire c'est que le patron s'exprime sans tabou et que l'ouvrier (on dirait “ collaborateurs ” aujourd'hui) a bien intériorisé sa soumission :

 

« Jules Huret. – Est-il indispensable que ce directeur en absorbe à lui seul tous les bénéfices ? […]

 

Henri Schneider. – Le capital […] qui alimente tous les jours les usines […] nourrit l'ouvrier lui-même ! […]. La production dépend de la mode […], demain, ce mouvement peut s'arrêter […]. Sans emploi du jour au lendemain ; ils viendraient faire la queue à la porte des usines, offrir leurs bras au rabais ; ça ferait baisser les salaires. […]

 

J. H. – L'intervention de l'État ? […]

 

H. S. : Très mauvaise ! Je n'admets pas du tout un préfet dans les grèves ; c'est comme la réglementation du travail des femmes, des enfants ; on met des entraves inutiles, trop étroites, nuisibles surtout aux intéressés qu'on veut défendre, on décourage les patrons de les employer.

 

J. H., à l'ouvrier : Si vous tombiez malade pourtant ?

 

L'ouvrier : Oh, faut espérer que non […] ! Qu'est-ce que je ferais avec les quarante sous de la compagnie ? […] [À propos de M. Schneider] On vote pour lui […] pourtant il n'en manque pas des ouvriers qui voudraient bien ne pas faire comme les autres. Mais ils n'osent pas ! […] Si les mioches pouvaient manger tout leur saoul ! Si on n'était pas si fatigué ! […] La retraite, c'est joli, mais il n'y en a pas tant, allez, qui arrivent à soixante ans avec des métiers pareils ! »

 

Jules Huret, Enquête sur la question sociale en Europe, 1897.

 

 

 

L'ambiance est donc celle du paternalisme le plus implacable, quand l'ouvrier est un enfant et non pas le rouage essentiel de la production, ou encore un citoyen. Heureusement, les consciences s'éveillent et s'organisent. On voit par exemple Jean-Baptiste Dumay, ouvrier syndicaliste du Creusot et maire de la ville en 1871, critiquer radicalement la politique des usines Schneider :

 

« Le Creusot étant un modèle […] de bagnes industriels, où les ouvriers sont enrégimentés, logés, numérotés et surtout surveillés, non seulement dans leurs fonctions de producteurs, mais encore dans leur vie privée, intime, nous croirions manquer à notre devoir si […] nous ne venions pas dévoiler au public l'organisation tyrannique de cette grande Compagnie […]. Un ouvrier en difficultés avec les patrons a autant à craindre pour les siens que pour lui, vu qu'il n'est pas rare que toute une famille soit renvoyée des ateliers, parce qu'un fils ou un frère a voulu secouer le joug. […] Si les ouvriers du Creusot ne peuvent manifester leurs opinions politiques sans crainte de perdre leur travail, il en est de même au point de vue religieux […] aussi a-t-on vu des jeunes gens renvoyés de l'usine […] pour avoir chanté des chansons anticléricales. […] La caisse de secours aux malades et blessés est encore une de ces œuvres philanthropiques dont on fait honneur aux patrons, […] et qui, en définitive, sont payées par les ouvriers. […] L'institution [des] retraites […], correspond précisément à l'énorme baisse des salaires des années suivantes. »

 

Jean-Baptiste Dumay, « Le Creusot : un fief capitaliste », La Revue sociale, 1891.

 

Les gens de la vraie gauche ont raison de le seriner : rien n'est jamais donné, rien n'est jamais acquis. Tout se conquiert.

 

PS : sur le troisième document, le patron s'est fait représenter en saint Éloi, le ministre des finances du bon roi Dagobert, orfèvre (exceptionnel) et monnayeur de son état. Saint Éloi est considéré comme le saint patron des ouvriers qui se servent d'un marteau.

 

La férocité des possédants ne date pas d'hier
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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 05:13

 

 

La Résolution sur « La charia, la Déclaration du Caire et la Convention européenne des droits de l’homme » a été adoptée le 22 janvier dernier à Strasbourg par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

 

Cette résolution signifie que la loi islamique constitue un ordre juridico-religieux concurrent au droit existant.

 

La charia est appliquée dans divers endroits du continent européen, en particulier en Grèce (depuis la fin de la Première Guerre mondiale), en Tchétchénie et au Royaume-Uni. En Grèce, les femmes sont désavantagées dans les procédures de divorce et les décisions ne peuvent faire l’objet d’aucun recours. Au Royaume-Uni, environ 85 “ Conseils de la charia ”, rattachés à des mosquées, prononcent des jugements en matière de divorce, de succession et de droit commercial. Certains d’entre eux considèrent le viol conjugal comme négligeable et autorisent les mariages forcés sans la garantie de cérémonies civiles.

 

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, (47 États dont la Russie et les pays du Caucase) compétente en matière de droits de l’homme, reconnaît que des tribunaux islamiques “ informels ” existent un peu partout en marge de la société. Au Royaume-Uni, les autorités les reconnaissent de facto depuis 2008 et leur confèrent une compétence judiciaire officielle.  L’Assemblée parlementaire n’a jamais demandé au Royaume-Uni de mettre fin à la Charia mais simplement de « veiller à ce que les conseils de la charia fonctionnent dans le cadre du respect de la législation ». Elle a également demandé au Royaume-Uni d’« imposer aux couples musulmans l’obligation légale d’enregistrer leur mariage à l’état civil avant ou au moment où ils contractent le mariage musulman ». Cette demande a été suivie de peu d’effets.

 

En outre, l’Assemblée a estimé que les États pouvaient « créer un cadre juridique déterminé pour accorder aux communautés religieuses un statut spécial impliquant des privilèges particuliers ». Elle a suivi la politique du gouvernement grec qui lui avait suggéré de « procéder à un examen, au cas par cas, de chaque règle de la charia qui s’appliquerait à des cas concrets visant des musulmans résidant dans des États non-musulmans », afin de tenir « compte de critères tels que le respect du multiculturalisme dans l’Europe d’aujourd’hui ». L’équation étant donc que lorsqu’il y a multiculturalisme, il peut y avoir charia et que, plus l’islam se répandra en Europe, plus la charia règnera.

 

Trois États membres du Conseil de l’Europe, l’Albanie, l’Azerbaïdjan et la Turquie, ont avalisé la Déclaration du Caire de 1990. Cette « Déclaration sur les droits de l’homme en islam » se veut une adaptation de la Déclaration universelle des Droits humains. Elle stipule notamment que tous les hommes naissent musulmans et que « tous les droits et libertés sont soumis aux dispositions de la Charia ». Elle prône l'affirmation de la primauté divine, la limitation de la liberté d'expression ainsi que de celle de choisir sa religion et d’en changer, et elle pose comme définitive l’inégalité des droits entre l’homme et la femme. 

 

Cette Déclaration, qui pose que la charia est supérieure au droit international et vise à le supplanter, a été reconnue par 57 États à majorité musulmane, représentant plus d’1,3 milliard de personnes.

 

En Europe, la charia a de beaux jours devant elle
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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 05:14

Ci-dessous un très bon article de Pedro Gaite pour Pagina 12

 

 

 
 
La pandémie du coronavirus met au jour les misères du capitalisme financier. Les pays européens ont évité de prendre des mesures drastiques contre le virus par crainte de nuire à l'économie et aujourd'hui l'Europe a plus d'un millions de personnes contaminées et des milliers meurent tous les jours. Donald Trump s'oppose aux gouverneurs qui ont décrété la quarantaine malgré le fait que les Etats-Unis est déjà, et de loin, le pays le plus touché et où l'on déplore le plus grand nombre de morts. Son principal conseiller économique, Larry Kudlow, dit que pour la situation économique, la fermeture des frontières pour éviter la propagation n'est peut-être pas utile. Le vice-gouverneur du Texas, Dan Patrick, considère que les personnes âgées du pays sont disposées à mourir pour ne pas nuire à l'économie et pour soutenir les Etats-Unis ; « Vous venez de dire qu'il y a pire que de mourir du coronavirus ? » lui a-t-on demandé, et Patrick a répondu : « Oui, sans aucun doute. »
 
En Amérique Latine, Jair Bolsonaro exige la réouverture des commerces ; il a renvoyé le ministre de la Santé qui préconisait le confinement et, comme Trump, il fait face à des gouverneurs qui ont organisé la quarantaine. Il avait même décidé de suspendre les contrats de travail pendant quatre mois sans solde, mais il a dû faire machine arrière devant le nombre des critiques.
 
Ces décisions sont le résultat de la logique capitaliste, dont l'objectif est la maximalisation des profits. Seulement l'épidémie du coronavirus met sur la table une question qui est sous-jacente au capitalisme : Qu'est-ce qui est le plus important : la vie ou le profit ?
 
 
INEGALITE
 
Dans l'optique du capital le virus peut avoir des conséquences positives. La population qui va mourir est dans sa majorité peu intéressante du point de vue productif. Les gens âgés qui sont à la retraite et qui ne créent pas de richesses. Quand Dan Patrick répond qu'il y a quelque chose de pire que la mort, il veut simplement expliquer la logique du système.
 
Depuis qu'a été confirmé le premier cas de coronavirus (21 janvier 2020) la maladie a tué au (22 avril) quelques 183 000 personnes dans le monde. Dans le même temps sont mortes également 950 000 personnes, pour d'autres causes, pour n'avoir pu le plus souvent accéder à des soins, selon l'ONG Oxfam. La pauvreté tue plus que le virus.
 
Cette pauvreté est l'autre face de l'extrême inégalité que génère le système. En 2019, les 2153 milliardaires possédaient plus de richesses que 4 600 millions de personnes. Pour cette élite, chaque accroissement des richesses se traduit par un 0 en plus sur leurs comptes en banque. On pourrait réduire de 10% leur part et ils pourraient continuer à se payer manoirs, yacht et tout le luxe qu'ils désirent. Alors que quasiment la moitié de la population mondiale vit avec moins de 5,5 dollars par jour. 
 
Un de ces milliardaires est Paolo Rocca, propriétaire de Techint, qui a renvoyé 1450 travailleurs de son entreprise de construction à cause de la quarantaine en Argentine. Il aurait pu payer ses salariés avec une partie des 400 millions de pesos qu'il a encaissé l'an dernier par l'exonération des charges sociales qu'il a obtenue gracieusement du gouvernement Macri. Sans parler des 9100 millions de pesos qu'a blanchis la direction de l'entreprise en 2016. 
 
La règle de la logique capitaliste c'est le néolibéralisme. Ce dogme repose sur trois grandes prémisses :
  1. Le marché est le meilleur régulateur des ressources.
  2. La méritocratie.
  3. La théorie du ruissellement.
     
 
LE MARCHE
 
L'idée-maîtresse du néolibéralisme est que le marché est le meilleur régulateur des ressources, et que, par conséquent, l'intervention de l'Etat dans l'économie doit se réduire à sa plus simple expression. Chaque individu (ou chaque pays) cherchant son propre bénéfice individuel contribue de la meilleure façon possible à maximiser le bénéficie social.
 
Cette tromperie est d'autant plus manifeste dans les situations critiques. En ces jours de crise du coronavirus nous voyons les fondamentalistes de la dérégulation reconnaître le rôle-clef de l'Etat. Tous les pays mettent en avant une politique fiscale et monétaire expansive pour essayer de freiner la baisse de l'activité économique.
 
Pour certaines puissances mondiales comme la France, le Royaume Uni et l'Allemagne les paquets fiscaux dépassent 14% du PIB. Ce sont ces mêmes puissances qui par l'intermédiaire du FMI ont exigé de la Grèce une sévère purge qui a plongé son économie dans huit années de récession et baisse de 30% du PIB et des salaires. 
 
Elles ont aussi envisagé de nationaliser les entreprises les plus importantes devant les difficultés financières actuelles, alors qu'elles avaient exiger de la Grèce qu'elle privatise son énergie, ses télécommunications, ses ports, ses aéroports et tout ce qu'il y avait d'entreprises publiques.
 
C'est la technique de « retirer l'échelle ». Tous les pays se développent sur la base d'une politique protectionniste dans ses premières étapes de développement, avec un Etat actif qui investit dans des secteurs stratégiques et stimule le secteur privé. Ensuite ils exportent dans le monde l'idée du libre marché comme recette du succès, et quand ils n'arrivent à convaincre les leaders des pays en marge, ils les obligent par le biais du FMI, de la Banque Mondiale et de l'OMC.
 
 
LA MERITOCRATIE
 
L'imaginaire néolibéral pose comme principe que le succès est le résultat exclusif de l'effort personnel. Pourtant on estime que le tiers des richesses des milliardaires provienne de l'héritage. Pendant qu'ils accroissent confortablement leurs fortunes par la frénésie de la spéculation financière, le système tient par les emplois précaires et mal rémunérés. 
 
Prendre soin des enfants, des personnes âgées, des malades physiques et mentaux, ainsi que les tâches domestiques quotidiennes sont un exemple évident. Si personne n'investissait du temps dans ces tâches l'économie mondiale s'écroulerait complètement. Les femmes réalisent les trois quarts de ce travail, en général sans recevoir un centime. Par conséquent 42% des femmes en âge de travailler ne font pas partie de la main d'oeuvre rémunérée contre 6% pour les hommes. 
 
De la même manière dans les pays sous-développés on ne passe pas plus de cinq ans de scolarité contre plus de douze ans dans les pays développés.Clairement les chances ne sont pas égales. La méritocratie dépend du sexe, du statut social, de la race, de l'ethnie, de la nationalité. 
 
 
LE RUISSELLEMENT 
 
Le troisième mythe du néolibéralisme est la théorie du ruissellement, qui explique qu'une distribution de la richesse pour les plus riches est ce qu'il y a de mieux pour la société. Comme ceux qui ont le plus sont propriétaires des moyens de production, ils vont investir plus et cela va générer des emplois et un bien général pour la société. C'est ainsi qu'on justifie la réduction des impôts pour les grosses fortunes (et même l'étatisation de leurs dettes) et la flexibilité pour le monde du travail. Seulement quatre cents de chaque dollar perçu proviennent des impôts sur la richesse.
 
Les millionnaires profitent des impôts les plus bas et de plus, à travers toute sorte de manœuvres financières comme les comptes dans les paradis fiscaux dissimulent jusqu'à 30% de leurs obligations fiscales. Pendant que la grande majorité cherche quelques miettes qui ruissellent, en général avec peu de réussite. Une augmentation de 1% de l'impôt sur les grandes fortunes permettrait de recouvrer des fonds nécessaires pour investir dans la création de 117 millions de postes de travail dans des secteurs comme la santé et l'éducation.
 
Le capitalisme financier, dans sa version néolibérale, est un système qui donne la priorité aux profits exorbitants de quelques uns contre la possibilité de la majorité à avoir une vie digne. C'est également favoriser la production et la consommation effrénées au détriment de l'environnement. 
 
Comment expliquer qu'1% des plus riches dispose de plus du double de la richesse de 6 900 millions de personnes ? Que chaque jour 10 000 personnes meurent pour n'avoir pas eu accès aux soins ? Qu'un enfant sur cinq n'a pas pu accéder à l'éducation ? Qu'on fasse exploser des montagnes et contaminer des milliers de litres d'eau pour obtenir des métaux précieux et pour alimenter l'ego d'une minorité de privilégiés ? Qu'on rase des forêts aux bois essentiels pour augmenter la surface cultivable pour aliments transgéniques ? Que les avancées technologiques soient une menace pour des millions de postes de travail au lieu d'être une opportunité pour éliminer le travail précaire et améliorer la vie de millions de gens ? Que la science et la technique continuent d'être au service des industries d'armements, responsables de tant de morts? Que les Etats-Unis aient plus de missiles que de lits dans les hôpitaux ? Qu'en Argentine les fonds rapaces aient une rentabilité de 1600% au prix de la faim du peuple ? 
 
 
La pandémie du coronavirus nous invite à repenser notre avenir : quoi produire ? Comment le faire ? Pour quoi et pour qui? Quels travaux sont essentiels pour la survie humaine ? Lesquels vont améliorer notre qualité de vie et lesquels vont reproduire simplement un système d'exclusion ?
 
C'est le moment de repenser notre organisation comme espèce. Les ressources naturelles sont suffisantes pour que tout le monde mène une vie digne, sans la faim et sans le minimum vital. Mais pour cela, nous devons abandonner l'individualisme qui est le propre de ce système et penser en termes de salut collectif. Les avancées de la science et de la technologie nous donnent une opportunité unique pour le travail insalubre et que personne ne veut plus faire soit réalisé par des machines. C'est le moment pour que la science et la technologie soit au service de l'amélioration de la qualité de la vie de tous et de toutes. Le moment de mettre la vie et l'environnement au centre de tout.
 
 
Pedro Gaite
économiste
Journal Pagina 12
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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 05:13

Ce petit montage devrait plaire à mon ami et néanmoins lecteur assidu de ce blog M.-J. S., psychanalyste de son état.

 

Il montre comment asservir par la double contrainte, le double bind, cette situation où une personne est sujette à deux contraintes contradictoires ou incompatibles.

 

Depuis plusieurs mois maintenant, le discours de la bande du banquier éborgneur n’est, en surface, que cacophonie. Mais derrière les reculades, les dérobades, les coups de menton, les contritions, les menaces, l’objectif est toujours le même : subjuguer le peuple en s’adressant à lui comme à un enfant et, en le culpabilisant, lui faire accepter l’anormal comme du nécessaire et donc du normal.

 

La double contrainte – le double bind – devient alors une arme  redoutable.

 

La théorie de la double contrainte fut proposée en 1956 par l’école de Palo Alto comme cause ou facteur de la schizophrénie. Le sociologue Norbert Elias montra comment, en période de guerre froide (l’utilisation du mot “ guerre ” par le banquier éborgneur n’était pas improvisée) la peur suscitée par une agression peut devenir une arme au service des dominants. Le banquier éborgneur a, pour l’instant, réussi à imposer un cadre institutionnel, qu’il souhaite pérenne, où les individus, schizophrènes, ne seront plus à même de juger de la réalité de manière rationnelle.

 


 

Comment asservir par la double contrainte

 

Les deux photos ci-dessus nous montrent un monde en apparence fou. En haut, un espace de liberté, pur, mais interdit sans raison apparente par les forces d’un ordre qui sont elles-mêmes prêtes à déraper à la première occasion. On a tous en mémoire la triste mésaventure de cet qui homme qui, muni d’une autorisation en bonne et due forme visée par la Gendarmerie, se vit interdire l’accès de l’Île de Ré où son père se mourait … par un gendarme qui, justement, avait mis de côté ce qui lui restait de raison et d'humanité. Sur cette plage, un promeneur n’aurait aucune chance d’être contaminé par le terrible fléau et ne pourrait lui-même contaminer qui que ce soit.

 

Dans la photo du bas, un agrégat d’humains, dont beaucoup se rendent à leur travail, ne peuvent nullement  respecter la nouvelle législation d’exception. Nous sommes dans un espace  physique et mental confiné, anxiogène, où des comportements physiques illégaux sont requis parce que nécessaires à la bonne marche d’une société qui n’avance plus que sur une jambe.

 

Dans le premier cas, la liberté est donc interdite dans un monde pré-adamique tandis que dans le second la servitude est obligatoire dans un univers potentiellement mortel.

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