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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 05:26

 

 

En ce mardi 24 septembre, pour la nième fois depuis quinze ans, j’ai marché contre les attaques menées contre les retraites.

 

Je suis retraité depuis plus de 10 ans. Ce n’est donc pas aujourd’hui « ma » retraite que je défends, même si – alors que je ne subis pas le système de la retraite à points – j’ai perdu environ 10% de pouvoir d’achat depuis que je suis retiré des voitures, mais celle des travailleurs d’aujourd’hui et de demain. Au nom de principes démocratiques et républicains que le banquier éborgneur, dans le droit fil de ses trois prédécesseurs à la présidence de la République, met à bas.

 

La contre-réforme concoctée par Delevoye qui, lui, cumule salaire et retraite, signifie la fin de la retraite du régime général de la Sécurité sociale. Un système mis en place à la Libération par Ambroise Croizat. Ce sera la fin du système par répartition, où l’assuré acquiert ses droits par cotisation. Lui sera substitué un système à cotisation définie et par point. La valeur du point fluctuera selon la situation économique et démographique. Mais aussi, alors que cela n’est que susurré, en fonction de l’espérance de vie selon l’âge auquel intervient la retraite.

 

Pourquoi ce changement ? Parce que le banquier éborgneur œuvre au service du capital, et que le capital ne supporte pas que le marché des retraites lui échappe. Le capitalisme financier veut la généralisation de la retraite par capitalisation.

 

Il n’est même pas nécessaire de parier que le niveau des retraites baissera (pour les agents de l’État, c’est acquis puisque le point d’indice est gelé depuis 10 ans). Il n’est qu’à regarder ce qui se passe en Suède depuis la « réforme » de 1999 où le niveau des retraites n’est plus garanti et a baissé de 3% en 2010.

 

Alors que la Sécu de Croizat était fondée sur la solidarité entre les salariés, le système voulu par le banquier éborgneur inclut dans un même paquet salariés, artisans, petits patrons, l’objectif étant clairement d’affaiblir la solidarité de classe entre les salariés.

 

Le banquier éborgneur veut par ailleurs introduire une règle d’or selon laquelle la part des retraites ne doit pas dépasser 14% du PIB. Pour le banquier, s’il n’y a pas d’argent magique, il y a des chiffres magiques. Le problème étant qu’avec l’augmentation du nombre des retraités les retraites seront de plus en plus faibles et de plus en plus tardives.

 

Il ne faut absolument pas que les syndicats « s’engagent » dans des nouvelles discussions. Ils doivent lutter pour le code des pensions, pour un système de retraite par répartition du salaire mutualisé. Ils doivent exiger le retrait du projet.

 

 

Nous étions 1 000 à Lyon en ce 24 septembre. Tant que nous ne serons pas 100 000…

Contre les « réformes » des retraites, « Marchons, marchons… »
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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 05:26
Un Berger qui aide Macron à nous tondre.

Le leader de la CFDT, Laurent Berger, interlocuteur privilégié du pourvoir, a rencontré Macron au sujet des retraites. Le numéro un de l’UNSA, Laurent Escure, autre syndicat favorable à l’instauration d’un système universel fut également reçu.


La CFDT soutient ouvertement la politique de Macron.

Laurent Berger a déclaré que son syndicat prône une «réforme qualitative» des retraites. Il a appelé le gouvernement à augmenter la durée de cotisation plutôt que d’augmenter l’âge de départ à la retraite, il se démasque pour promouvoir cette loi tout comme l’UNSA et le patronat et montre leur accord avec les propositions du gouvernement. La réunion avait en fait pour but de voir comment étouffer l’opposition des travailleurs à cette attaque historique. Un récent sondage indique que globalement 55 % des sondés sont mécontents de la politique économique du gouvernement Macron, et, sans grande surprise ce sont les ouvriers à 75 % qui contestent le plus la politique actuelle.


62 % de la population est en faveur d’un mouvement social contre la réforme des retraites.


Les personnes entre 50 et 64 ans sont les plus favorables à la mobilisation avec 72 %.
Dans le précédent quinquennat, la CFDT jouait déjà l'interlocuteur privilégié du pouvoir et Laurent Berger entretenait des liens réguliers avec François Hollande. Sous son quinquennat, la présence de CFDT dans des cabinets ministériels a été renforcée. L’ancienne trésorière CFDT avait été nommée directrice de cabinet adjointe de la ministre du travail, Myriam El Khomri.


Cette centrale syndicale accompagne depuis trente ans le détricotage du droit social, tout en jurant rester fidèle à ses valeurs !


Dans les années 1960 et 1970, on se souvient d’une CFDT « anticapitaliste et autogestionnaire », qui pourfendait alors la société de consommation, dénonçait les inégalités sociales, le profit érigé en finalité ultime. Elle condamnait « le capitalisme en tant que système instaurant une domination économique, sociale, politique et culturelle ». On peut légitimement rester perplexe sur ce retournement de veste.


Aujourd’hui, le caractère de collaboration de classe de cette centrale est frappant. Ces dernières années ont été fertiles en situations où ce syndicat a été le sauveur de la classe dirigeante contre les mouvements sociaux, le dernier en date le dossier SNCF, assurance chômage… Ce syndicat a une place prépondérante dans la participation à la gestion capitaliste à tous les niveaux. Elle défend le système, refuse de contester les bases de la société capitaliste.


Berger a été récompensé de ses efforts, il a été élu, le 23 mai dernier, président de la Confédération européenne des syndicats (CES).


Il a assuré qu'il faut "un meilleur partage du pouvoir" en entreprise, entre les salariés et les patrons. Notion qui fait écho à la philosophie de la loi Travail, loi pour laquelle Laurent Berger s’est montré globalement satisfait. 


La CFDT, comme d’autres syndicats ont appelé clairement à voter Emmanuel Macron


Elle accepte de participer à des discussions au sommet avec les ennemis de classe des travailleurs, brade leurs intérêts, discrédite la force sociale des salariés en faisant croire qu’elle défend leurs intérêts, alors qu’elle les brade. Laurent Berger dit « qu’il faut partager le pouvoir et associer davantage les corps intermédiaires ainsi que les citoyens ». Encore cette idée d’association capital/travail. On n’entend plus parler de travailleurs, ni de salariés, mais de « collaborateurs».


La CFDT a accompagné les ordonnances travail, tendu la main au pouvoir pendant la fronde des Gilets jaunes et n'hésite jamais à saluer les réformes de Macron en faveur du capital. 


L'Elysée a nommé conseiller spécial auprès de Macron, Philippe Grangeon, encarté CFDT et ex-collaborateur de Nicole Notat l’ancienne secrétaire de la même CFDT. Le 2 avril dernier, le président a convié Laurent Berger à sa table. Le 25 mai, le chef de l'Etat s'est entretenu « en secret » avec Berger, pour parler du climat social, la rencontre ne figure à l'agenda d'aucun des deux intéressés.

 

La collaboration de la CFDT, jusques-à quand ?

 

Le 29 mai, Laurent Berger est invité par le groupe En Marche à l'Assemblée nationale…


Berger freine des quatre fers pour empêcher les luttes, lui et son organisation sont liés au capital de mille manières.


Il est indispensable de prendre la mesure des enjeux.


Les travailleurs sont le nombre, leur force dépasse largement celle de la classe capitaliste s’ils se donnent les moyens de s’organiser et de se battre pour elle-même. Le capital ne renoncera jamais à ces attaques, aux licenciements, à la remise en cause de tous les droits sociaux, ces syndicats servent à détourner le mécontentement vers des impasses réformistes et renforcent les forces qui exploitent les travailleurs.


Les sondages démontrent une « sympathie anticipée » des luttes à venir contre la politique de Macron. Il y a des luttes nombreuses, partout dans les entreprises, les hôpitaux. La convergence de toutes ces luttes est indispensable pour faire reculer pouvoir et capital. La CGT appelle à une journée d’action le 24 septembre contre la réforme des retraites. Faisons en une journée importante qui en appellera d’autres.

 

 

Repris du site “ Communistes ”

 

Source

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 05:06

 

Imaginez que je dise ceci : « Je suis un homme blanc, né d’une femme blanche et je vais donner naissance à un fils blanc. C’est l’essence même de ce que je suis. »

 

Vous diriez à bon droit que je suis raciste, ou cinglé car je me détermine et détermine les autres – prioritairement pour ne pas dire exclusivement – par la couleur de la peau.

 

C’est exactement ce que vient de déclarer Rihanna (la chanteuse la plus riche au monde – la richesse ça aide pour proférer des insanités) qui a remplacé « homme blanc » par « femme noire » et « fils blanc » par « fille noire ».

 

Le lieu d’où parle Rihanna est donc le même que celui d’où s’exprime la très toxique Rokhaya Diallo : celui de la race. Celle-ci a expliqué il y a peu que les juifs n’avaient pas été exterminés en tant que groupe. Ce n’est donc pas par racisme qu’Hitler a tenté de les éliminer jusqu’au dernier.

 

Rihanna est originaire de la Barbade. Comme beaucoup d’Antillais, elle est de sang mêlé. Elle est, pour un quart, d’origine irlandaise. Elle n’est donc pas « noire comme charbon », comme on dit en Afrique. Là est son problème, qu’elle tente de masquer en surdéterminant sa noirceur.

 

Imaginez qu’elle ait dit : « Je suis une milliardaire mulâtre, née d’une femme plutôt noire pauvre et je vais donner naissance à une fille mulâtre qui sera pétée de tunes à la naissance. » C’eût été beaucoup moins prestigieux et tellement plus vulgaire.

 

On est toujours le Blanc, le Noir, le Juif, le con, le salaud d'un autre. Rihanna a fait l'objet d'une campagne contre sa venue au Sénégal. Une trentaine d'organisations religieuses réunies au sein d'un collectif “ Non à la franc-maçonnerie et à l'homosexualité ” étaient hostile à sa venue sur le sol africain. Par parenthèse, l'Afrique elle aussi régresse de manière imbécile car ce genre de collectif n'existait pas il y a trente ans. En la matière, ce qui est reproché à la chanteuse  est son appartenance supposée à la franc-maçonnerie. Ce qui me fait doucement rigoler quand on sait que nombre de chefs d'État et de ministres africains sont, plus ou moins discrètement, des “ frères ”. Quand ils ne sont pas rosicruciens.

 

 

La noirceur de Rihanna
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10 septembre 2019 2 10 /09 /septembre /2019 05:27

Reprise du blog "Ca n'empêche pas Nicolas" :

L'analyse, que nous publions ci-dessous, a été écrite avant que Macron, vue l'opposition populaire à sa volonté de retarder l'"âge pivot" de la retraite à 64 ans, ait lancé dans le débat une alternative : exiger davantage d'annuités pour bénéficier d'une pension à taux plein. 

Ce qui aboutit globalement - l'une et l'autre mesure -  à imposer de travailler plus longtemps pour percevoir sa retraite.

Ce qui ne change pas l'intérêt de l'analyse ci-dessous, et en particulier, la réflexion sur la volonté du pouvoir ologarchique d'imposer la "retraite à points". 

De ce point de vue, la courte intervention de François Fillon est plus qu'éclairante...

 

Le haut-commissaire à la réforme des retraites a présenté ses préconisations : il faudra travailler jusqu’à 64 ans pour ne pas subir de « décote » et le futur système semble imaginé pour automatiser les mesures les plus impopulaires. La CGT et FO appellent à la mobilisation. La CFDT attend de voir pour se rallier aux thèses du pouvoir

Les grandes lignes – et les principales inquiétudes – ont été confirmées, jeudi 18 juillet 2019 par le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye. Il a pris soin de glisser des mesures destinées à adoucir son épais rapport, mais sa philosophie générale reste franchement tendue vers les économies budgétaires.

Sauvegarde du rapport Delevoye : http://mai68.org/spip2/IMG/pdf/retr…

Il faudra travailler jusqu’à 64 ans

L’idée flottait dans l’air depuis le début des discussions, alors qu’un âge de départ n’est théoriquement plus nécessaire dans un système par points. Pour forcer les gens à travailler plus longtemps, Jean-Paul Delevoye préconise l’introduction d’une décote jusqu’à 64 ans pour tous les salariés, y compris ceux qui ont travaillé plus de 42 ans – qui peuvent aujourd’hui partir à 62 ans. Un départ à 60 ans à taux plein restera d’actualité pour les carrières longues (1) et la commission Delevoye souligne que cet âge unique pour tous avantagera la frange la plus précaire, qui est aujourd’hui obligée de travailler jusqu’à 67 ans (19 % des femmes et 10 % des hommes).

Surprise de taille, le haut-commissaire préconise que cette borne d’âge soit repoussée en fonction de l’évolution de l’espérance de vie : un an de gain d’espérance de vie entraînera un report de l’âge de départ de quatre mois, selon un mécanisme plus ou moins automatique, qui devra être explicité dans le texte de loi attendu pour la fin de l’année.

Gêné aux entournures par une mesure difficile à faire passer comme un progrès, le haut-commissaire a pris soin de ne pas nommer cette nouvelle borne. Il ne parle donc pas d’« âge pivot » et n’emploie qu’à la marge l’expression sortie en juin du chapeau d’Édouard Philippe d’« âge d’équilibre », pour leur préférer celle d’« âge de départ à taux plein ». Alors même que, dans un système par points, la notion de « taux plein » qui se réfère au nombre de semestres cotisés n’a plus de sens.

Cette décote était une des lignes rouges fixées par la CFDT pour maintenir son soutien à un système qu’elle juge globalement bienvenue. « C’est totalement stupide », a réitéré Laurent Berger, de la CFDT, devant les journalistes jeudi matin. Il retient néanmoins surtout des points positifs et temporise :

« Nous dirons ce que nous pensons quand il y aura un texte de loi sur la table, pour le moment il n’y a qu’un rapport, la CFDT en prend acte. Ce serait une désertion de considérer qu’il faut déjà soutenir ou claquer la porte. »

Toujours dans une logique de « travailler plus longtemps », le haut-commissaire présente des préconisations pour faciliter le cumul emploi retraite. Ce qui n’est pas pour rassurer la CGT et Force ouvrière, qui pointent qu’à peine un Français sur deux est en emploi au moment de liquider sa retraite et craint donc qu’un allongement de la vie active ne propulse davantage de séniors vers le chômage, voire les minima sociaux. « L’espérance de vie en bonne santé est de 63 ans », proteste Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière, très remonté.

La voie ouverte à une baisse des pensions

L’équilibre financier du système est posé comme un prérequis et les cotisations seront « plafonnées (…) afin de ne pas alourdir le coût du travail ». C’est la nouvelle « règle d’or » (2).

Pour faire face à l’augmentation d’un tiers du nombre de retraités, prévue d’ici à 2050 (3), les pilotes du futur système ne pourront donc pas toucher aux recettes du régime, mais auront plusieurs leviers « paramétriques » entre les mains, comme le montant des décotes, l’âge du taux plein et surtout la valeur du point (sa valeur d’achat pour les cotisants et sa valeur de « service » pour les retraités).

Cet extrait d’un discours de François Fillon le 10 mars 2016, relayé sur Twitter par un membre de La France insoumise, est de ce point de vue évocateur :


 

Dans le futur système, rien n’interdit en théorie à un gouvernement de revoir à la hausse le montant des cotisations, mais le paradigme choisi pour cette réforme est celui d’un retour à l’équilibre sans toucher aux recettes (28 % de cotisations réparties entre employé et employeur). D’où la satisfaction non feinte du Medef et de la CPME, ce jeudi.

« C’est ce système à “cotisations définies” et à points qui fait que les pensions des Suédois ne représentent plus que 53 % de leur salaire de fin de carrière, conte 60 % en 2000 », s’indigne la CGT. À ce rythme, rappellent six économistes de gauche, la pension moyenne doit chuter de 62 % du dernier salaire à 48 % en 2040 (4).

Pour les retraités, les pensions seront indexées sur l’inflation. Un renoncement, pour le haut-commissaire, qui souhaitait arrimer leur évolution sur celle des salaires, qui augmentent plus rapidement. Interrogé par la presse, Jean-Paul Delevoye continue de prêcher cette cause et botte en touche :

« Nous laissons aux futurs gouvernants le soin de choisir. »

Aucune mesure d’économie n’est attendue pour le prochain budget, claironne enfin le haut-commissaire – ce que la CFDT revendique à son crédit –, mais elles devront forcément suivre, car le système doit être mis à l’équilibre avant 2025, au moment de la mise en place du nouveau système. « Le projet [de réforme] devra être enrichi pour proposer les modalités de convergence vers l’équilibre financier », euphémise le rapport Delevoye dans un bijou de novlangue.

Les régimes spéciaux seront supprimés

Tout le monde devra être logé à la même enseigne, notamment les salariés bénéficiant aujourd’hui de régimes avantageux (financés par des cotisations plus élevées ou des « compensations démographiques » venant d’autres professions). Les fonctionnaires, dont la retraite équivaut à 70 % du salaire des six derniers mois devraient donc être les grands perdants, même si leurs primes intègreront l’assiette de cotisation (ce qui aura un impact sur leurs revenus). « Tous ne seront pas perdants comme les professeurs, rame Jean-Paul Delevoye, les fonctionnaires hautement primés seront même gagnants. » Et de botter en touche de nouveau, estimant que c’est à la réforme de la fonction publique d’imaginer des mesures pour amortir le choc :

« Je crois que c’est une opportunité : il faut réfléchir à un new deal dans la fonction publique. »

Une période de transition longue sera privilégiée pour que les droits spécifiques s’éteignent tout doucement. Pour les aides-soignantes, qui peuvent aujourd’hui partir à 57 ans, la première génération tenue de travailler jusqu’à 62 ans au minimum sera celle née en 2002, indique par exemple l’équipe Delevoye. Les policiers pourront continuer à partir à 52 ans, les sapeurs-pompiers à 57 ans et les militaires exposés après 19,5 années de service.

Pour que les indépendants n’aient pas à cotiser trop fortement, le rapport table sur un taux de cotisation réduit (5) ainsi qu’un changement d’assiette pour rendre la transition moins douloureuse.

Le pilotage du régime sera paritaire, mais soumis à un « cadre » étroit

Le pilotage de la future « caisse nationale de retraite universelle » devrait faire la place aux représentants des salariés, « facteur de confiance essentiel », préconise Jean-Paul Delevoye. Mais leur pouvoir sera limité : le conseil d’administration de la future caisse, composé à parité de représentants des assurés et des employeurs, « pourra se prononcer sur le pilotage du système » et arbitrer des variations uniquement dans le cadre fixé par le législateur. Il sera coiffé de trois organes (l’assemblée générale, un conseil citoyen et un comité d’expertise) au demeurant bénéfiques, mais aux pouvoirs uniquement consultatifs. Ce sera in fine au gouvernement et au Parlement de fixer chaque année « le cadre du pilotage du système » avec la loi de finances. « L’État ne gérera pas directement, mais il tient les cordons de la bourse », dénonce Régis Mezzasalma, le conseiller retraites de la CGT

« Qui va définir la valeur du point ? interroge de son côté Philippe Martinez (CGT) ce jeudi matin au sortir de la réunion de présentation du rapport aux partenaires sociaux. Nous n’avons aucune garantie que ce ne sera pas Bercy qui la fixera dans son coin ». Cet élément reste l’objet d’une négociation, et demeure un sujet de préoccupation prioritaire pour tous les syndicats de salariés. Par défaut, il sera revalorisé en suivant l’évolution du revenu moyen par tête. Les données démographiques ou l’espérance de vie pourrait aussi entrer en ligne de compte. Arbitrages à suivre.

On en sait plus en revanche sur la période de transition, ultra-sensible, du régime actuel vers le système par points. Le rapport Delevoye table sur une liquidation du système « sur une temporalité lente et douce ». En revanche, les droits collectionnés en trimestres avant 2025, date de mise sur orbite du système par points, seront bel et bien convertis en points. « Une photographie des droits (…) sera réalisée au 31 décembre 2024 », préconise l’équipe Delevoye. Il faudra établir la formule de cette conversion à haut risque, notamment pour les fonctionnaires, dont la retraite est calculée sur les six derniers mois de salaire. La plupart ignoreront donc, au 31 décembre 2024, le salaire qui aurait dû servir de référence au calcul de leur future retraite. Cette option pose également selon Jean-Paul Delevoye « un inconvénient de sécurité juridique à caractère constitutionnel ». Intense bagarre à suivre.

La solidarité sera sortie du régime général

Plusieurs mesures ont été annoncées pour adoucir le projet : le minimum de retraite sera augmenté à 85 % du Smic net contre 81 % aujourd’hui ; des points seront accordés pour les congés maternités ou maladie et les périodes d’invalidité ; les avantages liés à la pénibilité devront bénéficier à une partie des fonctionnaires ; les droits associés à chaque enfant seront « réorientés » (6) et des points seront accordés aux proches aidants. Le tout, néanmoins, à enveloppe constante.

La réforme comprend également un changement de tuyauterie, discret mais important : les droits attribués au titre de la solidarité (7) seront sortis du régime général pour être financés par l’impôt. Le montant de cotisation sera « plafonné » à 25,31 % pour le régime général et coiffé d’une seconde cotisation « déplafonnée de 2,81 % pour financer les dépenses de solidarité ». Pour la CGT, il y a anguille sous roche : « Il y a une grosse inquiétude, car les lois de finances ne sont pas gravées dans le marbre. Bercy pourrait réduire la part de la solidarité chaque année », s’inquiète Régis Mezzasalma.

Dans la même logique, les taux de cotisation réduits dont bénéficient les marins, les artistes et les journalistes seront maintenus, mais financés désormais par un impôt.

Sortir du régime les mesures de solidarité contribue à individualiser davantage le système de retraites. Dans un cadre « universel », chacun cotisera pour sa propre pitance.

Un autre dispositif est de nature à amenuiser le principe de solidarité, selon l’analyse de l’union des cadres de la CGT (Ugict-CGT). Les cotisations seront plafonnées, pour les plus hauts revenus, à 10 131 euros bruts par mois (contre 27 016 euros aujourd’hui). Au-delà, pour s’assurer une retraite à la mesure de leur richesse, les hauts revenus devront cotiser à des caisses privées, « qui peuvent s’évaporer en cas d’effondrement boursier », regrette le syndicat.

Une revalorisation des basses retraites en trompe-l’œil

Selon ses simulations, le haut-commissaire affirme que le futur système sera gagnant pour les 40 % les plus modestes. Tout en bas de l’échelle figurent les salariés très précaires, qui dans le système actuel ne valident aucun trimestre lorsqu’ils travaillent moins qu’un tiers du temps au Smic. Demain, ils cotiseront dès le premier euro, y compris donc pour leurs minijobs. Leur niveau de pension sera donc en hausse, mais il restera inférieur au minimum vieillesse. Les plus pauvres ne percevront donc pas un centime de différence.

L’autre effet de la réforme, qui reste à examiner dans le détail pour corroborer les calculs de l’équipe gouvernementale, est à attendre pour les personnes qui ont connu des carrières « plates », sans augmentation. L’ensemble de leur carrière compte désormais dans le calcul de leur pension, contre les vingt-cinq meilleures années aujourd’hui. Elles sortiraient donc avantagées du changement de mode de calcul, au détriment des personnes qui ont connu une carrière ascendante.

Mais le calcul n’est pas le même pour les carrières hachées qui ne peuvent plus s’en remettre à leurs meilleures années pour faire remonter leur niveau de pension.

Notes :

(1) Voire 52 ou 57 ans pour les fonctionnaires exposés à des risques.

(2) Sur une durée de cinq ans, autorisant des fluctuations, les comptes doivent être à l’équilibre.

(3) Le ratio du nombre de personnes en emploi sur le nombre de retraités doit baisser d’un tiers entre 2000 et 2070 selon la Drees, passant de 2 à 1,3, et l’Insee estime que le nombre de Français âgés de plus de soixante ans doit passer de 12,6 à 22,3 millions entre 2005 et 2050.

(4) Projections du Conseil d’orientation des retraites.

(5) 12,94 % au lieu de 28 % entre 40 000 et 120 000 euros.

(6) Seront partageables 5 % entre les parents dès le premier enfant, contre 10 % à partir du troisième aujourd’hui, mais la majoration de durée, qui offrait des trimestres de cotisation, disparaîtra avec le régime en annuité.

(7) Droits familiaux, départs anticipés, minimum retraite et période d’inactivité.

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 05:32
 

Je reprends ici un article de Thread Twitter, Le Cheminot Masqué, 25-08-2019

 

Et la SNCF avait un réseau, des gares, des trains...

 

 

 

Les gares appartiennent à Gares et Connexions, bidule qui doit faire du chiffre. Une gare ça doit faire de l’argent car tout plein de monde y passe alors c’est un super point de vente. Mais pas de vente de billets de trains. Pas assez glamour.

 

Et puis Gares et Connexions se veut indépendante donc hors de question de vendre du billet SNCF sans encaisser un loyer pour ça. En face, SNCF mobilités (les trains) doit aussi faire du chiffre et dépenser moins. Alors rajouter des paiements de loyer, non merci. Adieu guichets.

 

Le bidule Gares et Connexions doit marquer son indépendance, aussi un de ses décideur s’est dit qu’il n’y avait pas de raison de laisser les cheminots entrer dans les gares comme dans un moulin. Pensez donc, un cheminot dans une gare, en voilà une idée stupide.

 

Alors pour sécuriser ça, on va mettre des portes à lecteur de badge partout. Et à chaque porte et pour chaque cheminot SNCF, il faudra une demande particulière d’accès. Une fois validée, il aura accès, sinon c’est niet ! Chacun chez soit !

 

Et quand un décideur estime que l’encodage du lecteur n’est plus assez sécurisé, il change de code. Du jour au lendemain, les cheminots autorisés n’ont plus accès. Et vu que G&C est indépendant, ils ne prennent pas la peine d’avertir SNCF mobilités à l’avance. Tant pis pour eux.

 

C’est beau l’indépendance ! Un matin, l’usager ne trouve pas son train. On va lui annoncer un problème technique. Et en effet, il y a bien un problème technique : le conducteur n’a pas pu rejoindre son train, G&C a changé les codes et n’a avisé personne.

 

Autre exemple : on change les horaires du collègue qui ouvre la gare tôt le matin. On le fait embaucher plus tard comme ça il coûtera moins cher. Il arrivera juste avant le départ du premier train. Et on en parle a personne car on est bien indépendant et on travaille pour nous.

 

Sauf que le train pour partir, il doit être préparé, des essais réalisés, faut du temps, le conducteur doit arriver bien avant le départ. Pas le problème du gars qui décide, lui il n’est pas de SNCF mobilités, chacun sa merde. Lui il fait des économies, le chef est content.

 

Et un chef content ça vaut tout l’or du monde. Et pour appuyer encore le truc, quand le train partira en retard (car il sera obligatoirement en retard) je vais déclarer que c’est la faute à mobilités, ils n’avaient qu’à deviner.

 

Du coup on aura pas de pénalités à payer. Car oui, le sport interne est de trouver un coupable pour savoir qui va payer. Entre économies et pénalités évitées, la qualif est à portée de main c’est certain. L’usager ? Pas mon problème, c’est mobilités qui en a besoin.

 

On pourrait dire « tout ça c’est SNCF, ils n’ont qu’à se parler ». Erreur, ils n’ont plus le droit car se parler et se coordonner ça peut être vu comme magouille interne et les autres opérateurs vont direct en justice pour favoritisme, concurrence déloyale.

 

Et vous savez quoi ? Ça arrive souvent. Et vous savez quoi ? Y’a plein d’autres exemples avec les autres entreprises bien indépendantes de la très belle famille SNCF qui n’en est plus une. Vous avez voulu la réforme, l’ouverture à concurrence ? Vous l’avez.

 

(Indépendance des bidules rendu obligatoire par la loi afin de garantir un traitement équitable pour tous les opérateurs ferroviaires : SNCF mobilités, Thello, Flixtrain, Transdev … d’où le lien avec la réforme ferroviaire)

 

 

Avant, il y avait la SNCF. Oui mais ça, c'était avant...

 

Une correspondante m'écrit ceci : 

Un grand merci pour l'article sur la SNCF. Je prends très souvent le train, la santé de ma maman étant instable, et je m'étonnais qu'on ait fermé une institution, le café de la gare, où on pouvait tranquillement attendre au chaud et prendre un thé, travailler en attendant son train. maintenant on se gèle dans un vague truc en verre perdu au milieu de la gare, et tu peux toujours bénéficier d'un distributeur ou à la rigueur du petit magasin de journaux qui n'a pas fermé, mais n'est pas ouvert à 6h du matin ,et il vend des barres chocolatée des sandwiches emballés sous plastique — au lieu du choix de produits frais. J'imagine que le loyer demandé ne permettait plus au café d'exister.
C'est hallucinant ce que tu décris. Quiconque connaît l'Angleterre et ce qu'a donné la privatisation des trains ne pouvait que déplorer la casse SNCF, mais je ne m'imaginais pas que ça concernait les gares… Quel n'importe quoi.
Comme l'article triste sur le couple mal soigné. 
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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 05:28

 

 

Il y a une quinzaine d’années, je me trouvais du côté de Cosnes-sur-Loire (qui s’appelle désormais Cosnes-Court-sur-Loire, les connes du pays ne devaient peut-être pas aimer). Un dimanche, je me blesse sans gravité. Je cherche un lieu où me faire soigner. Le vrai binz! Il me fallut au moins deux heures pour trouver un endroit médicalisé idoine où l’on m’expliqua qu’en effet je me trouvais en plein désert.

 

La situation ne s’est pas améliorée. Avec Sarkozy, Hollande et Macron, il ne fallait surtout pas rêver !

 

Je viens de lire les mésaventures d’un couple de sexagénaires qui auraient pu finir tragiquement. En rentrant de chez des amis, l’épouse se plaint d’horribles maux de têtes, quelques jours après avoir été prise en charge pour un AVC. Elle vomit, au bord de l’évanouissement. Son mari appelle les pompiers qui le redirigent vers le SAMU.

 

Il patiente quinze minutes au bout du fil. Il est alors informé que les services d’urgence ne peuvent s’occuper de son cas et il lui est demandé d’emmener lui-même son épouse à l’hôpital. Affolé, il prend la route vers les urgences de l’hôpital de Nevers en dépassant certainement les 80 kms chers à notre Premier ministre. Á quarante kilomètres de l’endroit où il se trouve. “En arrivant, je me suis fait engueuler” explique-t-il, “car je m’étais garé n’importe comment”.

 

Très vite, l’épouse subit un scanner qui révèle un AVC hémorragique. Les médecins présents ne peuvent intervenir alors que la situation de la malade est d’une urgence totale car elles risque des complications gravissimes, voire la mort. Ils stabilisent son état. La pauvre dame est héliportée le lendemain vers Dijon.

 

De retours à l’hôpital de Nevers, elle souffre d’une phlébite, de pertes de mémoires et ne peut marcher.

 

Interrogé sur ce que vient de subir ce couple, l’hôpital de Bourges estime que tout s’est déroulé normalement et que les désagréments ne sont qu’un “non-événement”.

 

Le cas de parents de malades qui se transforment en ambulanciers n’est pas rare dans ce coin enclavé de notre pays. La ruralité, la rase campagne deviennent des souffrances en soi. La pauvreté aussi. Dans cette région, on a pu noter la fermeture d’une maternité au Blanc, les parturientes ayant le “choix” entre Poitiers et Châteauroux. Á Pithiviers, qui dispose d’une gendarmerie très importante – de ce côté tout va bien, le service d’ambulances du SMUR a été suspendu pendant 18 jours en août.

 

 

 

Dans le centre de la France, mourir, la belle affaire. Souffrir...
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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 05:15

Nous les Gensane, on n'est pas du genre à se vanter. Mais enfin, tout de même...

Mon père fut un très grand instituteur. Lorsque je fus son élève en CP dans les années 50, la classe comptait une soixantaine d'éléments, dont une bonne vingtaine de fils d'immigrés polonais. Ils ne devaient pas entendre – et encore moins lire – beaucoup de français à la maison. Dans la cour de l'école, nous parlions chti, les Polonais nous insultaient dans leur langue. Dans la classe, le français était de rigueur.

La rentrée se faisait le 1er octobre (nous sortions le 13 juillet). Il fallait bien que les gosses aident au ramassage des patates dans le nord et aux vendanges dans le sud. Au bout de six semaines, après la Toussaint, le meilleur tiers de la classe lisait couramment. Au premier janvier, tous les élèves de mon père savaient lire. Encore une fois, mon père était un instit' exceptionnel, auteur d'une méthode de lecture dont il n'était pas peu fier. Tous les enfants de France ne carburaient pas au même régime mais rares étaient ceux, y compris dans le pays minier, qui avaient des difficultés en entrant au CM1.

Mon père aurait pu faire mieux encore. Il m'avait appris à lire en moins d'un mois, alors que je n'avais que 3 ans et demi, mais il avait renoncé car cela m'occasionnait des cauchemars. J'avais donc désappris, ne souhaitant qu'une chose, m'a-t-on dit : me remettre dans le bain.

Alors quand je vois qu'aujourd'hui la situation de la lecture en France est catastrophique, ça me fout les boules. Selon les classements internationaux (Progress in International Reading Literacy Study), notre pays se retrouve très loin derrière un peloton de tête mené par la Russie, Singapour et Hong-Kong. Et il est le seul pays avec les Pays-Bas à avoir régressé en 15 ans. La France est 34ème sur 50 pays étudiés, ne devançant que la Belgique au sein du monde francophone. La Finlande est devant nous, mais aussi la Pologne. Á noter que, chez nous, les filles font moins mal que les garçons, comme presque partout ailleurs dans le monde.

La lecture est un marqueur social de premier ordre. Qui ne sait pas lire ou qui ne comprend pas spontanément ce qu'il lit ne progresse pas. Il décroche, d'abord à l'école puis au travail.

On assiste enfin, en France comme dans le reste du monde, à un décrochage des parents.17% des parents des élèves interrogés n'aiment pas lire. 

 

Pour ce qui est du Camembert, un séjour récent dans la belle Normandie que j'ai redécouverte, me permet de dire que nous nous maintenons à un fort bon niveau.

 

 

an

an

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 05:26

 

 

Si doute il pouvait encore y avoir sur les inclinations de l'ancien secrétaire général de la CGT, lisons le témoignage de Matthieu Bolle-Reddat, authentique syndicaliste, lui. Rappelons, pour en rire ... jaune, bien sûr, qu'en février 2017 Lepaon fut nommé délégué interministériel à la cohésion sociale, un poste qui lui va comme un gant. Et notons qu'en mars 2019, le banquier éborgneur l'a nommé au tour extérieur inspecteur général de la jeunesse et des sports de première classe (salaire environ 5 000 euros). Un poste qui lui va comme deux gants. Lepaon a bien mérité de la finance internationale.

 

Honteuse participation de Thierry Lepton à l’université du MEDEF au côté de Laurent Berger de la CFDT, qui se ressemble s’assemble. 


En même temps que pouvait-on attendre de ce si abject type ?

 

Ci-dessous message de mon camarade Matthieu Bolle-Reddat dont je partage chaque mot. Comme lui, j’espère que ceux qui l’ont toujours défendu rasent les murs et baisse les yeux vu toutes les insultes dont nous avons fait l’objet à l’époque lorsque nous dénoncions Thierry Lepaon et ses idées.

 

Matthieu Bolle-Reddat :

 

« Alors, puisque certains se posent des questions ou font mine de ne pas comprendre, je vais préciser rapidement ma pensée à propos du médiocre bouffe-gamelle Lepaon et de son intervention de collabo à l'Université d été du MEDEF : je suis extrêmement FIER de l'avoir combattu, dès 2012 quand il représentait la CGT au CESE, puis tout au long de son mandat dégueulasse comme SG de la CGT !

 

- Avant même les magouilles du BC pour le mettre à la tête de la CGT, mon Syndicat, le Syndicat CGT des cheminots de Versailles, fut l'un des seuls à dénoncer publiquement son rôle de rapporteur au CESE prônant "l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs".


Ce rapport indigne qu'il avait écrit et présenté, fut une caution et un des points d'appuis idéologiques de la "réforme ferroviaire" de Hollande ayant dissous la SNCF en 2014, de la casse de notre RH77 par Valls en 2016 et du "pacte ferroviaire" de Macron en 2018, phase terminale de la privatisation !


Comme tous les "vrais", j'ai perdu en tout 81 jours de grève sur ces 3 conflits, sans compter les journées d'action.

 

- Mon Syndicat, CGT des cheminots de Versailles, fut l'un des seuls à dénoncer publiquement son coup de poignard dans le dos des cheminots sur les ondes en 2014, quand il s'est déclaré satisfait du vote des amendements Chassaigne/UNSA/CFDT qui validaient le démembrement de la SNCF, et s'est permis d' annoncer carrément la fin de la grève des cheminots au 7ème jour de conflit, alors que 100% des AG du pays (unanimement animées par des militants CGT) avaient repoussé ces amendements et voté la reconduction de la grève, alors que le SG de la Fédération CGT des cheminots avait lui-même repoussé ces amendements qu'il qualifiait d "enfumage" !

 

- Mon Syndicat, CGT des cheminots de Versailles, fut l'une des rares structures à dénoncer sa violation ignoble de nos principes CGT de lutte de classe, son comming out collabo dans "Le Nouvel Économiste", où il a affirmé qu'il n y avait "pas d opposition de principe entre employeurs et salariés".

 

A côté de tout ça, l'affaire de son "bureau", de son "appart" et de ses "indemnités de départ", même si elles mettent en lumière la banqueroute morale du gars comme d'autres à son niveau, sont bien inconsistantes.

 

Le gars en question est certes minable, peu digne d intérêt, mais représente très bien 30 ans de dérive et de tentatives de recentrage à la CGT.


Il y a encore du nettoyage à faire, politiquement et syndicalement, "au balais de fer" comme le disait Lénine, pour redonner toutes leurs couleurs à nos outils de classe indispensables au Mouvement ouvrier !

 

Bref, je suis extrêmement FIER de l'avoir toujours dénoncé et combattu aux côtés de mes authentiques frères de classe, et je demande à ceux qui l'ont toujours défendu, aux lèches-culs et aux caporalistes qui nous traitaient de "traîtres anti-CGT", "d'alliés objectifs du MEDEF", de "gauchistes", de "staliniens", s'ils n'ont pas honte ?
J'espère bien que vous baissez les yeux et que vous rasez les murs , aujourd'hui... » 

 

 

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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 05:05

 

Conforama est la deuxième enseigne d’ameublement en France, appartenant à un groupe sud-africain. Derrière Ikea, groupe suédois.

 

Au début des années soixante, quatre entrepreneurs, appuyés par des marchands de meuble du nord et par un fabricant bordelais créent le “ Carrefour du meuble dans les dépendances d’une ferme de la banlieue de Lyon. En 1967, un premier Conforama est ouvert à Saint-Priest.

 

En 1976, Conforama est racheté par Agache-Willot. L’année précédente, les Frères Willot avaient acquis Boussac, un groupe qui comprenait Dior, Le Bon Marché et Ted Lapidus, ainsi que Korvettes, des supermarchés discount étasuniens. En trois mois, cet achat s’avéra particulièrement piégeux. 100 millions de dollars auraient été transférés de la France vers les États-Unis, avant que l'enseigne ne soit cédée en urgence. En 1981, la holding financière connait des graves difficultés judiciaires. Le gouvernement de Laurent Fabius finance Bernard Arnault, un jeune polytechnicien roubaisien qui va créer, sur les ruines de la société financière et financière Agache-Willot, le groupe de luxe LVMH.


En 1991, Conforama est rachetée par Pinault SA. Il met en place son premier site web marchand en 1998. En mars 2011, l’enseigne est cédée par Pinault au groupe sud-africain Steinhoff pour 1,2 milliard d’euros. En 2016, Conforama se propose de racheter Darty, puis renonce.

 

Le 13 mai 2017, Showroom privé annonce une prise de participation de 17 % de Conforama dans la société française de déstockage en ligne. Cette participation (de 157,4 millions d'euros) est cédée, pour récupérer de la trésorerie avec une décote de 50 % donc à 79 millions d'euros au groupe Carrefour.

 

Actuellement, Conforama est en difficulté. Steinhoff, cherche à s’en débarrasser de Conforama pour 6 à 700 millions d’euros. Cette cession entraînerait la suppression de 2 500 emplois et une quarantaine de fermetures de magasins. Le plus grand Conforama d'Europe, implanté, à Vendenheim, près de Strasbourg, devrait fermer d'ici a 2020.

 

Les créanciers de Conforama veulent vendre le groupe à la découpe. Or le marché du meuble est globalement dans une phase de croissance régulière.

 

Bref, la vie est de plus dure dans “le pays où la vie est moins chère”, selon le slogan des années 80 et 90.

 

Le groupe est critiqué sur la question de ses achats en Chine et les conditions de travail chez ses fournisseurs. Le 28 février 2013, un reportage d'Envoyé spécial diffusé sur France 2 a dénoncé les conditions de travail et de gestion des employés de Conforama. Les journalistes de ce reportage ont découvert des pressions sur les employés dues aux méthodes de gestion telles la « stratégie de l'allié » qui consiste à classer les employés dans des fichiers de profils pour les cibler au mieux. 


Par ailleurs, une procédure judiciaire porte sur des irrégularités comptables et un trou de 2 milliards d'euros dans le bilan. Le 16 janvier 2018, Challenges est condamné par le tribunal de commerce de Paris à retirer un article sur ce sujet. L'entreprise fait valoir le droit du secret des affaires. 

 

Conforama a bénéficié de 63 millions d'euros de crédit d'impôt compétitivité et l'emploi (CICE) entre 2014 et 2019, pour créer de l’emploi, n’est-ce pas François Hollande ?

 

Le dernier bénéfice de l’entreprise remonte à 2010.
L'enseigne est présente dans 7 pays, avec 292 magasins, 13 400 employés en Europe dont 8713 en France. En 2016 Conforama reste (en France) à 16,1 % de part de marché, derrière Ikea (19,0 %) et devant But (13,4 %).


La politique antisociale mise en place par Conforama est de plus en plus insupportable. Après avoir gelé les salaires, fait disparaître la participation aux bénéfices en pratiquant l’optimisation fiscale, mis l’ensemble des magasins en sous-effectif et dégradé les conditions de travail, maintenant l’entreprise s’attaque aux salaires des vendeurs et aux congés payés des salariés.

Si l’on parlait de Conforama
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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 05:34

 

Plus d'un jour sur deux, pendant ce mois d'août, la ligne du Smur (Structure mobile d’urgence et de réanimation) de Pithiviers est suspendue. Des équipes d'Orléans et Montargis prennent le relais ces jours-là, ce qui rallonge les délais d'intervention. Au début du mois, la CGT de l'hôpital de Pithiviers alertait sur le fait que "faute de médecins urgentistes, c’est 18 jours (sur 31) en août qui ne seront pas assurés par le Smur de Pithiviers".

 


La ville de Grande-Synthe dans la banlieue de Dunkerque a lancé le minimum social garanti pour les 1 500 habitants les plus pauvres. Voilà où nous en sommes dans la France du banquier. Il s’agit d’aider les habitants vivant en dessous du seuil de pauvreté (855 euros mensuels).
        
        


Le réchauffement climatique grignote les côtes et menace plus d’un million de Français. La France n’est absolument pas préparée à ce grave problème. Actuellement, la densité de la population sur le littoral est 2,4 fois plus élevé que la moyenne nationale. En 2040, le littoral pourrait accueillir 40% de la population.

 


Selon Eurostat, le kWh est moins cher qu'en France dans quinze pays de l'UE. Parmi eux, la Finlande, la Suède et même les Pays-Bas qui n'ont aucune centrale nucléaire, les centrales ayant la réputation de fournir l’électricité la moins chère d’Europe. Une des raisons de la cherté de l’électricité française est les taxes insensées qui frappe ce produit.

 


Le sénat voudrait introduire une nouvelle limitation du droit de grève pour certains fonctionnaires territoriaux. Les travailleurs des cantines, de l'accueil périscolaire et dans les crèches, la collecte des ordures, l'aide aux personnes âgées se verraient imposer un service minimum les jours de grève. A cela s'ajouterait l'obligation de se déclarer gréviste 48 heures à l'avance, et de commencer la grève, même d'une heure, à la prise de service, et non pas en cours de service.

 


La production automobile française va chuter de 22 % en 2020 pour tomber à son plus bas niveau historique (1,71 million de véhicules), soit la moitié de la production de 2004. Le journal Les Échos a choisi la date du 6 août pour informer ses lecteurs que le secteur automobile français a décidé une nouvelle avalanche de délocalisations industrielles

 

La vie sous le banquier éborgneur (14)
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