Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 06:51

Le changement consiste, par exemple, à permettre à des mouvements fascistes interdits de manifester Place du Capitole.

Toulouse avec Moudenc : le changement, c'est maintenant !
Toulouse avec Moudenc : le changement, c'est maintenant !
Toulouse avec Moudenc : le changement, c'est maintenant !
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Politique
commenter cet article
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 05:54

 

 

On lira ci-dessous un article très documenté de Jean-Claude Paye publié par Le Grand Soir.

 

L’espionnage massif de ses citoyens par les services secrets d’un pays est aujourd’hui devenu la norme. A la faveur de la « lutte contre le terrorisme », la notion de guerre s’est introduite dans le code pénal de l’ensemble des pays occidentaux.

 

La dernière loi française de programmation militaire, qui vient d’être promulguée le 19 décembre 2013 [1], s’inscrit dans cette tendance de fusion du droit pénal et du droit de la guerre. Elle illustre une évolution du droit occidental qui, tout en concentrant l’ensemble des pouvoirs aux mains de l’exécutif, place l’exception à la place de la norme et pose l’anomie comme base de reconstruction d’un nouvel ordre de droit. Cette mutation enregistre la fin d’une organisation, propre à la forme nationale de l’Etat, basée sur l’articulation de deux systèmes relativement séparés, État de droit à l’intérieur du pays et violence pure à l’extérieur.

 

Une loi militaire comme « prévention de la criminalité. »

 

La loi de programmation militaire sert habituellement à encadrer les budgets des forces militaires de l’Hexagone. Cette année, elle sort du cadre de la défense pour englober « la lutte contre le crime ». Portant diverses dispositions, concernant à la fois la défense et la sécurité nationale, elle comprend un article 20 (l’ancien article 13) qui étend les pouvoirs de surveillance des autorités administratives françaises à « la prévention de la criminalité », fusionnant ainsi droit de la guerre et droit pénal en généralisant la tendance déjà imprimée par la lutte « antiterroriste » à l’ensemble du champ pénal. En visant génériquement la «  prévention de la criminalité », ce régime s’appliquera à toutes les infractions. En soumettant les citoyens français à un régime de surveillance autrefois réservé à des agents d’une puissance étrangère, la loi ne sépare plus intérieur et extérieur de la nation et ne distingue plus infraction pénale et gestion de l’hostilité. Ce processus omniprésent n’est pas seulement identifiable à l’intérieur du pays, mais aussi au niveau des conflits internationaux. Les engagements de la France en Libye et en Syrie procèdent à une indifférenciation entre action de guerre et fonction de police. La guerre n’est plus engagée, afin de se défendre ou de procéder à une conquête, mais pour “ punir un dictateur. ”

 

Afin de procéder à cette fusion du pénal et du militaire, la loi de programmation évince le pouvoir judiciaire et concentre les pouvoirs aux mains de l’exécutif. Non seulement le troisième pouvoir est totalement contourné, mais le seul dispositif de contrôle a posteriori (Commission de contrôle des écoutes et interceptions) relevant de l’exécutif ne pourra émettre qu’une « recommandation » au premier ministre.

 

La collecte de données porte sur les numéros de téléphone, les adresses IP, ou les listes de contact de correspondants téléphoniques, ainsi que sur les données de géolocalisation en temps réel. Seulement dans ce dernier cas, l’autorisation préalable du Juge des libertés ou de la CNCIS, l’autorité de contrôle relevant du pouvoir exécutif, reste nécessaire.

 

Ainsi, l’article 20 de loi donne à l’administration le droit de collecter, en temps réel, sans recours à un juge et même sans autorisation préalable de l’organe administratif de contrôle, des informations sur les utilisateurs de réseaux de communication. Des agents individuellement désignés, relevant des ministères de la Défense, de l’Intérieur, de l’Economie et du Budget, ainsi que des « chargés de mission », peuvent désormais accéder directement aux données. La loi étend également le droit de regard à toutes informations et aux documents stockés par l’hébergeur et plus seulement aux données techniques.

 

 

De plus, les administrations vont pouvoir exiger des données pour motifs très larges, notamment ceux prévus à l’article 241-2 du code de la sécurité intérieure, c’est-à-dire concernant : « la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, ou la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisées ».

 

Ainsi, l’article 20, qui entrera en vigueur en janvier 2015, permet la capture en temps réel sur simple demande administrative, sur « sollicitation du réseau », des informations et documents traités dans ceux-ci et non plus seulement les données de connexion des utilisateurs . La collecte directe d’informations se fera, non seulement auprès des fournisseurs d’accès (FAI et opérateurs de télécommunication), mais aussi auprès de tous les hébergeurs et fournisseurs de services en ligne. Aucune disposition ne limite le volume des collectes. Celles-ci pourraient passer par l’installation directe de dispositifs de capture de signaux ou de données chez les opérateurs et les hébergeurs. L’inscription des termes « sollicitation du réseau » signifie que les autorités souhaitent donner un cadre juridique à une interconnexion directe. Cette loi rend également permanents des dispositifs qui n’étaient que temporaires. Si cette loi française peut être comparée aux dispositions du Patriot Act américain [2], on doit alors faire référence au Patriot Act Improvement and Reautorisation Act of 2005 [3], promulguée en 2006 et qui rend permanentes les mesures temporaires prises immédiatement après les attentats du 11 septembre 2001.

 

Lire la suite ici.

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Politique
commenter cet article
1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 05:06

J’ai publié ce qui suit en 2010 dans mon blog censuré par nouvelobs.com. Je l’ai repris en 2011 dans ce blog et dans les colonnes du Grand Soir. Je ne me prononcerai pas sur la stratégie hollandaise qui consiste à promouvoir un quidam parce qu’il est populaire. D’autant que Valls est un perdant, un loser comme on dit communément. Lors des primaires socialistes, il était arrivé bon dernier. Il perd parce qu’il est opportuniste. Le politologue Philippe Marlière l’avait noté en son temps :

 

« Manuel Valls est par atavisme un political wannabe ; celui qui se place dans la roue des puissants du moment et qui ne la lâche plus : hier Rocard, puis Jospin, ensuite Royal, brièvement Strauss-Kahn, et, tardivement, Hollande. Deuxième et Première gauche, gauche caviar, gauche New Age et gauche démocrate. Valls s’est mis au service de tout le monde, sans aucun état d’âme. Si Manuel Valls accentue toujours plus sa rhétorique droitière, c’est qu’il est persuadé qu’il s’agit d’une stratégie payante. C’est le discours que ses conseillers à Euro RSCG (l’officine des socialistes losers de la présidentielle) et les sondeurs susurrent quotidiennement à son oreille. Un nombre croissant de ses collègues au gouvernement l’a compris : Valls évolue dans le champ politique au gré de ses intérêts personnels. La balise est déjà à l’horizon : Élysée 2017. »

 

Valls est un homme de rodomontades viriles, un monorépressif. Il donne pour titre à un de ses livres Sécurité parce que Fliquons les pauvres n’est pas encore possible.

 

Au fait, aux élections municpales à Evry, “ sa ” ville, l'abstention a atteint 59% au second tour. Le Front de Gauche a réalisé près de 19%.

 

Manuel Valls : l'homme qui ne prend pas les roses qu'on lui offre...

 

Sous l’article, quelques réactions de l’époque.

 

 

 

Le dirigeant socialiste Manuel Valls s’est prononcé contre la grève des cheminots qui « coûte 20 millions d’euros tous les jours ».

 

Valls vient de publier un livre intitulé Pouvoir. On pourrait épiloguer sans fin sur ce titre. Mais ne nous livrons pas à de la psychanalyse de comptoir.

 

Valls propose de réformer les retraites de concert avec la droite. Dans le consensus. Et dans la « pédagogie ». Il faut continuer à remettre en cause les régimes spéciaux, aligner le public sur le privé. Sans nivellement par le bas. Ah bon ? Proposer un système de retraite « à la carte ». Il faudra cotiser 43 annuités. Pas de tabou ! Ne pas « s’accrocher à des acquis dépassés ».

 

Revenons aux cheminots qui n’ont pas vraiment apprécié l’injonction de Valls. Ces travailleurs luttent, entre autre chose, contre la privatisation de la SNCF (qui a commencé il y a des années de manière subreptice et pas vraiment franche) et donc contre la fin de leur statut d’employés d’une entreprise de l’État.

 

À Valls, des militants cégétistes du Nord-Pas-de-Calais viennent de répondre ceci (repris par le site Bella Ciao) :

 

« En cette journée d’action de grève chez les Cheminots, certaines personnes bien intentionnées nous ressortent : « C’est une GREVE CORPORATISTE ».

 

Alors :

 

Si empêcher de mettre 1000 camions en plus par jour sur les routes, c’est corporatiste,

Si améliorer la sécurité des transports en empêchant de faire reculer les conditions sociales et de travail des cheminots, c’est corporatiste,

Si dénoncer la politique de la SNCF qui est à l’inverse du "développement durable" et du grenelle de l’environnement, c’est corporatiste

Si demander à avoir plus de moyens humains et matériels pour donner un service de qualité aux usagers, c’est corporatiste,

Si dénoncer les dérives possibles en matière de Sécurité, c’est corporatiste

Si dénoncer que la SNCF met un maximum de moyens sur le TGV et pas sur le TER, alors que c’est le TER qui est du ressort du Service Public, c’est corporatiste,

Si, si, si ....... nous pourrions donner des exemples comme ceux là par dizaines, alors si c’est cela être corporatiste, OUI les Cheminots sont corporatistes du Service Public au service du public.

 

Les Cheminots, comme beaucoup d’autres salariés, sont soucieux de l’avenir des acquis sociaux, de la planète et des hommes et des femmes qui y habitent, ils sont des penseurs d’avenir !!!

 

Alors OUI, la CGT appelle à Agir pour ne pas Subir, parce que les moyens existent, les Françaises et les Français et parmi eux les cheminots valent plus que les banques. Alors que le gouvernement a trouvé les moyens en injectant des milliards pour sauver les banques, pourquoi n’aurait-on pas les moyens pour sauver nos acquis sociaux ? Lorsque l’on voit le nombre de suicides, de dépressions que suscite la prétendue crise, dont nous ne sommes en rien responsable, oui les salariés ont raison de lutter, non les cheminots ne sont pas des égoïstes qui luttent pour des privilèges, ceux qui ont des privilèges se sont les patrons du CAC 40 qui ont vu leurs salaires croître à la vitesse du TGV, pendant que celui des cheminots se smicardisait ! »

 

Le blog Indépendance des chercheurs rétorque, quant à lui, ceci :

 

« Le 8 avril, les médias commentent le désaveu public adressé par le dirigeant et élu du Parti Socialiste Manuel Valls à la grève des cheminots. Valls, qui fut l’un des participants à la rencontre de Bilderberg d’il y a deux ans, se plaint hypocritement du “ coût ” de la grève mais se montre beaucoup moins bavard sur celui de la casse des services publics. Sous la “ gauche plurielle ”, Manuel Valls fut notamment chargé de la communication et de la presse au cabinet du Premier ministre Lionel Jospin, en pleine frénésie de privatisations, de définition de stratégies de démantèlement des services publics et de planification de la casse sociale. Cette politique, commencée il y a environ vingt-cinq ans, poursuivie depuis par tous les gouvernements et renforcée par la mise en place progressive des structures marchandisées de l’Union Européenne, menace l’ensemble des services publics. Elle correspond également à l’application de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) depuis 1994. Le samedi 10 avril, une assemblée générale de défense de l’éducation publique, de la maternelle à l’université, est prévue à Paris, au centre Censier. »

 

Tout pouvant arriver en politique (Sarkozy était dans les choux il y a moins de dix ans), Manuel Valls sera peut-être le prochain Président de la République française. Quand on l’écoute à la radio, ce qui frappe à l’oreille, c’est qu’il a le phrasé de François Hollande. Mais il a un gros avantage sur lui : huit ans de moins. Ils sont unis dans leur amour pour le social-libéralisme (ne jamais oublier que, dans cette expression, le mot important, le substantif, c’est libéralisme).

 

On vient toujours de quelque part. Si j’en crois Wikipédia (je n’ai pas d’autres lumières le concernant), Valls vient d’un milieu – catalan certes – mais aisé. Son père était artiste-peintre (ses œuvres valent le détour), sa mère enseignante. Un de ses grands-pères, nous dit-on, « cacha des prêtres persécutés par les trotskistes et les anarchistes ». Ce grand-père était peut-être « républicain et catholique », les prêtres persécutés étaient forcément franquistes, antirépublicains, en faveur de l’ordre du sabre et du goupillon.

 

Toujours selon Wikipédia, Valls se dit « blairiste », du nom d'Anthony Blair, un Premier ministre travailliste qui est allé, dans bien des domaines, plus loin dans la casse du monde du travail que la conservatrice Margaret Thatcher. Il se dit également (collons-nous des étiquettes anglo-saxonnes, ça fera plus joli) « clintonien », du nom de William Clinton, un Président des États-Unis qui a fortement contribué a repousser le Parti démocrate toujours plus vers la droite, un parti dont Valls voudrait que le sien s’inspirât davantage pour entrer dans la modernité.

 

En bon présidentiable, Valls sait faire la girouette. Il fut proche de Rocard, puis de Jospin. Lors du débat de 2005 concernant le Traité constitutionnel européen, dernier vrai débat contradictoire que la France ait connu, il se déclara en faveur du non, puis du oui après le vote interne au parti. Il fut du nombre des élus PS qui trahirent le vote du peuple français en ratifiant le Traité de Lisbonne en 2007 lors du Congrès du Parlement français. Valls est, par ailleurs, un obsédé de la sécurité (« Policing the poor », comme on dit outre-Manche). Son ancienne épouse travailla pour la société d’Alain Bauer, AB Associates, spécialisée dans les problèmes de délinquance, de sécurité, de « veille stratégique », d’« assistance à la gestion de crise ». Conseiller de la police de New York (ce qui n’est pas donné à tout le monde) et de Sarkozy, Bauer fut membre de l’UNEF à la même époque que Valls, membre du Parti socialiste, et surtout président du Grand Orient de France, où Valls fit un passage éclair (toujours la girouette).

 

Si Valls accède un jour à la seule fonction digne de lui à ses yeux, nous serons bien gardés.

 

Je joins quelques commentaires et une de mes réponses :

 

11/04/2010 à 03:18, par Anonyme

Mon père était cheminot (conducteur électricien) ; il a fait la résistance et a participé à la libération de Paris. Si il vivait, il serait fou et furieux de voire ce qui se passe. Je me rappelle ce qu’il disait sur Léon Blum. Ce dernier aurait déclaré : "-Nous socialiste nous sommes et resterons les défenseurs loyaux du capital." Ca n’a pas changé. Ceux sont les mêmes, c’est à dire ces bons bourgeois, qui se sont débrouillés à la Révolution de 1789, pour se servir du peuple pour abolir la noblesse et pour s’installer à la place de cette dernière, laissant ainsi le peuple de sa victoire. De ce fait la Révolution n’est toujours pas achevée. Nous avons besoin de gens sérieux et honnêtes qui se battent pour le peuple et non pas de gens qui ne recherchent que la soif du pouvoir et d’intérêts personnels. Des "moi, je, moi, je, nous n’en voulons plus. Voter pour un individu c’est grave ! Voter pour un idéal, c’est aspirer à un monde meilleur, c’est avancer en toute conscience vers une société plus juste et ça, c’est au peuple à le vouloir. Tous ensemble oui, un individu seul, il n’est que de passage.

 

11/04/2010 à 10:42, par El Viejo Topo

Valls est à l’image de beaucoup de dirigeants du PS, "un gérant loyal du capitalisme" disait Blum. Son histoire personnelle a peu d’intérêt. Son avenir "à gauche" encore moins.

Par contre, la question qu’il faut se poser si l’on veut changer cette société, c’est : peut-on éternellement faire l’impasse sur des positionnements sociaux-libéraux du PS qui n’ont rien d’individuels mais représentent le fond d’une politique.

Kouchner a trahi, Besson a trahi, Allègre a trahi, Charasse a trahi.

Le soir du 2° tour des présidentielles, Royal déclarait sur le SMIG le contraire de ce qu’elle avait affiché pendant sa campagne.

Aubry et Hollande montrent le bout de l’oreille sur les retraites.

Le "camarade" Lamy dirige l’OMC et le "camarade" Strauss-Kahn le FMI avec les orientations que l’on connait.

Parcours individuels ou réalité politique ?

Pour pouvoir être victorieux, le rassemblement pour le socialisme passe aussi par la dénonciation politique de l’imposture social-démocrate.

El Viejo Topo.

 

11/04/2010 à 11:20, par Samuel Métairie

Qu’un homme politique membre du parti "socialiste" soit issu d’un milieu aisé,ce n’est pas une sinécure. Ces gens n’ont pas de convictions, ils s’inscrivent juste dans un dispositif institutionnel (parti) où ils seront susceptibles d’acquérir le plus de parts de marché. La politique de métier est une activité réservée à la classe bourgeoise ou aristocratique qui cumule tous les capitaux (économique, social, symbolique selon Bourdieu). Par exemple, des jeunes au MJS se disent socialistes alors qu’ils sont sapés comme des militants UMP, avec iphone, ipod ou je ne sais quoi d’autres technologies du capitalisme dans les poches, partent au Maroc ou en Argentine pour soulager leur conscience d’occidental. Bref, je pense que les gens qui aspirent à monter en grade dans les partis pour trouver le pouvoir, sont des affameurs voire des criminels en puissance.

 

Comme vous dites, c’est la "gauche" qui a le plus privatisé. Le réel socialisme il est dans la tête des gens, pas dans la politique de métier. Quand j’entends les gens, des jeunes, des étudiants, des ouvriers, des smicards, des travailleurs pauvres dire que tel ou tel homme est si, ça, cela, il y a comme un dogme idéologique rempli de raccourcis : l’objectif est de faire croire que les politiciens et leurs suffrages changeront les choses, c’est un processus d’asservissement intellectuel du peuple. Je pense que les gens sont d’accords sur le fond, personne n’ira dire qu’il laisserait les gens crever de faim en face d’eux, tous diraient qu’il faut partager. Qu’importe leur profession et leur distinction de classe sociale, sur le fond, peu accepteront d’affamer de sang froid un des leurs. Et pourtant, tout le monde vote pour reproduire ces schémas de domination. C’est l’institution qui est meurtrière, inhumaine. Quand le pouvoir et l’autorité sont distantes, là cela ne dérange plus, car tout est déresponsabilisé, délégué à d’autres puissances, et le crime devient ainsi plus supportable. Alors NPA, FG, PS, Modem, UMP, FN ... il n’y a que la forme du discours qui change, mais pas le fond. Par dessus cela, il y a bien sûr le rôle de la propagande qui vise à maintenir ces dispositions idéologiques au fin fond des cerveaux du citoyen lecteur-auditeur...qui vise à l’empêcher de réfléchir.

 

 http://sam-articles.over-blog.com

13/04/2010 à 10:51, par délégué 59

 

J’ai rencontré Valls il y a 25 ans, il était alors auprès de Michel Rocard et déjà entouré de son ami sécuritaire et de son ami publicitaire. C’était un jeune loup aux dents longues rayant les parquets, il énervait déjà beaucoup ce présomptueux... Depuis il a fait du chemin l’ambitieux. Il a déménagé et changé de département pour s’assurer un mandat de maire et un mandat de député en succédant sans grand risque à un élu socialiste. Quel dommage que son immense talent n’ai pas été mieux utilisé pour conquérir sur la droite ces même mandats, cela aurait peut-être été trop risqué, cela aurait aussi pris du temps et Valls n’aime pas l’échec (il a lâché Rocard et Jospin, ces losers) et surtout il est pressé. Je ne sais si je le connais bien, mais ce que je sais de lui est qu’il est autoritaire, qu’il a une haute estime de lui-même, est-il de gauche, cela je ne l’ai jamais su, mais il est opportuniste. Si l’on est attaché aux valeurs de la gauche, la vraie, pas celle des socio-libéraux dont il fait parti en apparence, alors cet homme politique n’est pas fiable, mais cela commence à bien se savoir !

 

M. Gensane je m’élèverai toujours et fermement – car c’est grave et dégradant – sur une étude de personnalité par membres de la vie privée interposés. Cela risque de décrédibiliser votre analyse politique, fort intéressante. Dans tant de familles il y a tant de divergences et surtout : Vie privée : c’est privé. Et pas monolithique sur les idées. Stop. svp. on en a marre. on perd son temps.

 

23/04/2010 à 16:46, par Bernard Gensane

Chère Noémie, Je ne suis pas obsédé par la vie privée : il vaut mieux lire Le Capital qu’une biographie de Marx, Hamlet qu’une vie de Shakespeare (l’idéal étant de lire les quatre).

Seulement, en politique, la vie privée et la vie publique, c’est neuf fois sur dix la même chose. Ceux qui arrivent par leur seul mérite sont rarissimes. Vous avez soudain X ou Y, un type ou une typesse, qui apparaît en pleine lumière, soit comme figure médiatique, soit comme potentat politique, soit les deux. Cette apparition vient toujours de loin : une, deux, voire trois générations. Il n’y a jamais de hasard, mais une éducation, des traditions familiales et de classe, des réseaux, des appuis. Valls veut entraîner son parti dans une démarche schizophrène : pour simplifier, militer dans un parti qui s’appelle "socialiste", mais en reniant complètement le socialisme. Reconnaissons que, pour authentiquement réactionnaire qu’elle soit, cette tâche n’est pas simple a priori et nécessite énergie et talent.

J’ai longtemps imaginé (mon nom est d’origine catalane, côté français) que la famille de Valls avait souffert du franquisme. Si tel était le cas, elle s’en serait vite remise. Bref, il faut toujours savoir à qui l’on a affaire : en l’occurrence, un obsédé de la sécurité, un ennemi de la classe ouvrière, issu d’un peuple qui a contribué, comme aucun autre en Europe aux idées et aux pratiques anarchistes.

Ce n’est pas banal...

Manuel Valls : petit rappel
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Politique
commenter cet article
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 05:30

En novembre 2005, l'ami Maxime Vivas publiait dans les colonnes du Grand Soir un article qui recadrait comme il convient Laurent Fabius. Au moment où celui-ci sera peut-être, demain, le nouveau "Premier ministre de la France", n'oublions jamais à quel point il est un homme de gauche...

 

Laurent Fabius a égaré "son" dictateur

Fabius n’aime pas les dictateurs et il le dit régulièrement dans la presse.

 

Fils d’un riche antiquaire et ancien élève des lycées Janson-de-Sailly et Louis-le-Grand, il s’est imprégné d’humanisme à Normale Sup. où il a poursuivi des études assez accaparantes (agrégation de lettres) pour l’obliger à renoncer à l’équitation où il excellait aussi.

 

Ses ennemis lui reprochent d’avoir rarement mis les mains dans le cambouis, pris qu’il a toujours été par des fonctions étatiques légitimées par ses diplômes de L’Institut d’Etudes Politiques et de l’ENA. D’autres répliquent qu’on a pourtant trouvé ses empreintes dans l’épave du Rainbow Warrior, ce navire des pacifistes de Greenpeace, que ses services secrets firent sauter en juillet 1985 en Nouvelle-Zélande (un journaliste mort) quand il était Premier ministre (cet homme franc avait nié pendant trois mois, la main sur le coeur et le regard droit dans la caméra, avant d’en convenir quand les preuves abondèrent).

 

A son crédit, on n’oublie pas que, lors du référendum du 29 mai 2005 sur l’Europe, il a pris la bonne position, qu’il a depuis gauchi son programme, qu’il est donc, que cela plaise ou pas, le présidentiable le plus acceptable pour la gauche dans une perspective de victoire (électorale), qu’il affirme avoir changé (La chose s’est déjà vue. L’évolution des politiciens de la gauche vers la droite est la plus fréquente mais l’inverse existe aussi). Par conséquent, pourquoi ne pas lui accorder le bénéfice du doute, pourquoi ne pas croire que le Fabius nouveau est arrivé ?

 

Parce que Fabius, en cognant régulièrement avec les USA sur un petit pays des Caraïbes et en couvrant, activement d’abord, passivement ensuite, et enfin par des discours de diversion un des pires dictateurs que la région ait connus, nous dévoile sa nature profonde, tout entière tendue par une course au pouvoir qui ne s’embarrasse pas de morale et qui passe par une soumission à l’Empire. L’Empire avec lequel il entretient des relations discrètes par sa participation à une puissante société internationale qui pratique la loi de l’omerta.

 

 

La commission trilatérale

 

En 1973, quelques fleurons de la high society internationale, parmi lesquels David Rockefeller, président de la Chase Manhattan Bank, créent la Commission Trilatérale qui a pour but de mener la guerre idéologique « au travers de réseaux d’influence aux multiples ramifications ». (Le Monde Diplomatique, novembre 2003). Organisme privé qui influe sur la politique internationale de la « triade » (USA, Europe, Japon) elle se réunit à huis clos, loin des médias et compte 350 membres influents dans le monde parmi lesquels des hommes politiques tels que Laurent Fabius, Henry Kissinger, Jacques Delors, Jimmy Carter, Dick Cheney, Bush père, Bill Clinton, Raymond Barre, des experts politiques, des universitaires, des dirigeants de multinationales, des banquiers. Ont assisté à une de ses réunions ces dernières années, outre les dirigeants de Exxon-Mobil, General Electric, Daimler-Chrysler, Levi Strauss, Kodak, Xerox, des invités comme George Soros, Valery Giscard d’Estaing, Madeleine Albright, Patrick Devidjian, Pierre Lelouche, Lionel Jospin, etc. Mais aucun altermondialiste, aucun adversaire du néolibéralisme.

 

Peut-on à la fois adhérer à la Commission Trilatérale chargée de perpétuer la dictature de l’argent et pourchasser les despotes sanguinaires adeptes du libre marché ? Il semblerait que non, comme on va le voir.

 

Portrait d’un assassin et d’un voleur

Entre 1971 et 1986, Haïti a saigné sous la férule de Jean-Claude Duvalier, dit « Bébé Doc », président à vie à 19 ans par la grâce de son père et avec le soutien des Etats-Uniens. Il put impunément massacrer 60 000 personnes dont des écoliers de moins de dix ans, livrer la rue aux sinistres « tontons macoutes » avant d’être obligé de prendre la fuite, non sans avoir vidé les caisses de son pays. On estime à 600/800 millions de dollars les sommes détournées par les Duvalier père et fils et à 500 000 le nombre de morts de faim sous leur règne (sur moins de 7 millions d’habitants). Haïti est aujourd’hui un des pays les plus pauvres du monde. Si pauvre que les écoles ferment, que l’analphabétisme progresse, que le français, qui est encore la langue officielle de ce pays, n’est plus enseigné.

 

Fabius, où l’avez-vous caché ?

 

Bébé Doc en cavale fut accueilli en France en 1986 par le Premier ministre, Laurent Fabius qui, devant l’indignation générale, jura qu’il y resterait 8 jours. Dans quelques mois, Bébé Doc fêtera ses 20 ans de bombances dans la patrie des Droits de l’Homme.

 

Lire la suite ici.

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Politique
commenter cet article
30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 15:32

Dessin de Willem.

Pour ceux qui pensent qu'un aller-retour est possible
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Politique
commenter cet article
29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 15:14
Demain, Hénin-Beaumont ?
Demain, Hénin-Beaumont ?
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Politique
commenter cet article
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 06:36

 

Je vous parle d’un temps…

 

… Où les PTT étaient un service public avant que les Solfériniens en fasse une entreprise privée.

 

Vous aviez deux ou trois opérations à effectuer. Vous faisiez la queue au guichet et, quand votre tour arrivait, une employée (ou un, mais c’était plus rare) qui jouissait de la garantie de l’emploi car elle (ou il) avait passé un concours et était fonctionnaire, s’occupait de vos deux ou trois opérations. Vous échangiez quelques mots avec la personne en question, apposiez une paire de signatures sur des documents idoines et le tour était joué.

 

Depuis que les Solfériniens et la droite ont « modernisé » les PTT en imposant la logique de l’entreprise privée aux services postaux et en inventant la « Banque Postale », il en va différemment, en particulier dans les grandes agences. Le client fait désormais face à des robots qu’il doit d’abord repérer puis piloter lui-même. Un robot par type d’opération, naturellement.

 

Si, comme ce fut mon cas tout récemment, on se sent un tout petit peu perdu, un être humain peut – éventuellement, car rien ne l’y oblige vraiment – vous apporter de l’aide. Ce au détriment d’autres clients qui font la queue à l’accueil en quête de renseignements.

 

 

C’est ainsi que je tombai sur une jeune dame très compétente, très obligeante qui m’expliqua le fonctionnement d’un robot dont la tactilité m’échappait complètement. Comme je faisais observer à cette employée que, désormais, dans les établissements postaux, c’était les clients qui se tapaient le boulot, elle me répondit qu’elle en était bien consciente et qu’elle-même bouchait les trous à la Poste depuis dix ans. Dix ans de précarité à prendre en pleine figure les clients mauvais coucheurs. Comme je lui demandais pourquoi elle était dans cette précarité depuis aussi longtemps, elle m’expliqua qu’elle était handicapée. Elle avait été victime d’une encéphalite virale (cette petite saloperie qui occasionne des maux de tête inouïs, des états léthargiques, des convulsions et autres désagréments). Elle s’était battue contre la maladie et en avait triomphé. Depuis, La Poste lui faisait une grande faveur en lui permettant de boucher des trous parce qu’elle était handicapée. Sans statut, bien sûr.

 

Le président (de 2002 à 2013) du « groupe La Poste », Jean-Paul Bailly, est né à Hénin-Beaumont. Encore une preuve de l’existence du diable !

 

PS : contrairement à ce que pense un sociolinguiste bien connu, la voiture jaune de la photo n'est PAS celle de Besancenot.

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Politique
commenter cet article
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:33

Je reprends ici un extrait du dernier article de Jean-Luc Mélenchon sur son blog. Les grands médias sont toujours dans l'air du temps. La mode n'est plus aujourd'hui au châtelain de Montretout et ses "détails" mais au bleumarinisme dédiabolisé. D'où, désormais, la reprise du discours formaté par le FN et l'omniprésence des chefs de ce parti dans les médias, reçus cinq à dix fois plus fréquemment que ceux du Front de Gauche.

 

Je publie ces lignes comme un vaccin contre la morosité pour ceux qui ont abusé des médias hier, croyant y apprendre quelque chose d’utile. En vérité, ils auront tout juste consommé un potage préparé de longue main et tout juste servi tiède. Il s’agissait de la fameuse soupe au Front national et d’un breuvage médiatique un peu routinier mais qui reste le régal des fainéants et des gros malins. Certains médias ne travaillent plus du tout : ils reprennent purement et simplement les canevas du Front national. Je crois que c’est l’avenir. Déjà, les partis fournissent très souvent aux télés les images qu’elles diffusent. On va tout doucement vers la fourniture du contenu des prompteurs. Marine Le Pen y est arrivé. Chapeau !

 

Voyons l’essentiel. L’abstention massive et la violence du recul des listes conduites par le PS sont spectaculaires. Lelepénisme médiatique est lui aussi spectaculaire depuis 20 heures dimanche soir. Comme d’habitude, au mépris des faits et d’une information un tant soit peu équilibré, « le Monde » réalise un formidable service après-vente pour les listes d’extrême droite.

 

Le Front national dépose un nombre record de listes autonomes ? Non. Pas davantage qu’en 1995 et moins que nous ! 594 pour eux plus de 600 pour nous ! Il y a un nombre record d’élus lepénistes au premier tour ? Combien ? 473 ! Et nous ? Plus de deux mille. Le Front national gagne une ville au premier tour, Hénin Beaumont ? Nous en gagnons 67 au premier tour. A un cheveu près, nous passions le suivant, René Revol, dirigeant national du PG, qui a réuni 49,97% des suffrages à Grabels, face à tout les autres, PS inclus !

 

Ces chiffres vous stupéfient n’est ce pas ? Ils n’ont pas été évoqués une seule fois ni dans la soirée électorale, ni le lendemain matin, ni midi, ni soir. Et voici autre chose encore à savoir pour bien mesurer l’exploit accompli. Notre résultat moyen est de 11,42 % pour nos plus de 600 listes. Au total, 308 de nos listes dépassent les 10 %. Le FN, « triomphal » selon le dernier publi-reportage de quatre pages dans le journal « le Monde », ne les dépasse que dans 316 villes. Le triomphe du FN, c’est donc 8 listes de plus que nous à plus de 10 % ! Et voici une ultime info que vous ne risquez pas de trouver dans « Le Monde ». Nos 82 listes avec EELV recueillent en moyenne 15,32 % de suffrages. C’est infiniment plus que la moyenne du Front national ! C’est aussi bien davantage que les 9,69 % recueillis par les 95 listes où EELV s’était présentée seule. Et c’est ainsi que Grenoble voit pour la première fois l’opposition de gauche passer devant le PS. La troisième gauche est née, peut-être, ce dimanche à Grenoble. La leçon vaut ligne pour nous.

 

(Photo AFP publiée par L'Express).

Quand les "grands" médias servent la soupe au FN
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Politique
commenter cet article
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:03
Franco n'est pas tout à fait mort (Jacques Brel)
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Politique
commenter cet article
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 09:07

Je note le bon score de la gauche de gauche à Fouquières-lès-Lens. La liste socialiste a été élue au premier tour. La droite totalise 30%.

 

Fouquières, c'est la petite sœur d'Hénin-Beaumont. Mais qui n'a pas mal tourné.

 

Les Poivre (qui ne sont pas plus d'Arvor que moi) sont originaires de Fouquières.

Listes autonomes de gauche : encourageant !
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Politique
commenter cet article