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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 05:18

Par Pierre Verhas

 

 

Nous sommes à l’époque de la « mémoire ». On évoque à tout moment le devoir de mémoire pour tous les malheurs qui ont frappé l’humanité depuis un ou deux siècles.

 

 

Cette année 2014 voit un nombre considérable de commémorations : le centenaire de la Première guerre mondiale, les soixante-dix ans du débarquement Allié en Normandie, la Libération de Paris, celle de Bruxelles, sans doute, au mois de décembre, l’offensive Von Runstedt, etc. Plus proche : le vingt-cinquième anniversaire de la chute du mur de Berlin en novembre. Et plus loin : la bataille de Waterloo !

 

 

Nous n’échappons pas non plus, en tant que militants de gauche, à cette pléthore de commémorations. C’est ainsi qu’à Bruxelles, afin de célébrer le quarantième anniversaire du pronunciamiento militaire du 11 septembre 1973 qui renversa dans le sang la démocratie au Chili et qui vit le suicide du Président Salvador Allende, s’est constitué début 2013 un Comité Allende 40 présidé par Sergio Rojas Fernandez, militant syndicaliste et ancien prisonnier de la junte, Monique Discalcius, journaliste, Pierre Verhas, militant socialiste, Pierre Galand, président à l’époque du Centre d’action laïque, ancien sénateur socialiste, président du Tribunal Russell pour la Palestine et responsable d’ONG, Josy Dubié, ancien sénateur écolo, ancien journaliste international qui fut le dernier à interviewer le Président Allende et d’autres militants belges et chiliens.

Allende : le devoir d'histoire

Le Comité Allende 40 organisa tout au long de l’année 2013 plusieurs manifestations en mémoire de Salvador Allende et de l’Unité populaire. Il décida de terminer sa campagne en offrant à l’Université Libre de Bruxelles un buste de Salvador Allende posé au pied de la Salle Allende qui sert aujourd’hui de salle d’expositions à l’Université. Sergio Rojas Fernandez syndicaliste emprisonné par la junte de 1973 à 1975 et expulsé du Chili vers la Belgique rappela les motifs profonds de cette action.

 

 

L’objectif n’en est pas la nostalgie, mais de faire prendre conscience à tous qu’aujourd’hui de tels événements peuvent se reproduire, surtout lorsque le capitalisme se montre de plus en plus agressif.

 

 

 

Lire la suite sur le blog de Pierre Verhas

 

Le film de l'événement

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 05:15

Ci-dessous une carte intéressante de l'INSEE. Elle montre des tendances qu'il faudrait affiner. Toulouse, bien placée, est une ville de fortes inégalités. D'ailleurs, l'immobilier – mis à part dans l'hypercentre – est en baisse. Je connais par ailleurs des Lot-et-Garonnais qui vont chômer à Bordeaux et des habitants de Rodez qui attendent des jours meilleurs à Montpellier.

 

Dans la France déglinguée d'aujourd'hui, chacun fait ce qu'il peut.

Où travailler en France ?
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 06:42
La vérité est toujours du côté de celui qui souffre (J.-P. Sartre)
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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 10:51
La logique de la privatisation des transports
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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 05:11

Hollande sait--il que le chômage produit l'extrême droite, le fascisme, la déshérence de la démocratie ?

 

En 1932, la nazis sont à 33% des voix, les communistes à 17. En 1933, les nazis sont à 44% (et disposent des 8% du Parti national du peuple allemand), les communistes à 12, les socialistes à 18 (ils étaient à 30% en 1928).

 

En 1933, entre 15 et 20% (selon les sources) de la population allemande est au chômage. La France n'est pas très loin du plein  emploi.

Chômage et extrême droite
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 09:25
Hollande et son ministère de la Propagande
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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 05:12

Pierre Lemaitre a récemment attiré mon attention sur ce texte du site euractv.fr en date du 3 janvier 2014 concernant le refus par la Commission européenne de célébrer la fin de la Première Guerre mondiale. Une preuve de plus que, si l'Europe des banquiers prospère et s'épanouit, celle de la culture, et de la politique au sens noble du terme, n'a jamais existé.

 

Les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale risquent de réveiller les fantômes du nationalisme. Les Européens ont des interprétations très différentes du conflit, ce qui a incité la Commission à ne rien organiser de son côté.

 

Il y a tout juste cent ans, l'Europe fut le théâtre d'une guerre de quatre ans, durant laquelle le progrès  industriel fut massivement et pour la première fois utilisée à des fins militaires.

 

La Grande-Bretagne et la France, alliées à la Russie (voir « Contexte »), estiment que le conflit a été un désastre certes, mais un désastre nécessaire pour mettre un frein aux ambitions impérialistes de l'empereur Guillaume II.

 

Les deux pays ont déjà organisé des centaines d'évènements commémoratifs et médiatiques. Dans les écoles, les élèves ont longtemps appris que la Grande Guerre était le symbole de la victoire de leurs nations.

 

L'Allemagne ne voit pas les choses de la même façon. Les célébrations y sont plutôt des occasions de promouvoir l'intégration européenne et d'arriver à faire un travail de mémoire commun. Elle est prédisposée à apaiser les sentiments nationaux en coopération avec ses anciens partenaires de la Triple-Alliance : l'Autriche et la Hongrie, dont l'empire s'est effondré à la fin du conflit, ainsi que l'Italie qui avait changé de camp entre le début et la fin de la guerre.

 

Lors de son message de nouvelle année, Angela Merkel, la chancelière allemande, est revenue sur le passé. Elle a déclaré que 2014 constituait à la fois le 100e anniversaire du début de la Première Guerre mondiale, le 75e de la Deuxième Guerre mondiale et le 25e de la chute du Mur de Berlin.

« C'était le début de la fin des divisions entre l'Allemagne et l'Europe », a-t-elle affirmé.

Lors du sommet européen du 19 décembre, Angela Merkel a déclaré qu'elle avait lu « Les somnambules - Été 1914 : comment l'Europe a marché vers la guerre » de l'historien australien Christopher Clark.

« [Les dirigeants européens] ont failli sur tous les plans, ce qui a provoqué la Première Guerre mondiale », a affirmé la chancelière.

 

Angela Merkel a utilisé cette référence historique sur les divisions entre les pays européens en vue de montrer comment gérer la crise de la zone euro. Des diplomates ont toutefois expliqué à EurActiv que l'Allemagne ne souhaitait pas célébrer les anniversaires afin de ne pas compliquer encore davantage la communication entre les capitales.

 

Certains événements communs sont planifiés dans les moindres détails, comme la « grande manifestation pour la paix » à Paris, le jour de la prise de la Bastille, le 14 juillet.

La Commission européenne se refuse à commémorer la Grande Guerre

Les dirigeants se réuniront pour méditer sur les conséquences de la guerre

 

Les présidents allemand et français, Joachim Gauck et François Hollande, seront côté à côte le 3 août pour célébrer le début de la guerre « avec gravité et respect ».

 

Une cérémonie germano-britannique devrait avoir lieu le lendemain en Belgique, pays envahi dès le premier jour de la guerre.

 

Des tensions sont toutefois palpables. Selon le journaliste britannique Max Hastings, les commémorations sont l'occasion de partager la responsabilité du conflit avec la Triple-Entente.

 

Norman Walter, attaché de presse à l'ambassade allemande à Londres, a pour sa part indiqué en août 2013 que la Grande-Bretagne « aurait plus de facilités à [adopter] un ton moins pompeux».

« Le pays qui a contribué le plus au déclenchement de la Première Guerre mondiale était l'Allemagne, mais d'autres ont également joué un rôle. Qu'il s'agisse d'une victoire ou non, elle n'en valait pas la peine », a-t-il ajouté.

Mais les tensions les plus perceptibles entre les nations ayant concouru à la Première Guerre mondiale se situent dans les Balkans. L'assassinat du prince héritier austro-hongrois, François-Ferdinand d'Autriche à Sarajevo le 28 juin 1914 a en effet mis la feu au poudre et déclenché la guerre. La chute de l'Empire ottoman et le sentiment nationaliste serbe dans cette région y ont également fortement contribué.

D'autres sujets sensibles

L'Orchestre philharmonique de Vienne compte organiser un concert à Sarajevo à l'occasion de l'anniversaire de l'assassinat perpétré par Gavrilo Princip, un nationaliste serbo-bosniaque membre du groupe « La Main noire ».

L'héritage de ce révolutionnaire suscite encore énormément de controverses dans la région. À l’époque de la Yougoslavie, il fut qualifié de libérateur des rues à Belgrade portent encore son nom aujourd’hui.

 

Selon la presse, le premier ministre serbe, Ivica Dačić, craignait l'année dernière que les commémorations de la guerre ne « mènent à nouveau à faire peser la responsabilité du plus grand conflit armé de l'histoire de l'humanité sur les Serbes ». La Serbie préfère rejeter directement la responsabilité sur l'Empire austro-hongrois.

 

L'attitude de la Commission cherche à refléter les souvenirs fragmentés de la guerre entre les nations belligérantes dorénavant réunies dans les Vingt-Huit.

 

« Nous n'organiserons pas d'évènements commémoratifs, étant donné que 2014 a des significations très différentes dans plusieurs pays, mais nous n'excluons pas que le président et les commissaires assistent à certains événements s'ils y sont conviés », explique un porte-parole de l'exécutif européen à EurActiv.

 

Faut-il rappeler que Lemaitre est l'auteur d'Au revoir là-haut, un roman (prix Goncourt 2013) qui restera dans les mémoires ?

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 05:37
Soutenir le collectif "Occupy Hénin-Beaumont"
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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 06:49

Les médias aux service du CAC 40 (90% d’entre eux, donc) nous bassinent avec ce privilège inouï dont jouiraient les agents de la SNCF : la sécurité de l’emploi. Deux rappels :

 

  • le droit au travail est inscrit dans la Constitution de la Cinquième République.
  • 2/5 des agents de la SNCF ne jouissent pas de ce statut de « privilégié ». Comme dans tous les autres secteurs des services publics français, la précarité frappe chaque jour davantage chez les cheminots.

 

Comme les aboyeurs au service du CAC 40 font tout pour ne pas expliquer la nature des revendications des syndicats qui ne se sont pas couchés devant l’État-patron, je me permets de relever succinctement les propositions du syndicat majoritaire à la SNCF. Elles n’ont rien d’exorbitant et elles dépassent largement les revendications corporatistes singées par les médias aux ordres.

 

  • Le recrutement de cheminots formés et qualifiés pour assurer dans tous les services les charges de travail avec la qualité et la sécurité dues aux usagers.
  • La réhumanisation des gares et des trains.
  • La réouverture de gares et de guichets permettant l’accès au transport ferroviaire de proximité.
  • Une régulation des tarifs permettant un accès aux trains à tous les citoyens.
  • La mutualisation des moyens humains et matériels permettant une meilleure régularité, efficacité et réactivité de l’entreprise. (1)
  • La relance du transport de marchandises par le fret SNCF, dans le cadre d’une activité d’intérêt général.

 

La CGT rappelle que la SNCF (et non « SNCF ») appartient à la nation et que, à ce titre, l’État doit jouer un rôle éminent en termes d’égalité d’accès au mode ferroviaire. Qu’il doit également intervenir sur la régulation des tarifs au quotidien, en rétablissant les tarifs sociaux comme levier essentiel en matière d’égalité de traitement de la population.

 

En d’autres termes la SNCF doit cesser d’être la Société Nationale du Cash et de la Finance.

 

 

 

(1) Face à cette demande, je suis méfiant : chaque fois que je vois les mots « mutualisation » et « réactivité », je sors mon révolver.

 

PS : Relayées par Le Figaro (entre autres), des associations d'usagers s'organisent pour briser la grève. Parmi elles, SOS Usagers, chère à Jean-Claude Delarue qui, dans le civil, fut mon collègue dans l'université française et qui donc, à ce titre, a pu pleinement jouir du statut de fonctionnaire avant de percevoir une pension bien méritée.

 

La grève à la SNCF : les propositions de la CGT

L'image ci-dessus a-t-elle été prise avant la grève ou pendant la grève ?

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 05:58
Les Belges savent se souvenir d'Allende
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