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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 02:36

 

Alors qu'ils occupaient le pont de Sully, des membres de l'organisation Extinction Rebellion (XR) avaient été délogés par les forces de l'ordre avec notamment l'utilisation à bout portant de gaz lacrymogène. Les images ont conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire pour « violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique ». Dans leurs saisines, les avocats dénoncent un usage de la force qui n'était « ni nécessaire ni proportionné » et qui « porte atteinte au droit de manifester et à la liberté d'expression ».

 

 

Un chef d'établissement dans l'académie de Créteil raconte son état de stress, jeudi, et cette prise de conscience, après coup, d'avoir obéi à un ordre peut-être illégal. Résultats du bac : « Après coup, je me suis dit : ce n'est pas vrai, on n'a pas fait ça ».Tous les proviseurs et tous les Français ont-ils conscience que le Ministre de l'éducation a décidé sans le moindre exercice démocratique de déroger à la loi, sans la moindre légitimité républicaine, sans le moindre assentiment de quelque autorité représentative telle que le Parlement, sans la moindre consultation citoyenne par le biais d'un référendum ?

 

 

Le ministère de l’Intérieur est-il au-dessus des lois ? C’est la question que pose l’avocat de Jérôme Rodrigues, l’une des figures des Gilets jaunes, qui a perdu un œil par un projectile. Rodrigues a entamé une grève de la faim vendredi 5 juillet devant le ministère de l'Intérieur, afin d'obtenir les résultats de l'enquête de l'IGPN. Le tribunal administratif, le 7 juin, a ordonné au ministre de l’Intérieur et au préfet de police de Paris de communiquer sans délai au manifestant toutes les pièces de l’enquête menée par l’inspection générale de la police nationale, l’IGPN. Toujours rien aujourd'hui.

 

 

Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfet alors qu’ils ne le sont pas. Un copinage politique qui leur permet notamment de toucher une retraite de préfet. Parmi eux, les fauxcialistes Michel Vauzelle et Michel Delebarre. Certains de nos hommes politiques et certains hauts fonctionnaires ont été nommés préfets par nos présidents de la République successifs, ils bénéficient d’avantages liés à cette fonction mais ils n’en ont jamais exercé. Parmi ces fantômes, deux stars de la Mitterrandie : Michel Vauzelle et Michel Delebarre. Tous deux indiquent, sur le site informatique de l’Assemblée nationale, la même profession : préfet. Pourtant, le premier est avocat de profession et le second cadre supérieur de collectivités locales. En fait, ils avaient été nommés préfet, de manière discrétionnaire, par Mitterrand, en 1985 pour le premier et en 1983 pour le second. Ils touchent aujourd’hui une pension mensuelle de 4.000 € brut, qui vient s’ajouter à leurs indemnités de parlementaires et d’élus locaux : soit 15.124 € brut (Michel Delebarre) et 9.760 € brut (Michel Vauzelle). Sans compter pour chacun une indemnité (forfaitaire) représentative de frais de mandat de député de 6.000 € net. D’ici quelques années, lorsqu’ils décideront d’abandonner leurs mandats, ces deux parlementaires pourront cumuler la totalité de leurs retraites de préfet, de parlementaire et d’élu local ! Soit en tout, de l’ordre de 12.000 € mensuels brut pour le premier et 10.000 pour le second.

 

 

L’Union Européenne impose l’importation de 35 000 tonnes de bœuf étasunien ! Écologie, bio et santé sont incompatibles avec l’Union Européenne dont le but est le profit maximal des multinationales.Voilà donc pour ce qui est un des premiers résultats des dernières élections européennes. Les agriculteurs sont les premières victimes. La Commission européenne vient en effet de ratifier un accord pour l’importation de 35 000 tonnes de bœuf étasunien sur le contingent de 45 000 tonnes d’importations autorisé.

 

 

Pour l’aristocrate François Goullet de Rugy, ci-devant ministre de l’Écologie, « les manifestations n’ont plus lieu d’être, c’est un usage désuet de l’opposition populaire. J’invite à agir concrètement pour le climat, on n’en est plus au temps des manifestations. Nous devons être dans l’action. Ces manifestants ne proposent rien pour limiter les émissions gaz à effet de serre ».

 

 

La vie sous le banquier éborgneur (13)
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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 05:22

 

Jusqu’à récemment, les disqualifications au terme d’une épreuve de natation étaient annoncées à la fin de cette épreuve ainsi que le motif de la disqualification.

 

En gros, les nageurs étaient pénalisés pour les raisons suivantes : départ anticipé ou mouvement inopiné sur le plot de départ, rupture de nage pendant la course (ce qui arrivait fréquemment à des jeunes nageurs qui commençaient en papillon et qui terminaient comme ils pouvaient en crawl ou en “petit chien ”), virage incorrect. L’explication de la sanction était donnée immédiatement.

 

Un nouveau règlement a été mis en place : les raisons de la sanction ne sont pas fournies – et encore moins motivées – et l’annonce de la disqualification peut intervenir plusieurs minutes après l’erreur. Les juges peuvent, mais ils n’y sont nullement obligés, donner leurs explications aux entraîneurs. Imaginez un penalty au football décrété en son for intérieur par l’arbitre. Imaginez un panier refusé au basket sans que personne comprenne de quoi il retourne. Imaginez un coureur cycliste obligé de s’arrêter en plein ascension du col de l’Izoard parce que des commissaires en ont décidé ainsi.

 

Je crois que cette bizarrerie a à voir avec une tendance très lourde de notre société qui consiste à refuser tout principe d’autorité. Quand on passe le permis de conduire, on reçoit chez soi le résultat de l’épreuve, tout simplement parce qu’on a vu des candidats casser la figure des inspecteurs car ils avaient échoué. Chaque année, des centaines de professeurs des écoles, du secondaire et même du supérieur sont insultés et molestés par des élèves ou des parents qui donnent systématiquement raison à leurs rejetons. J'en passe et des meilleurs.

 

Je le dis en toute sérénité : la natation n’est pas du tout un milieu de cailleras. L’absence quasi totale d’argent explique largement le respect qui unit les nageurs, les entraîneurs, les parents. Les piscines où se déroulent les compétitions sont des lieux, pour l’instant encore, très civilisés. Ce qui n’est pas le cas des piscines  “ ordinaires ” où l’on entre sans payer, où l'on se poursuit à coups de couteau, où l’on défèque dans l’eau et où l’on s’efforce de défier toutes les règles en vigueur.

 

Je pense que la FFN aurait pu se dispenser de modifier ces règles.

 

 

Sur un règlement de la FFN et l’état de la société française
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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:30

Une démonstration magistrale de l'économiste Henri Sterdyniak.

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30 juin 2019 7 30 /06 /juin /2019 05:36

 

 

Les remarques ci-après portent sur le troisième sujet traité par le journal de France 2 de 20 h du 24 juin, intitulé. "Retraite : le gouvernement veut inciter les Français à épargner". Le sujet est présenté ainsi :

 

"Pousser les Français à mieux préparer leur retraite. Le gouvernement veut inciter les épargnants à choisir des placements dédiés, largement boudés actuellement."

 

 

[Ici, micro-trottoir d'un homme jeune (dans les 40 ans), allure de classe moyenne]. "Vous les connaissez, ces produits d'épargne-retraite ?" Réponse : Non, pas du tout !". Autre homme, un peu plus âgé : "Je ne connais pas les caractéristiques, les rendements, les avantages". Troisième homme, du même âge, voire plus jeune que le premier : "C'est bien parce qu'on sait que la retraite... euh... on ne comptera pas forcément énormément là-dessus plus tard... surtout nos générations, parce que... c'est bien de savoir un petit peu comment... comment optimiser ses revenus plus tard". 

 

 

[Reprise en voix off, de la journaliste, accompagnée de tableaux et schémas qui se succèdent sur l'écran]. "Aujourd'hui, il existe de nombreux placements, comme le Plan d'Epargne Retraite Populaire (PERP) ou le Plan d'Epargne Retraite Entreprise (PERE) . Tous ont leurs propres conditions de dépôt, de retrait et de fiscalité, que Bercy veut harmoniser. Le gouvernement veut aussi rendre ces placements plus attractifs. Par exemple, avec le système actuel, des frais, jusqu'à 5 % peuvent être prélevés en cas de transfert des fonds. Dans le futur système, ils seront de 1 % les 5 premières années, gratuits au-delà. Une réforme bénéfique pour les épargnants, mais toujours trop complexe, selon cet expert."

 

 

[Changement de décor, dans un grand bâtiment, interview de l'expert : Benjamin Sanson, consultant retraite et épargne salariale - Cabinet Mercer] "Ce qui pèche, c'est peut-être que le fait... que le gouvernement ne soit pas allé assez loin dans l'unification des produits existants. Aujourd'hui, on a plusieurs produits et demain, on risque de se retrouver avec à peu près le même nombre de produits, donc ce qui peut créer encore de la confusion..."

 

 

[Changement de décor. Deux retraités assis sur des transats et reprise du discours de la journaliste]. "L'accès à l'épargne sera aussi facilité. Par exemple [Ici, autre plan, trois retraités, de face, en train de bronzer, allongés sur des transats] "par exemple pour acheter sa maison ou en cas de décès du conjoint. [Autre image : deux retraités se promenant seuls sur une plage, avec la mer en arrière-plan]. Actuellement les placements d'épargne-retraite ne représentent que 230 milliards d'euros, bien peu à côté des 1700 milliards que pèse l'assurance-vie, de très loin le placement préféré des Français."

 

 

Remarque 1. Dans la première phrase, pour désigner les intéressés, la journaliste passe du substantif  "les Français" au substantif  "les épargnants". Le problème, c'est que le premier de ces substantifs ne s'identifie pas au second : tous les Français ne sont pas épargnants ! Et tous les épargnants sont loin de posséder un capital, une réserve d'un montant qui leur garantisse un substantiel complément de retraite.

 

 

Remarque 2. Il faut, à cet égard, rappeler une chose. La capacité d'épargne n'est pas proportionnelle au revenu : elle croît, en pourcentage à mesure que ce revenu augmente. Les plus pauvres, les smicards (et même jusqu'à ceux qui vont jusqu'à la médiane - 1700 € par mois) n'épargnent presque rien parce que pratiquement tout leur revenu passe dans des achats immédiats : le logement, la nourriture, les transports, les vêtements, etc. S'ils épargnent, c'est pour avoir trois francs six sous (pour se payer un appareil ménager, changer la voiture - de petit modèle et/ou d'occasion). Pour avoir un bon complément de retraite, il faut s'élever au-delà de ces niveaux.

 

 

Remarque 3, sans doute la plus importante, car elle réside dans ce qui n'est pas dit. Le gouvernement parle des retraites sans évoquer le moins du monde les dispositions qui sont en son pouvoir : baisse de l'âge de départ en retraite, augmentation des cotisations (notamment de la part employeur), hausse des impôts (sur le revenu des plus aisés, sur les entreprises). Tout se passe comme si le gouvernement estimait qu'il n'y avait plus rien à faire pour améliorer les retraites selon des critères égalitaires et progressistes. [Et, assurément, qu'il n'en a pas du tout ni l'envie ni l'intention !]Par ce reportage, le gouvernement signifie aux Français : "Pour votre retraite, débrouillez-vous vous-mêmes ! Épargnez (en vertu de l'ignoble fable "La cigale et la fourmi"). Si vous ne pouvez pas - ou si vous ne voulez pas - épargner, tant pis pour vous ! Vous mangerez aux Restau du Cœur, et vous ferez les fins de marché pour récupérer les invendus...". Le gouvernement abandonne le collectif et laisse toute initiative à l'individuel : chacun pour soi...

 

 

Remarque 4. En illustrant la dernière partie du sujet avec des images de Français qui "se la coulent douce" (sur la plage, sur des transats), le reportage laisse passer un message à plusieurs égards fallacieux. Fallacieux car tous les retraités sont loin, actuellement, de pouvoir s'offrir des séjours à la mer. Fallacieux aussi, car, dans le futur (même avec ces fameuses mesures censées favoriser l'épargne), tous les retraités ne pourront de toute façon pas s'offrir une retraite décente. [Sauf à vivre une vie entière de sacrifices et de privations]. 

 

 

Remarque 5. Les micro-trottoirs des trois hommes questionnés indiquent que, dans la tranche d'âge considérée (30-50 ans) prévaut l'idée que, dans quelques années, la retraite dépendra de chaque individu (et non plus d'un prélèvement collectif et recherchant - un peu - la péréquation) et qu'il donc faudra se débrouiller seul. L'un évoque les caractéristiques, les rendements, les avantages (preuve qu'on lui en a déjà parlé, ou qu'il l'a lu quelque part). L'autre semblé résigné à la disparition de la retraite par répartition, telle qu'elle existe depuis 1945. Preuve que la propagande du patronat et de la droite a bien entamé son travail de dissolution des idées de solidarité et d'égalité. 

 

 

Remarque 6. Les deux chiffres fournis à la fin sont éloquents : 230 milliards d'épargne-retraite et 1700 milliards d'assurance vie. Ils sont à mettre en rapport avec le montant des retraites : 317 milliards. Et ils le sont de deux façons : d'abord, si le reportage a l'air de déplorer que l'épargne-retraite soit si faible, cela peut indiquer que les Français ont encore confiance dans la retraite dite (à tort), par répartition puisqu’ils semblent toujours faire confiance à la collectivité (et toujours pas à l'individu) pour financer leurs vieux jours. Ensuite, le montant de l'assurance-vie (plus de trois fois le montant des retraites) témoigne qu'il existe, en France, beaucoup d'argent disponible - et que cet argent serait incontestablement mieux employé pour financer des retraites solidaires et plus égalitaires, que pour profiter à tel ou tel individu. [Et ce sans même recourir à une fiscalité "confiscatoire", pour reprendre les termes de la droite et du Medef].

 

Retraités : des vaches à lait épargnantes pour France 2 (par Philippe Arnaud)
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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 05:40
Il n'a pas honte, notre beau pays, de faire appel à un pays du Tiers-Monde (comme on disait autrefois), sous embargo depuis 60 ans, pour soigner ses ressortissants.
 
Cuba aide la France à faire face aux besoins médicaux aux Antilles

18.06.2019 - Prague, Rep. Tcheque Toni Antonucci

 

Cuba aide la France à faire face aux besoins médicaux aux Antilles
(Crédit image : Prensa Latina)

 

Le Sénat français a adopté le vendredi 7 juin 2019 une série d’amendements dans le cadre du projet de Loi « Ma santé 2022 ».

Selon le site rci.fm « l’un de ces amendements concerne la demande d’extension, pour la Guadeloupe et la Martinique, d’une autorisation d’exercice, applicable pour les médecins étrangers avec l’objectif de faire venir sur les territoires de Martinique et Guadeloupe des médecins cubains comme c’est déjà le cas en Guyane ».

L´objectif de la venue de médecins cubains aux Antilles serait de lutter contre la pénurie de professionnels médicaux dans les territoires d´Outre-mer.

 

Selon le site outremers360.com « le sénateur de l´île de Guadeloupe Dominique Théophile s’est félicité de l’introduction de ce amendement dans un communiqué, dans le quel il explique, que des nouvelles opportunités s’ouvrent pour la venue de médecins cubains aux Antilles, afin de lutter contre la désertification médicale. Il souligné egalment, que l’adoption de cet amendement est aussi une victoire pour la population Martiniquaise, une victoire dans la lutte contre les déserts médicaux dans le pays ».

 

Selon le site la1ere.francetvinfo.fr « la sénatrice Catherine Conconne affirme, que il n’est pas admissible de devoir attendre plus d’un an pour voir certains spécialistes, ou de ne pas trouver de médecin traitant ! Elle considère, que la compétence des médecins cubains est mondialement reconnue. »

 

Avec un médecin pour 150 habitants, selon l’Organisation mondiale de la Santé, Cuba est la nation au monde la mieux fournie dans ce secteur. Cuba est d’ailleurs réputée comme disposant de l’un des meilleurs systèmes de santé du monde et a l’habitude d’envoyer ses médecins à l’étranger.

 

En 2015, ils seraient plus de 50 000 professionnels impliqués dans des missions à l’extérieur, dans 62 pays, en Amérique latine principalement, mais aussi en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient.

 

Contrairement aux médecins d’Europe de l’Est qui pouvaient rencontrer des difficultés d’adaptation, les professionnels de l’île de Caraïbe devraient pouvoir s’intégrer plus facilement du fait de leur proximité culturelle. Par ailleurs, les médecins cubains ont des compétences reconnues mondialement.

 

« Une bonne nouvelle donc, qui pourrait réduire les temps d’attente pour un rendez-vous auprès de certains spécialistes. La Martinique figure parmi les régions de France qui ont le moins de médecins », souligne le site la1ere.francetvinfo.fr.

 

Bien que sous embargo depuis 60 ans, Cuba a développé un remarquable système de santé, utile à ses habitants et à la communauté internationale.

 

 

Source

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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 05:25

 

Une attaque contre les pauvres sans précédent, par le biais de l’assurance chômage. Les conditions d’accès sont durcies, la prolongation des allocations est rendue plus difficile. Mais – soyons équitable, comme on dit à la CFDT – l’indemnisation des plus hauts salaires est diminuée au bout de sept mois.

 

Ces mesures visent à réduire de 150 000 à 250 000 le nombre de demandeurs d'emploi et à atteindre 3,4 milliards d'euros d'économies sur la période 2019-2021.

 

Á partir du 1ernovembre 2019, il faudra avoir travaillé six mois sur les deux dernières années, au lieu de quatre sur les 28 derniers mois dans les conditions actuelles.

 

Les conditions de « rechargement » des droits seront également durcies. Plus un demandeur d’emploi travaille avant d'atteindre l’épuisement de son droit à l’allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE), plus il acquiert de droits à l’assurance chômage dans la durée. A partir du 1er novembre 2019, le seuil de rechargement sera rehaussé :il faudra avoir travaillé au minimum six mois, au lieu d'un seul actuellement, pendant sa période d'indemnisation pour pouvoir prolonger celle-ci de l'équivalent du temps travaillé.

 

Pour les salariés “ aisés ”, s’ils gagnaient plus de 4 5000 euros brut avant d'être au chômage, l’indemnisation diminuera à l'avenir de 30% à partir de sept mois sans emploi.

 

Bonus-Malus : plus les salariés d'une entreprise sont nombreux à s'inscrire à Pôle emploi, plus l'entreprise se verra attribuer un malus. À l'inverse, plus une entreprise fera des efforts, plus ses cotisations vont baisser.

 

Pour l’immonde Christophe Barbier, ces mesures drastiques ne sont pas assez violentes car les chômeurs ont le droit de choisir leur travail. Qu’ils nous fassent donc des propositions !

 

 

 

 

La vie sous le banquier éborgneur (12)

 

Le délinquant qui a fauché deux enfants d’origine turque (un tué, un blessé grave) et qui roulait sans permis au volant d’une voiture qui n’était pas la sienne après avoir refusé un contrôle de police, me semble être très emblématique de notre époque. Dans notre pays déglingué, des millions de gens n’ont plus aucun repère. On sort les couteaux pour un regard, on vend de la drogue à 12 ans, la conduite sans permis ni assurance est banale. Il n’y a plus de sentiment d’appartenance à une communauté nationale qui disparaît.

 

Ce chauffard criminel avait été en infraction à la législation sur les stupéfiants, avait déjà été condamné pour avoir roulé sans permis et sous l’emprise de stupéfiants (ce que tous ses voisins savaient). Au lieu de se retirer – justement – des voitures, au lieu de chercher du travail, il menait une vie de glandeur professionnel au sein d’une bande d’une vingtaine de trafiquants qui tiennent le marché du shità Lorient entre leurs mains (et qui l’ont certainement aidé dans sa cavale de neuf jours). Ce jour-là, comme les autres jours, il a considéré comme normal de rouler à vive allure sur une voie réservée aux bus. Il ne s’est, normalement pas, arrêté après avoir percuté une voiture à la sortie d’un rond-point.

 

 

Le parquet a, normalement, ouvert une information judiciaire pour « homicide involontaire aggravé », « blessures involontaires aggravées », « conduite sans permis en récidive », et « défaut d’assurance et de refus d’obtempérer aggravé par la mise en danger d’autrui ». Il risque 10 ans de prison. Il en fera 5 ou 6. Il sera condamné à des dommages et intérêts. Il est insolvable. Son permis de conduire lui sera retiré. Il n’en a pas.

 

 

 

La vie sous le banquier éborgneur (12)

 

Dans une optique que l’on peut qualifier de pétainiste, le banquier éborgneur a décidé d’embrigader la jeunesse. Un rassemblement du nouveau service national universel a eu lieu récemment à Évreux. Le prétexte étant l’inauguration d’une statue du général De Gaulle pour célébrer les 79 (sic) ans de l’appel du 18-Juin. Le soleil cognait. Le soleil tapait dur. 29 djeuns’ sont la centaine présents ont fait un malaise, tout comme la sénatrice Nicole Duranton. Une personne a été évacuée vers l’hôpital le plus proche. Les agents de sécurité ont commencé à rapatrier ceux qui se sentaient mal à l’intérieur du bâtiment. Personne ne s’est occupé d’eux.

 

Le lendemain matin, le maire de la ville, médecin-urgentiste de profession qui n’a pas fait grand chose pendant les faits, a indiqué à France Bleu Haute-Normandieque « deux ou trois [volontaires] ont été plus sérieusement touchés, dont l’un a dû être évacué ».

 

Le macronisme à l’état pur : de l’image, de l’esbroufe, un mépris souverain des gens.

 

 

 

Affaire Dettinger. Le juge des référés n’a pas donné suite à la demande de provision formulée par la famille du «boxeur de gendarmes», qui réclamait le versement des 145 000 euros récoltés pour le soutenir début janvier, après son interpellation pour avoir frappé deux gendarmes. L’affaire devrait être réexaminée le 9 décembre devant le tribunal de grande instance de Paris. La cagnotte de 145 000 euros, demeure bloquée par la plateforme de financement Leetchi, dont on sait désormais qu’elle est proche du banquier éborgneur. Cette plateforme a été sommée par la Justice de donner les noms des donateurs. Elle a obtempéré. Dans un courriel, un officier de la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) a convoqué plus d'une centaine de donateurs pour venir témoigner.Ceux qui ne pouvaient pas venir se ont reçu deux questions auxquelles ils devaient répondre par écrit: « Pour quelles raisons avez-vous souscrit un don à la cagnotte Leetchi en soutien à Christophe Dettinger ? » et « À quelle date avez-vous souscrit et quel était le motif de la cagnotte sur le site ? ».

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 05:28
Ci-dessous un entretien entre La Marseillaise et Anicet Le Pors, ancien ministre de la Fonction publique.

 

La Marseillaise : Le statut des fonctionnaires est l’aboutissement d’une longue histoire. Pouvez-vous en faire un bref rappel ?

Anicet LE PORS, Conseiller d’Etat (h) et ancien ministre.

Pour comprendre le présent, il faut en effet faire un peu d’histoire. Pendant le XIXe et la première moitié du XXe siècle a prévalu une conception hiérarchique autoritaire dans les administrations. Les gouvernements les plus conservateurs menaçaient les fonctionnaires d’un statut pour les contraindre à l’obéissance. De fait, le premier statut des fonctionnaires a vu le jour en septembre 1941 sous le gouvernement de Vichy. C’est dire qu’il a fallu courage et d’intelligence à la Libération au mouvement syndical et aux autorités publiques responsables pour inverser la logique antérieure et imposer un contenu progressiste dans un statut républicain. Ce statut de 1946 fut l’œuvre du ministre de la fonction publique de l’époque, Maurice Thorez, vice-président du conseil et secrétaire général du parti communiste français. Cet héritage, approfondi, a été repris par la loi du 13 juillet 1983 après l’alternance de 1981 amenant la gauche au pouvoir, sous forme d’un statut fédérateur étendant ses dispositions, au-delà de l’État, aux agents publics des collectivités territoriales et des établissements publics hospitaliers, l’ensemble couvrant aujourd’hui 20% de la population active du pays.

 

Ce statut a déjà fait l’objet de nombreuses attaques. Pourquoi cette réforme dénature-t-elle profondément la conception française de la fonction publique ?

Depuis sa création ce statut n’a cessé d’être l’objet d’attaques, certaines frontales, d’autres insidieuses. Ainsi, dès 1987 une loi dite « loi Galland » tenta de ramener en arrière la fonction publique territoriale. En 1990, La Poste et France Télécom furent détachées de la fonction publique. En 2003, le Conseil d’État lui-même préconisa de faire du contrat une « source autonome du droit » de la fonction publique ». En 2007, Nicolas Sarkozy contesta le statut en prônant un « contrat de droit privé négocié de gré à gré ». Il échoua car, dans la crise financière de 2008 on dut admettre qu’avec un secteur public étendu, la France disposait d’un efficace « amortisseur social ». Avant même son élection Emmanuel Macron jugea le statut « inapproprié ». Dans le même temps des centaines d’atteintes ponctuelles furent portées au statut, un véritable « mitage ». Au pouvoir, Emmanuel Macron rompt avec une histoire émancipatrice, il s’abandonne à la « main invisible » du marché au lieu de fonder l’action publique sur des bases rationnelles, il tourne le dos à la morale républicaine en permettant l’entrée des intérêts privés au sein de l’action publique.

 

 Comment ce projet organise-t-il l’alignement du public sur le privé ?

C’est la suite logique de la réforme du code du travail qui a fait descendre les garanties des salariés dans la « hiérarchie des normes » pour faire du contrat de droit privé individuel la référence sociale majeure applicable dans le public comme dans le privé. C’est ainsi qu’a été engagée la croisade contre les personnels à statuts, en commençant par les cheminots avant de s’en prendre aux autres, notamment au statut général des fonctionnaires. En envisageant le recours massif aux contractuels et en affaiblissant les garanties des fonctionnaires et de leurs syndicats le projet de loi lance l’offensive.

 

Quelle place dès lors pour l’exigence de neutralité et l’intérêt général ? 

La neutralité de l’administration suppose l’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis des pressions économiques et politiques. Celle-ci est assurée par une conception du fonctionnaire-citoyen opposée à celle antérieure du fonctionnaire-sujet. Elle est surtout garantie par ce que l’on appelle le « système de la carrière » caractérisé par la séparation du grade, propriété du fonctionnaire, et de l’emploi, à la disposition de l’administration. La spécificité de l’administration et des fonctionnaires est de servir l’intérêt général. Le recrutement massif de contractuels envisagé par le projet de loi va rendre plus complexe et plus fragile la capacité de l’administration en matière de recrutement, de formation et de gestion. Le recours à des managers du privé dans des postes de direction, de même que les allers-retours de hauts fonctionnaires entre le public et le privé vont avoir pour effet d’établir une confusion des finalités du public et du privé, d’accroitre le risque de conflits d’intérêts et d’entrainer une captation de l’action publique par la finance internationale.

 

Emmanuel Macron semble cibler plus particulièrement, dans les mesures annoncées suite au grand débat, la haute fonction publique. Pourquoi ? 

Il ne faut pas se laisser abuser par ce paradoxe : Macrin, pur produit d’un système élitiste, qui s’en prendrait au système des castes. La technocratie administrative figurait parmi les puissants qui l’ont porté au pouvoir. La haute fonction publique, sauf exceptions valeureuses, est, dans l’ensemble, conformiste et n’a que peu réagi à l’annonce de la suppression de l’ENA et des « grands corps ». C’est à la fois une diversion et quand bien même il y aurait suppression, ce serait pour laisser la place à un système de même nature. J’avancerais, pour ma part, une autre explication d’ordre psychologique. Le président de la République, tel un démiurge, est arrivé à un tel degré de vanité qu’il veut bannir toute cause de son excellence qui n’émanerait pas exclusivement de sa personne. Jupiter n’a pas fait l’ENA…

 

Le statut est-il un obstacle à la modernisation de la fonction publique ? Si non, quelles évolutions positives pourrait-on apporter ?

On doit critiquer les imperfections administratives et il faut moderniser le service public. Pour autant les enquêtes montre que, dans la proportion des deux-tiers au moins, les Français ont une bonne opinion des services publics. La mobilité est souvent présentée comme le moyen de la modernisation. Or, c’est le statut de 1983 qui a érigé la mobilité au rang de garantie fondamentale des fonctionnaires, et ce sont les multiples dénaturations subies par le statut qui, rendant les règles plus opaques et la comparabilité des fonctions publiques plus difficile qui y font obstacle. Les chantiers de modernisation potentielle sont nombreux : création de nouveaux moyens d’expertise de l’efficacité sociale, gestion prévisionnelle, mise en place de multi-carrières, égalité femmes-hommes, numérisation à visage humain, développement des relations internationales, etc. Le projet de loi, à cet égard, ne propose que des expédients dangereux.

 

Propos recueillis par Amélie Coursaud

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 05:41

Les citoyens qui ont voulu faire passer de l'argent à Christophe Dettinger (qui, à mains nues, n'avait rien fait d'autre que de protéger une femme en danger d'être castagnée par le sbires surarmés de Castaner) sont convoqués par – tenez-vous bien – une “ brigade de la répression de la délinquance astucieuse ”.

 

La dictature aussi est astucieuse. Les donateurs ont donné via la plateforme Leetchi qui, elle, a donné les adresses de donateurs à la police.

 

Il faut couler Leetchi, et le plus vite possible.

 

 

D'autant que :

 

 

 

1️⃣Leetchi appartient au Crédit Mutuel
2️⃣Banque dirigée par Jean-Pierre Denis
3️⃣Sa femme Marie-Laure est nommée présidente de la CNIL par Macron
4️⃣Leetchi donne ses données à la justice aux ordres de Macron
5️⃣Castaner remercie la CNIL

De la dictature astucieuse
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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 05:00

Il fut un temps où La Poste était un vrai service public avec des employés jouissant du statut de fonctionnaire. Je l'ai dit, mais je le rappelle : lorsque j'étais enfant dans les années cinquante, j'habitais le Pas-de-Calais ; le lundi matin, je postais une lettre pour mes grands-parents dans le Lot-et-Garonne ; le mardi le facteur la leur distribuait avant dix heures. 800 kms, pas d'autoroute, pas de TGV.

 

Aujourd'hui, cela s'appelle “ La Banque Postale ”. Les employés sont recrutés sans statut, ils marnent de plus en plus et l'entreprise a inventé des conneries du style Colissimo et des queues dans les bureaux, avec des privilégiés qui payent le droit de passer devant le vulgum pecus.

 

Comme tout cela ne suffit pas, La Banque Postale a inventé des boîtes aux lettres qui vous scient les doigts. Je n'en ai jamais rencontré de telles dans les pays d'Europe et d'Afrique que j'ai pu connaître.

 

C'est donc à nous d'être prudents.

 

La Banque Postale et le principe de précaution
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13 juin 2019 4 13 /06 /juin /2019 05:23

Le 5 juin 2019, la Commission européenne a dicté ses chaudes recommandations au banquier éborgneur pour l’année 2019. Dans un document intitulé “Recommandation du Conseil concernant le  national de réforme de la France pour 2019 et portant avis du Conseil sur le  de stabilité de la France pour 2019”,  la Commission a fixé la ligne de route à suivreAustérité, baisse des dépenses de la sécu, cadeaux fiscaux aux multinationales, libéralisations, précarisation sont au menu de cette guerre aux pauvres et aux travailleurs en général.

La Commission exige que “ le taux de croissance nominale des dépenses publiques primaires nettes ne dépasse pas 1,4% (…) soit un ajustement structurel annuel de 0,6% du PIB ”.  L’Union Européenne impose à la France de supprimer 0,6% de PIB de ses dépenses publiques. Soit 14 milliards d’euros environ, l’équivalent du budget du ministère de l’écologie. Une même réduction devra avoir lieu en 2020.

 Santé : “ créer les bonnes incitations et promouvoir la collaboration entre acteurs publics et privés ”. Attendons-nous à un déremboursement massif des soins, et à toujours plus de privatisation de l’Hôpital pour le bénéfice des cliniques privées.

Retraites : “ La réforme prévue du système de retraite pourrait aider à alléger la dette publique à moyen terme et réduire ainsi les risques pesant sur sa soutenabilité [sic]. L’équilibre budgétaire du système de retraite dépend fortement des hypothèses macroéconomiques. Plus de 40 régimes de retraite coexistent en France.”  Vite, le régime unique avec un recul généralisé du départ à la retraite et la diminution des pensions.

Action Publique 2022 : “ le gouvernement ne s’est pas concentré sur le chiffrage des économies potentielles. Cette démarche peut s’expliquer par la complexité du processus de réforme et par la nécessité de faciliter le débat public sur des questions sensibles. “Dans l’ensemble, les informations disponibles révèlent une adhésion partielle aux orientations adoptées en 2016 par l’Eurogroupe pour les revues de dépenses”. Attendons-nous à de nouvelles saignées saignées dans les services publics.

Collectivités locales : “ le nombre de communes n’a que légèrement diminué et dépasse encore 34 000, chiffre de loin le plus élevé de l’UE ”. Supprimez donc les communes pour les remplacer par des euro-régions et des euro-métropoles.

Dette publique : “ Il est essentiel que la France réalise un effort budgétaire améliorant de façon décisive son solde primaire structurel ”. Il est donc interdit de contrôler l’endettement par la banque centrale.

Énergie : “ Des investissements supplémentaires dans les interconnexions, en particulier avec la péninsule ibérique, pourraient contribuer à une plus grande intégration du marché intérieur européen de l’énergie, tout en renforçant la concurrence et en facilitant le déploiement des énergies renouvelables ”. Pour parachever la privatisation de l’énergie et l'ouverture à la concurrence, il faut implanter des lignes à très haute tension pour permettre à l’Allemagne d’obliger l’Espagne à acheter son surplus de pic de production éolien.

Fiscalité : “ Le système français d’imposition, (…) reste très complexe, ce qui pèse sur l’environnement des entreprises.  Cette complexité comporte un risque d’illisibilité, qui accroît les coûts de mise en conformité et l’insécurité juridique, au détriment de l’attractivité de la France, et crée des possibilités d’évasion fiscale. ” Il faut donc encore abaisser les impôts sur les entreprises et inscrire la France dans le dumping fiscal généralisé.

Concernant les TPE du style taxis, petits artisans, restaurateurs : “ Malgré les progrès réalisés et l’adoption de réformes ambitieuses, il subsiste des barrières à l’entrée dans les services aux entreprises et dans les professions réglementées, et la concurrence y demeure faible. Le manque de concurrence dans les services, associé à des coûts de main-d’œuvre élevés, a contribué à maintenir les prix à un niveau élevé, notamment dans les transactions immobilières, le logement, la restauration et les services juridiques et comptables ”. Aggravons encore la précarisation dans ces domaines.

Loi Pacte : “ Cette réforme ne portera ses fruits que si elle est mise en œuvre intégralement et dans les délais. ” Balayons les droits sociaux en permettant à des milliers d’entreprises d’échapper aux seuils permettant de renforcer les droits des travailleurs lorsqu’un effectif suffisant est atteint.

Et pourtant, la France du banquier éborgneur est vraiment une bonne élève !

Ce que la Commission européenne impose à la France (qui obéira...)
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