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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 06:33

Personnellement, je ne suis pas contre les radars mais contre le racket et une invention technique lorsque celle-ci s'avère inefficace. Je reproduis ici une analyse de la Ligue de Défense des Conducteurs, plus radicale que moi en la matière.

 

Le 27 octobre 2003 marque le point de départ du « jour d’après » ;  le premier radar est installé sur la Nationale 20 à hauteur de La Ville-du-Bois (Essonne). Et depuis, le gouvernement n’a eu de cesse de clamer que les radars sauvaient des vies. Mais qu’en est-il réellement ?

 

Ce fameux 27 octobre 2003 est le premier jour d’une ère nouvelle, celle de la répression automatique sur la vitesse, qui ne fera que s’intensifier.

 

En étudiant les données sur l’accidentalité et la mortalité routière en France métropolitaine délivrées par l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR*) avant et après ce jour de l’année 2003, des surprises de taille nous attendent concernant l’efficacité de ces engins du tout répressif, appelés Radars Automatiques.

 

2003 : premier radar. La sécurité routière se dégrade

 

Tout d’abord, sur la période de quatorze années successives, 1990-2003, correspondant à l’époque précédant l’apparition du premier radar, il convient de noter que :

 

  • l’évolution du nombre d’accidents corporels est, en moyenne, de -4,0 %* d’un an sur l’autre,
  • l’évolution du nombre de blessés est, en moyenne, de -5,0 %* d’un an sur l’autre,
  • l’évolution du nombre de « Tués » est, en moyenne, de -343 morts* d’un an sur l’autre.
  •  

Or pour une période temporelle similaire (2004-2017), mais suivant l’instauration du premier radar, les chiffres de l’ONISR pour ces mêmes indicateurs de l’accidentalité et de la mortalité routière sont les suivants :

 

  • l’évolution du nombre d’accidents corporels est, en moyenne, de -3,7 %* d’un an sur l’autre,
  • l’évolution du nombre de blessés est, en moyenne, de -4,0 %* d’un an sur l’autre,
  • l’évolution du nombre de « Tués » est, en moyenne, de -253 morts* d’un an sur l’autre.
  •  

Tous ces indicateurs se détériorent depuis l'avènement du radar.

 

Qu'il s'agisse d’accidents corporels, de blessés et de « Tués », tous les indicateurs-clés de l'amélioration de la sécurité routière se dégradent pendant l’ère de domination de la répression de la vitesse.

 

L’inefficacité des radars est éclatante : la diminution de la mortalité routière était plus prononcée avant leur installation nationale, avec une baisse de 343 morts par an en moyenne de 1990 à 2003, contre 253 en moyenne de 2004 à 2017.

 

Pire, ces mauvais résultats sont obtenus alors même que le nombre de radars présents sur l’ensemble du territoire explose.

 

Car rappelons que depuis la mise en place du premier radar, 4 455 radars supplémentaires ont été installés, toujours plus perfectionné, toujours plus invisibles : radars fixes, mobiles, tronçons, discriminants, double sens, radars feux rouges, autonomes, embarqués… Et maintenant ce sont les voitures-radars conduites par des chauffeurs privés qui viennent garnir l’arsenal de la politique de répression menée par l’Etat.

 

Le radar qui sauverait des vies n’est donc qu’un mythe.

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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 06:07

 

J'ai publié un article sous ce titre le 15 novembre 2011. Je me vois contraint de récidiver.

 

 

Dans la tête du banquier comme dans celles de ses acolytes, les malades sont coupables. Coupables d’être malades et de coûter « un pognon dingue ». Vous me direz : quand ils cotisent, cela rapporte également un pognon dingue, mais ce n'est pas pareil.

 

En 2015, alors qu’il est ministre de l’Économie, le banquier s’intéresse aux jours de carence : « Si l’on examine de près la situation des salariés du privé, on s’aperçoit que les deux tiers d’entre eux sont couverts par des conventions collectives qui prennent en charge les jours de carence. Donc, “ en vrai ”, comme disent les enfants [sic], la situation n’est pas aussi injuste que celle [décrite] ». Dans sa tête de banquier, il ne lui vient pas une seconde à l’esprit que lorsque les conventions collectives montent au créneau, les malades potentiels sont déjà dans l’injustice puisque certains sont mieux traités que d’autres.

 

Le 30 décembre 2017, le Parlement vote le rétablissement du jour de carence dans la Fonction publique pour tous les agents publics placés en congé de maladie ordinaire. Ce rétablissement du jour de carence est censé corriger une prétendue inégalité public-privé, dans le sens du moins-disant, bien entendu. Mais pour deux-tiers des salariés du privé, les trois jours de carence sont couverts par des conventions collectives et autres accords d’entreprise pris en charge par les employeurs. Reste une minorité d’employés du privé qui ne bénéficient pas de ces accords. Outre les économies qu’elle entraîne, la manœuvre a atteint son but idéologique : opposer les agents du public aux salariés du privé.

 

Diverses études du ministère du Travail ont montré que les congés de maladie ne sont pas plus fréquents dans le public que dans le privé. Ainsi les personnels du ministère de l’Education nationale sont moins longtemps en congé de maladie ordinaire que ceux du reste de la Fonction publique d’Etat. La durée moyenne actuelle s’établit à 6,7 jours pour l’Education nationale contre 7,1 jours pour l’ensemble des agents de la Fonction publique d’Etat. Un rapport daté de 2013 réalisé par la Direction de l’animation, de la recherche, des études et des statistiques permet de comparer les absences au travail des salariés, tous domaines confondus, entre 2003 et 2011. Le taux d’absences moyen pour raison de santé, tous secteurs confondus, est de 3,7%. Il descend à 3,2% dans le domaine de l’enseignement (profs et administratifs). Donc moins que dans de nombreux métiers du secteur privé comme l’hébergement et la restauration (3,9%), le transport et l’entreposage (3,6 %) ou encore l’immobilier (3,3 %).

 

L’instauration d’un jour de carence sous Sarkozy en 2012 s’était avérée inefficace. Les ministres de l’époque avaient alors déclaré que les indemnités journalières, qui représentent 6,6 milliards d'euros, progressaient à un rythme élevé et difficilement justifiable. Sous le quinquennat de François Hollande, le jour de carence pour les fonctionnaires avait été abrogé. La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, l'avait qualifiée d'« inefficace et d'injuste ». Lors de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait soutenu le retour de ce jour de carence dont l'introduction avait, selon lui, « fait chuter l’absentéisme en 2012 et 2013, avant qu’il ne reparte à la hausse après sa suppression ». Si les jours de carence ont fait baisser les congés de maladie de 2 jours, il a fait progresser de 25% les arrêts de 1 à 3 semaines.  Pour éviter une retenue de salaire, les agents ont préféré substituer au congé de maladie d’autres formes d’absence, comme la RTT par exemple. Voilà ce qu’il arrive lorsqu’on veut punir des travailleurs de bonne foi et innocents.

 

Les agents de l’État en arrêt de maladie restent rémunérés directement par l’employeur et non par la Sécurité sociale. Avec le jour de carence, l’État fait ainsi une économie directe sur les salaires qu’on peut évaluer à 170 millions d’euros par an (selon le ministère). Objectivement une misère, comparée, par exemple, à la bonne dizaine de milliards par an que coûte le travail au noir. 

 

Cumulard notoire car fil ne faut pas insulter l'avenir (1er adjoint au maire de Tourcoing, vice-président de la métropole européenne de Lille et conseiller régional des Hauts-de-France), le ministre de l’Action et des comptes publics (sic), Gérald Darmanin, assiste à 20% des séances publiques du conseil régional des Hauts de France qui lui verse 100 % de son indemnité de conseiller. Il est donc bien placé pour fustiger « l’absentéisme » des salariés du public (dénonçons une fois encore le glissement sémantique d’absence à absentéisme). Si l’on étudie cet absentéisme sur une semaine donnée, le nombre d’agents absents pour raison de santé demeure stable, carence ou pas. Accessoirement, il est toujours nettement plus élevé dans le privé que dans la Fonction publique : c’était le cas de 2,91 % des fonctionnaires en 2014, contre 3,68 % des salariés du privé.

 

Tous les médecins sont d’accord : un arrêt de maladie court empêche bien souvent un arrêt de maladie long. Sans parler du recul de l’âge de la retraite qui augmente le nombre de travailleurs qui doivent se mettre en arrêt de maladie pour de vraies raisons.

 

Le jeune et sémillant Darmanin se fiche, comme ses jeunes et sémillants supérieurs hiérarchiques, de la dégradation des conditions de travail, de la souffrance au travail, de la précarité cause d’austérité, de pauvreté, donc de la maladie.

 

Là est réellement la question.

 

 

Source : CGT.

Punir les malades
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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 05:29
Détente et politique (38)
Détente et politique (38)
Détente et politique (38)
Détente et politique (38)
Détente et politique (38)
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Détente et politique (38)
Détente et politique (38)
Détente et politique (38)
Détente et politique (38)

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 06:24
La guerre du banquier
La guerre du banquier
La guerre du banquier
La guerre du banquier

 

Cela faisait presque 60 ans que l’on n’avait pas vu des gens mis à genoux par la police, les mains sur la tête. C’était le 17 octobre 1961.

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 18:18

La personne allongée vient de perdre un œil. Le jeune homme qui se tord de douleur vient de recevoir un projectile dans le ventre, tiré à l'aide d'un lanceur de balle de défense (Flashball).

 

On reconnaît très bien la célèbre perspective Nevski.

Répression impitoyable en Russie
Répression impitoyable en Russie
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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 06:17
Les flics du banquier font feu avec des armes de guerre contre des manifestants dont beaucoup sont parfaitement pacifiques. Ils mutilent, ils éborgnent, ils gazent. Ils ont des ordres. Ils n'outrepassent pas.

Le Grand Soir s'est souvenu d'un grand préfet de police de Paris : Maurice Grimaud, qui empêcha le sang de couler. Grimaud est mort à 96 ans, la conscience en paix.

 

 

Le 29 mai 1968, le préfet de police de Paris, Maurice Grimaud, est inquiet de la montée de la violence. Il craint des morts. 


Il écrit une lettre (ci-après) à ses 25 000 hommes. 


En même temps qu’il leur témoigne sa confiance et son admiration pour leur sang-froid et leur courage, il les met en garde (et c’est le véritable but de la lettre) contre tout excès de violence, comme « frapper un manifestant tombé à terre » ou « … encore plus grave, frapper des manifestants après arrestation ».


Dans « le but de défendre la police dans son honneur et devant la nation » il leur demande « de faire une guerre impitoyable à tous ceux, heureusement très peu nombreux, qui par leurs actes inconsidérés accréditeraient précisément cette image déplaisante que l’on cherche à donner [d’eux] ».

A ce jour, tout, dans le comportement du président de la République, dans les propos du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur, de la ministre de la Justice, des autres membres du gouvernement, des députés LREM, du préfet de police de Paris, de la plupart des médias, tout est éloge sans nuance d’une police qui estropie, éborgne, tire des flash-balls dans le visage de lycéens, tabasse sans retenue, parfois sans raison et tue.


Par des témoignages multiples, des vidéos à foison, les preuves sont faites (urbi et orbi) d’exactions policières, de violences illégitimes, d’actes de sauvageries imputables à des policiers qui bafouent les lois de la République.  


Ceux-là sont à présent encouragés à se lâcher dans les jours à venir, soutenus par avance et quoi qu’ils fassent, par la classe politico-médiatique.

 

Le gouvernement, les organisations politiques d’opposition à travers leurs chefs de files, leurs élus, leurs militants, les syndicats, les médias ont condamné les violences des casseurs.

 

Mais il est urgent qu’ils se démarquent aussi des actes de répression aveugle contre les gilets jaunes pacifistes, qu’ils se réclament haut et fort de l’esprit de la lettre du préfet Grimaud.

 

Il est vital, pour les éléments sains et démocratiques des forces de l’ordre, de la faire connaître dans leurs rangs. Il est temps, pour eux de choisir entre le président des riches et le peuple qui est le leur.

 

Il est temps de décider qu’il n’y aura pas (plus) de morts.


Le Grand Soir

 

 

Lettre du préfet de police Maurice Grimaud, le 29 mai 1968.

« Je m’adresse aujourd’hui à toute la Maison : aux gardiens comme aux gradés, aux officiers comme aux patrons, et je veux leur parler d’un sujet que nous n’avons pas le droit de passer sous silence : c’est celui des excès dans l’emploi de la force.

 

Si nous ne nous expliquons pas très clairement et très franchement sur ce point, nous gagnerons peut-être la bataille sur ce point, nous gagnerons peut-être la bataille dans la rue, mais nous perdrons quelque chose de beaucoup plus précieux et à quoi vous tenez comme moi : c’est notre réputation.


Je sais, pour en avoir parlé avec beaucoup d’entre vous, que, dans votre immense majorité, vous condamnez certaines méthodes. Je sais aussi, et vous le savez avec moi, que des faits se sont produits que personne ne peut accepter.

 

Bien entendu, il est déplorable que, trop souvent, la presse fasse le procès de la police en citant ces faits séparés de leur contexte et ne dise pas, dans le même temps, tout ce que la même police a subi d’outrages et de coups en gardant son calme et en faisant simplement son devoir.

 

Je suis allé toutes les fois que je l’ai pu au chevet de nos blessés, et c’est en témoin que je pourrais dire la sauvagerie de certaines agressions qui vont du pavé lancé de plein fouet sur une troupe immobile, jusqu’au jet de produits chimiques destinés à aveugler ou à brûler gravement.


Tout cela est tristement vrai et chacun de nous en a eu connaissance.

 

C’est pour cela que je comprends que lorsque des hommes ainsi assaillis pendant de longs moments reçoivent l’ordre de dégager la rue, leur action soit souvent violente. Mais là où nous devons bien être tous d’accord, c’est que, passé le choc inévitable du contact avec des manifestants agressifs qu’il s’agit de repousser, les hommes d’ordre que vous êtes doivent aussitôt reprendre toute leur maîtrise.

 

Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière. Il est encore plus grave de frapper des manifestants après arrestation et lorsqu’ils sont conduits dans des locaux de police pour y être interrogés.

 

Je sais que ce que je dis là sera mal interprété par certains, mais je sais que j’ai raison et qu’au fond de vous-mêmes vous le reconnaissez.


Si je parle ainsi, c’est parce que je suis solidaire de vous. Je l’ai dit déjà et je le répèterai : tout ce que fait la police parisienne me concerne et je ne me séparerai pas d’elle dans les responsabilités. C’est pour cela qu’il faut que nous soyons également tous solidaires dans l’application des directives que je rappelle aujourd’hui et dont dépend, j’en suis convaincu, l’avenir de la préfecture de police.

 

Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites.

 

Dites-vous aussi que lorsque vous donnez la preuve de votre sang-froid et de votre courage, ceux qui sont en face de vous sont obligés de vous admirer même s’ils ne le disent pas.


Nous nous souviendrons, pour terminer, qu’être policier n’est pas un métier comme les autres ; quand on l’a choisi, on en a accepté les dures exigences mais aussi la grandeur.

 

Je sais les épreuves que connaissent beaucoup d’entre vous. Je sais votre amertume devant les réflexions désobligeantes ou les brimades qui s’adressent à vous ou à votre famille, mais la seule façon de redresser cet état d’esprit déplorable d’une partie de la population, c’est de vous montrer constamment sous votre vrai visage et de faire une guerre impitoyable à tous ceux, heureusement très peu nombreux, qui par leurs actes inconsidérés accréditeraient précisément cette image déplaisante que l’on cherche à donner de nous.

 

Je vous redis toute ma confiance et toute mon admiration pour vous avoir vus à l’œuvre pendant vingt-cinq journées exceptionnelles, et je sais que les hommes de cœur que vous êtes me soutiendront totalement dans ce que j’entreprends et qui n’a d’autre but que de défendre la police dans son honneur et devant la nation. »

​​​​​​​

Maurice GRIMAUD

Le préfet de police qui ne voulait pas que soient frappés les manifestants à terre
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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 06:30

Cet homme était un père de famille sans histoire. Il avait endossé un gilet jaune et manifestait pacifiquement. Une grenade (arme de guerre) lui a arraché la main.

 

Certains policiers utilisent, contre nos enfants lycéens, des GL 06 (LBD 40) Brüger & Thomet à canon rayé dont la distance de sécurité est de 40 mètres, surmonté d'un viseur EOTech 512 réservé aux unités d'élite. Cette arme militaire qui tire des balles de caoutchouc de 40 mm de diamètre propulsées à la vitesse de 81 m/s peut être létale en deçà de 25 mètres.

Pour le bon plaisir du banquier
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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 06:32
Il parait qu'il souhaite être ministre de la Défense !

Cliquer sur la photo pour agrandir.

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27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 06:30

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 06:26
La vie est quand même plus douce avec le banquier ...

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