Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 05:19

Le groupe Bilderberg, constitué en 1954, formellement par l’initiative d’”éminents citoyens” étasuniens et européens, fut en réalité créé par la CIA et par le service secret britannique MI6 pou soutenir l’OTAN contre l’URSS. Après la guerre froide, il a gardé ce même rôle en soutien de la stratégie EU/OTAN. Il comprend environ 130 personnes : diplomates, journalistes, hommes et femmes d'affaires et membres de services secrets. Il est actuellement présidé par le patron d'Axa, Henri de la Croix de Castries (on prononce [kastʀ], sinon on est un plouc). Les fauxcialistes français y ont été régulièrement présents, à commencer par Guy Mollet (ce dont il ne s'est jamais vanté auprès de mon grand-père), dirigeant de la SFIO pendant 23 ans et président du Conseil pendant la Guerre d'Algérie. Suivirent, parmi les plus convaincus des vertus du socialisme, François Hollande et Pierre Moscovici.

 

La présence de membres réguliers ou d'invités étasuniens est toujours massive. Cette année, on vit débarquer Henry Kissinger et ses 96 ans, “figure historique” du groupe avec le banquier David Rockefeller (fondateur du Bilderberg et de la Commission Trilatérale, mort en 2017) ; Mike Pompeo, ancien chef de la Cia et actuel secrétaire d’État ; David Petraeus, général et ancien chef de la Cia ; Jared Kushner, conseiller et gendre de Donald Trump pour le Moyen-Orient et ami intime du premier ministre israélien Netanyahu. Sans oublier Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN, qui a reçu un second mandat pour ses services rendus aux États-Unis.

 

Revenons aux Français. Outre Henri de la Croix de Castries, (premier Français président du Directoire du Bilderberg depuis 2012), les participants français à la session Bilderberg de 2019 furent :

 

Azoulay, Audrey, Directrice Générale de l’UNESCO, présente au titre des institutions internationales.

 

Barbizet, Patricia, ex Pinault, AXA etc. Et Young Leader20 (1996) de la French-American Foundation.

 

Beaune, Clément, Bureau du Président de la République (Affaires Européennes et G20).

 

Buberl, Thomas, de nationalité allemande mais présent au titre de Directeur général du groupe AXA, “leader mondial de l’assurance.

 

Caine, Patrice, PDG de Thales.

 

Godement, François, historien, sinologue, membre de l’Institut Montaigne.

 

Parenthèse sur l’Institut Montaigne. “L’Institut Montaigne est un groupe de réflexion français, basé à Paris qui regroupe des cadres d’entreprises, des hauts-fonctionnaires, des universitaires et des représentants de la société civile. Il est d’orientation “libérale“ selon wikipédia. Le président d’honneur et fondateur de l’Institut Montaigne est Claude Bébéar, fondateur du groupe AXA. Autre membre de l’Institut Montaigne, Nicolas Baverez, économiste, avocat chez “Gibson Dunn & Crutcher” “parmi les dix premiers cabinets juridiques internationaux basés aux EU. Baverez a été fonctionnaire de la Cour des comptes française, assistant du président de l’Assemblée Nationale, membre du CA de Fimalac,  membre du Comité éthique du Medef ”. Il a été invité au Bilderberg en 2014. Invité plusieurs fois au Bilderberg, Dominique Moïsi intervient fréquemment dans les médias audiovisuels comme “géopolitologue, spécialiste des relations internationales et du Moyen-Orient” ou économiste. Il enseigne à l'ENA, l'IEP de Paris, l'EHESS etc.). Thierry de Montbrial a été membre du comité directeur du groupe Bilderberg de 1976 à 2012. Il prend part, en 1976, à la création de la French-American Foundation puis crée l’Institut français des relations internationales (Ifri), aujourd’hui classé parmi les plus influents dans le monde”. Fin de la parenthèse.

 

Le Maire, Bruno, Ministre des Finances.

 

Nora, Dominique, directrice de la rédaction de L’Obs, French Young Leader (1996, même année que Patricia Barbizet, François Hollande, Anne Lauvergeon, Pierre Moscovici etc. ).

 

Pouyanné, Patrick, Total S.A.

 

Parmi les Français invités au Bilderberg au printemps et entrés l’été suivant au gouvernement, on connaît les cas d’Emmanuel Macron et de Fleur Pellerin (2014). Bilderberg à Montreux sera-t-il l’adoubement nécessaire de Clément Beaune pour devenir ministre des Affaires étrangères et européennes ?

Ces Français qui gouvernent le monde en secret
Partager cet article
Repost0
8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 05:25

 

Comme ce ne sont pas les médias dominants de grande diffusion qui vont le faire, il faut bien que je m’y colle !

 

Il faut tout de suite se méfier d’un acronyme en langue anglaise car il cache la loi des Zuniens et de la finance internationale. TISA, pour Trade in Services Agreement, ou Accord sur le commerce des services en français.

 

 

Le TISA, c’est l’accord le plus secret et le plus dévastateur pour les citoyens du monde en cours de négociation depuis plusieurs années. Une cinquantaine de pays en discutent dans le plus grand secret. Comme toutes les autres négociations commerciales, celles qui portent sur cet accord ne sont pas publiques et les documents concernés ne sont disponibles que pour les seuls participants. Ces pays représentent plus de 75% du commerce mondial des services. En juillet 2013, par 526 voix pour (dont une majorité de députés adhérents à l'UMP, au Parti socialiste et centristes côté français) et 111 contre (dont une majorité de députés adhérents aux Verts, au Front de Gauche et au Front national), le Parlement européen a validé l'ouverture des négociations qui sont aujourd'hui menées au nom des 28 États membres par la Commission européenne. Chers socialistes français, toujours à la pointe du progrès !

 

 

Selon Wikipédia, « Le projet de traité est protégé par un copyright résultant d'un dépôt de droit étasunien, ce qui interdit de le diffuser ou de le publier complètement ou en partie. L'exemplaire déposé au Parlement européen dans une armoire forte n'est consultable que sur autorisation spéciale, avec interdiction d'en prendre note ou une copie. Ces négociations, connues des ONG, ont été médiatisées suite aux révélations de Wikileaks qui a divulgué en avril 2014 une partie de son contenu. On comprend le pourquoi de l’acharnement que subit Julian Assange.

 

À la suite de révélations de Wikileaks, le 25 mai 2016, on a appris que « Dans le cadre du TISA, les pays devraient renoncer à toute législation imposant une implantation locale, liant les contrats à des emplois locaux, à des transferts de technologies, à des efforts de recherche et développement sur place, à l’utilisation de produits industriels nationaux. » En outre, les sociétés d’État seraient forcées de fonctionner de la même façon que les sociétés privées, première étape vers la privatisation.

 

Le TISA aura pour effet de bloquer toute volonté régulatoire de 50 des plus grandes économies mondiales. Les Étasuniens et les Australiens sont les chevilles ouvrières de ce bouleversement découlant en fait de la libéralisation des services engagée par l'Accord général sur le commerce des services (AGCS, GATS en anglais) de 1994, qui combattait le protectionnisme et ouvrait certains secteurs à la concurrence.

 

Officiellement, le but ultime de ce bouleversement n’est pas, par exemple, de marchandiser l’Éducation nationale française ou la santé suédoise mais de « stimuler la croissance internationale des entreprises » ce qui crée de l’emploi, non précaire bien sûr. Or si l’on veut que les services soient exportables, il faut les privatiser car, selon les “ experts ”, un service a aujourd'hui cinq fois moins de chances d'être exporté qu'un bien matériel. Ce qui explique cette vilénie, ce sont les méchantes barrières que sont les quotas nationaux, les marchés publics réservés, les monopoles, ou les normes protectrices.

 

Pour les négociateurs du TISA, les négociations de libéralisation multilatérales incluant tous les Etats sont trop lourdes : le cycle de Doha, mené depuis 2001 sous l'égide de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), n'a réalisé que 10 % de ses objectifs en dix ans. L’idée a donc été de se réunir entre convaincus, de négocier et, à terme, de présenter les résultats mirobolants de ces négociations en agrégeant les pays qui se laisseraient convaincre. Les secteurs où tout doit être bouleversé sont le transport maritime, les technologies de l'information et de la communication, l'e-commerce, le courrier et la livraison, les services financiers et les monopoles publics. Compris les postiers et les instits’ ? Quant à la déloyauté des entreprises publiques, ce n’est plus un fait, c’est un dogme.

 

On ne sait trop officiellement pourquoi – évidemment puisque tout est secret – mais, en France, Orange est à la pointe du combat. Peut-être parce qu’elle souhaite dévorer tout cru de nombreuses compagnies de télécommunication de par le monde.

 

On sent bien que la finance est derrière tout cela. De même qu’elle a réussi à faire élire en un temps record un banquier (éborgneur) à la tête de la République française, il s’agit pour elle de remettre en cause les quelques maigres avancées régulatoires consécutives à la crise de 2008. Il est désormais impossible d'imposer une régulation causant du tort (sans qu’on sache vraiment ce que cela veut dire) à l'un des signataires.

 

Le Congrès des Etats-Unis a partiellement accès au contenu des négociations. Ce n’est pas le cas du Parlement européen, parce qu’il le veut bien, les socialistes en tête. Il a accordé un mandat de négociation à la Commission. Laquelle a mené une consultation ouverte aux lobbys industriels et aux ONG après le lancement des négociations. Le brouillard est très opaque. Seules la Suisse, la Norvège et l'Islande ont publié leurs propositions. Wikileaks a par ailleurs révélé que les documents de travail du TISA sont censés rester secret pendant les cinq années suivant une éventuelle entrée en vigueur du traité. Seul le texte officiel final serait connu. On ne saura donc jamais qui a pensé quoi, qui a voulu quoi, qui a fait quoi.

 

 

 

Et si l’on reparlait du TISA…
Partager cet article
Repost0
6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 05:21

Que se serait-il passé si son attentat avait occasionné quinze morts, 50 blessés graves à quelques heures d’élections importantes qui font vivre notre démocratie ?

 

Comment se seraient justifiés le banquier éborgneur et le client des tripots d’avoir donné la possibilité à un étranger en situation irrégulière depuis plus d’an an d’organiser un massacre collectif ?

 

Pour des raisons que les enquêteurs connaissent peut-être désormais, la bombe de Medjoub n’a occasionné que des blessures légères. Physiques, car les blessures psychiques sont graves et marqueront les victimes jusqu’à leur mort.

 

De quoi la violence terroriste (présumée, bien sûr) de Medjoub est-elle le nom ?

 

Le tueur raté a déclaré dans un premier temps avoir voulu réagir contre les pratiques de l’administration française hostile aux migrants. On note qu'il ne s'en est pas pris à la vilaine administration d'un État de droit mais à des gosses qui achetaient des brioches. Il a ensuite expliqué être un soldat de Daesh ayant agi dans le but de braquer les – disons – communautés autochtones contre les musulmans et vice-versa, comme par hasard juste avant les élections européennes. En tout état de cause, et par delà les justifications fumeuses de ce jeune homme, le discours daechien est en train d’évoluer. Comme l’État Islamiste a perdu, non pas la guerre, mais la bataille engagée en gros depuis une vingtaine d’années, son discours et ses pratiques reviennent désormais à assimiler le combat des migrants pour intégrer les pays européens à une lutte sacrée, djihadiste, contre la violence occidentale.

 

Il y a plus de quarante ans de cela, Georges Marchais avait parfaitement perçu l’étendue du problème. Si Giscard et Chirac avaient facilité l’implantation durables, par centaines de milliers, de familles d’immigrés, ce n’était pas  pour des raisons humanitaires, mais parce que, à la demande du patronat, il fallait briser la classe ouvrière française, instaurer dans l’industrie et les services le moins-disant social et faire sauter toutes les solidarités. La réussite fut totale, parachevée dans les années 80 par les fauxcialistes qui décrétèrent que la classe ouvrière n’existait plus – en tout cas en tant que leur électorat – et qu’il fallait désormais favoriser ceux qu’on n’appelait pas encore les bobos et, à l’autre bout du spectre sociétal, les immigrés.

 

La violence terroriste (présumée, bien sûr) de Medjoub est donc une synthèse du djihad et du combat immigrationniste. A quoi servent les immigrés, en particulier ceux qui sont en situation irrégulière ? Principalement à faire tourner les entreprises que le système situe partiellement ou totalement en marge des lois. Demandez leur avis aux maçons pakistanais qui triment pour trois fois rien dans nos chantiers pharaoniques. Demandez leur avis aux prostituées de Berlin sous le joug de maquereaux nigérians. Ou aux prostituées de Paris ou de Toulouse sous le joug de caïds albanais. On sait bien qu’en Europe la délinquance allochtone est de plus en plus massive, d'autant que le statut de réfugié politique est accordé de manière assez fantaisiste.

 

A l’échelle européenne nous sommes en présence de plusieurs centaines de milliers (plusieurs millions ?) d’irréguliers. Le discours dominant consiste donc à légitimer cet état de fait et sa violence invisible concomitante : violence de l'exploitation et violence de ceux qui sont ou se pensent exploités. L’Occident judéo-chrétien a tort, il est marqué au fer rouge par son passé de colonisateur et d’exploiteur. Le migrant, même illégal, a raison. Sa souffrance et son ressentiment sont légitimes.

 

Contrairement, semble-t-il, à ses parents et à son frère, Medjoub a choisi de se désintégrer, de se désassimiler suite à la violence de l’État français qui lui a refusé des papiers. Que risquait-il pendant qu’il faisait son marché et ses petites expériences de Dr Folamour ? Rien. Il avait bien vu que neuf immigrés irréguliers sur dix condamnés à quitter le territoire français n’étaient pas expulsés. Il avait bien vu qu’il en allait de même dans la plupart des pays européens.


 

 

 

Que se serait-il passé si Mohamed Hicham Medjoub n’avait pas raté son coup ?

 

Que s’est-il passé dans la tête de Medjoub – et pas dans celle des autres membres de sa famille ? Il a fondu la violence terroriste djihadiste dans un certain discours progressiste sur l’immigration (les immigrants sont une richesse). En Italie, où les violences interraciales sont quotidiennes et âpres, on a vu, en mars 2019, un chauffeur de bus né en France de parents sénégalais, installé en Italie depuis 2004, naturalisé italien, père de deux enfants italo-sénégalais de 12 et 18 ans, empêché d’extrême justesse par les forces de police de brûler vif 50 enfants pris en otage dans son bus. Au cours d’une sortie scolaire, il a pris la direction de l’aéroport de Milan, a arrêté son bus, a fait entraver les collégiens par leurs accompagnateurs, récupéré tous les téléphones avant d’asperger le bus d’essence. Sa tentative échoua par miracle (ici les enfants fuyant ce qui aurait pu être un holocauste). Il déclara avoir voulu répondre au crime des Européens qui laissent « mourir les enfants migrants africains en méditerranée », qui seraient «hostiles aux musulmans et aux Africains ».

 

Est-il besoin de rappeler que le Sénégal est l’un des pays les plus démocratiques et relativement prospères d’Afrique ? Le problème est que l’Occident fait – à tort – tourner bien des têtes et que l’on se retrouve en Europe avec des centaines de milliers de migrants (hommes pour la plupart) déboussolés, déstructurés, sans famille, sans femme, ne se sentant plus ni de là-bas ni d’ici et que le moindre coup de chaleur amène à en découdre violemment avec les populations d’accueil, voire avec les institutionnels. Ayant conduit en état d’ivresse et ayant été accusé d’avoir harcelé sexuellement une mineure, le chauffeur de bus avait un casier judiciaire déjà chargé. Cela n’avait pas empêché les autorités de lui confier le transport collectif de jeunes enfants. Et cela n’a pas empêché non plus Livia Turco, une ancienne ministre d’origine bourgeoise et membre du parti communiste de déclarer qu’il fallait « comprendre le geste » de cet homme, même si cela « créait de l’angoisse ». Et je ne parlerai pas de cette réflexion inouïe de Carmen di Genio (en 2017), membre du Comité pour l'Égalité des Chances de la cour d'appel de Salerno : “ Nous ne pouvons pas nous attendre à ce qu'un Africain sache qu'en Italie, sur une plage, on ne peut pas violer. Probablement, ils ne connaissent pas cette règle. ”

 

Depuis plusieurs décennies, la bourgeoisie financière mondiale poursuit plusieurs objectifs. L’un d’entre eux, et non des moindres car il conditionne tout le reste, est de détruire les États-nations. Le chauffeur de bus fou est un des soldats de l’immigration sans retenue, de l’idéologie du métissage à tout prix. Ce chauffeur doit être considéré comme irresponsable, c’est-à-dire comme non responsable de sa tentative de massacre car il est une victime d’une politique migratoire répressive et raciste, alors que, jusqu’à son acte terroriste, il avait été l’un des meilleurs exemples d’une intégration réussie.

 

En France, des consciences éclairées ont estimé que Mohamed Medjoub avait agi par « réaction de désespoir », lui qui était si « gentil, pacifique et sans problèmes », après s’être vu refusé un visa étudiant, alors que sa radicalisation avait commencé bien avant qu’il fût débouté.

 

Il n’est pas certain que l’on reverra avant longtemps des actes de terrorisme aussi efficace et calculé que la destruction des tours jumelles de Manhattan. Mais des cas de gens qui perdent la boule risquent d’être légion. En juillet 2018, des passagers du Diciotti s’en sont pris à un équipage italien qui avait eu ordre de les ramener en Libye : « Si vous ne nous faites pas débarquer en Italie, on vous tue », avaient-ils menacé. Les immigrants sur ce navire provenaient du Pakistan, du Soudan, de la Libye, de la Palestine, de l’Algérie, du Maroc, de l’Égypte, du Bangladesh, du Tchad, du Ghana, du Népal et du Yémen. Plusieurs de ces pays n'était pas en guerre.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 05:27

 

 

Comment exister (après avoir été l’autrice d’Osez l’amour des rondes, qui avait fait hurler les féministes, et – sous pseudo – de Les filles bien n’avalent pas) quand, en tant que ministre, on ne sert à pratiquement rien, quand on ne sait que déverser des flots diarrhéïques de paroles dès qu’on vous tend un micro et quand on un père qui, lui, est resté fidèle à ses convictions ? En s’inventant bêtement des frissons de film d’horreur.

 

Marlène Schiappa nous a donc expliqué qu’en pleine nuit sa maisonnée – elle, son mari et ses enfants – avait été attaquée par « une quarantaine » Gilets jaunes violents. On l’aurait menacé de la « crever » et de lui faire subir toutes sortes d’avanies : « Peu avant une heure du matin, nous avons été violemment tirés du lit par une quarantaine de gilets jaunes furieux qui ont déboulé devant chez nous sous nos fenêtres en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec des outils sifflets cornes de brunes etc. » Bref : une « violence intolérable. Selon la ministre tout serait « allé beaucoup trop loin dans l’inhumanité ».

 

Il ne faut pas confondre la personne d’un ministre et une femme dans sa famille. L’agression que ces quatre personnes ont subie est inadmissible. Le problème est que Schiappa a très nettement exagéré la violence de ce qui s’est passé.

 

Le 27 mai à 8h17, la ministre s’est longuement exprimée sur son compte Facebook, évoquant, entre autres choses, le traumatisme vécu par ses filles et donnant rendez-vous à ses agresseurs devant un tribunal. Selon Schiappa, elle et les siens ont vécu une sorte d’enfer : « Les enfants tirées du sommeil se sont levées en pleurant et criant et sont venues en courant car je vous laisse imaginer l’effet sur des enfants endormis des bruits de détonation couplés aux bruits de frappe sur les portes / fenêtres et «Schiappa, on est venu te crever ! » et assimilés adressés à leur mère.Après avoir tagué les environs et la chaussée ils ont dégradé la porte en collant une affiche anticapitaliste / antipolice / anti ordre. »

 

La ministre est revenue sur ces événements sur les antennes de RMC et CNews, ces chaînes bien connues pour leur information de qualité. Elle y a évoqué la « furie et la violence inouïe » des Gilets jaunes. Ainsi que des « menaces de mort répétées ».

 

Le Groupe Gilets jaunes sarthois – qui n’a pas un accès automatique aux grandes chaines d’information – a envoyé une longue lettre ouverte à la ministre pour contredire sa version des faits :

 

« Nous avons eu l’occasion de rencontrer des gilets jaunes qui ont été témoin de cette scène. Leur témoignage étant différent du vôtre.
 

Dans la nuit de vendredi à samedi, une soixantaine de gilets jaunes sont en effet arrivés dans la rue où vous résidez dans une ambiance bonne enfant en chantant une chanson de fête. Ils se sont arrêtés devant votre maison et ont aperçu de la lumière au premier étage. En aucun cas ce ne sont, nous vous citons, “des gilets jaunes furieux qui ont déboulé devant chez vous….”
 

L’intervention des gilets jaunes à votre domicile a duré 3min 30. Durant ce temps, en effet, des pétards ont été lancé, des coups de sifflet et de corne ont retenti et des chants gilets jaunes ont été chantés. Une affiche A4 a été collée sur votre porte avec de l’eau. (Cette dégradation, comme vous la nommez, s’enlève avec une éponge humide.)
 

Si des insultes ont été lancées (« enfoirée, collabo, salope »), insultes que les gilets jaunes rencontrés ne cautionnent pas, il n’y a eu aucune menace de mort.

 

En ce qui concerne l’intervention de votre mari qui a duré environ 20 secondes : elle n’avait d’héroïque que sa rapidité. Votre mari, restant dans l'entrebâillement de la porte, ne risquait rien, protégé qu’il était par les voitures garées qui faisait éventuellement barrage. Après son apparition, qui n’a parfait reculer les gilets jaunes, ces derniers sont restés une minute environ à chanter et àrevendiquer votre démission. Nnous sommes encore à la recherche de l’inhumanité dontont fait preuve ces gilets jaunes !


Nous finirons par un message des gilets jaunes : “Nous sommes désolés pour le dérangement, il est vrai que suite au contenu de la loi que vous portée, ils nous étaient sortis de la tête que vous puissiez avoir des enfants”. Nous espérons que ce témoignage vous permettra de réfléchir à votre plainte et ces conséquences car certaines accusations mensongères ne sont pas sans rappeler l'épisode de l’hôpital de la Salpêtrière.

 

Le texte est accompagné d’une courte vidéo. Cette séquence filmée est également reprise sur Twitter par des internautes qui accusent Marlène Schiappa d’avoir menti.

 

Un autre témoignage a été publié dans l’édition sarthoise d’Ouest-France. Il contredit aussi les propos de Marlène Schiappa : « Le post Facebook est truffé de mensonges et d’approximations », affirme l’un des «gilets jaunes » interrogé. « Il n’y a pas eu de menaces de mort, pas d’intrusion. On n’a frappé ni aux portes ni aux fenêtres. On n’a rien tagué. Des gens des renseignements généraux étaient derrière nous pendant toute la marche. Si on avait fait quelque chose de grave, ils l’auraient rapidement signalé », ajoute le manifestant. Contacté par Le Monde, l’administrateur de la page « Gilets jaunes sarthois » confirme cette version.

 

Âgé d’une trentaine d’années, ce technicien du Mans a souhaité rester anonyme : « Cela n’a pas été violent, quelques noms d’oiseaux sont sortis, une affiche a été collée à l’eau sur sa porte et il y a eu des pétards. Et c’est resté là, ça n’a pas duré cinq minutes. Personne n’a crié de menaces de mort, aucun coup n’a été porté sur la porte ou les volets », soutient-il. « C’est regrettable, mais il n’y a pas eu mort d’homme non plus », dit-il au sujet des insultes entendues.

 

Dans Ouest-France, le sous-préfet de La Flèche, Jean-Michel Delvert, a déclaré qu’il n’y a pas eu d’intrusion dans la maison : « Absolument aucune tentative d’intrusion dans le domicile de la ministre n’a été constatée, ni aucune dégradation. »

 

Contactée par Le Monde, la secrétaire d’Etat n’a pas souhaité s’exprimer.

 

 

Schiappa, oh la menteuse !
Partager cet article
Repost0
28 mai 2019 2 28 /05 /mai /2019 05:20

Un ami, ancien cadre de La Poste, me fait parvenir le témoignage suivant :

 

 

 

Je suis parti en 2003, avant que ne sévisse Didier Lombard. J'en ai un soulagement rétrospectif. J'étais ce qu'on appelle un “ cadre supérieur ” (certes peu payé). Mais j'aurais passé des moment difficiles car j'ai fait toute ma carrière à XXX et toute ma carrière dans le même service (pas des plus prestigieux, puisqu'il s'agissait de la logistique) et même toute ma carrière dans le même bâtiment !

 

 

Or, ne pas bouger, pour un cadre, c'était une tare rédhibitoire. Et on te le faisait bien comprendre. Tant et si bien qu'un jour une collègue a demandé : “ Si vous m'incitez à partir, vous consentez aussi à me payer mon divorce ? ” Parce que les séparations physiques, pour causes de promotion étaient parfois fatales aux couples...

 

 

 

 

Je m'étonne aussi que Lombard ne se soit pas reçu un pain sur la gueule. Dire que le suicide était une mode était une insulte aux morts, une provocation. Un ami de CHSCT (qui milite avec moi à Attac) a été le premier à dépendre un collègue qui s'était pendu dans le central téléphonique d'A. Quand tu écoutes les déclaration du PDG, il te vient des envies de meurtre. Mais ce même collègue m'a fait remarquer que Lombard n'était qu'à demi-coupable. Car qui lui a donné les ordres de “ nettoyer ” France Télécom ? Qui, sinon les politiques au pouvoir – et qui obéissaient aux ordres des banques, de l'Europe – qui, sinon Sarkozy et Fillon ?

 

Souvenir de Didier Lombard
Partager cet article
Repost0
25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 05:20

 

Un accrochage a opposé Daniel Riolo à la tête de liste communiste aux élections européennes Ian Brossat sur RMC, mardi [21/05/2019], au sujet du rôle des communistes pendant l'Occupation.

 

 

LETTRE OUVERTE D’ODETTE NILÈS 

à DANIEL RIOLO

 

Le 21 Mai 2019

Monsieur,

 

À bientôt 96 ans, j'écoute encore la radio, c'est un compagnon fidèle de mes journées. Ces jours-ci, je l’écoute d’autant plus qu’elle me permet de suivre les émissions de mon candidat, le candidat du Parti communiste, mon cher Ian Brossat.

 

Je vous écoutais donc ce matin, je ne connaissais pas vos opinions, j’ignorais jusqu’à votre nom. Et je vous ai entendu parler de la résistance. En vous entendant rire, ce matin, j’ai eu un haut le cœur. Comment avons-nous pu en arriver à cela aujourd’hui, comment certains peuvent-ils parler d'un temps qu'ils n'ont pas vécu avec autant de mépris ou de raccourcis ?

 

 

Il y a quelques mois encore, je me rendais dans les écoles pour que vive la mémoire de la résistance, pour que les générations qui nous survivront ne puissent jamais oublier l’histoire.

 

 

En vous écoutant tout à l'heure, je me suis dit combien j’aurais aimé pouvoir vous rencontrer, vous rencontrer enfant, vous rencontrer dans votre école pour partager avec vous ce que fut la réalité.

 

 

J’aurais aimé pouvoir vous parler de ces femmes et de ces hommes communistes que j'ai rencontrés, que j’ai aimés, qui ont donné leur jeunesse ou pour certains, versé leur sang pour notre pays. J’aurais aimé pouvoir vous dire ce qu’était leur vie, leur joie, leur espoir. Parmi eux, il y avait un être qui me fut cher : Guy Môquet. Le connaissez-vous seulement ?

 

 

Mes jambes me manquent aujourd’hui pour aller d’école en école, il ne me reste plus que l’écrit et mes souvenirs encore clairs de cette période de ma jeunesse.

 

 

Jusqu’à mon dernier souffle, j’aurais à cœur de me battre pour que notre mémoire vive et qu’elle ne soit ni trahie ni salie.

 

 

C’est l’inculture qui conduit à l’ignorance, l’ignorance qui conduit à l’oubli. Le négationnisme commence toujours ainsi : par un rire, par une moquerie. On explique alors qu’il ne s’agit que d’un détail de l’histoire.

 

 

Je ne peux plus me déplacer mais je peux encore témoigner et donc vous rencontrer : si vous l'acceptiez, je vous invite à venir chez moi afin que nous puissions échanger et parler et que je puisse vous dire les yeux dans les yeux ce que furent ma vie et mes engagements. Guy Môquet, à 17 ans, a su écrire, "vous qui restez soyez dignes de nous les 27 qui allons mourir", je serai toujours digne et je vous enjoins de respecter cette dignité de ce jeune qui nous laisse un message porteur pour l'avenir et non un message de peur face à la mort. Auriez-vous eu cette dignité à 17 ans ? L'histoire avant d'être écrite, doit être vécue !

 

 

Je vous prie de croire en l’expression de mes salutations distinguées.

 

 

Odette Nilès,

Ancienne internée du camp de Choisel à Chateaubriant

Officier de la Légion d'honneur

 

 

Source

 

Partager cet article
Repost0
24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 05:06
 

Les remarques ci-après sont des remarques d’absence, d’omission. C’est-à-dire des remarques d’une information qui n’a pas été reprise par les journaux télévisés de France 2 et France 3, ni par ceux de France Inter, et pas davantage - je viens de le consulter à l’instant - par la sélection de Google actualités. De quoi s’agit-il ? De la démission, en Autriche, de tous les ministres issus du FPÖ, c’est-à-dire du parti d’extrême-droite, formant un gouvernement avec l’ÖVP (ce dernier correspondant, en gros à LR en France), ÖVP dont le chef de file est le chancelier Sebastian Kurz.

 

Or, ces ministres ne sont pas des moindres : il s’agit de Hans-Christian Strache, vice-chancelier, ministre de la Fonction publique et des Sports, de Beate Hartinger-Klein, ministre du Travail, des Affaires sociales, de la Santé et de la Protection des consommateurs, de Herbert Kickl, ministre de l’Intérieur, de Mario Kunasek, ministre de la Défense et de Norbert Hofer, ministre des Transports, de l’Innovation et de la Technologie.

 

Pourquoi cette démission ? Parce qu’une vidéo compromettante pour le FPÖ a été diffusée récemment par une chaîne allemande. Dans cette vidéo, tournée en décembre 2017 à Ibiza (aux Baléares), en caméra cachée, on y voit le vice-chancelier Strache proposer, en échange d’un soutien politique et financier, des contrats publics à une femme se disant la nièce d’un oligarque russe. Le vice-chancelier a démissionné le 18 mai et les quatre autres ministres ont suivi le 20 mai. Le gouvernement Kurz va être soumis à une motion de censure déposée par un parti écologiste, motion que voteront probablement le FPÖ et le SPÖ (parti social-démocrate). Des élections anticipées auront lieu en septembre.

 

Remarque 1. Pourquoi est-ce important ? Parce qu’on est à quatre jours des élections européennes, dans un contexte où l’extrême-droite monte partout en Europe (par exemple en France, en Allemagne et en Espagne) et où elle est même au gouvernement en Italie, en Hongrie, en Pologne et en Autriche. Ce scandale et ces démissions peuvent peser sur les scrutins en détournant des électeurs, et pas seulement en Autriche, pour un parti jugé corrompu et magouilleur.

 

Remarque 2. Pourquoi les médias français de grande diffusion en ont-ils si peu parlé ? Il y a là quelque chose de curieux, puisque ce scandale est susceptible de discréditer, de toucher le Rassemblement National qui, en France, risque de coiffer sur le poteau LREM (c’est-à-dire le parti du président). Or, précisément, un échec de LREM face au RN serait ressenti comme un échec d’Emmanuel Macron lui-même. Pourquoi les médias n’ont-ils pas mis cette nouvelle en exergue alors qu’en 2000, la constitution d’une alliance ÖVP-FPÖ par le chancelier Schüssel avait provoqué de vives émotions en Europe ? Est-ce parce que, en France, on dédaigne les “ petits ” pays ? Est-ce, plus généralement, parce qu’on ignore, de façon globale, l’histoire et la géographie de l’Europe centrale et de l’espace germanophone ? Est-ce parce que l’on considère que les idées d’extrême-droite ont si bien diffusé dans le reste de la société qu’un scandale touchant un parti donné d’extrême-droite ne nuirait nullement à la diffusion de ses idées ? On le voit par exemple en France, où le RN n’a nullement pâti des affaires liées aux emplois fictifs de ses assistants parlementaires au Parlement de Strasbourg.

 

Remarque 3. Il n’est, par ailleurs, pas certain que ce scandale profite aux partis de gauche ou écologistes. Il est même plutôt probable que les voix des électeurs du FPÖ se reporteront sur la droite "ordinaire" ÖVP (ou, en France, du RN à LR, ou, en Allemagne, de l’AfD à la CSU, ou, en Espagne, de Vox au PP) qui, néanmoins, sur les questions sociétales (homosexualité, immigration, IVG, politique pénale, religion...) diffèrent aussi peu de l’extrême-droite que, chez Goya, la Maja desnuda diffère de la Maja vestida...

 

Slogan de l’illustration : “ Protéger l’occident, autrefois comme aujourd’hui ”

Partager cet article
Repost0
23 mai 2019 4 23 /05 /mai /2019 05:26

 

 

Le député européen du MoDem Robert Rochefort, interpellé fin août pour s'être masturbé dans un magasin de bricolage des Yvelines, a reconnu les faits et accepté la peine que lui proposait la justice. Il s'est réjoui d'une décision qui « fait du bien » (sic).

 

Robert Rochefort évitera un procès public. L’eurodéputé a fait le choix « (d’accepter) la peine proposée » par le parquet de Versailles dans l’affaire d’exhibition sexuelle dans un magasin de bricolage de Vélizy-Villacoublay. La nature de cette peine pourrait prendre la forme d’une amende. La procédure le visant a donc « été classée sans suite », précise le parquet. Cette option est prévue par la loi et s’applique lorsque la personne a reconnu des faits. Elle lui permet d’éviter un procès public.

 

L’eurodéputé de 61 ans avait été interpellé à la fin du mois d’août après avoir été surpris dans un magasin de bricolage en train de se masturber à proximité d’enfants. Il avait reconnu les faits en garde à vue en expliquant avoir « besoin de se masturber » quand il « était en situation de stress ».

 

François Bayrou l’avait écarté du MoDem après la révélation de l’affaire. Il occupait le poste de vice-président du parti.

 

 


 

La vie sous le banquier éborgneur (10)

 

Les facteurs de Cherbourg (Manche) sont en colère ! Suite à une réorganisation, la distribution des colis ne sera plus assurée par les facteurs, mais par des sous-traitants. Les syndicats comprennent d’autant moins cette décision que le courrier a tendance à diminuer et celui de paquets à augmenter. La Poste préfère prendre des sous-traitants alors qu’il faudrait recruter des personnels statutaires. C’est tout un pan de l’activité postale qui disparait.

 

 

Le 12 mars dernier, Mediapart révélait que plusieurs « obligations de quitter le territoire français » (OQTF) avaient été délivrées, les mois précédents, à des personnes séropositives brésiliennes, souvent transgenres. Parmi elles, certaines vivaient en France depuis plusieurs années en bénéficiant d’un « titre de séjour pour raisons de santé ».

 

Depuis 1998, il existe en France un dispositif garantissant l’accueil et la régularisation de personnes étrangères gravement malades et ne pouvant pas recevoir les soins adéquats dans leur pays d’origine. Chaque année, ce sont environ 30 000 personnes qui obtiennent cette « Carte de séjour vie privée et familiale pour soins ».

 

 

 

Les 82 wagons qui amenaient fruits et légumes de Perpignan à Rungis vont être supprimés et remplacés par des camions. 20 000 par an. Un autre exemple de la politique “ écologiste ” du banquier éborgneur.

 

 

 

Ils avaient...

25ans (interne, suicide)

44ans (vendeur en boulangerie)

52ans (Jérôme Amis, ouvrier)

54ans (ouvrier du BTP)

59ans (Hervé Tarride, agriculteur)

.?. ans (Miguel Silva, cheminot, suicide)

 

..et sont décédés cette semaine dans un accident du travail.

 

La vie sous le banquier éborgneur (10)
Partager cet article
Repost0
21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 05:16

 

 

Et puis il confirme l’idée toute bête qu’on vient toujours de quelque part, que l’on soir doué d’une forte personnalité ou pas.

 

Ian Brossat a 39 ans. Il est membre du Parti communiste français depuis 1997, maire-adjoint de Paris et porte-parole du PCF depuis 2018.

 

Intellectuellement parlant, Brossat est bien né. Son père fut un professeur de philosophie (à Paris VIII) dont la liste d’ouvrages publiés est longue comme le bras. Sa mère, Sylvia Klingberg, fut sociologue à l’INSERM. Ancienne militante du groupe d’extrême gauche israélien Matzpen, un parti israélien d’extrême gauche, révolutionnaire, internationaliste et antisioniste qui exista de 1962 à 1983. Elle milita ensuite à l’extrême gauche française alors qu'elle enseignait à l’université Paris 1. Les parents Brossat furent longtemps membres de la Ligue Communiste Révolutionnaire.

 

Mais c’est le grand-père maternel qui m’intéresse particulièrement. Israélien issu d'une famille juive orthodoxe polonaise, Marcus Klingberg est considéré par Israël comme un traître absolu. Il s’éloigne de la religion pour ne plus y revenir, entreprend des études de médecine et se réfugie en Union soviétique en 1939 après l’invasion de la Pologne par les nazis. Engagé au sein de l’Armée rouge en 1941, il se spécialise en épidémiologie, revient en Pologne après la guerre. Il se marie et s’installe en Suède. En 1948, il émigre en Israël avec sa femme et leur fille et s’engage dans Tsahal comme médecin, devenant colonel de réserve. Scientifique reconnu en Europe et dans le monde entier, il est arrêté en 1983 par le Shin Bet qui le soupçonne d’être un agent secret soviétique, ce qu’il avoue au bout de quelques jours d’interrogatoire. Il aura fourni des informations sensibles au KGB pendant plus de 25 ans, notamment dans le domaine de la recherche biologique et chimique. Il est condamné à 20 ans de prison. Cette sombre affaire restera secrète pendant dix ans, la disparition de Klingsberg étant expliquée par les autorités comme un séjour en hôpital psychiatrique en Europe. En 2016, Ian coécrivit L’espion et l’enfant, où il retraçait la vie de son grand-père à qui, enfant, il allait rendre visite en prison.


 

Ian Brossat : ce gars-là me plait bien

 

Ian Brossat étudie au lycée Henri IV, à l’École normale supérieure de Lyon, devient agrégé de Lettres modernes en 2003 et est nommé professeur au lycée Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles.

 

En 2011, il sort du bois dans le magazine Têtu, avant de se marier en 2013 avec un professeur de mathématiques.

 

Il est élu secrétaire de la section du PC dans le 14arrondissement et glane quelques mandats électoraux à Paris. Il devient l'un des principaux responsables de la Fédération de Paris du PCF, ayant autorité sur les secteurs de la jeunesse, de la formation et de la communication. Il est responsable du secteur « élections » à partir de janvier 2009. Aux élections législatives de 2017, il est éliminé au premier tour, arrivant en 3e position derrière Danièle Obono, sa suppléante en 2012, élue au second tour sous l'étiquette de La France Insoumise.

 

Conseiller de Paris en 2008, il prend la présidence du groupe communiste au Conseil de Paris.

 

Au sein du conseil municipal, il milite en faveur d'une accélération de la construction de logements sociaux. Il fait voter un vœu exigeant que les bailleurs sociaux remboursent systématiquement les charges d'ascenseur lorsque ceux-ci sont en panne. En juillet 2008, le groupe communiste se démarque de la majorité municipale de Bertrand Delanoë en se prononçant contre la privatisation de la collecte des ordures ménagères. Le groupe communiste s'oppose à la mise en place de la vidéosurveillance à Paris.

 

Au nom du groupe PCF/PG, Brossat demande à la ville de Paris d'interdire les concerts du groupe de rap Sexion d’Assaut en raison des propos homophobes tenus dans leurs chansons et dans des conférences de presse.

 

En 2010, il soutient l'arrangement financier proposé par l’UMP à la mairie de Paris, dans le cadre des enquêtes sur les accusations d'emplois fictifs dont aurait profité le RPR du temps de Jacques Chirac. 

 

En octobre, il propose, avec les élus communistes de Paris, de créer un « village d'insertion pour les Roms» dans le 16arrondissement, puis de remplacer la basilique du Sacré Cœur de Montmartre par un «espace de solidarité ».

 

En avril 2013, il coécrit un livre avec Jacques Baudrier intitulé Paris n'est pas à vendre, proposant des alternatives à la spéculation.

 

Après la victoire d’Anne Hidalgo en 2014, il est élu adjoint à la maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence. Depuis le 6 octobre 2017, il est responsable du logement, de l'habitat durable et de l'hébergement d'urgence. 

 

À l'occasion de la parution de son livre Airbnb, la ville ubérisée en septembre 2018, Ian Brossat dénonce «l'économie de prédation » à laquelle se livrerait la plate-forme Airbnb en permettant de louer des appartements entiers dans le centre de Paris.

 

Ian Brossat est désigné par le Parti communiste comme sa tête de liste aux élections européennes.

 

En septembre 2018, il demande l'interdiction des résidences secondaires à Paris.

 

Il apporte son soutien aux Gilets jaunes à la fin de l’année 2018.

 

Concernant l'impôt sur le revenu, il propose de taxer à 80 % au delà de 10 000 euros de revenus mensuels. En avril 2019, il se prononce pour la hausse de la taxation du kérosène afin de réduire l'empreinte carbone.

 

Bon, alors, Bernard, tu arrêtes de tourner autour du pot ! Tu vas voter pour la liste communiste, oui ou non ?

 

Je me tâte. Surtout depuis mon article du 7 avril 2019. Et quand je lis ce tweet d'une arrogance à couper au couteau :

 

Ian Brossat : ce gars-là me plait bien
Partager cet article
Repost0
18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 05:31
Détente et politique (49)
Détente et politique (49)
Détente et politique (49)
Détente et politique (49)
Détente et politique (49)
Détente et politique (49)
Détente et politique (49)
Détente et politique (49)
Détente et politique (49)
Détente et politique (49)

Partager cet article
Repost0