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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 05:46

 

La marque Trump a été validée par Pékin pour un éventail de 38 activités, allant de la construction d’hôtels à des spas, en passant par l’entraînement d’animaux domestiques et les prévisions météo, ce qui relance sans peine les soupçons de conflits d’intérêts.

 

Voilà plus de dix ans que Donald Trump tentait de décrocher le droit d’utiliser son nom en Chine. Un mois après son élection à la Présidence, il l’obtient.

 

Jeudi 9 mars, le groupe franco-suisse LafargeHolcim se dit prêt à contribuer à la construction du mur promis par Donald Trump entre la frontière des Etats-Unis et du Mexique afin d’interdire le passage des clandestins.

 

« Nous sommes prêts à fournir nos matériaux de construction pour tous types de projets d’infrastructures aux Etats-Unis », a déclaré Eric Olsen, le patron du géant du ciment. « Nous sommes ici pour soutenir la construction et le développement du pays », a expliqué Éric Olsen, le patron du groupe.

 

Donald Trump a annoncé une baisse sans précédent de 31% des fonds alloués à l'Agence de protection de l'environnement (2,6 milliards de dollars). 3 200 postes seront supprimés (20% du total). Sera également supprimé le financement des programmes climat de l'ONU (Fonds vert de l'ONU pour le climat).

 

 

Trump supprime l'aide aux élèves démunis car ce n'est "pas efficace". Selon Mick Mulvaney, directeur du Bureau de la gestion et du budget de la Maison Blanche, les programmes publics de soutien scolaire "sont censés aider les enfants qui n'ont pas à manger à la maison à être nourris pour pouvoir progresser à l'école. Et bien, devinez quoi ? Il n'y a aucune preuve concrète qu'ils le fassent".

 

 

Ivanka Trump a participé aux tables rondes avec la chancelière Angela Merkel vendredi dernier, aux côtés du conseiller spécial Steve Bannon. Elle était également présente lors de la visite de Justin Trudeau. 

 

Les lois fédérales antinépotismes interdisent à un président de placer des membres de sa famille dans des fonctions gouvernementales. Mais rien ne l’empêche de consulter ses proches dès lors qu’ils ne sont pas rémunérés.

 

 

Ivanka Trump travaille dans un bureau de l’aile Ouest et a accès à des informations classifiées, bien qu’elle ne soit pas techniquement une employée du gouvernement.

 

Ivanka, à la tête d’une marque de chaussures, de vêtements et de bijoux a son nom, a promis de se tenir "aussi loin que possible" de ses affaires qu’elle a déléguées à son beau-frère et à sa belle-sœur tant qu’elle serait à la Maison-Blanche. 

 

Ivanka n'hésite pas à faire du placement produit, arborant ostensiblement un bijou de sa marque lors d'une réunion publique, tandis que sa société en faisait dès le lendemain la promotion, photo de l’événement à l'appui ! 

 

De la Trumpitude (4)
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 05:43

 

L'inépuisable Théophraste R., du Grand Soir, propose ce bref mais édifiant billet sur les manipulations des instituts de sondage. Déjà, on peut dire que le nom "institut" est un enfumage à lui tout seul. Cela fait penser à l'Académie française alors que nous n'avons affaire qu'à des entreprises du style institut de beauté, principalement au service des marchands de lessives.

 

En politique, une prophétie auto-réalisatrice est une prédiction sans fondement, mais récurrente, énoncée par les Instituts de sondage, reprise par les observateurs politiques, par les politologues afin de forger des opinions et de modifier les votes.

 

Par exemple, si Macron est au sommet et Mélenchon en-bas (ou trop bas), des millions de Français vont opter pour le banquier Macron (idole du MEDEF) afin de battre Marine Le Pen. Par suite, les sondages à venir vont confirmer cette tendance qui sera devenue une possible vérité. Le bulletin de vote aura été choisi par les sondeurs.

 

La résistance du peuple aux choix dictés par les Instituts de sondages, via les médias, relève de l’héroïsme. Mais les « erreurs » des sondeurs dans les élections politiques risquant de discréditer leurs autres sondages (commerciaux…), elles ne peuvent se multiplier ou se prolonger ou tomber dans la démesure (bizness is bizness).

 

Pour en savoir plus, pour savoir tout, regardez ICI cette vidéo ludique et pédagogique.

 

Théophraste R. (Sondeur parodique : « Etes-vous pour des reculs sociaux que Macron appelle réformes ou pour l’abrogation de la loi El Khomri comme le veut Mélenchon ? ».

 

NB. Si vous n’avez rien appris par ce billet, merci de le diffuser à ceux qui pourraient s’y instruire.

 

PS : Pour la route, un florilège de prises de position de Macron au début de sa campagne :

https://www.youtube.com/watch?v=MX3sNEMcXJ0

 

Comment les instituts de sondage nous enfument
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 06:47

Trump a appelé Barack Obama le « vacancier en chef » et l’a accusé de jouer davantage au golf que Tiger Woods. Il a promis de ne pas être le type de président qui se la coule douce aux frais du contribuable alors qu’il y avait tant à faire. Il a pris ses premières vacances après 11 jours dans le Bureau Ovale. Et il est allé jouer au golf. Ce, dans son immense complexe de Floride, Mar-a-Lago. Cette propriété au luxe inouï et de très fort mauvais goût apparaît comme unique dans l'histoire du pays en tant que club privé appartenant à un président en exercice. Ce lieu représente «une commercialisation de la présidence », selon une déclaration de l’historien Jon Meacham au New York Times, ajoutant : « Un club où des gens paient le président pour passer du temps avec lui est assez surprenant. »

 

Pour chiffrer ce séjour, le site Politico cite un rapport gouvernemental rédigé en octobre 2016 à la demande d'un sénateur républicain, et qui porte sur le coût d'un des voyages de Barack Obama en 2013. Un voyage à peu près équivalent à celui de Donald Trump : les deux présidents sont allés à Palm Beach, à la même période, pour la même durée. Selon le rapport, le voyage d'Obama – dont les dépenses étaient scrutées par les républicains – a coûté environ 3,6 millions de dollars aux départements de la Défense et de la Sécurité intérieure. Une somme à multiplier par trois, puisque Donald Trump, investi il y a un mois, a déjà passé trois week-end dans son club en Floride.

 

Le Figaro Madame rapporte que Melania Trump a fait appel aux services de celle à qui elle fait confiance depuis 17 ans, la maquilleurse Nicole Bryl. Dans une interview au magazine US Weekly, cette dernière a détaillé les étapes de la mise en beauté de l'investiture. Elément primordial du maquillage selon la spécialiste du maquillage : l’hydratation de la peau. La Première Dame ne se refuse rien, puisque 675 dollars ont été dépensés dans des soins pour le visage. Si ces produits sont aussi chers, c'est parce que, selon la maquilleuse elle-même, « chaque flacon de crème demande 46 heures de fabrication et inclut un produit à la formule personnalisée ».

 

 

 

De la Trumpitude (3)

 

Si Donald Trump avait été président pendant les années 1990 et s'il avait signé son décret anti-immigration, sa femme Melania aurait fait partie des personnes expulsables. On savait déjà que l'épouse Trump avait violé la loi sur l'immigration lorsqu'elle est arrivée aux États-Unis en 1996. En effet, la jeune femme a travaillé pendant deux mois en tant que mannequin alors qu'elle ne disposait que d'un visa de touriste, qui ne permet pas l'accès à l'emploi.

 

L’État de l’Arkansas est en train de mettre à l’index les livres du grand historien (de gauche) Howard Zinn, qui a un jour déclaré : « Si vous considérez l’Histoire selon le point de vue des massacrés et des blessés, vous avez alors une autre Histoire. Ses livres publiés entre 1959 et 1980 ne pourront plus être proposés dans les établissements scolaires publics. Dont un des classiques de la recherche universitaire d’outre-Atlantique, A People’s History of the United States (Une Histoire populaire des États-Unis. De 1492 à nos jours). Plus de deux millions d’exemplaires de ce livre ont été vendus dans le monde à ce jour.

 

De la Trumpitude (3)
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 06:37

J'ai grand plaisir à publier ici un texte de mes amis valaisans de L'1Dex sur ce qui va se passer (même si je n'en mettrais pas ma main à couper) dans les prochaines semaines en France.

 

Rêvons un  peu . . .

 

Nous sommes le lundi  8 mai 2017, Jean-Luc Mélenchon vient d’être élu Président de la République et annonce la convocation d’une Assemblée Constituante. Les travaux de cette assemblée, composée de citoyens tirés au sort, débuteront dans l’année et une VIème  République sera proclamée  avant  2020.

 

Mais remontons un peu le fil du temps. . .

 

Nous sommes le lundi 20 mars. Devant une presse médusée,  Benoît Hamon annonce son intention de retirer sa candidature au profit de Jean-Luc Mélenchon.

 

Le meeting de Paris-Bercy de la veille aurait pu le bercer d’illusions : les supporters étaient là, en nombre, des bus avaient été affrétés par les fédérations  des quatre coins de la France,  ils avaient fait le job, il y avait les effigies à son portrait, les slogans  annonçant la victoire, les cris, les chants, les applaudissements, il y avait tous ces encouragements, tous ces « Benoît Hamon Président » , il y avait  tout ce qu’il fallait pour le porter encore, pour lui faire oublier une campagne polluée, empoisonnée par François Hollande, par Manuel Valls et tous les autres.  Il y avait toute cette  ferveur concentrée dans l’arène, mais Benoît Hamon, dans son for intérieur, entendait déjà le bruit de la défaite à venir.

 

Malgré les défections, malgré les divisions, le parti fonctionne encore mais ce n’est plus qu’un appareillage mécanique, sans âme. Benoît Hamon en est maintenant persuadé : il est inutile de s’acharner, la bataille est déjà perdue parce qu’il est, quoiqu’il puisse dire, quoiqu’il puisse faire, le candidat d’un parti, d’un système mourant, il ne peut représenter le renouveau, la refondation. Une grande marée résistante a déferlé le samedi précédent place de la république ; là se situe la force et la détermination, il ne le sait que trop. Il est grand temps de lever les derniers barrages qui s’opposent encore à cette déferlante citoyenne. Aux Pays Bas, aux dernières élections législatives, les travaillistes viennent d’être laminés, ridiculisés ; le représentant d’un parti social-libéral  fracturé, ayant autant trahi, n’a aucune chance de remporter la Présidentielle.  Il faut passer la main.

 

Sa déclaration très sobre est sans ambiguïté : « Chers compatriotes,  je constate que j’ai dores et déjà échoué à rassembler la famille socialiste autour de ma candidature et que mes chances de figurer au second tour s’amenuisent au fur et à mesure que les jours passent. Force est de constater qu’au sein du parti socialiste, auquel j’appartiens encore, il existe des tendances décidément  irréconciliables. Ma candidature,  émanant d’une primaire organisé par ce parti, perd donc, de fait, sa légitimité, sa pertinence, sa force.  Je ne peux plus espérer engendrer  une dynamique gagnante autour d’elle et je fais donc le choix douloureux, mais responsable, de m’effacer afin de ne pas désespérer une fois de plus le peuple de gauche, je veux  lui donner toutes les chances d’être représenté au second tour. Je me retire donc et j’appelle solennellement toutes celles et ceux qui ont voté pour moi lors de la primaire de la Belle alliance et m’on soutenu jusqu’à présent à rejoindre les rangs de la France insoumise, rassemblée autour de Jean-Luc Mélenchon. »

 

Ce fut d’abord  une belle pagaille ;  dans les jours qui suivirent, le choc provoqué par ce ralliement fut terrible.  Le PS réunit son comité directeur et ne put que constater son éviction de la campagne.  La plupart des cadres dirigeants, des élus, des importants, inquiets pour leur carrière, se sentant menacés,  se mirent immédiatement « en marche » vers la grande maison libérale la plus proche ; il y restait sûrement quelques bonnes places à prendre.  Emmanuel Macron, inquiet de ses ralliements opportunistes et compromettants, déclara qu’il ne se situait  pas dans la continuité du quinquennat et que son mouvement ne pouvait accueillir tous les transfuges socialistes. Beaucoup de dirigeants et d’élus du PS n’hésitèrent pas alors à déclarer qu’ils n’étaient plus vraiment socialistes, qu’il fallait évoluer avec son temps, qu’ils ne se reconnaissaient plus dans la filiation de Jaurès, qu’ils ne se revendiquaient pas non plus du quinquennat passé, et qu’Emmanuel Macron représentait pour eux l’espoir du redressement économique et moral de la France. Toute honte bue, ils se prosternèrent  devant leur nouveau maître.

 

Mélenchon : un peu de prospective

Parmi les simples militants la stupeur et le désarroi furent immenses, ils  comprirent enfin que le PS n’était plus.  Une tribune émanant d’intellectuels engagés fut alors publié dans la presse pour appeler l’ensemble des membres du Parti socialiste  restés attachés aux valeurs de gauche  à rejoindre la France insoumise. Dans les jours qui suivirent, des dizaines de milliers de ralliement furent enregistrés sur le site de JLM 2017.

 

Les  écologistes  d’EELV emboitèrent aussi  le pas à Benoît Hamon et un grand mouvement de rassemblement, de résistance, et de revendication populaire fut  à nouveau organisé  à Paris. L’électrochoc fut déterminant,  la publicité donnée à tous ces évènements dopa formidablement la campagne de Jean-Luc Mélenchon  qui dépassa pour la première fois dans les sondages la barre des 25 % d’intentions de vote quelques jours avant le premier tour scrutin.  Emmanuel Macron perdit alors son statut de seul recours face à Marine le Pen et, dépité, sombra dans l’outrance et la déraison. Son dernier meeting de campagne prit des accents messianiques délirants : il déclara se sentir porté par toute l’histoire de ce grand pays, qu’il ne pouvait résister à sa vocation, que le général De Gaulle lui était apparu en songe et qu’il lui avait remis les clés du royaume de France, l’exhortant à rassembler un peuple égaré qui menaçait de se perdre dans les extrêmes,  il fallait lui faIre confiance,  il allait mener à bien cette mission de sauvetage,  lui seul en était capable, il hurlait, il rentrait presque en transe, il en devenait  effrayant.

 

Et il  fit peur.

 

Dès lors, les jeux étaient faits. Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen se retrouvèrent face à face au 2ème tour. Malgré l’appel de François Fillon à voter pour Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon était finalement élu de justesse. La VI ème République était en marche, la France se donnait  les moyens de résoudre la crise écologique, sociale, et démocratique dans laquelle elle était plongée.

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 06:36

Lorsque Macron affirme que « pour un euro cotisé, chaque personne touchera le même montant de pension », il propose un système de retraites par points, donc de capitalisation, d’assurance, chacun devant alimenter un compte personnel pour plus tard. La pension devient le résultat de l’épargne individuelle pendant toute la vie active et non plus la suite du dernier salaire du fonctionnaire ou des meilleurs salaires du privé.

 

La retraite selon Macron, c’est la fin des solidarités. Par ailleurs, il fait disparaître les maternités, le chômage, la précarité, les pensions de réversion.

 

Cette forte régression sociale a incité des pays à modifier les règles pour maintenir un peu de solidarité, avec un abondement du capital virtuel par l’État. Pour la réversion, les retraités ont le choix entre toucher toute leur pension ou accepter d’en avoir moins pour que le veuf ou la veuve ait droit à une réversion.

 

Macron entend calculer les retraites non plus sur le dernier salaire ou les meilleures années, mais sur l’ensemble de la carrière, ce qui pénalise la précarité, le temps partiel imposé, le temps chômé.

 

Les salariés devront inévitablement repousser l’âge de départ en retraite.

 

Aujourd’hui, un salarié peut calculer, grosso modo, le montant de sa pension en prenant en compte son salaire et la durée des cotisations. C’est ce qu’avait pu faire, par exemple, la grand-mère chérie de Macron, enseignante vraiment de gauche. Après l’élection d’Emmanuel, les cotisations seront fixées une fois pour toutes, la variable d’ajustement pour équilibrer les comptes étant le montant total des pensions.

 

Une fois le système en place, comme en Suède par exemple, il ne sera plus possible d’y toucher, en d’autres termes de revendiquer des améliorations.

 

 

Les retraites selon Macron
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 06:38

La ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux entrera en service le 2 juillet prochain. C’est la première ligne TGV confiée à un concessionnaire privé, Vinci, à travers le consortium Lisea, Ligne à Grande Vitesse Sud Atlantique. La plupart des fonds ont été apportés par l’État. Les risques encourus par Vinci si la ligne est déficitaire sont faibles. Les profits seront garantis jusqu’au terme du partenariat public/privé en 2061.

 

Vinci est associé à Caisse des Dépôts et Consignations et à deux fonds privés : Meridiam et Ardian (ex-Axa Private Equity qui gère 50 milliards de dollars d’actifs).

 

La contribution de l’État est de 4 milliards d’euros (un peu plus de la moitié du budget total. L’État garantit par ailleurs l’emprunt de 3 milliards contracté par Lisea. Le privé n’a apporté en fonds propres que 700 millions d’euros.

 

Dans un passé récent, la SNCF et son équivalent espagnol furent contraintes de reprendre à leur compte la ligne privée Perpignan-Figueras (Eiffage-ACS).

 

En cas de faillite de la ligne Tours-Bordeaux, la responsabilité de Vinci n’excèdera pas 350 millions d’euros.

 

L’alternative est simple : soit le contribuable perd, soit Vinci gagne.

 

 

Tours-Bordeaux, première ligne TGV privée de France
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:03

On peut installer une caméra tous les deux mètres, cela n’empêchera jamais les “incivilités”, les crimes, les meurtres, les assassinats. Les caméras permettent simplement de retrouver plus facilement et plus rapidement les auteurs des délits. Ce qui n’est pas rien mais n’est pas une solution à la misère et à la délinquance généralisées (attention : misère ne signifie pas nécessairement déliquence).

 

Ce n’est pas un hasard si l’Angleterre (la Grande-Bretagne, le Royaume-Uni) aura été pionnière en la matière. Dans 1984, et avant cela dans plusieurs essais et romans, George Orwell avait repéré – dans un pays où, paradoxe, la possession d’une carte d’identité n’est en rien obligatoire – une tendance profonde au flicage et à l’acceptation de ce flicage par la majorité.

 

Mais il n’y a pas que l’Angleterre en ce monde. Il y a aussi Montanou, un quartier d’Agen comme toutes les villes de France en comptent désormais, chaud, difficile. La Dépêche du Midi en donne ici un apercu, du point de vue de la mairie, dirais-je :

 

Ici un autre article d’une publication libertaire.

 

Tout récemment (le 15 mars 2017), cette même Dépêche est revenue sur l’installation de nouvelles caméras de vidéosurveillance à Montanou, admettant d’emblée qu’elles ne « règleraient pas tous les problèmes ». Je dirais même plus : elles n’en règleront aucun. Ces caméras font suite à l’installation de 24 depuis 2009 et de huit autres prévues depuis février dernier pour un coût de 210 000 euros. Sans parler d’une caméra nomade, fierté de la municipalité, j’imagine.

 

Il n'a pas échappé à l’ami agenais qui m’a alerté sur ces problèmes de surveillance au pays du pruneau que « deux caméras se surveillent mutuellement, de crainte que l'une des deux soit attaquée (deux caméras ont été dézinguées par des tirs d'arme à feu la semaine dernière) : ceux que ces caméras dérangent vont donc devoir tirer sur les deux à la fois, ce qui est dans leurs cordes. Il faudra donc une troisième caméra pour surveiller les deux premières et ainsi de suite. Orwell n'avait pas prévu ça, je crois, je veux dire le coup de la caméra qui surveille une autre caméra. Mise en abyme remarquable. »

 

Larges extraits de l’article de La Dépêche :

 

Sécurité - Conseil municipal à Agen

 

 

Les agents de la police municipale surveilleront les images de 50 caméras./Photo Jean-Michel Mazet

Huit caméras supplémentaires vont être installées à Agen, quatre en cœur de ville, suivant les aménagements du boulevard de la République et quatre autres à Montanou, rue Blaise-de-Monluc. Et sur ce point, droite comme gauche sont d'accord, à un près.

 

Seul Jean-Philippe Maillos, Front de gauche, a voté contre. Tous les autres membres de l'opposition sont tombés d'accord sur le fait d'installer des caméras de vidéo protection dans le quartier de Montanou pour « répondre aux problèmes de sécurité et de dégradations constatés ces derniers mois ».

 

Quarante-deux caméras sont déjà réparties sur toute la ville.

 

On sait que les questions dites de « surveillance » ou de « protection » n'obtiennent pas vraiment l'approbation des élus de gauche. Ils ont toujours émis des réserves, défendant la liberté d'agir et pour la personne, de ne pas être observée à longueur de journée.

 

Mais pas en ce qui concerne le quartier de Montanou. Les dégradations et incivilités se succèdent. Juste après le conseil de lundi soir, deux véhicules y étaient incendiés dont un appartenant à la Régie de quartier.

 

Politique de peuplement

 

[La conseillère générale socialiste du canton d’Agen nord-ouest] Catherine Pitous rappelait : « Durant quelques jours, les choses ont été difficiles à vivre pour les assistantes sociales de Montanou qui ont fait valoir leur droit de retrait, en quittant le centre médico-social. Aujourd'hui, il y a un vrai problème. Même après la dernière réhabilitation qui a coûté cher. Les logements sont bien dans ce quartier, il y a de la verdure, il est agréable. Et malgré tout, il y a de gros soucis, des dégradations, des petits et des gros trafics, tout le monde le sait. Il faut être vigilants, et surtout ne pas laisser tomber le quartier. Il y a trop peu d'associations présentes. Et il faut qu'Agen Habitat réfléchisse à sa politique de peuplement, cependant, je sais combien c'est difficile. »

 

En réponse, le maire [UDI] Jean Dionis laissait entendre son intention d'investir à moyen terme sur le quartier et pourquoi pas, d'en réduire le nombre d'habitants.

 

Une « école d'excellence » (près de dix millions d'euros) va remplacer l'actuelle Paul-Langevin.

 

Quant aux critères d'attribution des logements, « il ne faut pas croire qu'il y ait une volonté d'y placer une population plus qu'une autre. Ce qui est arrivé, c'est que les gens en sont partis de manière silencieuse », précisait le maire et son adjoint Mohamed Fellah d'ajouter : « Les familles qui réussissent ont tendance à partir pour accéder à la propriété notamment ».

 

Montanou enregistre 48 % de chômage et le revenu moyen par foyer est de 500 €.

 

Pour l'heure, quatre caméras vont donc être installées à Montanou. Deux caméras mobiles (qui effectuent des rotations sur elles-mêmes) sur la tour 6, une caméra mobile et une fixe, à l'école Paul-Langevin actuelle.

 

Une de ces deux sera braquée sur l'autre, de manière à prévenir toute détérioration volontaire du système de surveillance.

 

Le caractère sécurisé de ces caméras fait que l'investissement pour Montanou est beaucoup plus élevé que celui pour les quatre caméras en ville, à savoir 52 000 pour Montanou contre 19 000 pour le centre-ville.

 

C.D.V.

Montanou : des caméras de surveillance qui ne serviront à rien (là comme ailleurs)
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 06:39

 

Ludovic Grangeon, qui n'est pas vraiment un gauchiste, dresse un tableau très sombre de la pauvreté en France.

 

Certains s’étonnent de la dégradation du respect de la fonction : insultes, tomates, enfarinage, fumier, pneus brulés  deviennent fréquents jusqu’au sommet de l’Etat, mais pourquoi ? Quelle est la crédibilité d’un Préfet, d’un député, d’un ministre, ou même d’un président, face à un jeune couple d’agriculteurs abandonné et isolé, face à un jeune des banlieues surdiplomé et sans boulot depuis trois ans ?

 

Voyons nos jeunes agriculteurs: la classe de leurs enfants est supprimée parce qu’il en manque temporairement  un dans l’effectif réglementaire, ou encore la Poste a supprimé tout service local en le remplaçant par une permanence hebdomadaire, le seul jour où c’est impossible pour eux.  Mais aussi  la brigade de gendarmerie peine à assurer la sécurité parce qu’elle n’a plus les moyens de faire ses rondes. Les élus se réfugient lâchement dans la technocratie ou des réunions sans fin, et ceux qui assument sur place finissent par exploser dans la dépression ou la démission. Ces jeunes agriculteurs ont financé leur projet par Internet parce que les banques locales disent systématiquement non à tout, mais ils ont attendu leur ligne téléphonique 6 mois et on leur annonce la fibre pour 2032... Leurs organismes locaux ont une dizaine de chargés de mission mais aucun n'a été capable de les aider dans la plus petite démarche.

La dérision du Salon de l'Agriculture à Paris

 

Comme désormais un quart rural de la France, ce jeune couple d’agriculteurs est dans un territoire oublié de la république. Dérisoire symbole en naufrage: : le salon de l’Agriculture se tient à Paris. C’est l’évènement que tout politicien ne manquerait pour rien au monde, sans comprendre qu'il est devenu un mirage folklorique complètement décalé des réalités, un parc d'attraction éphémère pour parisiens, une façade sur un terrain vague. Le géographe Christophe Guilluy parle de « l’enterrement cynique des classes populaires », de cette France périphérique. Ces territoires oubliés sont désormais gérés comme des réserves d’Indiens, tant décriées en Amazonie ou ailleurs mais pas en France par  ces fragiles « zurbains « surprotégés ou ces bobos à morale variable. Le bilan est catastrophique selon Reporterre: " En vingt ans, la moitié des exploitants agricoles ont disparu. Le gaspillage des terres a continué à un rythme effréné, avec la perte d’1,7 millions d’hectares de terres agricoles. La balance agricole française se dégrade et l’agriculture est de plus en plus polluante, en termes d’engrais, de pesticides et de gaspillage de l’eau."

Etat sans devoirs = Etat sans droit

Mais attention : quelle est la justification d’obéir à l’Etat, de payer ses impôts, de reconnaitre son autorité, de subir toute sa réglementation technocratique, alors que l’Etat n’assume quasiment plus aucune de ses missions essentielles sur place ? Aucune !!! A force d’abandonner ces territoires, qui représentent une moitié de la France, l’Etat y abandonne aussi l’espoir de s’y faire respecter. Son autorité y est grillée. Le crépuscule de la France d’en haut se constate par le bas. Paris est candidate aux Jeux olympiques avec 1 ménage sur six dans la misère. Les émeutes de Rio ou d'Athènes et la faillite de leurs jeux n'ont pas servi de leçon. Nous allons tout droit vers une longue période d'émeutes urbaines et rurales d'une population traitée comme des sous-êtres, qui n'en peut plus de cet abandon et se trouve prête à tout dans son désespoir. Ces masses représentent un sixième de la population et sont réparties sur la moitié de notre territoire. C'est le probable retour des Jacqueries, qui ont déjà commencé avec les émeutes des banlieues, les véhicules incendiés mais aussi les bonnets rouges, les traditionnels fumiers, les feux de pneus sur les autoroutes, ou les ZAD. Et ce n'est que le début, vu l'extrême aggravation récente en deux ans.

 

Un Français sur six vit désormais dans un état de pauvreté aggravée

En deux ans, le trou noir : 1 Français sur 6 vit dans la pauvreté (Insee)

L’enquête SRCV de l’Insee nous apprend qu’en région parisienne, en  deux ans seulement, la pauvreté aggravée a augmenté de 25%, passant de 11 à 14 % des ménages, soit une progression énorme d’un tiers. Comme dans les zones rurales, un ménage sur six vit désormais dans la pauvreté aggravée en région parisienne. Dans certaines régions comme l'Auvergne, c'est encore pire. Avec les zones de non droit des banlieues, c’est près de la moitié du territoire français qui est aujourd’hui dans un abandon notoire.

Épuisement des forces de l’ordre et du corps enseignant

L’envoi épisodique de forces de l’ordre n’aboutit désormais qu’à l’épuisement de ces forces et même à leur rébellion, car elles ne sont même plus en état d’accomplir leurs missions et elles ne font que coller des rustines en permanence sur un système qui n’en peut plus.  Le corps enseignant est dans le même état que les forces de l’ordre avec cette formule des « territoires perdus de la république » pour parler de la grande difficulté de préserver également le territoire culturel. Sous pressions politiques, les signalements sociaux pour mauvais traitements, inceste, barbarie, sont de plus en plus étouffés parce que les élus ne veulent « pas d’histoires ».

 

Source 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 06:48

Très bonne question que se pose Gérard Miller.

 

Ainsi donc, parmi d'autres hommes de gauche insoupçonnables, Patrick Braouzec, ancien député-maire communiste, "mesurant les conséquences dramatiques d'un second tour droite-extrême droite", vient d'annoncer dans Le Monde daté du 8 mars, qu'il votera pour Emmanuel Macron dès le premier tour. Et ceci après avoir commencé par ces mots : "Chacun connaît
mes convictions et mes engagements". Je l'avoue : les bras m'en tombent !
 Jusque là, l'élection présidentielle permettait d'appliquer un principe simple, que d'aucuns avaient résumé par une formule : "Au premier tour on choisit, au second on élimine". Sous-entendu : si le candidat qu'on pense être le meilleur n'est pas qualifié au terme du
premier tour, on peut éventuellement voter au second pour celui qui semble un moindre mal, mais après avoir commencé en tout cas par voter "selon ses convictions et ses engagements".

 

Comme beaucoup à gauche, c'est ainsi que pour ma part j'ai toujours procédé, soutenant au
premier tour le candidat de mon choix (Marie-Georges Buffet, Jean-Luc Mélenchon...) et votant au second pour le socialiste arrivé en tête (Ségolène Royal, François Hollande...). 
Or voilà que cette conception démocratique du vote est désormais caduque pour un certain nombre d'électeurs de gauche, et qu'il leur parait nécessaire d'en soutenir une autre, supposée plus réaliste parce que fondée sur les sondages. Et tel vieux militant du PS, approuvant Braouezec, de m'expliquer sans sourciller qu'il votera lui aussi pour Emmanuel Macron qu'il n'apprécie guère, et ce pour les mêmes raisons qui l'ont conduit à voter à la primaire de droite pour Alain Juppé qu'il déteste. Dans le passé, j'avais déjà entendu brandir
 l'argument du "vote utile" pour justifier quelques cabrioles électorales, mais je dois dire que je n'avais jamais été confronté à l'élaboration de stratagèmes aussi tortueux !
 Tout cela n'est pourtant pas un hasard. Cette confusion des esprits ne signe rien d'autre que l'actuelle victoire idéologique de la droite, qui pousse désormais des hommes et des femmes de gauche à cultiver la finasserie et le paradoxe comme les formes ultimes du pragmatisme.
 J'ai par exemple sous les yeux la "lettre à Jean-Luc Mélenchon" que Raphaël Glucksmann a publiée le 4 mars sur le site de L’Obs. Elle comporte huit paragraphes et les cinq premiers sont dithyrambiques.
 Le leader de la France insoumise, écrit d'emblée Glucksmann, est tout bonnement "le meilleur". Et il ne mégotte pas sur les arguments pour justifier un tel éloge ! Il explique que c'est "l’enfant chéri des noces de la littérature et de l’histoire", de très loin le plus érudit de
tous les candidats. Il ajoute que c'est le plus politique, au sens le plus noble du terme, "à mille lieues des arrangements d’appareils moribonds", et le "dernier héritier d’une grande et belle tradition" qui l’a fait tomber fou amoureux de la France. Et puis surtout, il rappelle que c'est celui qui a eu raison avant les autres.
"Raison sur le Parti socialiste, rassemblement de notables passés en un siècle de Jaurès à Séguéla, incapables de transformer une société qui, in fine, leur convient parfaitement. Raison sur la nécessaire conversion écologique des vieux logiciels productivistes de la gauche postmarxiste. Et au delà, raison sur..." Etc, etc.

 

Bref, il se fait le plus efficace des agents électoraux et dès lors, s'il était une conclusion logique qu'on pouvait attendre d'une telle apologie, c'était bien celle de voter des deux mains pour ledit Mélenchon !
 Eh bien, pas du tout ! Rappelant le "sacrifice" de François Bayrou, voilà le jeune essayiste qui évoque un sortilège étrange frappant cette élection – "sortilège étrange", ce sont les termes employés par le rationaliste qu'il est. Et que veut d'après lui ledit sortilège ? Que les plus dignes des candidats renoncent à se présenter. D'où cette adresse à Mélenchon qu'on peut ainsi formuler : "Retirez-vous, Jean-Luc, puisque vous êtes le meilleur." 
On en conviendra : cette dialectique est incroyable. En fait, tout repose sur une affirmation dont je vois bien qu'elle semble évidente à Raphaël Glucksmann comme à Patrick Braouzec : Mélenchon (et pas davantage Hamon, d'ailleurs) ne peut pas être élu président, alors autant
qu'il oublie son programme et ses électeurs avec. A suivre un tel raisonnement, on se demanderait même pourquoi continuent de se présenter à l'élection présidentielle des candidats qui, d'après les sondages, ne sont pas assurés d'être au second tour.
Or il y a pourtant au moins une raison : c'est qu'une élection démocratique suppose la confrontation des idées, et pas la prise en compte anticipée d'un résultat aléatoire. Il n'y a rien de plus insupportable que les évidences qu'on veut nous faire gober : qu'il n'y a pas d'autre système possible que le libéralisme, pas d'autre Europe possible que celle d'Angela Merkel, et pas d'autre candidats sérieux que ceux dont les sondages nous disent qu'ils seront au second tour.
 Que celui qui soutient en connaissance de cause le programme d'Emmanuel Macron vote pour lui, quoi de plus normal ? Mais au nom de quoi les électeurs potentiels de la France insoumise devraient-ils renoncer ainsi à soutenir le candidat qui leur semble justement "le meilleur" ? Au lieu de tympaniser les oreilles de Mélenchon qui poursuit son bonhomme de chemin sans
rien cacher de ce qu'il est et veut, est-ce qu'il ne serait pas plus juste de commencer par demander à tous ceux qui ont accepté de participer à la primaire organisée par le Parti socialiste de soutenir Benoît Hamon sans lui tirer dans le dos ? Et je ne parle même pas de la conduite indigne de ceux qui eux aussi ont filé chez Macron, mais après avoir reproché tant et plus à Mélenchon de ne pas jouer le jeu de la primaire ! 
Bref, on l'aura compris, je suis résolument pour que les électeurs de gauche ne votent pas sous la pression de certitudes qui n'en sont pas. Aux Etats-Unis, les partisans d'Hillary Clinton eux aussi n'ont cessé de vanter sa stature présidentielle, reprochant à Bernie Sanders de ne pas se rendre à l'évidence. Résultat : Trump a été élu et chacun s'est alors posé la question de savoir si Sanders n'aurait pas été un bien meilleur candidat. Eh bien voilà, pour que le meilleur gagne, encore faut-il qu'il se présente et que ceux qui devraient le soutenir ne renient pas leurs "convictions et engagements". En ce qui me concerne, pas question en tout cas de laisser BVA et l'IFOP guider ma main : au premier tour, je voterai pour le candidat dont le programme convient vraiment à l'homme de gauche que je reste : Jean-Luc Mélenchon.

 

Source 

 

 

 

PS : vu récemment l’émission “Faites entrez l’accusé” consacrée à l’affaire de Bruay-en-Artois. En 1972, elle avait remué la France entière. Étant né à 40 km de là dans un environnement urbain très semblable à celui de la victime, j’avais suivi l’affaire de très près. J’avais complètement oublié que Serge July s’était servi de ce drame comme tremplin pour sa carrière journalistico-politique. Il était à l’époque maoïste. Le bon Gégé accompagnait-il le futur grand patron de presse dans cette entreprise monomaniaque ?

Est-il encore permis de voter à gauche quand on est de gauche ?
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 06:51

Le poste de déontologue de l'Assemblée nationale a été créé en 2011. Où l'on verra que l'actuel titulaire en a douillettement chaussé les pantoufles.

 

Selon les textes officiels, “ l’Assemblée nationale s’est dotée d’un dispositif d’ensemble destiné à prévenir les conflits d’intérêts. Outre l’édiction d’un code de déontologie en six points, rappelant les principes que les députés s’engagent à respecter, a été prévue la remise en début de mandat d’une déclaration d’intérêts, ainsi que l’institution d’un déontologue au sein de l’Assemblée nationale, chargé de recevoir les déclarations d’intérêts, de conseiller les députés sur toute situation délicate et d’alerter le Bureau en cas de manquement.  Avec ce code de déontologie, l’Assemblée nationale rejoint les Parlements européens, notamment allemand et britannique, en édictant des règles de bonne conduite destinées à refondre les liens entre élus et citoyens. ”

 

Le brillant universitaire cumule donc deux activités et deux salaires sans en avoir fait la demande, ce qui est étrange de la part d'un professeur la vertu. Il faut dire que les professeurs de droit, comme les professeurs de médecine d'ailleurs, sont intellectuellement armés pour cumuler comme des bêtes.

 

Le 10 février dernier, les députés socialistes ont saisi le déontologue pour savoir si le député François Fillon, en affaires avec Axa, ne risquait pas d'être en plein conflit d'intérêts dans la mesure où il proposait, une fois élu président de la République, de confier la gestion des soins à des sociétés du type Axa. Le professeur Ferdinand Mélin-Soucramanien n' a vu aucune malice dans cette situation.

 

Un universitaire aux petits oignons : le déontologue de l'Assemblée nationale
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