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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 05:49

Par Jean Métellus, pour le site La Riposte

 

La contre-réforme des retraites annoncée par le gouvernement « socialiste » prolonge et aggrave celle qui avait été imposée par le gouvernement Fillon en 2010. A l’époque, les dirigeants du PS s’y opposaient et disaient aux manifestants : « votez pour nous en 2012 et nous abrogerons cette réforme inique ». A présent qu’ils sont au pouvoir, non seulement ils n’abrogent rien, mais ils en rajoutent dans la régression sociale. Leur cynisme et leur soumission aux intérêts du patronat n’ont décidément pas de limites.

 

Tout a été dit, notamment par L’Humanité et la CGT, sur les conséquences sociales catastrophiques des contre-réformes qui se sont succédé depuis 1993, lorsque Balladur engageait la destruction des conquêtes de 1981. Ces reculs ont tous entraîné une baisse importante du niveau des pensions. Résultat : la moitié des retraités touchent une pension inférieure au SMIC. Et plus de 4 millions d’entre eux perçoivent le minimum contributif (621 euros par mois).

 

En plus de la baisse mécanique des pensions du fait de l’allongement de la durée de cotisation, le gouvernement a ajouté une petite abjection de son cru, à laquelle même la droite n’avait pas songé : il prévoit de soumettre à l’impôt la majoration de 10 % dont bénéficient les retraités qui ont au moins trois enfants – puis, à partir de 2020, de supprimer cette majoration. Il précise que les économies ainsi réalisées profiteraient aux retraites des femmes – à condition qu’elles n’aient pas trop d’enfants !

 

« Ah ! Mais nous sommes socialistes ! », clamaient depuis des mois Hollande et ses ministres. « Et donc nous, à la différence de la droite, nous allons faire une réforme JUSTE ! » Par « juste », ils entendent : qui ponctionne non seulement les salariés et retraités qui peinent à joindre les deux bouts, mais aussi les capitalistes richissimes qui saccagent l’économie et pillent les caisses de l’Etat. Or, même cet idéal de justice extrêmement modeste a fait long feu. Il a suffi d’un froncement de sourcil de M. Gattaz, le patron du MEDEF, pour que Pierre Moscovici se précipite aux Universités d’été des patrons et y annonce que le gouvernement allait « intégralement compenser » la hausse des cotisations retraite par une baisse des cotisations famille, dès 2014 et au moins jusqu’en 2017.

 

 

Pour qu’on comprenne bien qui décide dans ce pays, M. Gattaz n’a pas remercié le ministre pour ce nouveau cadeau fiscal. Il l’a froidement accueilli comme on empoche un dû – puis, impassible, a réclamé l’abrogation de l’ISF et de la « taxe à 75 % ».

 

La stratégie syndicale

A l’exception des dirigeants du PS, de la CFDT et d’autres syndicats minoritaires, toutes les forces du mouvement ouvrier sont opposées à cette contre-réforme. Leur capacité de mobilisation est colossale, comme l’ont prouvé les mouvements de 2003 et 2010. Cependant, ces deux grandes luttes se sont soldées par des défaites. Quelles leçons peut-on en tirer pour la bataille qui s’engage ?

 

Eric Aubin, secrétaire confédéral de la CGT en charge des retraites, abordait ce thème dans L’Humanité Dimanche du 22 août dernier : « [Depuis 2010] le contexte politique a changé. La gauche au pouvoir a combattu à l’époque [la] contre-réforme [Fillon]. Ils vont avoir du mal à faire l’inverse aujourd’hui en poursuivant le même type de réforme que celle engagée par les gouvernements précédents. La gauche ne peut pas ne pas prendre en compte la situation liée à la crise et celle de l’emploi vécues par les salariés, même si l’Europe, les marchés financiers et les agences de notation font pression pour imposer une réforme répressive. »

 

Cinq jours plus tard, le gouvernement décevait les espoirs d’Eric Aubin et présentait une contre-réforme dans la droite ligne des gouvernements précédents. Le dirigeant de la CGT compte sur la bonne volonté du gouvernement socialiste pour créer des conditions plus favorables qu’en 2010 à la défense de nos retraites. Mais en même temps, il ajoute à juste titre que les capitalistes « font pression pour imposer » une contre-réforme. Sur qui cette « pression » va-t-elle s’exercer ? Sur le gouvernement. Et donc ? Et donc ce que nous dit Eric Aubin, c’est que les dirigeants du PS seraient heureux de nous épargner cette contre-réforme, mais que la classe capitaliste n’est pas du même avis. Cela ne nous éclaire pas beaucoup.

 

En réalité, la fermeté des gouvernements Fillon, en 2003 et 2010, ne reposait pas – ou du moins pas principalement – sur la mentalité réactionnaire des responsables de l’UMP. Cette fermeté avait une base matérielle implacable : la crise du système capitaliste, qui non seulement ne peut plus concéder des avancées sociales, mais ne peut même plus tolérer les conquêtes sociales du passé. La classe dirigeante doit les détruire une à une.

 

Depuis 2010, François Hollande a été élu, certes, mais par ailleurs la crise du capitalisme français s’est encore aggravée, comme en témoigne l’état du PIB, des déficits publics et de la balance commerciale. Or les dirigeants socialistes sont complètement soumis à « l’économie de marché », à ses lois et donc à ses exigences. Il ne fait donc aucun doute que François Hollande se montrera aussi peu disposé à céder aux pressions de la rue que l’était Fillon, si ce n’est moins. C’est Mr Gattaz et ses amis qui dictent au gouvernement sa politique, tout comme les patronats grec, portugais et espagnol ont exigé des dirigeants « socialistes » de ces pays qu’ils mènent une politique de rigueur sévère, lorsqu’ils étaient au pouvoir. Et c’est ce qu’ils ont fait.

 

Lire l'article dans son intégralité ici.

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 06:09

Deux de mes connaissances ont récemment subi les méthodes d’EDF privatisée. Mais avant de vous narrer ce qui leur est arrivé, un peu d’histoire. Ne zappez pas.

 

En 2007, c’est parti, EDF verse 29 millions d’euros à ses actionnaires privés. Le monopole de production a été progressivement abrogé à partir de 2000 suite à la transposition en France des directives européennes sur la constitution du marché intérieur de l’électricité. Depuis la fin des années 1990 la dérèglementation a remis en cause le rôle d’EDF en tant qu’instrument primordial de la politique énergétique de la France. Le changement de régulation du secteur électrique, passant d’un régime de monopole régulé à un régime de concurrence à la production, découle d’un choix politique au niveau européen. La privatisation partielle de l’entreprise, son développement financier hors des frontières nationales, ses échecs (comme en Italie ou en Argentine) ont affaibli les liens institutionnels entre les pouvoirs publics et l’entreprise.

 

 

Les directives européennes, souples dans la forme mais contraignantes sur le fond, permettent aux désormais « clients » de choisir leur fournisseur d’énergie.

 

La loi du 9 août 2004 a transformé EDF EPIC (Établissement public à caractère industriel et commercial), en Société anonyme. L’entreprise a introduit une partie de son capital en Bourse le 21 novembre 2005 au prix de 32 € par action et figure dans le CAC 40 depuis le 19 décembre 2005. Fin juin 2011 l'action était tombée sous 26 €.

 

Au 31 décembre 2010, le capital était détenu à 84,48 % par l’État, à 13,10 % par le public, à 2,39 % par les salariés de l’entreprise.

 

Vers 1990, la question des bénéfices est devenue une question en soi. Les résultats économiques de l’entreprise sont brillants. L’entreprise s’est désendettée de 15 à 20 milliards de francs par an, ses tarifs ont baissé en terme réels de 1 à 2 % et la qualité de fourniture de l’électricité n’a cessé de s’améliorer.

 

Les pouvoirs publics souhaitent « leur part du gâteau » et demandent une meilleure rémunération de l’État.

 

Au début des années 2000, la question de la rentabilité est alors abordée selon les pratiques et l’idéologie dominante :

 

•EDF entre progressivement dans un marché déréglementé. Des baisses très importantes des prix de l’électricité vont se produire mais sur des quantités très limitées. Les tarifs de vente réglementés sont désormais parmi les plus bas en Europe ;

• 

•EDF a réalisé de très gros investissements à l’étranger. Ceux-ci ont été conclus dans une ambiance générale de hausses boursières qui ont tiré les prix vers le haut, en particulier dans des pays émergents monétairement à risque (Brésil, Argentine) ;

 

 

La direction de l’entreprise et une forte minorité de la classe politique souhaitent accélérer la privatisation. Ce qui impliquera une mise en bourse puisqu’une augmentation de capital ne peut être faite sur fonds propres. Cette mise en bourse induira des pressions sur les personnels qui seront contraints d’accepter des « réformes » concernant leur statut, ou encore le régime d’assurance retrait.

 

Venons-en à mes études de cas (des cas d'école, peut-être).

 

Une abonnée prend en location un studio dans une grande ville de France. Lors de la visite, puis de l’état des lieux trois semaines plus tard, elle se rend compte que l’électricité n’a pas été coupée à l’initiative de l’ancien locataire. L’agence qui loue le studio lui donne un numéro à appeler à EDF pour proroger l’abonnement à son nom. Après deux conversations d’une dizaine de minutes avec des employés d’EDF, tout est réglé. Non sans mal. En effet, l’employé demande à l’abonnée de lui fournir le numéro du compteur. Nous sommes dans un grand ensemble et le compteur est situé dans une pièce fermée à clé dont l’accès est réservé aux employés d’EDF. Le dialogue kafkaesque suivant commence :

 

-Je ne peux vous donner ce renseignement puisque je ne suis pas autorisée à pénétrer dans ce local fermé à clé.

-Si nous envoyons quelqu’un, nous facturerons le déplacement.

-Vous allez me faire payer un service que vous me demandez de vous fournir gratuitement et que je ne saurais vous rendre à moins de forcer la porte d’un local qui m’est interdit ?

-Il n’y a pas de concierge dans cet immeuble ?

-Je ne sais pas, et s’il y en a un, il n’est pas employé d’EDF.

 

Par chance, la nouvelle locataire rencontre un propriétaire, ancien dans les murs, qui possède un passe permettant d’avoir accès aux compteurs. Le renseignement peut donc être donné. On note donc que, comme pour les autres sociétés publiques privatisées, on n’hésite pas à solliciter indument la peine de ce qu’on appelait autrefois les « cochons de payants », en parfaite illégalité, et qu’on leur fait payer, dans tous les sens du terme, leur manque de collaboration. La cliente en question est une jeune femme pleine de santé. Imaginons dans la même situation une vieille dame un peu sourde de 85 ans !

 

Bref, tout s’arrange et l’employé assure que le courant ne sera pas coupé.

 

Nous sommes un lundi matin, à 9 heures. Par acquis de conscience, l’abonnée rappelle EDF pour vérifier que tout est dans les tuyaux. Et dans les faits, tout baigne. On lui assure que le courant est là pour l’éternité. À 9h30, la locataire part en déplacement à l’autre bout de la France. À 10 heures, EDF coupe le courant. Il n’y a heureusement aucune denrée périssable dans le réfrigérateur.

 

Mercredi, l’abonnée reçoit un SMS qui lui annonce qu’elle doit être présente chez elle cinq jours plus tard dans la matinée pour qu’on lui rebranche le courant. Elle est donc loin de chez elle, absorbée par ses activités professionnelles. Elle appelle EDF. Comme dans toutes les entreprises privatisées, elle va être baladée au téléphone pendant deux heures. Quatre employés successifs vont tenter d’expliquer l’injustifiable, ou de justifier l’inexplicable. L’abonnée va finit par comprendre ce qui s’est passé. Comme le locataire précédent avait quitté l’appartement depuis deux mois – sans couper le courant, rappelons-le – il a pris la fantaisie à EDF de couper sans autre forme de procès, sans prévenir (le propriétaire, l'agence de location par exemple). Imaginons un locataire sous assistance respiratoire. Il serait mort aujourd’hui.

 

L’abonnée signale par ailleurs qu’il va lui être pratiquement impossible d’être présente au rendez-vous pris unilatéralement par EDF. Réponse : si vous n’êtes pas là, le branchement sera repoussé de trois semaines (j’expliquerai pourquoi plus bas). Très mécontente, l’abonnée demande alors à la personne à l’autre bout de la ligne de poser le problème à son supérieur hiérarchique et de le résoudre dans les deux heures.

 

Deux heures plus tard, la supérieure hiérarchique rappelle pour dire qu’elle est désolée mais que le rendez-vous ne pourra pas être changé. Elle reconnaît les erreurs et adresse ses excuses à l’abonnée. Elle est le premier interlocuteur à s’exprimer de la sorte. Elle a eu vraisemblablement connaissance de l’enregistrement des conversations précédentes et offre à l’abonnée, dans un souci d’apaisement, de la défrayer de 150 euros de frais d’hôtel et du coût de remise en marche de la ligne. L’abonné s’étonne que, dans la grande ville où elle réside désormais (nous ne sommes pas au fin fond de la Margeride) un technicien ne puisse pas faire un détour de cinq minutes, entre deux interventions, pour raccorder un client dans le besoin.

 

 

À ce moment précis, grâce à cette supérieure hiérarchique, tout s’éclaire (sic). Avec la fin du monopole, les employés d’EDF (ou d’ERDF) sont non seulement dans l’obligation de travailler pour la concurrence privée, mais il leur est interdit de favoriser les clients du public aux détriments de ceux du privé. Ils sont tenus de respecter à la lettre la feuille de route qui leur est remise chaque matin. Et entre les services, la hiérarchie supérieure, sur ordre des serviteurs politiques du CAC 40 et de la finance, a instauré, comme dans l’université, l’hôpital et partout ailleurs, une concurrence implacable qui a brisé toutes les solidarités. Un employé d’un service A ne peut en aucune façon dépanner, donner un coup de main à un employé d’un service B.

 

Rendez-vous est finalement pris pour la remise du courant, tel matin, entre huit heures et midi. Quatre heures d’attente, tout de même, comme si le cochon de payant n’avait que cela à faire. Une heure avant son arrivée, le technicien appelle l’abonnée pour lui dire qu’il ne dispose pas de la clé du local de la cave où se trouvent les compteurs. En revanche, son collègue qui avait coupé le courant et posé des scellés sur le compteur, la possédait cette clé, et plutôt deux fois qu’une. « Si je n’ai pas cette clé », dit le technicien, « il faudra prendre un nouveau rendez-vous, ce qui risque de vous repousser de trois semaines. » Affolée, l’abonnée sonne à la porte du propriétaire qui possède (illégalement) la clé d’or, à l’instant même où celui-ci partait au travail. À trente secondes près, c’était la panique.

 

 

Deuxième exemple (je serai bref). Des voisins résident dans un pavillon. Ils ont commis l’erreur de ne pas utiliser le prélèvement automatique pour les factures. En mars-avril, ils oublient de régler leur dû. En revanche, ils payent pour mai-juin. En juillet, ils partent en vacances. Un employé remarque que la facture de mars-avril n’a pas été réglée et il fait couper le courant. En juillet. Sans prévenir, alors que l’entreprise dispose des numéros de portable, de l'adresse électronique de ses clients.

 

De retour de vacance, les voisins ne peuvent pas rentrer chez eux. En effet, leurs portes et fenêtres sont closes par des volets à commande électrique. Ils font appel à un entreprise spécialisée dans les huisseries électriques (coût 140 euros) pour vérifier qu’ils ont perdu le contenu du congélateur (300 euros environ). Deux jours plus tard et après deux heures de conversation téléphonique, un employé d’EDF vient rebrancher le courant. Le problème est que son collègue avait coupé au sommet d’un poteau de quatre mètres où se trouvent les interrupteurs adéquats. Il explique aux abonnés qu’il n’est pas autorisé à monter en haut de ce poteau. Il téléphone à sa hiérarchie qui lui fait savoir qu’un habilité viendra deux jours plus tard. L’abonné devra naturellement régler les frais de réouverture de compteur.

 

La douceur, vous dis-je.

 

PS : Delphine Batho, qui vient de faire sa “ grande ” rentrée parlementaire, laisse entendre qu'elle a quitté le gouvernement parce qu'il s'apprêtait à poursuivre la privatisation d'EDF. Cette jeune femme est douce et brave. Il faudrait peut-être lui dire que le Solférinisme, c'est ça, depuis vingt ans : refiler au privé ce qui marche et ce qui rapporte dans le public.

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 06:45

Maurice Levy, Président du Directoire de Publicis : salaire de 4,8 millions d’euros. Le chiffre d’affaire de l’entreprise est estimé à 6,6 milliards d’euros.

 

Jean Paul Agon, Directeur Général de L’Oréal : salaire de 3,885 millions. Chiffre d’affaire de l’entreprise estimé à 22,46 milliard d’euros.

 

Bernard Arnault, PDG de LVMH : salaire de 3,8 millions d’euros. Vente réaliser s’élevant à 13 milliard d’euros.

 

Christopher Viehbache, DG de Sanofi : salaire de 3,5 millions d’euros. Chiffre d’affaire de l’entreprise estimé à 16,1 milliards d’euros.

 

Christophe de Margerie, PDG de Total : salaire de 3,2 millions d’euros. Chiffre d’affaire de l’entreprise estimé à 12,36 milliards d’euros.

 

Henri de Castries, PDG d’AXA : salaire de 3,2 millions d’euros. Chiffre d’affaire de l’entreprise estimé à 2,46 milliards d’euros.

 

Franck Riboud, PDG de Danone : salaire de 3,2 millions d’euros. Chiffre d’affaire estimé à 20 milliards d’euros.

 

Gérard Mestrallet, PDG de GDF-SUEZ : salaire de 3 millions d’euros. Chiffre d’affaire estimé à 7,6 milliards d’euros.

 

Bruno Lafont, PDG de Lafarge : salaire de 2,9 millions d’euros. Chiffre d’affaire estimé à 7,24 milliards d’euros.

 

Lakshmi Mittal, PDG d’Arcelor-Mittal : 2,8 millions d’euros. Chiffre d’affaire estimé à 7,24 milliards d’euros.

 

Jean-Laurent Bonnafé, DG de BNP-Paribas : salaire de 2,8 millions d’euros. Chiffre estimé à 3,44 milliards d’euros.

 

Benoit Potier, PDG d’Air Liquide ; salaire de 2,7 millions d’euros. Chiffre d’affaire estimé à 7561 millions d’euros.

 

Carlos Ghosn, PDG de Renault : salaire de 2,66 millions d’euros.

 

Georges Plassat, PDG de Carrefour : salaire de 2,66 millions d’euros.

 

Pierre Pringuet, DG de Pernod-Ricard : salaire de 2,64 millions d’euros. Chiffre d’affaire estimé à 8,575 milliards d’euros.

 

 

 

Quand je vois un type sur un banc, comme ça, j'ai la haine pour les sus-nommés.

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 08:36

 

 

 

 

 

 

 

La photo date de 2008. L'inénarrable Kouchner s'enthousiasme : "À travers nous, près de 800 millions d'êtres humains se retrouvent en paix ; à travers nous, un rêve est en passe de se réaliser".

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 08:15

Par Sejo Vieira, pour Le Grand Soir

 

Actuellement, des 5 millions 8 cents mille actifs, presque 3 millions sont des précaires ou travaillent irrégulièrement pour des salaires de qui peuvent descendre à 2 euros de l’heure. Des 900 mille chômeurs, 750 mille ne reçoivent aucune allocation de chômage. On répertoria plus de 3 millions de personnes dont les revenus se situent entre 7 euros et 15 euros par jour.

 

Depuis fort longtemps, les alertes et les critiques prédisaient la mort de la nation. La stagnation de l’économie portugaise commença longtemps avant l’éclatement de la crise actuelle. Ayant été un des pays où la CEE injecta plus d’argent per capita, le Portugal est celui qui profita le moins de cette manne. Pendant les vingt-six années d’« aides » reçues afin de le préparer et adapter aux exigences de la communauté européenne, les fonds furent entièrement dilapidés au fur et mesure qui entraient dans les coffres de l’État. Ils servirent, essentiellement à créer une classe de parasites qui firent main basse, en toute impunité, sur des sommes colossales.

 

 

 

 

Les fonds structurels d’aide au développement eurent comme contrepartie l’endettement des gouvernements portugais auprès des banques du centre de l’Europe (Allemagne, Benelux et Autriche). En effet, le financement des fameux projets, élaborés par Bruxelles obligeait le Portugal à participer avec des fonds propres (entre 15 et 25% de la totalité) obtenus, évidemment, à des taux usuraires. Une manière très astucieuse d’amener le pays à s’endetter auprès des banques. À peu près 121 milliards d’euros (41% de la dette actuelle portugaise) proviennent de ces emprunts.

 

Avec un des PIB le plus bas de l’Europe et une dette souveraine très préoccupante, la crise mondiale ne pouvait qu’aggraver la situation économique et sociale du Portugal.

 

Faute d’élites compétentes et honnêtes, tout le long de ces années de « démocratie », les portugais ne purent forger les armes nécessaires pour affronter, efficacement, les économies avancées de l’Europe. Et, du fait de son entrée dans l’Union Européenne, en 1986, le Portugal dut abandonner un grand nombre de secteurs productifs essentiels, modestes mais capables néanmoins de relancer sa capacité exportatrice et d’assurer à son peuple un minimum d’autosuffisance. Presque tout l’essentiel à la survie de ses populations est, depuis lors, importé des autres membres de l’Union Européenne.

 

Lire la suite ici.

 

Lire également ceci sur la situation des enfants portugais.

 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 14:12

Publiant toujours le bon article au bon moment, Le Grand Soir revient sur le discours totalement mensonger de la classe dirigeante sur les retraites.

Moi, ma grand-mère, elle a vécu pendant des années de la réversion de la pension de son mari, instituteur. Modestement, mais décemment. Elle est morte en 1988. Il y a un siècle à l'échelle solférinienne.

 

Contrairement à la propagande du capital, la part du salaire actif et celle des investissements augmentent. La population augmente beaucoup moins vite que le PIB...

 

Ça fait bien longtemps que je suis à la retraite, tu sais ! Je plains les jeunes d’aujourd’hui qui vont avoir bien du mal ! Tu crois vraiment qu’ils vont supprimer la retraite par répartition ?

 

Pas tout à fait. Margaret Thatcher a essayé de convaincre les ouvriers anglais de cotiser à des fonds de pension, mais ils n’y ont pas cru. Ceux qui pouvaient économiser ont acheté des maisons. Pour le capital, ce n’est pas le bon circuit. Cette tentative a convaincu les intellectuels du capital que, pour développer les fonds de pension, il faut maintenir, a minima, une retraite par répartition. Ils la veulent trop faible pour vivre, une sorte de minimum vieillesse. D’après leurs calculs, les fonds de pension comme complément à la retraite sont plus convaincants pour les salariés que s’ils représentaient la principale source de revenus. Bernard Friot explique ça dans son livre « L’enjeu des retraites ». Je vais tout à l’heure te citer des chiffres, c’est de ce livre que je les tire.

 

 

Mais tu vois bien qu’il y a de plus en plus de retraités, et que les gens vivent plus longtemps qu’avant ; alors forcément, les retraites vont coûter de plus en plus cher. Il faut bien une solution !

 

C’est vrai, le poids des pensions va s’accroître dans les années qui viennent. Mais il n’y a aucune inquiétude à avoir. Regarde : en 1950, les pensions représentaient 5 % du PIB. En 2000, elles en représentent 13 %. On estime qu’en 2050, ce devrait être environ 18 %. Mais le PIB lui-même double tous les cinquante ans ! Donc en 1950, le PIB était de 1.000 milliards d’euros : 50 pour les pensions (5 %), 950 pour les salaires, les investissements et les profits ! En 2000, il était de 2.000 milliards d’euros, soit 260 milliards pour les pensions (13 %) et donc 1.740 milliards pour le reste. En 2050, le PIB sera de 4.000 milliards d’euros dont 720 milliards pour les pensions et 3.280 pour le reste. Tu vois que, contrairement à la propagande du capital, la part du salaire actif et celle des investissements augmentent. La population augmente beaucoup moins vite que le PIB : on était 42 millions en 1950, on est 65 millions aujourd’hui, on sera sans doute environ 70 millions en 2050.

 

 

La suite ici.

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 09:12

Cette question qui revient en ce 30 août 2013 dans la presse : qui va vraiment payer pour la réforme des retraites ? Libération a refait les comptes, et dénonce une manipulation...



 

"La grosse manip", c'est le gros titre de Libération... Le quotidien rappelle l'une des promesses de François Hollande : ne pas toucher aux petites pensions. Pourtant, selon Libération, tous les retraités, même les plus modestes, même les bénéficiaires du minimum vieillesse, seront concernés et vont bel et bien perdre du pouvoir d'achat.

 

Explication : le décalage de la date de revalorisation des pensions. Date déjà reportée depuis 2009 du 1er janvier au 1er avril. Avec la nouvelle réforme, la date de revalorisation va passer au 1er octobre. Officiellement comme l'affirme Jean-Marc Ayrault, un simple "décalage"...

 

 

Pas vraiment souligne Libération : la mesure reviendra concrètement à priver les retraités chaque année de la revalorisation de six mois de pensions.

 

Exemple : l'an prochain, avec une inflation à 2 pour cent, un retraité avec une pension de 1200 euros par mois touchera 144 euros de moins. Même chose l'année suivante.

 

Une mesure loin d'être indolore, et loin d'être négligeable : elle devrait même contribuer de façon importante à l'équilibre recherché pour 2020, en rapportant 600 millions d'euros dès l'an prochain et 1,4 milliard en 2020.

 

Source : le blog de Diablo.

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 07:30

Par David Swanson 

 

À la une du Los Angeles Times, le titre suivant: «Les États-Unis se préparent à l’éventualité de frappes de représailles contre la Syrie », bien que la Syrie n’ait attaqué, ni les États-Unis, ni aucun de ses territoires occupés, ou aucune de ses forces impériales, et n’ait aucune intention de le faire.

 

Comme le dit l’article:

 

« Le Président n’a pris aucune décision, mais le sujet a été abordé à très haut niveau, tandis qu’au même moment le Pentagone reconnaissait avoir mis en place des forces armées dans la région ».

 

Je vous prie de m’excuser, mais qui, dans cette « situation normale, c’est le bordel », a pris la décision? Le commandant en chef a-t-il simplement voix au chapitre? Est-ce qu’il lui revient de faire des discours pour expliquer à quel point attaquer la Syrie constituerait une erreur terrible, d’avoir des réunions avec des officiers du plus haut niveau, qui en sortent pour préparer des attaques contre la Syrie, avant d’entrer dans l’histoire pour s’être désengagé de sa propre politique, voire s’y être opposé?

 

Menacer d’attaquer la Syrie, et mettre une flotte en position de le faire, constituent des actes d’une grande portée, immoraux autant qu’illégaux. Le Président peut bien déclarer que la décision d’appuyer sur le bouton n’était pas la sienne, il ne peut prétendre avoir aussi peu d’influence sur les préparatifs en cours pour le faire, que sur la météo. Ou plutôt, il ne pourrait pas, si les journaux faisaient leur travail.

 

(Illégaux, parfaitement. Lisez la Charte des Nations Unies:

 

Dans leurs relations internationales, tous les Membres s’abstiendront d’avoir recours à la menace d’utiliser, ou à l’utilisation de, la force, pour porter atteinte à l’intégrité territoriale, ou à l’indépendance politique d’un état, quel qu’il soit, ainsi qu’à tout autre procédé qui contreviendrait aux Objectifs poursuivis par les Nations Unies ».)

 

Le soi-disant Ministre de la Défense a déclaré : « Il est de la responsabilité du Ministère de la Défense, de proposer au Président plusieurs choix, afin qu’il puisse faire face à toutes les éventualités », mais est-ce qu’une seule de ces éventualités concerne la défense des États-Unis? Est-ce qu’une seule d’entre elles évoque la signature d’une paix? Si tel n’est pas le cas, n’est-il pas inexact de mentionner « toutes » les éventualités ?

 

En fait, Chuck Hagel détient cette « responsabilité », uniquement parce qu’Obama lui a donné pour instruction, non pas de lui proposer tous les choix, mais tous les choix militaires.

 

Les rebelles syriens comprennent que, dans le cadre de toutes les politiques que les États-Unis sont susceptibles de mener, ils ont de bonnes chances d’obtenir des armes s’ils simulent l’utilisation d’armes chimiques contre eux, tandis qu’il y a de fortes chances qu’on ignore leur existence, comme celle de Bahreïn (Ba-qui ?), s’ils décident d’adopter une stratégie de résistance non violente.

 

D’après le L.A. Times, « Obama a également appelé David Cameron, le Premier Ministre britannique, pour discuter des évènements syriens. Tous deux sont ‘unis’ dans leur opposition à l’utilisation d’armes chimiques, selon les termes d’une déclaration que la Maison Blanche a faite à la suite de la communication téléphonique ». Oui … à l’exception du phosphore blanc, ou encore du napalm. Ces armes chimiques sont de gentilles armes chimiques, d’ailleurs le gouvernement est contre les méchantes armes chimiques, donc votre quotidien ne vous raconte aucun mensonge.

 

Qu’a déclaré Obama, sur C.N.N. jeudi dernier?

 

« Il arrive qu’on accorde trop d’importance à l’idée selon laquelle les États-Unis pourraient résoudre, d’une manière ou d’une autre, à l’intérieur même de la Syrie, un problème complexe, motivé par le sectarisme ».

 

Nan, tu crois?

 

Chris Cuomo (le fils de Mario), journaliste à C.N.N., plaida en faveur de la guerre:

 

« Plus on attend, plus il risque d’y avoir de morts, ne pensez-vous pas, monsieur le Président? »

 

Obama répliqua qu’il continuait à vérifier les dernières conneries sur les armes chimiques. Cuomo repoussa l’objection:

 

« Il existe des preuves solides qu’ils les ont déjà utilisées, même si c’était par le passé ».

 

Obama ne répondit pas à ce mensonge, se contentant de débiter une rhétorique inepte quelconque.

 

Cuomo, peut-être parce que sa soif de chair syrienne morte était un peu contrariée, se saisit du John McCainisme ordinaire. Il déclara que le sénateur McCain pense que les États-Unis perdraient leur ‘crédibilité’ si la Syrie n’est pas attaquée. (Et si le gouvernement des États-Unis devait tout à coup déclarer n’être pas une institution ayant pour but le massacre, avant de joindre l’acte à la parole – qu’adviendrait-il alors de sa crédibilité?).

 

Obama ne se laissa pas décourager, et commença à prêcher contre ce qu’il s’apprêtait à faire : « Parfois, on s’aperçoit que les gens exigent une action immédiate, ils démarrent au quart de tour, puis les choses tournent mal, nous nous retrouvons embourbés dans des situations délicates, ce qui a pour conséquence de nous entraîner dans des interventions coûteuses, économiquement autant qu’humainement, qui ne font qu’engendrer un ressentiment plus fort dans la région ».

 

Cuomo se mit à geindre, mais vous aviez promis que l’utilisation d’armes chimiques équivaudrait à franchir la Ligne Rouge !

 

Obama rétorqua qu’il fallait se soumettre à la législation internationale. (À l’intention des non-initiés : en fait, la législation internationale interdit que l’on attaque les gouvernements d’autres nations, pour les renverser – même celui de la Lybie). D’ailleurs, ainsi qu’Obama le fit remarquer, l’option militaire n’est pas la seule envisageable.

 

Ah bon?!

 

J’ai remarqué que, dès qu’Obama commence à parler avec la voix de la raison, comme ici, cela veut dire qu’en réalité il part à toute allure dans la direction opposée. Plus il passe de temps à expliquer à quel point une attaque contre la Syrie serait injuste, illégale, stupide, et immorale, plus vous pouvez être sûrs que c’est précisément ce qu’il s‘apprête à faire.

 

Telles que je les ai déjà publiées auparavant, voici les 10 raisons principales pour ne pas attaquer la Syrie, même dans le cas où les derniers mensonges en date sur l’utilisation d’armes chimiques seraient, en fait, des vérités :

 

1. Un tel prétexte ne rend pas une guerre légale. On ne le trouve, ni dans le Pacte Kellogg-Briand, ni dans la Charte des Nations Unies, ni même dans la Constitution des États-Unis. Il figure, en revanche, dans la propagande de guerre des États-Unis, millésime 2002. (Qui prétend que notre gouvernement ne fait pas campagne en faveur du recyclage ?).

 

2. Les États-Unis possèdent, et utilisent eux-mêmes, des armes que la législation internationale condamne, notamment le phosphore blanc, les bombes à fragmentation, et l’uranium appauvri. Vous pouvez faire l’éloge de ces pratiques, éviter d’y penser, ou vous joindre à moi pour les condamner, peu importe, elles ne peuvent servir de justification, légale ou morale, à une nation étrangère quelconque pour nous bombarder, ou pour bombarder tout autre nation où l’armée des États-Unis effectue des opérations. Tuer des gens, pour leur éviter d’être tués par le mauvais type d’armes, une telle politique ne peut provenir que d’une forme quelconque de dérangement mental. Appelez le trouble de stress pré-traumatique.

 

3. Si la guerre s’intensifiait en Syrie, elle pourrait s’étendre à la région, voire au monde, et ses conséquences échapperaient à tout contrôle. La Syrie, le Liban, l’Iran, la Russie, la Chine ; les États-Unis, les états du Golfe, les états de l’O.T.A.N., . . . cela ressemble-t-il au type de conflit que nous appelons de nos vœux? À un conflit qui laissera des survivants? Pourquoi diable prendre un tel risque?

 

4. La simple mise en place d’une « zone d’exclusion aérienne », ne s’effectuerait qu’au prix du bombardement de secteurs urbains, et donc, inévitablement, d’un grand nombre de morts. C’est ce qui s’est produit en Lybie, et nous avons détourné le regard. Mais en Syrie, cela se produirait sur une échelle bien plus grande, étant donnés les emplacements des sites destinés à être bombardés. Créer une « zone d’exclusion aérienne » ne revient pas à faire une annonce, mais à lâcher des bombes.

 

5. En Syrie, les deux camps utilisent des armes épouvantables, commettent des atrocités épouvantables. Je suis sûr que, même ceux qui s’imaginent qu’on devrait tuer des gens pour leur éviter de se faire tuer par des armes différentes, sont capables de comprendre ce qu’il y a de dément à armer les deux camps, afin que ces deux camps se protègent l’un de l’autre. Dès lors, pourquoi ne semble-t-il pas tout aussi dément, d’armer un camp dans un conflit au cours duquel les eux camps ont commis des exactions similaires?

 

 

Lire la suite ici.

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 09:48

Celui qui lui tient l'épaule. Petite question pour vieux (et moins vieux) militants de la cause des indépendances de l'Afrique.

 

 

Qui est le camarade de Jacques Vergès ?
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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 06:32

 

Il est 17 heures. Une mère fait ses courses dans un grand magasin parisien en compagnie de son petit garçon âgé de cinq ans. Soudain, elle s’aperçoit que l’enfant n’est plus dans son champ de vision. Elle l’appelle. En vain.

 

Elle a le bon réflexe de se rendre immédiatement à la direction du magasin pour expliquer ce qui se passe. Dans la seconde, le directeur ordonne la fermeture automatique de toutes les issues.

 

La recherche commence.

 

Elle ne durera que quelques minutes.

 

L’enfant est retrouvé dans une cabine d’essayage en compagnie d’un homme d’une trentaine d’années qui a déjà eu le temps de raser la tête de sa victime, de lui administrer un soporifique par piqûre et de lui faire enfiler une grosse doudoune.

 

L’homme refuse de décliner son identité au directeur du magasin (il connaît ses droits) mais il vient à l’évidence d’un ancien pays communiste, plutôt méditerranéen.

 

Là-bas, on a besoin d’organes.

 

Ne jamais oublier :

 

- les mafias qui ont surgi après la chute du Mur existaient avant le Mur.

 

- Moins un système (communiste ou capitaliste) est démocratique , plus il est facile aux mafias de se développer et, pour finir, de contrôler ce système.

 

PS : Ceci n'est pas un canular

Rien à voir avec la rumeur d'Amiens, dans les années soixante, que j'ai vécue en direct live et qui, comme celle d'Orléans, n'était qu'une rumeur sur un éventuel trafic de prostituées. Je savais avec la plus grande précision de quel lycée c'était parti, et même de quelles classes. Les parents de petites nanas fantasmaient sur la réussite de commerçants juifs (deux ou trois, à tout casser), dans l'habillement, à une époque où les grandes surfaces commençaient à s'installer.
Ici, le type n'était pas Rom.

 

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