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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 06:22

 

Il s'agit, excusez du peu, de la princesse Hayat bint Al Hussein, aux courses à Ascot, en compagnie de son mari l'émir de Dubaï Mohammed ben Rashid Al Maktoum.

 

Et pendant ce temps, on nous bassine avec des histoires de voile, de gelée de porc dans les bonbons Harribo et des horaires de piscines réservées aux femmes musulmanes.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 07:02

Le site Agora Vox vient de publier un article très complet sur la banque Goldman-Sachs :

 

 

Depuis le début du mois, un important article paru dans le numéro de juillet du magazine Rolling Stone fait beaucoup de bruit dans la blogosphère ainsi que dans les médias traditionnels du monde entier. Il expose le rôle de la banque d’affaires Goldman Sachs dans presque toutes les crises financières depuis plus de 80 ans. Il apporte un éclairage cru sur les évènements financiers et économiques passés et contemporains. L’auteur, Matt Taibbi, est un journaliste d’investigation au courage, à mon avis, comparable à celui de Denis Robert. Le sujet est primordial, l’enquête sérieuse, les informations explosives, le ton incisif. Matt Taibbi appelle un chat un chat. L’ensemble est compréhensible par les non-initiés en finance. 

 

Depuis la parution de cet article, Goldman Sachs a publié ses résultats : ils sont meilleurs que jamais. Et les bonus sont en augmentation. Ces dernières nouvelles sont une parfaite confirmation de l’enquête de Matt Taibbi.

À celles et ceux qui le peuvent, je conseille de lire l’article dans sa version originale, le style y est excellent. Pour les autres, comme il n’existait pas, à ma connaissance, de version française, j’en ai fait une traduction. La voici ci-dessous.

Liens vers la version originale :ici et  pour une version scannée de l’article papier,  et  pour une version texte après traitement par reconnaissance des caractères (c’est en fait la même version mais quelques mots ont été volontairement changés par l’internaute qui a opéré la reconnaissance de caractères). La version vraiment authentique est bien celle du scan. J’ai pris connaissance de l’article de Matt Taibbi par le site contreinfo.info et j’ai utilisé pour la traduction cette version, mais en corrigeant les différences que j’ai pu détecter.

 
La grande machine à bulles américaine
Matt Taibbi
Rolling Stone – juillet 2009
Traduit de l’anglais par J.L.
 
Des actions technologiques au prix élevés de l’essence, Goldman Sachs a fabriqué toutes les manipulations du marché depuis la Grande Dépression – et elle s’apprête à recommencer.
 
 
La première chose qu’il faut que vous sachiez sur Goldman Sachs, c’est qu’elle est partout. La banque d’investissement la plus puissante du monde est une formidable pieuvre vampire enroulée autour de l’humanité, enfonçant implacablement son suçoir partout où il y a de l’argent. En fait, l’histoire de la récente crise financière, qui est aussi l’histoire de la chute de l’Empire américain ruiné par des escrocs, se lit comme le Who’s Who des diplômés de Goldman Sachs.
 
 
 
Lire la suite ici.
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 06:17

Question un peu présomptueuse de ma part – et à laquelle je ne suis pas sûr d'apporter la bonne réponse car je ne suis nullement spécialiste du Qatar et car je n’ai jamais été abonné à France Football.

 

Vous me direz que le Qatar investit dans tout : l’immobilier, l’industrie, les fonds de pension et l’exploitation des travailleurs du tiers-monde. Oui mais le foot a ceci de particulier : c’est un panier percé. Le foot professionnel n’est pas rentable. C’est de la com’. Le principe de la com’, de la pub, c’est que ce sont des billards à au moins trois bandes. Une pub pour les yaourts Danone ne sert pas à faire vendre des yaourts Danone mais une manière de vivre, un rapport à la nourriture, une certaine intégration au système. Tenez : la dernière pub de Numéricable – auquel je suis abonné, peut-être plus pour très longtemps – « Téléchargez aussi vite que votre femme change d’avis ». Il ne s’agit pas du tout de vendre du câble mais de cautionner et de renforcer un certain ordre établi. Avec en prime, le jeu salace sur « chargez, déchargez » : baisez votre femme avant qu’elle ait la migraine. Je pense aussi à cette pub de GDF-Suez avec une jeune bourge qui ne comprend rien à l’énergie et un ouvrier – mâle et avenant – qui va tout lui expliquer.

 

 

Revenons au Qatar. Vous vous souvenez de ce petit pays, le Koweit, qui, bien que surarmé, avait vu fondre sur lui les troupes de Saddam Hussein. Je crois que le Qatar a retenu la leçon. Il s’est dit que pour obtenir et conserver les bonnes grâces de l’Occident, en un mot pour le « tenir », il fallait placer un maximum de billes dans la com’, dans ce qui est populaire. Imaginez un instant qu’il y ait un gros problème entre la France et le Qatar et que celui-ci, en deux coups de cuiller à pot, se retire de toutes les aventures sportives qui nous font frémir. Ce ne serait peut-être pas la révolution mais le gros embêtement. On ne saurait, en tout état de cause, s’en prendre impunément à un pays qui organise une coupe du monde de football.

 

Entre Zidane et Dassault, le Qatar a choisi le plus ludique, le plus sympaaaa.

 

Quant aux investissements en provenance de l’ex-URSS, un ami me souffle qu’il pourrait s’agir de blanchiment d’argent à une gigantesque échelle. Le vilain esprit !

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 06:14

Bernard Cassen explique dans cet article de Mémoires des Luttes comment Hollande et son gouvernement viennent récemment de cautionner le dumping social généralisé en Europe.

 

À l’occasion de chacune des quatre élections au Parlement européen qui ont suivi le traité de Maastricht (1992), les candidats des partis socialistes et sociaux-démocrates avaient promis, la main sur le cœur, que, cette fois, l’Union européenne (UE) allait enfin devenir « sociale » et plus uniquement marchande. Nul doute que l’on entendra à nouveau cette litanie d’ici le scrutin du 25 mai prochain.

 

Il serait inexact de dire que l’UE ne s’est pas préoccupée de questions sociales. Le problème est qu’elle l’a fait à sa manière, dans la logique de traités ultralibéraux, par des mesures subordonnant les droits des travailleurs aux impératifs de la concurrence et des « libertés » – dites « fondamentales » – de circulation du capital, des biens, des services et des individus, (c’est-à-dire de la main d’œuvre). L’antisocial est aussi du social ! A cet égard, la directive sur les travailleurs détachés est un cas d’école. Elle en dit plus long que tous les discours sur le projet de société que propose la construction européenne dans sa forme actuelle.

 

 

Cette directive, qui date de 1996, comporte des dispositions relevant de la plus élémentaire justice, et donc sur lesquelles il n’y a quand même pas matière à s’extasier comme le font certains européistes : elle prévoit qu’un salarié d’une entreprise d’un pays A « détaché » temporairement pour travailler dans un pays B bénéficiera des mêmes droits que les travailleurs de ce pays B en matière de salaire minimum (quand il existe), de congés payés, d’horaires et de normes de sécurité.

 

Jusqu’ici rien à redire. Mais, rompant avec ce principe d’harmonisation au sein de chaque pays, la directive prévoit aussi que les cotisations sociales, indûment désignées comme des « charges » dans le lexique du patronat, et qui visent à financer la Sécurité sociale et les caisses de retraite restent celles du pays A. Et c’est par ce biais que se mettent en place les conditions d’un dumping social généralisé.

 

Lire la suite ici.

Les Solfériniens et le dumping social
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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 06:52
Alternance à la française
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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 06:27

Les ordures ne sont pas toujours celles qu'on pense.

 

 

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 06:42

Je reprends ici une analyse d'ATTAC:

 

Les ministres européens des finances viennent de conclure un accord pour la mise en place de l’union bancaire, présentée comme une « relance de l’Europe » et un « saut décisif pour sauver l’euro ». Ce nouveau dispositif de régulation bancaire ne s’attaque pas aux causes de la crise de l’euro, il les aggrave. Il n’empêchera pas les crises bancaires futures car il ne remet pas en cause le fonctionnement actuel des banques, dominé par la spéculation.

 

Chacun des trois piliers qui composent l’union bancaire soulève de gros problèmes.

 

Le premier pilier institue la fonction de superviseur unique de la zone euro, confiée à la Banque centrale européenne (BCE). Mais en réalité, la BCE ne contrôlera directement que les 128 plus grandes banques sur les quelques 6000 banques de la zone euro. Pire encore : puisque les pays de l'UE hors zone euro ne reconnaissent pas l’autorité de la BCE, le Royaume-Uni, à la tête de la principale industrie financière européenne, échappera ainsi au superviseur européen.

 

En second lieu, cette réforme aggrave le déni de démocratie en Europe. Le pouvoir de la BCE va être considérablement renforcé par ses nouvelles fonctions de superviseur. Or aucune décision n’a été prise pour réduire l’indépendance de la BCE et la rendre plus responsable devant les autorités élues, à commencer par le Parlement européen.

 

Les piliers 2 et 3 prévoient respectivement la création d’un système européen de garantie des dépôts et un mécanisme commun de résolution des crises bancaires. Le but affiché par ces nouveaux dispositifs est double : renforcer la solidarité entre pays en cas de crise, et faire payer aux actionnaires, plutôt qu’aux contribuables, le coût des défaillances bancaires.

 

 

Il est fort probable que ces beaux principes resteront lettre morte. En effet, les ressources financières prélevées sur les banques pour alimenter le fonds européen de résolution ne s’élèveront qu’à 60 milliards d’euros... en 2026. C'est ridiculement faible : la seule BNP Paribas représente un bilan de 2000 milliards d’euros. Par ailleurs l’Allemagne, qui refuse de payer pour les banques des pays du sud de l’Europe, a obtenu que les mécanismes de solidarité soient fortement réduits.

 

Mais la principale limite de l’union bancaire est qu’elle ne s’attaque pas au modèle bancaire dominant en Europe, qui mélange les activités de banque de détail tournée vers les ménages et les PME, et les activités de banque d’investissement tournée vers les marchés et la spéculation. Or ce sont ces dernières activités qui sont à l’origine de la crise financière, et menacent l’investissement et l’emploi.

 

La réforme de la régulation bancaire en Europe doit commencer par une remise en cause de la banque dite universelle, en introduisant une séparation radicale des activités de banque de détail et de banque d’investissement.    

 
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 14:15

Je reprends ici dans son intégralité un article de Théophraste R., du Grand Soir sur Xavier Mathieu et Édouard Martin.

 

Poursuivi pour des faits commis dans le cadre de la lutte contre la fermeture de l’usine Continental en 2009 et pour refus de donner ses empreintes ADN, le délégué CGT Xavier Mathieu est condamné à 4000€ d’amende, puis relaxé en appel. Le parquet fait alors appel et l’amende est fixée à 1200 euros.

 

Le 5 novembre 2013, le parquet a requis un mois de prison avec sursis à l’encontre des Xavier Mathieu et de 4 de ses camarades de la CGT. Le 17 décembre, le tribunal correctionnel de Roanne les a relaxés.

 

Depuis le début de la lutte des Conti, Xavier Mathieu aura aussi connu le tribunal administratif et le tribunal des prud’hommes.

 

Continental lui a proposé un poste d’agent de sécurité sur le site de Clairoix (60) aujourd’hui désaffecté. Il réclame sa réintégration pure et simple afin de retrouver son poste de délégué du personnel.

 

 

Par le lien ci-dessous, vous entendrez Xavier Mathieu donner son avis dans le Grand Journal de Canal + sur la promotion annoncée du militant CFDT de Florange. Il est assis à côté d’Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris.

 

A la question : « Edouard Martin est-il un traître ? », il répond avec une indulgence scellée dans des combats communs : « C’est un des miens… un frère de lutte » qui n’a pas fait le bon choix et pour qui je ne voterai pas. Et (ce n’était pas prévu comme ça) il prononce 15 fois les mots traîtres, trahison,ou le verbe trahir en les destinant… au PS.

 

Pas mal !

 

Ici l'entretien à Canal +. Pollué par l'inévitable Aphatie, mais enfin, tout de même...

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:29

Le 20 décembre 1973, le numéro 2 du régime dictatorial franquiste s'est effectivement envolé. Vers 9 heures 30, le révérend père Turpin lisait son bréviaire au couvent des Jésuites, dans la tranquille rue Claudio Coellio à Madrid. Il vit soudain passer devant sa fenêtre une Dodge noire de deux tonnes qui effectua un vol de plus de trente mètres de haut. L'ETA n'avait pas lésiné sur la dose. Blanco mourut plus vite qu'un garroté basque. Mais pas sur le coup, malgré la violence incroyable de l'explosion.

 

Destin somme toute normale pour un type de l'aéronavale.

 

 

 

 

 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 06:34

 

Je reprends ici un article, sévère mais juste, de Philippe Marlière (professeur de sciences politiques à Londres) sur l'acceptation par Édouard Martin d'un mandat socialiste européen.

 

Édouard Martin n’a pas eu une enfance facile. Il est né en 1963 dans le village de Padul en Andalousie, où son père est journalier. Sa famille quitte l’Espagne alors qu’il a 7 ans. Il connaît l’injustice et le mépris social sous la dictature franquiste, mais également à son arrivée dans la France républicaine. A Amnéville, en Moselle, sa famille est fraîchement reçue. Les manifestations de xénophobie ordinaire s’enchaînent. Maîtrisant mal le français à l’école, ses camarades de classe le chahutent et tentent de le ridiculiser. Édouard ne se laisse pas faire et, en retour, il est victime d’une double injustice : on le punit à l’école et ses parents lui administrent des raclées à la maison car on ne veut pas « qu’il se fasse remarquer » [1]

 

Un réformisme assumé

 

Embauché chez Sollac à 18 ans, l’électromécanicien fait ses classes. Il est discipliné et bosseur. Il écoute, lit et s’instruit. Il est élu délégué du personnel à la Coulée en 1989, et exerce cette nouvelle fonction avec dévouement. Lutteur tenace et courageux, il prend naturellement la tête de la bataille contre la fermeture des hauts-fourneaux de Florange en 2009. La suite de sa trajectoire sociale et professionnelle est plus connue, jusqu’à l’annonce de sa candidature en tête de liste aux élections européennes dans la région Grand Est pour le Parti socialiste.

 

 

Édouard Martin est un réformiste qui, de tout temps, a voté pour le PS. Son engagement dans la CFDT, syndicat de compromis (mou et ambivalent), dont les cadres transfèrent aisément leur capital syndical en capital politique dans la firme PS, correspond aussi à ce qu’il est. D’un point de vue politique et syndical, Martin assume ce réformisme. Il a publiquement soutenu la campagne de Ségolène Royal en 2007, en s’engageant dans les clubs Désir d’Avenir. On ne peut certainement pas reprocher à Martin de rester fidèle à ses convictions politiques.

 

Déçu du hollandisme – en tout cas il l’a été officiellement jusqu’à une date récente – il incarne ce prolétariat qui vote socialiste, bon gré mal gré. Ce sont les Édouard Martin du monde ouvrier que le Front de gauche devrait avec pédagogie et patience convaincre de rallier à sa cause. Malheureusement, il se trouve des dirigeants dans la gauche radicale qui préfèrent un entre soi sectaire (donc voué à demeurer minoritaire), au combat unitaire des forces de gauche critiques du gouvernement. Par conséquent, les Édouard Martin de la classe ouvrière vont continuer de voter pour le Parti socialiste, faute de mieux, ou ils vont s’abstenir.

 

Lire la suite ici.

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