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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 05:33

Pardon, je voulais dire "retraité". C'est :

 

La désindexation des retraites combinée à la hausse de la CSG représente 578 euros de perte de pouvoir d'achat par an pour un retraité qui a 1300 euros de retraite par mois. 


Pour un retraité avec 1500 euros de retraite par mois, donc une perte de pouvoir d'achat par an = 666 euros.


Pour un retraité avec 1700 euros de retraite par mois, la perte de pouvoir d'achat sera par an de 755 euros.


Pour un retraité avec 2000 euros de retraite par mois, la perte de pouvoir d'achat par an représentera 888 euros.


Pour un retraité avec 2500 euros de retraite par mois, la perte de pouvoir d'achat sera par an de 1110 euros.

 

Compris Papy et Mamie ?

 

Calculs de Mélanie Rollin (Facebook).

 

Etre actionnaire aujourd'hui
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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 05:35

Selon Oxfam, 50% de la population mondiale n’a pas touché le moindre bénéfice de la croissance mondiale l’an dernier, alors que la richesse des 1% les plus riches a augmenté de 762 milliards de dollars, sept fois le montant qui permettrait d’éradiquer la pauvreté.

 

 

– Entre mars 2016 et mars 2017 : le nombre de milliardaires a connu sa plus forte hausse de l’histoire, avec un nouveau milliardaire tous les deux jours.

 

– Le patrimoine des milliardaires a augmenté en moyenne de 13 % par an depuis 2010, six fois plus vite que la rémunération des travailleuses et travailleurs, qui n’a progressé que de 2 % par an en moyenne.

 

 

– Porter les salaires des 2,5 millions d’ouvrières et ouvriers du textile vietnamiens à un niveau décent coûterait 2,2 milliards de dollars par an. Cela équivaut à un tiers des sommes versées aux actionnaires par les cinq plus grands acteurs du secteur du textile en 2016. 10 % des dividendes versés par Carrefour à ses actionnaires en 2016 suffirait à assurer un niveau de vie décent pour plus de 39 000 travailleurs du secteur du textile au Bangladesh.

 

1/3 de la fortune des milliardaires provient d’héritages. Selon Oxfam, Au cours des 20 prochaines années, 500 personnes parmi les plus riches au monde transmettront plus de 2 400 milliards de dollars à leurs héritiers, soit plus que le PIB de l’Inde, un pays qui compte 1,3 milliard d’habitants. Des intérêts privés s’appuyant sur de bonnes relations peuvent s’enrichir aux dépens de l’intérêt public par le biais de privatisations, de ressources naturelles cédées à des coûts inférieurs à leur juste valeur, de marchés publics corrompus ou d’exemptions fiscales et autres évasions. 

 

En France, les 10% les plus riches détenaient plus de la moitié des richesses nationales quand les 50% les plus pauvres s’en sont partagées seulement 5%. 44 milliards d’euros de dividendes ont ainsi été reversés en 2017 par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires.C’est trois fois plus qu’il y a 15 ans alors que le salaire moyen n’a augmenté que de 14% pendant la même période en France. 

 

Oxfam espère du gouvernement français des mesures fortes pour enrayer la spirale des inégalités. Ça va pas, la tête ?

 

Faut bien du carburant pour le yacht d'Arnault, non ?
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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 05:43
Impérialisme et pragmatisme britanniques

 

 

1903. Année de naissance de George Orwell. Dans la perle des colonies de l'empire britannique (où Orwell est né), une vieille femme véhicule un commerçant anglais.

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 05:39

 

 

Trouvé sur Facebook et signé Danielle Lapierre :

« Un terrible constat 
- Emmanuel Macron, le président français, n’a pas d’enfant.

- La chancelière allemande Angela Merkel n’a pas d’enfant.

- Le Premier ministre britannique Theresa May n’a pas d’enfant.

- Le Premier ministre italien Paolo Gentiloni n’a pas d’enfant.

- Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte n’a pas d’enfant.

- Le Premier ministre suédois Stefan Löfven n’a pas d’enfant.

- Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel n’a pas d’enfant.

- Le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon n’a pas d’enfant.

- Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker n’a pas d’enfant.

Donc, l’avenir de l’Europe est confié à des gens qui n’ont pas d’enfant ! Ils ont donc une vision à COURT TERME et se foutent COMPLÈTEMENT de l’avenir de NOS enfants ».

Je relève une petite erreur : Juncker a une fille, surnommée « La Biture ». Aimante et dévouée, elle ne le quitte pas.

Théophraste R. (Père de famille et donc « aventurier des temps moderne » selon Péguy).

 

Source (miraculeuse)

 

PS : une amie quinquagénaire sans enfants me reproche ce texte. Elle n'admet pas qu'on puisse insinuer qu'une femme sans enfants est dénuée d'empathie. Elle ajoute qu'une femme sans enfants peut, tout autant qu'une autre, apporter une contribution valable à l'humanité. Pleinement d'accord avec elle, je lui ai répondu ce qui suit :

 

 

Ce texte n'est pas de moi mais je l'ai repris parce qu'il pose un problème politique. Je passe sur le fait qu'un billet de blog n'est pas une thèse de 500 pages, qu'on fait court, qu'on simplifie, qu'on provoque.

 

Il ne me semble pas utile de s'attarder sur un point de vue moral. Il y a des gens sans enfants qui sont très sensibles et il y a des gens bourrés d'enfants qui se fichent des autres, à commencer de leurs propres enfants.

 

Ce texte nous dit que le capitalisme financier et ses serviteurs sont dans le court terme. Les fortunes ne se transmettent plus, ou si peu. Le destin de toute propriété est de se multiplier de manière transnationale. Une usine n'est plus une usine mais un paquet d'actions. Un travailleur n'est plus un travailleur mais un pion dont le destin peut se décider à 10 000 kilomètres de lui. L'objectif premier du chef de l'Etat français n'est pas de transmettre à ses successeurs une France qu'il aurait embellie mais d'augmenter son cours en bourse.

 

Certes, Macron aurait certainement été tout autant dénué de compassion dans son jupéterisme puéril s'il avait eu des enfants. Mais les conditions de l'exercice du pouvoir – et aussi de son accession – ont beaucoup changé depuis 50 ans. Ce n'est pas un hasard si beaucoup de grands responsables n'ont pas d'enfants. Ce texte n'évoque pas le rapport de ces responsables à leurs propres parents (dans le cas de Macron, ce n'est pas triste). Pour gouverner de manière non démocratique et arrogante, il faut faire fi des réalités, de la solidarité. Avoir des gosses signifie qu'on se coltine 30 fois par jour avec le réel. Les gosses obligent à relativiser, à voir plus loin que le bout de son nez. Or un dirigeant d'aujourd'hui a raison de toute façon, et il ne s'arrêtera que quand il aura fini de privatiser l'air pur, sans jamais se décentrer. Dans le cas de Macron, le fait qu'il ait une famille et une belle-famille complètement déglingos, hors normes, lui rend beaucoup plus facile une posture hors sol, un discours où un chat n'est jamais appelé un chat.

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 06:00

Une idée de génie des technocrates qui dirigent La Poste pour le grand bien-être des banques : distribuer, comme en Belgique, le courrier tous les trois jours (j'ai connu l'époque où, à Amiens, il m'arrivait de recevoir du courrier le samedi après-midi) et remplacer les bureaux de poste, dans de nombreuses communes, par des Agences postales communales (APC).

 

Lorsqu'une commune n'est pas assez rentable, La Poste cesse son activité, partiellement ou en totalité. La Mairie prend le relais en finançant une partie des services. La Poste justifie alors son départ en incriminant la désertion de la  zone concernée. Désertion qu'elle a elle-même occasionnée en réduisant ses horaires et ses jours d'ouverture. Ce système a été institué il y a au moins trente ans.

 

L'usager, pardon le client, pardon le contribuable paye alors deux fois la note. En plus de financer le service public postal en tant qu'usager, la commune et ses habitants payent le personnel au guichet, les locaux et leur sécurisation. Sans parler des assurances.

 

Le service est bien souvent restreint : pas de service bancaire, pas d'obligation de service minimum, certaines opérations postales sont impossibles, le réseau est de moins en moins dense.

 

C'est ainsi que l'on passe de La Poste service public à ce que les idéologues du capitalisme financier appellent "le service au public".

 

Source : CGT

 

La désertification du pays par La Poste
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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 05:48

Mes poumons de récent septuagénaire en savent quelque chose. Et même quand il m'arrive de pédaler une heure dans le célèbre Parc de la Tête d'or, situé dans le quartier le plus bourgeois de Lyon, censément poumon de la grande ville, je le ressens encore.

 

Le magazine « Bonheur et santé » publie un classement des dix villes les plus polluées en 2018 : Le secteur de Lyon/Villeurbanne arrive en tête.

Le classement élaboré par le magazine Bonheur et Santé précise les types de pollutions et prend en compte la qualité de l’air, de l’eau et des sols. Ainsi Lyon Villeurbanne (Rhône) arrive en tête du classement, en grande partie à cause de la pollution de ses sols. Bonheur et Santé  compte 2 millions de m² de friches industrielles contaminées au plomb, au chrome ou aux hydrocarbures : « on dénombre 66 sites classés pollués dont certains dangereux », est-il précisé. Par ailleurs, Lyon est l’une des villes françaises où les seuils de particules fines sont les plus élevés. « Elle a connu plusieurs épisodes de pics de pollution en 2017 malgré certaines mesures. Par endroit, on retrouve également des traces d’arsenic et de fort taux de nitrates dans l’eau », indique Bonheur et Santé. La ville de Villeurbanne, dans la métropole lyonnaise, est également pointée du doigt pour atteindre « des seuils critiques en ce qui concerne les taux de dioxyde d’azote et de particules PM10 ».

Paris est la ville la plus polluée en matière de qualité de l’air

Vient ensuite Marseille (Bouches-du-Rhône), avec 50 sites classés sensibles et 2 sites classés dangereux en cas d’accident. «  Marseille, en plus d’une pollution classique liée au transport routier, connaît de forts taux de pollution liés au transport maritime, sans compter les incidents liés aux carburants », précise le dossier. La cité phocéenne enregistre ainsi le plus fort taux de particules fines dans l’air. En cause notamment : la faible offre de transports en communs propres (une seule ligne de bus électrique), et l’absence de mesures incitatives en cas de pics de pollution. Paris arrive en troisième positions de ce classement avec une concentration de 35 µg/m³ de PM10enregistrée en 2015, alors que le seuil réglementaire français s’élève à 20 µg/m³. « La plus récente étude de l’OMS la classe première ville française polluée en matière de qualité de l’air, et 17e ville à l’échelle du monde », précise Bonheur et Santé.

La capitale française est suivie par la ville de Roubaix (Nord) dans ce classement, avec 38 sites contaminés au plomb et aux hydrocarbures et un taux de particules fines au-dessus des normes. En cinquième position se situe Strasbourg (Bas-Rhin) avec 40 sites pollués. Viennent ensuite Lille (Nord), Nice (Alpes Maritimes), Grenoble (Isère), Reims (Marne) et Le Havre (Normandie).

A noter que la ville de Pantin (Seine-Saint-Denis) enregistre un record de concentration de particules fines dans l’air, avec 36 µg/m³.

Le magazine cite néanmoins cinq villes ayant de faibles taux de pollution : à savoir, Vannes, Limoges, Brest, Pau et Perpignan.

 

Source

Lyon : la ville la plus polluée de France
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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 06:16
 
 

Par Jérôme Duval

La Grèce est sortie le 20 août dernier de la tutelle de la Troïka formée par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. Le pays avait certes un Etat particulièrement dysfonctionnel et un besoin indéniable de profondes réformes, mais sous l’effet de la politique imposée par cette Troïka depuis 2010, la quasi-totalité des indicateurs économiques et sociaux de la Grèce se sont fortement dégradés. Y compris son endettement public que cette politique était censée pourtant permettre de maîtriser. Cette intervention restera dans les annales comme un modèle de ce qu’il ne faut surtout pas faire si on veut réellement aider un pays à se redresser…

Le déclin de la Grèce ne se lit pas que dans les statistiques financières et économiques. Il saute aux yeux quand on se penche sur les indicateurs démographiques. Signe d’un mal qui est loin d’être conjoncturel. Depuis 2008, la Grèce a ainsi perdu plus d’un millions d’habitants, pendant que la France en gagnait plus de 3 millions et la zone euro plus de 8 millions. 

De plus, ce sont surtout des jeunes qui ont quitté le pays et en premier lieu les plus qualifiés d’entre eux. Sur 10 millions d’habitants, la Grèce compte près de 500 000 jeunes de 20 à 30 ans de moins qu’en 2008, faisant douter de la capacité du pays à se redresser dans le futur, faute de main-d’oeuvre jeune qualifiée.

En revanche, les personnes âgées sont évidemment restées sur place, aggravant ainsi les difficultés des systèmes sociaux.

 
 

La cure d’austérité imposée à la Grèce lui a fait perdre près d’un emploi sur cinq, soit 860 000 entre 2008 et 2013. Elle n’en a retrouvé que 240 000 depuis. 

 
 

 

Sous l’impact de la crise, le chômage avait explosé, culminant à 28 % en 2013. Depuis lors, il baisse lentement mais il devrait rester encore supérieur à 20 % cette année, selon la Commission européenne.

Une partie significative de cette baisse est liée à l’exode des jeunes plutôt qu’à l’amélioration de la situation de l’emploi. 

Sous l’impact de l’austérité, la demande intérieure grecque a baissé de plus de 30 % en volume et se redresse à peine ces dernières années. C’est un recul d’une ampleur assez comparable à celui qu’a récemment subi l’économie du Venezuela… 

 

 

Les dépenses publiques ont baissé, elles aussi, de plus d’un quart en volume et se redressent à peine, entraînant un coup de frein brutal sur l’entretien des infrastructures, d’énormes problèmes dans les systèmes de santé ou d’éducation et un appauvrissement massif des (nombreux) retraités restés au pays faute d’alternatives.

On ne voit pas bien en quoi toutes ces difficultés supplémentaires pourraient concourir à faire redémarrer dans le futur l’économie du pays… 

Le pire étant que cette austérité massive, et en particulier la baisse drastique des dépenses publiques, n’a absolument pas servi à limiter l’endettement public du pays, malgré l’annulation partielle de sa dette à laquelle il a été procédé en 2012 : depuis lors l’endettement public a regonflé de 20 points de PIB et n’a quasiment pas diminué ces dernières années.

Quand on maintient un pays dans la déflation et la récession, il ne peut de toute façon pas se désendetter. Et pour l’avenir, personne ne croit sérieusement que l’Etat grec parviendra à rembourser sa dette actuelle. Ce n’est que partie remise. 

Du coup, les revenus des Grecs ont fondu, perdant plus de 10 % en pouvoir d’achat en moyenne malgré la baisse des prix observée entre temps en Grèce, alors que, malgré la crise, les Français et les autres Européens gagnaient eux plus de 10 % de pouvoir d’achat en moyenne, creusant ainsi de nouveau les écarts au sein de la zone euro. 

Les salaires réels des Grecs ont baissé de plus de 15 % en moyenne, et continuent encore de diminuer pour l’instant.

La politique d’austérité, calibrée au départ de façon particulièrement injuste par la Troïka, avait fait bondir des inégalités, pourtant déjà très élevées, entre 2010 et 2012. Depuis l’arrivée de Syriza au pouvoir en 2015, celles-ci ont quand même reflué un peu grâce aux mesures de justice fiscale imposées par le gouvernement grec à la Troïka.

Cet article est publié en partenariat avec la plateforme européenne de data-journalisme, dont Alternatives Economiques est un membre fondateur.

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 05:36
Détente et politique (29)
Détente et politique (29)
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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 06:32
 
 
Je ne suis pas nutritionniste. J'avoue que j'avance empiriquement dans ce domaine pour me protéger, et surtout protéger mes enfants, contre les offensives désastreuses des industriels de la malbouffe.
Ici, un article de Pierre Bazin du site Resistance Inventerre .
 
C’est malheureux, mais les recommandations des nutritionnistes « officiels » sont souvent à mille lieues des enseignements de la science et du bon sens. Pourquoi ? Parce que l’alimentation est au cœur d’intérêts politiques, industriels et financiers puissants ! Voyez plutôt les 8 énormes mensonges qu’on entend quotidiennement dans les grands médias… et qui nuisent gravement à votre santé. 
Mensonge n°1 : Buvez un bon jus d’orange le matin !
La plupart des gens s’imaginent que les jus de fruit sont bons pour la santé. Et le très officiel Programme National Nutrition Santé (PNNS) les conforte dans cette erreur. Pour ces « experts », un verre de jus « compte » comme une portion de fruit. Ce n’est pas seulement faux: c’est dangereux. Car un verre de jus d’orange contient autant de sucre qu’un Coca Cola, avec les mêmes effets désastreux sur votre santé.
Pour les chercheurs de l’Université de Harvard, les boissons sucrées (sodas ET jus de fruits) sont responsables de 133 000 décès par diabète, 44 000 décès par maladie cardio-vasculaire et 6 000 décès par cancer [1]. Car le sucre est l’ennemi numéro 1 de votre santé. Les Français consomment 17 fois plus de sucre aujourd’hui qu’au 19ème siècle. Et comme par hasard, cette nouveauté a coïncidé un peu partout avec une augmentation vertigineuse de l’obésité, du diabète et de la quasi-totalité des maladies modernes.
Le pire est le fructose ajouté, que l’on trouve dans les pâtisseries mais aussi la plupart des produits industriels, sous forme de « sirop de maïs » ou « sirop de fructose-glucose ». Quant au sucre de table, composé à 50 % de fructose et à 50 % de glucose, il faut savoir qu’il est la nourriture privilégiée des… cellules cancéreuses ! Plus vous consommez de sucre, plus vous risquez de déclencher un cancer… et de l’alimenter.

Voilà pourquoi il est si important de réduire au maximum sa consommation de sucre, y compris celui des jus de fruits, même s’ils ont été soigneusement pressés par vos soins. Et ne croyez surtout pas que manger un fruit entier équivaut à boire du jus de fruit. D’abord parce que le jus empêche de vous rendre compte de la quantité de sucre que vous avalez. Saviez-vous qu’un seul verre de jus contenait le sucre de deux oranges ? Et que pour produire 1 seul litre de jus, il faut 2 à 3 kilos d’orange ?
Et surtout, les fibres du fruit ont l’avantage de « ralentir » le passage du sucre dans le sang. Lorsque le fruit est réduit en jus, sans les fibres, il augmente brutalement votre taux de sucre sanguin et force votre pancréas à injecter une dose massive d’insuline pour rétablir la situation.
Résultat : au bout de deux heures, c’est l’hypoglycémie. C’est la fameuse fringale de 10-11h, après un petit-déjeuner sucré. Au bout de quelques mois, c’est la prise de poids… Et au bout de quelques années, c’est l’ensemble de vos cellules que vous endommagez. Voilà l’effet que les sucres « rapides » produisent sur votre organisme… Et le pain n’y fait pas exception :
Mensonge n°2 : Le pain complet est la base d’une alimentation santé
Ah, le pain complet, les céréales complètes, voilà qui sonne « sain », n’est-ce pas ? Malheureusement, les choses ne sont pas si simples. Les nutritionnistes recommandent le pain complet car il contient une dose correcte de fibres et des vitamines (contrairement au pain blanc, très pauvre nutritionnellement).
Mais c’est loin d’être un aliment irréprochable. Le pain complet contient beaucoup de gluten, de sel et de pesticides (lorsqu’il n’est pas bio). Et contrairement à ce qu’on croit trop souvent, c’est un « sucre rapide ». On le sait grâce à la mesure de son « index glycémique », qui reflète la rapidité avec laquelle les aliments augmentent votre taux de sucre sanguin. Eh bien l’indice glycémique du pain (blanc ou complet) est très élevé (71), et même légèrement supérieur à celui du sucre de table (67) [2] !
Lorsque vous mangez du pain, votre taux de sucre dans votre sang augmente brutalement, et comme on l’a vu avec le jus d’orange, cela finit par dérégler votre appétit, favoriser le surpoids et accélérer le vieillissement de vos cellules. Choisir des aliments à indice glycémique bas est donc un des gestes les plus importants que vous pouvez faire pour votre santé… et votre tour de taille.
Si vous tenez à votre pain quotidien, préférez le pain complet au levain (bio), qui a l’avantage d’avoir un indice glycémique un peu plus bas. Mais ne croyez surtout pas que le pain complet, ou les céréales complètes en général, sont des aliments indispensables à une alimentation « santé ». Vous trouverez davantage de bonnes fibres et de vitamines dans les légumes.
Quelques précision fournies par une correspondante : Le blé complet est très indigeste et n’est pas préférable au farines blanches. L’idéal serait de consommer des farines semi complètes en ce qui concerne le blé et bio bien évidemment. Car en fait la farine complète contient le péricarpe qui est l’enveloppe externe du blé et qui va absorber les minéraux présents dans l’intestin. La farine semi complète elle en est débarrassée tout en contenant les autres enveloppes riches en fibres, nutriments, oligo-éléments.
De bonnes variétés de blés, non transformées et cultivées adéquatement ( sans apport azoté durant la croissance) permettent d’obtenir un blé qui contient un gluten bien plus digeste et bien moins nocif. Bref le gluten n’est pas mauvais en soit mais que c’est l’industrialisation faite autour du blé qui en à modifié la nature, le rendant nuisible à nos organismes.

Mensonge n°3 : Il faut manger « un peu de tout »

Combien de fois ai-je dû supporter cette vieille rengaine ? « Manger équilibré » ce serait tout simplement « manger un peu de tout ». Si l’on suit cette logique, cela voudrait dire qu’il faudrait manger « un peu de frites », « un peu de charcuterie », « un peu de viennoiseries industrielles », « un peu de pain blanc », « un peu d’huile de tournesol », « un peu de glace », boire « un peu de coca-cola ». Vous voyez le problème…
Manger « de tout » était un bon conseil quand toutes ces cochonneries n’existaient pas. Il était alors utile de varier les plaisirs au sein du cercle des aliments bons pour la santé (fruits, légumes, viandes, poissons, œufs, noix). Mais dans la jungle alimentaire que nous connaissons aujourd’hui, s’il y a une règle à suivre, c’est de manger le plus possible de bonnes choses, et le moins possible de mauvaises.
Manger « de tout » est d’autant plus inadapté qu’il existe des catégories d’aliments qui ne conviennent absolument pas à certaines personnes. Par exemple, les féculents sont bons pour les sportifs… mais désastreux pour les diabétiques. Le lait et le blé peuvent être consommés avec modération par ceux qui les tolèrent, mais doivent être évités à tout prix par ceux qui les digèrent mal. Ces derniers ne mangeront donc pas de « tout »… mais cela n’a aucune importance ! Car le lait ou les céréales ne contiennent aucun nutriment qu’on ne peut retrouver dans d’autres aliments (le brocoli contient plus de calcium que le lait)
Même les fruits peuvent être évités sans dommage pour la santé – du moment que vous consommez un maximum de légumes variés. Quant au régime végétarien, sans viande ni poisson, il est plus compliqué à équilibrer, mais pas impossible si vous avez une excellente connaissance de la nutrition !

Mensonge n° 4 : Surtout pas plus de trois œufs par semaine !

« Les œufs sont pleins de cholestérol ! Limitez-les au maximum, pour le bien de votre cœur et de vos artères ! » Et voilà comment un slogan sorti des années 1970 a privé inutilement des millions de personnes d’un des aliments les plus sains de la planète. Car cela fait maintenant des années qu’on le sait : le cholestérol contenu dans les aliments n’a aucune influence négative sur votre cholestérol.
La raison est simple : c’est le foie qui produit l’essentiel du cholestérol de votre organisme. Lorsque vous avalez du cholestérol contenu dans les aliments, le foie réduit d’autant sa propre « production ». C’est pourquoi vous pouvez avaler 3 œufs par jour sans que votre cholestérol (LDL) ne bouge d’un iota. Aucun risque, donc, pour votre cœur. Des études portant sur des centaines de milliers de personnes ont montré de façon répétée que ceux qui consomment beaucoup d’œufs n’ont pas plus de risque que les autres de développer une maladie cardiaque [3].
Face à cette avalanche de preuves, les autorités américaines ont fini par changer leur fusil d’épaule. Les nouvelles recommandations officielles, publiées en 2016, contiennent enfin, noir sur blanc, l’aveu qu’il est totalement inutile de réduire sa consommation d’aliments riches en cholestérol. Et cela tombe bien, car ce sont souvent des aliments extrêmement sains, comme les fruits de mer, le foie de veau (et autres abats) ou les sardines. Quant à l’oeuf, c’est un véritable « super-aliment » qui mériterait être consommé tous les jours.
Le blanc d’œuf est composé à 100 % d’excellentes protéines, idéales pour le petit-déjeuner. Et le jaune est rempli de vitamines (A, B2, B5, B6, B9, B12, D, E et K), d’anti-oxydants ainsi que de « choline », un nutriment rare qui protège votre mémoire. > D’ailleurs, saviez-vous à quoi la doyenne de l’humanité actuelle, l’italienne Emma Morano (116 ans !), attribue son incroyable longévité ? Aux trois œufs qu’elle mange tous les jours, depuis l’âge de vingt ans !

 

Mensonge n°5 : Remplacez le beurre par l’huile de tournesol
Priver les citoyens d’un « super-aliment » est dommage. Mais il est beaucoup, beaucoup plus grave de leur conseiller d’avaler un aliment toxique. C’est ce qui s’est produit dans les années 1970 (encore !), lorsque l’on a commencé à dire aux gens de remplacer les graisses animales, comme le beurre, par des huiles végétales, comme l’huile de tournesol ou de maïs. Or on sait aujourd’hui que ces deux huiles font partie des aliments les plus nocifs qui existent.
Le problème est qu’elles sont bourrées d’omégas-6, dangereux lorsqu’ils sont consommés en excès : ils augmentent votre risque de surpoids, de diabète… et de crise cardiaque [4] ! Etait-il au moins justifié de recommander de réduire les graisses animales, pour éviter de boucher les artères ?
Même pas. On s’est aperçu que le régime traditionnel des Eskimos (inuits) était composé presque exclusivement de viandes et poissons extrêmement gras comme le phoque, la baleine, le morse ou le renne… Et cela ne les empêchait pas d’avoir un des taux de maladie cardiaque les plus bas au monde ! En réalité, il n’existe aucun lien entre la consommation de graisses animales dites « saturées » et le risque de maladie cardiaque. C’est ce qu’a conclu le rapport de référence de 2010 sur le sujet, qui incluait 21 études et 347 000 personnes suivies.
Pour enfoncer le clou, deux chercheurs ont publié en avril 2016 les résultats d’une étude datant des années 1970, qui sont d’autant plus explosifs qu’ils ont été camouflés pendant près de 30 ans [5]. A l’époque, les chercheurs avaient sélectionné 9 000 personnes qui vivaient en établissement médicalisé, et dont ils pouvaient contrôler le régime alimentaire à 100 %.
Pendant des années, la moitié d’entre eux a suivi un régime alimentaire « classique », relativement riche en graisses saturées (beurre, fromage et viande). L’autre moitié s’est vu priver d’une bonne partie de ces graisses et, pour compenser, a consommé une dose importante d’huile de maïs. Eh bien au bout de cinq ans, les pauvres cobayes du deuxième groupe ont eu deux fois plus de crise cardiaque que ceux du premier (41 % contre 21 %) !
Voilà ce qui arrive quand on demande aux gens de consommer massivement des produits industriels (huile de maïs ou de tournesol) qui n’ont jamais fait partie du régime traditionnel d’aucun peuple sur la planète ! (les huiles d’olive et de colza, elles, sont consommées depuis des millénaires et sont précieuses pour la santé).
Les 8 plus gros mensonges officiels sur l’alimentation

 

Mensonge n°6 : les compléments alimentaires sont inutiles et dangereux
Quand on écoute les médias, les autorités ou les médecins, on a souvent l’impression que les compléments de vitamines, minéraux et autres micro-nutriments sont au mieux de la poudre de perlimpinpin, et au pire des poisons en puissance.
Il est vrai qu’il existe de véritables arnaques, particulièrement dans le domaine de la « minceur » : non, évidemment, vous ne perdrez jamais 5 kilos par mois en avalant des pilules ! Mais n’oublions pas que de nombreux médicaments ne valent pas mieux. D’après les Professeurs Even et Debré, plus de la moitié des médicaments vendus en pharmacie sont inutiles… avec des effets secondaires parfois effrayants.
Les compléments alimentaires, eux, sont inoffensifs dans l’immense majorité des cas. Et si vous les choisissez bien, ils peuvent faire une grande différence pour votre santé. Car contrairement à une idée reçue, il ne suffit pas de « manger équilibré » pour ingérer toutes les vitamines et minéraux dont votre corps a besoin. L’exemple le plus évident est la vitamine D. C’est une vitamine qui a la particularité d’être quasiment absente des aliments… et d’être synthétisée par notre organisme uniquement lorsque notre peau est exposée au soleil !
Et comme nous passons l’essentiel de notre temps entre quatre murs, il est très fréquent d’être en carence aujourd’hui. Selon une étude publiée en 2012, pas moins de 80 % des Français sont en déficit de vitamine D [6] ! C’est un chiffre dramatique quand on sait qu’une carence en vitamine D est associée à un risque plus élevé de mourir d’accident cardiaque, de cancer ou d’infection [7].
Voilà donc un premier complément alimentaire que presque tous les Français devraient prendre, tous les jours, la vitamine D ! Mais ce n’est pas le seul. Un effet pervers du développement de l’agriculture intensive est que les fruits et légumes sont désormais beaucoup moins nutritifs qu’avant. Des chercheurs ont calculé qu’une pomme d’aujourd’hui contient 100 fois moins de vitamine C qu’il y a 50 ans ! Et si vous voulez obtenir la même dose de vitamine A contenue dans une orange de la même époque, vous devez désormais en consommer 21 [8] !
Voilà pourquoi des nutritionnistes éminents, comme le professeur Willet de l’Université de Harvard, recommandent à tous, en plus d’une alimentation équilibrée, de prendre chaque jour un complément multivitamine de qualité.

Mensonge n°7 : Le « sans-gluten » est une mode stupide

On présente souvent le « sans-gluten » comme un « effet de mode », un « nouveau snobisme », voire même « un régime risqué ». Mon propre médecin m’a regardé avec pitié, il y a des années, lorsque je lui ai parlé d’arrêter le gluten. Pour la médecine officielle, si vous ne faites pas partie des 1 % de la population intolérante au gluten (maladie coeliaque), vous n’avez aucune bonne raison de vous en priver. Mais si vous écoutez les patients, vous entendez un tout autre son de cloche.
Ils sont de plus en plus nombreux à arrêter le gluten, et à témoigner du bien que cela leur a fait : fini les problèmes digestifs qu’ils traînaient depuis des années, fini les douleurs inexpliquées ou les fatigues anormales. Et pourtant, Dieu sait qu’il est pénible de devoir manger sans gluten 365 jours par an. C’est une protéine contenue dans les céréales comme le blé ou l’orge, et que l’on trouve donc dans la plupart des pains, des pâtes, des sauces et des gâteaux.
Manger « sans gluten » est donc un parcours du combattant dès que l’on sort de chez soi et que l’on mange à la cantine, au restaurant ou chez des amis. Ceux qui suivent ce régime ne le font pas par gaieté de cœur, et encore moins par effet de mode… mais bien parce qu’ils en constatent les effets sur leur santé ! Et la science leur donne raison. Car le blé d’aujourd’hui n’est pas le même qu’au début du 20ème siècle. Par croisements génétiques, le blé moderne contient 42 chromosomes, là où le blé ancestral n’en avait que 14.
Et l’un des effets de ce blé « mutant »… est qu’il contient beaucoup plus de gluten qu’avant ! Or la gliadine du gluten produit un effet désastreux sur votre intestin : il le rend plus perméable, plus poreux [9]. C’est dangereux, car votre intestin risque alors de laisser passer dans le sang des fragments d’aliments, ce qui peut déclencher des réactions inflammatoires, des douleurs… et même des maladies auto-immunes. Voilà pourquoi tout le monde gagnerait à réduire sa consommation de gluten, y compris ceux qui le supportent très bien.
Le seul « risque » que vous prenez, c’est de vous priver d’aliments peu recommandables comme le pain, les pâtes et la plupart des produits industriels… et de devoir compenser ce « manque » en mangeant plus de fruits, de légumes et de bonnes graisses !

Mensonge n°8 : Les produits laitiers sont nos amis pour la vie

Tout le monde l’a entendu au moins une fois : il faudrait manger « au moins 3 produits laitiers par jour ». C’est le conseil donné aux Français sans relâche depuis des dizaines d’années. Mais sur quoi repose-t-il vraiment… sinon sur l’influence du lobby laitier ?
On peut se poser la question quand on sait que les trois quarts de l’humanité ne possèdent pas l’enzyme permettant de digérer le lactose… et ne boivent donc pas la moindre goutte de lait à l’âge adulte. Sont-ils pour autant en mauvaise santé ? Pas du tout. Les Japonais vivent même plus longtemps que les Européens, sans le moindre produit laitier.

Mais ne manquent-ils pas de calcium ? Leurs os ne sont-ils pas fragiles ? Au contraire : ils subissent nettement moins de fractures que les scandinaves, qui sont pourtant les plus grands consommateurs de produits laitiers au monde ! En fait, la dose quotidienne de calcium indispensable à la santé de vos os est assez basse et très facile à atteindre sans la moindre goutte de lait.
Inutile, donc, de vous gaver de lait en croyant faire du bien à vos os. Et ce d’autant moins que les produits laitiers ont une face très sombre :
    • Le lait non bio contient de forts taux de pesticides ; >
    • Le lait de vache est riche en hormones bovines (œstrogène, progestérone et insuline) utiles à la santé du veau, mais inadaptées à notre organisme ;
    • Et de nombreuses études ont établi que les gros consommateurs de lait ont plus de risque que les autres de contracter un cancer de la prostate [10].
Et je ne vous parle pas des dégâts digestifs que peut causer le lait chez ceux qui le digèrent mal. Or les intolérants au lactose sont beaucoup plus nombreux qu’on ne l’imagine : en France, ils représentent environ 41% de la population !
Bref, ne vous forcez surtout pas à manger le moindre produit laitier. Et si vous les appréciez, essayez de ne pas dépasser une portion par jour, de privilégier le lait de brebis ou de chèvre… et de les choisir bio !
Un choix de vie saine…
J’ai essayé de rassembler pour vous les mensonges les plus criants, mais ce ne sont pas les seuls, hélas ! Et si vous pensez que cette lettre peut être utile à d’autres, n’hésitez pas à la partager autour de vous ! Car ne trouvez-vous pas qu’il est important d’agir contre une telle désinformation ? Le temps n’est-il pas venu de contrer la propagande d’industriels qui cherchent à nous vendre leur marchandise à tout prix, sans se soucier de notre santé ? N’est-il pas urgent de former une immense chaîne de solidarité et de VÉRITÉ sur l’alimentation santé ?
Xavier Bazin
PS : si vous n’êtes pas encore inscrit et que vous souhaitez recevoir mes messages,

 

Sources :
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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 05:26
Une bien plaisante sotie de Gérard Filoche sur le discours patronal :

 

La DRH : - « Bonjour Monsieur l’inspecteur, je vous présente mes collaborateurs… »


- Ah, vous avez des gens extérieurs à l’entreprise, ils ne sont pas déclarés ?


- Mais non, bien sûr, ils sont salariés. Ici, dans l’entreprise, bien sûr.


- Pourquoi vous les appelez collaborateurs ?


- Mais on les appelle comme ça, ce sont des collaborateurs…


- Mais, Madame, vous savez ce qui caractérise un contrat de travail, c’est un « lien de subordination juridique permanente ». Je parle en droit. Tout salarié est «subordonné ». On ne peut à la fois, être « collaborateur » et « subordonné ».


- Monsieur l’Inspecteur on les appelle ainsi, par respect, pour les associer…


- Madame, le mot « collaborateur » n’existe pas une seule fois dans le Code du travail, restez donc sur un plan juridique, c’est clair : un « salarié » !


- Mais enfin monsieur l’Inspecteur, on a le droit d’appeler nos… nos collaborateurs comme on veut.


- Madame, vous faites de l’idéologie. S’il vous plait, pas avec moi.


- Comment ça ?


- C’est de l’idéologie que d’appeler un salarié « collaborateur ». Ça peut faire croire, qu’il est sur un pied d’égalité avec vous dans son contrat mais ce n’est pas le cas. C’est parce qu’il est subordonné qu’il a des droits. Le code du travail, c’est la contrepartie à la subordination. Supprimer la notion de subordination, ça enlève la contrepartie. Ça fait croire que dans l’entreprise, tous ont le même « challenge», le même « défi » (pour parler français), sont dans le même bateau. Jusqu’à ce que le patron parte avec le bateau et que le salarié reste amarré sur le quai au Pôle emploi, et il s’aperçoit alors qu’il n’était pas collaborateur mais bel et bien subordonné…Le patron et le salarié n’ont pas les mêmes intérêts. L’un cherche à vendre sa force de travail le plus cher possible, l’autre veut la lui payer le moins cher possible.


- Là, monsieur l’inspecteur, c’est vous qui faites de l’idéologie !


- Vous croyez ? Le Medef veut remplacer la "subordination" par la "soumission librement consentie" (compliance without pressure) il espère comme ça enlever toute "contrepartie". Puisqu'il y aurait "collaboration" il n'y aurait plus besoin de droit. Il remplacerait le contrat de travail signé entre deux parties inégales par un contrat entre deux parties présumées égales c'est à dire par un contrat commercial. Tous VTC, tous Deliveroo. Tous Foodora. Tous Ryan Air. Bon alors, les mots ont une importance cruciale, je propose d’arrêter tous les deux, Madame la DRH, et pour nous départager, de nous en tenir au droit du travail tel qu'il existe encore, au seul état de droit dans l'entreprise, donc on parle de « salariés » désormais. Uniquement.


- Bien mais c’est dommage, j’utilise « collaborateur » parce que c’est valorisant…


- C’est vous qui le dites ! Vous ne vous demandez pas pourquoi on n’a pas mis le mot « collaborateur » en 1945-46 dans le code du travail ?


- C’est une question de génération…On n’a pas le même sens pour le même mot…


- C’est certain. « Collaborateur », c’est marqué d’infamie. On n’a donc pas la même approche. Allez, n’en parlons plus, mais encore une fois, soyez correcte : appelez vos salariés des salariés…

 

 

De l'importance du sens du mot "collaborateur" ... et de quelques autres
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