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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 05:45

Je ne suis pas un fana du diesel. Ce carburant émet beaucoup d'oxyde de carbone et des particules fines. Le gazole est fortement taxé au Danemark et en Suisse, vendu plus cher que l'essence aux États-Unis mais en France il est moins cher et moins taxé que l'essence, ce qui surprend nos voisins depuis fort longtemps.

 

Le gouvernement de Macron de Rothschild envisage d'augmenter très nettement la taxe sur le diesel. Mais, semble-t-il, pour les voitures uniquement. Les poids-lourds, les autocars, et surtout les navires ne seraient pas frappés. N'oublions pas que les 15 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l'ensemble des 760 millions d'automobiles de la planète. Un porte-conteneurs consomme 10 000 tonnes de diesel pour faire l'aller et retour Europe-Asie. 100 000 navires sillonnent les mers quotidiennement. La flotte de plaisance française est d’environ 500 000 unités, dont 5 000 yachts de plus de 60 mètres. Un navire de plaisance moyen consomme environ 900 litres de fuel en seulement une heure (un foyer français consomme 2 à 5 000 litres de fuel par an).

 

Près de 5 000 000 de poids-lourds traversent la France. Et n'oublions pas qu'un hectare agricole consomme 100 litres de fuel par an.

 

Le non-fumeur que je suis est scandalisé par l'augmentation incessante des taxes sur le tabac. Ces taxes frappent en priorité les pauvres. Débourser 300 euros mensuellement pour une personne qui fume un paquet par jour est un pur scandale. L'augmentation des taxes sur le diesel relève de la même chasse aux pauvres. 

 

Ci-dessous, un superbe navire diesel fabriqué en France

 

 

 

La paranoïa sélective du diesel
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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 06:32

La manifestation unitaire du 19 avril 2018 ne fut pas un plein succès, c'est le moins qu'on puisse dire. La CFDT en était absente, normal puisqu'elle prépare son ralliement aux “ réformes ” de Macron de Rothschild, par exemple en refusant un 1er Mai unitaire à la CGT. Quant à FO, son attitude m'a rappelé que, quand dans une réunion syndicale, quelqu'un disait “ FO ”, il y avait toujours un plaisantin pour répondre “ Fesses Ouvertes ”.

 

Quand les cheminots luttent pour la préservation de leur statut, ils luttent pour le statut de toute la Fonction publique. Ce statut est, déjà aujourd'hui, bien plus qu'écorné.

 

Voyez à quelle vitesse sidérale le gouvernement de Macron de Rothschild a bouleversé la nature du baccalauréat et les conditions d'entrée dans l'Université. Le projet (“ C'est notre projeeeet ! ”) était ficelé depuis longtemps dans les cartons du Patronat français. Il en va de même pour la fin de la Fonction publique. Les serviteurs des banquiers et du CAC 40 pourront, en plus, s'inspirer de ce qui s'est fait dans le reste de l'Europe.

 

Ohé, les fonctionnaires, bougez-vous ! S'il n'est peut-être pas trop tard, il n'est plus trop tôt.

Ohé les fonctionnaires, on se réveille ?
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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 05:30
Ci-dessous un article de Presse Océan
CHU de NANTES : Suspension d’un chirurgien cardiologue qui s’oppose à la casse de l’hôpital public

 

Après14 ans d’exercice au pôle de chirurgie cardiaque du CHU de Nantes et avoir exercé pendant plusieurs années à l’hôpital Pompidou à la satisfaction de tous, le docteur Hubert-François CARTON a été suspendu par le directeur du CHU, M. Sudreau avec l’aval de la Commission Médicale d’Etablissement (CME), en attendant la décision du CNG (Centre de Gestion des Praticiens Hospitaliers).

 

Ce qui est reproché au docteur Carton ? Aucune faute professionnelle, mais d’avoir provoqué un « dysfonctionnement » du pôle de chirurgie cardiaque en ne respectant pas les consignes d’économie imposées par la direction du CHU qui applique à la virgule près la politique de casse du Service Public Hospitalier de Mme Buzyn, ministre de la Santé de Macron.

 

Le chirurgien a dénoncé les reports d’interventions. En 2017, 320 opérations de chirurgie cardiaque ont été renvoyées en 2018. Il s’est aussi opposé à la sortie -pour libérer des lits- de patients dont l’opération avait été reportée, ce qui risquait de mettre leur vie en danger.

 

Ce qui est reproché à ce chirurgien c’est d’être intervenu pour le bien des patients, pour que l’hôpital public joue le rôle qui doit être le sien: répondre aux nécessités de soins pour les usagers qui lui sont adressés. Le syndicat CGT du CHU demande sa réintégration immédiate et engage des actions pour y parvenir.

 

Les déprogrammations sont la conséquence du manque de lits en réanimation et dans les différents services. Pour faire des économies la direction les supprime et réduit les effectifs. En 2016, sous l’injonction Marisol Touraine, ministre de la Santé du gouvernement PS d’Hollande, la direction du CHU a fermé 350 lits. Chaque année, c’est 1 000 à 1 200 lits de chirurgie qui ont supprimés en France. Ce n’est pas assez, la ministre de la Santé de Macron en veut plus !

 

Le manque de moyens, le manque de personnel, le manque de lits, le manque d’instruments chirurgicaux, des salles de blocs opératoires « gelées » faute d’anesthésistes, les réductions des plages opératoires, les examens radiologiques faits à minima pour respecter les plans d’économies drastiques, c’est le quotidien de nombreux hôpitaux. Les conséquences pour les patients sont dramatiques. L’allongement des délais de prise en charge « entraine une augmentation de la mortalité de 9% pour tous les patients et de 30% pour les patients les plus graves » (François Braun, Président du syndicat des urgentistes Samu-Urgences de France).

 

La Ministre de la Santé Agnès Buzyn prépare la Réforme de l’hôpital public  dont l’objectif avec, la réduction drastique des dépenses, l’austérité renforcée, les suppressions de services, les fermetures d’hôpitaux dont la fusion par territoire est accélérée, l’introduction du privé dans l’hôpital public, est la casse de l’hôpital public, sa privatisation, avec le recul de plus en plus grave de conséquences de la possibilité de l’accès aux soins pour tous, des conditions de travail insupportables pour les personnels hospitaliers.

 

Contre cette politique et pour le développement d’hôpitaux publics au service de tous, des luttes se développent, des mouvements de grève à répétition ont lieu dans plusieurs hôpitaux, des contestations du personnel hospitalier sont de plus en plus nombreuses.

SOURCES :

http://www.presseocean.fr/actualite/sante-chu-de-nantes-le-chirurgien-cardiaque-suspendu-selon-la-cgt-16-03-2018-265444

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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 05:38
 
photo d'archive

Une analyse du NPA 

Le mouvement de grève entamé le 22 janvier aux urgences de l’hôpital Lyon Sud a fait tache d’huile. Si les personnels des urgences de Lyon Sud ont « suspendu » leur grève le 19 mars (« mais on sera encore là pour les actions », affirment-ils), le mouvement concerne à présent quatre autres hôpitaux, et dépasse le cadre des Hospices civils de Lyon (HCL).

À l’hôpital Édouard Herriot, les deux services d’urgences et la post-urgence reconduisent la grève depuis plus de 8 semaines. Ils ont été rejoints par les personnels des urgences de l’hôpital de la Croix-Rousse, avant que ceux de l’hôpital Saint-Luc-Saint-Joseph, hôpital privé avec mission de service public, n’entrent eux aussi dans la bagarre. Et la semaine dernière, ce sont les urgences de l’hôpital psychiatrique du Vinatier qui ont rejoint le mouvement.

« Y’a urgences, l’hôpital est malade »

Course à la rentabilité, tarification à l’activité, « lean management », développement de l’ambulatoire, fusions et regroupements : depuis 10 ans, ce sont plus de 1 000 postes qui ont été supprimés sur l’ensemble des HCL. Et pour 2018, la direction annonce officiellement 159 nouvelles suppressions de postes. En réalité, il y en aura davantage, car elle a écarté de son calcul les postes effectivement supprimés mais externalisés. Dans tous les services, les difficultés liées au manque de personnel et de moyens se font sentir et les conditions de travail se dégradent.

Mais c’est d’abord aux urgences, plus sensibles à l’augmentation de l’activité notamment pendant la période hivernale, que les personnels ont dit « stop ». Avec des temps d’attente interminables, des patientEs qui passent la nuit dans des brancards à cause du manque de lits, les soignantEs ont depuis longtemps le sentiment que, dans de telles conditions, ils ne peuvent plus faire leur travail. Dans chaque service, ils et elles ont formulé des revendications propres, qu’on peut résumer globalement ainsi : plus de moyens, plus de personnel, l’embauche des contractuels, ainsi que des revendications salariales (ils dénoncent notamment les nuits majorées 80 centimes de l’heure).

Dès le départ, les grévistes de Lyon Sud ont eu le souci d’étendre leur mouvement. Alors qu’ils peinaient à toucher les autres services de leur hôpital, c’est surtout dans les services d’urgence des autres hôpitaux lyonnais qu’ils ont trouvé des relais, aidés en cela par des liens déjà existants entre collègues des différents hôpitaux, conscients de faire face aux mêmes types de problèmes.

Difficile de se mobiliser à cause des assignations : service minimum oblige, les grévistes sont la plupart du temps contraints de continuer à travailler tout en s’affichant en grève, dans des services en 12 heures, en alternance jour/nuit… et cela les oblige à se réunir et se mobiliser sur leur temps de repos. Mais qu’importe, quand on est déterminé !

Construire la contagion

Autant de raisons de se coordonner entre hôpitaux en lutte. Dans presque toutes les assemblées générales de chaque hôpital, des grévistes d’autres hôpitaux sont présents pour échanger sur le mouvement. Des actions communes ont été organisées, devant la Direction générale des HCL, puis devant l’Agence régionale de santé (ARS). Les grévistes ont confectionné en commun affiches et banderoles qu’ils ont placées devant tous les hôpitaux mobilisés ainsi que dans des lieux publics, à la fois pour rendre visible leur mouvement et en réponse à la politique de certaines directions locales (notamment sur l’hôpital Édouard Herriot) qui faisaient arracher systématiquement toutes les banderoles. Le cortège hospitalier, très dynamique, a été remarqué dans la manifestation du 15 mars au côté des Ehpad et des retraitéEs, ainsi que le 22 mars avec l’ensemble de la fonction publique, où ils ont fièrement pris la tête du cortège. Le 3 avril, après un rassemblement devant l’ARS, ils étaient plusieurs dizaines d’hospitalierEs à rejoindre la manifestation des cheminotEs. Pour le moment, les directions locales ne lâchent que des miettes : un poste d’aide-soignant « en essai » à Lyon Sud, quelques postes de brancardiers à Édouard Herriot … bien en deçà de ce qui serait nécessaire pour que les services puissent tourner correctement ! À chaque entrevue, les responsables interpellés, directions, ARS, se renvoient la balle… si bien que de plus en plus de salariéEs sont conscientEs que c’est à l’échelle de tout le pays qu’il faudra faire pression.

De fait, les mobilisations se multiplient partout dans les hôpitaux. L’exemple de Lyon prouve qu’il est possible pour des grévistes de sortir de l’isolement en s’adressant aux autres et en menant des actions communes. Une expérience à généraliser : l’heure est bien à tenter de rassembler et coordonner toutes ces colères.

 

 

Source

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 05:37
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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 05:25
Texte repris du Grand Soir

 

 

 

"Je vais obéir à leur commandement." C’est ainsi que Luis Inácio Lula Da Silva a confirmé ce matin qu’il se conformera à l’ordre de son emprisonnement, mais il a précisé que "personne aujourd’hui ne dormira avec la conscience aussi tranquille que la mienne".

 

L’ancien président du Brésil a participé à une messe en hommage à sa défunte épouse, samedi dernier, au Syndicat des Métallurgistes de la banlieue de Sao Paulo où il a été barricadé pendant deux jours pour négocier sa reddition à la police et a dit qu’il n’avait pas peur. "La mort d’un combattant n’arrête pas la révolution, s’est-t-il écrié. "Ils se trompent s’ils pensent que je vais m’arrêter, je n’arrêterai pas parce que je ne suis pas un être humain, je suis une idée ", a-t-il déclaré.

 

Lula a affirmé que beaucoup de gens lui ont conseillé de demander "l’asile en Uruguay", mais qu’il ne veut pas être un "fugitif". "Je fais quelque chose de très conscient ", a-t-il dit, faisant référence à sa reddition à la police. Cependant, il a dit que "plus de jours on me laissera en prison, plus de Lulas vont se lever dans ce pays". "Les puissants peuvent tuer une, deux ou trois roses, mais ils n’arrêteront jamais l’arrivée du printemps", a-t-il ajouté.

 

"Je suis le seul être humain poursuivi pour posséder un appartement qui n’est pas à moi, et ils savent que Lava Jato (Lavage express) a menti en disant qu’il m’appartenait, le MP (député) a menti de même, et j’ai pensé que (le juge) Moro allait rétablir la vérité, or il m’a condamné ", a dit Lula. Et il a ajouté : "Je n’ai pas besoin de preuves, j’ai ma conviction" (....) "Je n’ai pas peur".

 

Lula a dit qu’il voudrait avoir un débat avec le juge Moro " sur la plainte qu’il a déposée contre moi, j’aimerais qu’il me montre des preuves, j’ai déjà mis les juges au défi" a-t-il dit.

 

L’ancien président brésilien a fait référence au "rêve" qu’a signifié pour lui le fait de gouverner et aux mesures qu’il a prises. Dans ce contexte, il a dit : "Si ce fut un crime d’aider le peuple, je resterai un criminel". Il a dit qu’il n’était pas contre l’affaire du "Lavage express" en elle-même, mais qu’il veut que l’on recherche celui qui a « volé ».

 

D’autre part, il a dit qu’il traversait maintenant "une passe difficile". "Je suis peut-être dans le plus profond moment de révolte que peut éprouver un être humain, ce n’est pas facile la souffrance qu’endurent ma famille, mes enfants et ce qu’a vécu Marisa" a déclaré Lula.

 

Avant, il avait remercié Dilma Rousseff pour avoir été à ses côtés jusqu’à maintenant. "Dilma a été la personne qui m’a donné la tranquillité d’esprit de faire presque tout ce que j’ai réussi à faire à la présidence, en raison de la confiance dans le sérieux, la qualité et la compétence technique de Dilma", a-t-il dit en la regardant bien en face.

 

Il a également remercié l’ancien ministre des Affaires Etrangères Celso Amorin, qui a été " le ministre des Affaires étrangères le plus important que ce pays ait jamais eu et qui a fait du Brésil un partenaire mondial " et l’ancien ministre de l’Education Fernando Haddad "qui a connu la meilleure période de l’éducation brésilienne ". Ces deux personnes sont considérées comme le plan B du Parti des Travailleurs puisque Lula ne peut plus se présenter à la présidence.

 

Il a également fait référence à d’autres militants qu’il a remerciés pour leur soutien et a qualifié le syndicat (des métallurgistes) d’"école". "J’avoue que j’ai vécu mes meilleurs moments politiques dans ce syndicat, je n’ai jamais oublié mon numéro de syndicaliste, le 2598 en septembre 1968. Et d’un côté comme de l’autre, la relation que je maintiens avec ce syndicat est à mon avis la plus forte qu’un président ait jamais eue ", a-t-il dit.

 

Lula a également critiqué la presse pour avoir généré une "campagne" et et a déclaré qu’il ferait pression pour une "régulation des médias" afin que les citoyens ne soient pas les cibles de "mensonges".

Traduction : Simone Bosveuil

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 08:48
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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 05:25
L'arnaque des Agences postales communales
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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 05:39

 

 

Á ce qu’on en sait, l’acte héroïque du colonel Beltrame n’est pas survenu par hasard. Officier de gendarmerie, Arnaud Beltrame intègre à l’âge de 30 ans l’Escadron de parachutistes d’intervention de la Gendarmerie nationale, une formation d’élite chapeautée par le Groupement de sécurité et d’intervention. Il y sert comme “ chuteur ”, parachutiste sautant de 8 à 10 000 mètres d’altitude, le plus souvent de nuit. En 2005, il assure – au péril de sa vie – l’exfiltration d’une ressortissante française en Irak, ce qui lui vaut la croix de la Valeur militaire.

 

Homme qui se veut complet, il est diplômé de l’École européenne d’intelligence économique. Chrétien, il est également franc-maçon, membre de la Grande Loge de France de rite écossais, que l’on peut qualifier de plutôt progressiste (cette obédience joua un rôle important dans l’acceptation de la contraception en France).

 

Une semaine avant sa mort tragique, le colonel Beltrame avait connu un drame personnel très éprouvant. Il avait enterré son père, âgé de 71 ans, mort d’une noyade en mer en août 2017. Son embarcation avait été récupérée un mois plus tard mais son corps n’avait été retrouvé qu’en février 2018 dans les filets d’un bateau de pêche.

 

Lorsqu’Arnaud Beltrame décide seul, de son plein gré, de risquer le tout pour le tout, y compris sa vie, pour sauver une employée du supermarché, il n’est pas mû par une impulsion soudaine de tête brûlée. Il se lance en connaissance de cause, avec une arme de poing – dont il ne pourra se servir – et un téléphone portable qu’il pourra laisser branché pendant tout le temps de la négociation. Sa tentative sera couronnée de succès, mais il y perdra la vie.

 

Lors d’un hommage national, le président de la République Emmanuel Macron a qualifié Arnaud Beltrame de « héros français ». Autant je crois savoir ce qu’est un héros, une personne de grand courage, auteur de hauts faits, autant j’ai du mal à concevoir ce qu’est un héros « français ». Tout comme j’éprouverais quelques difficultés à cerner ce qui distingue un héros belge d’un héros portugais. Sophie Scholl et Lucie Aubrac n’avaient pas la même nationalité mais elles menèrent, avec héroïsme, le même combat contre le nazisme. Se lever à mains nues contre la barbarie n’a pas fait de l’une une héroïne « allemande » et de l’autre une héroïne « française ».

 

Macron et les siens peuvent – sincèrement, j’imagine – admirer la geste du colonel Beltrame, tout dans leur parcours, dans leurs pratiques et dans leurs visées indiquent qu’ils sont aux antipodes du héros de Trèbes. Lorsque l’on casse ce qui appartient et sert à tous pour le seul profit d’une infime minorité, on est des destructeurs de civilisation, contrairement au colonel qui tenta, par des heures de discussion, de ramener un fanatique dans la sphère des humains. Lorsque l’on soumet La Poste aux exigences d’Amazon, lorsque France Télécom cesse d'œuvrer pour le bienfait des usagers et devient une pourvoyeuse d’objets au service de clients, lorsque l’on oblige la SNCF à entrer en compétition avec des sociétés privées qu’elle a dû elle-même créer et qu'on la fait fonctionner selon un logiciel mis au point par une entreprise privée étasunienne, on n’a plus que faire de l’intérêt général et de la République. On soumet le bien public à la convoitise du privé qui ne connaît que les égoïsmes et l’immédiat. Lorsque l’on fractionne le peuple des travailleurs (« Vous les anciens de la SNCF gardez votre statut, vous les nouveaux entrants, débrouillez-vous sans »), on tue la fraternité sans laquelle des héros comme Aubrac ou Beltrame n’auraient pu exister.

 

Je dirai que ce qui rassemble les héros, c’est qu’au nom d’idéaux, de grandes valeurs qui peuvent parfois les dépasser, ils agissent pour l’intérêt général contre les intérêts particuliers, le leur au premier chef.

 

La sécurité des citoyens n’est pas un service. C’est un droit. Comme l’éducation ou la santé. C’est en conformité à cette éthique qu’Arnaud Beltrame, pour l’employée du supermarché, mais aussi pour nous tous, est allé, en pleine conscience et en pleine lumière, à la rencontre de son destin tragique.

 

 

Le colonel Beltrame, Macron et le statut des cheminots

 

PS : je ne suis bien sûr pas le seul à connaître cette phrase de Brecht : « Malheureux les peuples qui ont besoin de héros », tirée de sa pièce La vie de Galilée, qui met en scène la lutte entre la science et la théocratie, entre la raison et l'obscurantisme.

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 05:41

 

Je reproduis un article (non signé) publié par le site Daily Geek Show.

 

Le jambon de parme est un produit prestigieux, emblématique de la gastronomie italienne et de la région de Parme. Mais derrière cette image lissée, se cachent les affreuses conditions d’élevage des porcs.

DES CONDITIONS D’ÉLEVAGE ATROCES ET CONTRAIRES AUX RÉGLEMENTATIONS EUROPÉENNES

 

Dans la région de Lombardie dans le nord l’Italie, les porcs élevés pour la production de jambon de Parme, produit emblématique de la région, vivent des conditions misérables. Un scandale qui a été révélé en vidéo par l’association, Eurogroups for animals – une organisation qui tente de faire évoluer les normes d’élevage prévues par l’Union européenne – et largement partagé par les associations de protection des animaux L214WelfareGaia et la Fondation Brigitte Bardot.

La vidéo montre les images insoutenables de six élevages intensifs (entre 3 000 et 10 000 porcs) de la région fournissant les AOP Jambon de Parme, Toscane et San Daniel. Les bêtes montrées sont malades, blessées et sont maintenues dans des conditions d’hygiène déplorables, cannibalisées par les autres porcs lorsqu’ils sont trop faibles et blessées pour se défendre. Enfermés dans des stalles individuelles qui ne leur permettent pas de bouger, les cochons développent des problèmes psychologiques et se blessent régulièrement aux pattes.

L’Union européenne interdit ce type d’élevage en 2013, au profit de l’élevage en groupe et en enclos. Malheureusement, beaucoup d’élevages ne l’appliquent pas réellement.


On voit également des cochons dont la queue a été coupée, ablation qui sert à réduire l’agressivité des animaux dans les élevages de groupe, mais dont la pratique est interdite par l’Union européene depuis vingt ans.

 

DES NORMES AOP INCOMPLÈTES

Pourtant, reconnu comme Produit à Appellation d’origine Protégée, le jambon de parme bénéficie d’aides européennes à hauteur de 7,36 millions d’euros pour trois de ses programmes de promotion. La ville de Parme, berceau de la production du fameux jambon, a été désignée comme la meilleure ville d’Italieconcernant la production alimentaire par la fondation Qualivita.

Les produits bénéficiant de la mention AOP sont tenus de respecter un cahier des charges précis et de se soumettre à un système sévère de contrôle adopté par un institut agréé par le ministère des politiques agricoles, alimentaires et forestières. Malheureusement, le bien-être animal ne semble pas figurer dans les termes du cahier des charges de l’AOP et on semble bien loin du pur produit du temps et de la nature revendiqué par jambon de Parme. 

 

LES ASSOCIATIONS EN COLÈRE 

L’association Gaia demande désormais aux consommateurs de boycotter le jambon de parme dans les supermarchés pour faire cesser ces affreux élevages. Certains supermarchés, comme les chaînes belges Colruyt et Delhaize, ont déjà répondu à la polémique en assurant qu’ils avaient appelé leurs producteurs pour en savoir plus et leur demander s’ils étaient concernés par ces images. Dans ce cas, ils cesseraient la commercialisation de ce jambon.

L’organisation Eurogroups for animals a par ailleurs lancé une pétition pour faire appliquer les réglementations de l’Union européenne dans les élevages de porcs, end pig pain. La pétition vise notamment à interdire la castration à vif des porcelets, les dents rognés, l’ablation de la queue et l’enfermement dans des stalles qui ne répondent pas aux normes européennes.

D’après le consortium du jambon de Parme qui représente les principaux acteurs de la filiale, l’association Gaia n’essaie pas de défendre le bien-être animal mais veut simplement s’en prendre à la marque, en diffusant régulièrement des vidéos choquantes pour faire fermer leurs élevages. Ironique. 

 

DES CONDITIONS RÉGULIÈREMENT DÉNONCÉES
 

« Cette nouvelle enquête dévoile encore une fois les conditions atroces endurées par les animaux élevés pour leur chair. Que ce soit pour du jambon de Parme, des lardons ou des côtes de porc, les cochons souffrent lorsqu’ils sont confinés dans de petits espaces obscurs et insalubres, sont mutilés, maltraités et ne reçoivent pas de soins vétérinaires adéquats.

Après cette courte vie de douleur et de détresse – et s’ils survivent à cet environnement sordide – ils finissent à l’abattoir où ils sont suspendus la tête en bas et sont violemment égorgés. Ces êtres intelligents et sensibles méritent bien mieux », a par ailleurs déclaré l’association PETA.

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