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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 14:20
Radio Macron ment, Radio Macron ... (sur l'air de la Cucaracha)
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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 06:48

Sophia Chikirou, qui a viré Aude Rossigneux du Média (à la manière de Bolloré), a été proche de Fourest, Fabius, Bockel, Mélenchon, Sanders. Elle a soutenu Sarkozy en 2007. Jean-Luc, faites gaffe !

 

Cette affaire Chikirou est emblématique de cette peste qui mine le monde des médias et le monde politique : la prise de pouvoir des gens de la com' dans les médias et dans la politique. Á l'instar de Chikirou, les gens de la com' ne sont ni de droite ni de gauche : ils sont de la com' et leur discours, leurs pratiques, ont fini par recouvrir ceux des politiques et de ceux qui veulent être, désespérément, des journalistes.

 

Bolloré chez les Insoumis

 

 

La lettre d'Aude Rossigneux à la direction du Média :

 

Chers pilotes, copilotes, stewards et cher(e)s camarades,

Hier, l’annonce de mon éviction du journal, et de mon licenciement du Media m’a assommée au point que je n’étais pas en mesure de répondre comme je l’aurais voulu. Je ne suis pas sûre d’être encore en état d’affronter un dialogue direct. Écrire est une façon de parler sans être interrompue. Voilà ce que j’aurais pu dire si la force ne m’avait manquée.

Je suis arrivée au Média parce qu’on est venu me chercher. J’étais alors la femme de la situation, parée de toutes les vertus. Trop, peut-être… L’idée d’une télé différente, engagée mais libre, portée par ses téléspectateurs et non par l’argent, d’une rédaction unie par un idéal commun mais où seraient respectées les individualités m’a enthousiasmée. Je m’y suis lancée à corps perdu, et pendant la période de pré-lancement, j’ai été envoyée au charbon chez les confrères plus ou moins bien disposés, pour présenter et défendre le projet. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je me suis exposée…

J’ai été chargée de la plus lourde responsabilité, celle de recruter une équipe. Je n’ai pas à rougir du résultat : avec ses faibles moyens, la rédaction est performante, unie, et d’un engagement total. Trop, peut-être, j’y reviendrai.

Tout ce travail, je l’ai fait bénévolement, sans recevoir un sou pendant plusieurs mois. Je ne le regrette pas, je demande seulement qu’on s’en souvienne.

Pendant la période de lancement proprement dite, je n’ai pas davantage ménagé ma peine. L’organisation, qui n’est pas mon fait, était sans doute perfectible. L’autogestion c’est plus simple sur le papier que sur le terrain. Mais il a bien fallu faire avec. Et on a fait ! Jusqu’à la limite de nos forces. Ce devrait être une préoccupation majeure du Comité de pilotage : les troupes sont toujours motivées, mais épuisées, et pas loin du « burn out » comme le montrent plusieurs arrêts de travail.

Dois-je porter seule la responsabilité des difficultés, des tensions, et des imprécisions de réglage ? En quoi ai-je démérité ? Qu’est ce qui me vaut ce traitement d’une violence et d’une brutalité qui me laisse dans un état de sidération. Une brutalité qui n’est pas exactement conforme à l’idée que chacun se fait d’un « management » de gauche. Une brutalité qui serait peut-être un sujet pour LeMédia si elle était le fait d’un Bolloré…

Un dernier mot sur la brève conversation que j’ai eue, à la fin de notre rendez-vous d’hier, avec Sophia, qui m’a demandé comment on allait « gérer la communication, » à l’extérieur, et si j’allais faire du mal au Média en popularisant mon éviction. Comment peut-on me soupçonner d’une telle petitesse ? J’ai tissé avec la rédaction des liens de confiance, d’estime, et d’amitié. Mes camarades peuvent compter sur ma loyauté. Et si mon éviction risque de « faire du mal » au Media, qui en est responsable, ceux qui le décident ? ou ceux qui en parlent ? Cet épisode est une blessure. Je ne renie rien de l’esprit du projet que j’ai défendu. Et que je continuerai à défendre. Le voir abimé n’est pas un plaisir, c’est une souffrance.

Je n’avais peut-être pas mérité, il y a quelques mois, cet excès d’honneurs. Le Comité de pilotage s’honorerait en m’expliquant en quoi je mérite à présent cet excès d’indignité.

Salut et fraternité

Aude

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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 06:39

 

 

Je sais que je vais encore fâcher l’ami Philippe. Les Danois ont en effet décidé de relever de 10km/h la vitesse sur les routes où ils l’avaient précédemment baissée. Il se trouve que, dans un pays qui ne compte par ailleurs que 10 radars, les accidents ont diminué de 11% et le nombre de morts de 13%.

 

Mais, attention ! Les Danois sont honnêtes : ils n'affirment pas qu’il y a une relation de cause à effet automatique entre l’augmentation de la vitesse et la baisse du nombre d’accidents. Ils se contentent simplement, pour l’instant, de constater.

 

Les Danois ont observé qu’augmenter la vitesse fluidifiait la circulation. J’ai personnellement vécu le problème d’une vitesse trop basse il y a une bonne trentaine d’années alors que je me trouvais en Tchécoslovaquie. Il n’y avait pas de limitation de vitesse à 80 km/h mais, de fait, nous étions limités à 80, voire 70, voire 60. « Nous », c’est-à-dire les Tchèques et les touristes qui roulions dans des voitures occidentales (la mienne était à l’époque une Peugeot 304, pas une Maserati). Sur des routes au revêtement moyen, nous cohabitions avec des Škoda et autres Trabant qui atteignaient péniblement le 80 km/h en descente avec le vent dans le dos. C’était absolument infernal. Je me suis senti bien moins en sécurité sur ces nationales tchèques que sur le périphérique d’Abidjan.

 

Lorsque la vitesse est trop basse, des conducteurs peu civiques, mais pas forcément dans l’illégalité, peuvent tenter des dépassements de véhicule et de limites de vitesse pouvant conduire à des accidents. En effet, les limitations ne sont pas adaptées au comportement des automobilistes.

 

Enfin, il en va des radars comme des caméras de surveillance : ils ne répondent pas aux buts qu’ils prétendent poursuivre. Quand on pense que, dans un village banal des Alpes, truffé de caméras de surveillance, un type a pu – sans se faire repérer ni être arrêté dans son entreprise – assassiner une enfant et transporter son corps à des kilomètres alors que 150 personnes festoyaient à deux pas, on sait très bien que la fonction des caméras n’est pas d’empêcher les crimes et autres incivilités. Leur but est de mettre en pratique le célèbre avertissement de 1984 : « Big Brother vous regarde ». Même chose pour les radars qui n’empêchent pas les accidents, les conduites dangereuses mais qui sont là pour dire aux automobilistes : « Nous vous fliquons, partout, plus qu’hier et bien moins que demain et, par ailleurs, nous vous détroussons. »

 

Sous le banquier Jupiter II, la France est plus que jamais un pays de répression. Le Danemark s’efforce d’être un pays de prévention.

 

 

Danemark : les limites de vitesse passent de 80 à 90 km/h
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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 16:48

... de l'Éducation nationale après cinq ans de macronisme.

Un couple de retraités ...
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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 06:39

 

Il semble qu’Amazon, non contente de scruter ses employés avec l’œil de Big Brother, ait l’intention de contrôler leur corps. L’entreprise vient d’acquérir deux brevets afin de « surveiller une performance relative à des tâches assignées ». Les employés redoutent d’être équipés de bracelets pour contrôler en permanence leur productivité, non pas fixés à la cheville comme c’est le cas pour les repris de justice, mais au poignet.

 

Selon le New York Times, « la technique proposée par Amazon émettrait des impulsions produites par ultrasons et des transmissions radio pour suivre la localisation des mains d'un employé en relation avec les corbeilles d'inventaire, et fournir un “retour haptique ” [du grec ἅπτομαι (haptomai) qui signifie « je touche », désigne la science du toucher] pour orienter le travailleur vers la corbeille correcte.

 

Pour Amazon, cette technique permettrait de rationaliser les tâches en temps, en guidant l’employé tout au long de la journée pour que tous ses gestes soient productifs.

 

Les entrepôts Amazon détiennent déjà des records en matière de caméras de surveillance et de chronomètres. Le flicage par code-barres est poussé à l’extrême, comme le décrivait récemment un article de Libération : « C’est en tant que pickeuse que j’ai découvert l’univers d’Amazon. L’univers du code-barres. Tout a un code-barres chez Amazon : les articles, les 350 000 emplacements sur les étagères, les chariots qui servent à déplacer les produits commandés, les gens qui poussent ces chariots, les imprimantes, les voitures. Les scannettes portatives dont chacun est équipé pour lire les codes-barres ont aussi un code-barres. Elles sont reliées au réseau wi-fi, qui peut les localiser dans l’entrepôt. Tout a une réalité physique doublée d’une existence informatique. Les managers qui sont derrière leur ordinateur savent en temps réel, grâce à ces outils, où se trouve un livre, sur quel chariot il a été enregistré, quel intérimaire pousse le chariot, où il se déplace dans l’entrepôt, à quelle heure il s’est mis au travail en scannant son code-barres personnel, quelle a été la durée exacte de sa pause, et combien d’articles il "picke" par heure. Cette productivité personnalisée est évaluée en permanence, et des managers viennent trouver individuellement chaque picker pour lui donner sa performance et le conseiller si celle-ci n’est pas satisfaisante. "Il faut être plus dynamique, tu perds trop de temps en ramenant les articles à ton chariot, tu es à 85 articles par heure", m’a lancé un jour un manager au détour d’un rayon, alors que je n’avais jamais vu cette personne auparavant. Mais les remontrances peuvent aussi prendre une forme numérique. Si vous garez par exemple votre chariot sur un emplacement gênant, le code-barres qui y figure permet de savoir que c’est le vôtre, et vous recevez un message sur l’écran de votre scan : “ Merci de garer ton chariot sur les emplacements autorisés. ” »

 

Á bas les travailleurs épanouis, vivent les robots soumis !

 

Les bracelets ne feraient pas gagner grand-chose à l’entreprise. Ils renforceraient la crainte suscitée par un contrôle permanent, la peur de la peur en quelque sorte, et aussi la dépossession du travail. En attendant la robotisation complète des entrepôts

 

 

Source 

 

Pas (encore) de boulet aux pieds pour les employés d’Amazon
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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 16:39

En fait, il y a une petite erreur dans cette photo : les dirigeants sont nettement moins nombreux que cela.

Pitié pour les dirigeants du PS !
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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 06:35
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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 06:27

 

 

Chaque fois que l’on écrit sur Tariq Ramadan, on n’oublie jamais de rappeler qu’il est le petit-fils du fondateur des Frères musulmans Hassan el-Banna. Fondée en 1928, la société des Frères musulmans visait à lutter contre la colonisation britannique par le biais d’un islam social et la stricte observance de la loi islamique. Hassan el-Banna sera assassiné le 12 février 1949, vraisemblablement par des membres des services secrets égyptiens. Il ne mourra pas sur le coup : on le laissera baigner dans son sang pendant des heures. Son gendre et héritier spirituel Saïd Ramadan poursuivra son projet panislamiste.

 

Né en 1926, Saïd Ramadan fondera la branche palestinienne du mouvement lancé par son beau-père. Puis la Société islamiste d’Allemagne, enfin la Ligue musulmane mondiale. On peut d’ailleurs se demander si son fils n’éprouva pas un malin plaisir à enseigner dans la plus prestigieuse des universités anglaises alors que le combat de son grand-père avait été motivé par l’impérialisme britannique.

 

Saïd épouse la fille aînée de Hassan qui lui donnera cinq garçons, dont Tariq, et une fille. Il crée la branche de Jérusalem des Frères musulmans en octobre 1945. Il prêche à la mosquée Al-Husseini d’Amman fréquentée par le roi Abdallah. En mai 1948, il repart avec des volontaires pour la Palestine aider Abdel-Kader al-Husseini à lutter contre le tout récent État hébreu. Le roi Abdallah le nomme chef de la cour militaire de Jérusalem, mais il démissionne après deux mois. Certains pensent qu’il entretient alors une relation privilégiée avec les États-Unis dont la politique au Moyen-Orient est de limiter l'influence de la France et du Royaume Uni. Il part au Pakistan, pays fondé en août 1948 – sur des bases islamiques – après la partition de l’Empire des Indes. Très apprécié, il intervient régulièrement sur Radio Pakistan et va jouer le rôle d’ambassadeur culturel du Pakistan dans les pays arabes. Il se coiffe du jinnah, le chapeau rendu célèbre par Muhammad al-Jinnah, fondateur du pays. Il reçoit un passeport diplomatique qu’il utilisera lorsque sa nationalité égyptienne aura été révoquée.

 

Le 8 décembre 1948, après l’assassinat du Premier ministre égyptien par les Frères musulmans, le mouvement est déclaré illégal. Saïd Ramadan retourne en Égypte en 1950 et publie à partir de 1952 le mensuel Al-Muslimun où il défend les idéaux de Sayyid Abul Ala Maududi, théologien pakistanais partisan d’une application rigoureuse de la Charia (l’un de ses préceptes favoris étant : « Toute chose dans l'univers est ‘ Musulman ’ car obéissant à Dieu en se soumettant à Ses lois »).

 

Au début des années cinquante, les États-Unis nouent des relations avec les Frères musulmans en qui ils voient des alliés contre Nasser et les mouvements panarabes au Moyen-Orient. En 1953, Saïd Ramadan participe à un colloque sur la culture islamique à l’université de Princeton, sous l’égide de la Bibliothèque du Congrès, congrès qui concrétise les relations entre le gouvernement des Etats-Unis et les islamistes. La même année, le président Eisenhower reçoit à la Maison Blanche une délégation incluant Saïd Ramadan.

 

En 1954, Saïd Ramadan est arrêté suite à la dissolution des Frères musulmans, puis relâché et expulsé. Il s’établit à Damas et étend l’influence des Frères musulmans en Syrie, au Liban et en Arabie saoudite. Dans son esprit, l’Arabie saoudite doit devenir la base de l’islamisation mondiale.

 

En 1958, il s’établit à Genève, où naîtra Tarik. Il se rend en Allemagne où il prend contact avec les fondateurs du futur Centre islamique de Munich (Islamische Gemeinschaft in Deutschland, IDG). En 1959, il obtient un doctorat de droit (jurisprudence de la charia) de l’université de Cologne. Son directeur de thèse le trouve « intelligent mais un petit peu fanatique » [sic]. Fondé pour d’anciens transfuges de l’Armée rouge issus des républiques musulmanes de l'URSS, l’IGD devient la branche allemande des Frères musulmans. Puis il s’intéresse au Centre islamique de Genève qu’il a fondé en 1961. Il établit un centre à Londres en 1964. Ces fondations sont facilitées par des contributions saoudiennes.

 

Le 30 août 1965, Nasser accuse les Frères musulmans d’avoir reconstitué leur organisation et de fomenter un coup d’État. Leur leader est arrêté, jugé et pendu le 29 août 1966. Saïd Ramadan est au nombre des accusés. Condamné par contumace à trois peines de 25 ans, il perd sa nationalité égyptienne. À Genève, il est un temps menacé de kidnapping par des agents égyptiens. Là, il devient l'ami de François Genoud, banquier suisse proche des nazis depuis sa rencontre avec Hitler et converti à l’islam. En 1973, il participe à l’établissement du Conseil islamique européen à Londres. On le soupçonne d’être l’auteur d’un plan d’islamisation de l’Europe daté de 1982 et découvert en 2001 par les renseignements suisses.

 

Il meurt le 4 août 1995 et est enterré au Caire, l’Arabie saoudite lui ayant refusé une sépulture.

 

Jésus, Marie, Joseph ! On peut donc dire qu’en ce qui concerne Tariq, bon sang ne saurait mentir.

 

Connaissez-vous le père de Tariq Ramadan ?
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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 06:36

 

Je reproduis ci-dessous de larges extraits d’un article du site Russia Today. Indispensable RT ! C’est autre chose que BFMtv ! Pour ceux qui en douteraient encore, ce n’est pas la télé-Brejnev. Un petit bémol à cet article : comme la plupart des francophones, l’auteur utilise à tort le mot « absentéisme ». Il veut parler, en fait, d’absences. L’absentéisme, c’est la volonté d’être absent, de manière habituelle ou systématique, de son travail. Utiliser le mot « absentéisme », c’est déjà condamner l’autre. Les premiers absentéistes (absentees) étaient des lords anglais qui possédaient d’immenses territoires en Irlande mais n’y mettaient jamais les pieds.

 

 

 

Hémorroïdes, grippe ou cancer : votre patron pourra-t-il bientôt connaître le motif de vos arrêts ?

 

 

L'Assurance maladie expérimente une action qui fait déjà polémique auprès des professionnels de la santé. Cette branche de la Sécu va livrer aux employeurs les motifs des arrêts de travail, dans les établissements de plus de 200 salariés.

 

Ce programme, lancé pour l'instant au stade expérimental depuis novembre 2017, ne manquera pas de faire parler de lui : celui de dévoiler aux entreprises les motifs d'absence de leurs salariés – de manière toutefois anonyme.

 

L'entreprise connaît son taux d'absentéisme, mais n'a pas de point de comparaison avec ses concurrents. Lui apporter ces informations peut la "challenger".

 

Pour Laurent Bailly, responsable du département des services aux assurés en charge du programme, l'arrêt maladie est d'abord perçu par l'entreprise comme un coût : « L'entreprise connaît son taux d'absentéisme, mais n'a pas de point de comparaison avec ses concurrents. Lui apporter ces informations peut la "challenger" [Orwell l’avait fort bien expliquer : quand on utilise des mots horribles comme celui-là, c’est qu’on ment]. Et lui faire amorcer une réflexion sur ses conditions de travail, puisqu'on sait qu'il y a une corrélation entre ces dernières et le nombre et la durée des arrêts. »

 

Parmi les inquiétudes qui pourraient être soulevées par cette pratique : la violation du secret médical. Une disposition qui a été mise en place en France, dans sa première forme, en 1810. Toutefois, là-dessus, Laurent Bailly assure que « qu'il n'est pas possible, même de manière indirecte, de tracer [sic : autre anglicisme, autre mensonge] les personnes ». « Par ailleurs, nous nous focalisons uniquement sur les établissements de plus de 200 salariés. Dans les plus petites sociétés, l'employeur pourrait trop facilement établir un lien évident avec tel ou tel collaborateur », garantit-il.

 

Et si Laurent Bailly signale que « les partenaires sociaux ont donné le feu vert pour cette expérimentation », il promet que, pour l'instant, «seuls les arrêts pour troubles musculo-squelettiques [TMS], les lombalgies, et ceux liés aux risques psychosociaux [RPS] » seront ciblés par l'Assurance maladie. Par conséquent, les virus et maladies de longue durée comme le diabète sont pour l'instant écartés de la transmission des données. Mais jusqu'à quand ? D'autant que l'Assurance maladie, fait savoir Laurent Bailly, a déjà créé des « algorithmes [pour] reconstituer la pathologie [...] comme la dépression [...] à partir des consultations et des remboursements de médicaments », si l'institution n'avait pas reçu le motif précis de l'arrêt.

 

Des professionnels de santé inquiets

 

Le secret médical serait-il sans importance ? L’Assurance maladie le bafoue.

Le docteur Jérôme Marty, de l'Union française pour une médecine libre (UFML), s'interroge et interpelle sur Twitter Nicolas Revel, actuel directeur général de l'Assurance maladie : « Le secret médical serait-il sans importance ? L’Assurance maladie le bafoue, et pour l’instant pas d’interrogation ou de réactions autres que sur réseaux sociaux. Information mensongère ?

 

 

Le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI), quant à lui, s'indigne sur Twitter d'«une expérimentation scandaleuse, en violation du secret médical».

 

Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France (FMF), se montre quelque peu résigné : «Plus rien ne m'étonne : atteinte à la vie privée [et] secret médical piétiné ! Pas besoin de la Cnil [Commission nationale de l'informatique et des libertés] ? Nicolas Revel se croit tout permis ?».

 

Concernant la CNIL, chargée de protéger les libertés des citoyens et sa vie privée, Laurent Bailly atteste que le programme n'avait pas « de demande d'autorisation à effectuer » auprès d'elle. « Pour l'utilisation de ces données à titre expérimental, nous sommes couverts par des décrets qui permettent une simple déclaration de conformité », a-t-il expliqué.

Vers la fin du secret médical
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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 06:21
Ci-dessous, un article édifiant de Vila sur les vaccins publié par Le Grand Soir.

 

Le nombre de vaccins obligatoires est passé de trois à onze pour les nourrissons nés après le 1er janvier. Cette nouvelle poussée vaccinale vient après une période ambiguë où depuis 2012, le vaccin DTPolio seul n’était quasiment plus trouvable dans les pharmacies. Les seuls vaccins disponibles étaient le DTPolio avec 1, 2 ou 3 vaccins supplémentaires.

 

C’est d’autant plus choquant que cette situation n’était que de la seule initiative de l’industrie pharmaceutique. Et naturellement c’est la Sécu (donc nous) qui s’acquitte du surcoût indu. Dans le souci de conforter les profits de Big Pharma, le gouvernement est donc allé un cran plus loin en rajoutant tous les vaccins sur le marché. Seul celui du cancer de l’utérus n’a pas osé être ajouté, même si le débat a quand même eu lieu. Ceci est la preuve éclatante de la connivence entre l’industrie pharmaceutique et le pouvoir. Passons ainsi en revue les nouveaux vaccins obligatoires :

 

On va d’abord y rajouter la Coqueluche. Historiquement le premier vaccin à cellules entières a été largement administré aux enfants après 1949, c’est à dire bien après que les décès par coqueluche ne baisse de 75%, et c’est bien embêtant pour justifier une quelconque actions des vaccins. En science cela s’appelle la causalité, alors qu’en pharmacie, cela s’appelle une mystification. De plus l’immunité naturelle comme celle acquise par le vaccin sont toutes les deux temporaires. Si la vaccination peut prévenir les symptômes cliniques, elle ne bloque pas l’infection, ou la transmission de la maladie. Les gens vaccinés pouvant être silencieusement infectés et transmettre l’infection sans manifester de symptômes (même après avoir reçu cinq vaccins) « l’immunité collective » est forcement une illusion. Mais à la limite engraisser les grandes firmes sans que cela ne porte atteinte à la santé des individus, on se doit d’y être habituer dans un système capitaliste. Mais le vaccin à cellules entières utilisé aux États-Unis jusqu’à la fin des années 1990 était un vaccin extrêmement réactif (fièvre, douleurs, l’irritabilité pour 65% des enfants). Des convulsions et des états de choc se produisaient dans un cas sur 875 vaccinations. L’inflammation du cerveau se produisait dans un cas sur 110.000 vaccinations. Avec des dommages irréversibles au cerveau dans un cas sur 310.000 vaccinations. Finalement en 1996, après quasiment 50 ans de service, ce vaccin a été remplacé par le vaccin acellulaire, toujours aussi peu efficace mais beaucoup moins réactif. Mais le problème n’est pas là, à force de jouer aux apprentis sorciers, des scientifiques ont publié les preuves tangibles qu’au cours des 65 dernières années, la bactérie B.pertussis s’était adaptée efficacement aux deux vaccins. Ces bactéries produisent davantage de toxines qui diminuent le système immunitaire et peuvent provoquer de graves maladies. Par ailleurs la coqueluche est parfaitement traitée par l’antibiothérapie.

 

Vaccin suivant : l’hépatite B, le célèbre. Lors de la calamiteuse campagne de vaccination des années 90 dans les collèges, Douste-Blazy, a multiplié les interventions intempestives et les mensonges : « 20 000 morts par an, transmission par la salive et le baiser ». La prévalence de la maladie, en France, ne justifiait nullement la généralisation de cette vaccination au-delà des groupes à risque, en particulier les professionnels de santé. Quel intérêt et quel bénéfice, pour un nourrisson, de recevoir un vaccin dont l’utilité pour lui sera nulle, sans parler des complications inévitables, niées mais ô combien réelles. Deux faits avérés et incontestés que les pro-vaccination taisent : l’incidence de la sclérose en plaques est passée de 5,5 (cas pour 100 000) en 1993 à 8,9 en 2003. Il est aussi intéressant de voir que le nombre annuel de doses de vaccin HB vendues en France, suit pas à pas le nombre de SEP post-vaccinales signalées chaque année à l’agence de pharmacovigilance.

 

Le méningocoque est une bactérie dont il existe plusieurs variantes (on parle de sérotypes) : A, B, C, W, Y etc. Dans la grande majorité des cas, l’infection par ces bactéries ne donne lieu à aucun problème. D’ailleurs la transmission donne le plus souvent lieu à un portage asymptomatique de la bactérie. L’Institut de Veille Sanitaire français reconnaissait en 2011 que 5 à 10% des Français abritent ces bactéries dans le nez ou la gorge, sans être malades. Passé l’âge de 25 ans, 90% des gens sont naturellement immunisés. Dans de rares cas, il peut hélas se produire une infection dite "invasive" qui se manifeste alors dans 70% des cas par une méningite (avec 5 à 6% de mortalité) et dans le quart restant, l’administration précoce d’antibiotiques assure une guérison assez rapide, sans séquelles. La souche C ne représente que 20 % de toutes les infections invasives à méningocoque en France. Naturellement plus on vaccinera contre le type C, plus les autres sérotypes occuperont la niche bactérienne laissée vide ou presque par la vaccination. Contrairement aux affirmations officielles péremptoires selon lesquelles la baisse de l’incidence serait forcément imputable à la vaccination, il s’avère que la différence d’incidence n’est que d’1 cas par million entre un pays comme la Grande-Bretagne qui vaccine systématiquement les enfants depuis 1999 et la France. Dans ce cas là aussi, s’il ne s’agissait que de donner du fric à Big Pharma, à la limite ce ne serait pas grave, mais le problème est que le risque de la vaccination contre le méningocoque C est de 500 fois supérieur à celui de la maladie naturelle. De plus seul un quart des enfants vaccinés conservent réellement des anticorps protecteurs, une fois adolescent. En d’autres termes, cela signifie donc que les autorités font courir à nos enfants des risques tout à fait disproportionnés pour un bénéfice tout à fait négligeable et non durable. Ainsi, comme l’a bien indiqué Virginie Belle : "Vacciner plus de 800 000 enfants français pour en épargner 8 serait une bonne chose, si toutefois, les effets indésirables des vaccins n’existaient pas."

 

Ensuite l’Haemophilus ! En effet, l’argument promotionnel fut de prendre l’exemple de la Finlande. En Finlande il y avait environ 250 méningites à Haemophilus par an, grâce à la vaccination elles ont été éradiquées. En France, il y a à peu près le même nombre de méningites à Haemophilus, donc en vaccinant on va les éradiquer aussi. Imparable !! Sauf que, la population de la Finlande est dix fois moindre que la France, avec, une fécondité de 1,6 enfant par femme en Finlande contre 2,1 enfants par femme en France. Un simple calcul arithmétique montre, donc que le risque de méningite pour un nourrisson français est 18 fois inférieur à un enfant finlandais.

 

Le pneumocoque est une des principales bactéries responsables de méningite. Pour cette raison depuis 2003, le Prevenar, vaccin contre 7 types différents de pneumocoques a été recommandé pour tous les enfants de moins de 2 ans. En 2008, 85% des petits de cette tranche d’âge avaient bénéficié du vaccin. Or une enquête pharmaco-épidémiologiste française présentée par le professeur Guillemot le 3 octobre à Chicago lors du congrès mondial sur les maladies infectieuses vient de montrer que loin d’avoir disparu sous l’effet de la vaccination, le nombre de cas de méningite à pneumocoques a augmenté en France. En effet le problème du pneumocoque est qu’il s’agit d’une bactérie qui existe sous plus de 90 formes différentes. Dans beaucoup de pays, le vaccin s’est révélé très efficace, avec une réduction spectaculaire des infections invasives attribuées aux sérotypes qui étaient présents dans le vaccin. Le problème, c’est que d’autres pneumocoques sont venus « coloniser » la gorge des enfants. Les scientifiques savaient que cela allait arriver, mais l’hypothèse était faite que ces nouveaux pneumocoques seraient moins dangereux. Malheureusement, certains l’ont été tout autant que les précédents.

 

Le vaccin ROR protège contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. En vérité, la seule chose qui ait pu être prouvée pour le vaccin ROR, comme pour tous les autres vaccins, c’est qu’il entraîne une augmentation des anticorps vis-à-vis de ces trois maladies. Le Dr Blaylock, neurochirurgien et chercheur, a écrit et donné de nombreuses conférences pour montrer que si la vaccination augmente les anticorps vis-à-vis de certaines maladies, elle dépriment l’immunité cellulaire qui est le type d’immunité le plus important pour la protection contre les maladies. Il a aussi précisé que l’immunité réelle obtenue grâce aux vaccinations, est relativement faible et limitée dans le temps. Dans le passé, on a traité les cas de rougeole, rubéole et oreillons comme des maladies bénignes de l’enfance. L’hystérie généralisée d’aujourd’hui n’existait tout simplement pas. Les enfants restaient simplement quelques jours à la maison jusqu’à ce que leurs symptômes disparaissent. En effet dans les années 1970, la rougeole était considérée (du moins en France) comme une maladie "presque toujours bénigne".

 

 

Vaccin undécavalent

 

Depuis que les grandes firmes (pharmaceutique ou pas) existent, la logique de concurrence et de maximisation des profits est toujours la même et sera toujours la même. Mais peut-on leur reprocher ? Je ne crois pas. Si ce n’est pas Roche ou Merck qui jouent avec notre santé, ce seront leur concurrent direct qui s’en chargeront et qui les avaleront lors de la prochaine fusion. Ce n’est pas la nationalité des firmes, ni la structure (publique ou privée) qui changera quelque chose. La seule solution pour éviter ces catastrophes sanitaires est la prise de possession des ouvriers et des patients de l’outil de production et de recherche. Eux seuls sauront ce qui est bon pour leur santé. Eux seuls pourront flécher les budgets de la santé publique vers des maladies graves et invalidantes plutôt que perdre du temps dans des maladies imaginaires mais bankable. Il ne faudrait pas remettre en cause la prééminence de la science, y compris avec les vaccins, et de la même manière qu’il serait stupide d’être contre le nucléaire (combat conte le CO2), contre les OGM (voir insuline) ou contre la nanotechnologie, il serait stupide de s’opposer aux vaccins. Les cas sont rares (variole) mais il existe des cas où leur balance bénéfice/risque a été profitable. Et rien ne dit que d’autre vaccins ne pourront être développés mais pour cela, seul l’objectif du bien-être commun devra prévaloir et non celui du retour sur investissement à court terme. Et seule une étude effectuée par des chercheurs soustraits aux intérêts des firmes pourra valider un nouveau médicament.

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