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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 07:51

http://s1.lemde.fr/image/2011/05/04/534x267/1517028_3_411b_photo-de-dominique-strauss-kahn-et-anne.jpgJe reprends ici une réflexion de Michel Broué publiée sur son blog Mediapart (link). j'en recommande vivement la diffusion.


La déviance, sous toutes ses formes. Déviance par rapport aux règles de base de la morale politique et à celles de la morale individuelle. Les connivences discrètes et tenaces, à Marrakech, à New York, à Marseille, et ailleurs. Les groupes de pression organisés, depuis des années, depuis peut-être des décennies, groupes de pression encadrés et soutenus par les moyens professionnels de la « communication ». La communication politique, qui n'est somme toute que de la triche, triche construite et pensée pour égarer le journaliste et le citoyen. L'appât du gain comme moteur de l'engagement politique, et tant pis si on saccage ce qui reste de l'un des plus beaux idéaux de l'histoire humaine. Le fric via le pouvoir, le fric/le fric/le fric, qui salit le socialisme presque autant que le stalinisme a souillé le communisme. Le cynisme de tous ces gens, qui savent ce qu'ils font.


Ce qu'ils font, et faisaient ? Chercher à imposer au pouvoir, si possible au pouvoir suprême, un homme qui leur assurerait protection et liberté de gain.

Et nous, nous les citoyens, nous qui sommes loin de ces bandes-là, qu'en savons-nous ? Je vais écrire ici ce que je sais, ce que je pressens, ce dont nous ne voulons plus. Puissent ces quelques lignes engager ceux qui en ont les moyens à poursuivre et approfondir les enquêtes, pousser des langues à se délier. Pour qu'enfin ceux dont nous ne voulons plus disparaissent du champ politique de notre République. Avant qu'ils ne nous emmènent tous à la catastrophe.

Pourquoi a-t-on partout entendu dire que Strauss-Kahn et Cahuzac ont « proposé leur démission », alors qu'ils y ont été contraints, l'un par Jospin, l'autre par Hollande ? Qui a donné cette « information » ? Je voudrais qu'on retrouve les traces des communiqués.

Pourquoi est-ce la même personne (Anne Hommel), qui a collaboré de si près et si longtemps avec Jean-Christophe Cambadélis dans bien des structures, puis a conseillé pendant des années Dominique Strauss-Kahn, qui depuis quelques jours est chargée de la communication de Jérôme Cahuzac ? Quels sont ses liens avec Stéphane Fouks et son entreprise ? Il faut maintenant que nous sachions.

Une autre personne (Marion Bougeard), liée à la même entreprise de communication, fut conseil de Liliane Bettencourt avant d'être celui de Cahuzac. Il y a quelques semaines, elle menait une entreprise de déstabilisation personnelle de Fabrice Arfi particulièrement répugnante. Nous ne voulons plus de ces gens-là et de leurs méthodes.

Pourquoi a-t-on entendu la même antienne répétée à satiété, celle de « l'homme superbement intelligent », du « meilleur ministre », du « grand économiste » tant à propos de Strauss-Kahn que de Cahuzac ? Car derrière l'énergie, le culot sans borne et les talents de bateleurs de ces deux hommes, on cherche en vain les contributions, les idées nouvelles, les apports de l'un ou de l'autre aux terribles problèmes de l'économie. Oui, pourquoi ? Eh bien parce qu'il s'agissait, avec les méthodes communicantes, d'imposer un homme qui pouvait s'avérer utile au groupe, si on le mettait en situation de pouvoir.

Je voudrais qu'on examine les diplômes universitaires d'un certain nombre de personnes de ce groupe. Les hommes-clef ne sont pas si nombreux, ce devrait être possible. Et on se souvient du cynisme avec lequel Alain Bauer a cherché à imposer son propre domaine de recherche (sic) au monde universitaire, afin d'obtenir sa propre chaire. Tiens ! Avec l'aide de Sarkozy.

Je voudrais que l'on cherche vraiment à comprendre le comportement de Cahuzac depuis décembre dernier. Pourquoi ces mensonges si entêtés, pourquoi ces aveux soudains, pourquoi ce montant (600 000 €) auquel personne de sérieux ne donne crédit ? Tout laisse à penser que cet argent, ce montage, ne sont pas qu'une entreprise personnelle. Qu'il a menti, puis avoué, pour protéger autre chose. Quoi ? Qui ? Il dit vouloir revenir à l'Assemblée. Cela doit-il être entendu comme une menace voilée ?

Je voudrais que l'on enquête plus sur les liens, personnels, politiques, financiers, directs ou indirects, qui unissent par exemple Fouks, Strauss-Kahn, Cahuzac, beaucoup des « strauss-kahniens », certains des ex-« rocardiens », certains des ex-responsables de l'UNEF des années 80-90,  leurs « petites-mains », et bien d'autres... — et il semble nécessaire que Manuel Valls, ministre de l'intérieur, s'explique sur ses liens avec l'entreprise et les personnes qui ont assuré et assurent la « communication » de Strauss-Kahn et de Cahuzac.

Si on connait maintenant le comportement dégueulasse de Strauss-Kahn vis-à-vis des femmes, qu'en est-il de ses liens avec la droite – devenue la droite extrême – et l'argent ? Si on découvre les amitiés de Cahuzac avec les anciens du GUD, qu'en est-il des liens anciens et récents d'autres membres du groupe cité ci-dessus avec la droite extrême, et le fric ?

Je voudrais qu'on enquête sur les trains de vie de ces gens-là depuis les années 80, la taille de leurs appartements – que, pour certains, leurs revenus officiels ne sauraient expliquer. De la MNEF à Gbagbo, de Genève à Singapour, peut-être en passant par Taïwan, et bien d'autres lieux ou combines. Nous devons savoir.

François Hollande pourrait signer ce que je viens d'écrire. Il le sait, que ce groupe maîtrise l'art consommé de se mettre derrière le puissant du moment, tout en se préparant un abri sous le possible président à venir : « mitterrandiens » sous Mitterrand, puis « rocardiens » avant de soutenir Jospin, ils sont devenus les promoteurs zélés de Strauss-Kahn. Et ont rallié Hollande dès qu'il est devenu clair que Strauss-Kahn n'avait plus d'avenir politique. Leur intérêt et leurs intérêts leur servent de boussole, de principes et de convictions politiques.

Oui, François Hollande le sait. Pourquoi donc a-t-il laissé en place ces réseaux (dont il ne fait pas partie), comme d'ailleurs les réseaux du régime précédent ? Parce qu'il pensait ne pas avoir les moyens d'agir autrement ? Parce que la gangrène va plus loin que nous le pensons ? Quoiqu'il en soit, il n'a plus le choix. Il faut qu'il en débarrasse son entourage, son gouvernement, et la République. Il est temps, plus que temps, de faire barrage, de détourner le fleuve de la corruption. Nous n'en voulons plus, la démocratie n'en peut plus.

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 06:26

http://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20091007&t=2&i=11863824&w=&fh=&fw=&ll=460&pl=300&r=2009-10-07T104136Z_01_BTRE5960TPH00_RTROPTP_0_WEALTH-SUMMITLa banque Reyl est cette banque suisse où, selon certaines sources, des fonds appartenant à Jérôme Cahuzac auraient été transférés depuis une autre banque suisse.


 Signalons au passage que, selon le journaliste Antoine Peillon (son blog ici link), Cahuzac amuse la galerie lorsqu’il évoque un compte bancaire à l’étranger d’une valeur de 600 000 euros. Pour Peillon, le ticket d’entrée  est de 10 millions d’euros.

 

Quand à la banque suisse Reyl, elle se présente en ces termes :

 « Nous avons l’ambition d’incarner une vision moderne de la Banque, mieux adaptée à son environnement et à ses acteurs.

 REYL & CIE est un groupe aux valeurs résolument entrepreneuriales dont le développement, notamment vers les pays dits émergents, repose sur une clientèle qui présente ce même caractère entrepreneurial.

 Nous nous attachons à mettre en place des services hautement personnalisés et des produits à forte valeur ajoutée qui correspondent aux complexités liées aux affaires et au mode de vie de nos clients. 

 Dans chacune de nos activités, gestion de portefeuille, bureau privé et fonds de placement, nous avons les trois mêmes objectifs :

 - Un service de grande qualité, s’inscrivant dans un rapport de confiance,

- Une performance de haut niveau qui se confirme dans le temps, et

- Une évolution permanente pour mieux accompagner nos clients dans leur développement. »

 

Le passage qui me plaît tout particulièrement, archi codé et à lire au 17ème degré, est bien sûr :

 

« Nous nous attachons à mettre en place des services hautement personnalisés et des produits à forte valeur ajoutée qui correspondent aux complexités liées aux affaires et au mode de vie de nos clients. »

 

Avec ça, on peut même planquer du fric sur la planète Mars.

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 06:47

http://www.art-en-marche.fr/old/images/Chichorro_Mario_1980_I_625X755_Groupe_de_prisonniers.JPGTélérama du 5 avril 2013 propose un entretien magnifique avec Angela Davis. Dommage qu’il soit illustré par des photos aussi lugubres de la vénérable militante, dont le visage, aujourd’hui, est toujours aussi solaire. Une bonne partie de cet entretien est centrée sur les  Noirs aux États-Unis, dont la condition s’est améliorée à la marge mais qui souffrent du démantèlement de l’État providence. Les États-Unis représentent 5% de la population mondiale, mais 25% de la population carcérale dans le monde. Un adulte sur trente-sept, nous dit Angela Davis, est incarcéré ou sous contrôle judiciaire. Les Noirs, les Latinos sont surreprésentés.

 

Pour Angela Davis, les prisons sont au cœur du système capitaliste : « Pourquoi de plus en plus d’entreprises s’intéressent-elles aux prisons ? Parce que c’est un secteur rentable. Prenez l’entreprise française Sodexo, qui a bâti une multinationale sur trois piliers. L’industrie alimentaire, d’abord : ils fournissent les cantines scolaires, d’entreprises, distribuent des tickets restaurants. L’industrie carcérale ensuite : Sodexo construit et/ou gère des prisons pour “ optimiser leur coût de fonctionnement ”, au Chili, au Royaume-Uni [par exemple celle de Salford link], en France. L’industrie militaire enfin : Sodexo gère des munitions, des champs de tir pour les armées, en Australie par exemple. » Ajoutons que Sodexo intervient dans les prisons aux Pays-Bas, en Espagne, au Portugal et en Italie. Tout cela sous l’appellation “ Services de Justice ” (Justice Services).

 

La philosophie de cette multinationale familiale (420 000 personnes réparties sur 34 300 sites dans 80 pays) est de proposer « des Services de Qualité de Vie qui contribuent au bien-être des personnes et à la performance des organisations » (voir son site link). Sodexo est le premier employeur français dans le monde, le septième employeur européen dans le monde et le vingt-deuxième employeur mondial. Elle est présente dans de nombreux milieux : entreprises, cliniques et hôpitaux, aide aux personnes âgées, aux handicapés, collectivités territoriales, établissements d’enseignement, sport et loisir. Et aussi dans la défense. Si, depuis 2001, la société n’est plus présente dans les prisons étasuniennes, comme dans celles des pays qui appliquent toujours la peine de mort, elle nourrit cinquante et une bases de marines étatsuniens.

 

Les relations de la multinationale avec les représentants des travailleurs et les collectivités territoriales n’ont jamais été au beau fixe. Ainsi, en 2010, le procureur général de l’État de New York a condamné Sodexo à indemniser l’État à hauteur de 20 millions de dollars, après des irrégularités constatées dans la facturation de services à vingt et une écoles.

 

Mais revenons à ce qui préoccupait Angela Davis : le processus accéléré de privatisation des prisons de par le monde.

 

Je reprends des éléments d’un article du site OWNI de 2010 (link). Sodexo, mais aussi Bouygues ou encore GDF-Suez raflent la mise à mesure que les incarcérés deviennent des marchandises comme les autres. Aujourd’hui en France, un quart des prisons jouissent de la « gestion mixte », la proportion devant s’accélérer dans les années qui viennent. Le secteur privé prend tout en charge, hormis ce qui relève de la Justice proprement dite (direction, surveillance, greffe) : restauration, hôtellerie, transport, travail des détenus etc. Il y a maintenant plus de vingt ans que cela dure. Angela Davies a parfaitement raison : de grandes entreprises gagnent de l’argent grâce aux prisonniers. En 2009, Sodexo a remporté un contrat d’un milliard d’euros pour intervenir pendant huit ans dans vingt-sept prisons. En d’autres termes, le ministère de la Justice est devenu son principal client.

C’est Albin Chalandon (ancien résistant, ancien inspecteur des Finances puis banquier, le Chalandon de l’affaire Chaumet link), garde des Sceaux de 1986 à 1988 qui a lancé les premiers contrats de gestions mixte. Sa protégée Rachida Dati – également en tant que garde des Sceaux – poursuivra sur cette lancée en permettant à Bouygues de construire, de financer et d’entretenir trois nouveaux centres pénitentiaires. Un contrat d’1,8 milliard d’euros pour une durée de vingt-sept ans. Le fin du fin serait désormais qu’il y ait des centre d’appels dans les prisons !

En bonne libérale, Dati expliquait en 2008 que le privé savait mieux « optimiser » la chaîne carcérale que le public. Cet argument n’a pas convaincu la Cour des comptes : « Force est de constater que ce choix stratégique n’a reposé ni sur des critères de coût ni sur l’appréciation effective des performances, alors qu’il engage durablement les finances publiques » (link).

Mais l’important – en France comme aux États-Unis, où la gestion privée est plus onéreuse que la publique – est que les actionnaires soient contents.

 

Illustration : œuvre du peintre portugais Mario Chichorro.

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 05:44

http://www.endstation-rechts.de/images/stories/bilder/satire/heinar/storch-helm.gifJe reprends ici de larges et préoccupants extraits d'un article des Aliboffis sur cette attaque biaisée contre l'Etat, donc la République française (soutenue, naturellement, par les Solfériniens):

 

 

Eh ! Savez-vous que le 7 avril, il va y avoir un référendum en France ? Vous ne le saviez pas ? Ben, alors c’est que vous habitez en France peut-être, mais ailleurs qu’en Alsace. Parce que ce référendum aura lieu uniquement dans cette région française. La question à laquelle devront répondre les seuls Alsaciens, en totale contradiction avec l’unicité de la République, est celle-ci : «Approuvez-vous le projet de création d’une Collectivité Territoriale d’Alsace, par fusion du Conseil régional d’Alsace, du Conseil général du Bas-Rhin et du Conseil général du Haut-Rhin ? »


Cette question somme toute anodine semble aller dans le sens d’une simplification administrative. Ouais… Tè ! Fume… Dans les explications du référendum, on trouve une volonté de rapprochement avec les régions frontalière allemandes et suisse. Cette future éventuelle nouvelle entité entre directement dans le cadre de la politique de Bruxelles de mise en avant et de développement de l’Europe des Régions.

 

Europe des régions ? Késako ? Bruxelles préconise depuis longtemps des coopérations transfrontalières entre régions d’Etats voisins (Catalogne espagnole et française, Savoie italienne et française, Pays basques espagnols et français, etc. Ceci impliquant des transferts de compétence de l’Etat vers ces nouvelles entités et la mobilisation de fonds européens directement par ces entités. Il s’agit d’une manière sournoise, camouflée, de démanteler les Etats. Le but inavoué est de démanteler encore plus les Etats-nation au profit d’entités régionales plus petites et donc plus faciles à contrôler ! Ainsi l’Alsace nouvelle mouture qui sortira de ce référendum sera fondue à terme avec son puissant voisin allemand du Pays de Bade (Bade-Wurtemberg). Et c’est pour en arriver là qu’on a fait deux guerres qui ont massacré des millions de Français. Eh ! Les Alsaciens, vous le savez ce que vous voulez ? Ça ne vous suffit pas d’avoir un système dérogatoire révoltant en matière de religion ?

 

En fait, cette aberration est un laboratoire pour les eurocrates. Sous couvert d’une prétendue simplification et de pseudo-économies, il s’agit en réalité de fusionner à termes des régions de pays différents pour les mettre sous contrôle de Bruxelles et ainsi de fractionner les Etats NationsOn commence avec cette région qui a une culture, un passé, une langue proches de ses voisins. En continuera ailleurs si ça marche ! Pour le profit de qui ? Ben, des multinationales bien sûr, qui pourront plus facilement manœuvrer des entités régionales que des Etats-nation puissant.

 

Eh ! Les Alsacos, réfléchissez avant de voter oui à cette proposition qui fera de vous à terme…des Allemands. C'est ce que vous voulez? Vous avez suffisamment prouvé dans votre histoire tumultueuse votre attachement à la mère-patrie (française ) pour ne pas vous laisser rouler dans la farine par quelques politiciens aussi sournois que véreux.

 

Si vous aimez la France, vous voterez « NON » ! Si vous votez « oui », le reste de la France n’oubliera pas.

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 07:36

À pendre des hommes (oui, mais à l'ombre) :

 

 

Sentenced to death: Three men hang from the scaffolding in Kuwait in the first executions in the country since 2007

Sentenced to death: Three men hang from the scaffolding in Kuwait in the first executions in the country since 2007 [Pas d'exécution dans ce pays depuis 2007. Les trois suppliciés ne sont pas kowéïtiens.

 

Last cigarette: A Saudi man is allowed a final smoke before being led to the gallows

Last cigarette: A Saudi man is allowed a final smoke before being led to the gallows

 

One of three men convicted of murder and awaiting execution is seen before being hanged, outside the Central Prison of Kuwait
One of three men convicted of murder and awaiting execution is seen before being hanged

Final minutes: One of the three convicted murderers is seen before being led to his death



Read more: http://www.dailymail.co.uk/news/article-2302330/Kuwait-executions-A-final-cigarette-flight-stairs-justice-done.html#ixzz2PJSaup3P 
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 06:44

 

 

 

Jérôme Cahuzac, le 20 novembre 2012 lors d'une conférence de presse consacrée à la lutte contre l'évasion fiscale.

 

(Source : Le Monde)

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 05:25

 

 

Races.jpg

 

Le Jaune et le Noir sont aumôniers. La Blanche doit être enfant de cœur (sic).

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 07:01

http://blogs.ionis-group.com/iseg/mcs/toulouse/marketing-marques-innovation/media/point-d-interrogation.jpgVous ne le saviez sans doute pas. Et pour cause. Dans ce pays-là, il y a eu 250.000 disparitions forcées en 20 ans dont 34.467 entre 2005 et 2010. Dans une seule fosse commune située près d’une caserne militaire, pas moins de 2000 corps ont été retrouvés. Des opposants politiques ont été donnés en pâture aux caïmans, des rebelles jetés vivants dans des fours crématoires, des syndicalistes éliminés par milliers, des villages bombardés par l'aviation, des jeunes ramassés dans la rue, emmenés en forêt, exécutés puis habillés par leurs assassins en combattants pour faire croire qu’ils ont été tués lors d’accrochages militaires, des militants des droits de l’homme dénonçant la barbarie abattus en pleine rue, des bourreaux du peuple bénéficiant de l’impunité, près de 600.000 personnes déplacées entre 2010 et 2011.


Nous avons là toutes les caractéristiques d’une dictature qui assassine son peuple. Et pourtant, ce régime-là n’est jamais décrit comme tel par nos médias. Normal, c’est l’État colombien, enfant gâté de Washington, Paris et Tel Aviv.


En somme, un régime ami…

 

Source : Le Grand Soirlink

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 07:16

 

 

Chapatte-copie-1.jpg

 

 

Par Chapatte

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 07:20

http://politicalgraffiti.files.wordpress.com/2008/04/obama_caricature.jpgDepuis la Guerre des Gaules, on sait bien que les guerres sont racontées par ceux qui la gagnent.

 

Pas que les guerres, d’ailleurs. C’est la mission des appareils idéologiques d’imposer le discours, la langue pour tous. Comment parler du Hezbollah ? Barak Obama, l’élu d’un des systèmes électoraux les moins représentatifs qui soit (un citoyen de son pays sur deux ne vote pas, la proportion étant d’autant plus forte que les citoyens sont pauvres tandis que deux partis presque superposables verrouillent le débat) a évoqué, lors de son voyage au Proche-Orient « une organisation terroriste et tous les États épris de justice devraient la considérer comme telle ». Il a même fait le reproche à l’Union européenne de ne pas avoir inscrit le mouvement sur la liste noire des organisations terroristes.

 

Capitaine Martin (Le Grand Soir) rappelle que lors des élections de 2009 – parfaitement normales – le Hezbollah a conquis 57 sièges sur 128. Le chef du gouvernement libanais a alors été amené à intégrer deux personnalités du Hezbollah. Le mouvement a alors adapté sa doctrine contre le sionisme. Avec au moins autant de sincérité que Bush nous parlant des armes de destruction massive ou Obama nous expliquant qu’il ne peut pas fermer le bagne de Guantanamo, ce qui fait saigner son cour. La Palestine occupée ne doit plus, quant à elle, « adopter une vision théocratique des institutions ; elle a l’obligation de reconnaître les droits fondamentaux des Palestiniens afin que le gouvernement puisse réunir des musulmans, des chrétiens et des juifs à travers une constitution multiconfessionnelle commune qui garantirait la paix civile. Comme cela fonctionne au Liban. » La réponse du Hezbollah fut cinglante : « Obama veut que les Arabes acceptent un État strictement juif et s’engagent dans une phase de normalisation totale du conflit, alors qu’il ne s’est même pas intéressé aux droits fondamentaux et légitimes des Palestiniens, comme le retour des réfugiés, le statut de la ville de Jérusalem, l’arrêt de la colonisation, la judaïsation totale des lieux sacrés islamiques et chrétiens ». Obama est apparu comme un simple fonctionnaire de l’entité sioniste et non comme un dirigeant d’un État indépendant comme peuvent l’être les Etats-Unis.

 

J’évoquais les outils idéologiques qui façonnent les mentalités étatsuniennes et qui, pour ce qui nous concernent ici, justifient toutes les guerres. Dans un récent article de Counterpunch (link), David Swanson explique comment, désormais, on enseigne la guerre aux écoliers étatsuniens, sous couvert de payer « le prix de la liberté ». Une exposition vient d’être organisée en ce sens. Dominique Muselet a traduit cet article pour Le Grand Soir. J’en extrais ceci :

 

 

« Peu importe que nos libertés semblent se réduire chaque fois que nous sommes en guerre. Peu importe que des quantités d’autres pays bénéficient de plus de liberté que nous sans avoir fait la guerre. En ce qui nous concerne, la guerre est le prix de la liberté.

L’exposition s’ouvre sur ces mots : “ Les Étasuniens sont allés à la guerre pour conquérir leur indépendance, agrandir leur territoire, définir leurs libertés et défendre leurs intérêts dans le monde. ” Ils sont vraiment idiots ces Canadiens qui ont obtenu leur indépendance sans faire la guerre, n’est-ce pas ? Imaginez tous les gens qu’ils auraient pu tuer ! L’exposition est étonnamment assez honnête en ce qui concerne l’impérialisme, en tout cas des premières guerres. Il est bien spécifié, même si cet aveu est accompagné des justifications d’usage, que l’un des objectifs de la guerre de 1812 était de conquérir le Canada.

Par contre, en ce qui concerne la seconde partie de l’exposition : “ ... définir leurs libertés et défendre leurs intérêts dans le monde ”, le texte de présentation est proprement scandaleux. L’exposition, du moins pour ce que j’ai pu en voir sur Internet, n’explique absolument pas en quoi une guerre peut aider à “ définir nos libertés ”.

L’exposition est un tissu de mensonges et de falsifications. La guerre civile étasunienne est présentée comme “ le conflit le plus meurtrier des États-Unis. ” Vraiment ? Parce que les Philippins ne saignent pas ? Ni les Vietnamiens ? Ni les Irakiens ? Voilà ce que nous enseignons à nos enfants ! La guerre espano-étasunienne est présentée comme une tentative de “ libérer Cuba ” et tutti quanti. Mais c’est par omission que l’exposition pêche le plus. Elle passe sous silence les faux prétextes utilisés pour déclarer les guerres, elle ignore ou minimise hypocritement les morts et les destructions.

L’exposition fournit aux enseignants un manuel qui est supposé recouvrir les 12 dernières années de guerre (qui ont causé la mort de 1,4 million personnes rien qu’en Irak) mais qui en fait ne parle que des événements du 11 septembre. Il commence ainsi :

“ Le 11 septembre a été une épouvantable tragédie. Les attaques dévastatrices perpétrées par des terroristes d’al Qaida sur le territoire étasunien ont fait 3 000 morts et déclenché une guerre contre le terrorisme menée par les États-Unis. Les événements de cette journée auront des conséquences sur les décisions sur la politique intérieure et étrangère pendant encore de nombreuses années. ”

En parlant avec des enseignants qui ne sont pas des sociopathes, on s’aperçoit que ce genre “ d’enseignement ” dispensé par nos musées a un impact épouvantable sur les étudiants. Il faut lire Teaching About the Wars (enseigner les guerres, ndt) qui vient de sortir. Le livre est écrit par des enseignants qui essaient de fournir à leurs étudiants une analyse des guerres plus complète et plus honnête que ce qu’on trouve d’ordinaire dans les livres de classe dont beaucoup sont encore pires que l’exposition dont je viens de parler. Ces professeurs/auteurs affirment que lorsqu’un enseignant prétend ne pas avoir d’opinion, il enseigne aux enfants la paresse morale. Prétendre être indifférent à ce qui se passe dans le monde apprend aux enfants à ne pas se soucier de ce qui se passe dans le monde. Selon eux, les enseignants doivent avoir un point de vue mais en fournir d’autres à leurs élèves pour leur enseigner l’analyse critique, le doute, et le respect des opinions des autres.

D’après eux, on ne devrait pas inciter les étudiants à rejeter en bloc toutes les déclarations officielles ni à penser que la vérité est inatteignable. Il faut au contraire former leur esprit critique pour qu’ils puissent évaluer le degré de vérité de ces déclarations et se faire leur propre opinion. Jessica Klonsky écrit :

“ Parmi les cours sur les médias que j’ai donnés, un de celui qui a eu le plus d’effet comprenait un exercice de comparaison entre deux points de vue médiatiques. J’ai d’abord montré les premières 20 minutes de Salle de contrôle , un documentaire en Arabique de Al Jazeera, la chaîne de TV internationale du Qatar. Et beaucoup de mes étudiants ont réalisé pour la première fois qu’il n’y avait pas que les soldats qui mouraient pendant les guerres. ”

Les soldats étasuniens représentent 3 pour cents des morts de la guerre en Irak de 2003-2011. Ces élèves n’avaient jamais entendu parler des 99,7 autres pour cent.

Un bon enseignement peut-il concurrencer le Musée de l’air et de l’espace sponsorisé par Lockheed Martin, les jeux vidéos, Argo, Zero Dark 30, les mensonges sophistiqués des recruteurs, le Projet de Commémoration du Vietnam, l’instrumentalisation du drapeau par les réseaux de télévision, les assurances fascistes d’allégeance quotidiennes et le manque de perspective d’une vie meilleure sur d’autres bases. Parfois oui. Et de toutes façons plus il se répand, mieux c’est.

Un des chapitres de Teaching About the Wars décrit un programme pour établir des contacts entre des élèves étasuniens et des élèves d’Asie occidentale par le biais de vidéos discussions. Cela devrait faire partie de l’éducation de tous les jeunes. Je vous garantis que les “ pilotes ” de drones que notre gouvernement utilise pour établir à distance des liens en temps réel beaucoup plus destructeurs avec des pays étrangers n’ont jamais parlé à de petits étrangers quand ils étaient jeunes.

 

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