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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 05:34

Bizarre, cette récente et première prise de contact entre Macron et les syndicats.

 

Une négociation ? Sûrement pas. Une prise de contact avec petits fours et eau gazeuse ? Peut-être.

 

Est-ce l'usage, pour les responsables des grandes confédérations, d'accepter des invitations en solitaire au palais de l'Élysée ? Cela m'étonnerait. Et pourtant, c'est ce qu'ils ont fait. Regardez comment le bon petit garçon Martinez (et les autres) se sont retrouvés en nette position d'infériorité devant le président de la République et ses collaborateurs. Un peu comme devant un conseil de discipline ou des recruteurs pour une embauche. Faut-il, au nom de la “ communication ”, du “ buzz ”, accepter ce type de rencontre avant de se contorsionner devant les micros en expliquant que l'entretien avait été utile, que des pistes allaient s'ouvrir et autre langue de bois mensongère.

 

Lorsque le futur mari de Bri-Bri d'amour a quatre ans, Jean-Claude Mailly devient à 28 ans permanent (à vie) de son syndicat. Après un interminable passage de trois ans dans la vie active. Mais il n'aura pas fallu longtemps à Emmanuel pour savoir comment faire venir à lui les petits enfants de son acabit sans même leur promettre des sucres d'orge. Mais en maintenant au-dessus de leur tête l'épée de Damocles du démantèlement du Code du travail.

 

Les syndicats déjà enfumés par Macron ?

Ce, avec tout le mépris de classe dont il est capable. Voyez comment, au sortir de l'ambassade du Royaume-Uni suite à l'attentat de Manchester, Macron explique que, pour lui, les dirigeants syndicaux qui acceptent des rencontres de pure façade sont de bien petites choses à qui on s'en sort aisément en “ ne disant rien ” :

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 05:34
Petit rappel pour les neux-neux qui n'aiment pas les syndicats
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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 05:36

Trentenaire, prétendument issue de la société civile (elle est élue municipale socialiste au Mans), dynamique, bosseuse, Macron a choisi Marlène Schiappa pour incarner le combat de l’égalité hommes-Femmes.

Il n’y a pas si longtemps, elle remettait en cause la loi de 2004 interdisant le port de signes religieux ostensibles à l’école.

Dans son livre Maman travaille (2011), elle donnait des conseils fort utiles aux femmes enceintes et aux nouvelles mères : « Quand annoncer à mon patron que je suis enceinte ? Comment assurer une journée de travail ordinaire avec des nausées ? Comment éviter de retrouver mon poste occupé à mon retour de congé maternité ? Ma mère ne m'aide pas, faut-il s'en plaindre ou s'en réjouir ? Mère ou manager, faut-il choisir ? Je prends une après-midi de RTT pour faire du shopping, suis-je une mère indigne? Au fait, on n'était pas censé être deux à l'avoir fait, cet enfant ? »

 

Mais elle expliquait également comment tricher pour obtenir un congé pathologique aux frais de la Sécu :

Quand la ministre Marlène Schiappa expliquait comment frauder la Sécu
Quand la ministre Marlène Schiappa expliquait comment frauder la Sécu
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:28

 

 

En attendant l’herbotest, et puis le cassouletotest.

 

Depuis 2013, tout conducteur doit emporter avec lui un éthylotest dans sa voiture. Les motards, les cyclistes ou les piétons ne sont pas concernés. Cela dit, le Code de la route ne prévoit aucune sanction en cas d’infraction. Le fautif fait l’objet d’un rappel à la loi.

 

L’automobiliste sera obligatoirement contrôlé dans les deux cas suivants :

 

  • lors d'une infraction grave au Code de la route entraînant la suspension du permis,
  • lors d'un accident de la circulation ayant causé un dommage corporel.

 

On peut trouver des éthylotest à usage unique en grande surface, au prix de 1 à 3 euros. Pour les appareils réutilisables, il faut compter environ 140 euros.

 

Les appareils périssables contiennent des composants chimiques qu’on ne sait pas retraiter. Encore un effet pervers…

 

 

 

Et une arnaque de plus : l’éthylotest
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 05:46

J’ai reçu récemment un appel de l’Institut Pasteur qui, comme toujours, est bien obligé de tendre la sébile. Cet appel est bizarrement intitulé « Bulletin de générosité», un titre qui ne veut rien dire, qui ne correspond pas à ce qui suit et qui trahit la gêne des concepteurs de cet appel, incapables de s’exprimer clairement, franchement.

 

Je ne donne jamais. Sauf, rarement, à des causes politiques ou très ciblées que j’ai moi-même choisies. Par principe, je suis totalement hostile à la charité, une survivance de l’ancien temps dont les pays anglo-saxons font leurs choux gras, qu’ils ont érigée en système et qui renforcent les inégalités et les injustices. Ainsi en 20 ans, je n’ai jamais donné un sou au Téléthon.

 

En revanche, et bien que mes impôts sur le revenu aient doublé depuis l’arrivé des Solfériniens au pouvoir, je suis prêt à en payer davantage pour que la recherche française ne se fasse pas dans la gêne. Et ce n’est pas le vade-mecum de ce « bulletin de générosité » qui me fera changer d’avis.

 

Si je répondais favorablement, je serais bénéficiaire d’un avantage fiscal. Déjà ce principe bien connu n’est pas normal. Il signifie que si je donnais à un chercheur, je recevrais un cadeau qui n’irait pas à la recherche en général. Mais ce sont les modalités de cette gracieuseté qui ont motivé ce billet.

 

Deux cas de figure se présentent.

 

Si je ne paye que l’impôt sur le revenu, 66% de mon don sera déductible de mes impôts dans la limite de 20% de mon revenu imposable. En d’autres termes, si je donne 1 000 euros, cela ne me coûtera que 340 euros.

 

Si je paye l’impôt de solidarité sur la fortune, 75% de mon don sera déductible de mon ISF dans la limite de 50 000 euros. Si je donne 1 000 euros, cela ne me coûtera que 250 euros.

L’argent va toujours aux riches
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 05:31

 

Neuf milliardaires fabriquent l’opinion publique en France, qu'il s'agisse de ce qu’il faut penser de Macron, à côté de qui Superman est un tout petit bras, ou de ce que, pour les conversations germano-pratines, il faut retenir du Venezuela, avec sa bourgeoisie démocrate et humaniste d'un côté et son gouvernement de gauche sanguinaire et incompétent de l'autre.

 


Le Grand soir publie régulièrement des articles rédigés par de vrais spécialistes qui ont séjourné ou qui vivent au Venezuela : Romain Migus, Thierry Deronne, Ignacio Ramonet, Maurice Lemoine, Hernando Calvo Ospina. Un de ses administrateurs a séjourné à deux reprises au Venezuela pour y mener une enquête sur les médias, travail qui a servi d’aliments à deux livres qu’il a publiés. Ils ne détiennent sûrement pas la vérité à 100%. Mais les faits qu'ils rapportent sont certainement plus fiables que ceux répandus par tous les journalistes bobos qui ont assuré l'élection de Macron et qui auraient quelque peine à repérer le Venezuela sur une carte.

 

Ci-dessous un article récent d'Hernando Calvo Ospina publié par le site.

 

Un


Il y a moins d’un an à Paris, un groupe d’hommes violents s’attaquait à la façade d’un hôpital pour enfants et quelques vitres furent brisées. A la même période, une voiture de police était incendiée avec à l’intérieur deux agents qui fort heureusement s’en sortirent sains et saufs, sans avoir à faire usage de leur arme.

 

Ces deux actes eurent lieu en marge de manifestations pacifiques. Immédiatement le gouvernement les identifia comme des actions s’apparentant à du terrorisme et la presse reprit en chœur. La population quasi unanime attendaient des peines exemplaires contre leurs auteurs. La justice ne devait pas seulement punir les actes, mais aussi le fait que les casseurs portaient des capuches ce qui est interdit en France lors de manifestations.

 

Au Venezuela, dans quelques régions, mais principalement à Caracas, les dernières semaines ont vu se dérouler des actes qui peuvent être catalogués comme terroristes. Par exemple, un hôpital pour enfants a dû être délogé face à la violente attaque d’un groupe de jeunes en capuches qui s’apprêtaient à l’incendier. Les images ont montré des mères sortant précipitamment de l’immeuble sous protection policière, avec leurs nouveaux-nés dans les bras. Un autre jour c’est un véhicule de la police anti-émeutes qui a été incendié. Lorsque les deux policiers ont voulu en sortir, ils ont été violemment attaqués par des hommes cagoulés. Par chance les deux fonctionnaires ne portaient pas d’armes sans quoi ils auraient certainement dû en faire usage pour se défendre. Rappelons que le président Maduro a exigé que la police chargée de faire face aux troubles n’utilise que des bombes lacrymogènes et des jets d’eau. Elle n’est pas non plus autorisée à tirer des balles en caoutchouc, si courantes en Europe et aux États-Unis.

 

Mais face à ces deux actes criminels, ou terroristes, la grande presse a tout juste sourcillé. Plusieurs médias, nationaux ou internationaux, ont osé dire qu’il s’agissait de réactions désespérées de la population contre la « dictature de Maduro ».

 

Deux


Lorsque j’ai annoncé à quelques personnes que je partais au Venezuela, j’ai immédiatement remarqué une espèce de panique dans les voix et sur les visages : «C’est la guerre là-bas », « il y a plein de morts », « il paraît que la police assassine...»

 

Je suis arrivé un jour de semaine dans l’après-midi. Depuis l’aéroport jusqu’au centre de Caracas, en plus d’une heure, je n’ai vu aucune manifestation. Le lendemain et le surlendemain, j’ai parcouru, en voiture et à pied, plusieurs quartiers de la capitale : rien, pas une manifestation.

 

Pourtant elles ont bien eu lieu. Mais si je ne les ai pas vues c’est parce qu’elles sont de taille réduite et qu’elles se déroulent dans des lieux bien précis. Principalement dans quelques quartiers de classe moyenne dont le maire est dans l’opposition.

 

Les manifestations pacifiques de citoyens mécontents à l’égard du gouvernement sont autorisées. Elles rassemblent rarement plus de 500 personnes, mais la technique est de placer des caméras de sorte à pouvoir faire des prises spéciales pour montrer « une foule » qui n’existe pas. Ensuite ces images sont lancées sur internet pour prouver la « force » de l’opposition. C’est Mariana qui m’explique tout cela, car elle a vu faire dans son immeuble. Lorsque les manifestations prennent fin, des hommes encagoulés se livrent à des actes de violence. La plupart sont jeunes, ils ont la peau claire et ont l’air bien nourris. Ils portent des insignes fascistes et nazis. Leurs attaques les plus féroces contre la police et les bâtiments ont lieu lorsque la presse, surtout internationale, est à leurs côtés. Parfois il y a plus de journalistes que de casseurs. Sur internet on trouve des exemples à gogo.

 

Certains cagoulés transportent dans leurs casques des caméras qui retransmettent les scènes en direct sur internet. D’autre part, sur les trottoirs et dans certains immeubles, se trouvent d’autres personnes équipées de caméras, avec le même but. Sur internet on peut trouver des vidéos qui présentent leurs actes de vandalisme comme des actes héroïques de résistance à la « dictature de Maduro ». Mais certains émeutiers ont même commis des crimes contre des innocents ou contre les manifestants eux-mêmes, que l’on attribue immédiatement à la police de la « dictature de Maduro ».

 

Ce qui est frappant c’est que ces morts ont été filmées et les vidéos ont été mises sur YouTube par les casseurs, mais aucun journaliste de la grande presse ne s’y est intéressé.

 

Venezuela : un autre regard

Trois


J’ai lu que durant les guerres médiévales on lançait du fumier sur les villes assiégées pour faire apparaître des maladies au sein de la population et parmi les animaux domestiques. De nos jours c’est interdit par les lois internationales.

 

Jamais je n’avais entendu que quelque part sur cette planète des manifestants lancent des excréments humains sur la police ni sur les institutions de l’État comme méthode de « protestation pacifique ». Cela se produit au Venezuela. Les réseaux sociaux l’encouragent et la grande presse détourne le regard ou explique que ce sont des actes du « peuple » fatigué par le « régime de Maduro ».

 

Il y a deux jours un célèbre journaliste opposant au gouvernement a appelé par le biais de son compte twitter à cracher sur tous les chavistes et leurs amis, « même dans les avions » a-t-il quasiment ordonné.

 

Des actes qui semblent désespérés et maladifs ont commencé à être commis à l’étranger. Depuis des agressions contre des missions diplomatiques, jusqu’à des attaques violentes contre des manifestations de solidarité avec la révolution bolivarienne. A Madrid, par exemple, le gouvernement du président Rajoy s’est montré laxiste avec les agresseurs qui ont encerclé et séquestré durant plusieurs heures les personnes qui participaient à un acte de solidarité à l’ambassade du Venezuela.

 

En revanche, à leur grande surprise, environ cinq manifestants ont été arrêtés à Miami alors qu’ils tentaient d’attaquer le consulat. Au Panama, les auteurs de vandalisme ont été menacés d’expulsion du pays.

 

Mais les agresseurs anti-chavistes en viennent même aux menaces de mort : à Paris, c’est la fille de la consule vénézuélienne qui a été visée.

 

J’ai déjà entendu plusieurs personnes ici qui tiennent la presse internationale pour responsable en grande part de l’escalade de la violence, du terrorisme et du nombre de morts. On ne peut que leur donner raison. Elle donne une incroyable importance au moindre affrontement d’éléments violents contre la police. Elle crée un moule d’opinion qui veut faire du gouvernement vénézuélien légitime une dictature qu’il faut à tout prix renverser ou envahir.

 

Une jeune femme noire aux dents blanchissimes me disait il y a deux jours, tout en me préparant une galette de maïs au fromage : « Ils cherchent à nous pousser, nous les chavistes qui sommes des millions, à l’affrontement avec cette poignée de fous. Ils veulent emporter notre pétrole en marchant sur nos cendres ».

 

Maxime Vivas : La face cachée de Reporters sans frontières, Aden éditions, 2007.
Maxime Vivas : Rouges, les collines de Caracas, polar bolivarien ancré dans la réalité du pays, éditions Arcane 17, 2015.


Si vous voulez commander ces livres, évitez Amazon et préférez la librairie L’Autre Rive (Toulouse) : lautreriv@orange.fr

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 05:37
1981, l'occasion ratée (le Monde Diplomatique)

PS : On ne se lasse pas de la grande solitude macédonienne sur les Champs-Elysées (mon correcteur a transformé macronienne en macédonienne ; de quoi le mari de Bri-Bri d'amour est-il le nom ?). Une autre photo de ce moment douloureux :

1981, l'occasion ratée (le Monde Diplomatique)
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 05:35

Humilier les enfants à la cantine est une pratique subtile et humaniste qui nous vient, comme toutes les bonnes choses, de chez nos amis les Zuniens. Dans nos médias, elle est spontanément nommée en anglais : « lunch shaming ». Par parenthèse, cette expression est imprécise et ambiguë à souhait car elle pourrait vouloir dire – entre autres – « faire honte en déjeunant », « faire honte à l’occasion d’un déjeuner », ce sens étant paradoxal puisque le but de la manœuvre est de ne pas fournir de déjeuner. Cela fait trois siècles que le capitalisme anglo-saxon produit une langue qui ne nomme pas les choses pour ce qu’elles sont vraiment.

 

Le « lunch shaming » est une pratique qui consistent à avilir les enfants dont les parents ne règlent pas les frais de cantine en les stigmatisant, au sens propre comme au sens figuré.

 

Dans certaines écoles étasuniennes, des enfants dont les parents ne règlent pas la facture de la cantine peuvent être amener à faire un peu de ménage devant leurs camarades. Parfois, ils sont obligés de porter un bracelet distinctif pour que les personnels de service les repèrent plus facilement. Il est arrivé qu’on jette par terre, devant l’enfant, un repas chaud non payé.

 

Certains élus d’outre-Atlantique ont réagi sainement, comme ceux du Nouveau Mexique qui ont obligé par la loi les écoles à trouver des solutions avec les parents sans impliquer les enfants.

Humilier les enfants à la cantine

La France, où un élève sur deux fréquente les cantines scolaires, n’est pas épargnée par ces dérives. Depuis la loi Jules Ferry du 16 juin 1881 qui a institué la gratuité absolue de l’enseignement primaire, le « lunch shaming » est illégal. Mais cette loi n’est pas toujours respectée. Par ailleurs, la loi Egalité et citoyenneté de décembre 2016 prévoit le droit pour chaque enfant de s’inscrire à la cantine scolaire lorsque ce service existe. Mais, récemment, une famille a été radiée de la cantine pour une dette de 20 euros. Ailleurs, un maire (divers gauche) a affiché dans l’école le nom des mauvais payeurs. En Gironde, des enfants dont les parents n’étaient pas à jour se sont vu offrir des repas composés exclusivement de raviolis.

 

Un enfant français sur dix est issu d’une famille officiellement pauvre. Pour la FCPE, refuser l’accès à la cantine est « inacceptable ».

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 05:37

Les grands médias qui mouillent, que dis-je, qui font des flaques, devant notre banquier national se sont bien gardés de nous dire que les foules étaient très clairsemées au passage du mari de Bri-Bri d'amour. Et, bien sûr, ils n'ont nullement tenté de donner un sens à ce manque de soutien ou, tout simplement, d'intérêt populaire.

Lors de l'intronisation du roitelet, trois pelés et un tondu !

Daniel Schneiderman expliqua combien le vide des trottoirs insultait le “ nouveau Kennedy ” cher à Ruth Elkrief, ce prodige qui, selon l'impayable spécialiste de BFM-TV, “ savait prendre la pluie ” :

 

“ Bruine ou éclaircies, les trottoirs restèrent désespérément vides. Vide la place Charles de Gaulle. Vide la place de l'Hôtel de ville, que montraient les impitoyables plans aériens. Mais la machine semblait ne pas les voir, ces trottoirs vides, qui criaient pourtant l'indifférence populaire à cette journée de Sacre. Toute une machine tournait à vide, et se voyait tourner à vide, car la machine a des yeux, et ces yeux voyaient comme les nôtres ces trottoirs vides. C'est un vrai talent, toute une journée, de parvenir à ne pas voir l'immanquable éléphant dans le couloir. ”

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 05:42

Je sais bien que ce n’est pas une priorité pour Macron, même si, lorsqu’il était enfant dans la bonne ville d’Amiens, ce bien précieux était régi municipalement. Le maire était alors le communiste René Lamps, ancien grand résistant.

 

L’entreprise capitaliste Veolia (groupe privé à 90%, 173 000 salariés dans le monde, chiffre d'affaires en 2015 24,965 milliards d'euros), qui règne désormais sur l’eau en France, a été condamnée deux fois pour avoir coupé l’eau ou réduit son débit dans deux logements. L’association France Libertés (fondée par Danielle Mitterrand) s’était portée partie civile. Dans le premier cas, Veolia a été condamnée à une amende de 19 000 euros pour avoir coupé l'approvisionnement en eau dans le logement d'un client pendant 30 mois. Or les coupures d'eau dans une résidence principale sont interdites depuis une loi de 2013, et ce même en cas d'impayé. Veolia avait déjà été condamnée à plusieurs reprises pour avoir réduit le débit de l’eau.

 

L’Europe chère aux bobos macroniens encourage la privatisation de l’eau dans tout le continent. Des milliards d’euros sont en jeu, alors que l’ONU a décrété comme un droit humain l’accès pour tous à une eau de qualité. Profitant des déboires économiques de plusieurs pays européens, la Commission a ainsi imposé la privatisation de l’eau en Grèce et au Portugal dans le cadre de ses plans de «sauvetage ». Les grands aqueducs d’Athènes et de Thessalonique ont été privatisés. Au Portugal dans la ville de Pacos de Ferreira où la compagnie des eaux Aguas de Portugal a été privatisée, la facture d’eau a augmenté de près de 400% en quelques années et elle continue d’augmenter au rythme de 6% par an.

 

Depuis une dizaine d’années, l’UE organise la privatisation de l’eau en Allemagne. Une étude de l’Université de Barcelone en 2010 indique que la privatisation de l’eau ne favorise nullement la baisse des prix alors que la qualité de l’eau se dégrade. Les populations rechignent à utiliser les fontaines publiques gratuites car, faute d’entretien, l’eau n’y est plus toujours potable.

 

 

Renationaliser l’eau, vite !

PS : Décidément, la renationalisation n'est pas à l'ordre du jour, même au parti communiste. Pierre Laurent, son secrétaire général, vient d'envoyer une lettre très ambigüe aux camarades. Il présente un projet de loi où un établissement public, France Énergie, aurait vocation à réguler un secteur à participation privée : il aurait “vocation à gérer l'ensemble des participations de l'État dans les entreprises qui produisent, transportent, stockent, distribuent et commercialisent de l'énergie ou qui fournissent des services énergétiques. ”

 

Le rôle de l'État serait donc de gérer dans une optique capitaliste.

 

Le texte de la proposition de loi :

 

 

Les parlementaires communistes/Font de gauche ont élaboré et déposé une proposition de loi qui propose, je cite :


Un établissement public, chargé de :


- sécuriser les approvisionnements en énergie du pays,
- élaborer des propositions en matière de politique énergétique portant sur le bouquet énergétique, la gestion des entreprises du secteur ainsi que les tarifs,
- garantir un droit d’accès effectif à l’énergie pour tous et assurer un développement équilibré des territoires.

 

Cet établissement public a vocation à gérer l’ensemble des participations de l’État dans les entreprises qui produisent, transportent, stockent, distribuent et commercialisent de l’énergie ou qui fournissent des services énergétiques. Sa gestion démocratique serait assurée par un conseil d’administration comprenant des représentants de l’État, des parlementaires représentant l’Assemblée nationale et le Sénat, des représentants des personnels du secteur.

 

Le Conseil supérieur de l’énergie, outre ses missions actuelles, serait saisi pour information et avis sur les décisions essentielles envisagées par le conseil d’administration de l’établissement public créé à l’article France Energie.

 

Un décret en conseil d’État fixerait les modalités de création d’un statut de l’énergéticien élargissant le statut des IEG et englobant tous les personnels du secteur.

 

Il serait également créé un Conseil supérieur de la recherche, des technologies et de la formation dont la mission serait d’impulser et de coordonner l’effort de recherche, de développement technologique et de formation dans le domaine de l’énergie.

 

 

 

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