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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 06:16

Quel est l'homme qui contrôle plus de 4 900 milliards de dollars, bien plus que le PIB de la France ? C'est le patron de Black Rock, le premier gestionnaire d’actifs mondial avec 12 000 employés et 4 900 milliards de dollars d’actifs.

 

BlackRock possède aujourd’hui des participations significatives dans 18 des 40 sociétés du CAC40, l’indice des valeurs phares de la Bourse de Paris comme AXA, Sanofi, Safran, la Société Générale, BNP Paribas, Schneider Electric, Michelin, Vivendi, Accor Hotels ou Lafarge Holcim.

 

Sa pratique déroute un peu les dirigeants français habitués à régler les affaires en tête à tête : chez BlackStone, ce n’est pas le patron, Laurence Douglas Fink (Larry Fink), qui prend les décisions d’investissement, mais les multiples gérants des services inférieurs qui veillent surtout à la rentabilité de leurs prises de risque et à suivre les règles maison : participation à toutes les assemblées générales et une certaine sévérité envers les arrangements entre administrateurs.

 

Larry Fink était à l’origine un financier de haut vol de la banque First Boston et l’un des initiateurs du marché de la titrisation (le fait d’échanger des titres basés sur des créances hypothécaires) à la fin des années 1970. Après avoir fait gagner un milliard de dollars à First Boston, il en avait perdu 100 millions en 1986 à cause d’une mauvaise prévision sur les taux d’intérêt. D’où sa décision de quitter First Boston en 1988 pour fonder un gestionnaire d’actifs spécialisé en matière de risques, BlackRock.

Lancé par le Blackstone Group (un très important gestionnaire d’actifs non boursiers), BlackRock prend son indépendance dès 1994 et ne tarde pas à grossir, ce qui lui permet d’intégrer les services similaires d’importants acteurs de la finance comme Merrill Lynch en 2006 ou Barclays en 2009. Aujourd’hui, BlackRock est le premier gestionnaire d’actifs mondial avec 12000 employés et 4900 milliards de dollars d’actifs gérés (dont 150 en France et 35 dans les entreprises du CAC40).

 

L'homme le plus puissant du monde : ni Trump ni Poutine

 

Commentaire de Jean Lévy sur son blog “ canempechepasnicolas ” :

 

Tel est le visage du capitalisme financier au stade de la mondialisation de l'économie mondiale. On demeure confondu lorsqu'on entend les politiciens français, et au premier rang desquels le président de la République, nous parler de "mondialisation heureuse" et par surcroît d'indépendance de la France ! 

En fait, les richesses industrielles de notre pays ont été vendues aux pieuvres capitalistes étrangères, américaines en premier, qui en tirent de fabuleux profits au détriment du peuple français, son légitime propriétaire. 

On ne peut concevoir de changement de politique en France tant que celle-ci n'a pas recouvert  son indépendance économique et récupéré ses biens, largués au nom du marché libre et non faussé.  Seule une nationalisation de tous les secteurs-clefs de son économie peut permettre de rendre à notre pays son indépendance, et à son peuple, sa souveraineté. 

Cela suppose en premier la sortie de l'Union européenne, espace politique du grand capital, qui a fait de notre continent un immense casino aux mains d'intérêts privés qui jouent la martingale à leurs profits.

 

L'homme le plus puissant du monde : ni Trump ni Poutine
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 16:37
Son inspiration : la chienne de Buchenwald ?
Son inspiration : la chienne de Buchenwald ?
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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 06:32
Évolution du vote d'extrême droite en Europe

Carte de Gaspard Glanz (source : Facebook).


Mon amie Liliane Lafond a posté en réaction à cette carte un commentaire dont je partage globalement la teneur :

 

Effrayant. Mais comme je suis une complotante née, je pense que le gouvernement des États-Unis doit se réjouir au maximum. Car c'était bien là le but non ? Créer un afflux de réfugiés par une politique sanguinaire au Moyen-Orient (et dans le même temps bien sûr tenter de capter les richesses naturelles de ces pays) et générer en Europe un tel mal-être que l'extrême droite, qui a toujours été soutenue par les EU (à commencer par le nazisme) reprendrait du poil de la bête immonde. Et les trépanés du bulbe de socialistes et “ associés ” sont tombés directement dans le piège. Donc tout va bien pour les “ grands dirigeants de ce monde ”. Bientôt l'Europe va de nouveau s'entredéchirer.. Il y aura un fameux fric à se faire.  Une Europe unie monétairement était devenue beaucoup trop dangereuse pour le dollar (qui, entretemps, se fait largement agresser par la monnaie chinoise). 
 

Tout va bien pour les grands prédateurs, banksters, complexes militaro-industriels, multinationales équivoques, etc.

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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 06:05

 

J’ai récemment évoqué les problèmes des à la privatisation de British Rail : privatisation, renationalisation, re-reprivatisation, d’énormes palinodies payées par les citoyens britanniques.

 

On a les mêmes à la maison. Depuis que les Solfériniens ont vendu une bonne partie de cet aéroport au groupe China Airport Synergie Investment Limited, les Chinois font leur chochotte et semblent vouloir se désengager.

 

Un article de La Dépêche du Midi fait le point :

 

Face à la grogne des actionnaires locaux de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, l’État a finalement renoncé à céder les 10,1 % des parts qui lui restent à Casil Europe, le consortium chinois qui possède 49,9 % de la plateforme aéroportuaire depuis 2014.

 

Selon nos informations, la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse, le Conseil régional, le Conseil départemental et Toulouse métropole qui contrôlent ensemble 40 % du capital de l’aéroport, ont été approchés discrètement, ces derniers jours, par les services de Bercy.

 

Depuis plusieurs semaines, les collectivités locales ont fait savoir leur opposition à la vente des dernières parts de l’État à Casil Europe qui serait devenu alors l’actionnaire majoritaire de la plateforme dont il posséderait 60 % du capital.

Selon les termes du protocole de désengagement public de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, l’État devait mettre en vente le reliquat de son portefeuille d’actions à compter du mois d’avril prochain. Un pacte liait d’ailleurs, semble-t-il, le vendeur à Casil Europe dont l’entrée au capital de la plateforme aéroportuaire à hauteur de 49,9 % en 2014 n’aurait été qu’une étape avant sa prise de contrôle.

 

« Un actionnaire privé français est-il plus vertueux qu’un actionnaire chinois ? »

 

La colère des actionnaires locaux contre la privatisation de l’aéroport semble donc avoir été entendue, si l’on en croit l’annonce du gouvernement qui revient sur l’accord conclu précédemment.

 

« L’État a pris la température », indique-t-on à La Dépêche du Midi. « Nous avons été sondés sur une opération qui consisterait à pousser le consortium chinois à revendre lui-même les parts qu’il a acquises en 2014 à un gros groupe français comme Vinci ou Eiffage par exemple, faute de pouvoir obtenir la majorité », poursuit-on de source locale. Une hypothèse qui ne calme pas vraiment CCI de Toulouse, Conseil régional, Conseil départemental et Toulouse Métropole, selon nos informations.

 

« En réalité, le problème n’est pas que l’actionnaire privé entré au capital de l’aéroport soit chinois, le problème, c‘est la privatisation elle-même. Nous considérons que la plateforme aéroportuaire est un outil stratégique, s’agissant en particulier de l’aménagement du territoire, et que de ce point de vue, elle doit rester sous contrôle de la puissance publique. Nous ne sommes pas convaincus qu’un actionnaire majoritaire français sera plus vertueux qu’un chinois », conclut-on parmi les collectivités locales où l’on n’a pas renoncé à acquérir les 10,1 % des parts que l’État sera autorisé à mettre en vente à compter du 18 avril 2018 et jusqu’au 18 avril 2019.

 

 

À Lyon, en 2016, c'est le consortium emmené par le groupe Vinci (51 %) et associant Predica et la Caisse des dépôts qui l'emporte en mettant 535 millions d'euros sur la table pour privatiser l'aéroport Saint-Exupéry. À Nice, la même année c'est le consortium Azzurra, détenu par l'italien Atlantia contrôlé par la famille Benetton, avec à ses côtés l'aéroport de Rome et EDF Invest, qui est gagnant, mais en réglant une mirobolante facture de 1,22 milliard d'euros ! Ces dernières années, une vingtaine d'aéroports dans des villes moyennes ont changé de mains…

Le mouvement est-il en train de s'enrayer ? Déjà, l'État met les aérofreins sur la vente envisagée du colossal Aéroport de Paris (ADP). Et coupe les gaz sur la privatisation de Toulouse. Grand virage sur l'aile en perspective ?

 

Réactions

 

Georges Méric, président du conseil départemental de la Haute-Garonne :

 

"L’annonce par le Gouvernement, si elle est confirmée, de ne pas vendre les 10,01 % du capital qu’il détient encore dans la Société Aéroport Toulouse Blagnac à l’actionnaire privé majoritaire, CASIL Europe, est très satisfaisante. Notre mobilisation, avec les autres actionnaires locaux, pour appeler l’Etat à ne pas céder ses parts a été entendue et nous nous en réjouissons. Nous réaffirmons l’impérieuse nécessité de conserver un actionnariat public de long terme majoritaire au sein de la SATB, afin de garder la maîtrise d’un équipement stratégique pour l’attractivité et le développement du territoire et d’assurer la qualité de vie des riverains".

 

Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole :

 

"Si elle se confirme, la décision de l’Etat de renoncer à vendre ses parts dans l’actionnariat de l’aéroport de Toulouse Blagnac (ATB) est une bonne nouvelle, qui va dans le sens de l’intérêt général et préserve les intérêts de notre territoire. Elle répond positivement aux demandes fortes que nous avons exprimées avec constance ces derniers mois au nom de Toulouse Métropole, aux côtés de la Région, du Département et de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Chaque fois que les actionnaires locaux pourront parler d'une seule voix au Gouvernement ce sera un atout pour être entendus".

 

Les Chinois vont-ils abandonner l'aéroport de Toulouse-Blagnac ?
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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 06:00

 

Tout doit disparaître !  L'État Macron poursuit méthodiquement, sans rencontrer de résistances institutionnelles, son entreprise de destruction des services publics et des acquis sociaux.  Dans tous les domaines alors que les besoins de la population nécessiteraient davantage de moyens, davantage de personnels, il n’est question que de réduction d’effectifs, d’économie, de réformes qui  vont permettre au privé de pénétrer de nouveaux marchés.

 

« Tout doit disparaître »,  telle pourrait être la devise de ce gouvernement néolibéral qui profite -encore – de la mansuétude et de la bienveillance des médias pour présenter comme  novatrice et équilibrée une politique qui  n’est que la continuation et l’exacerbation des politiques antérieures.

 

Les manifestations unitaires de la rentrée contre la loi Travail ont tourné court et, depuis, la société française poursuit sa descente aux enfers  dans un glissement continu et implacable, facilité par le fonctionnement bien huilée de nos institutions, toutes dans la main du chef de l’Etat. L’exécutif n’est confronté à aucun  contre-pouvoir ;  il peut, sans difficulté aucune,  imposer toutes ses réformes qui sont  présentées comme légitimes et attendues  même si  la majorité des citoyens y sont opposés.  La dégringolade est  mécanique. Les périodes de concertation organisées avant la rédaction définitive des propositions de loi ne sont que des séances d’endoctrinement et de formatage préalable des partenaires sociaux.

 

Macron peut afficher un sourire carnassier. La doxa libérale se diffuse grâce à  une technocratie disciplinée voire servile, productrice de normes aberrantes et déshumanisées. L’état Macron est  passé maître dans l’art de l’injonction paradoxale : partout la même recette, le même objectif :  plus de qualité avec moins de moyens.  Chaque fonctionnaire, chaque employé d’un service public  devient, à son corps défendant,  le rouage d’un totalitarisme du chiffre. Tout est désormais chronométré, apprécié, jaugé,  selon des critères définis par  une bureaucratie envahissante qui  semble hermétique à la réalité du terrain et coupée du monde. Rien ne doit échapper au calcul, tout doit être quantifié, tarifé, rentabilisé,  y compris des éléments  qu’il paraissait impensable de monétiser il y a seulement quelques années.  La culture du capitalisme financier imprègne désormais toutes les administrations et entreprises publiques. La Poste facture maintenant, dans le cadre d’un nouveau service « veiller sur mes parents »,  19,90 € par mois, une visite hebdomadaire du facteur à une grand-mère ou un grand-père isolés. Dans le cadre de son activité principale, la délivrance du courrier, un facteur doit bien sûr être rentable et ne pas s’attarder pour un brin de causette avec la clientèle,  ce n’est pas un travailleur social. . .  Partout les résultats sont les mêmes : des personnels surmenés, à la limite du burn-out, écœurés  par les consignes de leur direction et conscients de maltraiter les usagés.

 

Au final, cette grande transformation, cet assujettissement au marché, est une entreprise criminelle : il arrive que des personnes meurent à l’hôpital public, au service des urgences, faute d’avoir été prises en charge et soignées à temps.

 

Et toute cette violence prend place plutôt tranquillement  car les instances de représentation officielles respectent au final l’autorité de l’Etat, même s’il s’agit d’un état voyou.

 

Par contre, pour imposer certains de ses projets destructeurs,  il arrive que l État Macron soit obligé de montrer ses muscles et de dévoiler sa vraie nature. Les opposants  au site d’enfouissement de Bure n’ont pas eu droit au dialogue mais aux matraques de la gendarmerie. Il est vrai que,  face à des résistants  qui sont en dehors de la représentation admise, face aux citoyens qui refusent de faire prévaloir systématiquement les intérêts économiques sur le respect du vivant, face à tous ceux qui refusent l’imposture permanente, qui contestent la banalisation du mensonge et la fonctionnarisation  de la recherche du profit, une concertation de façade est parfaitement  inutile.  La force brute est  le seul argument qui vaille !

 

Mais aujourd’hui, les poches de résistance, les collectifs de citoyens en lutte se multiplient.  Il y a tant de motifs de mécontentement ! Tout en haut, dans son palais  élyséen, Emmanuel Macron  ne peut percevoir   les souffrances du peuple d’en bas ; il veut continuer à aller vite, à frapper fort,  c’est une fragilité.

 

Pour l’instant, les manifestations  catégorielles, les grèves et les actes de résistance ponctuels se succèdent sans véritable lien, sans une volonté d’ensemble. Mais tout cela pourrait finir par s’agglomérer.

 

La violence tranquille d'Emmanuel Macron
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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 14:20
Radio Macron ment, Radio Macron ... (sur l'air de la Cucaracha)
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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 06:48

Sophia Chikirou, qui a viré Aude Rossigneux du Média (à la manière de Bolloré), a été proche de Fourest, Fabius, Bockel, Mélenchon, Sanders. Elle a soutenu Sarkozy en 2007. Jean-Luc, faites gaffe !

 

Cette affaire Chikirou est emblématique de cette peste qui mine le monde des médias et le monde politique : la prise de pouvoir des gens de la com' dans les médias et dans la politique. Á l'instar de Chikirou, les gens de la com' ne sont ni de droite ni de gauche : ils sont de la com' et leur discours, leurs pratiques, ont fini par recouvrir ceux des politiques et de ceux qui veulent être, désespérément, des journalistes.

 

Bolloré chez les Insoumis

 

 

La lettre d'Aude Rossigneux à la direction du Média :

 

Chers pilotes, copilotes, stewards et cher(e)s camarades,

Hier, l’annonce de mon éviction du journal, et de mon licenciement du Media m’a assommée au point que je n’étais pas en mesure de répondre comme je l’aurais voulu. Je ne suis pas sûre d’être encore en état d’affronter un dialogue direct. Écrire est une façon de parler sans être interrompue. Voilà ce que j’aurais pu dire si la force ne m’avait manquée.

Je suis arrivée au Média parce qu’on est venu me chercher. J’étais alors la femme de la situation, parée de toutes les vertus. Trop, peut-être… L’idée d’une télé différente, engagée mais libre, portée par ses téléspectateurs et non par l’argent, d’une rédaction unie par un idéal commun mais où seraient respectées les individualités m’a enthousiasmée. Je m’y suis lancée à corps perdu, et pendant la période de pré-lancement, j’ai été envoyée au charbon chez les confrères plus ou moins bien disposés, pour présenter et défendre le projet. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je me suis exposée…

J’ai été chargée de la plus lourde responsabilité, celle de recruter une équipe. Je n’ai pas à rougir du résultat : avec ses faibles moyens, la rédaction est performante, unie, et d’un engagement total. Trop, peut-être, j’y reviendrai.

Tout ce travail, je l’ai fait bénévolement, sans recevoir un sou pendant plusieurs mois. Je ne le regrette pas, je demande seulement qu’on s’en souvienne.

Pendant la période de lancement proprement dite, je n’ai pas davantage ménagé ma peine. L’organisation, qui n’est pas mon fait, était sans doute perfectible. L’autogestion c’est plus simple sur le papier que sur le terrain. Mais il a bien fallu faire avec. Et on a fait ! Jusqu’à la limite de nos forces. Ce devrait être une préoccupation majeure du Comité de pilotage : les troupes sont toujours motivées, mais épuisées, et pas loin du « burn out » comme le montrent plusieurs arrêts de travail.

Dois-je porter seule la responsabilité des difficultés, des tensions, et des imprécisions de réglage ? En quoi ai-je démérité ? Qu’est ce qui me vaut ce traitement d’une violence et d’une brutalité qui me laisse dans un état de sidération. Une brutalité qui n’est pas exactement conforme à l’idée que chacun se fait d’un « management » de gauche. Une brutalité qui serait peut-être un sujet pour LeMédia si elle était le fait d’un Bolloré…

Un dernier mot sur la brève conversation que j’ai eue, à la fin de notre rendez-vous d’hier, avec Sophia, qui m’a demandé comment on allait « gérer la communication, » à l’extérieur, et si j’allais faire du mal au Média en popularisant mon éviction. Comment peut-on me soupçonner d’une telle petitesse ? J’ai tissé avec la rédaction des liens de confiance, d’estime, et d’amitié. Mes camarades peuvent compter sur ma loyauté. Et si mon éviction risque de « faire du mal » au Media, qui en est responsable, ceux qui le décident ? ou ceux qui en parlent ? Cet épisode est une blessure. Je ne renie rien de l’esprit du projet que j’ai défendu. Et que je continuerai à défendre. Le voir abimé n’est pas un plaisir, c’est une souffrance.

Je n’avais peut-être pas mérité, il y a quelques mois, cet excès d’honneurs. Le Comité de pilotage s’honorerait en m’expliquant en quoi je mérite à présent cet excès d’indignité.

Salut et fraternité

Aude

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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 06:39

 

 

Je sais que je vais encore fâcher l’ami Philippe. Les Danois ont en effet décidé de relever de 10km/h la vitesse sur les routes où ils l’avaient précédemment baissée. Il se trouve que, dans un pays qui ne compte par ailleurs que 10 radars, les accidents ont diminué de 11% et le nombre de morts de 13%.

 

Mais, attention ! Les Danois sont honnêtes : ils n'affirment pas qu’il y a une relation de cause à effet automatique entre l’augmentation de la vitesse et la baisse du nombre d’accidents. Ils se contentent simplement, pour l’instant, de constater.

 

Les Danois ont observé qu’augmenter la vitesse fluidifiait la circulation. J’ai personnellement vécu le problème d’une vitesse trop basse il y a une bonne trentaine d’années alors que je me trouvais en Tchécoslovaquie. Il n’y avait pas de limitation de vitesse à 80 km/h mais, de fait, nous étions limités à 80, voire 70, voire 60. « Nous », c’est-à-dire les Tchèques et les touristes qui roulions dans des voitures occidentales (la mienne était à l’époque une Peugeot 304, pas une Maserati). Sur des routes au revêtement moyen, nous cohabitions avec des Škoda et autres Trabant qui atteignaient péniblement le 80 km/h en descente avec le vent dans le dos. C’était absolument infernal. Je me suis senti bien moins en sécurité sur ces nationales tchèques que sur le périphérique d’Abidjan.

 

Lorsque la vitesse est trop basse, des conducteurs peu civiques, mais pas forcément dans l’illégalité, peuvent tenter des dépassements de véhicule et de limites de vitesse pouvant conduire à des accidents. En effet, les limitations ne sont pas adaptées au comportement des automobilistes.

 

Enfin, il en va des radars comme des caméras de surveillance : ils ne répondent pas aux buts qu’ils prétendent poursuivre. Quand on pense que, dans un village banal des Alpes, truffé de caméras de surveillance, un type a pu – sans se faire repérer ni être arrêté dans son entreprise – assassiner une enfant et transporter son corps à des kilomètres alors que 150 personnes festoyaient à deux pas, on sait très bien que la fonction des caméras n’est pas d’empêcher les crimes et autres incivilités. Leur but est de mettre en pratique le célèbre avertissement de 1984 : « Big Brother vous regarde ». Même chose pour les radars qui n’empêchent pas les accidents, les conduites dangereuses mais qui sont là pour dire aux automobilistes : « Nous vous fliquons, partout, plus qu’hier et bien moins que demain et, par ailleurs, nous vous détroussons. »

 

Sous le banquier Jupiter II, la France est plus que jamais un pays de répression. Le Danemark s’efforce d’être un pays de prévention.

 

 

Danemark : les limites de vitesse passent de 80 à 90 km/h
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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 16:48

... de l'Éducation nationale après cinq ans de macronisme.

Un couple de retraités ...
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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 06:39

 

Il semble qu’Amazon, non contente de scruter ses employés avec l’œil de Big Brother, ait l’intention de contrôler leur corps. L’entreprise vient d’acquérir deux brevets afin de « surveiller une performance relative à des tâches assignées ». Les employés redoutent d’être équipés de bracelets pour contrôler en permanence leur productivité, non pas fixés à la cheville comme c’est le cas pour les repris de justice, mais au poignet.

 

Selon le New York Times, « la technique proposée par Amazon émettrait des impulsions produites par ultrasons et des transmissions radio pour suivre la localisation des mains d'un employé en relation avec les corbeilles d'inventaire, et fournir un “retour haptique ” [du grec ἅπτομαι (haptomai) qui signifie « je touche », désigne la science du toucher] pour orienter le travailleur vers la corbeille correcte.

 

Pour Amazon, cette technique permettrait de rationaliser les tâches en temps, en guidant l’employé tout au long de la journée pour que tous ses gestes soient productifs.

 

Les entrepôts Amazon détiennent déjà des records en matière de caméras de surveillance et de chronomètres. Le flicage par code-barres est poussé à l’extrême, comme le décrivait récemment un article de Libération : « C’est en tant que pickeuse que j’ai découvert l’univers d’Amazon. L’univers du code-barres. Tout a un code-barres chez Amazon : les articles, les 350 000 emplacements sur les étagères, les chariots qui servent à déplacer les produits commandés, les gens qui poussent ces chariots, les imprimantes, les voitures. Les scannettes portatives dont chacun est équipé pour lire les codes-barres ont aussi un code-barres. Elles sont reliées au réseau wi-fi, qui peut les localiser dans l’entrepôt. Tout a une réalité physique doublée d’une existence informatique. Les managers qui sont derrière leur ordinateur savent en temps réel, grâce à ces outils, où se trouve un livre, sur quel chariot il a été enregistré, quel intérimaire pousse le chariot, où il se déplace dans l’entrepôt, à quelle heure il s’est mis au travail en scannant son code-barres personnel, quelle a été la durée exacte de sa pause, et combien d’articles il "picke" par heure. Cette productivité personnalisée est évaluée en permanence, et des managers viennent trouver individuellement chaque picker pour lui donner sa performance et le conseiller si celle-ci n’est pas satisfaisante. "Il faut être plus dynamique, tu perds trop de temps en ramenant les articles à ton chariot, tu es à 85 articles par heure", m’a lancé un jour un manager au détour d’un rayon, alors que je n’avais jamais vu cette personne auparavant. Mais les remontrances peuvent aussi prendre une forme numérique. Si vous garez par exemple votre chariot sur un emplacement gênant, le code-barres qui y figure permet de savoir que c’est le vôtre, et vous recevez un message sur l’écran de votre scan : “ Merci de garer ton chariot sur les emplacements autorisés. ” »

 

Á bas les travailleurs épanouis, vivent les robots soumis !

 

Les bracelets ne feraient pas gagner grand-chose à l’entreprise. Ils renforceraient la crainte suscitée par un contrôle permanent, la peur de la peur en quelque sorte, et aussi la dépossession du travail. En attendant la robotisation complète des entrepôts

 

 

Source 

 

Pas (encore) de boulet aux pieds pour les employés d’Amazon
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