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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 09:49

Il y a une trentaine d'années, après l'élection de François Mitterrand, Michel Honorin, de TF1 pas encore privatisée, était venu venu à Abidjan tourner un film sur le néocolonialisme en Côte d'Ivoire. Il avait interviewé longuement trois enseignants français de gauche, dont moi. Nous avions tous les trois expliqué que, dans sa relation à l'Afrique des Indépendances, la France avait tout fait à l'envers.

 

Elle continue.


Dans les années 80, j'ai séjourné à plusieurs reprises dans cette immense zone sahélienne (Sévaré, Mopti, Gao, Niamey etc.). Dans cette région très musulmane, je n'y ai jamais rencontré une femme voilée. Je doute qu'une action militaire étrangère, violente, et impériale, il faut bien le dire, puisse réparer les dégâts.


J'ai trouvé un peu molles du genou les réserves de Mélenchon et de Mamère face à cette guerre.


 

http://www.ouest-france.fr/photos/2013/01/12/130112203735405_13_000_apx_470_.jpg

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 09:00

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 08:46


http://www.souviens-toi.org/Images/image_schlague.jpgSi la dictature, ce n’était que des cravaches, des défilés au pas de l’oie, des camps, tout serait tellement plus simple. Ce peut être quelque chose de beaucoup moins voyant, mais tout aussi violent.

 

Un directeur de magasin a eu le front, l’outrecuidance sans tabous, décomplexée, de licencier une caissière pour une erreur de virgule. Au lieu de gratifier un client d’un bon de réduction de 0,60 euro, elle lui a ristourné 60 euros. Je passe sur le fait – car c’est un autre débat – que ces bons de réduction sont une foutaise sans nom, que les clients savent très bien que c’est un attrape-gogos, mais qu’il les prennent parce que c’est toujours ça de pris.

 

Ce qui est insensé, scandaleux, ce qui montre vraiment que nous vivons sous la botte du capitalisme financier (les hypermarchés ne sont rien d’autres que des établissements financiers), c’est bien ce licenciement pour une telle peccadille que l’employée a considéré à juste titre « sans cause réelle et sérieuse ».

 

Un conseil de prud’hommes statuera prochainement.

 

Puisqu’on est revenu au XIXe siècle, notons que cette caissière, qui travaille depuis 12 ans dans ce supermarché, bénéficie du statut de salariée handicapée. Cela dit, elle a bien mérité le courroux de son employeur car, en 2008, elle avait commis une erreur de 3 euros au détriment du magasin. La cliente, toute prête à rembourser la somme du délit, est effondrée et se culpabilise d’être, bien involontairement, à la source de ce licenciement.

 

La caissière réclame réclame à son employeur 40 000 euros de dommages et intérêts. Et pourquoi pas des excuses, pendant qu’elle y est !

 

Le magasin fait partie de la chaîne Simply Market, qui appartient au groupe Auchan. Ah, ces enseignes qui se cachent derrière de l’anglais bidon et qui se rapatrient vers le centre des villes parce que les pauvres ne peuvent plus se déplacer à l’extérieur des villes car l’essence et les voitures leur sont devenues trop chères ! Après avoir défiguré nos campagnes, les hypermarchés défigurent désormais nos cités.

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 07:47

http://www.lecanardacharne.com/wp-content/uploads/2012/10/1056_merde_in_france-300x300.jpgIl nous a bien eus, Montebourg, avec son coup de com'. La photo le représentant en marinière et tenant un Moulinex à la main était largement mensongère. Ce qu'a récemment démontré Carl Minel dans un article pour Le Grand Soir.

 

 

Arnaud Montebourg en marinière : provocation ou boulette ? 

 

Arnaud Montebourg est soucieux de témoigner son soutien aux entreprises industrielles françaises. Si son initiative est louable, elle n’en reste pas moins périlleuse. Le penchant du ministère du Redressement productif à donner sa bénédiction publique à certaines entreprises s’exerce ainsi au détriment de la crédibilité de son message.

À l’heure des délocalisations et de la désindustrialisation, la mobilisation d’un gouvernement socialiste pour la promotion de la production française semble plus que naturelle. Avec la destruction de l’industrie, ce sont en effet des centaines de milliers d’emplois qui disparaissent, des savoir-faire qui s’éteignent, et une richesse économique et sociale qui se perd. Quoi de plus normal pour un ministre tel qu’Arnaud Montebourg que de prendre des positions fortes sur le thème du made in France ? Mais si les intentions du ministre du Redressement productif sont résolument louables, son apparition très remarquée dans la presse fait planer bien des doutes sur la réalité de sa compréhension de la problématique du « produit en France ».

Un ministre rempli de bonnes intentions

Fin 2012, Arnaud Montebourg se voyait adresser un compliment inattendu. Laurence Parisot, présidente du Médef, affirmait en effet trouver « très sexy » la photo du ministre du Redressement productif à la Une du supplément du Parisien paru le 19 octobre. Cette photo, nul n’est besoin de la présenter à nouveau tant elle a généré d’attention dans l’espace médiatique. On a également largement explicité la volonté du ministre à l’origine de cette décision de poser en marinière Armor-Lux, montre Herbelin au poignet et robot-mixeur Moulinex sous le coude. Ce dont on a moins parlé en revanche, c’est de la pertinence de ces choix pour défendre le made in France comme instrument du patriotisme économique.

Arnaud Montebourg a en effet choisi de s’afficher à côté de produits symbolisant des industries françaises bien connues pour défendre ce concept. Mais Amor-Lux, Herbelin et Moulinex sont-ils encore aujourd’hui des représentants crédibles du made in France ? Il est permis d’en douter. C’est ce qu’a très tôt fait Atlantico en soulignant que l’essentiel des composants de la montre Herbelin du ministre était produit en Suisse, les usines françaises n’ayant à leur charge que les tâches d’assemblage du produit fini. Mais la montre Herbelin n’est pas le seul détail à faire tiquer l’œil averti sur cette image. À vrai dire, tous les produits mis en avant sur cette image sont loin de représenter l’industrie nationale dans ce qu’elle a de plus bénéfique pour le bilan économique et social français.

Armor-Lux, société implantée à Quimper en Bretagne, s’est pour sa part rendue fameuse par son exploitation de l’imagerie régionale bretonne. À cet égard, la fameuse marinière Armor-Lux apparaît bien comme un symbole du prêt-à-porter français. Que le consommateur (et le responsable politique) ne s’y trompe pas toutefois : Armor-Lux, ce sont 600 emplois en France, autant qu’une entreprise qui ne produit pas la moitié de ses articles dans l’Hexagone et surtout, un réseau de fournisseurs du secteur textile employant quelques 2500 salariés en Tunisie. Pour Moulinex, le tableau est sensiblement le même. Bien sûr, cette entreprise fait partie de l’histoire industrielle française : nombre de ménagères se souviennent encore du fameux slogan « Moulinex libère la femme » et de ce qu’il signifiait dans les années 1960, à l’époque du plein essor de l’électroménager. Mais face aux difficultés industrielles, Moulinex est une entreprise qui a fermé l’essentiel de ses sites de production français en 2001, supprimé quelque 4000 emplois pour finalement ouvrir de nouvelles usines au Mexique.

Défendre le made in France est une honorable cause. Arnaud Montebourg a souhaité la faire sienne en dépit des oppositions de son propre camp politique qui considère qu’il s’agit là d’une lubie passéiste et d’un simple plaidoyer pour un retour au protectionnisme. Mais s’il est en effet nécessaire de prouver que le made in France peut être défendu et promu dans une saine démarche d’entretien de l’emploi et de création de richesse en France, il est également plus que nécessaire de le faire correctement. Or ce n’est en aucun cas ce qu’Arnaud Montebourg a fait en se mettant en scène à la Une du Parisien, avec des objets qui symbolisent difficilement le produit français aujourd’hui. Car promouvoir le made in France, ce n’est pas simplement prendre le parti des entreprises issues de l’histoire industrielle française, mais bien soutenir celles qui génèrent à l’instant t une création de richesse significative sur le sol français.

Entreprise française n’est pas synonyme de made in France.

 

http://a134.idata.over-blog.com/600x468/0/53/70/19/dessins5/DESSIN-6/dessin7/pulvar-montebourg.jpg


Consécutivement à la parution de cette fameuse Une, on a dit d’Arnaud Montebourg qu’il était porté sur l’humour. « Ils ne voulait pas une photo dans son bureau, mais que ce soit explicite » indique Le Point, citant les membres du cabinet du ministre ; « il fait le pari que c’est un moyen d’ouvrir ce débat avec l’humour dont il n’est pas dépourvu ». Le décalage et l’humour seraient donc les instruments du ministre Montebourg pour aborder une question aussi sensible que la préservation des emplois industriels en France. L’attitude tranche pour le moins avec la gravité du sujet. D’ailleurs, l’initiative du ministre a laissé pantois ses collègues du gouvernement.

À cet égard, c’est assurément la réaction de Benoît Hamon, ministre délégué à l’Économie, qui illustre le mieux l’incompréhension générée par l’initiative d’Arnaud Montebourg. Confronté à la fameuse couverture moins d’un jour avant sa publication, Benoit Hamon croyait au canular. « C’est un beau montage ! […] C’est des conneries, et si c’est vrai ça ne lui va pas mal », commentait-il sur les plateaux de Canal+. On sent le doute s’immiscer dans l’esprit de Benoît Hamond à mesure que progresse l’interview : le document qu’on lui présente pèche par son esthétisme pour le moins ostentatoire, mais Arnaud Montebourg n’en a pas à son coup d’essai en matière promotionnelle et Benoît Hamond le sait.

Après tout ne s’était-il pas fait remarquer quelques semaines plus tôt en se faisant remettre les clés de la première Renault Zoé. La première voiture électrique du constructeur français s’était en effet elle aussi vu offrir une publicité de premier choix, Arnaud Montebourg ayant insisté pour conduire cette auto « produite en France ». À l’époque cependant, la prestation du ministre du Redressement productif avait plus convaincu :cette nouvelle auto est en effet produite à Flins, en banlieue parisienne. Ainsi, lorsque les exemples sont bien choisis, le soutien personnel du ministre est pertinent et crédible. Comment s’offusquer par exemple de la visite d’Arnaud Montebourg à l’usine de Repetto ? Quelques années plus tôt, cette célèbre maison de couture et de cordonnerie était sauvée de justesse de l’abîme par son patron Jean-Marc Gaucher qui inaugurait début octobre 2012 l’extension de son site dordonais de production ! De tels accomplissements industriels méritent que nos dirigeants les portent en exemple. Pour autant, le meilleur plan de communication ne remplacera jamais une vraie politique industrielle.

Sur le sujet du patriotisme économique et du made in France, Arnaud Montebourg semble tout mélanger : les bons et les mauvais élèves, de même que les fins et les moyens de la promotion de l’industrie française. À la façon d’un publicitaire un peu trop véhément, il semblerait que le ministre du Redressement productif choisisse les bénéficiaires de son soutien sur des critères obscurs et ne favorisant pas nécessairement les entreprises les plus engagées sur le sol français. Dans ces conditions, mener le combat de l’industrie à grand renfort de com’ s’apparente à un traitement de surface. Arnaud Montebourg souhaite favoriser la création d’emplois industriels en France ? Qu’il fasse en sorte que les programmes de soutien bénéficient aux PME anonymes et pas seulement à celles dont l’image de marque les place au-devant de la scène médiatique ! La bataille de l’emploi industriel français ne se gagnera pas avec des mesures cosmétiques. Puisse cette couverture du Parisien nous permettre à tous de le réaliser, avant qu’il ne prenne l’idée à Arnaud Montebourg de se repentir de ses maladresses en posant en tutu Repetto ou en robe de chambre Armor-Lux !

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 06:32

http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Retraite-oubliette1.gifSur son blog (link), Mireille Marzaro, Cadre Coordinateur du Réseau de Soins Palliatifs des Alpes Maritimes, fait le point sur le système de retraite des fonctionnaires européens. Je n’ai pas la possibilité de vérifier ses informations, mais, si ce qu’elle avance est avéré, nous sommes en présence d’un pur scandale au moment où, justement, la politique de Bruxelles n’a jamais été aussi antisociale, avec, pour ce qui est retraites, la volonté de désengager les États (donc les solidarités nationales) au profit de systèmes privés.

Selon Mireille Marzaro, les fonctionnaires européens peuvent partir en retraite anticipée, à cinquante ans, avec 9 000 euros par mois. 340 d’entre eux vont profiter de cette possibilité cette année. Ce, afin d’intégrer de nouveaux fonctionnaires des nouveaux États membres de l'UE (Pologne, Malte, Pays de l'Est...).

Marzaro donne quelques exemples de retraite européenne dorée. Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de contrôleur adjoint de la protection des données, aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite mensuelle de 1 515. L'équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié belge ou français du secteur privé après une carrière complète de 40 ans. Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé.
Après 10 années, il aura droit à près de 9 000 euros de retraite par mois. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12 500 euros de retraite par mois. Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, 12 900 euros par mois. Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, 14 000 euros par mois.

 

L’ancien ministre français Jacques Barrot, âgé aujourd’hui de 75 ans, touche une retraite de 4 728,60 euros pour 5 années comme Commissaire européen aux transports. Il cumule, ce qui est son droit le plus strict, une retraite d'ancien député, une retraite d'ancien ministre, une retraite d'ancien président du Conseil général de la Haute Loire, une retraite de maire d'Yssingeaux. Pour couronner cette brillante carrière, il a été nommé le 23 février 2010 membre du Conseil Constitutionnel. Je ne serais pas surpris qu’il ait voté en faveur de l’annulation de la taxe à 75% sur les très hauts revenus voulue par Hollande.

 

Pour valider une retraite pleine et entière, les eurocrates n’ont besoin que de 15 années et demi. Ce qui ne les empêche pas de recommander l’allongement des carrières dans toute l’Europe. D’après Marzaro, le pire est qu’ils ne versent aucune cotisation. Les retraites des gendarmes de l’orthodoxie budgétaire sont entièrement à la charge des citoyens européens.

 

Le Premier ministre britannique David Cameron (qui est né avec une cuiller en argent dans la bouche) a exigé de l’UE qu’elle baisse de 10% les salaires des 55 000 fonctionnaires qui seront augmentés de 5,5% en 2013. « Ils sont 250 à gagner plus que moi », a-t-il pesté avec la distinction qu’on lui connaît. Certains directeurs généraux gagnent en effet plus de 100 000 euros par an. Cameron a également exigé un relèvement de l’âge de la retraite à 68 ans pour les Eurocrates.

 

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 10:36

La question ne se pose pas. Daniel Bernard (Marianne.fr) nous explique pourquoi :

 

http://laiciteetsociete.hautetfort.com/media/02/00/2655474797.2.jpg

Françoise Giroud disait que la France ne serait plus un pays machiste quand seraient nommées des femmes incompétentes. A cette aune, le racisme serait un vieux souvenir si l'on en juge par la consécration de Jean-Vincent Placé. Moins éloquent qu'Eva Joly et plus arriviste que Cohn-Bendit, ce sénateur de l'Essonne prétend s'inspirer de Mitterrand, pour l'éthique et les convictions sans doute. Ni ces défauts, ni ses origines n'ont été rédhibitoires pour en faire le vrai patron des écolos.


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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 10:40

Les pouvoirs publics étatsuniens fliquent désormais les citoyens à l'aide de drones. Ce qui était conçu, à l'origine comme une arme de guerre est devenu une arme de paix contre les civils. Mais l'important est que, armés jusqu'aux dents, les citoyens croient toujours vivre au paradis de la liberté individuelle. Ci-dessous, de larges extraits d'un article d'Elsa Ferreira pour Rue 89 :

 

 

 

Utilisés par l’armée américaine en temps de guerre, les drones surveillent désormais aussi les citoyens, ce qui inquiète les défenseurs de la vie privée.


 

On connaît les drones pour leur utilisation par l'armée américaine en territoire étranger utilisation par l’armée américaine en territoire étranger. Des bombardements à la télécommande qui ont fait beaucoup de morts dits « collatéraux ».

 

Mais ils sont aussi utilisés dans le ciel américain. La police des frontières les utilisent depuis 2005 pour repérer les immigrants clandestins et le trafic de drogue entre les Etats-Unis et ses deux voisins, le Mexique et le Canada. A quelques reprises, et sous des conditions restreintes, le FBI (le Bureau fédéral d’investigation) et la DEA ( l’Agence de lutte contre les trafics de drogue) ont été autorisés à emprunter les robots volants de leurs collègues emprunter les robots volants de leurs collègues. En juin 2011, les forces de l’ordre du comté de Nelson (Dakota du Nord), procédaient à la première arrestation de citoyens américains assistés d'un drone première arrestation de citoyens américains assistée d’un drone.

 

Ce n’est que le début... la « dronaïsation » du territoire s’accélère. En février de cette année, le congrès a voté le congrès a voté une loi pressant l’Administration fédérale de l’aviation d’élargir les conditions de survol du territoire domestique aux drones. En plus de l’armée, le secteur privé et les agences civiles du gouvernement (au niveau fédéral, des Etats et local) seront autorisés à faire flotter les engins dans l’espace aérien américain.

 

Il y aurait déjà plus de 110 bases d’activité pour les drones, actuelles ou en construction, dans 39 Etats. Le pays entier est quadrillé. De la taille d’un avion ou aussi petit qu’un colibri, les drones peuvent être équipés de caméras infrarouges, de détecteurs de chaleur, de GPS, de détecteur de mouvement, d’un lecteur automatisé de plaque d’immatriculation et on leur prête un prochain système de reconnaissance faciale.

 

Comme l’écrit Naomie Wolf :

« Le Pentagone peut désormais envoyer un drone domestique rôder autour de la fenêtre de votre appartement, recueillir des images de vous et de votre famille, si la secrétaire de la Défense l’approuve. »

Cela veut dire aussi que des personnes américaines non « spécifiquement identifiées » – « une détermination si vague qu’elle en perd son sens » – pourraient être surveillées à leur insu. Comme par exemple « un groupe de militants ou de manifestants », interprète l’auteure américaine.

 

La surveillance des citoyens par les drones a déjà commencé.

 

Si les informations peuvent être collectées à l’insu des citoyens américains, sous des conditions vagues, que deviennent-elles ensuite ? Là encore, le document de l’armée de l’air réserve quelques surprises.

 

« Ce qui en finit pour de bon avec le quatrième amendement », – amendement qui protège les citoyens américains contre les perquisitions et saisies non motivées et non justifiées –, juge Naomie Wolf.

 

 

Les Etatsuniens s’opposent également en masse (67 %) à l’utilisation des drones lors de dépassement de vitesse. Ils sont cependant largement favorable à l’utilisation des robots pour contrôler l’immigration illégale, pour poursuivre des criminels ou encore pour des missions de recherche et de secours (respectivement 64 %, 67 % et 80 %).

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 06:58

Très bonne réflexion de Georges Gastaud (pour Le Grand Soir) sur le rôle du Conseil constitutionnel :

Cette camarilla non élue n’a jamais censuré une seule loi antisociale.

Institution non élue*, composée d’ex-présidents et de hauts fonctionnaires rompus aux basses œuvres de l’Etat bourgeois, le Conseil constitutionnel s’est de nouveau signalé à l’attention des démocrates. Il a en effet invalidé la mesure gouvernementale instituant la taxation à 75% des revenus annuels de plus d’un million d’euros d’une poignée d’hyper-milliardaires.


Toute la faune des patrons du CAC-40 (du « caca-rente » ?) et des « people », renégats de leur propre pays, exulte. D’autant qu’on voit mal le même conseil constitutionnel abroger les lois antisociales liées, par exemple, au « choc de compétitivité » prôné par le rapport Gallois et reprises par le gouvernement Ayrault.


Quant à nous, nous rappellerons trois choses :


Le Conseil constitutionnel n’a jamais censuré une seule loi portant réforme, dans un sens antisocial, des retraites, de la sécurité sociale, du code du travail, etc.


Il a officiellement décidé de laisser passer, SANS AUCUN CONTROLE DE CONSTITUTIONNALITÉ, l’ensemble des lois qui résultent d’une transposition en droit français des directives européennes ; par décision officielle, il a décidé que la constitution française et les lois nationales sont subordonnées aux traités supranationaux et aux directives européennes ; bref il a décidé, contre le principe majeur du droit qui stipule que « la souveraineté du peuple est inaliénable » (Rousseau, Contrat social, I, 4), que le peuple français – qui avait décidé le contraire en votant non à la constitution européenne – ne serait désormais plus maître de son destin ; dans le même temps, l’équivalent allemand du Conseil constitutionnel, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, édictait au contraire que les décisions du Bundestag l’emporteraient toujours en droit sur les directives et sur les traités supranationaux. Ce qui montre à la fois l’ignominie des politiques de la classe dirigeante « française », digne descendante des Emigrés de Coblence, des capitulards de Thiers et des « collabos » de Vichy, et le caractère totalement asymétrique de l’actuelle Europe allemande, où l’oligarchie « française » du CAC-40 et ses représentants des partis gouvernementaux se subordonnent volontairement au grand capital allemand et à l’Europe atlantique.


Dans le même esprit, cette institution antinationale et technocratique qu’est le Conseil constitutionnel n’a pas élevé la moindre objection contre le Traité de Lisbonne, qui a repêché par la voie parlementaire la Constitution européenne refusée par le peuple souverain ; et les « Sages » du Conseil Constitutionnel n’ont pas vu malice au tout récent Traité de Stabilité, de Coopération et de Gouvernance (TSCG) qui soumet désormais la


PNG - 75.4 ko

France à la tutelle budgétaire de Bruxelles et, en réalité, de Berlin. Rappelons que c’est pour permettre au peuple de décider du budget public qu’ont eu lieu les grandes révoltes qui jalonnent toute l’histoire de France depuis l’insurrection communale d’Etienne Marcel jusqu’à la Révolution française : ce rappel historique suffit à montrer la veulerie du Conseil constitutionnel, des anciens chefs de l’Etat et des hauts fonctionnaires « socialistes » ou « de droite » qui le composent.


Une telle institution très politique – non pas en ce sens qu’elle serait spécialement au service de l’UMP ou à celui du PS, mais en ce sens qu’elle sert de garantie ultime CONTRE LE SUFFRAGE UNIVERSEL ET CONTRE LES LUTTES POPULAIRES à l’oligarchie capitaliste, à la loi du profit et à sa sacro-sainte « construction » européenne – n’est pas seulement très chère et inutile. Elle est antinationale et antidémocratique.

 
Il faut l’abolir et réaliser ainsi une économie budgétaire substantielle en supprimant les émoluments plantureux des « Sages », qui ne sont en fait que les veilleurs de nuit du grand capital européen.


Plus généralement, il faut en finir avec la fiction selon laquelle la France aurait encore une constitution sur laquelle devrait veiller pieusement le Conseil constitutionnel. Modifiée au gré des traités européens ratifiés par la France, changée des dizaines de fois pour des raisons d’opportunité, quand les présidents successifs ont voulu passer les lois liberticides, grossièrement contournée et ignorée dans la vie quotidienne (la « république une et indivisible » est piétinée par la « décentralisation », la « séparation de l’Etat et des Eglises » a été massacrée par Sarkozy sans que le Conseil constitutionnel s’en émeuve, la protection accordée à la langue française par l’article II est totalement lettre morte face au tout-anglais patronal, et ne parlons pas du « droit au travail » reconnu aux Français etc.), ce texte faussement sacré n’est plus aujourd’hui qu’une référence de pure forme qui n’est invoquée que lorsqu’il est défavorable au peuple et aux travailleurs.


Plus que jamais, s’impose l’exigence démocratique d’une nouvelle constitution portée et élaborée par le peuple souverain. Et cette reconstitution de la France est évidemment indissociable à nos yeux du droit des peuples à l’insurrection (article 35** de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, annexée à la 1ère constitution républicaine de la France, due à Robespierre) et, dans les conditions actuelles, de la sortie de la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et in fine, du monstrueux système capitaliste qui dévaste toutes nos libertés et toutes nos conquêtes sociales.


Vivement qu’advienne par l’action de classe « tous ensemble et en même temps », par la reconstitution d’un vrai parti communiste français, par la mise en place pluraliste d’un « nouveau CNR » sortant la France de l’étau européen et à la fin, par la transformation révolutionnaire et socialiste de notre pays, la « République sociale, populaire, démocratique, une, souveraine, laïque et indivisible » pour laquelle notre peuple et sa classe ouvrière luttent depuis toujours.


Georges Gastaud, 30 décembre 2012.
Source : http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=12426

* Composition du Conseil constitutionnel : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionne...

** Constitution du 24 juin 1793 - DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN
Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/constitutions/con...
Article publié par A.MC, le dimanche 30 décembre 2012 à 18:25
http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=12426

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 09:43

Quatrième fortune mondiale (41 milliards d'euros), Bernard Arnault doit tout aux ouvrières de Flixecourt, dans la Somme et, accessoirement à Laurent Fabius. Un très bon reportage de Fakir (link) explique pourquoi.

 

http://www.hector-malot.org/medias/tp/41-41-w-chateau-saint-zoom-zoom.jpg

 

 

Bernard Arnault est un poulet, une personne extrêmement poltronne. Il fut le premier en 1981 à quitter la France par peur des chars soviétiques mais, sous sa mine de premier communiant, de petit garçon à sa maman, il cache un caractère d'une férocité extrême.

 

Avec l'accord du gouvernement Fabius, il promet, de retour dans notre beau pays en 1983, de redresser le groupe Boussac et de sauver des emplois. Trois ans plus tard, il revend, licencie et ne garde que le luxe : la maison Dior. Et aussi Le Bon Marché. Il bazarde la partie industrielle de l'empire boussac (23000 salariés à l'époque) qu'il a raflé pour une bouchée de pain avec une subvention d'un milliard de francs de la part du gouvernement socialiste. Le problème est que, depuis les années soixante-dix, les activités textiles sont déclinantes principalement parce que les politiques (Pompidou, Giscard) ont décidé d'ouvrir les frontières à la concurrence.

 

La fortune de Bernard Arnault n'a, au départ, rien à voir avec un quelconque "génie" entrepreneurial, mais avec l'exploitation de toute une vallée picarde, ce avec la complicité de Mitterrand et de Fabius. Le "plus jeune Premier ministre de France" est un paradoxe vivant : ce politique, qui a été constamment réélu dans une des circonscriptions les plus ouvrières de notre pays, aura été l'un des pires responsables de la casse de la classe ouvrière ces trente dernières années.

 

Quand Kenzo fabriquait ses costumes à Maubeuge, dans ce Nord si cher au chti Arnault, ils revenaient en sortie d'usine à 80 euros. Ils étaient revendus 990 euros, tout simplement parce que des gogos se laissaient berner par la "marque", par "l'étiquette". Le bénéfice n'étant pas suffisant pour le grand prédateur issu d'une famille d'industriels réacs et cathos de Roubaix, il décida de délocaliser la fabrication de ses costumes à Katowice, ce qui abaissa le prix de revient à 40 euros. Cette seule décision détruisit 157 emplois. Cela dit, l'objectif premier d'une délocalisation n'est pas de gagner de l'argent (40 euros sur 990, ça ne représente jamais que 4%), mais de briser les solidarités ouvrières et d'annihiler l'emprise des politiques, donc de la démocratie, du peuple, sur l'économique. La confection des costumes pour snobinards serait, depuis, partie en Bulgarie.

 

Arnault écrit dans un livre à sa gloire que les grandes entreprises savent désormais faire jouer la concurrence entre les Etats, que l'impact des hommes politiques sur l'économie est "de plus en plus limité, heureusement". Sauf, bien sûr, lorsqu'il s'agit de quémander des aides massives payées par les citoyens avant de délocaliser les avoirs en Belgique ou au Luxembourg (en Belgique, LVMH paye 3% d'impôts), pour que ses enfants comme ceux de Depardieu, ne payent pas de droits de succession.

 

Il y a quelques années, Bernard Arnault conseillait, avec Bill Gates et quelques autres grands capitalistes, le ministre britannique des Finances de l'époque, Gordon Brown, futur Premier ministre. On comprend que celui-ci, souffrant de sérieux problèmes de vue, il était vital que quelques regards acérés lui offre leur vision du monde. Après tout, Mitterrand eut, lui aussi, ses "visiteurs du soir" qui l'encouragèrent à mettre en oeuvre une politique hostile aux intérêts du plus grand nombre. Quant à Normalou Ier, on espère bien que, suivant l'exemple de François Ier, il accueille à la nuit tombée, à la grille du Coq de l'Elysée, des éminences financières qui l'aident à prendre des décisions réalistes et courageuses.

 

Bernard Arnault est, par ailleurs, un grand artiste : il a joué un concert de Beethoven sous la direction d'Ozawa. Mais pour lui, comme pour la plupart des grands bourgeois, l'art n'est pas une consolation. C'est une posture, le "déguisement d'une faute morale", comme dit si bien Fakir. Derrière la virtuosité du pianiste, derrière le goût très sûr du collectionneur, il y a la souffrance des travailleuses de Flixecourt, maintenant de Bulgarie et demain, s'il le faut, de celles de la planète Mars.

 

 

http://media.notrefamille.com/cartes-postales-photos/cartes-postales-photos-Rue-Thiers-Le-Debit-de-Tabacs-FLIXECOURT-80420-80-80318003-maxi.jpg

 

 

Arnault tient les médias français dans sa main, avec des idiots utiles du style de Guillaume Durand (ce grand professionnel qui annonça aux téléspectateurs de la chaîne de télé pourrie pour laquelle il travaillait à l'époque que Pauline Laffont était en vie alors qu'elle était morte) qui est allé jusqu'à consacrer un film pour la Cinq à celui qui l'emploie. Pauvres médias qui tremblent devant les annonceurs privés du style Arnault qui les gavent de pub mais qui ne craignent pas l'Etat qui les subventionne à qui mieux-mieux. 

 

Bernard Arnault n'a rien créé. LVMH existait avant lui. Il aura été un très grand financier qui aura imposé, à un degré jamais atteint avant lui peut-être,  une violence cynique inouïe dans les rapports sociaux. Il a pris tellement d'avance sur le peuple et l'Etat qu'il est désormais impossible de renverser l'ordre des choses, qu'une des grandes puissances économiques mondiales comme la France ne pourrait même plus s'attaquer à lui avec l'espoir de vaincre.

 

Il n'a gagné que grâce au mensonge originel de Flixecourt, une trahison que lui ont bien vite pardonnée les politiques de gauche, puis de droite.

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 10:19

http://a133.idata.over-blog.com/2/52/50/42/140-1-.jpgCi-dessous un article de Gérard Filoche publié dans son blog sur la manière dont les patrons des grands magasins violent la loi en contraignant les employés à être constamment en mouvement et en leur interdisant de s'asseoir, ne serait-ce qu'une minute pour se reposer.

 

Dans les grands magasins, la « Loi des sièges » violée. Même plus le droit de s’asseoir un instant ?

On se frotte les yeux : on est dans un pays où les 60 patrons les plus riches qui arrachent le plus de dividendes exigent 60 milliards d’assistanat à l’état et réclament en même temps que les salariés soient plus « flexibles » et que les 5 millions de chômeurs aient moins d’indemnités.
L’idée même de « flexibilité » est inhumaine : on y sent la nuque baissée, la dignité bafouée. Et elle est stupide économiquement et contraire à l’emploi : ce sont les salariés les mieux formés, les mieux traités, les mieux payés qui sont les plus « compétitifs », pas les flexibles ni les précaires !

 

Mais savez-vous jusqu’où ça va ? En ce moment les patrons des plus grands magasins parisiens privent les salariés de sièges. Oui, vous avez bien lu : de « sièges ». L’inspection du travail est actuellement obligée de se battre au cœur de Paris pour que les vendeuses et vendeurs disposent de quoi s’asseoir au moins quelques instants dans leur longue journée de travail. Sans succès, pour le moment, elle fait des interventions en CHSCT, des « mises en demeure » pour le simple droit des salariés de poser leurs fesses un instant en 8 heures.
Le patronat exige que les vendeuses et démonstratrices soient en perpétuel mouvement ou en position debout (ou les deux), au-delà des exigences de leur poste pour « créer l’image d’une entreprise animée – éveillée, consciente, énergique, dans un état constant d’accueil et d’attention aux besoins du client ».

 

C’est le retour d’Au bonheur des Dames d’Émile Zola. L’époque où même la Marquise de la Tour du Pin qui aimait y faire ses courses, fut émue que les vendeuses des grands magasins n’aient pas de sièges. La Marquise intrigua et réussit à obtenir de la Chambre, ce qui s’est appelé « la loi des sièges » toujours inscrite dans le code du travail : Art. R.4225-5 sous le titre : « confort au poste de travail. Sièges » : « Un siège approprié est mis à disposition de chaque travailleur à son poste de travail ou a proximité de celui-ci. »
Les employeurs ont le droit de concevoir leurs activités selon une image particulière et exiger que leurs employés s’y intègrent mais : – Ils n’ont pas le droit de les utiliser de manière illégale en les contraignant à des actions qui nuisent à leur santé (par exemple, des périodes prolongées debout) non nécessaires à l’accomplissement de leur mission – Ils doivent au contraire utiliser tous les moyens possibles pour assurer le moins de préjudice possible à la santé de leurs salariés. – Dans l’équilibre des intérêts entre la création d’une image (grâce à l’utilisation d’employés constamment en mouvement ou en position debout) et la dignité humaine de l’employé, la dignité humaine doit l’emporter.
- L’obligation pour les salariés d’être constamment en mouvement ou en position debout constante constitue aussi une discrimination d’âge, puisque les plus âgés ont plus de mal à s’y conformer.
Laurence Parisot contre la Marquise du Pin ? Le code du travail en état de siège. Jusqu’où, jusqu’à quand ?

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