Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 11:50

Un ami anglais me signale cet article de Dan Snow pour le Daily Telegraph, influent quotidien conservateur britannique. Le mot important me semble être “twin” (jumeau, jumeler). Même si nos pays ne sont pas de vrais jumeaux, ils sont unis par une mer et par une communauté de destins depuis les invasions romaines.

Article traduit par Théa MONGIATTI, Amandine OZOG, Julie PERON et Lola TERNY, de l'université de Poitiers, sous la direction de leur professeur, Monsieur Jean-Charles KHALIFA.

 

 

 

Ce lien qui fait des Français nos jumeaux

Les relations entre nos deux pays sont plus fortes que jamais : soutien à la France au lendemain des attentats de Paris

 

Quand les Grands-Bretons nous aiment réellement

Une foule en deuil assiste à une veillée à Trafalgar Square.

 

 

Samedi soir, la Marseillaise résonnait dans tout ce Forum national britannique qu’est Trafalgar Square. C’est ici, au pied de la colonne Nelson, que nos victoires sur les Français sont immortalisées dans le bronze coulé à partir de canons pris à l’ennemi. Et pourtant, la place, qui porte le nom de la plus grande défaite des Français, était envahie par une foule chantant l’hymne national français, cependant que, en arrière-plan, la National Gallery s’illuminait du drapeau tricolore. Nelson, William Pitt et Wellington devaient se retourner dans leur tombe.

 

Inutile. L’esprit gaulois était bien plus présent que les gens ne pouvaient le penser.

 

Depuis toujours, nous sommes les jumeaux des Français. Artistes, inventeurs, dirigeants et révolutionnaires de nos deux nations se sont toujours inspirés mutuellement. Une bonne partie de la collection conservée derrière la façade illuminée de bleu, blanc, rouge de la National Gallery appartenait autrefois à la France, et a été ramenée en Grande-Bretagne par ce dingue des canaux qu’était le Duc de Bridgewater (dont l’obsession était inspirée par l’immense Canal du Midi)

 

France et Angleterre, se tendant mutuellement un miroir, ont toujours été un refuge pour les rebelles de l’autre. Nous avons copié, plagié les idées de l’autre. Nous avons combattu jusqu’au dernier homme pour la liberté de l’autre, comme seuls des jumeaux en sont capables. Parfois nous nous sommes aussi battus entre nous, comme seuls des jumeaux en sont capables, mais depuis deux millénaires, les habitants de notre île et ceux entourés des Alpes, des Pyrénées et du Rhin ont connu un lien pareil à nul autre au monde, lien fraternel et fratricide qui a donné naissance au monde moderne.

 

La première mention reconnue de la Grande-Bretagne dans l'histoire figure dans le registre des conquêtes de la Gaule de César. "Dans la plupart des guerres contre les Gaulois, ce pays a envoyé de l'aide à nos ennemis", se plaignait-il. C'est donc ce lien avec notre parent d'outre-Manche qui nous a mêlé au monde romain.

 

Historiquement, c’est dans le récit de César de sa conquête des Gaules que l’on trouve pour la première fois mention de la Grande-Bretagne. « Dans presque toutes les guerres contre les Gaulois, déplorait-il, c’est de ce pays que vint l’aide à nos ennemis. » C’est ainsi que notre lien avec nos cousins d’outre-Manche nous a entraînés dans le monde Romain.

C’est l’invasion normande de 1066 qui a mélangé du français au vieil-anglais, langue germanique, pour donner la langue que nous parlons de nos jours. La Grande Charte, tellement célébrée cette année, fut façonnée par des seigneurs francophones et le roi Jean sans Terre par souci d’éviter une guerre civile (causée par ses ruineuses campagnes militaires pour reconquérir son empire perdu… en France, bien évidemment). Et lorsque la Grande Charte échoua, c’est vers le Prince français Louis que les barons se tournèrent pour les débarrasser de ce suzerain devenu insupportable.

Quand les Grands-Bretons nous aiment réellement

Ce n’est pas seulement l’Angleterre qui a été façonnée par la France. Au XVe siècle, un accord entre le Roi de France et Edouard IV permit aux Français d’assouvir enfin leurs ambitions : la conquête de la Bourgogne, des Flandres, de l’Artois et de la Picardie, ce qui redessina la géographie du pays pour en faire quasiment ce qu’elle est aujourd’hui.

 

Et deux cents ans plus tard, c’est bien la concurrence entre Angleterre et France qui transformait toute la vie scientifique. L’Observatoire de Greenwich est construit en 1675, comme une réponse à l’édification de l’Observatoire français, une décennie auparavant. La Royal Society est fondée en 1660, quelques années à peine après son équivalente française.

 

C’est d’Angleterre que Louis XV faisait venir ses préservatifs, c’est de Paris que Georgiana, Duchesse de Devonshire, faisait venir ses vêtements à la mode. Voltaire fut exilé en Angleterre, où il apprit très vite la langue, découvrit Shakespeare et devint ami avec Swift. Adam Smith subit une profonde influence de son séjour en France et à Genève parmi des intellectuels français. Il fut si impressionné par le Physiocrate François Quesnay qu’il envisagea de lui dédier La richesse des nations.

 

 

C’est en France qu’Emmeline Pankhurst fut exilée, en compagnie de pas mal de ses suffragettes, cependant que Zola prenait le chemin inverse après son J’accuse pendant l’affaire Dreyfus. Quant à Waterloo, ce n’est pas sur les pelouses d’Eton qu’elle a été gagnée, loin de là : c’est bien à Paris que le Duc de Wellington a étudié la stratégie militaire (c’était un raté à Eton, c’est bien connu)

 

Parfois dans l’histoire, nous sommes passés très près d’une union politique. Et bizarrement, la meilleure occasion ne fut pas la féroce campagne militaire de Henry V après Azincourt, mais la remarquable proposition de Winston Churchill d’une union totale des deux nations pour faire face aux assauts d’Hitler.

Quand les Grands-Bretons nous aiment réellement

Et ce lien intime, c’était donc dans la nature des choses de le voir étalé sur les écrans de télévision samedi soir. Et il le sera à nouveau ce soir si les supporters anglais, avant la rencontre de football contre la France, hurlent à pleins poumons La Marseillaise à Wembley.

 

La géographie et l’histoire ont rapproché nos deux nations, dans la guerre comme dans la paix, en concurrence comme en coopération. Avec des histoires aussi enchevêtrées, notre sort ne pourra jamais être disjoint du leur. Aucun homme politique ne pourra jamais exprimer cette viscéralité-là. Ce lien, il est suffisamment solide pour résister à des armées de voyous nihilistes.

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 06:59

 

La principale raison, d'après les calculs de l'INSEE, en est les réformes "sociales" et fiscales du pouvoir solférinien.

 

Chaque ménage a déboursé 220 euros de plus en prélèvements, sans compter la hausse de la TVA et le déremboursement de la sécurité sociale.

 

Les Français qui se situent, malheureusement, sous le seuil de pauvreté ont perdu un peu moins que les autres. Le RSA et le minimum vieillesse ont été légèrement revalorisés. Ces Français ont touché 13 centimes d'euro de plus par jour, qu'ils ont évidemment perdu avec l'augmentation de la TVA et les déremboursements de médicaments.

 

Les ménages qui gagnent plus de 56 000 euros par an (2300 euros par mois et par personne) ont déboursé 500 euros en plus pour leurs impôts et cotisations sociales. La réduction du plafond du quotient familial n'a fait que des victimes.

 

En revanche, l'optimisation (la triche) fiscale ne s'est jamais aussi bien portée.

 

 

 

 

 

 

SOURCE : Blog UL CGT Dieppe

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 06:10

La prime au mérite, c'est règne des petits chefs, la fin de la liberté pour les fonctionnaires et  celle de l'égalité des usagers.

 

Je reproduis ici un communiqué de la fédération CGT des services publics qui réagit à la lamentable initiative de la section CGT de Suresnes.

 

[CGT Services Publics] RÉMUNÉRATION au MÉRITE des FONCTIONNAIRES : SURESNES n'est pas un modèle [CGT Services Publics] RÉMUNÉRATION au MÉRITE des FONCTIONNAIRES : SURESNES n'est pas un modèle

 

Communiqué de la Fédération CGT des Services publics

 

 Dialogue social et rémunération au mérite : Suresnes n’est pas un modèle

Depuis le mois de juillet, la municipalité de Suresnes s’illustre par sa volonté de médiatiser un accord local portant sur la rémunération dite au mérite. Ce matin encore, certains médias titrent sur cet accord.

 

Plutôt que de promouvoir le dialogue social, il s’agit bien de mettre en avant une conception dévoyée de la Fonction publique. La Fédération CGT des Services publics demeure frontalement opposée au concept de rémunération dite au mérite, qui conduit à la mise en concurrence des agents et favorise les tâches quantifiables au détriment de la qualité du service public. Cette conception néglige par ailleurs l’existence de dispositions statutaires permettant de prendre en compte la qualité du travail des personnels dans l’exercice de leurs missions de service public. La Fédération a récemment rappelé ces conceptions au syndicat CGT de la ville de Suresnes.

 

Le Statut, au travers du principe de carrière, de la rémunération assise sur le point d’indice et la grille, vise à la fois à assurer l’égalité entre agents exerçant les mêmes fonctions et à mettre les personnels à l’abri des pressions partisanes dans l’exercice de leurs missions de service public.

 

Le Statut est donc une garantie pour les usagers tant en termes de qualité du service que d’égalité de traitement.

 

Les évolutions des dernières décennies vont à l’encontre de ces principes républicains. Dans la Fonction publique territoriale, le développement des primes et mécanismes de rémunération au mérite (dont la funeste Prime de fonctions et de résultats) aggrave les inégalités de rémunération découlant des disparités de ressources entre collectivités, au détriment des plus pauvres d’entre elles, moins à même de conserver et attirer du personnel expérimenté et qualifié.

 

Le développement du salaire variable recèle d’autres dangers. Il soumet davantage l’agent aux pressions de son employeur puisque cette part de rémunération est par définition facultative. Il contrevient à l’un des fondements du service public : le traitement égalitaire de l’usager. Comme le souligne une étude de l’EDHEC Business School, « payer à la performance revient à inciter les agents de l’Etat à différencier leur effort suivant l’usager qu’ils rencontrent ». Notant que « les primes à la performance incitent les fonctionnaires à se concentrer sur des tâches quantifiables » et « à exclure certains usagers », la même étude relève que « la spécificité des services publics est dans le souci d’égalité entre les citoyens. On ne saurait importer sans discernement les outils de gestion du privé dans le public sans mettre à mal cet objectif égalitaire ».

 

La médiatisation de l’expérience de Suresnes participe de l’offensive globale contre l’emploi statutaire, qui vise à glisser de la notion égalitaire d’usager à celle marchande de client, client qui bénéficie d’un service en fonction de ses ressources. Elle est cohérente avec un des objectifs de fond des tenants du libéralisme : l’ouverture au marché des missions de la Fonction publique.

 

Pour la Fédération CGT des Services publics, la priorité est aujourd’hui à la construction du rapport de force et à la construction des luttes, et non à la promotion d’un dialogue social mythique qui se réduit trop souvent dans la pratique à un monologue patronal.

 

Montreuil, le 9 novembre 2015

 

SOURCE : Fédération des Services Publics CGT

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 06:19

Adario, un fidèle lecteur, m'envoie ce billet d'humeur. Le titre de ce post est de moi.

 

Je me permets de vous envoyer quelques lignes sur l'événement créé par la mort de André Glucksmann suscitant de la part des médias des commentaires aussi nombreux que variés, notamment celui d'Emmanuel Macron qui est pour le moins "hérissant" de la part d'un jeune homme qui, hormis être le produit et le perroquet d'un ultralibéralisme qui mène le monde dans le mur, n'hésite pas, en bon communicant, à faire preuve d'un cynisme bien de son époque !
 


"On l’a oublié aujourd’hui mais il y a eu un vrai combat intellectuel dans le monde critique, dans le monde politique et universitaire français quand il s’agissait de parler des régimes totalitaires en particulier du communisme, et il a fait partie de ces philosophes courageux qui se sont engagés dans la vie de la cité, dans ce combat, et qui ont éclairé très tôt. C’est un vrai esprit critique en même temps qu’une conscience qui disparaît", a déclaré le ministre de l'Economie Emmanuel Macron.
 
"Combat intellectuel, critique des régimes totalitaires, philosophes courageux, esprit critique, conscience, etc." On rêve !
 
André Glucksmann après avoir été pour fut contre tout ce pourquoi il avait été pour ! C'était sa façon d'être engagé ! Son sens de la provocation, du bon usage de la communication, sa façon de s'habiller, de se coiffer, de se comporter en rejetant négligemment quelques mèches rebelles (?!) qui certes tombaient - non sans recherche - firent grande impression sur ma génération qui fut aussi la sienne !
 
Mon admiration fut totalement déçue lorsque le philosophe et poète afghan Sayd Bahodine Majrouh fut assassiné en février 1988 à Peshawar. Pour des raisons qui sont trop longues, j'ai bien connu un de ses fils qui s'était élevé contre la récupération qu'en fit alors André Glucksmann dans Le Monde demandant au quotidien de faire quelques mises au point car Glucksmann se targuait d'avoir connu son père et d'être un ami.
 

 
Je ne reviens pas sur l'engagement du même, en 2007, pour Nicolas Sarkozy ni sur sa vision de mai 68 !!
 
"Toute un longue vie d'errance à travers océans
 
et plaines, vallées et hautes cimes,
 
j'ai parcouru, traversé et vu germer
 
quelques vérités.
 
 Avec la première un chemin va
 
jusqu'aux rivages perdus de l'existence :
 
Il passe inévitablement
 
par l'enfer.
 
Dans la seconde, l'enfer c'est le Moi.

 [...]


 
Si on y allait droit peut-être
 
y trouverait-on la droite issue pour en sortir.
 
Mais les vivants n'y vont pas droit.
 
Ils n'aiment guère aller ainsi et cherchent
 
à l'éviter, et cherchent
 
les voies qui se détournent,
 
les chemins tortueux.
 
Ils créent et ils se créent
 
leur propre labyrinthe.
 
Ils deviennent leur choix.
 
Ils résident en permanence chez eux :
 
aux mégapoles de l'enfer."
 
 (Le Voyageur de Minuit, Ego Monstre I, texte français Serge Sautreau, éd. Phébus, p. 21-22).
 

 

Sayd Bahodine Majrouh connaissait bien les hommes lui qui savait que l'ultime courage est de donner sa vie pour que l'homme se libère des chaînes de la concupiscence, de l'intolérance et du fanatisme.

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 07:02
Air France : hier, aujourd'hui, et demain ?
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 06:47
Le cul et la chemise selon la CFDT

Le Canard Enchaîné, 4 novembre 2015

 

Laurent Berger a farouchement démenti l'information de l'hebdomadaire satirique.

 

Berger est l'auteur d'une maîtrise dont le sujet n'a strictement rien à voir avec le monde du travail, un monde qu'il connaît mal, ayant peu travaillé dans la vraie vie. Il fut malheureusement chômeur pendant six mois et effectua quelques remplacements de professeur d'histoire-géographie. Il travailla ensuite dans une association d'insertion des adultes en chômage de longue durée. Cette structure, où il créa une section syndicale CFDT, comptait neuf employés. Berger en devint le délégué du personnel.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 07:00

Des communistes de Haute-Garonne refusent de cautionner la liste Onesta (EELV)-Vieu (PCF).

Je reproduis ci-dessous une déclaration de Robert Bertrand, secrétaire de la section de Verfeil :

 

Tous les nouveaux éléments dont nous prenons connaissance sur la stratégie de Pierre Laurent et de Marie-Pierre Vieu pour les régionales, en particulier dans notre grande région, confirment les camarades de notre section dans leurs craintes, leur analyse et leur décision.

 

Nous ne ferons pas campagne pour la liste conduite par Gérard Onesta en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon même si elle comprendra quelques militants du PCF. Nous n’avons pas encore tranché pour savoir si nous allons faire connaître publiquement cette position.

 

En tout état de cause, nous allons continuer à militer dans la période sur les sujets de fond , pour contrer la réforme territoriale, les menaces régionales sur les services publics qui pèsent notamment sur les transports après la réforme ferroviaire et les directives européennes, sur l’enseignement professionnel etc…

 

La lutte, c’est aussi le seul moyen de repousser l’extrême-droite dont se sert dangereusement le système d’ici 2017.

 

 

Gérard Onesta avait vivement critiqué la nouvelle carte régionale imposé par Hollande

 

 

Sur la forme : Nous n’acceptons pas les conditions dans lesquelles la liste et ses composantes départementales ont été constituées. Les directions du Parti ont imposé, « d’en haut » une recomposition politicienne, puis l’ont fait valider dans des consultations tronquées. A 98% dans certaines fédérations !! La circulaire de Pierre Laurent ordonnant aux secrétaires départementaux en juillet d’assurer, sans explications politiques, la validation de Marie-Pierre Vieu comme chef de file est inacceptable. En réalité, elle préparait l’alignement forcé sur Onesta mais sans le soumettre au débat.

 

Qu’en Haute-Garonne, Dominique Satgé notamment soit quasiment éliminée n’est pas acceptable. Ce coup de force politicien va à l’encontre de toutes les règles de notre parti.

 

Sur le fond, nous refusons d’entériner la nouvelle dilution du Parti dans un ensemble socio-démocrate quelle que soit la couleur arborée, rose ou verte. C’est tromper les communistes que de le leur faire croire. La liste Onesta ne représente en rien une émancipation de la social-démocratie, au contraire. On ne peut pas parler de rassemblement non plus avec des personnalités et des groupes qui ne représentent quasiment rien et qui posent comme préalable l’effacement du PCF.

 

Onesta ne cache pas ses orientations. EELV a voté pour la dissolution de la SNCF et la « réforme ferroviaire » : c’est une divergence fondamentale pour les régionales. EELV soutient la réforme territoriale en réclamant plus de pouvoirs aux féodalités régionales et à l’UE et moins de pouvoirs à la démocratie nationale.

 

Personne ne peut se dire surpris, surtout pas Pierre Laurent et VIEU, qui ne peuvent ignorer qu’Onesta, ancien vice-président du Parlement européen a collaboré avec Giscard à la rédaction du projet de constitution européenne.

 

C’est rédhibitoire.

 

Il est hors de question pour nous, communistes, de laisser le Parti s’associer à de telles positions. Parler « d’alternative anti-austérité » avec ceux qui collaborent aux fondements de la politique dirigée contre les travailleurs est impensable.

 

Nous sommes inquiets. D’étape en étape, d’échec en échec, la direction précipite le Parti dans le reniement de ses positions fondamentales. Un ministre socialiste, parmi d’autres, s’amuse à prédire que nous ne fêterons pas le 100ème anniversaire du PCF. 

 

J’ai confiance que, NOUS communistes, avec ceux qui animent la lutte des classes dans notre pays, nous le contredirons.

 

C’est pourquoi, à cette étape, nous refusons de cautionner la liste Onesta-Vieu.

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 06:37

Une enquête de l’ONG Corporate Europe Observatory, dont la raison d’être est d’étudier les groupes de pression qui sévissent à Bruxelles, a établi une liste des anciens membres de la Commission présidée par Manuel Barroso ayant retrouvé de juteuses situations dans les entreprises multinationales. La porosité est telle entre la Commission et ces grandes entreprises qu’elles constituent un seul et même monde.

 

Ainsi, on a été à peine étonné d’apprendre que la Commission était parfaitement au courant des magouilles à grande échelle de Volkswagen et que Parlement avait décidé de voter contre une commission d’enquête avant d’autoriser une marge de tolérance sur les émissions de diesel qui continueront à tuer environ 100 000 personnes par an en Europe.

 

Si l’on se penche sur la liste des anciens commissaires pantouflards, le conflit d’intérêt est quasiment la règle. Un tiers des commissaires de l’ère Barroso sont désormais des cadres influents de grandes entreprises privées. La luxembourgeoise Viviane Reding qui, du haut de sa grandeur morale, compara la politique de la France à l’égard des Roms à celle de l’Allemagne nazie, et qui fut d’abord commissaire à l’éducation et à la culture puis à la justice, a été autorisée par la Commission européenne à devenir membre du conseil d’administration de la compagnie minière belge Nyrstar, ainsi que du Kuratorium, une institution œuvrant pour la promotion d’un traité de libre-échange entre l'Europe et les États-Unis.

 

Karel de Gucht, ex-commissaire au Commerce et négociateur du Traité transatlantique, exerce chez le gestionnaire de patrimoine Merit Capital. La femme d’affaires néerlandaise Neelie Kroes, responsable de la privatisation des PTT dans son pays ancienne commissaire à la concurrence, est salariée par Merrill Lynch. Sa nomination avait été critiquée par le Parlement européen car elle avait détenu un mandat d’administrateur dans 43 grandes entreprises (dont Thales et PriceWater House Coopers, cabinet d’audit proche des services secrets étasuniens). Elle avait été également mise en cause dans son pays pour la gestion de son patrimoine immobilier : elle avait omis de déclarer plusieurs immeubles lui appartenant à Rotterdam et avait juré ne plus se souvenir comment elles les avait financé. Enfin, on lui avait reproché ses relations d’affaires ses relations avec le sulfureux promoteur Willem Holleeder, précédemment condamné à 11 ans de prison pour l’enlèvement du magnat de la bière Heineken. C’est elle qui avait intimé au Premier ministre français Villepin l’ordre de ne pas s’opposer au rachat d’Arcelor par Mittal. Au nom de la concurrence libre et non faussée, une entreprise sidérurgique franco-luxembourgeoise devait devenir, tout affaire cessante, un conglomérat anglo-indien.

 

 

Tout aussi dérengeant est le cas de l’ancien commissaire à l’environnement, le Slovène Janez Potočnik. Cet ancien professeur d’université pantoufle désormais au sein du Forum for the Future of Agriculture, groupe de pression créé tout simplement par l’agrochimiste Syngenta leader mondial dans la recherche liée à l’agriculture, en particulier la production de produits phytosanitaires et qui ne nous veut que du bien.

 

Quant à José Manuel Barroso, il pantoufle dans 22 organisations, certes la plupart honorifiques mais néanmoins très influentes, comme les Bilderberg Conferences ou le European Business Summit.

 

Pour le Corporate Europe Observatory, le microcosme bruxellois « conduit à une proximité relationnelle malsaine entre législateurs et sujets de la législation ».

 

Ces élites économico-politiques n’ont que faire des peuples. La Commission est structurée pour que l’opacité règne, pour que la finance gouverne sans contrôle des gouvernements nationaux. Les commissaires sont les relais et les agents de la globalisation libérale, ce qui implique, concrètement, la fin du pouvoir des gouvernements nationaux. La Commission est au service de l’optimisation (évasion) fiscale, des paradis fiscaux, du moins-disant social.

 

Ces politiques sont mises en œuvre par des hommes – et des femmes – dont l’objectif de vie a été de servir les grands intérêts et qui sont donc récompensés par de formidables sinécures, quand il ne s’agit pas de simonies, au soir de leur vie professionnelle.

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 06:11

 

 

On a beaucoup dit, dans la presse française en particulier, que la coalition de droite était sortie vainqueur des dernières élections législatives portugaises. Ceci est faux. 50,7% des électeurs portugais a voté contre l’austérité. La gauche dispose de 121 sièges parlementaires sur les 230 que compte le Parlement.

 

Le Président Cavaco Silva a rejeté le projet de gouvernement présenté par la Gauche en ces termes scandaleux : « Après tous les importants sacrifices consentis dans le cadre d’un important accord financier, il est de mon devoir, et dans mes prérogatives constitutionnelles, de faire tout mon possible pour empêcher de faux signaux d’être émis envers les institutions financières et les investisseurs internationaux ». Cette déclaration pose véritablement problème.

 

 La politique d’austérité menée au Portugal depuis des années est un échec. Le déficit budgétaire a atteint plus de 7% en 2014. La dette publique est à plus de 127% du PIB. L’austérité a ramené le pays dix ans en arrière.

 

Les salaires ont baissé en valeur absolue, tout comme la consommation intérieure. Un euro trop fort empêche toute reprise. Les Portugais ont bien voulu essayer les solutions imposées par l’Eurogroupe et la Commission. Sans résultats positifs.

 

Les institutions européennes (et les gouvernements complices) sont bien une machine à briser les peuples.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 06:42

Je reprends ici un article de Michel Étiévent sur les fondements historiques de Force Ouvrière, portée sur les fonds baptismaux avec de l'argent de la CIA, un syndicat qui, dès le départ, fit le choix de la collaboration de classe.

 

A propos du syndicat CGT-Force Ouvrière: rétablir la VÉRITÉ HISTORIQUE [Michel Etievent]
A propos du syndicat CGT-Force Ouvrière: rétablir la VÉRITÉ HISTORIQUE [Michel Etievent]A propos du syndicat CGT-Force Ouvrière: rétablir la VÉRITÉ HISTORIQUE [Michel Etievent]

Décidément les médias manipulent, occultent sans cesse. Par exemple à propos d'André Bergeron, un des fondateurs de FO, L’occasion leur était donnée de raconter avec objectivité la naissance de FO et ses conséquences sur le mouvement ouvrier et la première casse de nos acquis.

 

Qu'ai-je entendu: « Bergeron, un des créateurs de FO était partisan d'un « syndicalisme indépendant », « indépendant des patrons et de de toute politique »!!!!. Voilà comment ils résument l'histoire.... aucun mot sur la naissance de FO et son pourquoi. Alors racontons: Nous sommes en 1947, nous venons de vivre (45-47) une période de conquis sociaux extraordinaires dans le sillage du CNR avec les ministres communistes, (sécu, statuts et avancées de toutes sortes, nationalisations, services publics). Il fallait évidemment briser cette formidable invention sociale, D’autant plus que la guerre froide pointe son nez. Comment ? Et bien en divisant le mouvement ouvrier. Et d'où va venir cette inspiration à la scission... des États-Unis évidemment. Inspirée de Bruxelles par Irving Brown, le 18 décembre 1947, décision est prise par Jouhaux, Bothereau, Delamarre…de démissionner du bureau confédéral de la CGT.

 

Le 13 avril 1948, ils organisent le Congrès constitutif d’une nouvelle Confédération. La « CGT-Force ouvrière » est née. La scission est consommée…La responsabilité directe des syndicats américains dans la scission sera plus tard attestée par Georges Meany, nouveau secrétaire de l’AFL (American Federation of Labour). En 1953, lors d’un « Club de la Presse » à Washington, l’homme déclarera en substance aux journalistes ébahis : « Il n’y a pas de forces plus importantes aux EU que les Fédérations syndicales américaines. Oui, nous avons un grand rôle à jouer à l’étranger. Tout aussi important, sinon plus, parce que nous pouvons nous permettre de le révéler maintenant, c’est avec l’argent des ouvriers de Détroit et d’ailleurs qu’il m’a été possible d’opérer la scission, très importante pour nous, de la CGT, en créant le syndicat FO » .Dans une interview au Los Angeles Times en 1964, Thomas Braden confirmera, quant à lui, que la CIA, dont il fut l’un des dirigeants, avait largement contribué au financement de FO.

 

Les conséquences seront terribles pour le mouvement social: division ouvrière, obstacles aux nouvelles conquêtes sociales, affaiblissement de la CGT, reprise en main des patrons après leur période noire de libération, facilitation de toute la casse des conquis. Juste un exemple: la sécu.

 

En 1967 par ses ordonnances, De Gaulle casse le principal acquis de la Libération en instaurant dans les CA des caisses de sécu le paritarisme. Sous Ambroise Croizat : 3/4 des sièges étaient aux ouvriers, 1/4 aux patrons; Avec de Gaulle ce sera, outre la suppression des élections, le rapport 50-50, Il suffira désormais d'un syndicat minoritaire (FO par exemple...) pour faire pencher la balance vers une gestion patronale et commencer le détricotage de l’œuvre du CNR et notre sécu....Voilà, c'était juste pour rétablir un peu de vérité historique.

 

PS : à noter cependant que, pour la première fois depuis 2001, FO a refusé de signer un accord sur l'Agirc et l'Arrco, les deux caisses de retraite complémentaire du privé, gérées par les “ partenaires sociaux ”.

Partager cet article
Repost0