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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 06:47

Ci-dessous un article de Mark Lilla (New York Times du 6 novembre 2016), transmis par l'ami Jean-Charles Khalifa et ses étudiants.

 

 

L’espoir, disait le philosophe Francis Bacon est un bon petit déjeuner, mais un méchant souper. Il y a seulement un quart de siècle, l’espoir était une force motrice sur la scène politique internationale. La Guerre Froide avait pris fin de manière pacifique et des démocraties constitutionnelles en bonne et due forme avaient commencé à s’enraciner en Europe de l’est. L’Union européenne était une réalité institutionnelle, et l’adhésion à cette dernière s’était progressivement étendue vers l’est. Les accords d’Oslo entre Israël et la Palestine avaient été signés, et Nelson Mandela était devenu président d’Afrique du Sud après avoir passé trente ans en prison. 

 

C’est à se demander si nous savons même encore ce qu’est l’espoir. Aujourd’hui, dans le monde entier, c’est bien plutôt la colère, le désespoir et le ressentiment qui sont les moteurs de la vie politique. Et par-dessus tout, la nostalgie. « Rendre sa grandeur à X » est le slogan démagogique de notre temps, et ceci n’a pas commencé avec la candidature présidentielle de Donald J. Trump aux Etats-Unis. Qu’est-ce que l’islamisme politique, sinon la concrétisation violente d’un fantasme de retour, en l’occurrence vers une ère imaginaire de pureté religieuse et de puissance militaire ? Le Premier Ministre d’Inde, Narendra Modi, a fait carrière en faisant la propagande de l’Hindutva, une forme de nationalisme hindou fantaisiste qui glorifie la civilisation indienne avant l’arrivée des musulmans. Dans toute Europe, les partis d’extrême droite font commerce de passés imaginaires semblables.  

 

Nous vivons une époque réactionnaire. Les révolutionnaires sont des marchands d’espoir. Ils croient, et souhaitent que tout le monde croie, qu’une rupture radicale avec le passé est possible et qu’elle marquera l’avènement d’une nouvelle ère pour l’expérience humaine. Les réactionnaires estiment qu’une telle rupture a déjà eu lieu et que les conséquences en ont été désastreuses. Alors que, pour un œil profane, le fleuve de l’histoire semble couler, identique, comme depuis la nuit des temps, le réactionnaire voit passer sous ses yeux, à la dérive, les décombres du paradis. Le révolutionnaire voit l’avenir radieux, et cela le grise. Le réactionnaire songe au passé dans toute sa splendeur et lui aussi en est grisé. À ses yeux, il est le gardien de ce qui s’est réellement passé, et non le prophète de ce qui  pourrait advenir. Cela explique ce désespoir curieusement exaltant qui traverse la littérature et la rhétorique réactionnaire, le sentiment tangible d’être investi d’une mission. Comme les rédacteurs du magazine droitier National Review l’ont expliqué dans son tout premier numéro, la mission est de « prendre le contre-pied de l’histoire, en hurlant stop. »

 

Les réactionnaires ne sont pas des conservateurs. C’est la première chose à comprendre sur eux. Les conservateurs ont toujours vu la société comme une sorte d’héritage, quelque chose que l’on reçoit et dont on est responsable. Aux yeux des conservateurs, la façon la plus salutaire d’instaurer le changement passe par la concertation et des mutations lentes en matière de coutumes et les traditions, et non pas par des annonces de programmes audacieux de réformes ou l’invention de droits individuels prétendument inaliénables. Mais le conservateur accepte également le fait que l’histoire connaît toujours des soubresauts et que nous n’y sommes que de passage. Le conservatisme cherche à instiller l’idée toute simple selon laquelle l’histoire est porteuse de progrès pour l’homme, et non l’inverse. Et que des tentatives radicales de la maîtriser par la seule force de la volonté n’apporteraient que le désastre.

 

Les réactionnaires rejettent cette vision conservatrice. Ils sont, à leur manière, tout aussi radicaux que les révolutionnaires et tout aussi destructeurs. Les fables réactionnaires commencent toujours par un état du monde heureux, bien ordonné, où les gens partageaient volontairement un destin commun. Puis, des idées allogènes, promues par des intellectuels et des individus extérieurs au système (écrivains, journalistes, professeurs, étrangers) sont venues ébranler cette harmonie. (La trahison des élites est un élément central de tous les mythes réactionnaires.) Bientôt, la société tout entière, y compris le petit peuple, allaient se trouver dupés. Seuls ceux qui ont préservé la mémoire des traditions (les réactionnaires, eux-mêmes, donc) ont conscience de ce qui s’est produit. Seule leur résistance décidera si la société fait machine arrière ou continue sa course vers son désastre ultime.

Nous vivons une époque… réactionnaire

Qu’on ne s’y trompe pas, les réactionnaires ne se trouvent pas seulement à droite. Depuis l’effondrement de l’URSS et des rêves révolutionnaires pour le monde post-colonial, la gauche européenne a troqué la rhétorique de l’espoir pour celle de la nostalgie. La nostalgie pour sa propre puissance d’antan. L’histoire avec laquelle la gauche réactionnaire se berce commence avec les révolutions des siècles passés, les révoltes et les grèves générales. Puis vint la chute, avec Margaret Thatcher et Ronald Reagan. À qui la faute ? Une fois encore, aux intellectuels, et dans ce cas précis, à une cabale internationale d’économistes « néolibéraux ». Ils ont, d’une manière ou d’une autre, réussi à convaincre les gouvernements et les anciens électeurs de milieux ouvriers que s’enrichir était signe de prestige. Et lorsqu’ils virent qu’ils ne deviendraient jamais riches, des responsables politiques racistes les persuadèrent de rendre les immigrés et les minorités responsables de leurs maux. Cette illusion ne peut être dissipée que si l’on Rend sa Grandeur à la Gauche (ce qui ne dit pas ce qu’une gauche ayant retrouvé toute sa vitalité ferait au pouvoir). Pas un seul des nouveaux partis anti-mondialisation en Europe (Podemos en Espagne, Syriza en Grèce, le Mouvement 5 étoiles en Italie) n’a proposé le moindre programme crédible pour l’avenir.

 

Il y a un rapport entre la popularité de ces partis, le vote en faveur du Brexit et l’enthousiasme de l’Amérique profonde pour M. Trump. La mondialisation économique et la paralysie des institutions démocratiques ont laissé se développer un sentiment d’abandon chez les peuples des sociétés occidentales, tout comme le fait qu’aucun parti ou mouvement sur l’ensemble de l’échiquier politique n’ait proposé de vision crédible de l’avenir à partir des réalités actuelles, qui connaissent des mutations toujours plus rapides. Aujourd’hui, vivre une vie moderne, dans quelque partie du monde que ce soit, soumise à des mutations sociales et technologiques perpétuelles, c’est ressentir l’équivalent psychologique d’une révolution permanente. Face à ce processus, c’est l’angoisse qui fait désormais figure de sentiment universel ; et voilà pourquoi les idées réactionnaires attirent des partisans qui n’ont pas grand-chose en commun sinon leur sentiment de trahison historique.

 

Toute mutation sociale de grande ampleur abandonne un nouvel Éden pouvant servir d’objet à la nostalgie de certains, et les réactionnaires de notre époque ont découvert que la nostalgie peut être une force politique mobilisatrice puissante, peut-être même plus puissante que l’espoir. Les espoirs peuvent être déçus. La nostalgie, elle, est irréfutable.

 

Traduit de l’anglais (EU) par Pierre-Jean PICHOURON et Geoffrey SAMSON, sous la supervision de Jean-Charles KHALIFA

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 06:39

Ils sont au vert, ces comptes, et ils vont permettre au fils de notaire non pas de réanimer la lutte des classes mais de déclarer la guerre des classes.

Les comptes de la France de Fillon
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 06:14

L'éditorialiste du Grand Soir, Théophraste R., a réagi avec humour et sérieux à la mort de Fidel Castro :

 

Se promenant sur le Malecón, Fidel ramasse une lampe d’Aladin, qu’il ouvre. En jaillit un Génie qui, pour le remercier de l’avoir délivré, l’invite à faire un vœu.

 

Je veux, dit Fidel, être enterré près de mes ancêtres. Mais, je suis malade en bateau et je déteste l’avion. Construis un pont entre La Havane et Láncara, en Galice.

 

Hou, la, la ! se désole le génie en se grattant la tête. Un pont de Cuba jusqu’en Espagne… Ecoute, je t’autorise à faire plutôt un autre vœu.

 

Bon, dit Fidel, je voudrais que le jour de ma mort, les médias français disent enfin la vérité sur ma vie et mon œuvre.

 

Mouais, dit le génie en se grattant la tête, le pont, tu le veux en bois ou en pierre ?

 

Théophraste R. (Adaptateur d’histoires drôles en fonction de l’actualité).

 

PS. Depuis qu’Obama a donné son feu vert, les médias ne font plus systématiquement précéder le nom de Castro du mot « dictateur ». Titre du New York Times de 26 novembre 2016 :  « Fidel Castro, Cuban Revolutionary Who Defied U.S., Dies at 90 ». En traînant la patte et avec des retours de fiel incontrôlés, notre presse suit la consigne implicite, sauf la plus bête qui n’a pas encore compris pourquoi elle décline.

 

Fidel et la mort d'Aladin
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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 06:35

Faire du commerce en anglais ne fait pas gagner un centime d'euro. La démarche est purement idéologique. Nous sommes dans une adhésion, une soumission au capitalisme financier.

 

Cela sert à quoi de coller sur le postérieur des Peugeot 307 “sw” ? Quand j'étais enfant, on parlait de voitures “commerciales”. Le paysan transportait des œufs, du beurre et des poulets dans sa Frégate (Renault) au marché de la ville. Plus tard, on dénomma ces voitures “Break”, en utilisant un terme anglais que les Anglais n'utilisaient pas. On voulait dire par là que la ligne de la voiture était “brisée” à l'arrière. Maintenant, on a “sw”. Pas un Français sur cent ne sait ce que cela veut dire.

Á Lyon comme ailleurs, l'anglais nous enfume
Á Lyon comme ailleurs, l'anglais nous enfume
Á Lyon comme ailleurs, l'anglais nous enfume
Á Lyon comme ailleurs, l'anglais nous enfume
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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 06:29

Un point de vue communiste sur une question qui n'est pas simple.

 

De nombreux réfugiés et sans-papiers se retrouvent en France dans une situation humaine et matérielle très difficile, qui suscite la sympathie des militants, des actes de solidarité, de soutien, et la mobilisation des associations d’aide.

 

Mais faut-il aller au delà, et passer du soutien particulier à des personnes en difficulté, à un soutien politique, qui approuve et valide leur démarche de rechercher à tout prix et dans l’illégalité l’installation en France ou dans d’autres grands pays capitalistes ? Un tel soutien signifie que l’on adhère implicitement mais sans équivoque à une revendication politique, exposée clairement d’ailleurs par certaines organisations gauchistes comme par les organisations patronales : une liberté totale de circulation internationale des personnes dans le monde, qui implique du même coup la liberté totale de mouvement de la main d‘œuvre.

Faut-il soutenir politiquement les sans-papiers et les réfugiés ? Sinon, que faire ?

 

Il apparaît certain que la revendication de la mobilité internationale de la main d’œuvre est celle du patronat. Il s’agit d’un des piliers du néo-libéralisme. Le but est de mettre en concurrence les travailleurs entre eux, de faire baisser les salaires, et aussi de déstructurer le prolétariat en le divisant en communautés ethniques adverses.

 

Il est douteux, malgré les apparences du fait qu’utilisent abondamment l’extrême droite dans sa propagande que l’immigration cause le chômage (car les immigrés sont aussi des consommateurs et pour produire leur consommation il faut du travail). Mais il est certain que cette perception explique en grande partie la montée électorale de l’extrême droite qui est contemporaine de l’installation durable du chômage de masse dans ce pays, dans les années 1980. Soutenir politiquement les migrations provoque une réaction populaire hostile qui est donc utile électoralement à l’extrême droite.

 

Il est par contre indiscutable que les migrations font pression à la baisse des salaires et des conditions de travail. Je rappelle que cette application de la loi de l’offre et la demande est parfaitement conforme à l’économie marxiste, il suffit de lire le Capital pour s’en rendre compte : l'immigration est le moyen le plus simple d'augmenter les effectifs de l'armée de réserve du capital qui sert précisément à cela. Soutenir politiquement les migrations est donc nuisible à la classe ouvrière considérée comme un tout (y compris aux ouvriers immigrés déjà installés).

 

Je pense que les droits de l’homme (dans leur version limitée, bourgeoise, de 1789, sans les droits réels de 1948) sont aujourd’hui détournés pour faire passer en fraude cette exigence, pour maquiller une revendication du patronat en revendication des travailleurs.

 

Sans-papiers et réfugiés sont des travailleurs, au moins potentiels, et il est donc normal que les organisations de défense des travailleurs s’occupent de leur cas. Mais ils ne sont pas à ce stade des travailleurs en lutte organisée, et leur but reste individuel et individualiste : leur rêve n’est pas la promotion de leur classe mais leur promotion individuelle. Leur rêve n’est pas de lutter contre l’exploitation, mais de devenir riche, ou au moins d’être exploité dans des conditions meilleures, pensent-ils, que dans leur pays d’origine. Ces migrants économiques dans le cas le plus général cherchent non à fuir des pays en guerre mais à passer d'un pays en paix à un autre, estimé plus favorable à leur projet, d'où leur présence à Calais, très loin d'Alep ou de Kaboul.

 

Leur individualisme se voit aussi très souvent dans le fait qu’ils considèrent que les efforts pour leur éducation et leur santé qui ont été faits par leur pays d’origine ne leur donnent aucune obligation envers lui. Or les migrations sont dans les faits un élément central du pillage du Tiers-Monde : pillage de sa « ressource humaine ». Les sans-papiers et les réfugiés dont il est actuellement question sont loin d’être recrutés parmi les plus pauvres et les plus misérables de leurs compatriotes, ils appartiennent au contraire à la classe moyenne ou au groupe des diplômés et des travailleurs qualifiés. La migration actuelle est une spéculation sur l’avenir, ou des individus concernés, ou des communautés dont ils sont issus, qui ont misé un capital sur l'expatriation (et il est vrai qu'ils en ont souvent été spoliés par les mafias qui sont les principales gagnantes de la situation).

 

En ce qui concerne les réfugiés syriens, qui sont la majorité de ceux qui ont fait l’actualité tragique de 2015, il faut aussi savoir qu’ils ne viennent pas directement de Syrie, mais de Turquie, où ils étaient censés être en sécurité dans des camps de réfugiés, et que leur envoi en Europe se comprend comme une pression de ce pays sur l'Europe pour accélérer une intervention militaire. Et l’organisation par la terreur de masse de l’exode syrien est une arme stratégique pour faire plier l’État Syrien, dans la guerre d’agression que lui mène l’impérialisme, notamment l'impérialisme français, depuis 2011.

 

Le sentiment d'humanité élémentaire qu'on doit ressentir pour ceux qui se retrouvent à la rue dans le froid hiver européen ne dispense pas de recul critique. Aider les personnes en détresse oui, soutenir l'impérialisme et le pillage du Tiers Monde, non. Certains militants humanitaires ont d'ailleurs acquis sur le terrain cette conscience politique critique et refusent de se laisser manipuler dans le spectacle compassionnel.

Le soutien à la cause des migrants comme telle (c'est-à-dire au principe même de la libre migration) n'est pas seulement une erreur politique. Elle finit par se retourner directement contre la sécurité même des migrants, car elle a pour effet pervers d’encourager les départs et la prise de risque. Si on appliquait strictement la loi, les migrants recueillis en Méditerranée devraient être expulsés ; or la pression des associations, et la prégnance du libéralisme moral dans les mouvements sociaux aboutissent à faire de la migration illégale un jeu dangereux mais avantageux, roulette russe où l’on peut le plus souvent gagner : pour un migrant illégal renvoyé au pays d’origine (ce qui est impossible pour les réfugiés), vingt ou trente installations définitives. Pour un mort, cent passages réussis.

 

Aucun pays ne peut abandonner sa souveraineté au point de laisser complètement libre le passage de ses frontières, mais il peut accepter le compromis bancal qui consiste à régulariser a posteriori tous ceux qui ont pris le risque mortel de franchir les obstacles. Les gauchistes et/ou humanitaires deviennent alors la main gauche de l’État bourgeois qui accueille les migrants après leur avoir empêché l’entrée de la main droite, par sa police. Selon le fameux principe des "pieds secs, pieds mouillés" qui caractérise la politique migratoire des États-Unis, à l'encontre de Cuba, depuis 1959 : les États-Unis ne délivrent pas de visa à la Havane aux candidats à l'émigration, mais régularisent les naufragés, quand ils arrivent vivants sur les plages de Floride.

 

Pour terminer un dernier point : le droit de l’homme inaliénable, concernant la liberté de circulation, est celui de pouvoir sortir et revenir dans son propre pays ; ce n’est pas celui de pouvoir entrer dans tous les autres pays.

G.Q.

Le 4 janvier 2016

PS : Il ne faut pas confondre le militantisme humanitaire, qui est altruiste, mais qui ne vise pas à changer le monde, avec le militantisme politique qui ne l'est pas. Sans être égoïste non plus, le militant politique défend sa propre cause en défendant celle des autres, il se défend individuellement en défendant collectivement sa classe, dans la solidarité des égaux.

 

PPS, Le 7 février-26 mars 2016

Des argumentaires circulent sur FB, abondamment illustrés d'images atroces d'enfants noyés en Mer Egée, qui plaident l'ouverture des frontières pour résoudre la crise humanitaire. Avec un mauvais goût certain, ils enchainent et vendent la mèche en expliquant à quel point ces réfugiés (diplômés, qualifiés ...) s'ils étaient intégrés en Europe, seraient un "plus" et une source de prospérité. Il s'agit d'un message émotionnel pervers, exhibitionniste et malhonnête, qui compare le sort des migrants à celui des déportés pendant la Seconde Guerre Mondiale, afin de culpabiliser le public. Cette assimilation est inacceptable, d'abord parce qu'elle "banalise le mal" nazi encore mieux qu'Hannah Arendt, mais surtout pour la simple raison que les migrants ne sont pas des déportés, ils ont choisi eux-même de prendre le risque de la traversée clandestine, et de le faire prendre à leurs enfants. En effet, même si de nombreux migrants viennent à l'origine de pays en guerre, ils ne s'embarquent pas dans ces pays, mais cherchent à passer d'un pays d’accueil à un autre, de la Turquie à la Grèce, de la France à l'Angleterre. Lorsque des naufragés se trouvent en perdition, il est impératif sur tous les plans de les secourir, mais cela ne doit pas conduire à les approuver quand ils se sont eux-mêmes placés dans cette situation. C'est sans doute dur à entendre, mais c'est la réalité.

 

Quant à la solution à apporter à la crise humanitaire, ce ne sera pas l'ouverture des frontières qui n'est pas une option : la même opinion que l'on manipule maintenant par sa compassion le sera dans une heure en sens inverse par sa peur du terrorisme, et elle va implorer pour des frontières partout. La bourgeoisie aime les migrants, à condition qu'ils n'en demandent pas trop, et qu'ils restent clandestins.

 

La solution véritable du drame mondial des migrants est de faire cesser les ingérences politiques et militaires occidentales dans les pays du Sud et leur action contre leur gouvernement légitime. Et nous le pouvons ! Mais trop oublient de ce coté-ci de la mer que la légitimité d'un gouvernement n'est en rien liée à son caractère prétendument démocratique ou à des critères décernés arbitrairement par des ONG occidentales dont l’indépendance est factice. Un gouvernement est légitime vis à vis de l'extérieur (c'est à dire nous) quand il s'est fondé en légalité de manière interne et qu'il n'émane pas de forces étrangères à son territoire. Aussi déplaisante qu'elle soit, la tyrannie saoudienne est légitime, à ce titre, et tous les autres gouvernements internationalement reconnus le sont aussi, dont le gouvernement syrien que cette monarchie cherche à faire tomber en vain depuis cinq ans. A la racine de la question des réfugiés syriens, il y a donc la guerre sale menée à l'aide du terrorisme par l'Occident coalisé avec les intégristes wahhabites, contre le gouvernement légitime de la Syrie, et d'autres gouvernements arabes légitimes, dans le silence assourdissant de la gauche bien pensante!

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 05:44

Je reprends ici un article de Daniel Gluckstein (La Tribune des Travailleurs du 5 octobre 2016)

 

 

source : Facebook - Elisabeth Pochon

source : Facebook - Elisabeth Pochon

 

Mme Pochon (Élisabeth de son prénom) couvre sa circonscription d’affiches proclamant que « depuis 2012 la gauche agit ». Pour preuve : « Maintenant, dans l’industrie, le coût du travail est moins élevé en France qu’en Allemagne. »
On se frotte les yeux. Et pourtant, c’est bien là, imprimé blanc sur fond rouge : le coût du travail a baissé – c’est-à-dire que les salaires des travailleurs, directs et indirects, ont diminué – et… la députée « socialiste » s’en réjouit. Il est vrai que les 50 milliards d’euros du pacte de responsabilité offerts aux patrons, le pillage incessant de la Sécurité sociale, le blocage des salaires, la déréglementation des droits par la réforme El Khomri, tout cela, c’est l’œuvre de son gouvernement de « gauche » !


L’affaire n’est pas nouvelle. Elle est aussi vieille que l’Europe de Maastricht. Nous le rappelons dans ces pages : à l’origine de la mortifère « loi de financement » qui enferme la Sécurité sociale dans un budget destiné à l’asphyxier, se trouve le plan Juppé imposé en 1995 en application du traité de Maastricht.


C’était la droite, certes. Mais qui, en 1997, fut le premier à mettre cette loi en application? Lionel Jospin, qui dirigeait alors un gouvernement PS-PCF-Verts (1). Jospin aurait pu abroger cette réforme inique qui avait dressé contre elle des millions de travailleurs et de jeunes. Mais il aurait fallu faire un pas sur la voie de la rupture. Jospin s’y est refusé. Acceptant docilement de faire voter la première loi de financement de la Sécurité sociale par sa majorité PS-PCF, il répéta la chose d’année en année, imité en cela par les gouvernements de droite qui lui ont succédé puis par le gouvernement Hollande-Valls succédant au gouvernement de droite.


C’est un ainsi que, de gouvernement en gouvernement, de gauche en droite et de droite en gauche, les gouvernements successifs défont la Sécurité sociale de 1945 et le droit à la santé qui y est attaché. Tout cela au nom de la baisse du coût du travail et du traité de Maastricht.


Et maintenant ? Les coups les plus terribles ont été portés contre la Sécurité sociale de 1945. Mais aussi longtemps que subsiste un segment de ce qui fut arraché il y a soixante-dix ans, ce segment constitue le socle auquel s’accroche le combat ouvrier pour la reconquête de toute la Sécurité sociale de 1945. Et cela est vrai, tout autant, pour l’école et le Code du travail.


S’appuyer sur ce qui n’a pas été détruit pour reconquérir ce qui l’a déjà été : cela passe par l’indépendance du mouvement ouvrier. Autrement dit : par la rupture avec les diktats de Maastricht, Bruxelles et de la Banque centrale européenne, la rupture avec l’Union européenne, la Ve République et la dictature de la classe capitaliste.

 

(1) Avec pour ministres, notamment : Martine Aubry, Ségolène Royal et Pierre Moscovici pour le PS (rejoints en 2000 par Jean-Luc Mélenchon) ; Marie-George Buffet et Jean-Claude Gayssot pour le PCF ; Dominique Voynet pour les Verts…

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 05:40

Ci-dessous, un article de Robert Gil, repris par Le Grand Soir, sur une des initiatives les plus aberrantes (et les plus contraires aux intérêts du peuple) du pouvoir solférinien :

 

 

LE CICE : véritable gâchis d’argent public !

 

 

Le CICE, c’est quoi ?

 

 

C’est un crédit d’impôt sur les sociétés accordé à toutes les entreprises disposant d’employés, et dont le montant est calculé sur la base de leur masse salariale. Il équivaut, en 2013, à 4 % de l’ensemble des salaires versés, dans la limite des rémunérations inférieures à 2,5 fois le Smic. Il est ensuite passé à 6 % en 2014, avant d’être augmenté à 7 % à compter de l’année prochaine. Objectif du dispositif, décidé à l’automne 2012 dans la foulée du rapport Gallois : permettre aux entreprises de restaurer leurs marges afin, au choix, de conquérir de nouveaux marchés en baissant leur prix, de créer de l’emploi ou encore d’investir.

 

A-t-il permis de créer de l’emploi ?

 

Pour la « Tepp », oui, le CICE aurait créé ou sauvegardé entre 45 000 et 115 000 emplois. Avec cette étrangeté, cependant : ces chiffres ne concernent que l’année 2013, c’est-à-dire le moment où le CICE prenait à peine son envol. En revanche, en 2014, où la quasi-totalité de l’argent est réellement versée aux entreprises, la montée en puissance du dispositif « n’aurait pas induit une progression supplémentaire de l’emploi cette année-là ». Explication de France stratégie : « On peut penser qu’il s’agit surtout d’emplois sauvegardés plus que créés. Les entreprises prenant connaissance du CICE en 2013 auraient en effet renoncé à licencier ». Mais sans forcément générer de nouveaux emplois. Quant au Liepp, il ne relève, pour sa part, aucune création d’emplois. « L’évaluation indique que [le CICE] n’a pas incité les entreprises les plus intensément ciblées à investir ou à embaucher plus que les [autres] entreprises. »

 

Le leurre du million d’emplois

 

Le million d’emplois promis par Pierre Gattaz apparaît bien à posteriori comme un leurre, un leurre malheureusement prévisible faute de débouchés suffisants pour la production. Pourquoi les entreprises auraient-elles embauché, alors que l’austérité demeurait l’alpha et l’oméga des politiques économiques ? Le minimum aurait été de conditionner l’aide publique à la création d’emplois de qualité. Mais chacun se souvient combien cette idée simple a été ­combattue, l’exécutif préférant les déclarations d’amour quelque peu naïves envers l’entreprise.

 

Un million de subvention par emploi créé

 

Quel a été l’effet du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en 2014 sur l’emploi ? Selon nos informations, la réponse se situe entre « zéro » et « 80 000 emplois créés ou sauvegardés », d’après les travaux des deux laboratoires de recherche en économie qui ont remis mercredi leurs conclusions à France Stratégie, l’organisme dirigé par Jean Pisani-Ferry, rattaché à Matignon. C’est toutefois une fourchette plus haute qui a été retenue : le CICE a probablement permis de créer ou de sauvegarder entre 50 000 et 100 000 emplois en 2013 et en 2014.

 

Au final, près de 45 milliards, pour quoi faire ?

 

L’année 2013, avec la mise en œuvre d’une politique économique qui, sous couvert de compétitivité, est essentiellement axée sur le soutien à la rentabilité des entreprises, aura été le tournant du quinquennat de ­François Hollande. Cette stratégie que l’on peut assimiler à une fusée à trois étages est désormais totalement déployée. Le premier étage de la fusée aura été le crédit d’impôt compétitivité emploi, le fameux CICE : 24 milliards. Le second étage est constitué du pacte de responsabilité : 20 milliards. Le troisième étage consiste en une mesure de suramortissement de 40 % des investissements des entreprises dont l’effet fiscal se répartit sur l’ensemble de la vie du bien correspondant. Au final, le taux de marge des entreprises fait un bond, les profits s’accroissent de 16%... sans que la situation de l’emploi ne s’améliore... on nous aurait menti ?

 

Financer des grands travaux ou créer des emplois dans la fonction publique

 

Plutôt que de jeter l’argent dans les poches du patronat, l’on pourrait très bien par exemple, utiliser ces sommes colossales pour relancer l’emploi et l’économie via des grands travaux financés par l’état. Ce ne sont pas les chantiers qui manquent : écoles, universités, hôpitaux, logement sociaux ... tout cela donnerait du travail à de nombreuses entreprises du BTP et autres. Evidemment, dans les appels d’offre, l’Etat pourrait très bien y incorporer un volet social et vérifier les coûts véritables, souvent en décalage flagrant avec les coûts surfacturés. Rappelons que, sinon, embaucher un millions de fonctionnaires de base, catégorie C, ne nous couterait que 30 milliards ... à mettre en perspective avec les milliards distribués sans contrepartie aux grosses entreprises sans que cela ne créer des emplois Et je suis sûr que même ceux d’entre vous qui n’aiment pas les fonctionnaires n’aurait rien contre si l’un de ses proches réussissait un concours de la fonction publique.

»» http://2ccr.unblog.fr/2016/10/12/le-cice-veritable-gachis-dargent-public/
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 05:29
Cette liste, publiée par le blog CanempechepasNicolas, est moins affriolante que le parcours du tendre de notre François mais il est tout de même suffisamment exhaustif pour qu'on se souvienne de lui et de ses comparses en mai prochain.
 
 
 
La longue liste noire de la répression, menée par le pouvoir PS  La longue liste noire de la répression, menée par le pouvoir PS
La longue liste noire de la répression, menée par le pouvoir PS  La longue liste noire de la répression, menée par le pouvoir PS  La longue liste noire de la répression, menée par le pouvoir PS
La longue liste noire de la répression, menée par le pouvoir PS  La longue liste noire de la répression, menée par le pouvoir PS

Et voici la liste (non exaustive) 

des poursuites et condamnations de militants et de salariés, 

cas  recensés depuis sept mois, 

en cette fin de pouvoir PS.

 

 

  1. 26 février Mulhouse,: Joël Moreau, ouvrier PSA retraité de 69 ans et militant CGT, a été condamné à 250 euros d’amende, ainsi que 500 euros avec sursis, par le tribunal correctionnel de Mulhouse, pour des « outrages » envers des forces de l’ordre et le Premier ministre Manuel Valls lors d’un rassemblement contre la loi travail.

  2. 12 mars. Lyon. Deux condamnations pour manif du 9 mars à 6 mois de prison ferme et 6 mois de prison avec sursis http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Justice/Justice/Deux-condamnes-a-Lyon-apres-la-manifestation-contre-la-loi-El-Khomri

  3. 17 mars Metz, : Les forces de police dispersent violemment la manifestation. Un jeune est blessé et cinq manifestants sont interpellés dont Yann Tavernet et Denis Beckrich, syndicalistes CGT. Ils sont placés 22 heures en garde-à-vue. Jugé le 30 mars, Yann Tavernet, ouvrier à PSA, est condamné à 500 euros d’amende. Il a fait appel du jugement. (Appel de l’UD CGT Moselle et communiqué CGT PSA)

  4. 24 mars Besançon, : Un militant syndical étudiant, membre du comité de mobilisation de l’université, a été brutalement interpellé puis placé en garde-à-vue alors qu’il se rendait de lui-même au commissariat pour répondre à une convocation. La police a ensuite violemment dispersé le rassemblement de soutien à ce militant devant le commissariat, en jetant à terre, frappant, gazant et matraquant les personnes présentes. Deux militants syndicaux, dont le responsable départemental de la CGT, ont même été placés une partie de la nuit en garde-à-vue. Le militant étudiant est poursuivi pour « intrusion au lycée Pasteur » lors de la manifestation du 17 mars.

  5. 31 mars Dijon, 2 et trois mois de prison fermehttps://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/incidents-d-apres-manifestation-dijon-24-personnes-toujours-en-garde-vue-1459502001

  6. 31 mars, Amiens, : Deux militants CGT sont poursuivis pour « violences volontaires avec arme par destination ». On leur reproche d’avoir lancé des œufs sur des policiers lors de la manifestation. L’un des militants est également poursuivi pour refus de prélèvement d’ADN.

  7. 4 avril. Nantes, 1 mois de prison ferme pour avoir montré ses fesses lors d'une manifestation contre la loi travail http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/un-manifestant-condamne-un-mois-de-prison-pour-outrages-4142678

  8. > 10 avril. Paris. Poursuite d'un lycéen pour dégradation volontaire

    http://www.humanite.fr/ryan-15-ans-risque-dix-ans-de-prison-604122

  9. > 11 avril Nantes, Condamnation de 2 lycéens à prison avec sursis et TIGhttp://www.20minutes.fr/nantes/1824243-20160411-manifestation-nantes-apres-violences-samedi-condamnations-deux-lyceens

  10. > 12 Avril. Rennes Procès de 12 manifestants. 9 condamnations à la prison avec sursis

    http://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/violences-contre-la-police-rennes-vers-une-remise-en-liberte-4138012

  11. > 14 avril Montpellier condamnation d'un lycéen pour jet de pierre TIGhttp://www.midilibre.fr/2016/04/29/jet-de-pierre-le-lyceen-ira-travailler,1324587.php

  12. > 19 Avril. Bordeaux. P. Poutou et 3 syndicalistes convoqués pour dégradations au Salon de l'auto

    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/bordeaux-philippe-poutou-et-trois-autres-syndicalistes-de-ford-convoques-au-commissariat-1461059443

  13. 22 avril Rennes 9 condamnatiosn prison avec suris, bannissement et 2 mois de prison ferme https://blogs.mediapart.fr/michel-fourmont/blog/270416/8-manifestants-innocents-condamnes-rennes

  14. 27 avril Rennes, : Fabrice Roulliaux délégué CGT à l’usine de PSA Rennes, a été condamné à deux mois de prison ferme pour « rébellion » sur la base d’accusations mensongères suite à sa participation aux manifestations contre la loi El Khomri. Il a également été condamné à 600 euros d’amende pour refus de prélèvement ADN. Fabrice a fait appel du jugement. (Communiqué CGT PSA)

  15. 28 avril Chez Transdev, Nancy : un jour de grève et un licenciement : Ignorant que le droit de grève est soumis à un préavis syndical dans son secteur, un salarié du transport scolaire a été licencié pour avoir fait grève le 31 mars contre la loi El Khomri.

  16. 28 Avril. Paris Dirigeant CGT RATP arrêté https://solidaires.org/La-repression-anti-syndicale-prend-un-nouveau-tournant

  17. 29 avril Clermont-Ferrand,: Antoine, brancardier de Vichy, militant CGT a participé à l’occupation du Conseil Municipal de Clermont-Ferrand. Suite à l’évacuation brutale de cette occupation par la police, Antoine a été arrêté et inculpé.

  18. 29 avril Bobigny, : Suite au blocage du port de Gennevilliers dans le cadre de la journée d’action du 28 avril contre la loi El Khomri, deux syndicalistes, un cheminot militant à SUD Rail et un enseignant militant CGT, ont été arrêtés et placés en garde-à-vue. Jugés le 29 avril devant le tribunal de Bobigny, l’affaire a été renvoyée au 6 octobre. En attendant cette date, ces deux militants sont placés sous contrôle judiciaire alors que le parquet demandait la mise en détention provisoire de ces deux travailleurs.

  19. > 29 avril Nantes deux condamnations à 1 et 2 mois de prison fermehttp://www.presseocean.fr/actualite/nantes-apres-la-manif-plusieurs-jeunes-gens-condamnes-a-de-la-prison-ferme-29-04-2016-191139

  20. > 30 avril Paris Deux condamnations à 6 et 10 mois de prison ferme pour violences lors de manifestation http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/06/17/manifestation-du-14-juin-j-ai-ete-arreteeparce-que-je-m-habille-en-noir_4952517_1653578.html

  21. > 2 mai. Marseille. 2 condamnations à 5 et 6 mois de prison ferme pour jets d'objets à la manif du 28.04

    http://www.laprovence.com/video/le-1818-marseille-prison-ferme-pour-deux-manifestants/x488xw5

  22. > 12 mai . Marseille Militant cheminot radié de la SNCF pour son activité

    http://www.frontsyndical-classe.org/2016/05/soutien-au-cheminot-radie-a-marseille.html

  23. > 13 mai Bordeaux, 3 condammnations pour manifestation dont 1 avec prison avec sursis

    http://www.sudouest.fr/2016/05/14/en-decoudre-est-un-delit-2362435-2780.php

  24. > 17 mai. Lille, 3 semaines fermes de préventive. 10 mois avec sursis

    http://www.alternativelibertaire.org/?Cinq-camarades-poursuivis-en

  25. > 17 mai Rennes, 10 mois de prison ferme pour jets de projectileshttp://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/loi-travail-des-manifestants-condamnes-a-de-la-prison-ferme-pour-violences-contre-la-police_1454993.html

  26. > 17 mai Lille, 10 mois de prison dont 5 fermes pour violenceshttp://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/loi-travail-des-manifestants-condamnes-a-de-la-prison-ferme-pour-violences-contre-la-police_1454993.html

  27. > 17 mai Nantes Jugement 4 manifestants. 1 mois ferme, 2 mois avec sursis et TIGhttp://www.letelegramme.fr/bretagne/lannion-condamne-pour-rebellion-lors-de-la-visite-de-bernard-cazeneuve-10-09-2016-11211517.php#closePopUp

  28. > 18 mai Paris 6 inculpés dans la contre manifestation contre celle des policiers d'Alliance

  29. > 18 mai Nantes Jugement de deux manifestants http://www.letelegramme.fr/bretagne/lannion-condamne-pour-rebellion-lors-de-la-visite-de-bernard-cazeneuve-10-09-2016-11211517.php#closePopUp

  30. > 18 mai Rennes 2 mois de prison avec sursis pour jet de mottes de pierrehttp://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-condamne-pour-jets-de-mottes-de-terre-sur-la-police-4235567

  31. > 19 mai Lille Prison ferme provisoire pour un manifestant CGT du 17 mai qui refuse la comparution immédiate http://observatoire-repression-syndicale.org/presse/A%20Lille%20un%20ce%CC%81ge%CC%81tiste%20en%20prison%20sur%20fond%20de%20fichage%20des%20manifestants.pdf

  32. > 19 mai Nantes Jugement d'un manifestant http://www.letelegramme.fr/bretagne/lannion-condamne-pour-rebellion-lors-de-la-visite-de-bernard-cazeneuve-10-09-2016-11211517.php#closePopUp

  33. > 20 mai Nantes Jugement de deux manifestants http://www.letelegramme.fr/bretagne/lannion-condamne-pour-rebellion-lors-de-la-visite-de-bernard-cazeneuve-10-09-2016-11211517.php#closePopUp

  34. > 19 mai Bordeaux, condamné à une journée de sensibilisation en octobre

    http://rue89bordeaux.com/2016/05/loi-travail-on-ma-neutralise-comme-un-terroriste/

  35. > 20 mai Bordeaux 3 condamnations la prison avec sursishttp://www.sudouest.fr/2016/05/20/manifestants-condamnes-2369285-2780.php

  36. > 23 mai, Amiens; 5ans de prison ferme requis pour l'occupationde l'hôtel de ville amiens-5-ans-de-prison-ferme-requis-contre-une-etudiante-suite-a-l-occupation-de-l-hotel-de-ville.html

  37. > 25 mai Bourgogne 2 syndicalistes mis en examen pour avoir protéger la santé de salariés contre l'amiante http://www.bastamag.net/Convoques-par-la-Justice-pour-avoir-defendu-la-sante-des-salaries

  38. > 26 mai. Lille 6 mois de prison avec sursis pour la manif du 20 avril. Manif

    http://www.liberation.fr/france/2016/05/26/a-lille-un-proche-de-la-cnt-prend-6-mois-avec-sursis-pour-violence-sur-un-policier_1455320

  39. > 26 mai Rennes prison avec sursis pour 10 manifestantshttp://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/05/26/au-tribunal-de-rennes-la-grande-loterie-pour-les-jeunes-interpelles-en-marge-des-manifestations_4926540_1653578.html

  40. > 26 mai Vichy,3 mois avec sursis 1 mois de prison ferme pour violence

    http://www.humanite.fr/antoine-j-brancardier-lhopital-de-vichy-un-mois-en-detention-provisoire-condammne-quatre-mois-de

  41. > 30 mai Toulouse Deux condamnations dont une de 6 mois de prison ferme et l'autre 6 mois sursis http://actu.cotetoulouse.fr/violences-policieres-haine-anti-flics-manifestants-malmenes-autres-condamnes-toulouse_37279/

  42. > 30 mai Amiens condamnation à 1 mois de prison ferme http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/somme/amiens/10-mois-de-prison-dont-un-ferme-pour-des-degradations-en-marge-des-manifestation-anti-loi-travail-amiens-1010303.html

  43. > 31 mai. Nantes, 8 mois de prison ferme pour violences lors de manifestation contre la loi travail http://www.20minutes.fr/nantes/1855795-20160531-nantes-peine-8-mois-ferme-violences-lors-manifestation-interdite

  44. 31 Mai : Un syndiqué CGT d’une filiale de RENAULT est licencié pour grève. La direction du groupe reconnaît l’illégalité de la sanction, mais maintient la procédure.

  45.  1er juin Le Havre, : Un militant de la CGT condamné à de la prison avec sursis ce mercredi 1er juin pour dégradation du local du PS. Le parquet a fait appel de la décision la jugeant trop légère.

  46. 3 Juin Montluçon. Secrétaire UD CGT Allier convoqué au commissaariat pour des autocollants . Rassemblement

  47. 9 juin Paris,  : Frappé par un vigile du Medef, puis placé en garde à vue, cet intermittent participait à une occupation pacifique. Loïc Canitrot, Technicien de la compagnie de théâtre Jolie Môme, basée à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), militant avec la coordination des intermittents et précaires et la CGT spectacle, acteur de la Nuit debout, avait été interpellé lors d’une occupation pacifique du siège du Medef, avenue Bosquet.

  48. > 9 juin.Valenciennes. Condamnation de 2 militants à 10 mois et 6 mois avec sursis et 2 ans d'interdiction de manif dans le Nord

    https://www.solidaires.org/Appel-Liberez-Antoine

  49. > 10 juin St Denis. Licenciement d'un militant pour grève à l'EHPAD Laurier Noble. Manif

    http://www.humanite.fr/rassemblement-contre-la-repression-syndicale-lehpad-du-laurier-noble-vendredi-9h-609243

  50. > 10 juin. Amiens. 5 ans de prison ferme requis pour violence le 28.04

    http://www.revolutionpermanente.fr/Amiens-5-ans-de-prison-ferme-requis-pour-avoir-jete-un-micro

  51. > 10 juin Nantes, condamnation à la prison ferme http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-apres-la-manif-plusieurs-jeunes-gens-condamnes-a-de-la-prison-ferme-29-04-2016-191139

  52. > 17 juin Paris, Révocation d'un militant CGT de l'ASE Paris

    http://ulcgt-bagnolet.fr/Soutien-au-secretaire-CGT-de-l-ASE-Paris-Louis-Phan

  53. > 18 juin Paris, 18 comparutions pour violences contre agentshttp://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/06/17/manifestation-du-14-juin-j-ai-ete-arreteeparce-que-je-m-habille-en-noir_4952517_1653578.html

  54. > 18 juin Paris une condamnation à la prison avec sursis http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2016/06/18/Violences-un-etudiant-poitevin-condamne-2754770

  55. > 20 juin. Lille. 8 syndicalistes poursuivis pour occupation du bureau du président du Conseil Régional

    http://www.20minutes.fr/lille/1869311-20160620-lille-cesse-monter-entre-sud-president-conseil-departemental-nord

  56. > 27 juin. Fos sur Mer. Le ministère du travail autorise un licenciement pour fait de grève à Sodexo

    http://www.lepoint.fr/societe/le-ministere-du-travail-autorise-le-licenciement-d-un-delegue-cgt-08-07-2016-2053168_23.php

  57. > 7 juillet Caen Dix agriculteurs condamnés à la prison avec sursis pour manifestation

    http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/laval-un-jeune-homme-juge-pour-avoir-crie-casse-toi-pauv-con-macron

  58. > 12 Juillet Grenoble contre la répression de deux syndicalistes à la Poste. Manif

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/mobilisation-grenoble-et-cran-gevrier-contre-la-repression-syndicale-la-poste-1047073.html

  59. > 12 juillet. Lingwy. Convocationde 5 syndicalistes pour blocage d'une route

    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/loi-travail-des-syndicalistes-convoques-par-la-police-longwy-1468316511

  60. > 12 juillet. Chambéry contre la répression contre un syndicaliste à la Poste. Manif

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/mobilisation-grenoble-et-cran-gevrier-contre-la-repression-syndicale-la-poste-1047073.html

  61. 13 juillet St Étienne, : S’ils sont 4 à être interpellés lors de la manifestation du 12 mai contre la loi El Khomry à St Etienne, 3 d’entre eux ont été relaxés à l’audience du 13 juillet. Pour Martin, membre du comité des travailleurs privés d’emploi et précaires de St Etienne, le jugement avait été mis en délibéré. Le verdict est tombé le 8 septembre, 8 mois de sursis, 3850 € à verser en indemnités aux policiers soi-disant blessés, 5 ans de mise à l’épreuve, inscription au casier judiciaire, ce qui lui interdit tout travail dans la fonction public pendant cette période. Martin a fait appel de cette décision honteuse !

  62. > 14 juillet Paris. 1 militant du SO CGT pour port d'armes. Manif

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article151351

  63. > 19 juillet : décès d’Adama Traoré, mort des suites de son arrestation par placage ventral.

  64. > 21 juillet. Tours. 9 graffeurs contre loi travail. 5 400 euros. Manif

    http://www.secoursrouge.org/France-Des-graffeurs-pour-defendre-la-Loi-Travail-a-Tours

  65. > 21 juillet, Rennes, condamnation de 2 agriculteurs pour jet de pommes de terre en février 2016 http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/laval-un-jeune-homme-juge-pour-avoir-crie-casse-toi-pauv-con-macron

  66. > 27 juillet. Paris. Deux manifestants CGT pour violences envers policiers. Manif

    http://www.secoursrouge.org/France-Deux-manifestants-CGT-en-pr

  67. > 31 juillet-5 octobre : 19 rafles violentes de Migrants à Paris, au moins 90 réfugiés placés en Centre de Rétention Administrative, une centaine d’Obligation de Quitter le Territoire Français.

  68. > 19 Août. Paris. Licenciement d'un délégué CGT Air France par la ministre du travail

    http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article32123

  69. > 23 août, Avignon, Outrage à député

    http://www.lamarseillaise.fr/vaucluse/social/51658-accuser-des-militants-une-strategie

  70. > 31 Août Lille. 6 manifestants du 28.06 pour dégradations. Manif

    http://www.secoursrouge.org/France-Proces-de-manifestants-aujourd-hui-a-Lille

  71. > 31 Aout. Arrestation de 2 militants CGT du Havre pour manif du 14.06. Grève

    http://www.cgt.fr/comme-dialogue-social-face-a-la.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=facebook

  72. > 1 sept. 2 syndicalistes poursuivis pour dégradations lors de manif du 14 juin. Manifestation http://actu.cotetoulouse.fr/manifestation-loi-travail-degradations-2700-euros-demandes-syndicalistes-poursuivis-justice_44560/

  73. > 1 sept . Toulouse 2700 euros pour un feu de palettes. Manif

    http://www.secoursrouge.org/Toulouse-2-700EUR-pour-un-feu-de-Palette

  74. > 3 sept. Manif contre la répression syndicale contre 4 postiers à Montmélian

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/savoie/montmelian-manifestation-en-solidarite-aux-postiers-convoques-en-conseil-de-discipline-1078947.html

  75. > 3 sept. Grand Quevilly. Deux enseignants poursuivis pour diffamation. Manif

  76. > 4 sept. Montmélian 4 syndicalistes de la Poste en conseil de discipline pour avoir bloqué une plateforme. Rassemblement.

  77. > 5 sept Rennes Procès du Bagelstein. 3 mois fermes. Manif

    https://www.facebook.com/events/512632068940590/

  78. > 6 sept : Procès de Burak (manifestant du 9 avril), Strasbourg, 1 mois de prison avec sursis + amende

    http://www.humanite.fr/la-repression-sabat-sur-un-jeune-communiste-615270

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 05:38

 

Pascal Demarthe, Député PS de la 1re circonscription de la Somme

Pascal Demarthe, Député PS de la 1re circonscription de la Somme

Pauvre type ! Le député, bien sûr.

 

Ce jeudi (29 septembre 2016), sur le parking de Bigard, j’ai croisé mon député socialiste.


L’occasion, pensait-on, d’une discussion chaleureuse.


Mais on a failli assister à une noyade…

 

Ce jeudi, le groupe Bigard, le n°3 européen de la viande, annonçait aux 84 salariés la fermeture de son site d’Ailly-sur-Somme (voir notre tract ici). On se trouvait sur le parking, entre le thermos de café et les chasubles CGT quand on a repéré un bonhomme en costume.


« C’est pas le député, lui ?
- Si si. »


Pascal Demarthe, élu PS de ma circo.
Suppléant de Pascale Boistard, entrée au gouvernement.
Je ne l’avais jamais vu en vrai, lui.
C’est toujours différent sur les photos.
On s’est approchés pour discuter : c’est notre parlementaire à nous aussi, après tout

François Ruffin : Bonjour, Monsieur. (On est polis.) D’après nos données, le groupe Bigard a reçu des aides de l’Etat, l’an dernier, à hauteur de 32 millions d’euros. Dont 11 millions de Crédit Impôt Compétitivité Emploi. Et là, ils ferment le site d’Ailly…


Pascal Demarthe : Ce qu’on peut dénoncer, en effet, c’est qu’il ait reçu des subventions et qu’il ait investi ailleurs.


François Ruffin : Mais vous ne pouvez pas les reprendre, ces 32 millions ? C’était fait pour créer de l’emploi…


Pascal Demarthe : Non, c’était fait pour investir, et ils ont investi. Sur d’autres sites, mais ils ont investi. Les emplois, en théorie, doivent arriver après, c’est une conséquence.


François Ruffin : Quand même, dans « Crédit impôt compétitivité emploi », y a « emploi ». Là, ils suppriment des emplois. Vous n’allez pas reprendre les 32 millions ?


Pascal Demarthe : Ce n’est pas possible. Vous pointez là, à mon avis, une faille du système : il n’y a pas eu de fléchage.


François Ruffin : Pourquoi vous l’avez fait, alors ? Là, vous donnez 32 millions à un groupe qui est déjà bénéficiaire ? Sans la moindre condition ?


Pascal Demarthe : Vous avez raison, on l’a bien dit : il n’y a pas de conditions, et ça, en effet, on peut le regretter.

Je me pince.


Le plus étrange, dans cet échange, c’est que Pascal Demarthe parle de cette mesure comme si elle lui était étrangère. Comme si elle n’avait pas été voulue par un président socialiste, mise en œuvre par un gouvernement socialiste, votée par des députés socialistes – dont, à l’époque, Pascale Boistard.


Allons-y pour l’estocade.

François Ruffin : Le problème, avec vous, le PS, c’est que, ici, dans vos circos, vous venez dire « on est avec vous, on est de gauche », mais à Paris, vous votez des lois de droite, avec des dizaines de milliards pour le patronat, avec des contrats de travail précarisés…


Pascal Demarthe : Ah mais...

Silence.
Un long silence.
Un très long silence.
Avec des borborygmes au milieu : « nous… non… nous… mais… »


Je compte.
Un… deux… trois… quatre… cinq…
Je regrette de ne pas avoir un chronomètre, pour mesurer combien ça dure.
Dix secondes.
Quinze secondes.
Je regrette de ne pas avoir une caméra, un téléphone, pour enregistrer ça.
Car le type fait des gestes.
Agite ses bras.
Il se noie en direct.

Pascal Demarthe : Nous, on le constate… vous et moi… sur le terrain… je pense que, effectivement, y a une faille… 


Xavier Riffaudeau (son attaché parlementaire) qui vient le sauver : Il y a une faille dans le dispositif, etc.


Pascal Demarthe, se ressaisit : Ce que je peux déplorer, vraiment, c’est que nous on demande, depuis deux ans, à être reçus dans l’entreprise, avec la maire, de pouvoir visiter, mais le groupe Bigard a toujours refusé. Il n’a même pas répondu!

 

À cet instant, vous voulez que je vous dise ce que j’éprouve pour ce député ?


De la pitié.
On ne veut pas être méchant.
Il a déjà l’air si fragile, si perdu.


Sinon, on lui aurait bien demandé pourquoi, alors, depuis deux ans, depuis quatre ans même, avec un président socialiste, un gouvernement socialiste, des députés socialistes, pourquoi ils ne votent pas des lois pour diminuer le pouvoir des actionnaires ? Pour qu’entrent dans les Conseils d’administration des salariés, des élus, des consommateurs ? Pour que la démocratie ne s’arrête pas à la porte de l’entreprise, qu’on donne plus de pouvoir aux employés, aux syndicats ? Pour que Bigard et les autres soient contraints d’ouvrir leurs portes et leurs comptes ?


Pourquoi, à l’inverse de tout ça, depuis ans, depuis quatre ans, Pascal Demarthe et ses collègues votent-ils des lois, CICE, Pacte de responsabilité, Loi Travail, qui renforcent le pouvoir des actionnaires ? Qui délivrent des dizaines de milliards aux financiers sans le moindre contrôle ? Qui flexibilisent l’emploi, cassent le CDI, pour nous ramener lentement à la féodalité, au bon vouloir des maîtres ?


J’allais l’interroger sur tout cela.
Mais j’ai eu peur que, à nouveau, il se noie.

 

Je me suis éloigné, donc, me souvenant de son incompétence affichée.


C’était au printemps dernier.


On l’avait invité à débattre avec nous, en public, où il le souhaitait, quand il le souhaitait, sur les questions d’industrie et d’emploi.


Il nous avait répondu une longue lettre, se défilant savamment. Sur l’industrie, sur l’emploi, Pascal Demarthe s’y déclarait incompétent.


On avait apprécié la franchise.


Et un peu dommage, quand même, pour un député qui compte la Zone industrielle sur la circonscription…


Enfin, c’est pas ça qui va sortir les 84 salariés, et leurs 84 familles, de la panade.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 06:19

Un exemple parmi d'autres : une de mes amies, professeur des universités, vit seule avec deux enfants. Il y a cinq ans, elle ne payait pas un centime d'impôt sur le revenu. Elle débourse aujourd'hui 2 000 euros par an. Pendant tout ce temps, son salaire a résolument stagné, mais son supplément familial a diminué.

 

Ci-dessous, un bref article d'Anthony Cortes, publié par Marianne.fr illustre parfaitement comment les Français – pas les plus misérables d'entre eux – sont pris à la gorge.

 

 

 

 

Il manque 464 euros par mois aux Français pour vivre "confortablement"

Mardi 13 Septembre 2016

 

D'après le baromètre annuel Cofidis/CSA, les Français voient encore leur pouvoir d'achat baisser. Un sur quatre se dit ainsi en découvert à chaque fin de mois. En moyenne, les Français estiment avoir besoin de 464 euros de plus par mois pour vivre confortablement.

 

Le pouvoir d'achat des Français ne décolle toujours pas. Selon l'étude annuelle Cofidis/CSA réalisée sur un échantillon d'environ 1000 personnes, une partie des Français est même en grande difficulté. En effet, 26 % d'entre eux, soit 1 Français sur 4, n'arriveraient pas à boucler leurs fins de mois, se déclarant ainsi à découvert à chaque fois. Un record depuis 2012, comme on peut le constater ci-dessous.

 

 

Baromètre "Les Français et le pouvoir d'achat" CSA/Cofidis

 

 

 

Taux de Français ayant recours au découvert bancaire chaque mois

Les Français sont durablement appauvris

Pour 49 % des sondés, ce recours au découvert est causé par des dépenses incompressibles. C'est d'ailleurs un outil budgétaire comme un autre pour arriver à boucler le mois pour 46 % d'entre eux. Donnée nouvelle cette année : le découvert moyen est estimé à 360 euros. Pour les Français interrogés, 464 euros supplémentaires par mois seraient nécessaires pour vivre "confortablement." Une exigence stable au fil des années. En 2015, l'estimation s'élevait à 467 euros contre 464 en 2014.

 

L'épargne et le crédit comme réponse aux difficultés

 

Les difficultés et les imprévus poussent les plus fragiles à trouver des solutions pour respirer financièrement. 53 % des personnes interrogées disent puiser dans leur épargne pour s'en sortir, contre 55 % l'an passé. 11 % vont jusqu'à solliciter un crédit à la consommation. C'est surtout dans leur comportement qu'une évolution est constatée, l'étude complémentaire "Les Français et les imprévus financier" menée également par Cofidis et le CSA en témoigne. Ces données révèlent que 43 % des sondés changent leurs habitudes de consommation au moment où des difficultés se présentent. 35 % renoncent même à leurs achats "coup de cœur". Des façons de réguler leur budget qui n'apparaissaient pas les années précédentes dans les études sur le pouvoir d'achat des Français.

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Published by Bernard Gensane - dans Politique
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