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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 06:16

Le site Atlantico appartient à la mouvance dure de la droite libérale. Il est généralement bien informé, parfois de manière mystérieuse. Il fut ainsi le premier média à connaître des frasques sexuelles de DSK à New York. Il explique ici en quoi Madame Fioraso, ministre de l'enseignement supérieur, fut peut-être une femme d'affaires aux pratiques douteuses. "Le changement, c'est maintenant !"

 

Un rapport d'expertise judiciaire de la société Corys dont Geneviève Fioraso était directrice commerciale, démontre que l’entreprise gonflait ses comptes et avait empoché de larges subventions destinées à des centres de recherche et à certaines universités sans les reverser en totalité…

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La ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a été directrice commerciale de l'entreprise iséroise Corys S.A et membre du conseil d’administration de Corys Groupe de 1989 à 1995. Crédit Capture d'écran

On n’est plus dans une affaire à 1 euro pour reprendre l'appréciation portée par Jean-Marc Ayrault sur la condamnation pour injure de son ministre du redressement productif Arnaud Montebourg mais plutôt dans des enjeux portant sur des centaines de milliers d’euros ! Alors que le président Hollande s’était engagé à une République et à un gouvernement exemplaire, le passé entrepreneurial de l'une de ses ministres resurgit. 

Avant d’être nommée ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso a été directrice commerciale de l'entreprise iséroise Corys S.A et membre du conseil d’administration de Corys Groupe de 1989 à 1995. Dans cette start-up créée par Michel Destot, l’actuel député-maire (PS) de Grenoble, elle était en charge des projets européens de recherche et développement, pour améliorer la sûreté des centrales nucléaires et thermiques.

Présentée sur son site comme « un des acteurs mondiaux de référence dans le domaine des simulateurs », tant dans le domaine du nucléaire que des transports, la start-up n’a pas fait preuve d’une gestion très orthodoxe si l’on en croit le rapport d’expertise judiciaire datant du 25 mars 1999 que nous nous sommes procuré (voir doc). En 1997, 2 ans après le départ de Michel Destot, son PDG fondateur devenu maire de Grenoble, la société (dont il était resté actionnaire) déposait le bilan avec un passif estimé à 120 millions d'euros, plus que le chiffre d'affaires de ses meilleures exercices.CORYS 1_Rapport d'Expertise

 

"Il ne s’agissait pas d’erreur de comptabilité mais de millions de francs complètement inventés"

Mandatés en 1998, les experts judiciaires MM Martin et Zimero, du SRPJ de Lyon, ont mené une enquête préliminaire sur la comptabilité de l'entreprise du fait de présomptions de « présentation de comptes annuels non fidèles et escroquerie ». Un rapport accablant. Il démontre que les comptes de la start-up ont commencé à être dans le rouge quand Michel Destot et Geneviève Fioraso étaient encore aux manettes : "on constate, explique-t-il, que la société se trouve dans une impasse financière dans le courant de l’exercice 1995. On peut de ce fait penser que la société Corys SA se serait trouvée en cessation de paiement courant 1995, si elle avait respecté les règles régissant le financement des entreprises.»

Le rapport épingle de graves fautes de gestion et la « surestimation des résultats comptables des exercices 1994 et 1995 » (doc p13) ; La « balance générale établie (…) au 30 septembre 1996 faisait apparaître « une perte pour la période de 1er janvier au 30 septembre 1996 de 28 millions de francs (soit environ 4,3 millions d’euros)». De plus, (p19) on lit que les « dirigeants de la SA Corys ont « transgressé (…) les règles (…)  qui ne correspondaient pas aux conditions prévues par le Code du Commerce car aucun projet ne pouvait démontrer de sérieuses chances de rentabilité commerciale » et ont épinglé les pratiques de la société qui amortissait des « Actifs fictifs » ! (Page 20).

Qu’une start-up ne rencontre pas le succès peut naturellement arriver. Mais des dissimulations de l’entreprise sont évoquées par l’expertise. Le rapport explique ainsi que la société dont Madame Fioraso était l’une des administratrices a notamment perçu des fonds Européens dans le cadre d'un contrat signé avec l'École Polytechnique de Lausanne et trois instituts et universités. Il était prévu que Corys perçoive les fonds et les répartisse entre les partenaires. Hélas, en raison du redressement de la start-up, un versement de 395.362 Écus (soit 381 000 euros) de la communauté Européenne a été perçu par Corys et jamais reversé aux universités et instituts...

En outre, ce rapport indique également que l’entreprise avait reçu de l'argent public de la recherche (l’ANVAR) pour un montant de 3 000 000 de Francs (457 000 euros) sur un faux bilan (voir ci-dessous). Une somme jamais remboursée puisque la société a déposé son bilan en 1997 alors qu'elle devait commencer à rembourser en 1999.

Les chiffres de ce rapport montrent enfin que, dès 1994, la situation comptable de la société se dégradait fortement puisque les capitaux propres et le fonds de roulement (FRNG) devenaient négatifs et que si, à la clôture des comptes de l’exercice 1994, l’actif circulant de la société était encore en mesure d’assurer le paiement des dettes à court terme, ce n’était plus le cas dans le courant de l’exercice 1995…

Elus à la mairie de Grenoble en juin 1995, Michel Destot et Geneviève Fioraso n’ont jamais été mis en cause dans cette affaire. C’est le successeur de Michel Destot qui sera poursuivi pénalement et reconnu coupable pour « présentation de faux bilan » et condamné à une amende et à de la prison avec sursis.

En 1997, la société Corys a, elle, été cédée par décision du Tribunal de commerce à la société belge Tractebel, filiale du groupe Suez-Lyonnaise. Un nom connu à Grenoble depuis les déboires ayant conduit le prédécesseur de Michel Destot à la mairie en prison. 

A noter, que pour leur part, les deux inspecteurs du SRPJ de Lyon chargés de travailler sur le rapport d'expertise judiciaire de 1999 sont devenus pour l'un ( M. Ziméro) membre du cabinet du Maire et pour l'autre (M.Martin) membre du cabinet du Président PS de l'agglomération où il est encore.

 

Source : link.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 05:48

Photo de Luciole, bien sûr !

 

 

 

photos, humour, poésie, Luciole, tags, Paris

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 05:49

http://www.ldh-france.org/section/paris-5-13/wp-content/uploads/2010/05/fichage-liberation-du-codebarre3.jpgUn  bon paquet de députés de droite a voulu récemment ficher tous les Français. Plus exactement « 60 millions de gens honnêtes » (selon le site OWNI link). Heureusement, le Conseil constitutionnel a estimé que ce fichier comprenant l'état civil, ainsi que les empreintes digitales, et la photographie numérisée, des détenteurs de la future carte nationale d'identité électronique (CNIE), «a porté au droit au respect de la vie privée une atteinte qui ne peut être regardée comme proportionnée au but poursuivi», et qu'il était « contraire à la Constitution ».


Les Sages ont donc censuré 6 des 12 articles de la proposition de loi sur la protection de l'identité, adoptée au dernier jour de la session parlementaire du quinquennat de Nicolas Sarkozy et ce, malgré l'opposition du Sénat. Il s’agissait, on n’en sera pas étonné, d’un projet de Claude Guéant et des industriels du GIXEL (le lobby de la sécurité électronique et des empreintes digitales : link).

La liste des députés qui voulait ficher les "gens honnêtes", est disponible sur le site de l'Assemblée.

Contrairement aux précédentes lectures de cette proposition de loi, le " vote solennel " (réclamé par le PS) a permis à 285 députés – dont 270 des 305 députés UMP, 11 des 24 députés Nouveau Centre, et 4 des 13 députés "non inscrits" – de se prononcer "pour" le fichage des "honnêtes gens", contre 153 des 197 députés du Groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers Gauche, 16 des 20 députés du Groupe Gauche Démocrate et Républicaine, et 4 des "non inscrits".

À noter que 44 députés PS et 4 du Groupe Gauche Démocrate et Républicaine n’ont pas pris part au vote.

Cela dit, le fichage "administratif" des empreintes digitales, photographies numérisées, et de l'état civil de ceux qui se doteront d'une carte d'identité électronique a été validé.

Alors même qu'il ne permettra pas réellement de lutter contre l'usurpation d'identité. Ce qui était, officiellement, le but de la loi. À quoi servira cette carte d'identité électronique, censée lutter contre l'usurpation d'identité, dès lors que l'on ne pourra pas vérifier l'identité de son porteur dans le fichier... et alors même qu'on a découvert que 10% des passeports biométriques, utilisant les mêmes technologies seraient des faux (link).

 

Comme son maître le kleiner Mann, Guéant était bien plus politique qu’administratif.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 05:47

 

30 millions d'enfants pauvres dans les pays riches

 

L'Unicef révèle l'ampleur de la pauvreté des enfants des pays dits "riches". Ils sont 13 millions en Europe. Paradoxe : la France est le pays qui dépense le plus pour la famille mais figure au milieu de l'étude, en 14e position sur 35 pays.

 

Un enfant reçoit de la nourriture à l'Eglise orthodoxe de Grèce à Athènes, le 22 décembre 2011 © Reuters Yiorgos Karahalis

Le rapport, accablant pour les pays dits "économiquement avancés" dénombre 30 millions d'enfants pauvres sur les 200 milions d'enfants des pays étudiés par l'association humanitaire. Il s'agit de l'Europe des 27 plus la Norvège, l'Islande, l'Australie, le Canada, les Etats-Unis, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la Suisse.

La pauvreté, notion subjective, est inhérente à chaque société. Le rapport s'attache donc à mesurer la pauvreté relative à chaque pays. Ainsi, plus d'un enfant roumain sur quatre vit dans un foyer en dessous du seuil de pauvreté national, presqu'autant qu'aux Etats-Unis (23,1%). A l'opposé, l'Islande compte 4,7% d'enfants pauvres. En France, ce taux atteint 8,8%, soit 1.300.000 enfants, dont la moitié sont mal logés, et 20.000 sans domicile fixe.

La France championne des dépenses familiales

Le rapport pointe les carences de certains Etats, dont la France, dans la prise en charge de ce problème. Avec 3,7% du PIB affecté aux allocations familiales, services et allègements d'impôts, la France est championne des dépenses en faveur de la famille, suivie de la Suède et du Royaume-Uni. Si la politique familiale française permet de diminuer de moitié la pauvreté des enfants, la Belgique et le Danemark sont nettement plus performants avec des dépenses moindres.

En France, 10% des enfants connaissent des privations

L'association humanitaire mesure également les privations subies par les enfants. Trois repas par jour, des fruits et légumes frais, des livres adaptés, un endroit calme pour les devoirs et une connexion internet, voire... des chaussures : 14 critères ont été retenus. Parmi les pays les plus riches, la France (10,1%) est la seule, avec l'Italie (13,3%), à dépasser le seuil de 10% d'enfants en situation de privation. Les démocraties scandinaves et nordiques sont les plus préservées (3%), à l'opposé de la Roumanie (70%) et de la Bulgarie (50%).

D'un point de vue social, la pauvreté touche davantage les enfants dont les parents ont des problèmes d'emploi (47% en France contre 43% en moyenne), ou de familles migrantes (20,5% contre 16%), que les familles monoparentales ou dont le niveau d'instruction est faible.

Personne en devenir et en situation de dépendance, l'enfant subit les conséquences d'une pauvreté sur laquelle il n'a pas de prise. Avec le risque de la connaître à l'âge adulte.
Plus encore par temps de crise, l'UNICEF plaide pour la création d'un observatoire national et d'un droit à la compensation de la pauvreté. François Hollande a fait de la jeunesse l'une des priorités de son quinquennat, l'UNICEF entend le rappeler à ses engagements.

La pauvreté des enfants en Europe © IDÉ

Source: France-Info

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 05:56
http://www.minutebuzz.com/wp-content/uploads/2012/04/malbouffe.jpgArticle repris du site des Aliboffis (link)

 

Ah qu’ils sont beaux, qu’ils sont appétissants les emballages de ces plats cuisinés de l’industrie agroalimentaire qui encombrent de plus en plus les linéaires des grandes surfaces ! Pizzas aux fromages, cheeseburgers, lasagnes. On pense à la mozzarella, au gruyère, au parmesan, au gouda, à l’emmenthal… Huuummm !

Mouais… Ça ressemble au fromage, ça a la texture du fromage, ça singe le goût du fromage mais…ce n’est pas du fromage ! Il s’agit d’un ersatz composé de matière grasse (huile de palme), farine, levure, sel, amidon et exhausteurs de goût. 

Ils appellent ça du « fromage analogue » ! Cette saloperie nous vient évidemment des Zétazunis. Inventé par Cargill, un fabricant étazuniens de produits pour l'industrie agro-alimentaire implanté dans 63 pays et basé dans le Minnesota, à Minneapolis, le fromage analogue se décline en deux types.

 

Le premier est une pâte composée de 15 % de protéines laitières, d'huile de palme et d'exhausteurs de goût qui existe depuis 2007. 

 

Le second appelé « Lygomme Tach Optimum » destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d'un galactomannane (E 410,412, 417), d'un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d'arômes. S'il ne l'est pas pour les consommateurs, ce lygomme coûte 60 % de moins pour les industriels que l'autre fromage analogue (et 200 % de moins qu'un vrai fromage) ! En plus, Cargill se glorifie cyniquement de favoriser la santé du consommateur car son lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l'alimentation halal que kasher.

Le client, lui, se fie à la belle image sur l’emballage, et ignore complètement qu’il mange du faux fromage, au détriment de son plaisir et de sa santé. Il entre dans la grande famille des skatophages !

 

Source : (link

 

 

Mais ce n’est pas fini. Approchez, approchez ! Con-sommatrices, con-sommateurs…

Voici une belle tarte à la cerise, fort appétissante dans les rayons de votre grande surface. Eh ! Elle ne vient pas du pâtissier du quartier, cet artiste qui travaillent de bons produits pour créer du plaisir. Elle vient de l’industrie agroalimentaire. Et qu’est-ce qu’il y a dedans ? Suivez le guide.

 

 

Voici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d’une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu’à l’usine agroalimentaire

La pâte: Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu des pesticides, des hormones ainsi que des doses d’engrais. Après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone, puis arrosés au lopyriphosméthyl. Ensuite la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique. Pour faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. La pâte reçoit aussi un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l’hydroxytoluène de butyl.

La crème: Les œufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des émulsifiants (alginate de calcium), des conservateurs (acide formique), des colorants (capsa théine) des agents liants (ignosulfate) et enfin des appétants (glutamate de sodium) pour qu’elles puissent avaler tout ça. Elles reçoivent aussi des antibiotiques, et surtout des anticoccidiens. Les œufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc. Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : flavophospholipol (F712) ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) alginate de propylène-glycol (F405), acide tartrique (E334), acide propionique (F280) azotés chimiques (F801) des colorants, et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium. Les huiles, ont été  extraites par des solvants comme l’acétone,  puis raffinées par action de l’acide sulfurique,  puis lavage à chaud,  neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine. La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400)

Les cerises: ont reçu entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine. Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium,  et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, ont reçu leur bonne dose d’engrais et de pesticides.  Ce sucre est extrait par défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux, décoloré au sulfoxylate de sodium,  puis raffiné au norite et à l’alcoolisopropylique.  Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique. Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole. L’exemple développé est ici la cerise, mais est identique à de nombreux autres parfums. Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques suivantes : acétate d’éthyle, acéthyl méthylcarbinol, butyrate d’isoamyle, caproate d’ethyle, caprylate d’isoamyle, caprate d’ethyle, butyrate de terpenyle, géraniol, butyrate de geranyl, acetylacetate d’ethyle, heptanoate d’ethyle, aldéhyde benzoïque, aldéhyde ptoluique.

 

Ce texte simplifié a été rédigé à partir d’un texte de Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l’INRA, avant de quitter l’honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c’est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement … morts.

 

 Source : (link)

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 14:35

http://www.parti-socialiste.fr/static/imagecache/membre_photo/sites/ps/files/personnes/photos/Image_72.pngCe 29 mai, Martine Aubry est venu soutenir un de ses lieutenants, parachuté à Toulouse, comme par un fait exprès dans la circonscription où je vote.

 

 

 

Dans la cité des violettes, Christophe Borgel est un bel inconnu. Mais pas dans les arcanes du parti socialiste. Cet ancien président de l’UNEF-ID (syndicat étudiant de gauche modérée) est un spécialiste des parachutages puisqu’il fut nommé par décret inspecteur de l’académie de Paris, une sympathique sinécure qui récompense les apparatchiks de gauche comme de droite : un salaire de 4500 euros par mois pour un travail quasi fictif et le statut de la Fonction publique. Cette pratique a été dénoncée par la Cour des comptes en ces termes : « L’objectif de ces nominations n’était pas de faire exercer des fonctions d’inspection au sein de l’académie de Paris, qui sont d’ores et déjà assurées par des personnels compétents, mais de garantir aux personnes ainsi nommées une rémunération pérenne, quels que soient l’endroit et la manière dont elles exerceraient par la suite leurs activités. »

 

Pourquoi Borgel à Toulouse ? Le PS avait réservé la circonscription à une femme. On discutera une autre fois de ce politiquement correct (une femme, une Juive, une lesbienne, une Noire, une unijambiste). Un vieux militant m’a rapporté les faits suivants : deux candidates régionales, Mmes Crayssac et Pellefigue, étaient au coude à coude, dans l’affection des militants, mais aussi dans le truandage des votes électroniques. La direction parisienne envoya donc un émissaire pour résoudre le problème. Ce fut Borgel qui décida qu’il fallait un autre candidat, disons un homme, disons lui-même. Le maire socialiste de Toulouse (l'homme aux ralentisseurs pervers et à la ligne de tramway qui ne sert à rien à part sinistrer quelques avenues link) avalisa ce choix digne des pratiques du politburo bulgare dans les années soixante. Martine Aubry aussi, naturellement.

 

Depuis 2010, Borgel n’était pas dans la mouise puisqu’élu au Conseil régional d’île-de-France. Un collectif de militants socialistes a décidé de soutenir Thierry Cotelle, du Mouvement républicain et citoyen.

 

Dans la circonscription voisine, c’est le tout nouveau ministre des Anciens combattants, Kader Arif, qui doit affronter de la dissidence. Ce fils de Harki, ancien chauffeur de Lionel Jospin, est, pour sa part, tout à fait du coin.

 

Bref, dans ce département où la gauche a réalisé le grand chelem lors des dernières législatives, l’ambiance est électrique.

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 14:52
http://www.jovanovic.com/DATA/N12-Alf-Red-Christine-Lagarde.jpgChristine Lagarde n’est pas née grande bourgeoisie de droite : elle l’est devenue. Ses parents étaient enseignants, et quand son père mourut alors qu’elle avait 16 ans, sa mère dut élever seule ses quatre enfants.

 

 

Grande travailleuse très douée, Christine Lagarde se retrouva, à 45 ans, à la tête d’un des plus grands cabinets d’avocats au monde. Elle fut à la même époque proche de Zbigniew Brzezinski, un des ministres très anticommunistes du président Carter, et s’intéressa de près au passage de la Pologne vers le capitalisme “ libéral ”.

 

Son (second) mari, Xavier Giocanti, est un homme d’affaires marseillais, proche de l’UMP locale. Selon le site Le Ravi (link) qui le fait s’exprimer en style direct, l’excellent Xavier vit à 100 à l’heure, dans une grande décontraction, sans tabous :

 

« Mon Amérique à moi, ce sont les quartiers Nord de Marseille. Jean-Claude Gaudin m’a offert un truc génial  : une zone franche urbaine. Je résume. Sous prétexte de relancer l’économie dans des quartiers socialement explosés et de créer des emplois pour les pauvres, on offre à des riches – pardon, à de dynamiques entrepreneurs – le moyen de faire de belles affaires en pratiquant la défiscalisation en toute légalité. Marseille  ! J’adore. Comme tous les Corses, je m’y sens vraiment chez moi. (Son portable vibre.) Tiens, un SMS de mon «  frère  » d’adoption, Renaud Muselier. »

 

Ainsi donc, Christine Lagarde vient d’infliger une petite leçon aux Grecs en leur demandant de payer leurs impôts. Pour faire oublier sa morgue, elle s’est justifiée en prenant la défense des pauvres Africains :

 

« Je pense davantage à ces enfants d'une école d'un petit village du Niger qui n'ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui cherchent passionnément à avoir  accès à l'éducation, poursuit-elle. Je pense à eux en permanence, parce que je pense qu'ils ont davantage besoin d'aideque la population d'Athènes. »

 

À noter, pour ne plus y revenir, que la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacen, qui a de belles et longues dents, qui a beaucoup d’amis et qui souhaite s’en faire toujours plus, n'a que très modérément critiqué le dérapage de la directrice du FMI, estimant que son point de vue était « un peu caricatural et schématique ». Le cadeau de centaines de millions d'euros fait par Madame Lagarde (sur ordre ?) à Bernard Tapie, grand ami de son patron d'alors, n'était, quant à lui, en rien « schématique ».

 

Autre analyse légèrement caricaturale avait été celle de Dominique Strauss-Kahn alors qu’il était encore à la tête du FMI. Juste avant d’avoir « bricolé » Nafissatou Diallo, Do avait déclaré que les Grecs méritaient, dans leur ensemble, ce qui leur arrivait puisqu’ils avaient « bricolé » avec les impôts.

 

Mais revenons à Christine. Sa bourde, que même Mademoiselle Parisot a critiquée, avait été précédée par d’autres erreurs du même acabit. En août 2007, elle avait déclaré que « le gros de la crise était derrière nous ». Juste avant le scandale des subprimes, suivi de la faillite de la banque Lehman Brothers (où Madame Lagarde ne comptait que des amis). Quelques jours plus tard, elle annonçait pour notre pays un plan de rigueur dont elle réservait la dureté à la Fonction publique. La même année, cette ancienne avocate d’affaires avait proposé aux Français de rouler à vélo en période de cherté du pétrole, ce qui était évidemment très pratique pour les centaines de milliers de travailleurs obligés de rejoindre en voiture des lieux de travail distants de 50 kilomètres et plus. En 2010, Madame Lagarde (inventrice du concept aberrant de rilance) nous montra que ses connaissances en langue anglaise étaient bien meilleures que sa science de la géométrie. « Le gouvernement », avait-elle martelé à la France ébahie, « est totalement révolutionnaire. Le principe de la révolution, comme expliqué brillamment par Jean-Louis Bourlanges, c'est que vous faites un tour complet à 360°. » Le problème étant qu’après un tour complet à 360°, même l’ancienne ministre de l’Économie en était toujours au même point.

 

Madame Lagarde, née Lallouette (oui, je sais, elle s’y entend pour plumer les pauvres), pratiqua dans sa jeunesse la natation synchronisée. Tous les sportifs de haut niveau ne sont pas de droite. Je pense, par exemple, à Stéphane Caristan, Daniel Costantini, Pape Diouf, Muriel Hurtis, Ronald Pognon, Thierry Rey (le père du petit-fils de Bernadette Chirac). Mais lorsqu’ils sont de droite, ils le sont très solidement. Même, et surtout, s’ils viennent de milieux modestes. Ce n’est pas l’argent qui est en cause, c’est la compétition, l’essence même du sport. Un sportif de haut niveau vit dans un univers dont le discours dominant est celui de l’individualisme, de la réussite aux dépens des autres, donc de la justification de sa propre supériorité et de l’infériorité de l’autre. Comme un état de fait inévitable, naturel. Une sportive de 8 ans, membre d’une équipe B, m’annonçait récemment qu’elle venait d’être promue en équipe A. « Donc une équipière de l’équipe A va être rétrogradée en équipe B », demandai-je perfidement ? « C’est normal, elle est moins bonne », me fut-il répondu.

 

Lagarde raisonne en femme politique comme la grande sportive qu’elle fut. Il est naturel que les pauvres Grecs (et autres) payent des impôts. Il est naturel que les riches (l’Église, les armateurs) n’en payent pas du tout. Il est naturel qu’une dame patronnesse pense aux classes surchargées de la brousse nigérienne. Il est naturel que la responsable d’une grande institution monétaire œuvre pour la préservation absolue du rapport de forces.

 

 

 

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 05:37

http://3.bp.blogspot.com/_t6NEa-DtEJk/R9pou6CnodI/AAAAAAAABRg/KLxAcvKyRd0/s400/radars-france-nouveau03.jpgLes radars, c’est reparti. Plus que jamais. On ne répètera jamais assez que trois quarts des infractions concernent des dépassements de moins de 5 km/h. Vous roulez à 34 dans une zone limitée à 30 : un point de perdu. Si, dans ce contexte, vous avez les yeux vrillés sur votre compteur et que vous ne remarquez pas un enfant qui se jette précipitamment sur la chaussée pour récupérer un ballon, vous fauchez le gosse et vous êtes, jusqu’à la fin de vos jours, un tueur d’enfant.

 

Après un arrêt de quelques mois, plusieurs départements sont en train de retirer les panneaux d’annonce des radars : l’Ariège, le Puy-de-Dôme, le Vaucluse et la Haute-Vienne. La France devrait désormais être parsemée de « radars pédagogiques ». En tant qu’enseignant retraité, je me méfie – dans ce domaine comme dans celui du libéralisme – de l’utilisation du mot pédagogie. Les mots disent tout ; c’est d’ailleurs à cela qu’ils servent. “ Pédagogie ” vient du grec paidagôgia, qui signifie « direction, éducation des enfants ». Qu’il s’agisse de nous convaincre des bienfaits du capitalisme financier ou de l’intérêt du flicage automobile (et du racket qui va avec), il faut retenir qu’on nous prend pour des enfants.

Cela fait 10 ans que l’on installe toujours plus de radars en France. Uniquement à des fins répressives et mercantiles. Les excès de vitesse (surtout les plus minimes) NE SONT PAS la cause principale des victimes de la route. L’état des chaussées, l’alcool, le cannabis sont bien plus accidentogènes. Et il en va des éthylotests comme des caméras vidéos dans nos rues : ils ne servent qu’après l’accident, ils ne l’empêchent pas.

À l’hôpital, dans les prétoires comme dans les gendarmeries, la politique sarkozyste a toujours été de faire du chiffre. Pour ce qui est des radars, nous sommes gâtés puisqu’ils rapportent près d’un milliard d’euros par an. Le seul petit cadeau dont ont bénéficié les conducteurs récemment fut, en 2010, la réduction d’un an à six mois du délai de récupération des points consécutifs à un excès de vitesse. Il faut dire que les infirmières, ou encore les commerciaux qui avaient perdu tous leurs points se comptaient par dizaines de milliers.

 

PS : depuis que j'ai écrit ces lignes j'ai reçu une contravention pour un excès de vitesse d'1 (UN !) kilomètre/heure. Pris en flagrant délit sur une quatre voies.

J'avais une excuse : je venais de fumer deux pétards et j'avais 4 grammes d'alcool dans le sang. Je n'étais donc pas très lucide, comme venaient de me le suggérer ma femme et mes deux enfants en bas âge.

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 06:03

 

http://photo.lejdd.fr/media/images/archivesphotoscmc/medias/twitter-ou-la-toile-a-l-heure-des-gazouillis-numeriques./100070-4-fre-FR/Twitter-ou-la-Toile-a-l-heure-des-gazouillis-numeriques._pics_390.jpgJoseph Macé-Scaron a été régulièrement accusé de plagiat (link). On peut penser que sur son compte twitter, c’est lui et personne d’autre qu’il exprime. Alors, ça fuse et c’est drôle et bien vu :


Dans l’Association des Amis de Sarkozy, les "mis en examen" sont ils membres de droit ?

 

Comment appelle-t-on une femme candidate à l'UMP ? Une suppléante !

 

Hortefeux, Estrosi, Charon, Copé dans l'Association des Amis de N.Sarkozy". Et les Balkany ? En fuite ?

 

Copé . Son UMP avec des courants ressemblera à une piscine à remous.

 

C'est sûr qu'on lui aurait pas demandé de rédiger le programme du CNR : Copé voit "pas mal de points communs" entre Mélenchon et Le Pen.

 

Dati voulait bien participer à l'Eurovison mais pas à bas coût.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 14:27

Un article remarquable publié hier par Le Grand Soir. À faire lire tout particulièrement aux Héninois puisque la Le Pen a la mairie d'Hénin-Beaumont dans le collimateur.

 

Ce que le FN a fait en local, il peut le faire en national.

Ces villes gérées par l’extrême-droite.

Maxime Vivas et Eric W. Faridès

(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle image du beau château des Le Pen).


LGS


Des électeurs :


« On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». 


Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ».


Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, Marignane, Toulon et Orange, « villes expérimentales » des méthodes à élargir au pays tout entier.


Constatons le carnage en matière de finances, emploi, social, culture, sécurité, démocratie, droits des travailleurs et respect des lois de la République.



 

À Vitrolles


Catherine Mégret est élue maire le 9 février 1997(1). La dette de la ville augmente. La Chambre Régionale des Comptes de Provence Alpes Côtes d’Azur s’inquiète du budget municipal.


Une prime de naissance de 5 000 francs est octroyée aux familles françaises. Catherine Mégret est condamnée pour discrimination à la prime de naissance.


En juin 1997, le Lycée Pierre Mendès-France refuse d’inscrire Sofia Touzaline, lycéenne née en France de parents Algériens. Une conseillère d’orientation du lycée rapporte avoir entendu le proviseur dire, à propos des élèves de l’internat : « Il faut faire le tri ; les gris d’un côté, les blancs de l’autre ». Le MRAP et SOS-Racisme se portent parties civiles. En 1998, la proviseur est suspendue de ses fonctions par le recteur d’académie d’Aix-Marseille.


La municipalité décrète la fin des repas de substitution sans porc dans les cantines scolaires. Alain Darmuzey, directeur d’école du Liourat et surveillant de cantine est relevé de ses secondes fonctions par Catherine Mégret, car il a refusé de lui serrer la main.


L’association pro-FN « Fraternité française » (2) reçoit de fortes subventions. La mairie ferme des centres aérés et la mission prospection de « Vitrolles Emploi Formation ». L’association Vitrolles-Kiffa est jetée hors de ses locaux. Des subventions aux syndicats et associations humanitaires sont supprimées. La municipalité tente de s’expliquer : « Les vraies associations (…) reçoivent une aide financière (…). Pour elles, les subventions ont augmenté de 40%... ».


La mairie limoge la directrice du cinéma Les Lumières pour avoir proposé des courts-métrages portant sur la prévention du sida. En contrepartie, l’équipe de Bruno Mégret « s’est efforcée d’obtenir la construction d’un vaste complexe cinématographique de type multiplexe dans la zone commerciale ». Le FN-MNR remplace les cinémas d’art et d’essais par de la malbouffe culturelle produite à la chaîne.


Catherine Mégret tient des discours racistes dans le journal Allemand Berliner Zeitung : « les immigrés l’esprit colonialiste ; les immigrés [... ], ils font je ne sais combien de gamins, qu’ils mettent dans la rue. Ils font des gamins pour toucher des allocations, ils ne les élèvent même pas. [...] Vous interrogez n’importe qui, à part une personne de mauvaise foi, on va vous répondre qu’effectivement il y a des différences entre les races, il y a des différences entre les gènes. C’est ce que disait M. Le Pen. »


La mairie licencie des agents sociaux et certains contractuels municipaux (150 agents sur 1 000 en 4 mois). En Août 1997, la Justice annule 31 licenciements car « le motif d’économie avancé pour justifier la délibération du 30 août 1997 ne peut être regardé comme établi ». L’arrivée de la nouvelle équipe signe le départ de cadres municipaux consécutif aux méthodes FN.


En novembre 1997 « Dans la nuit du 4 au 5, vers 3 h 30, un commando d’une dizaine d’hommes vêtus de noir, cagoulés et armés de battes de base-ball attaque le piquet de routiers grévistes du carrefour de l’Anjoly. Le matraquage fait trois blessés et des dégâts matériels... ».


En décembre 1997, 5 conseillers de Vitrolles sont mis en examen pour « complicité de violence en réunion, avec arme et préméditation » et « complicité de destruction de biens » après l’agression des routiers grévistes.


« Il faut faire de la répression, c’est-à-dire il faut punir, poursuivre, attraper ceux qu’on connaît » affirme Catherine Mégret au Berliner Zeitung. Les éducateurs de rue et agents de prévention sont remplacés par des policiers. Bruno Mégret se vante d’avoir multiplié par deux les effectifs de la police, d’armer les policiers municipaux, de développer la vidéo-surveillance, le « patrouillage », les brigades d’interventions rapides… L’augmentation du nombre de policiers municipaux n’améliore pas les chiffres de l’insécurité. Ni la sérénité. Les policiers de Mme Mégret sont surnommés les « ninjas » à cause de leur tenue et de leurs gros bras.


Les animateurs du bar musical Le Sous-Marin sont accusés par la mairie de création de fausse monnaie et de trafic de drogue. Ils sont contraints de s’installer à Gardanne. Puis, Catherine Mégret est condamnée pour « effractions et voix de faits » (murage du bar musical) et pour diffamation à l’encontre de l’association culturelle Productions du Sous-Marin.


La mairie redéfinit « l’identité provençale » : la rue Nelson Mandela est rebaptisée Place Provence, un blason modifie du drapeau de la ville qui devient « Vitrolles-en-Provence ».


La municipalité rénove les églises et les lieux de cultes. Bruno Mégret affirme que la municipalité « a entrepris de valoriser nos racines (…). La chapelle de vie au sommet du Rocher a été rénovée ainsi que les cheminements qui y conduisent. Dans le Vieux Village, la réhabilitation intégrale de l’église Saint-Gérard a été lancée ». Le 15 février 1998, Bruno Mégret annonce sur France 2 qu’il n’y aura pas d’emploi-jeunes à Vitrolles.


L’équipe municipale pratique ouvertement la discrimination sociale. Bruno Mégret affirme sur son blog : « La municipalité a entrepris de donner systématiquement la priorité aux Français dans la limite des possibilités légales. (…). Les emplois au sein de la mairie sont accordés en priorité aux Vitrollais français. Les certificats d’hébergement et les mariages blancs supprimés. Quant aux aides sociales, elles s’efforcent, dans la limite des lois actuelles, de privilégier systématiquement nos compatriotes. Bien que la ville possède peu de logements HLM depuis que l’ancien maire PS a bradé le parc immobilier de la SAVEM, l’équipe Mégret a cherché à favoriser systématiquement les Français dans l’octroi des logements ».


L’élection du 24 juin 2002 est annulée par décision du Conseil d’Etat suite à un tract diffamatoire reprochant à un candidat d’avoir « abusé sexuellement d’une personne en position de faiblesse psychologique ».


Un conseiller municipal FN est rayé des listes électorales par le tribunal d’instance de Martigues car il ne réside pas à Vitrolles.


Catherine Mégret est accusée de détournement de fond public : elle a fait envoyer aux frais de la commune des lettres aux maires de France pour appuyer la candidature de son mari Bruno Megret. Ce non-respect des règles de financement de campagne électorale à un coût : plus de 74 000 €. En 2006, elle est condamnée à cinquante milles euros d’amende, à un an d’inéligibilité et de frais divers ainsi qu’à huit mois de prison avec sursis. Quatre anciens cadres de la municipalité ont également été condamnés à des peines allant de trois à quatre mois de prison avec sursis et à une amende de 1.500 euros.


En mars 2009, le communiste Richard Dubré, secrétaire de la section de Vitrolles et membre du secrétariat fédéral du PCF est agressé au poignard. « Attendant la proclamation des résultats de l’élection législative de la 9e circonscription des Bouches-du-Rhône, il se trouvait sur le parvis de l’hôtel de ville, lorsqu’une quinzaine de gros bras du FN du Var lancent des grenades lacrymogènes avant de se lancer contre le militant communiste qu’ils montraient du doigt. (…). Un des agresseurs s’approche et le poignarde. La lame est passée à deux centimètres du foie. Le militant, hospitalisé, a deux côtes cassées. Un véritable miracle. Le criminel a été reconnu sur les photos prises pendant l’agression. Il devait être interpellé mardi dans la journée ». (L’Humanité, 31 mars 1999).


Bruno Mégret est satisfait de la gestion de la ville et de l’ambiance démocratique qui y règne. Sur son site, on peut lire : « Aucun bouleversement, aucune violence, aucune atteinte aux libertés, aucune mise en cause des droits des Vitrollais ».


A Marignane


Le maire Daniel Simonpieri (3), augmente les impôts locaux. La Chambre Régionale des Comptes de Provence-Alpes Côte-d’Azur s’inquiète du budget de la ville.


Le Conseil municipal décide, le 24 juin 1996, de réserver les cantines scolaires aux seuls enfants dont les deux parents peuvent prouver qu’ils travaillent. Le 27 novembre, le tribunal administratif ordonne « le sursis à exécution », c’est à dire « la suspension de l’exécution » de cette délibération.


Le complexe de loisir prévu est remplacé par un supermarché.


Le 4 septembre 1996, Jean-Christian Tarelli, premier adjoint au maire demande à la directrice de la bibliothèque municipale d’interrompre les abonnements aux quotidiens Libération et La Marseillaise et à l’hebdomadaire L’Evénement du jeudi, pour les remplacer par trois publications proches de l’extrême-droite : Présent, Rivarol, National-Hebdo. L’achat de certains ouvrages par la bibliothèque municipale sera refusé « pour des raisons économiques ». En revanche, début 1997, soixante-quinze livres rédigés par des auteurs du Front national ou d’extrême-droite sont commandés sans que les bibliothécaires en aient été avertis. Notons aussi la suspension des abonnements aux « journaux de gauche » dans la bibliothèque pour les remplacer par des « journaux d’extrême-droite ».


Raymond Lecler, ancien directeur de cabinet de la mairie fait un constat des dérives du maire : « remboursements illégaux » ; « 5510 francs pour un repas de Jumelage » et « 4608 francs en frais de séjour pour déplacement au congrès du FN à Strasbourg »… Daniel Simonpieri affirme avoir payé de ses deniers la facture de l’hôtel Hilton et porte plainte pour diffamation.


Daniel Simonpieri supprime « l’avant-veille de Noël, les subsides accordés aux Restos du cœur pour les hivers de 1993 et de 1994, par le précédent maire Laurens Delieul (divers droite) » et « Un local et un camion avec chauffeur prêté pour aller chercher à Aubagne les quelque 1.200 repas que les volontaires de l’association distribuaient à 400 familles en difficulté ». En revanche, selon l’association marignanaise « Alarme citoyens ! », la municipalité a porté la subvention du club de football local de 600.000 à 700.000 francs.


En 2009, Daniel Simonpiéri justifie son refus de voter des subventions au Mrap, par l’argument suivant : « vote politique ».


Le 9 novembre 2011, il est condamné pour fausses factures et emplois fictifs à 12 mois de prison avec sursis, 10 000 € d’amendes et 5 ans d’inéligibilité.


A Toulon


Le 22 mars 1996, la municipalité de Toulon vote son premier budget (4). Contrairement aux engagements du maire, Jean-Marie Le Chevallier, de baisser les impôts, une augmentation de plus de 9 % est adoptée.


On constate une absence de politique cohérente et efficace en faveur des jeunes. La mairie se désinvestit des cités et coupe les subventions des associations qui agissent auprès des citoyens issues de l’immigration. La femme de Jean-Marie Le Chevallier est placée à la tête du Centre de loisirs et d’action sociale. Des associations pro-FN sont créées de toutes pièces telles que « Jeunesse toulonnaise » destinées à organiser les colonies de vacances à la place du centre de loisirs et d’action sociale. Mal gérée, la structure est placée en liquidation judiciaire en 1999.


Les subventions aux associations sont revues : celle du Centre communautaire israélite est supprimée, le Secours Populaire n’obtient que 8 000 francs tandis que la Société des amis des chats bénéficie d’une subvention de 40 000 francs. La mairie maintient un budget associatif en direction des associations d’anciens combattants et des associations de pieds-noirs. Marek Halter est interdit de Fête du Livre et le groupe NTM interdit de spectacle.


La dérive de la municipalité contraint les opposants à en appeler à la Justice pour contester les décisions.


En 1997, Jean-Marie Le Chevallier est élu député de la 1re circonscription du Var, mais en 1998 son élection est invalidée pour triple infractions au financement de campagne.


Toujours en 1997, la municipalité est accusée de pot-de-vin et de monnayage d’attribution de postes administratifs : « A Toulon (Var), c’est une histoire de pots-de-vin qui embarrasse la municipalité dirigée par Jean-Marie Le Chevallier. Son propre chef de cabinet, Philippe de Beauregard, par ailleurs conseiller municipal FN de Hyères, a en effet été mis en examen, mardi 6 janvier, pour « recel de preuve ». La justice lui reproche d’avoir, par son absence de réaction, en quelque sorte « couvert » un cas de corruption dans lequel une employée municipale, Dominique Notto, est compromise. Responsable des femmes de ménage à la municipalité, elle est accusée d’avoir monnayé, en juin 1997 - 30 000 francs en petites coupures - l’attribution de deux postes administratifs ». (L’Express, 15 janvier 1998).


En 1999, Jean-Marie Le Chevallier quitte le Front National. Il est condamné en 2003 pour subornation de témoins dans l’affaire du meurtre de son directeur de Cabinet, un ancien légionnaire. Ce dernier avait été tué par son amant et non par des opposants. Le maire avait fait pression sur des employés municipaux pour que la première piste n’apparaisse pas.


A Orange


Le 18 octobre 2011, la Chambre Régionale des Comptes de Provence-Alpes Côte-d’Azur pointe des irrégularités dans la gestion municipale à Orange. La mairie augmente « la surtaxe » de l’eau. On constate un isolement de la ville, lié à ses difficultés pour travailler avec les communes limitrophes. La mairie finance seule les grands travaux entrepris. Elle est contrainte de provisionner à hauteur de 11 millions de francs pour payer les amendes et les pénalités.


Dans la ville, il s’est installé un climat de délation, de peur et d’angoisse pour le personnel municipal. Les insultes et les vociférations fusent de la part de maires adjoints.

 
Les élus d’opposition déplorent l’attitude népotique du maire et l’absence de recherche de consensus. Le neveu de l’épouse de Jacques Bompard est placé à la tête de l’Office du tourisme...


Jacques Bompard (5), aussitôt élu, décide de supprimer la subvention municipale de 1 million de francs permettant l’organisation des Chorégies (le plus ancien festival français : première présentation en 1869). Après plusieurs semaines de polémique, le ministère de la culture se substituera à la ville. En matière de culture, la municipalité fait des choix : elle invite le groupe Fraction Hexagone qui chante « Une balle pour les sionistes, une balle pour le cosmopolitisme et une balle pour la police ».


Côté sécurité, on assiste à une augmentation de la petite délinquance.


Sous prétexte de maintenir la propreté de la voirie, le maire interdit la distribution de tracts anti-FN. L’hygiénisme sert de prétexte à l’absence de démocratie.


J.-Y. Le Gallou, secrétaire national du FN affirme sans vergogne « Dans ce pays assez totalitaire, les villes FN sont un espace de liberté locale, comme lnternet à l’échelle mondiale ».


L’aménagement urbain est à deux vitesses : embellissement du centre ville et absence de rénovation des quartiers populaires. On assiste à une ghettoïsation des quartiers. « En visite dans le quartier, il y a peu, pour « écouter » les doléances des habitants, le maire s’est ainsi contenté de les renvoyer vers leur logeur HLM, Mistral Habitat. « A vous de faire la police », leur a-t-il dit. Jacques Bompard a d’autres priorités : la rénovation, à grands frais, de l’avenue de l’Arc-de-Triomphe, censée assurer sa réélection en 2007. Et que nul ne vienne le contrarier dans ses projets ! ». (L’Express.fr, 25 juillet 2002).


La mairie limite le nombre d’enfants dans les cantines scolaires, mais le cours Aristide-Briand (entrée de la ville) avec son rond-point fleurit et ses jets d’eau fait le bonheur de certains électeurs. La mairie supprime les cars de ramassage vers les Centre Aérés, elle coupe le budget d’associations à caractère social.


En 2010, Jacques Bompart, qui avait connu une garde à vue en 2009, est mis en examen pour prise illégale d’intérêts.


Selon Bruno Mégret : « Jacques Bompard est le seul nationaliste du département à faire du bon boulot. Orange, sa ville, est nickel. Il y opère une gestion exemplaire que je souhaite voir étendue aux autres villes. C’est pour ça que je lui apporte mon soutien... ».


Le Bilan  :


En matière de gestion  : hausse des impôts et endettement des villes, isolement financier et abandon de projets.


En matière d’emploi  : répression des travailleurs et discriminations à l’embauche, mises au placard et licenciement d’agents municipaux, gestion par le stress.


En matière de politique sociale : abandons des défavorisés et des exclus, destruction du terreau associatif, attribution de subventions à la tête du client, haro sur la cantine, absence de politique en faveur de la jeunesse, logique de répression et abandon des politiques de prévention, ghettoïsation des quartiers.


En matière de culture : promotion des auteurs FN, assèchement du pluralisme culturel et promotion du foklorisme, attribution de subventions à la tête du client.


En matière de justice et de sécurité : dérives légalistes et magouilles politico-judiciaires, fausses factures et prises illégales d’intérêts, agression d’élus, propos racistes et xénophobes, détournements de fonds public, effractions et voie de faits, condamnations par les tribunaux, inéligibilités.


En matière de démocratie : népotisme et copinage, discrimination, non respect des promesses électorales. 


Sources : Critique internationale n°4 - été 1999 ; Didier-hacquart.over-blog.com/30-categorie-1080919.html 17 février 2001 ; Ere marine.fr, le site qui ne donne pas envie de voter Marine Le Pen ; Ina, 18 septembre 1997 ; L’Express, 15 janvier 1998 ; L’Express, 25 juillet 2002 ; L’Humanité, 11 novembre 2000 ; L’Humanité, 27 avril 2002 ; L’Humanité, 6 mars 1999 ; L’humanité, 25 février 1999 ; L’Humanité, 24 mars 1999 ; L’Humanité, 31 mars 1999 ; L’Humanité, 27 octobre 1999 ; La Provence.Com, 10 novembre 2011 ; La Provence.Com, 20 février 2009 ; La Provence.Com, 19 mars 2008 ; Le Monde, 26 février 1997 ; Le Monde, 02 Juillet 2009 ; Le Nouvel Observateur, 18 novembre 199 ; Le Nouvel Observateur, 7 octobre 2002 ; Libération, 30 décembre 1995 ; Libération, 17 octobre 1997 ; Libération, 6 janvier 1998 ; Libération, 9 février 1998 ; Libération, 18 octobre 2006 ; Mrap.fr (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) ; SOS Racisme.org ; Voltairenet.org ; Wikipedia.org… A lire également : Roger Martin, Main basse sur Orange : une ville à l’heure lepéniste, Calmann-Lévy, 1998.


EN COMPLEMENT :

Le FN et les droits des travailleurs.

 

I- Le FN contre les organisations ouvrières.


Sous le titre : « Le Front national ou l’imposture sociale », la CGT a édité en avril 2011 un argumentaire sur le FN. On peut y lire :


« Quant à son empathie pour le sort des salariés, il suffit de rappeler les propos de Marine Le Pen contre le mouvement social opposé à la réforme des retraites en 2010 : « Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos … La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers. »


Et la CGT de citer ce cri du cœur du concurrent malheureux de Marine Le Pen à la présidence du FN, Bruno Gollnisch, le 4 novembre 2010 : « Le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT … Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises et menacent l’emploi … La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre ».


II- Le FN contre la retraite à 60 ans.


Le 16 janvier 2011, « Invité du dimanche » d’Aujourd’hui en France/Le Parisien, Jean-Marie Le Pen éclairait les naïfs en parlant de sa fille : « Politiquement, à quelques nuances près, elle a les mêmes opinions que moi. »


Un an plus tard, il feint un désaccord (un !) portant sur l’âge légal de départ à la retraite :


« Il faudrait peut-être que j’aie une discussion avec elle pour savoir quelle a été la motivation de sa décision. »


En vérité, entre le père qui se prononçait pour la retraite à 65 ans et sa fille, la différence est entre l’annonce d’une position claire par l’un et un enfumage par l’autre. En effet, dans son projet présidentiel pour 2012, Marine Le Pen écrit :


« L’objectif doit être fixé de revenir le plus rapidement possible au principe de 40 annuités de cotisation pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. »


C’est la logique de la « retraite à la carte » : le salarié part à taux plein quand il a ses années de cotisation. Cela peut être à soixante-deux ans, soixante-cinq ans ou plus, selon l’âge auquel on a commencé à cotiser et le nombre d’années validées. Dans ce cas il n’y a pas d’âge légal de départ.


En janvier 2011, le site du FN indiquait :


« Le FN soutiendra le maintien à 40 annuités maximum de cotisation sans considération d’âge légal de la retraite ».


C’est cohérent et cela correspond à la définition de la « retraite à la carte ».

 
Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon précisait alors :


« Au total, la proposition de Le Pen est moins favorable aux salariés qui ont 40 années de cotisation, après 60 ans. Imaginons un salarié qui a 62 ans n’a pu valider que 35 années de cotisation. Avec Fillon il peut partir avec une décote. Avec le Front de Gauche, il peut partir sans décote. Avec Le Pen, il ne peut pas partir. Avis aux benêts qui la croient : Le Pen c’est pire qu’avec Fillon ».


III- Le vrai visage de Marine Le Pen.


Le FN relooké ne met plus en vente des chansons nazies, des livres négationnistes, des objets évocateurs du troisième Reich. Son égérie ne manque pas une occasion de clamer « Cachez ces bras tendus et ces croix gammées que je ne saurais voir »(6). Elle se découvre un amour subit pour les juifs et elle s’horrifie des chambres à gaz, elle qui fut muette au temps où son père y voyait obstinément un « détail » de l’Histoire. Et la voici patriote plus que Georges Séguy, Jean Moulin et Rol Tanguy réunis, après avoir été formatée par un père et un parti dont le chef historique déclarait :  « L’occupation allemande n’avait pas été particulièrement inhumaine, même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés ».


Pays à défendre, dit la fille contre « des milliers de clandestins tunisiens et demain libyens, algériens, égyptiens ou marocains, qui débarquent » et qui « ne sont que les éclaireurs d’une nouvelle vague migratoire gigantesque » qui « fera disparaître la population française ». Tremblez !


Pour un peu, on croirait que cette quadragénaire débute en politique, alors qu’elle a été candidate du FN à Paris à l’âge de 24 ans, conseillère régionale en 1998, année où elle a pris en charge le service juridique du FN avant de siéger à son Bureau politique. En dix ans, elle a été conseillère régionale du Nord-Pas-de Calais, conseillère régionale d’Île de France, conseillère municipale, députée européen et elle est à présent chef du parti. Et tout cela sous l’égide d’un FN façonné par Jean-Marie Le Pen qui le lui a offert en dot politique avec autorisation de repeindre les volets, mais à condition qu’il soit associé au choix de la couleur car, président d’honneur du FN, il participe à ce titre aux délibérations des instances dirigeantes du mouvement.

 

Conclusion :


Le FN, déguisé en berger électoral saura promptement reprendre sa peau de loup gestionnaire sous l’œil attendri de tout ce que l’Europe compte de partis fascistes. Naguère, ce parti s’est fait les crocs sur Vitrolles, Marignane, Toulon et Orange. N’est-ce pas plus que suffisant ?



Notes :


1) Avec 52,48 % des voix. Elle est réélue en 2001 avec près de 46 % des suffrages.

2) L’association a été « créée en 1988 à l’initiative de Pierre Vial et Jean-Pierre Stirbois, relancée un temps par Bruno Mégret ; elle doit sa survie à l’action de Mireille d’Ornano, vice-présidente du groupe FN de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur », in Virginie Martin, Gilles Ivaldi et Grégory Lespinasse, « Le Front national entre clientélisme et recherche d’un enracinement social », Critique internationale n°4 - été 1999. 

3) Daniel Simonpieri (FN) est élu maire de Marignane de 1995 à 2008. Il emporte les élections de 2001 avec 62.5 %. Il appelle à voter Le Pen en 2002. En 2004, il retourne sa veste au profit du camp UDF-PR (groupe UMP des Bouches-du-Rhône).

4) En 1995, Jean-Marie Le Chevallier est élu maire de Toulon à la faveur d’une triangulaire, in Wikipedia.

5) 1972 Jacques Bompard est un des fondateurs du Front National. En 1995, élu Maire d’Orange. 2001, réélection sous l’étiquette FN avec près de 61 % des suffrages exprimés. Dans les cages d’escalier, sur les marchés, il séduit son électorat en fustigeant les fonctionnaires, les gabegies et le laxisme de l’Etat. En 2005, il adhère au MPF de Philippe de Villiers. En 2008, il est réélu au 1er tour avec près de 61 % des suffrages exprimés. En 2010, il créé le parti la « Ligue du Sud ».

6) - Mais, chassez le naturel… Le 27 janvier 2012, jour de la commémoration de l’holocauste et du 67ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, Marine Le Pen était reçue au Parlement autrichien par Martin Graf, idéologue pangermaniste. Le soir, elle était l’invitée d’honneur d’un bal organisé à Vienne par le FPÖ, principale organisation d’extrême-droite. Plusieurs milliers de Viennois ont manifesté, tenus à distance par des centaines de policiers. Le 19 janvier, l’UNESCO, avait retiré l’ensemble des bals viennois de sa liste du patrimoine culturel de l’humanité, en raison de la présence de ce bal sur la liste proposée.

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Published by Bernard Gensane - dans Politique
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