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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 05:24

Jean-Marc Gardès me fait passer le texte suivant :

 

Allons faire un petit tour en l'année 1669 et l'ordonnance du roi !

 

Aujourd'hui, il y a les intérimaires, ceux qui dorment dans leurs voitures, ceux qui bossent le dimanche, ceux qui bossent quand il pleut, ceux qui perdent 3 jours de salaires en cas de maladie pour le secteur privé, jours de maladie qui ne comptent plus pour la retraite au-delà d'un certain nombre !!!

 

Mais heureusement ! nous avons la République, nous avons la Gauche au pouvoir et des syndicats !

 

Mais il est aussi vrai que des enfants travaillaient dans les mines de charbon à la fin du XIX° ème siècle sous la République.

 

Sous la monarchie, pour travailler sur le canal du Midi, en 1667,  il fallait avoir 20 ans minimum et 50 ans au plus !

 

 

Le canal du Midi mesure 241 kilomètres et relie la vallée de la Garonne à la Méditerranée.

Pierre-Paul Riquet propose son projet à Colbert dés 1662 et le canal est construit entre 1667 et 1681.

Il comprend 328 ouvrages (ponts, tunnel, épanchoirs...), dont 64 écluses.

Sa partie la plus haute, le seuil de Naurouze, est à 189 mètres d’altitude. Le bief de partage des eaux est alimenté par les eaux de la Montagne Noire (barrage de Saint-Ferréol), 65 kilomètres plus loin.

 

Le canal, construit afin de favoriser les échanges commerciaux, connaît son plus fort trafic en 1956.

En 1979, passage de la dernière péniche affectée au transport des marchandises.

Les seuls bateaux qui y circulent depuis cette date sont des bateaux de tourisme.

Le canal du Midi a été est classé Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 1997.

 

 


Mais voici encore pus intéressant...

 

De par le roi :

 

On fait à savoir à tous travailleurs qui voudront s’engager pour travailler au Canal de communication des Mers, qui se construit en Languedoc, qu’il sera donné à chacun dix livres par mois, sans leur déduire les jours de Fêtes et Dimanches, et jours qu’il pleuvra, qu’ils auront pour se reposer ; et que de plus, il leur sera fourni logement moyennant deux deniers chaque jour, suivant l’Ordonnance de Monseigneur de Besons, Intendant de la justice, police et finance en Languedoc ; même ceux qui tomberont malades seront payés pendant le temps de leur maladie, comme s’ils travaillaient : Et pour faciliter ledit travail, il leur sera fourni les instruments nécessaires une seule fois, lorsqu’ils s’enrôleront, qu’ils seront obligés de conserver et tenir en bon état.

 

Ceux qui voudront s’enrôler, s’adresseront aux Contrôleurs généraux desdits travaux, qui sont sur les lieux, depuis Toulouse jusqu’à Castelnaudary ; lesquels les enrôleront par nom et surnom, leur âge, et lieu de leur demeure ; pourvu que ceux qui se présenteront soient propres pour le travail : qu’il n’y ait aucune incommodité qui les rende inutiles et qu’ils aient l’âge pour le moins de vingt ans, et tout au plus de cinquante.

 


Fait à Toulouse, le 8 décembre 1669.

 

Signé Riquet, chargé par le Roy, de la construction dudit Canal.

Qui est archaïque ?
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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 05:15

Kevin Danaher (fondateur du site Global Exchange) propose une liste de tares que l’on ne trouve pas à Cuba.

 

Il n’y a pas d’épidémie ni de flics blancs qui tuent des Noirs.

 

Il n’y a pas de milliers de clochards (SDF, comme on dit aujourd’hui) qui vivent à même le trottoir ou dans des encoignures de porte.

 

Il n’y a pas des millions de citoyens qui n’ont pas accès à des soins élémentaires.

 

Il n’y a pas de centre de torture et de détention arbitraire géré par Cuba dans un pays étranger.

 

Il n’y a pas des milliers d’anciens combattants accros à la drogue et à l’alcool.

 

Il n’y a pas une proportion massive d’obèses et de diabétiques.

 

Il n’y a pas de détecteurs de métaux à la porte des écoles.

 

Il n’y a pas de viols en série dans les campus universitaires.

 

Il n’y a pas de tremblements de terre parce des compagnies pétrolifères ont injecté du pétrole toxique dans des aquifères.

 

Il n’y a pas une industrie et une agriculture qui produisent 25% de la pollution mondiale.

 

Il n’y a pas de représentants du peuple vendus aux intérêts des grandes sociétés.

 

Il n’y a pas une finance qui a causé de graves crises économiques avec leur cortège de chômage, de gens à la rue.

 

Il n’y a pas un système qui permet à la délinquance en col blanc de payer des amendes au lieu d’aller en prison.

Cuba n’est pas le paradis mais …
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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 05:38

Marylise Lebranchu a décidé, sur ordre de ses supérieurs hiérarchiques, que le point d’indice des fonctionnaires (ainsi que celui des pensionnés de la Fonction publique) serait gelé en 2015. Petite parenthèse onomastique : Marylise est ministre mais les fonctionnaires sont lebranchus.

 

Aujourd’hui, la valeur du point d’indice (salaire brut) est de 4,63 €. Fixé par Sarkozy, il n’a pas été revalorisé depuis 2010. La prime de Garantie individuelle du pouvoir d’achat est versée depuis plus de quatre ans aux fonctionnaires en fin de carrière ; elle sert à compenser en partie la perte du pouvoir d’achat mais n’est pas prise en compte dans le calcul de la retraite.

 

Depuis 2010, les fonctionnaires et les pensionnés de la Fonction publique ont perdu 7% de pouvoir d’achat. Les personnels de catégorie C sont, pour certains rétribués au dessous du SMIC (un fonctionnaire sur cinq est payé au SMIC). Rappelons que le C de SMIC signifie “ croissance ”.

 

Le différentiel entre le public et le privé s’agrandit mais, en bloquant les salaires, les solfériniens encouragent les patrons du privé à ne pas répondre aux demandes des travailleurs.

 

Cette politique austéritaire empêche naturellement toute croissance et fragilise le salariat dans son ensemble.

 

PS qui n'a rien à voir, comme disait DDT à l'époque du grand Charlie Hebdo. Ce matin, vers 6 heures 30, je fais une heure de vélo dans le parc de la Tête d'or, le poumon de Lyon, une ville passablement polluée, il faut bien le dire. Il s'y tient une grande et belle exposition florale. Les exposants ouvrent leur stand petit à petit. Tous les cinquante mètres, des agents de sécurité, patibulaires mais presque, comme disait Coluche. Il y a trente ou quarante ans, on n'aurait jamais vu un tel déploiement dans une manifestation de ce type. Aujourd'hui, tout se vole et tout se revend.

 

Violence de notre époque.

 

 

Le salaire des fonctionnaires bloqué jusqu’à la fin des temps
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 05:14

1% de croissance ? 1,5% ? La belle affaire ! Comme si cette dérisoire embellie pouvait améliorer le sort de la majorité de la population. Comme si cela pouvait permettre une sortie de crise alors qu’il n’y a pas de crise mais des transferts toujours plus massifs de la richesse vers le centile supérieur et une dévolution des pouvoirs décisionnels à des puissances situées hors du champ démocratique, dans des zones de non-droit.

 

Depuis 2008, on assiste dans le monde entier, non pas à une “ crise ”, mais à une guerre de classes dont l’objectif est de saper les conquis sociaux, de tirer les salaires vers le bas, de casser les services publics ou, à tout le moins, de les soumettre aux normes du privé, de faire s’épuiser (burn-outer) des travailleurs considérés uniquement comme des variables d’ajustement. Et ce ne sont pas des structures comme le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation, censées aider les travailleurs qui ont perdu leur emploi à cause des effets négatifs de la mondialisation (mais où sont donc les effets positifs ?) qui rendront espoir aux dizaines de millions de sans emploi sous nos latitudes.

 

La “ crise ” est une stratégie exclusivement au service du capital financier. Le reste n’est que casse. En France, la production industrielle a reculé de 16% par rapport à 2008 et est redescendue niveau de 1994. 2,5 millions d’emplois ont été détruits depuis 1990. 150 000 en 2012. Les acquisitions et les fusions frappent systématiquement les travailleurs qui ne peuvent plus lutter mais qui doivent, en tant que « partenaires sociaux », accepter des accords à la baisse pour « préserver » ce qu’il reste de l’emploi.

 

Areva est en grande difficulté. Sûrement pas par la faute des travailleurs. La société a perdu 4,8 milliards d’euros en 2014. 4 000 travailleurs seront licenciés en France d’ici 2017, 6 000 au total dans le monde sur un effectif global de 45 000 personnes.

 

 

Alcatel-Lucent est en train de fusionner avec Nokia par le biais d’une opération d’échange d’actions pour une somme de 15,6 milliards d’euros. Certains actionnaires sont très inquiets, comme par exemple le fonds de gestion britannique Odey Asset Management qui possède 6 % du capital d’Alcatel-Lucent, et est par conséquent le deuxième actionnaire du groupe. Il s’est récemment dit « mécontent » des conditions du rachat. En cause, l’opération d’échange d’actions qui prévoit que chaque actionnaire d’Alcatel verra son poids divisé par trois dans le nouvel ensemble.

 

« L’accord a été présenté comme une prise de contrôle d’Alcatel-Lucent par Nokia, a expliqué le fonds à ses investisseurs lors d’une mise à jour trimestrielle. En réalité, la prime qu’ils offrent a toutes les caractéristiques de celle offerte lors d’une fusion. Nous estimons par conséquent que les conditions de l’opération sont inacceptables. » Dans un document transmis à l’Autorité des marchés financiers, le fonds d’investissement a indiqué ne pas vouloir céder ses parts à Nokia dans ce contexte.

 

Cela se passe bien au-dessus des têtes des travailleurs, mais aussi de celles des gouvernants. Cette fusion marque de toute façon une nouvelle étape dans le démantèlement d'Alcatel Alsthom, ex CGE, ex CIT, ex SACM etc. Autrefois entreprise nationale, Alcatel Alsthom était leader mondial dans toutes ses activités et employait 200 000 travailleurs. Avant sa privatisation par Balladur en 1987, Alcatel était un des leaders mondiaux dans la fourniture des commutateurs téléphoniques numériques, des câbles de transmission sous-marins, de l'infrastructure mobile, des applications de réseaux intelligents, des applications de Centre d'Appel, des applications vidéo (fixe et mobile) ainsi que des satellites et des charges embarquées, des marchés des réseaux optiques, des équipements d'accès DSL et des routeurs ATM et IP. Depuis que le capital en a pris le contrôle, 100 000 emplois ont été supprimés, l’entreprise est passée sous le contrôle de l’allemand Lucent. Aujourd’hui, la fusion avec Nokia est présentée comme « indispensable pour sauver l’entreprise » alors qu’il s’agit d’une nouvelle étape vers toujours plus de profits et toujours plus d’exploitation des travailleurs.

 

Renault Trucks (avec un nom étasunien, ça roule tout de suite mieux) a été intégré dans le groupe Volvo en 2002 (Volvo a été vendue en 2010 au chinois Geely pour 1, 8 milliards de dollars). L’actionnaire Renault s’est retiré du capital en 2012. En un an, le groupe a supprimé 4000 emplois dans le monde sur un total de 104 000. Au premier trimestre 2015 Renault – Volvo – Trucks a réalisé un bénéfice net de 457 millions d'euros. La suppression de 500 emplois en France est prévue pour 2015.

 

Souvenons du kleiner Mann à talonnettes lors de la campagne de 2007 face à des employés de GDF : « jamais je ne privatiserai l’entreprise ». GDF a été privatisée au profit de ses copains et elle est désormais affublée d’un faux nom anglais. 3 000 emplois viennent d’être supprimés en 18 mois. Derrière le sobriquet Engie se cache à peine une stratégie visant à transformer pleinement l’entreprise en opérateur financier. Engie c'est 22,1 milliards de chiffres d'affaires et 3,6 milliards de résultats financiers.

 

Lorsqu’en 2014 les ciments Lafarge (12,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires) fusionne avec la société suisse Holcim (21, 65 milliards de francs suisses de chiffre d’affaires), une première vague de 480 emplois supprimés est déposée dans la corbeille de mariage. Le nouveau groupe, qui pèse 35 milliards d'euros de chiffre d'affaires, compte 130 000 salariés et se donne entre 12 et 18 mois pour « rationaliser ses activités ».

 

Le leader du transport européen Norbert Dentressangle (4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013, 8 000 camions) a été vendu à XPO – Logistics (États-Unis) le 28 avril 2015. La transaction financière s'élève à 3,24 milliards d'euros. Le groupe s’est donné 18 mois pour « rationnaliser ».

 

Vallourec (multinationale qui fabrique des tubes, des oléoducs, des gazoducs, de l’équipement pour automobile) est implantée dans 20 pays et compte 23 000 salariés. L'entreprise a réalisé 5,7 milliards de chiffre d'affaires, 224 millions de résultats nets en 2014. L’entreprise veut « réduire les coûts ». Mais pas les dividendes versés aux actionnaires. En avril 2015, Vallourec annonce la suppression de 2 000 postes dans le monde du fait du contexte de baisse d'investissement dans l'industrie pétrolière et gazière lié à la baisse des cours. Dans le même temps, elle rachète 10 millions de ses propres actions (sur 128 millions).

Ailleurs, Siemens a supprimé 13 000 emplois. Airbus licencie mais verse 1 milliards d’euros à ses actionnaires. Dans les grandes entreprises, les profits ont augmenté de 30% en 2014.

 

Le capital est assurément toxique.

 

Pas de “ crise ” pour le capital. Bien au contraire !
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 05:30

 

Quand j’étais enfant à Hénin-Liétard et que l’on parlait de déportés politiques, le nom de Martha Desrumaux revenait systématiquement.

 

Martha naît en 1897 à Comines, une petite ville proche de Lille. Elle commence à travailler à neuf ans comme femme de ménage puis comme ouvrière dans le textile. Elle adhère à la CGT à treize ans, puis, deux ans plus tard, aux Jeunesses socialistes. En 1921, elle rejoint le Parti communiste. En 1917, elle prend la tête d’un mouvement de grève dans le textile. En 1925, elle dénonce la guerre coloniale au Maroc. En 1927, elle est la première femme élue au Comité Central du PCF.

 

En 1936, elle est une figure de proue du Front populaire dans le Nord. Elle est la seule femme présente lors de la signature des accords Matignon. Elle organise la solidarité avec les forces républicaines espagnoles. Elle joue son propre rôle dans le film de Jean Renoir La vie est à nous.

 

En août 1940, dans le nord de la France sous administration directe de l’armée allemande, elle organise la grande grève patriotique de mai-juin 1941. 100 000 mineurs débrayent, refusant de fournir du charbon pour l’occupant. Dénoncée par le préfet, Martha est arrêtée par la gestapo. Elle est mise au secret à la prison de Loos et déportée à Ravensbrück. Elle y organise l’entre-aide et la solidarité avec Geneviève De Gaulle-Anthonioz et Marie-Claude Vaillant-Couturier. Libérée par l'Armée rouge, elle est rapatriée par la Croix-Rouge en 1945 mais revient malade du typhus. Elle réintègre les organes dirigeants de la CGT.

 

En 1944, elle est élue au conseil municipal de Lille. L’année suivante, elle est élue député communiste du Nord.

 

La maladie l’oblige à ralentir ses activités. Elle continue cependant son action auprès de la Fédération nationale des Déportés, proche du Parti communiste.

 

Elle meurt le 30 novembre 1982, le même jour que son mari, ouvrier métallurgiste et syndicaliste.

 

Trop communiste pour entrer au Panthéon ? Comme Marie-Claude Vaillant-Couturier ?

 

J’aurais bien vu Martha Desrumaux au Panthéon
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 05:16

Le pouvoir solférinien est faible avec les forts mais fort avec les faibles.

 

Renforcement des contrôles Pôle emploi :

C'est pour le mois d'août

La décision a été prise : Lors du conseil d'administration du 15 avril 2015, Pôle emploi a décidé de mettre le paquet sur le flicage des chômeurs : "Tous les demandeurs d'emploi sont susceptibles d'être contrôlés", de manière "ciblée", "aléatoire" ou suite à un signalement. 200 agents seront recrutés prochainement pour cette noble tâche, pour une mise en oeuvre dans toute la France dès le mois d'août. L'objectif ? En radier un sur sept, comme ce qui s'est passé en Poitou-Charentes, "région pilote" dans le contrôle des chômeurs. Et aussi, bien entendu, mettre la pression sur les chômeurs pour les pousser à accepter des emplois toujours plus précaires et mal payés.

 

En parallèle à la mise en place de la brigade de "police des chômeurs", on est scandalisés en constatant une baisse des effectifs aux impôts et à l'inspection du travail, affectés aux contrôle des abus qui coûtent très cher aux travailleurs.

Merci Valls et Hollande, ces gens-là vont donc, eux, continuer à échapper aux contrôles :

 

 

 

Il s'agit ici uniquement des fraudes détectées. source : Le Monde

 

Renforcement des contrôles Pôle emploi : SOURIEZ VOUS ÊTES RADIÉ !


Mais, au fait, à quoi ça sert, le contrôle des chômeurs ?

Alors que le chômage a explosé et que le nombre d'offres d'emploi décentes est dérisoire, Pôle emploi choisit, encore et encore, de pointer du doigt les victimes de la crise.


Ainsi, si les chômeurs ne trouvent pas de boulot, ce serait de leur faute.


Il faudrait ainsi continuer à harceler les chômeurs, en leur demandant de rendre des comptes sur leurs démarches, encore et encore.


Il faudrait que les chômeurs montrent "patte blanche" afin de faire valoir leur statut de "bon pauvre" qui leur donne droit à une allocation de misère.



On s'étrangle de colère, car dansle Morbihan, 75 000 personnes sont inscrites au Pôle emploi, et seulement 800 nouvelles offres d'emploi en CDI temps plein sont diffusées tous les mois.

Ce serait tellement plus utile d'affecter les agents Pôle emploi à contacter les employeurs pour récupérer des CDI temps plein plutôt qu'à fliquer les chômeurs !

 

Conseils pratiques :

 

Voici nos conseils de base pour échapper au harcèlement potentiel de Pôle emploi

  • Le moyen de harcèlement le plus vicieux de Pôle emploi est le contrôle de la recherche d'emploi, qui s'appuie sur la façon dont vous définissez (vous-même) l'offre raisonnable d'emploi. Il est donc plus que recommandé d'indiquer à Pôle emploi les critères de recherche les plus restrictifs possibles, car ça limite de fait les possibilités de harcèlement. Lors de votre inscription au Pôle emploi, indiquez que vous recherchez un CDI temps plein correctement rémunéré, à 30 minutes de votre domicile (ceci figurera dans votre dossier personnel informatisé Pôle emploi "AUDE", qui définit l'offre raisonnable d'emploi). Ceci ne vous empêchera pas d'accepter, si vous le voulez, un CDD temps partiel à 2 heures de trajet de chez vous. Mais au moins, vous gardez le CHOIX d'accepter ou pas ce que Pôle emploi vous proposera...
  •  
  • Ne pas donner ni son numéro de téléphone, ni son adresse mail. Ceci pour éviter que la brigade des flics de l'emploi n'utilise ces moyens de communication pour vous harceler.
  •  
  • Pour la même raison, ne pas créer son espace emploi, ni son CV sur pole-emploi.fr. En effet, Pôle emploi mise sur le "tout numérique" concernant les "services à distance", mais ce n'est pas ça qui va augmenter le nombre d'offres d'emploi proposées. Il est toujours possible de consulter les offres une fois par semaine sur le site sans créer son espace, et ça évite les ennuis.
  •  
  • Si vous avez déjà eu votre premier entretien, vous pouvez exiger que disparaisse de votre dossier votre numéro de téléphone, votre mail, et exiger que soit inscrit "CDI temps plein salaire correct, 30 minutes du domicile". La loi informatique et liberté vous autorise en effet à avoir accès à tout moment à ces données personnelles "AUDE". Et si l'agent Pôle emploi vous demande pourquoi vous voulez modifier ces données, parlez-lui de la mise en place des flics de l'emploi au Pôle emploi.
  •  
  • Consultez, au moins deux fois par mois, les offres d'emploi, et notez dans un cahier les démarches effectuées. Ça calmera les flics de l'emploi de voir que vous faîtes des démarches "réelles et sérieuses" si vous devez un jour vous justifier face à eux.
  •  
  • Autre rappel concernant les radiations : En ce qui concerne les convocations au Pôle emploi, seules les convocations avec lettre recommandée avec avis de réception sont légales. Si vous êtes victime d'une radiation suite à convocation envoyée sur site personnel pole-emploi.fr, par courrier simple, ou par téléphone, il faut la contester dans les 15 jours qui suit la notification. De plus, il est désormais possible de repousser deux fois un rendez-vous AVANT LA DATE DU RENDEZ-VOUS.
  •  

Pôle emploi : Ce qu'il faut savoir quand on s' inscrit :

Pour plus d'informations sur l'inscription, lire l'article très documenté des Cafards de Montreuils sur le sujet.

Enfin, pour éviter le flicage, et faire valoir ses droits, rien de tel que la solidarité collective.

Pour obtenir enfin "zéro radiation", et qu'enfin Pôle emploi soit une structure dédiée à l'aide et non plus au contrôle, il faut s'organiser et lutter, pied à pied, sur le terrain.

 

Renforcement des contrôles Pôle emploi : SOURIEZ VOUS ÊTES RADIÉ !

 

 

SOURCE

 
Sus aux chômeurs !
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 05:13
 

La Direction de la Recherche des études, de l’Évaluation et des Statistiques (DREES) vient de publier une étude sur l’impact des réformes successives des retraites depuis 1993, sur l’âge de départ en retraite.

 

Rappelons que depuis 1993, la durée requise pour l’obtention d’une retraite à taux plein est passée progressivement de 37,5 ans à 41 ans à partir de 2012, avec deux grandes étapes majeures : 2003 et 2010, en instaurant un système de décote qui s’annulait à 65 ans. En 2010, la réforme a progressivement reculé l’âge légal à 62 ans, et l’âge d’annulation de la décote à 67 ans.

 

La conséquence de toutes ces atteintes au droit à la retraite depuis 1993, c’est le recul de "l’âge moyen de liquidation [de la retraite] de 2,5 à 3 ans pour les générations de 1960 à 1980" indique la Drees. "Ce recul est plus important pour les hommes que pour les femmes de la génération 1980, avec un report en moyenne de 35 mois contre 32 mois."

 

"Il est moindre pour les personnes à faible salaire : mais 29 mois" — tout de même — "dans le premier quartile de salaire des hommes contre 43 mois dans le dernier, et 28 mois dans le premier quartile des femmes contre 40 mois dans le dernier".

 

"Le passage de l’âge légal d’ouverture des droits à 62 ans entraîne une augmentation de l’âge de départ de 11 mois pour les femmes, et de 6 mois pour les hommes de la génération 1980." Même si "les hommes bénéficient le plus du dispositif des départs anticipés pour carrière longue" et que "L’instauration et les élargissements de cette mesure ont permis une baisse de l’âge moyen de leur départ de 0,5 mois", il n'empêche qu'il s'agit d'un effet temporaire, et que la promesse de rétablir la retraite à 60 ans n'a pas été tenue.

 

Source : modèle trajectoire DREES.

 

 

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 06:12

 

L'assassinat "politique" d'Henri Curiel revendiqué

 

Enfin la VÉRITÉ sur l'assassinat d'Henri CURIEL, militant communiste et anticolonialiste !

Ce  militant communiste et anticolonialiste a été assassiné par deux hommes, le 4 mai 1978, dans l’ascenseur de son immeuble. 37 ans après, dans un livre "Le roman vrai d'un fasciste français", un homme revendique pour la première fois cet assassinat

 

Né en 1914 au Caire, Henri Curiel a, entre autres, participé au réseau d’aide au FLN fondé crée par Francis Jeanson, les "porteurs de valises", avant d’en prendre la direction, passe dix-huit mois à Fresnes, est  libéré après la signature des accords d’Evian et passe à eux doigts de l’expulsion de France après avoir été expulsé d’Egypte en 1950.

 

Il met ensuite son expérience au service des mouvements de libération nationale du tiers-monde et crée Solidarité, où les militants du monde entier viennent apprendre d’autres militants comment s’organiser, se cacher, et même se battre. Son dernier engagement est pour une tentative de solution du conflit israélo-palestinien. Convaincu que seul le dialogue permettra une issue, il organise des contacts clandestins entre "colombes" israéliennes et palestiniennes.  

 

S’il est parfaitement  "connu" des services, Henri Curiel ne l’est pas du grand public jusqu’à un article de l’hebdomadaire Le Point, de 21 juin 1976 où Georges Suffert, l’accuse d’être "le patron des réseaux d’aide aux terroristes".

 

Deux ans après, celui qui a toujours détesté le terrorisme selon Gilles Perrault, est assassiné par deux hommes, dans l’ascenseur de son immeuble, le 4 mai 1978. Aujourd’hui, ses tueurs courent toujours et le dossier est officiellement classé, mais dans un livre, "Le roman vrai d'un fasciste français", un homme revendique pour la première fois cet assassinat.

 

Cet homme s’appelle René Resciniti de Says. Membre de l’Action française, proche des "services français" et des mercenaires de Bob Dénard. Il meurt en 2012, mais dans ce livre posthume, il revendique l'assassinat du militant d'extrême gauche Pierre Goldman et celui d’Henri Curiel.

 

Le feu vert pour le meurtre lui aurait été donné par Pierre Debizet, le patron du SAC, la milice du parti gaulliste. C'est en tous cas ce qu'il confie au journaliste Christian Rol à qui il raconte pourquoi et comment il a assassiné Curiel.

Christian Rol : 

Deux personnes se sont occupées de l'exécution avec des armes prélevées à la Préfecture de Police de Paris et rendues ensuite

 
 
 
 
 
 
 
 
 

►►► Le roman vrai d'un fasciste français Christian Rol (Ed.  La manufacture de livres, 2015)

►►► Un homme à part  Gilles Perrault (Ed. Fayard, Paris, 2006).

 

Enfin la VÉRITÉ sur l'assassinat d'Henri CURIEL, militant communiste et anticolonialiste !

SOURCE:

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 05:25

La ministre de l’Éducation nationale a décidé de puiser dans les fonds de roulement des université pour … on n’en sait trop rien. Peut-être pour construire un monument à la gloire des grands personnages solfériniens qu’elle a successivement servis.

 

Elle a justifié ce rapt en ces termes :

 

 

« Nous avons mobilisé 100 millions sur les fonds de roulement de plusieurs  établissements. Il s’agit de réserves dormantes, d’argent qui n’est pas utilisé et pas sur le point d’être investi.

 

Cette mobilisation ne remet aucunement en question la santé budgétaire ou financière de ces établissements [...]. Quel est l’intérêt de laisser dormir de l’argent [...] il s’agit de 100 M sur un total de fonds de roulement aujourd’hui estimé à 1,5 Md " et cette ponction est "une mesure ponctuelle et limitée qui a vocation à être redistribuée pour financer des créations de postes ou encore des revalorisations d’a de catégories B et C.

 

[...] Il est normal de prendre des mesures de bonne gestion [...] Il ne s’agit pas de punir qui que ce soit, mais de mobiliser des fonds qui, jusqu’alors, étaient inutilisés.»

 

 

 

La Conférence des présidents d’université (oui, je sais …) s’est, à juste titre, sentie outragée et a répondu de manière technique en ces termes :

 

« Non Madame la Ministre, l’argent des universités ne dort pas ; il sert à préparer l’avenir de nos étudiants !

 

A un moment où l’argent est rare et où les dotations des établissements d’enseignement supérieur et de recherche ne cessent de baisser, la Conférence des présidents d’université ne peut qu’être frappée par le parallélisme entre la baisse observée sur les crédits d’investissement (mise en sécurité, CPER etc.) et le prélèvement effectué sur l’argent mis en réserve par les établissements, qualifié pour la circonstance « d’argent qui dort ». Cet argent, rappelons-le, est principalement destiné au renouvellement des investissements. La CPU est choquée par les termes employés qui sonnent comme une mise en cause collective d’une gestion indiscutablement saine.

 

Ce hold-up légal s’accompagne du doublement du gel des crédits qui passe de 30 à 60 millions d’euros. Ce doublement montre qu’une partie importante de l’argent pris sur les fonds de roulement n’est pas destinée aux universités mais bien aux services de Bercy pour d’autres fins que l’investissement pour la jeunesse de ce pays.

 

La CPU s’interroge de plus sur le caractère provocant de la communication de la Ministre ; s’agit-il d’une maladresse de communication ou plutôt de préparer les esprits à un budget 2016 encore plus catastrophique ? »

 

<http://www.cpu.fr/actualite/non-madame-la-ministre-largent-des-universites-ne-dort-pas-il-sert-a-preparer-lavenir-de-nos-etudiants/>http://www.cpu.fr/actualite/non-madame-la-ministre-largent-des-universites-ne-dort-pas-il-sert-a-preparer-lavenir-de-nos-etudiants/

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 05:31

Quoiqu’en ait la Le Pen, BFM TV n’est pas une chaîne gauchiste. Cela n’a pas empêché tout récemment les salariés d’Alain Weill et d’Albert de Monaco (pour 3%) de consacrer un long reportage à la précarité outre-Manche. Il faut dire qu’en cette matière, nombre des membres des rédactions de BFM-TV en connaissent un rayon.

 

Je retiendrai simplement deux exemples montrés dans le reportage. D’abord un chômeur – 35/40 ans mais en paraissant 50 – résidant dans une station chic de Cornouailles où la grande richesse côtoie la vraie pauvreté. L’homme n’a aucun espoir de retrouver du travail dans la région. Il perçoit 90 euros par semaine d’allocation chômage, pour une période de six mois. Après cela, plus rien. Au moins, il peut se consoler de vivre dans un petit paradis où le temps est clément et penser à Aznavour qui avait écrit, un peu vite, que « la misère serait moins pénible au soleil ».

 

Le second était peut-être encore plus scandaleux puisqu’il concerne un travailleur qui travaille, un « assistant professor », disons un maître auxiliaire, exerçant dans une école primaire. À l’évidence, il s’agit d’un immigré de la première génération : il parle un anglais fluide, mais avec un accent espagnol assez prononcé. Il a dû accepter un contrat sans garantie d’heures ni de salaire. Comme 1,4 millions de salariés britanniques. Ce contrat, qui est principalement imposé aux jeunes et aux travailleurs d’un certain âge, ne se situe pas aux marges du système, il en est désormais l’une des modalités principales.

 

Cet assistant professor n’a donc aucune garantie d’heures de travail, ni de salaire. Il explique qu’il perçoit entre 600 et 1700 euros par mois. Il est « libre » de contracter une assurance-maladie privée ou de cotiser, également de manière privée, à une caisse de retraite. On se demande comment, d’autant que, résidant à une vingtaine de kilomètres de Londres, il loue une petite chambre dans une petite maison pour 500 euros par mois.

 

Est-ce parce qu’il se méfie des suites qui pourraient être données à son entretien avec BFM-TV, le fait est qu’il se dit plutôt content de son sort, qu’aujourd’hui il faut « mériter son emploi et son salaire ». En un mot, il a intériorisé sa condition de servage.

 

Pendant ses heures de loisir, il se branche sur internet à la recherche d’un emploi meilleur, d’un enfer un peu plus doux. Dans n’importe quelle branche. Avant d’enseigner, il faisait tout autre chose. On le retrouvera demain pompiste ou gardien de stade.

 

Dans les années soixante, quand il m’a été donné de fréquenter le système éducatif anglais, une telle situation, personnelle et générale, était inconcevable, relevait de l’impensé. Comment imaginer en effet, à l’époque, que des enseignants outre-Manche seraient moins bien traités que des fonctionnaires béninois ?

 

Et comment envisager que, un demi siècle plus tard, la Grande-Bretagne compterait 13 millions de personnes sous le seuil de la pauvreté (8 millions en France) ?

 

PS : Si les travaillistes avaient remporté les élections parlementaires, cela aurait-il changé quelque chose ?

— Euh, vous voulez répéter la question ?

 

 

 

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