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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 06:14

 

Dans son excellente émission “ Affaires sensibles ” – à laquelle j’ai eu l’honneur et le plaisir de participer, voilà c’est dit – Patrice Drouelle est revenue sur l’affaire des disparues de l’A6. 14 femmes âgées de 13 à 25 ans furent sauvagement assassinées (tuées à coup de couteau ou étranglées avec du fil de fer) entre 1984 et 2005. Des crimes abominables qui créèrent une psychose collective dans la région.

 

La Justice se montra particulièrement lente, incapable – par exemple en détruisant des pièces à conviction sous scellés. 14 années seront nécessaires pour que l’assassin, un ouvrier agricole de Mont-de-Marsan, père de deux enfants, avoue qu’il avait tué, de 123 coups de couteau, Christelle Blétry le 28 décembre 1996, après que la mère de la pauvre fille eut remué ciel et terre pour que l’horreur ne reste pas impunie.

Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, ne diligenta aucune procédure à base d’ADN, ne créa aucune cellule réservée à l’affaire car cela aurait coûté trop cher.

Il n’en ira pas de même lorsque Sarkozy, une fois élu président de la République, lancera des recherches énormes, avec l'argent du contribuable, pour retrouver les voleurs du scooter de son fils. L’ADN, cette fois-ci, parlera (un relevé d'empreintes et deux prélèvements d'ADN). Les trois auteurs présumés étaient âgés de 17 et 18 ans.

Le scooter fut retrouvé 10 jours après la déclaration de vol. Il avait été garé, sans antivol, devant le domicile de la première épouse de Nicolas Sarkozy. Le scooter  (50cc, tout de même) n’était pas assuré contre le vol. L'un des voleurs fut condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny à trois mois de prison avec sursis et 300 euros d'amende pour « vol en réunion ».

Frédéric Brodziak, de la Fédération française des motards en colère, trouva cela cocasse : « Cette histoire est assez marrante, mais elle n'est pas représentative du quotidien des motards. Lorsque nous nous rendons au commissariat, le discours est radicalement opposé. A chaque fois, on nous répète que nous n'avons aucune chance de retrouver notre deux-roues. Parfois, nous connaissons le voleur, mais le policier nous confie qu'il est impossible d'aller dans telle cité pour retrouver notre bien. »

 

Le scooter du fils de Sarkozy et les jeunes femmes massacrées près de l’A6
Le scooter du fils de Sarkozy et les jeunes femmes massacrées près de l’A6
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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 06:03
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance
Gourance et gênance

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31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 05:17

J’adore ces titres énigmatiques incompréhensibles à la terre entière sauf aux Lyonnais.

 

TCL, ou les transports en commun lyonnais.

 

Dans chaque wagon de métro, il y a environ 5 usagers qui ne portent pas de masque. Sans compter les usagers, nombreux, qui le portent mal. Les contrevenants ne sont quasiment pas contrôlés.

 

La société dépense beaucoup d’argent pour la sécurité des voyageurs. Je cite le site : « Chaque année, le SYTRAL engage plus de 26 millions d’euros pour la sécurité des voyageurs et des agents et investit dans les outils et technologies de sûreté (8 500 caméras de vidéo protection, un PC Sécurité 7j/7 et 24h/24, un PC événementiel, des interphonies et alarmes dans les stations et rames de métro et de tramways, détection d’intrusions, protection des sites et infrastructures…) ».

 

Le problème est que la sécurité des voyageurs entretient, depuis des ans, un rapport assez étroit avec la pandémie du Covid. Je suis récemment entré dans un bureau SYTRAL situé dans une des stations du métro pour protester contre le fait que les propagateurs potentiels de virus ne sont pas importunés. Réponse : « On risque de se faire agresser. » Réponse à la réponse des deux costauds qui, depuis quelques jours, portent une caméra sur leur valeureux poitrail : « si vous avez peur, changez de métier et faites du tricot ».

 

Deux heures plus tôt, j’avais vu deux agents de sécurité infliger une lourde amende (110 euros) à un gosse de 12 ans qui avait oublié sa carte d’abonnement chez lui.

 

Je rentre chez moi. Je prends l’ascenseur en compagnie d’un résident qui ne porte pas de masque. Je lui fais observer que le masque est chaudement recommandé dans l'immeuble. Réponse du bonhomme : « le covid n’existe pas ». « Sauf, dis-je, pour les trois membres de ma famille qui l’ont attrapé il y a un an et qui en ont gardé de légères séquelles. ». « Oui, mais c’est de la blague, et je suis un scientifique ».

 

Lorsque la science est mise au service de la bêtise (« science sans conscience… »), elle est dangereuse.

Les malabars de TCL devraient faire du tricot
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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 05:06

AF 30, un de mes plus fidèles lecteurs, mais surtout contributeurs à ce blog, narre ici une mésaventure récente avec Free.

 

Je n'y avais pas pensé mais “ bunkerisation ” est bien le mot juste qui définit la situation actuelle des services auxquels nous avions accès physiquement il y a quelques années.

 

N'est-ce pas la conjonction de deux logiques ? Celle de la gestion de la société sur le mode entreprise, on pourrait même dire sur le mode tayloriste, et la mise en distance de plus en plus grande, par sécurité, entre des agents chargés de la mise en œuvre de mesures de plus en plus coercitives et une population dont la seule option est de les subir.

 

On constate d'ailleurs que le téléphone suit la même pente et restera réservé aux échanges familiaux ou amicaux. Doctolib est un bon exemple car si dans les petites communes ou moyennes (relativement) la prise de RDV reste encore sur le mode ancien, dans les villes le système interdit toute autre option que le sien. Doctolib est ainsi au service du choix politique du numerus clausus dans les études médicales : vous serez contraint d'accepter un RDV à une semaine de distance quelque soit votre état. Il faut ajouter que si vous avez la malchance de plus avoir de médecin, le nouveau médecin référent que vous sollicitez vous accordera de faire partie de ses patients comme une faveur.

 

Le sytème est kafkaïen, exemple : 

 

Suite à un orage (nous en avons quelques-uns dans la région de Nîmes) la box Free est hors service. J'appelle Free assistance au n° que j'avais noté. Bon, après avoir tapé 1 ou 2 comme demandé, 2 fois parce qu'il y avait une seconde question, puis l'identifiant (que j'avais noté aussi ) puis le code d'accès ( que j'avais aussi prudemment relevé).Après deux échecs de mise en relation, on (? ) me rappelle. J'explique.

 

On vérifie à distance. Diagnostic : la boxe est HS et le free-plug (le machin qui fait le lien entre la boxe et la prise) idem. Donc envoi programmé des deux trucs avec rappel de rendre les deux appareils HS. Deux jours après, nous sommes informés qu'un colis est à récupérer au bureau de tabac du coin. On remet notre colis avec les deux machins usagers et on récupère le colis. Sauf que celui-ci ne contient que la box. On appelle et on nous dit que le second suit. Il arrive, on se présente mais on ne veut pas nous le remette au prétexte que nous ne ne remettons pas le nôtre. On explique que nous pensions recevoir en une seule fois le tout et que par conséquent nous avons fait de même. Mais non, c'est ainsi et nous sommes partis sans rien. On appelle, plusieurs fois pour expliquer. Sans résultat. Entre temps nous recevons des rappels qui nous informent que si nous récupérons pas avant telle date, le colis sera renvoyé à l'expéditeur. Enfin j'ai un correspondant au téléphone qui me conseille de faire un colis avec n'importe quoi dedans pour faire l'échange. Nous le faisons et au bout la victoire. trois allers-retours quand même.

 

Je raconte tout ça pour prévenir toute personne qui viendrait à se trouver dans la même situation.

 

Free, Doctolib et la bunkerisation d'AF30
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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 05:19

D'ailleurs, moi, le dimanche, je me repose. Non, j'déconne...

Rien à cirer !
Rien à cirer !
Rien à cirer !
Rien à cirer !
Rien à cirer !
Rien à cirer !
Rien à cirer !
Rien à cirer !
Rien à cirer !
Rien à cirer !
Rien à cirer !

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21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 04:58

 

Depuis que je suis arrivé à Lyon, il est question de détruire cette horreur, de remettre la circulation à plat et de gratifier d’une végétation luxuriante les quelques centaines de mètres concernés.

 

Le plus drôle (rions, rions…) est que ce tunnel, ce passage souterrain pour voitures ne sert strictement à rien. Situé rue Garibaldi, il passe sous l’avenue Félix Faure et le cours Gambetta. Fort bien, me direz-vous : cela évite des croisements intempestifs. Hé non, car il reste deux contre-allées avec des feux rouges et verts.

 

Lorsque les voitures s’engouffrent dans le tunnel, cela résonne à fond la caisse et les riverains sont agressés nuit et jour par un bruit d’enfer.

 

Cette voie a été conçue dans les années 60 par le maire Louis « Zizi » Pradel (le seul maire ayant obtenu de faire passer une autoroute dans sa ville) comme une « autoroute urbaine ». C’était le temps de la voiture reine… et des maires bas de plafond.

Les travaux se sont arrêtés en 2018, la perspective étant un espace à visage humain et une circulation « douce », comme disent les néo-écolos.

 

 

Trois ans plus tard, rien n’a bougé et on n’a pas vu ce miracle tant promis : un énorme bac à eau de pluie visant à apporter le bienfaisant liquide nécessaire aux arbres en période de forte chaleur (ces dernières années, Lyon fut l’une des villes les plus chaudes de France).

 

Sur une horreur qui dure dans le 7ème arrondissement de Lyon

à la réalité !

Sur une horreur qui dure dans le 7ème arrondissement de Lyon
Sur une horreur qui dure dans le 7ème arrondissement de Lyon
Sur une horreur qui dure dans le 7ème arrondissement de Lyon
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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 05:38
DANS LA NUIT NOIRE LYONNAISE (si la nuit avait été stéphanoise, elle aurait également été noire), j'emmène les champions de Lyon Natation à l'aéroport, en partance pour Budapest. Heureusement que je suis très très matinal !
 
De gauche à droite, l'entraîneur Yoann Exbrayat, le champion de France Thomas Piron, Rébecca, Nikita Baez.
Rébecca mesure 1m73. Vous imaginez les deux garçons...
Buda ou Pest ?
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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 04:59

On commence par une tortue âgée de 188 ans :

La vie qui va
La vie qui va
La vie qui va
La vie qui va
La vie qui va
La vie qui va
La vie qui va
La vie qui va
La vie qui va
La vie qui va
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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 09:05

Avec le concours de la municipalité de Lyon et de l'Université Lyon 2, les amis de Michel Cornaton, décédé le 5 octobre 2020, lui ont rendu hommage les 1er et 2 octobre 2021. Docteur en sociologie et docteur ès lettres (psychologie), Michel fut professeur de psychologie à l'Université d'Abidjan (Côte d'Ivoire), professeur de psychologie sociale à l'Université Lumière Lyon 2, fondateur et directeur de la revue littéraire Le Croquant.

 

Ci-dessous le texte de mon témoignage lors de cette rencontre.

 

J’ai connu Michel Cornaton comme professeur de psychologie à l'Université Nationale de Côte d'Ivoire vers 1980. J'avais autour de trente ans et lui un peu plus de quarante. Nous fûmes collègues dans ce lointain proche où des amitiés très solides pouvaient se nouer entre expatriés. Michel est l’une des personnalités les plus singulières, les plus riches et les plus attachantes qu’il m’a été donné de côtoyer. 

 

L'Université avait confié à Michel la grave et lourde responsabilité de fonder les enseignements et la recherche de psycho, tâche dont il s’acquitta admirablement. Avec l’estime et la reconnaissance, et des collègues ivoiriens, et des collègues français.

 

La maladie l’a empêché de revenir par le livre sur sa période abidjanaise. Il me dira sa « peine » de ne pas pouvoir rendre compte de son « éveil africain ». Ce fut un beau moment de sa vie. D’une part parce qu'il fonda les études universitaires de psychologie en Côte d’Ivoire en opérant une vraie synthèse entre les données de l’Université française en la matière et le champ à labourer et à théoriser des acquis africains qui avaient précédé son arrivée sur le sol ivoirien. D’autre part, parce qu'avec sa nouvelle épouse Fabienne (ancienne membre de la troupe de Maurice Béjart et qui enseigna la danse classique à Abidjan), il s’adonna de nouveau aux joies de la paternité avec son petit dernier Irénée, compagnon de jeu, dans le bac à sable de notre immeuble, de mon fils Nicolas. Au risque de surprendre, quand je pense à Michel, ce n’est pas l’image de l’intellectuel singulier et éblouissant qui vient en premier, mais celles de nos conversations sans fin, au retour de la Fac, assis sur un banc de pierre inconfortable d’où nous surveillions nos rejetons en refaisant le monde, naturellement. Il faut dire qu’il y a chez Cornaton une force intellectuelle tranquille et désarmante – à laquelle je me suis frotté pendant des années à Abidjan – quand il introduit mine de rien un argument, une réflexion dans la conversation, avec humour et en soulevant, en un effort simulé, des montagnes d’esprit qui désarçonnent.

 

La dernière fois où nous nous vîmes, autour d’un repas, chez moi, en compagnie de ma fille aînée Isabelle qu’il avait connue enfant à Abidjan, il exprima, en une sorte d’élégie ad hominem, de chant de mort prémonitoire, l’idée selon laquelle, en bout de vie, l’écriture servait à retrouver ceux que l’on avait aimés, en étant le porte-plume de quelque chose qui nous dépassait tous.

 

Sa vie durant, il resta traumatisé par sa rencontre avec Bourdieu, ce qui ne l’empêcha pas d’être le premier en France à soutenir une thèse sur la guerre d’Algérie. Il m’écrivit un jour qu’en trente ans à peine, il avait « en effet rencontré le pire des hommes, Pierre Bourdieu, en 1964, et la crème des hommes, Jean Tardieu, en 1991. Malgré  la rime riche, rien de plus antithétique que ces deux êtres, le  sociologue et le poète ».  Et il sut donner un sens profond aux deux étapes africaines de son existence. Je me permets ici de citer l’article que j’avais consacré au dernier livre de Michel : « Par delà les justifications moralisatrices et culturelles (la « mission civilisatrice », le « fardeau de l’homme blanc »), en Algérie ou ailleurs, la colonisation, qu’elle ait été de peuplement ou non, c’était bien : « ôte-toi de là que je m’y mette », ce que, dans les années trente, Orwell avait qualifié de " racket ". Comme il n’y avait pas de place pour tout le monde sous le beau soleil africain (ou indochinois ou autre), il fut décidé de pousser les indigènes pour prendre leur place, de les obliger à se resserrer, à occuper les cases noires de l’échiquier (les mauvaises terres) pour que les Européens occupent les blanches. En 1860, un officier avait froidement planifié le bouleversement nécessaire : « Nul doute, dans un siècle, l’élément indigène se sera transformé, et le but de la France sera atteint ; ou s’il est resté réfractaire, les transactions aidant, la case blanche aura absorbé la noire. Dans ce cas, aux yeux des nations, comme devant notre conscience, nous aurons agi avec équité, et nous pourrons dire : si l’élément indigène a disparu, c’est qu’il avait à disparaître. » Jamais Michel ne mit en avant son courageux passé militant en Algérie.

 

Malgré l’utilisation d’un double, d’un intercesseur (ou peut-être grâce à), on peut dire qu’il n’y a pas, chez Michel Cornaton, l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre l’œuvre et l’homme. Michel ne reconstruit pas son passé : il le déconstruit pour en offrir une vision construite bourrée de sens. L’empathie qu’il éprouve pour son double est contagieuse. Comme Montaigne – et il m’avait gentiment reproché de convoquer l’auteur des Essais quand je pensais à lui –, c’est lui-même qu’il peint mais il n’a pas besoin d’avertir son lecteur que son œuvre est « de bonne foi ». Comme Montaigne il « forge son âme ». Il quête ce que les Allemands appellent Erfahrung, c’est-à-dire l’expérience accumulée, et il nous en donne l’origine. Et comme son écriture est aussi précise que limpide, on sort enrichi et heureux de l’avoir lu. »

 

Je voudrais terminer ce propos d’une manière que je qualifierai de « cornatonesque », c’est-à-dire, par une anecdote, en espérant faire sourire – Michel était un prince de l'humour, en particulier lorsqu'il l'adressait à ses dépens – tout en visant le sens profond de l’existence. Un jour, à Abidjan, Michel et Fabienne nous demandent de garder Irénée deux heures car ils avaient un rendez-vous impromptu. Nous acceptons, bien sûr. Au bout d’une demi heure, Irénée a une diarrhée tropicale. Nous le nettoyons et le rendons propre comme un sou neuf à ses parents qui se confondent en excuses alors qu’ils n’étaient coupables de rien. Quelques semaines plus tard, Michel nous offrit un exemplaire de son dernier livre. Dans la longue dédicace dont il eut la gentillesse de nous gratifier, il écrivit : « s’il vous arrive de vous occuper à nouveau d’Irénée et s’il a à nouveau un embarras gastrique, au moins je vous aurai fourni le papier nécessaire. »

Un magnifique portrait de Winfried Veit réalisé en cinq jours pour cette rencontre

Michel Cornaton : souvenir et hommage

Michel Cornaton à table avec ma fille aînée

Michel Cornaton : souvenir et hommage
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2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 05:03
Chez les Zuniens, la guerre des parkings bat son plein
Chez les Zuniens, la guerre des parkings bat son plein
Chez les Zuniens, la guerre des parkings bat son plein
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Chez les Zuniens, la guerre des parkings bat son plein
Chez les Zuniens, la guerre des parkings bat son plein
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