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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 06:18

Cette femme a 106 ans, elle est arménienne. Il est possible qu'elle ne puisse plus se servir de cet arme mais, dans sa tête, elle est toujours en guerre.

Photos insolites et signifiantes

 

La dernière photo de John Lennon. Á sa gauche, Chapman à qui il signe un autographe. Chapman le tuera le lendemain.

Photos insolites et signifiantes

 

Picasso déguisé en Popeye.

Photos insolites et signifiantes

 

Hardis bûcherons. Pauvre arbre !

Photos insolites et signifiantes

 

Regard méchant de Goebbels. Le photographe, Alfred Eisenstaedt était juif. Il parviendra à quitter l'Allemagne et poursuivra sa carrière aux États-Unis pour Life. Photo prise en 1933.

Photos insolites et signifiantes

 

Kolossal bordel à Stockholm le 3 septembre 1967 : les Suédois doivent désormais rouler à droite. On comprend que les Grands-Bretons ne s'y soient jamais résolus... 

Photos insolites et signifiantes

 

Momies à vendre. Ben oui, quoi ?

Photos insolites et signifiantes

 

Physiologiquement, une femme ne peut pas courir le marathon. D'ailleurs, le soldat de Marathon était un homme ! C'est du moins ce que l'on croyait – ou ce que l'on faisait semblant de croire – à Boston en 1967. Il fallut attendre 1972 pour que les femmes puissent s'aligner dans la reine des courses.

Photos insolites et signifiantes

 

L'ignoble voiture rose lui appartenait-elle ? Nous sommes en Suède, en 1970. Dans trente ans, le souriant jeune homme dont le visage est cerclé, aux pattes d'eph', occidentalisé et qui semble apprécier la compagnie de jeunes filles épanouies, va massacrer en masse et terroriser le monde.  On n'aura pas reconnu Oussama Ben Laden.

Photos insolites et signifiantes

 

L'esprit de compétition doit être enseigné dès le plus jeunes âge. Nous sommes aux États-Unis vers 1950. Les Zuniens n'ont pas encore mis au point des courses pour fœtus.

Photos insolites et signifiantes

 

Ceci n'est pas un piano à queue mais un disque dur. Le fin du fin au début des années 1960. Capacité de stockage : 5 mégaoctets. Il coûtait tellement cher que les entreprises le louaient. Un mois de location revenait à 30 000 dollars d'aujourd'hui.

Photos insolites et signifiantes
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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 06:11
 

 

Un chêne de plus de 6 mètres de circonférence, 30 mètres de haut, 25 mètres d'envergure... Cet arbre avait été labellisé « arbre remarquable » en 2019.

Il avait résisté au poids des siècles et à tous les champignons. Là, les pompiers n'ont pu le sauver, il n'est désormais plus qu'un amas de branches cassées et de tronc brûlé...

La mairie de Poitiers a porté plainte. 

Pour les botanistes, ce chêne était une référence car il produisait toujours des glands. 

Une légende pas vraiment authentifiée attribue la plantation de cet arbre à Jean de La Fontaine (“ Le Chêne et le Roseau ”) à l’occasion d’une visite à ses cousins Irland, propriétaires des terres environnantes. Dans la fable, c'est le vent du nord qui fait mourir l'arbre :

L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts.

D'autres arbres historiques ont disparu pour des motifs criminels ces dernières années. Un chêne de 800 ans a été incendié en 2016 dans le Morbihan, ainsi qu'une Aubépine tricentenaire brûlée à Limoges en 2017, ou encore un platane en juin 2020 en Alsace.

En France, on s'en prenait aux enfants. On assassine maintenant des arbres.

 

PS : J'ai vécu pendant 10 ans à trois kilomètres de cet arbre.

Ensauvagement : détruire par le feu le chêne de Jean de la Fontaine
Ensauvagement : détruire par le feu le chêne de Jean de la Fontaine
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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 06:13
Vivre dangereusement
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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 06:24
Mariage miteux, mariage heureux ?
Mariage miteux, mariage heureux ?
Mariage miteux, mariage heureux ?
Mariage miteux, mariage heureux ?
Mariage miteux, mariage heureux ?
Mariage miteux, mariage heureux ?
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Mariage miteux, mariage heureux ?
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Mariage miteux, mariage heureux ?

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 06:21
La machine à remonter le temps existe !

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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 06:15
 

Je viens de regarder le film de Jalil Lespert consacré à l'affaire DSK. C'est plutôt bien fait.

Je ne m'étais jamais fait la réflexion que l'“ échange ” entre les deux personnes s'est fait en anglais alors qu'ils étaient tous les deux francophones.

Je fais l'hypothèse que, en français, les choses se seraient passées autrement, ne seraient peut-être pas allées aussi loin. Cet échange s'est déroulé dans une idiome désincarné qui a permis à l'agresseur d'être dans la distance par rapport à un être humain qu'il a considéré comme un objet. Si Nafissatou avait su qui il était et qu'il était, comme elle, francophone, elle lui aurait parlé dans sa langue, ce qui l'aurait désarçonné et il aurait été encore plus nu qu'il n'était physiquement.

On peut se protéger lorsqu'on parle une langue étrangère, ne serait que parce qu'elle est “ étrangère ”. En latin, extraneare c'est traiter quelqu'un comme un étranger. C'est ce qu'ont fait, sans en être pleinement conscient, DSK et Diallo avec, en plus, de la part de l'assaillant, la problématique du droit de cuissage. C'est d'ailleurs ainsi qu'avaient spontanément réagi certains amis de Do comme Jean-François Kahn qui avait parlé d'un “ troussage domestique ”, en le regrettant par la suite.

La communication par le langage n'existe que si elle signifie. Lorsqu'on parle une même langue, on ne peut pas ne pas échanger. C'est possible lorsqu'on parle une langue étrangère. Si DSK et Diallo s'étaient exprimés en français, ils auraient ressenti que, quelque part, ils avaient une identité en commun.

Nous savons depuis les Évangiles qu'au commencement était le Verbe. Lorsqu'il n'y a pas de Verbe, il n'y a pas de commencement. Nous n'existons pas en tant qu'humains pensants.

 

 
DSK/Nafissatou Diallo
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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 06:02
 

Après Maurice Goldring, la communauté des anglicistes vient de perdre un autre de ses membres les plus éminents : le linguiste Maurice Cling. Je reproduis ci-dessous un communiqué de sa famille.

 

 

Maurice Cling s’est éteint lundi 23 novembre 2020 au matin. Lui qui aimait tant les mots et la précision n’aurait pas aimé qu’on euphémise la mort et nous aurait repris sur le terme si on lui avait fait lire ce faire-part pour approbation.

Mais Maurice était lumineux. Il était notre phare. Son regard toujours tourné vers l’avenir puisait dans le passé des ressources inestimables, d’analyse et de réflexion sans cesse réactivées.

Depuis 75 ans et son retour de déportation, il considérait que chaque jour supplémentaire en vie était une victoire sur les nazis qui avaient massacré notre famille et auxquels il avait miraculeusement survécu. Arrêté dans sa classe le jour de son 15e anniversaire en mai 1944, c’est avec son frère aîné, Willy, âgé d’à peine 17 ans, sa mère, Simone, 41 ans et son père, Jacques, 50 ans, immigré de longue date, d’origine roumaine, naturalisé français, ancien combattant volontaire de la Grande Guerre, plusieurs fois décoré, qu’il est interné à Drancy puis déporté le 20 mai 1944 par le convoi n°74.

Projeté dans un monde dans lequel il ne comprenait rien, où les valeurs étaient l’exact opposé de celles dans lesquelles il avait grandi, Babel de langues incompréhensibles, Maurice Cling a fait des mots une de ses raisons d’être, devenant linguiste après avoir fait des études de langues française et anglaise. Actif durant des décennies à l’Amicale d’Auschwitz, puis à la FNDIRP (Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes) dont il deviendra président-délégué, il est resté jusqu’à très récemment membre du conseil d’administration de la Fondation pour la mémoire de la Déportation.

En 1999, le livre qu’il a écrit pour témoigner de son expérience concentrationnaire commence par ces mots : « Le sentiment du devoir impérieux de transmettre ce passé capital s’est imposé à moi avec de plus en plus de force au fil des années. (…) Je suis probablement le seul survivant, un demi-siècle plus tard, à pouvoir témoigner, par exemple, de mon frère Willy, d'Éva, des « politiques » français d'Auschwitz et de Dachau que j'ai connus. Je tiens leur mémoire entre mes mains et s'ils revivent ici, je n'aurai pas été sauvé en vain. »

Maurice a commencé à témoigner au début des années soixante et n'a pas cessé depuis qu'il a pris sa retraite à la fin des années quatre-vingt. Malgré la maladie de Parkinson qui l’affaiblissait de mois en mois, son énergie et sa capacité d’indignation sont restées intactes. Avec la conviction chevillée au corps que sa vie n’avait de sens que s’il continuait à militer pour la mémoire de déportation, il a continué à témoigner, l’an dernier en langue anglaise pour la BBC et peu de temps avant le confinement dans un établissement scolaire voisin des Invalides. De son expérience, Maurice a retiré une volonté farouche de comprendre, s’inscrivant en faux contre ceux qui tentent d’évacuer Auschwitz hors de l’Histoire, hors des luttes séculaires et de la sphère de l’intelligibilité, en évitant par là même de s’interroger sur la complexité des enchaînements historiques et sur l’ensemble des responsabilités.

En 2016, invité avec Paulette Sarcey par l’Institut d’Histoire Sociale Métallurgie, quand il est questionné sur ce qui motive son militantisme et les raisons pour lesquelles il continue à témoigner aujourd’hui, il répond : « On parle beaucoup d’Auschwitz, parfois plus que de la Résistance, mais on ne parle pas des causes de la Shoah (« catastrophe » en hébreu). Après la Première Guerre mondiale, on a parlé de la « der des der », puis après la deuxième, on a dit « plus jamais ça ! », mais on ne parle pas des causes de ces guerres. Cette question est pourtant capitale si l’on veut éviter qu’elles se reproduisent. Si l’on ne parle pas de Munich et du Front Populaire, on ne peut pas comprendre ce qui s’est passé à Vichy. Or les mêmes causes produisant les mêmes effets, cela risque de se reproduire mais en pire. Les nazis ont en effet été arrêtés dans leur élan par la coalition anti-fasciste mais s’ils ne l’avaient pas été, il y aurait eu des millions de morts supplémentaires. Avec les évolutions technologiques, on imagine donc facilement ce que pourraient faire les « héritiers » des nazis. (…) »

 

Imaginer Maurice éteint ? Peut-on finalement choisir idée plus saugrenue ?

Une cérémonie officielle se tiendra dans la cour d’honneur des Invalides le vendredi 27 novembre 2020 à 10h30. La Fondation pour la Mémoire de la Déportation à laquelle Maurice avait choisi de consacrer ses dernières forces sera représentée par son président Serge Wolikow. Compte tenu de la situation sanitaire, cette cérémonie ne pourra pas accueillir de public, mais des photos et un enregistrement seront disponibles ultérieurement.

Maurice sera ensuite conduit au cimetière du Père Lachaise où nous honorerons une dernière fois sa mémoire le mercredi 2 décembre 2020 à 14h30. La crise sanitaire nous imposant un nombre très limité de participants à la cérémonie de crémation, nous nous excusons de ne pouvoir vous inviter dans la salle, sauf assouplissement qui interviendrait d’ici-là. Si vous souhaitez toutefois participer, nous nous retrouverons en mémoire de Maurice avant la cérémonie du Père Lachaise, le long de l’avenue transversale n°3, entre la division 87 et la division 88 à 13h45 (par la porte Gambetta).

 

Avec nos chaleureuses salutations,

Willy, Jean-Pierre et Daniel Cling

 

Disparition de Maurice Cling
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24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 06:19

Par Régis de Castelnaud :

 

Le procès de Jonathan Daval meurtrier de sa femme vient de nous imposer une séquence qui permet de mesurer à quel point la justice pénale est devenue un spectacle régressif assez écœurant.

 

On va juste rappeler qu’une procédure pénale se déroule DANS LE PRÉTOIRE, qu’il s’agit d’un débat contradictoire devant un juge (accompagné d’un jury aux assises) en position d’arbitre IMPARTIAL, dans le respect de règles impératives. Qui doivent permettre aux juges d’aboutir SANS PRESSION à la vérité judiciaire qui justifiera la peine. Qui sera toujours une violence d’État, aussi légitime soit-elle.

 

Le procès de Daval s’est déroulé comme un spectacle mis en scène dans les médias. Avec une surenchère aboutissant à ce que cette audience, a entretenu de très lointains rapports avec ce que doit être une procédure régulière. Démission des magistrats acceptant que leur audience se déroule sous une pression médiatique inacceptable. Indécence du procureur venant commenter (!) son propre réquisitoire devant les micros. Toutes les parties au procès se précipitant devant les caméras pour bavarder à longueur d’émissions des chaînes de télévision. Avocats tant des parties civiles que de la défense se bousculant pour pérorer. Le tout, à coup de prises de position indécentes voire de violations grossières du secret professionnel.

 

Les faits divers passionnent et c’est normal. Ils inspirent la littérature et désormais À POSTERIORI des documentaires de télévision tout à fait respectables. Mais là il s’agit d’autre chose. Nous avons assisté à un déballage et un tintamarre INCOMPATIBLE avec ce que devrait être un procès régulier. Celui qui permet à l’État utiliser sa violence légitime qui est le pouvoir sur les corps.

 

Jonathann Daval a donc été condamné à 25 ans de réclusion criminelle. Je ne sais pas si cette peine est justifiée et conforme à ce qu’il méritait, je ne suis pas à la bonne place pour en juger. Mais les conditions dans lesquelles elle a été prononcée, me font nourrir quelques doutes.

 

Les télés ont repris leur ronde indécente et chacun de donner son avis sur la possibilité qu’a Daval de faire appel. Celui-ci est ce soir, seul dans ses quatre murs, entre lesquels, dans le meilleur des cas, il a la promesse d’y passer au moins 6 000 jours. Ce serait peut-être bien de lui laisser la liberté de ce choix.

 

À propos, je rappelle que Jacqueline Sauvage pour avoir abattu de trois balles dans le dos, un mari mensongèrement accusé de violence, a écopé aux assises de 10 ans de réclusion criminelle. Condamnation sur laquelle elle a effectué trois ans et un mois de détention. Grâce à la complaisance de François Hollande voulant complaire à la foule, après une campagne médiatique indigne.

 

Décidément, la Justice ça ne colle pas, avec la société du spectacle.

 

 

PS (BG) : Jacqueline Sauvage est décédée en juillet 2020. Sa famille a refusé de révéler les causes de sa mort.

Affaire Jonathann Daval et société du spectacle

 

Après avoir lu ce qui précède, un collègue et néanmoins ami m'écrit ceci :

 

Comme tu as raison, Bernard, j'ai fini par systématiquement zapper ou éteindre ma radio dès que je tombais sur cet écoeurant étalage. La palme quand même à un des avocats des parties civiles : 
 
Me Portejoie « Quand on s’adresse à la France entière et qu’on lui ment, la France entière ne vous pardonne pas !
 
Cela dit, tu mets le doigt sur un truc important au sujet des faits divers ; en l'espèce, je pense, les braves gens scrutent sur le visage de l'assassin ce qui peut bien le mettre en-dehors de l'humanité (réponse = rien) et ipso facto le séparer radicalement d'eux-mêmes (réponse = rien). Il y a très, très longtemps, tu t'en souviens comme moi, la France entière, comme ils disent, était révulsée par Patrick Henry. J'étais jeune prof sur mon premier poste et un collègue, très sympa par ailleurs, m'avait dit, en souriant de toutes ses dents, qu'il avait un gamin de l'âge du petit Philippe Bertrand, et que, à la place du père, lui-même aurait fait personnellement la peau de Henry (qui s'est révélé par la suite un très sale type, mais peu importe) si jamais le jury populaire ne le condamnait pas à la guillotine (ce qui n'a pas été le cas, c'est Badinter qui l'avait sauvé dans une plaidoirie inoubliable). Je l'avais regardé droit dans les yeux et lui avais dit que, moi, j'avais exactement l'âge de Patrick Henry. Et il m'a regardé d'un drôle d'air...
 
 
 
Une autre collègue et néanmoins amie ne partage pas du tout la thèse de l'article :
 
Allez, je suis pas d'accord avec ce billet. La pression médiatique a d'abord été le fait éhonté de son avocat, le  beau gosse Randal Schwerdorffer, qui a usé et abusé des médias. Il a osé, par exemple, se faire filmer allant à la demande en liberté, prenant son petit café au café du coin, dans sa voiture, comme si c'était un film de Tom Cruise, parlant partout de "Jonathann", de "on", de "nous", et, ignominie, ça s'accompagnait d'une représentation filmée d'acteurs jouant la famille, Gregory Gay tuant Alexia et les parents cachant tout ça. J'avais eu envie d'écrire à Delahousse, qui avait introduit le "reportage" assez gêné d'ailleurs. Je me souviens de S et de ses "je le dis très clairement, mon client n'a pas tué sa femme", et de ses insultes à l'égard de Grégory Gay… Ce dernier est un chercheur du CNRS, intelligent, il a pris le dossier et refait l'enquête, et a changé d'avocat, le premier avocat de la famille étant un grand copain de Schwerdorffer et laissant filtrer la possibilité du complot de famille. Il voulait en faire une affaire Gregory où on ne saurait pas le coupable, qd tout était, selon les policiers et le procureur général,  clair… On te tue ta fille, et on t'accuse d'avoir caché le corps!!!!  Schwerdorffer se voyait une grande carrière politique et avait ses entrées chez Macron ce dernier a fini, bien tardivement, par le lâcher.  Il est évident qu'Alexia n'a pas pris ces médicaments de son plein gré; mon opinion, c'est que la justice sait qu'il faut ménager uen porte de sortie à Scwerdorffer, qui est teigneux, on a donc laissé tomber ça et on a obtenu une condamnation. Il l'a massacrée, et la thèse de la préméditation est quand même bien étayée; si tu tues quelqu'un par erreur, tu t'effondres, comme Cantat, dont on peut penser ce qu'on veur, mais le lendemain il ne faisait pas le joli coeur au café des parents, souriant, détendu, passant à son travail, et envoyant des sms du téléphone de sa femme. et des sms au téléphoen de sa femme (la bonne blague, "je finis les cadavres de bouteille" que t'as laissés). Et Shwerdorffer n'a même pas essay de défendre sa version de la dispute, sous pretexte qu'on ne peut pas savoir ce qui  s'est passé, il a juste fait baisser la peine parce que ce n'est pas un tueur en série… Mais évidemment, ça n'est pas le haut fait qu'il espérait au départ. Je t'envoie le poème que j'ai commis cette semaine. 
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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 06:31

 

Une grande dame nous a quittés à l’âge de 87 ans.

 

Elle était, depuis un demi-siècle, la plus vieille et la plus proche amie de ma belle-famille.

 

Elle restera dans la mémoire des Marseillais pour avoir fondé en 1964 avec son mari Pierre, grand résistant et militant communiste et cégétiste, La Communauté, première association d’aide à domicile des Bouches-du-Rhône. Forte aujourd’hui de près de 800 employés, cette association accompagne au quotidien les personnes dépendantes ou en situation de handicap, ainsi que les familles actives. Elle propose également une aide à l’amélioration de l’habitat des retraités. Elle accompagne des malades pour des rendez-vous médicaux. Elle apporte des aides au maintien de l’autonomie, elle entretient les domiciles, confectionne des repas et facilite les relations de proximité (visites chez le médecin, démarches administratives, moments conviviaux etc.).

 

Naturellement, La Communauté est une association à but non lucratif.

 

Après la mort de Pierre, Germaine porta l’association à bout de bras et contribua très fortement à son développement.

 

Pour nos filles et notre nièce, Germaine, c’était “ Mamaine ”, une personne généreuse et très attentionnée.

 

Á mon épouse Nathalie et à ma belle-sœur Patricia, elle a légué sa bibliothèque (1).

 

Photos prises lors de ses 80 ans.

 

 

Une intervention de Germaine lors des 50 ans de La Communauté.

 

(1) Un des héritiers de Germaine s'est procuré une clé de sa maison et a raflé tous les livres. Contre la volonté de sa mère adoptive, et également de son père.

 

 

 

 

Germaine Moscatelli
Germaine Moscatelli
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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 07:26

 

 

Il fut l’une des personnalités les plus riches et complexes de la gauche, ainsi qu’un universitaire particulièrement brillant, un des meilleurs spécialistes de l’Irlande à laquelle il consacra plusieurs ouvrages.

 

Se définissant comme « juif athée », c’était un gars du nord né à Lille il y a 87 ans. Il avait un humour d’autant plus triste qu’il décapait. Je n’oublierai jamais les premiers mots de sa prise de parole lors d’un hommage à un collègue de Paris VIII : « Nous n’étions d’accord sur rien », alors que les autres participants étouffaient le défunt sous des bouquets de louanges.

 

Autant sa personne – pour ne pas dire sa personnalité –  d’intellectuel me fascina, autant son parcours politique me laissa parfois pantois. Il fut tout d’abord communiste dans la ligne, puis proche d’Henri Fiszbin, puis socialiste et enfin Larem ! Ayant pris sa retraite à Biarritz, il défendit des causes basques auxquelles je ne comprenais pas grand-chose.

 

Je garderai de lui le souvenir de son débit de parole très lent, de son courage politique, de son art de la dialectique présent dans toutes les pages de son blog.

 

C’est dans un très beau texte de ce blog, en juin 2020, qu’il faisait tristement et stoïquement le point sur sa “faim de vie ” : « Pas la peine de jouer les fiers à bras. L’âge, la maladie, la fatigue, les cures, les médicaments, gagnent du terrain et rognent mes espaces de liberté. Rester assis pour taper sur un clavier devient une épreuve. À la médiathèque, me sont désormais interdits les deux rayons inférieurs, les livres d’un poids supérieurs à un livre de poche m’arrachent les bras. Je dois recourir davantage aux services de ma compagne pour mettre le nez dehors. Donc pourquoi, à quoi bon ? Que reste-t-il qui vaille la peine ? La plus belle des compagnies dont je ne me lasse jamais et dont chaque instant de présence et d’échange suffit à répondre à la question. Puis des coups de fil, mais bon sang qu’ils sont lointains et comme ils s’éloignent. Une psychologue qui me demande comment je vais et que voulez-vous que je lui dise, elle sait mieux que moi comment je vais. Des amis des relations des contacts, des projets, des conversations, un virus qui va qui vient, des conversations de clubs. Ces dix lignes que j’envoie comme une lettre électronique à combien de personnes ? Les repas, un film à la télé, un verre de vin avec des amis et je me rends compte en faisant cette liste que chaque minutes qui passe est un délice renouvelé. Plus l’espace se restreint, plus il est précieux. »

 

Maurice Goldring n’est plus
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