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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 06:26
Effondrement : les migrants blancs de Los Angeles

 

 

Ne croyez pas que les vagues migratoires ne concernent que les peuplades d’Orient ou d’Afrique chassés par les guerres ou la faim. Selon les déclarations du journaliste Ed Lozzi dans le Daily Mail, à Los Angeles, Californie, USA, ce sont les riches élites blanches qui fuient le chaos social.

« La fuite des blancs est réelle. Les élites et les classes moyennes partent. Les gens préfèrent subir des pertes sur les ventes de leurs maisons pour s’en aller. »

Ne croyez pas que le coronavirus soit la cause de cette migration d’un genre nouveau. Le mouvement a commencé bien avant la vague épidémique. À l’origine de cette fuite  en col blanc qui touche notamment le quartier huppé de Hollywood, l’arrivée massive de SDF dans les rues de la ville. Au moins 66.000 personnes dorment désormais dans les rues de la ville.

Fini le temps où Los Angeles « sentait les fleurs d’oranger », explique Lozzi, aujourd’hui c’est la puanteur de l’urine et des excréments qui dominent dans les parcs autrefois somptueux, maintenant couverts de campements et jonchés de seringues à usage narcotique. Jointe à l’effondrement social, la pandémie virale a achevé de rendre la ville invivable. Danny O’Brien, propriétaire d’une entreprise de déménagement :

« Les gens partent en masse. La semaine dernière, j’ai déménagé une personnalité éminente de l’industrie de la musique, propriétaire d’un manoir de 6,5 millions de dollars au-dessus de Sunset Boulevard. »

Joe Rogan, célèbre spécialiste d’arts martiaux, acteur et animateur de radio, et le patron milliardaire de Tesla, Elon Musk, font partie de ces riches déracinés. La productrice Dana Brunetti s’est récemment fait nationaliser italienne pour échapper aux États-Unis si d’autres émeutes se produisaient. Et l’actrice Nicole Kidman, propriétaire d’une demeure à Los Angeles, préfère rester cloîtrée dans sa résidence de Nashville, Tennessee.

Danny O’Brien :

« La politique libérale a détruit cette ville. Les campements de sans-abri sont légaux et la police ne peut rien faire. Des gens blancs et aisés de la classe moyenne partent. Les gens ne se sentent plus en sécurité. »

À quand les boat-people de riches ?

 

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25 août 2020 2 25 /08 /août /2020 05:06

Je voudrais dire quelques mots sur l’acte ignoble commis par une ou plusieurs crapules à Oradour-sur-Glane.

 

Mais avant, je souhaite aborder ce que l’on appelle désormais l’« ensauvagement » de (et dans) nos sociétés.

 

Que les immondes vandales d’Oradour soient d'extrême droite ou qu'ils se situent hors du champ traditionnel de la politique, qu'ils soient des immigrés ou pas, qu’ils soient blancs de peau ou colorés, je crois que j’ai eu raison d’alerter le mois dernier sur ces centaines de milliers d’individus en France, « seuls, déglingués et lourdement délinquants ». N’en déplaise à ceux qui, par une chochotitude aberrante, refusent de voir qu’il n’est plus la peine – pour reprendre le titre d’un célèbre roman sud-africain – d’attendre les barbares parce que les barbares sont là, certaines populations sont au bord de la rupture, comme en témoignent des actes individuels ou collectifs inimaginables il y a seulement trente ans.

 

Quelques exemples parmi cent autres qui montrent que quantité de gens autour de nous ont déjà franchi le pas, ne se soucient plus d’aucun repère ni d’aucune limite même s’ils n’ont pas insulté la mémoire d’enfants qui ont brûlé vifs dans un paisible gros village du Massif Central.

 

Le maire de Givors, d’origine nord-africaine mais né dans cette ville, est insulté anonymement : « Fous le camp bouboule si tu ne veux pas brûler comme une merguez. La guerre tu vas l’avoir, on sait encore se servir d’une mitraillette, tu sais comment ça fait une bombe dans une habitation, ça fait boum. »

 

Au cimetière de Lannemezan, des vandales saccagent 63 tombes car ils voulaient « pactiser avec le diable».

 

Près de Lyon, un homme jette son masque chirurgical à terre en sortant d’un bureau de tabac au lieu de le déposer dans une poubelle. Deux frères lui font observer à quel point cela est incivique. Le salopard rentre chez lui, récupère sa voiture et leur fonce dessus. Les deux frères sont grièvement blessés.

 

La mort de ce chauffeur d’autobus de Bayonne a ému la France entière. Lui aussi voulait faire respecter le règlement. Il a été tué lâchement par derrière.

 

Un quinquagénaire défèque sur le visage d’un octogénaire qu’il était venu cambrioler.

 

Un père de 38 ans, en compagnie de ses enfants, fait la queue sur un plongeoir au-dessus d’une rivière près de Montbéliard. Un adolescent lui passe devant. Le père lui demande d’attendre son tour. Le jeune essaie en vain de flanquer un coup de poing au trentenaire. Il ameute ses copains. L’un d’eux, muni d’un marteau de chantier, défonce la boîte crânienne du père de famille. Devant ses enfants, rappelons-le.

 

Un habitant d’Aniche de 88 ans demande à des « jeunes », vers 4 heures du matin, de faire moins de bruit devant sa maison. Les malfrats entrent chez lui, lui dérobent son argent liquide et le coincent sous son meuble télé en bois massif où il restera bloqué plusieurs heures.

 

Et je ne parlerai pas du calvaire qu’a enduré cette saison Palavas-les-Flots, une « si jolie petite plage », une des plages familiales et tranquilles de mon enfance.

 

Décidément, la peur du gendarme n’est plus le commencement de la sagesse. D'autant que les forces de “ l'ordre ”, sur ordre, sont elles aussi ensauvagées lorsqu'elles attaquent, avec une violence scandaleuse, des manifestants à qui elles crèvent des yeux, arrachent des mains ou brûlent des poumons.

 

Revenons à Oradour. Le 10 juin 1944, la division SS Das Reich tue 642 villageois. Les hommes sont rassemblés dans une grange et fusillés. Les soldats allemands enferment les femmes et les enfants dans une église avant d'y mettre le feu.

 

 

Oradour, mon ami allemand et moi
Oradour, mon ami allemand et moi

Photos BG

 

 

J’ai vécu il y a quelque temps pas très loin du village martyr. J’y ai souvent accompagné des parents, des amis. J’ai cessé le jour où j’ai surpris un vieux camarade anglais en train de prendre sa fille en photo devant l’une des voitures calcinées. « Devant la tour Eiffel, je comprendrais », lui avais-je dit, « mais dans ces lieux c’est limite. Les vivants ne doivent pas polluer ce théâtre de mort ».

 

Avant cela, j’y avais accompagné mon meilleur ami allemand. Né en 1938, ce spécialiste du théâtre élisabéthain qui est malheureusement en train de devenir aveugle, lui qui a lu 10 000 livres, avait de vrais souvenirs de la guerre, des bombardements alliés en particulier. Mais l’épisode qui l’avait le plus traumatisé avait été, en 1945, l’arrestation par la Gestapo de son père qui, directeur d’école, refusait d’accrocher le portrait du Führer dans ses classes. Ne voulant peut-être pas insulter l’avenir, les gestapistes l’avaient relâché le soir même sans l’avoir molesté. Mon ami garderait de cet épisode un bégaiement, léger mais tenace.

 

Il va de soi que cette famille allemande n’avait absolument aucune responsabilité dans l’horreur nazie. Néanmoins, mon ami gardera longtemps – s’il l’a jamais perdu – un sentiment de culpabilité vis-à-vis de la France qu’il adore et de sa littérature qu’il chérit par dessus tout.

 

Un jour, de passage chez moi, il me dit : « j’aimerais que tu m’emmènes à Oradour ». « Tu n’y es jamais allé », lui demandai-je un peu surpris ? « Non car si j’y étais allé seul ou avec ma femme, j’aurais eu l’impression de commettre une effraction. Je ne peux m’y rendre qu’avec toi, mon meilleur ami français. » « Ce sera un honneur », lui répondis-je.

 

Nous marchâmes longuement dans Oradour, sans un mot. Devant les petits objets personnels (encriers, ciseaux, montres), il pleura.

 

Oradour, mon ami allemand et moi
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16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 05:00

Victoire, une lectrice du Grand Soir, nous aide à relativiser, sans pour autant nier les problèmes.

 

NOUS NE SOMMES PAS MALADES !

 

Le gouvernement, en instrumentalisant les résultats du dépistage, veut nous faire croire que nous sommes tous malades, ou potentiellement malades. Deux points à garder en tête :

 

<> Une personne testée positive n’est pas une personne malade.

 

<> Au cours des 7 derniers jours, ont été comptabilisés 67 décès dus au Covid-19.


Le cancer tue en moyenne 400 personnes par jour, 157 400 décès comptabilisés en 2018.

 

OBJECTIF : ENTRETENIR LE MENSONGE DE L’ÉPIDÉMIE POUR NOUS FORCER À ACCEPTER LE VACCIN

 

SUR LES TESTS

 

Pour l’ensemble des tests sérologiques (PCR, TROD, TDR, Elisa), la fiabilité est incertaine.

 

Le principal test, le RT-PCR, repose sur la méthode de réaction en chaîne par polymérase qui a été inventée par le Dr Kary Mullis, qui lui a valu en 1993 le prix Nobel de chimie. Le Dr Kary Mullis a lui-même déclaré que le test RT-PCR ne permet pas de détecter les maladies virales, microbiennes et infectieuses.

 

Jusqu’à 80 % des personnes testées positives ne présentent aucun symptôme. Même chez les personnes de 70 à 79 ans, environ 60 % restent asymptomatiques. Plus de 95 % des personnes ne présentent au plus que des symptômes bénins.
 

SUR LES VIRUS

« Le terrain est tout, le microbe n’est rien », Claude Bernard, fondateur de la médecine expérimentale.

 

Un micro-organisme ou microbe (du grec, « petite vie ») est un organisme vivant, invisible à l’œil nu, qui ne peut être observé qu’à l’aide d’un microscope.

 

Les bactéries et les virus sont des microbes. Ils jouent un rôle essentiel dans presque tous les écosystèmes. Les plantes, les animaux et les humains en bonne santé abritent une impressionnante diversité de microbes (microbiote des végétaux, microbiote intestinal, cutané, etc.). Les microbes auraient été les premières formes de vie sur Terre il y a environ 3,4 à 3,7 milliards d’années.

 

Les plus petits microbes sont les virus. Leur taille se mesure en millionième de millimètre (1 million de fois plus petit qu’un millimètre). La taille moyenne d’un coronavirus est de 20 nanomètres (= 20 millionièmes de mm = 2 centièmes de microns). Les lumières (espaces) entre les mailles des masques font 3 microns de côté. Il peut donc passer 150 coronavirus côte à côte. Au carré, nous arrivons à 22 500 virus par maille. En multipliant par le nombre de mailles, nous arrivons à des millions de virus pouvant passer simultanément.

 

Petite remarque (BG) : les microbes ne se promènent pas dans les airs tout seuls comme des grands. Ils sont contenus dans les gouttelettes de notre salive que nous expulsons et que les masques arrêtent. Mais prudence car des aérosols suffisent.

 

Les microbes sont partout :


<> Nombre dans notre intestin : 100 000 milliards
<> Nombre dans 1 ml de salive : 750 millions
<> Nombre dans 1 m³ d’air aux Champs-Élysées : 88 000

 

Il est impossible de leur barrer la route et nous n’avons pas intérêt à nous en débarrasser.


Nous sommes une usine ambulante de micro-organismes qui sont aussi nombreux que nos quelques milliards de cellules et même plus, ceci représentant un poids de 4 à 5 kg par individu de petits ouvriers amis collaborant 24 h sur 24 à notre survie.

 

Les virus sont des agents qui viennent créer une réaction dans notre corps pour que celui-ci active l’énergie vitale et se nettoie.

 

Quand nos batteries sont chargées, nous pouvons utiliser notre énergie vitale pour marcher, courir, sauter, penser, avoir une émotion, digérer, fabriquer des enzymes digestives, éliminer toxines et déchets, régénérer notre corps, réparer un organe abîmé.

 

Quand un virus se présente, notre corps décide, si besoin, de s’en servir pour une opération de nettoyage. Le nettoyage ne peut se faire qu’avec l’énergie vitale de notre corps, car le virus est dépourvu d’énergie. De fait, sur un corps mort, un virus ne peut pas agir.

 

Le virus est la clé qui vient activer l’énergie vitale du corps pour un travail de nettoyage spécifique.

 

QUELQUES CHIFFRES (Source : OMS)

 

Décès dus à la grippe saisonnière => 290 000 à 650 000 dans le monde chaque année


Décès dus au Covid-19 => 724 507 dans le monde depuis le 1er janvier 2020
Décès dus aux cancers => 4 960 000 dans le monde depuis le 1er janvier 2020
Décès dus à la malaria => 592 393 dans le monde depuis le 1er janvier 2020
Décès suite à des accidents de la route => 815 256 dans le monde depuis le 1er janvier 2020.

 

Replaçons la pandémie dans son contexte
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15 août 2020 6 15 /08 /août /2020 05:07

Le 24 juillet, j'ai publié mon 5 000ème article sur la plate-forme overblog. A ma grande honte, j'avoue que cela m'avait échappé. Tout n'est pas de mon cru, mais tout de même...

 

Bientôt 14 ans que cette plate-forme et moi sommes compagnons.

 

Deux mots sur Overblog. Il s'agit d'une plateforme d'hébergement de blogs. Elle permet aux usagers de créer et gérer des blogs. La société a été créée en 2004 à Toulouse par Frédéric Montagnon, Gilles Moncaubeig et Julien Romanetto.

 

En , Overblog a fusionné avec Wikio et Ebuzzing pour construire le groupe leader européen du média social et former le Wikio Group, renommé plus tard Ebuzzing Group. En , OverBlog a été racheté par le groupe Webedia (groupe Fimalac) pour 5 millions d'euros.

 

La plateforme est principalement financée par les revenus publicitaires et les services payants. Une partie de ses revenus publicitaires sont reversés aux auteurs des blogs sous forme de « droits d'auteur ». Personnellement, je n'ai jamais rien touché et cela ne m'a pas empêché de vivre.

 

En , OverBbog est financé à 50 % par la publicité, le reste se subdivisant entre services payants et marque blanche, la grande majorité des blogueurs ne paye rien.

 

L'entrée au capital du groupe TF1 (26 % de la SAS) a permis le développement du logiciel et l'infrastructure technique d'une nouvelle version.

 

À la suite de la fusion avec Wikio / eBuzzing en octobre 2010, le nouvel ensemble augmente son capital de 4 millions d'euros pour déployer un groupe de média social. La société dispose de bureaux à Paris, Toulouse, Rome, Milan, Londres, Bâle Hambourg, Düsseldorf, Madrid et emploie plus de 160 personnes. Elle totalise alors plus de 30 millions de visiteurs uniques. Une nouvelle levée de fonds de 25 millions de dollars est organisée à l'été 2011 mettra finalement fin au projet controversé pour se concentrer sur le développement global de la plateforme.

 

En avril 2014, OverBlog se fait racheter par le groupe Webedia (groupe Fimalac), possédant entre autres PureMédiasAlloCiné et CanalBlog, pour moins de 5 millions d'euros.

 

Lors de sa cession à Xebedia en avril 2014, le site enregistre plus de 50 millions de visiteurs uniques par mois.

 

Créé à l'origine par une poignée de copains toulousains, overblog est donc devenu un élément constitutif d'un empire considérable.

 

J'ai créé ce blog il y a 14 ans car j'avais claqué la porte de mon blog Nouvelobs. J'y avais été censuré de la manière la plus méprisable possible pour un seul écrit totalement anodin. Le nouvelobs m'avait permis de continuer à écrire mais ne m'affichait plus sur sa page d'accueil. Deux ou trois censeurs et censeuses aussi jeunes qu'incultes avaient donc décidé de me tester pour une durée indéterminée. Ce que j'avais refusé.

 

Je n'ai jamais connu ce désagrément chez overblog même si, à deux ou trois reprises, des lecteurs m'ont "signalé", ce dont j'ai été averti.

 

Pourvu que ça dure...

 

5000 articles !
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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 05:08

Okdac : la pub nous prend pour des cons, la pub nous rend cons. Mais parfois elle nous rend perplexes.

 

Je ne comprends strictement rien à cette nouvelle pub d'Orange. Le titre en particulier. Que signifie “Chiller à toute vitesse ” ?

 

Et puis, grave question : est-ce que “ Chiller ” se prononce comme “ Piller ” ?

 

Heureusement que, dans le cas précis de cette affiche, la vraie vie dans son horreur s'est imposée à mon regard.

Une pub d'Orange et ma perplexité
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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 05:01

 

Depuis le début de la pandémie, ma femme porte systématiquement un masque dès qu’elle sort de chez nous.

 

Hier, à deux pas de notre résidence, dans un lieu passant, elle croise un homme d’une cinquantaine d’années, non masqué, noir (hé oui, il faut préciser désormais, n’est-ce pas les racisés ?) qui lui tousse quasiment en plein visage. Elle fait un pas de côté. Réaction du type : 

 

« Vous avez peur, Madame ! »

 

Ben voyons. L'art et la manière de transférer la culpabilité sur l'autre.

 

— Je ne me serais pas écartée si vous aviez porté un masque.

 

— Qu’est-ce que c’est que cette attitude ? Salope !

 

Et le type de cracher dans la direction de ma femme, en ratant son coup heureusement, avant de continuer son chemin.

 

Imaginons la situation inverse. Un homme, blanc, d’une cinquantaine d’années, traitant de salope une femme noire ou arabe croisée par hasard. Le type aurait fait deux jours de garde à vue, la presse locale  aurait dénoncé cet acte abominable, la LDH aurait emboité le pas.

 

Selon ma femme, ce pauvre gars n’a pas agi selon des bases racistes, raciales ou racisées. Elle l’a perçu comme quelqu’un de profondément dérangé. Heureusement qu’elle avait lu un de mes précédents billets.

 

 

Salope !
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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 05:06

Je n'éprouve pas une sympathie politique folle pour Barbara Pompili. Mais une enquête sur ses origines m'a profondément ému. Elle est originaire de Bois-Bernard. Une banlieue d'Hénin-Beaumont où il y a ... un bois. 

 

Lorsque j'avais un an, mes parents vivaient dans un coron de Drocourt, à 2 kilomètres de là. Juste en face d'une cokerie – disparue depuis comme tout ce qui a fait le pays minier – qui, 24 heures sur 24, crachait une immonde fumée jaune. Au point, par exemple, que les draps qui séchaient sur une corde à linge devenaient jaunes. Pendant plusieurs mois, la mère de ma grand-mère paternelle me promena tous les après-midi, afin de purifier quelque peu mes poumons. Puis elle mourut. Ses promenades me sauvèrent peut-être la vie, d'autant que j'étais né à sept mois.

 

Je n'irai pas jusqu'à dire que ce bois s'appelle ainsi en mon honneur, mais tout de même.

 

L’image contient peut-être : 2 personnes
Barbara Pompili et ma life.
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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 08:17

 

Suite à l'horrible assassinat de Philippe Monguillot, j'ai tenu à reprendre ici deux interventions de collègues Facebookiens : 

 

Je tiens à m'incliner devant la mémoire de Philippe Monguillot, assassiné à Bayonne parcequ'il faisait son travail. Sauvagement lynché, cet homme, cet époux, ce père n'est pas simplement la victime d'un tragique fait divers. Il y a selon moi, quelque chose de désespérément symbolique dans la mort de cet homme. "Les gens de peu" selon la formule de l'anthropologue Pierre Sansot, qu'ils soient gendarmes ou chauffeurs de bus meurent sur le front d'une guerre sociale qui ne dit pas son nom mais ils en côtoient la violence chaque jour. Au carrefour de la délinquance, du recul de l'esprit public et de l'État, de la disparition du civisme, de la civilité et du sentiment d'appartenance, le destin de Phillippe Monguillot a été broyé par une forme de faillite. Avec ce sentiment terrible d'une espèce d'abandon où le simple fait de demander que soit respectée la règle commune peut mettre votre vie en danger. J'adresse à son épouse, ses enfants ainsi qu'à toute sa famille, mes plus sincères condoléances.

 

Claude Nicollet

 

 
Rubrique : working class hero.
La deuxième mort de Philippe Montguillot.
Philippe Montguillot était traminot. Enfin, c’était comme ça qu’on disait quand il y avait une gauche dans ce pays et un vrai Parti communiste.
Il faisait bien son boulot et c’était sa fierté. Il a voulu faire respecter les règles parce que c’était son devoir.
Pour ça il a été massacré par ce lumpen à la violence duquel un pouvoir corrompu abandonne les quartiers et leurs habitants. En qualifiant un meurtre « d’incivilité ».
Salauds !
Ce lumpen dont la presse de l’oligarchie encense ceux qui l’incarnent.
La « gauche » d’aujourd’hui n’a pas bougé, pas un mot juste, pas une action digne, pas un hommage.
On est tellement triste, tellement amer.
Mais on va continuer, ne serait-ce qu’en sa mémoire.
 
Régis de Castelnaud

 

Pour Philippe Monguillot
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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 05:07

 

New-yorkais, j'imagine.

Dans le métro
Dans le métro
Dans le métro
Dans le métro
Dans le métro
Dans le métro
Dans le métro
Dans le métro
Dans le métro
Dans le métro
Dans le métro
Dans le métro
Dans le métro
Dans le métro

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30 juin 2020 2 30 /06 /juin /2020 05:02

 

Il y a une bonne trentaine d’années, j’ai séjourné assez longuement au Sénégal. J’ai été très surpris de voir des édifices publiques (lycées, ponts etc.) portant le nom de Faidherbe, qui gouverna implacablement le pays pendant une dizaine d’années. Il pacifia – comme on disait à l’époque – à tour de bras et incendia des villes récalcitrantes. Certes, il créa le port de Dakar et envisagea la ligne de chemin de fer Dakar-Niger. Certes, on peut voir en lui l’un des artisans de l’Etat sénégalais mais contempler sa statut à Saint-Louis (bizarre ce nom dans une ville qui compte 90% de musulmans) où il est inscrit « A son gouverneur L. Faidherbe le Sénégal reconnaissant » fait, à tout le moins, sourire. Moi qui, adolescent, avais fréquenté le lycée Faidherbe à Lille, lieu de naissance du futur gouverneur, je me retrouvais en pays de connaissance…

 

Saint-Louis est situé à quelques encablures de la Mauritanie. Saint-Louis et Nouakchott sont distantes d’à peine 200 kilomètres. Dans cette région quasi désertique, la frontière n’est bien sûr pas matérialisée. Les populations se fréquentent tant bien que mal : des Noirs vivent en Mauritanie, des Mauritaniens sont nombreux au Sénégal où ils tiennent des petits commerces. Parfois des heurts très violents peuvent se produire, comme cet événement dramatique qui est resté dans mon esprit comme surréaliste et cauchemardesque.

 

Un jour, avec un collègue sénégalais, je remontai le fleuve Sénégal jusqu’à Rosso, une ville où les populations sont assez mélangées. Nous fîmes une halte dans un restaurant qui garantissait des glaçons pour la bière chaude. Ce restau appartenait à des Mauritaniens, en particulier à une énorme femme d’une trentaine d’années qui, du matin au soir, restait immobile dans son canapé. Le serveur, lui aussi âgé d’une trentaine d’années, était sénégalais. Mon collègue, habitué des lieux, me dit, à mi-voix et mine de rien : « tu vois, ce type, c’est un esclave ». Il m’expliqua que ce grand garçon avait été vendu, tout enfant, à cette famille mauritanienne. Il travaillait sans aucune rétribution mais ses propriétaires devaient lui garantir le logement, la nourriture et les soins. Et s’il se marie, demandai-je ? Il ne pourra épouser qu’une Sénégalaise qui aura le même statut que lui, m’expliqua mon collègue.

 

Je rappelle que nous nous trouvions au Sénégal, mais dans une enclave, dans un quartier fortement mauritanien.

 

En 2007, le nouveau président mauritanien fit abolir l'esclavage, mais le coup d'État de 2008 le rétablit. On estime que 40 000 à 150 000 Mauritaniens sont esclaves (1 à 4 habitants sur 100).

 

 

Le jour où j’ai rencontré un esclave
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