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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 05:12
80-90 km/h ? l'analyse de la Ligue de Défense des Conducteurs

Question pas si dérisoire que cela alors que personne ne roule aujourd'hui. L'un des axes fondamentaux de la politique du banquier éborgneur est de faire cracher au bassinet. Que ce soit des gens qui oublient leur ausweis quand ils vont chercher le pain en bas de chez eux ou des conducteurs qui roulent à 35 kmh dans des zones limitées à 30. C'est de la grande politique !

 

 

La raison pour laquelle cet abaissement uniformisé à 80 km/h est, par nature, contre-productif, est que cette baisse la limitation de vitesse éloigne les conducteurs de la vitesse moyenne naturelle.

 

La vitesse naturelle, c'est la vitesse qui est spontanément adoptée par les conducteurs pour être confortable – ni trop lente, ni trop rapide – et leur permette de faire leurs déplacements en toute sécurité et sans durée excessive.

 

La vitesse moyenne naturelle est obtenue en prenant "la densité statistique constatée et en la fixant au 80 ou 85ème centile". En clair, c'est la vitesse à laquelle la majorité des conducteurs rouleraient s'il n'y avait pas de signalisation.

 

Des études montrent en effet que la mortalité routière ne baisse que si la vitesse se rapproche de la vitesse moyenne naturelle, et non si elle s'en éloigne, à la baisse ou à la hausse.

 

Il s'agit d'études américaines, notamment celles de Charles A. Lave, de l'Université de Californie.

 

Ce ne sont malheureusement pas des études françaises. Mais après tout, toute la propagande gouvernementale pour baisser les limitations de vitesse repose sur la formule de Nilsson (1 % de vitesse en moins, c'est 4 % de mort en moins) contestable et contestée, issue d'une étude suédoise qui, de plus, avait un contexte incroyablement atypique, puisqu'elle étudiait le comportement des Suédois suite au changement de sens de la circulation en 1967, ce pays roulant préalablement à gauche. Stupéfiant, non ?

 

Voici, donc, ce que disent les études sur la vitesse naturelle.

 

Elles montrent que les véhicules roulant entre le 50e et le 90e centile de la vitesse ont le plus faible risque d'accident.

 

Autrement dit, ce sont les 40 % de conducteurs roulant au-dessus de la vitesse médiane qui ont le moins d'accidents.

 

En outre, les conducteurs les moins rapides ont plus d'accidents que les conducteurs les plus rapides : une étude de l'Institute of Transportation Engineers a ainsi montré que ceux qui conduisent à 10 miles/h (16 km/h) en dessous de la limite de vitesse ont une probabilité 6 fois plus élevée d'avoir un accident.

 

En fait, ce qui est propice à la sécurité sur une route, c'est qu'il n'y ait pas une forte variance de la vitesse (3). Donc, que la limitation de vitesse soit la plus proche possible de la vitesse moyenne naturelle, vitesse à laquelle la majorité des conducteurs se placent spontanément.

 

Ainsi, quand l'Etat de New-York aux Etats-Unis (qui représente 20 % de la superficie de la France, avec une géographie très variée) a relevé sa limite de 55 à 65 m/h (soit de 88 à 104 km/h), la mortalité des portions montagneuses a augmenté de 17,6 %. Mais en plaine, elle a baissé de 30,2 %. Cette augmentation de la limitation y était plus en adéquation avec la vitesse moyenne naturelle.

 

Mais alors, sur les routes de France, comment savoir quelle serait la vitesse moyenne naturelle?

Votre expérience personnelle vous amène peut-être à constater que la vitesse naturelle, confortable,  est, sur la plupart des tronçons de route, supérieure à 80 km/h.

 

 

Et si vous voulez en savoir un peu plus, suivez le guide !

 

Il n'existe pas à notre connaissance d'études et expérimentations françaises permettant d'établir la vitesse moyenne naturelle sur notre réseau routier.

 

Mais l'évaluation de l'abaissement de la vitesse limite à 80, faite en janvier dernier à la demande du gouvernement, par le CEREMA (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) (3), nous en donne une idée assez précise.

 

Pour apprécier les vitesses pratiquées sur les routes concernées par le 80 km/h à compter du 1er juillet 2018, des caméras ont été installées permettant, dès juin 2018, d'observer les vitesses pratiquées.

 

Durant tout le mois de juin 2018 (donc avant l'abaissement à 80), les vitesses moyennes journalières pratiquées sur les routes concernées par cet abaissement étaient de 87 km/h.

 

On voit que la vitesse moyenne pratiquée était très proche, et en deçà, de la limitation de vitesse à 90. Ce qui tend à montrer que la vitesse moyenne naturelle, qui serait pratiquée sans signalisation, y est sans doute assez proche de 90 km/h, et vraisemblablement comprise entre 90 et 100.

 

A contrario, durant les dix-huit mois qui ont suivi (donc après l'abaissement à 80), les vitesses moyennes pratiquées sur ces mêmes routes ne descendent pas à  80.

 

Elles oscillent entre 83 et 84 km/h.

 

Les conducteurs résistent. Ils refusent, en moyenne, de pratiquer cette vitesse limite abaissée. Et 23 % roulent toujours à plus de 90 km/h. Ce qui, là encore, tend à prouver que la vitesse moyenne naturelle serait un peu supérieure à 90.

 

On voit qu'en abaissant la vitesse maximale à 80, le gouvernement a éloigné la limitation de vitesse de la vitesse moyenne naturelle (estimée). 

 

Ce qui est défavorable à la sécurité routière, conformément aux études évoquées ci-dessus.

Et explique, en toute vraisemblance, la légère dégradation de la mortalité routière en 2019.

 

Dans les mois qui viennent, si nous arrivons à réunir les moyens financiers nécessaires, nous entamerons des études pour étayer cette analyse avec des données établies sur le réseau français et apporter des éléments scientifiques incontestables, corroborant les travaux déjà existants sur les vitesses naturelles.

Mais, aujourd'hui, priorité à la mobilisation.

 

Car dans moins de 13 semaines, le gouvernement va nous sortir son "bilan" du 80 km/h et nous matraquer d'arguments plus fallacieux les uns que les autres pour nous l'imposer DEFINITIVEMENT.

 

Aujourd'hui, on sait que le 80 km/h est un échec patent. On nous promettait 400 vies sauvées pour imposer aux Français cet abaissement ridicule. Résultat : 5 tués de plus à déplorer.

 

Et l'on sait aussi pourquoi :

 

Des études scientifiques montrent qu'il faut que la limitation de vitesse soit la plus proche possible de la vitesse moyenne naturelle adoptée par les conducteurs pour garantir la sécurité sur les routes.

Les observations du CEREMA  montrent que la vitesse naturelle sur les routes actuellement à 80 se situe sans doute entre 90 et 100. Cette évaluation est corroborée par l'expérience quotidienne de millions de conducteurs mais aussi par les décisions de Présidents de départements de plus en plus nombreux à repasser des milliers de km de routes à 90.

 

Ainsi, en nous éloignant de la vitesse moyenne naturelle, le 80 km/h place chaque jour des millions de personnes dans des conditions de circulation défavorables à leur sécurité.

 

IL EST DONC URGENT DE METTRE FIN AU 80 KM/H EN FRANCE.

 

C'est pourquoi nous vous demandons de signer la Doléance anti-80 km/h ci-dessous et de transférer ce message à tous vos contacts pour leur demander de la signer.

 

 

L'équipe de la Ligue de Défense des Conducteurs.

 

80-90 km/h ? l'analyse de la Ligue de Défense des Conducteurs
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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 05:18

Á garder et à apprendre par cœur pour quand nos dirigeants passeront en jugement pour avoir été responsables de milliers de morts. Repris du Grand Soir, bien sûr.

 

1. Le 20 janvier, Agnès Buzyn, ministre de la santé rassure : « Le risque d’importation depuis Wuhan est quasi nul. Le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible. »Retour ligne automatique


2. Le 23 janvier, 56 millions de Chinois sont confinées dans leur ville à Wuhan et dans 13 municipalités de la région de Hubei.Retour ligne automatique


3. Le 8 février, l’hôpital chinois construit en 10 jours, doté de 32 salles d’isolement et de 1000 lits, ouvre ses portes à Wuhan.Retour ligne automatique


4. Le 19 février, le gouvernement français annonce l’envoi de 17 tonnes de matériels médicaux (combinaisons médicales de protection, masques, gants et produits désinfectants) en Chine pour lutter contre le Coronavirus.Retour ligne automatique


5. Le 28 février, Olivier Véran, nouveau ministre de la Santé, « recommande désormais d’éviter les poignées de main », en précisant cependant que le port du masque est inutile pour les personnes qui ne sont pas malades.Retour ligne automatique


6. Le 7 mars, le couple présidentiel va au théâtre pour bien prouver aux Français qu’il faut vivre normalement. Macron déclare : « La vie continue. Il n’y a aucune raison, mis à part pour les populations fragilisées, de modifier nos habitudes de sortie ».Retour ligne automatique


7. Le 12 mars au matin, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education déclare que la fermeture des écoles serait un non sens.Retour ligne automatique


8. Le 12 mars à 20 heures, le président Macron annonce la fermeture des écoles et universités. Retour ligne automatique


9. Le 14 mars, le Premier ministre Edouard Philippe annonce la fermeture des commerces et restaurants.Retour ligne automatique


10. Le 15 mars, 44,5 millions d’électeurs sont appelés par Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, à se côtoyer dans les bureaux de vote pour pour le premier tour des élections municipales. Au sortir du bureau de vote du Touquet, le président lance  : « On va continuer à sortir pour prendre l’air » et, de retour à Paris, Brigitte Macron va se promener sur les quais de Seine.Retour ligne automatique


11. Le 16 mars, 26 cas avérés de contamination par le Covid-19 sont constatés à l’Assemblée (dont 18 députés).Retour ligne automatique


12. Le 16 mars, depuis l’Elysée, le président Macron annonce qu’un confinement total est décrété. Et il poste sur twitter un visuel rouge-vif : « SAUVEZ DES VIES. RESTEZ CHEZ VOUS. »Retour ligne automatique


13. Le 17 mars (2 jours après le premier tour des municipales) Christophe Castaner annonce que, s’appuyant sur un « consensus scientifique » (sic) le président a décidé de reporter le second tour qui devait avoir lieu le 22 marsRetour ligne automatique


14. Le 17 mars, Agnès Buzyn déclare : « Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au président sur la situation. Le 30 janvier, j’ai averti Édouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir. »Retour ligne automatique


15. Le jeudi 19 mars, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, se dit « scandalisée » par le récent appel de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment à arrêter le travail.Retour ligne automatique


16. Le 20 mars, Laurent Nunez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, nie l’existence d’une pénurie de masques.Retour ligne automatique


17. Le 20 mars, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement affirme que les masques ne sont « pas nécessaires pour tout le monde », « Vous savez quoi, moi je ne sais pas utiliser un masque. Je pourrais dire : je suis ministre, je mets un masque. Mais en fait, je ne sais pas l’utiliser ».Retour ligne automatique


18. Le 21 mars, 41 députés français de tous bords (du LR à LFI) demandent au Premier ministre d’autoriser le renfort de médecins cubains (comme en Italie). Pas de réponse.Retour ligne automatique


19. Le 22 mars, Olivier Véran, nouveau ministre de la Santé, nie l’utilité des masques de protection et ironise : « Les services de réanimation sont pleins de gens qui pensaient qu’un masque les protégerait . »Retour ligne automatique


20. Le 23 mars, Anthony Caillé, secrétaire national du syndicat CGT-Intérieur se confie au magazine Regards.fr sur les mesures en vigueur pour faire respecter le confinement : « « On est à 80.000 amendes, c’est colossal ! […] On est sur une police qui fait peur, une police martiale, une police de la répression. On n’est absolument pas dans la prévention ou dans l’accompagnement. »Retour ligne automatique


21. Le 29 mars, on compte 2 606 morts du Covid-19 en France, 40174 contaminés, 19 311 hospitalisés, 4592 en réanimation. Des prévisions (alarmistes ?) parlent de dizaines de milliers de morts à prévoir.Retour ligne automatique


22. Le 29 mars, la Chine annonce la fin de l’épidémie sur son territoire. Elle déplore 3.300 décès dus au Covid-19 (pour 1,4 milliards d’habitants).Retour ligne automatique


23. Le 29 mars, 5,5 millions de masques (sur le milliard commandé par la France) sont arrivés à Roissy en provenance de Chine. Un pont aérien a été mis en place. Il y aura 56 rotations étalées sur 14 semaines.Retour ligne automatique


24. Le 24 mars, l’hôpital militaire (30 lits sous des tentes kaki), construit (édifié) « en un temps record » (3 jours) sur le parking de l’hôpital civil de Mulhouse a accueilli son premier patient atteint du Covid-19.Retour ligne automatique


25. Le 1er avril, le gouvernement démissionne, Macron aussi. Sur plaintes d’organismes humanitaires et de familles de victimes, des procès sont ouverts contre les coupables de pareilles impérities. 

 

26. Le 29 mars, on compte 2 606 morts du Covid-19 en France, 40174 contaminés, 19 311 hospitalisés, 4592 en réanimation. Des prévisions (alarmistes ?) parlent de dizaines de milliers de morts à prévoir.


27. Le 29 mars, la Chine annonce la fin de l’épidémie sur son territoire. Elle déplore 3.300 décès dus au Covid-19 (pour 1,4 milliards d’habitants).


28. Le 29 mars, 5,5 millions de masques (sur le milliard commandé par la France) sont arrivés à Roissy en provenance de Chine. Un pont aérien a été mis en place. Il y aura 56 rotations étalées sur 14 semaines.


29. Le 30 mars, les médias se déchaînent contre cette opération de propagande des Chinois qui redorent leur blason, ont triché sur le nombre de leurs morts et nous envoient des matériels défectueux.


30. Le 1er avril, le gouvernement démissionne, Macron aussi. Sur plaintes d’organismes humanitaires, de centaines de médecins et de familles de victimes, des procès sont ouverts contre les coupables de pareilles impérities.

 Mais là, avec ce point 30, je vous fais un POISSON D’AVRIL !

 

Maxime VivasRetour ligne automatique
Recensement plus que probablement lacunaire.

 

Coronavirus : un éphéméride
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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 10:23
Si l’un d’entre vous tombe malade, vous pouvez appeler votre généraliste s’il pratique la télé médecine ou m’appeler pour des consultations à distance. Je déconseille de faire venir un médecin à domicile, beaucoup sont déjà contaminés sans le savoir.
 
En dehors de symptômes divers, la toux est sèche, ressemblant à une toux de coqueluche. Le malade infecté peut présenter au début une perte d’odorat et de goût. 
 
À quel moment appeler le 15? 
Lorsqu’une difficulté à respirer, un manque de souffle,  apparaît. 
 
Quelles mesures prendre quand on vit avec un malade infecté?
1• L’ISOLER dans le poulailler au fond du jardin....dans une chambre la plus éloignée possible. 
 
Le malade ne se lèvera que pour aller aux toilettes et à la salle de bains ( le moins souvent). 
 
Ses repas seront déposés devant la porte de sa chambre. Il doit beaucoup s’hydrater car en cas d’aggravation son rein peut souffrir à son tour. 
 
Il portera un masque FFP2 en récupérant le plateau ou en sortant de sa chambre pour aller aux WC. Le masque, à changer toutes les 4 h s’il tousse beaucoup, peut être accroché à une poignée de fenêtre dans sa chambre et réutilisé jusqu’à 4 h voire 6 h s’il tousse peu.
 
Il prendra sa température matin et soir.
 
Le conjoint soignant portera un masque chirurgical, des gants, une charlotte, des protèges chaussures et une blouse s’il doit entrer dans la chambre, en respectant la distance de sécurité d’1 mètre 50 ( 1 m ce n’est pas suffisant).
Si le conjoint commence à se sentir malade il doit porter un masque FFP2. 
 
Après s’être occupé du malade, le soignant jettera ses protections (charlotte, blouse, protèges chaussures) dans un sac poubelle destiné à cet effet en CONSERVANT ses gants. Il savonnera ses gants avant de les retirer. Puis il se savonnera les mains et les lunettes. (La technique pour retirer des gants pollués sans se contaminer les mains est un peu compliquée, c’est pourquoi il vaut mieux savonner les gants avant de les retirer).
 
2- S’il n’y a qu’une salle de bain et un WC dans le logement, le malade doit passer la Javel dans la sdb et les WC après chaque usage sans oublier les boutons de portes et les interrupteurs.
 
3- Je recommande de faire le vide dans les WC en ne gardant que le PH et le pulvérisateur d’eau de Javel et un chiffon. 
 
4-De faire le vide dans la SDB en ne gardant qu’un savon facile à rincer. La baignoire et le robinet seront plus faciles à passer à la Javel que si des tas de flacons l’encombrent. Ne pas oublier que le malade sera TRÈS fatigué. 
 
Se laver à la main. Éviter les gants de toilettes bouillons de culture.
 
Prévoir dans la sdb une pile de sacs poubelles pour que le malade y dépose sa serviette après chaque usage.  Il rangera sa brosse et son verre à dents à part. Il aura sa brosse à cheveux personnelle.
 
5- Le linge du malade sera lavé à 60• et séché à la température maximum.
 
5- Dans la cuisine, le soignant doit passer toutes les surfaces à la Javel et savonner la vaisselle du malade à part.
 
6-Installer des pulvérisateurs de Javel dans chaque pièce, des Kleenex et de la solution hydroalcoolique (SHA), notamment dans la chambre du malade pour y recourir en cas de doute sur un mauvais geste.
 
6- Le malade prendra soin d’entretenir sa tablette, son ordinateur et son IPhone.
 
ET ENFIN AÈRER AÈRER LA CHAMBRE DU MALADE ET LE RESTE DE LA MAISON, MAIS SURTOUT LA CHAMBRE DU MALADE, AFIN DE RÉDUIRE LA CHARGE VIRALE DE L’AIR QUE VOUS RESPIREZ.
 
Une goutte (un postillon) du malade est 1000 fois plus chargé  en Covid qu’un postillon de grippe! 
 
7- Les gants utilisés lors des courses sont faussement protecteurs car ils se contaminent au contact des fruits et produits alimentaires, puis ils nous contaminent quand on se porte la main gantée au visage, de même qu’on se contamine les doigts et les poignets en les retirant. Il faut les savonner soigneusement avant de les enlever. 
 
Et il faut savonner ses clefs et sa carte bancaire. 
 
Corona : conseils d'un médecin
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10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 06:14

 

Cette Dominique (ce week end, comme on voudra), à l'occasion d'une manifestation sportive organisée par Lyon Natation, j'ai tenu la buvette pendant deux jours (il va sans dire que je n'ai servi ni consommé le moindre alcool).

 

Avec des pauses, sans aucune tension particulière, des discussions pleines de poilades avec des parents de nageurs, des officiels et des entraîneurs. Bref, j'ai pu me rendre utile de manière bénévole et conviviale.

 

Á la fin de la rencontre, j'étais laminé. Et j'ai dormi 10 heures comme un loir. Aujourd'hui, à part écrire, faire les courses et à manger, je mets la pédale très douce.

 

Il existe des pays riches – sans parler des pays pauvres – où l'on a déjà repoussé l'âge de la retraite à 70 ans. Mais où des vieux doivent travailler jusqu'à 75, 78, 80 ans. Pas les États-Unis, quoi que l'on puisse en penser...

 

J'ai 72 ans. Je suis en bonne santé. j'ai vu mon médecin généraliste une fois en 1 ans et demi. Je ne suis aucun traitement médical régulier. Je sais bien que, comme disait Keynes, la seule chose dont on est certain en matière économique, c'est que nous allons tous mourir. Mais pour l'instant, pour moi, tout baigne.

 

Tout baigne parce que j'ai une bonne constitution, même si j'ai eu quelques ennuis de santé sérieux il y a 25 ans, et parce que j'ai eu la possibilité – légale à l'époque – de prendre la retraite à 60 ans après 40 annuités de bons et loyaux services.

 

Pour la 258ème fois, je le répète : il ne faut rien lâcher sur les retraites parce qu'elles sont nos vies et que nos vies nous appartiennent. Elles n'appartiennent pas aux fonds de pension suédois ou zuniens. Elles n'appartiennent pas aux châtelains raclures du type Fillon qui veulent nous éliminer avant l'heure.

 

Courage, les gens, les jeunes surtout ! De grâce, ne tenez surtout pas de raisonnement du type : “ Moi, de toute façon, la retraite, je n'en verrai pas la couleur ”. Les raclures n'attendent que cela : que vous fassiez une bonne part de leur travail.

 

Pour nous débarrasser des vieux, repoussons l'âge de la retraite !
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18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 06:19

 

Je l’ai déjà écrit : à Auch, il est des rues ne présentant aucun danger mais où la vitesse est limitée à 30 km/h et où les amortisseurs des voitures souffrent sur des ralentisseurs très ventrus qui ne servent à rien. Pendant ce temps, il est possible de rouler à 50km/h dans des petites rues dangereuses et sinueuses, avec peu de visibilité.

 

La municipalité d’Auch a entrepris de mater les automobilistes qui, nombreux, 10 000 quotidiennement, ont le front de rouler rue de Metz. Les mater de jour comme de nuit. Quand on connaît Auch depuis plusieurs dizaines d’années, ce qui est mon cas, on cherche en vain à ses pénétrer du fait que la rue en question serait – comme disent désormais les technocrates – accidentogène. Je propose ici deux clichés pris, avant le prurit de la municipalité, par Google.

 

Le rayon de la mort-qui-tue le plus con de la terre est à Auch
Le rayon de la mort-qui-tue le plus con de la terre est à Auch

 

Les ralentisseurs et la limitation à trente à l’heure ne suffisaient pas. Quand on est de « gauche » et moderne, on introduit le rayon de la mort-qui-tue. Ça ne sert à rien, ça coûte un bras mais ça fait joli, surtout la nuit.

Le rayon de la mort-qui-tue le plus con de la terre est à Auch
Le rayon de la mort-qui-tue le plus con de la terre est à Auch
Le rayon de la mort-qui-tue le plus con de la terre est à Auch
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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 05:52

Ci-dessous un extrait d'un article bouleversant de Paris Match sur la mort de Lou, une fillette de 11 ans,  d'une péritonite et d'une gangrène dans les mains de médecins

- incompétents ?

- débordés ?

- je-m'en-foutistes ?

- les trois à la fois ?

 

Après quatre jours de souffrance horribles. En décembre 2019. On peut dire sans exagération que cette malheureuse enfant symbolise à elle seule l'effondrement de notre système hospitalier.

 


Paris Match. En décembre dernier, vous avez emmené votre fille aux urgences de l'hôpital Necker. A deux reprises, les médecins vous ont renvoyées chez vous, alors que votre fille souffrait terriblement. Racontez-nous…

 

StéphanieLe samedi 8 décembre, nous sommes arrivées à Necker sur le conseil de SOS médecins. Lou avait des douleurs abdominales intenses, des vomissements, et un peu de fièvre depuis la veille. Le médecin qui l'a examinée nous a dit d'aller aux urgences pour faire une imagerie de l'abdomen. Il suspectait une colique néphrétique. Une fois sur place, nous avons passé cinq heures en salle d'attente. Je voyais des enfants arrivés après nous, qui étaient reçus en consultation. Dans la salle d'attente, je sentais le regard des gens qui avaient de la peine pour Lou, pliée en deux de douleur. Quand le médecin nous as enfin reçues, il a procédé à un simple examen clinique, mais n'a pas fait d'imagerie. "Le ventre est souple", m'a-t-il dit. J'ai insisté pour qu'on lui fasse une échographie car ma fille souffrait. On m'a répondu : "Madame, c'est une angine, rentrez chez vous." Je suis repartie avec une prescription pour son angine et du paracétamol. Le dimanche matin, après une sale nuit, nous sommes retournés aux urgences car Lou souffrait toujours. Nous avons encore attendu plus de 4 heures. Ma fille avait les extrémités froides et était épuisée par la douleur. Après quelques examens (radiographie du thorax, échographie de l'abdomen, analyses d'urine), l'échographiste m'a dit: "Il y a quelque chose qui bloque." Nous avons été renvoyées chez nous. "Vous lui faites un lavement. Si ça ne va pas, vous revenez." J'ai dû insister pour que cet acte soit fait sur place par une infirmière.

 

(...)

 

Elle a été prise en charge bien trop tard. Une partie de son intestin grêle était gangrenée. Après l'opération, ils l'ont mise en sédation profonde et lui ont laissé le ventre ouvert. Ils sont intervenus à plusieurs reprises par la suite pour ôter les parties nécrosées. D'un côté, ça nous donnait un peu d'espoir, mais de l'autre, la communication était toujours très confuse. Certains nous demandaient de réfléchir au fait que Lou ne pourrait s'alimenter que par poche externe, si on devait lui enlever tout l'intestin grêle. D'autres nous laissaient l'espoir qu'elle guérisse. Comme le service de réanimation n'a pas de scanner mobile, on n'a jamais pu vérifier ce qui dégradait le poumon de Lou, et lui provoquait des détresses respiratoires. Je me suis demandé pourquoi ils étaient allés jusqu'au bout du protocole alors que ma fille était a priori déjà en septicémie en arrivant. Le dernier soir, un médecin réanimateur, particulièrement humain et gentil, nous a clairement expliqué la situation pour la première fois, et j'ai compris que c'était fichu. J'ai alors parlé à ma fille. Je suis allée lui dire à l'oreille que je l'aimais et qu'elle pouvait décider de partir si elle voulait. Deux heures plus tard, elle est morte dans les bras de son père, sans aucun symptôme de détresse respiratoire. Son cœur a simplement ralenti. Il a collé son visage près du sien et a senti une vague d'amour le traverser. Le cœur de Lou a cessé de battre. "Elle est partie en paix."

 

La mort de Lou

 

 

Je suis absent deux jours mais le blog continue tout seul !

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 06:16

Le fonctionnement de la mémoire est bien étrange. L’autre jour, ma télé était allumée mais je ne la regardais pas. Je vaquais. Soudain, j’entendis le mot, le nom “ Vincendon ”. Immédiatement, remonta à la surface le souvenir d’une tragédie vieille de 64 ans qui tint la France en haleine pendant deux semaines durant les fêtes de Noël. Si l’on m’avait demandé le nom des deux victimes de cette tragédie, j’aurais été incapable de les donner. Mais dès lors qu’on me fournissait l’un de ces deux noms, tout me revint en mémoire.

 

Jean Vincendon et François Henry, jeunes alpinistes confirmés, avaient décidé de réveillonner au sommet du Mont-Blanc. Ils partirent le 22 décembre 1956 par la voie de l’éperon de la Brenva. Mais pris par une tempête terrible et sous des températures de moins trente à moins quarante degrés, ils furent bloqués sur un plateau proche du refuge Vallot.

 

Sous des températures sibériennes, ils furent coincés sur un plateau relativement proche du refuge Vallot. Ils mourront après dix jours de froid et d’épuisement, leur progression étant suivie à la jumelle depuis la vallée.

 

Le 24 décembre, jugeant les conditions météorologiques trop dangereuses, ils redescendent vers Chamonix. Ils croisent une cordée italienne menée par le célèbre guide Walter Bonatti. Cette rencontre les remotive et ils passent la nuit de Noël avec Bonatti et son client dans le refuge de la Fourche.

 

Le 25 décembre, les deux cordées se séparent, Bonatti prenant la voie de la Poire, Vincendon et Henri s’engageant dans la Brenva. Estimant les conditions d’ascension trop dures, Bonatti décide de redescendre. Vincendon et Henry sont alors nettement en dessous de lui. Leur progression est très lente. Les deux cordées poursuivent la montée indépendamment et passent la nuit dans un bivouac de fortune.

 

Le 26 décembre, les conditions météorologiques sont toujours exécrables. Bonatti et son client arrivent au refuge Vallot tandis que Vincendon et Henry, épuisés, décident de redescendre à Chamonix par la Combe Maudite. Dans la vallée, alors qu’on est sans nouvelle depuis cinq jours, l’alerte est donnée.

 

Le 27 décembre, un hélicoptère décolle pour une reconnaissance mais ne repère pas les deux étudiants.

 

Le 28 décembre, ils sont enfin situés et on leur largue des vivres et des couvertures.

 

Les 29 et 30 décembre, les conditions météo ne permettent pas le sauvetage des deux alpinistes.

 

Le 31 décembre, une cordée sous la conduite de Lionel Terray prend la direction des Grands Mulets. On envisage de déposer des secouristes au sommet du Dôme du Goûter avec, par ailleurs, l’atterrissage d’un hélicoptère sur le Grand Plateau. Dans l’engin, se trouve Honoré Bonnet, le futur entraîneur des JO mythiques de 1966 où la France avait tout raflé. L’hélicoptère s’écrase. Par miracle, les quatre occupants sont indemnes. Vincendon et Henry étant intransportables, les sauveteurs les placent à l’intérieur de la carlingue de l’hélicoptère. Ils prennent cette photo qui fera le tour du monde. 

 

Ma mémoire et une tragédie nationale dans le massif du Mont-Blanc

 

Ce cliché est trompeur. Vincendon semble sourire mais il n’offre qu’un rictus gelé. Sur la gauche, Henry présente un profil déjà nécrosé.

 

Les sauveteurs décident de remonter les pilotes au refuge Vallot et de redescendre ensuite chercher les deux étudiants.

 

Mardi 1er janvier, Lionel Terray redescend par sécurité.

 

Mercredi 2 janvier, les opérations de sauvetage sont arrêtés, les conditions étant trop périlleuses.

 

Jeudi 3 janvier, deux hélicoptères (dont une Alouette que l’armée avait enfin daigné détacher d’Algérie) se posent près de l’observatoire Vallot et évacuent les secouristes et pilotes. Ils survolent la carlingue où se trouvent Vincendon et Henry mais ne perçoivent aucun signe de vie. Le père de François Henry donne son accord pour qu’il soit mis un terme aux opérations de secours.


 

 

Ma mémoire et une tragédie nationale dans le massif du Mont-Blanc

 

Jusqu’au 20 mars 1957, la carlingue devint le tombeau des deux jeunes alpinistes. Lorsqu’une expédition put atteindre les corps, les sauveteurs estimèrent qu’à sa position Henry était sûrement encore vivant le 3 janvier lors du dernier survol de l’Alouette : il avait probablement tenté de sortir de la carlingue.

 

Une intense polémique suivit ce drame. Il fut reproché à la Compagnie des Guides de ne pas avoir réagi plus rapidement et à l’Armée de ne pas avoir libéré une Alouette plus tôt. On était en pleine guerre d’Algérie et la priorité était donnée à la lutte contre le FLN. De fait, l’Armée ne débloqua des Alouettes que quand il s’agit de secourir les sauveteurs naufragés.

 

Suite à cette tragédie, il fut décidé de créer un peloton de gendarmerie de haute montagne.

 

Me revinrent également en mémoire les propos d’un journaliste de Radio Luxembourg qui, après l’annonce du décès des deux jeunes alpinistes, se répandit pendant au moins cinq minutes en imprécations haineuses contre les deux hommes qui s’étaient embarqués dans une aventure à ses yeux complètement folle (la première ascension hivernale du Mont-Blanc avait été réalisée par l’anglaise Isabella Straton et deux guides en 1876 !), avaient risqué la vie de secouristes et avaient coûté beaucoup d’argents aux contribuables. Radio Luxembourg était déjà une station bien-pensante et bien poujadiste.

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 06:02

Mon ami Patrick, spécialiste de vieil-anglais, a l'ouïe fine quand ils s'agit de repérer les erreurs des Français lorsqu'ils veulent bien parler. Forcément, ils en rajoutent. Par hyper-correction, par “ je vais vous en mettre plein la vue ”.

 

Le problème de la question du …

Il y a le problème de la question du terrorisme.

Ce joueur s’est auto-exclu de lui-même (et à l’insu de son plein gré !).

Ils s’entretuent les uns les autres.

On s’entraide entre nous.

Je m’autocontrains.

Ça nous oblige à être autocentré sur soi-même.

On est solidaires les uns avec les autres.

On concourt les uns les autres à s’enrichir mutuellement.

Les gens doivent se téléphoner les uns les autres.

Le covoiturage les uns avec les autres.

Les journalistes qui font des enquêtes d’investigation.

Ils peuvent faire ces manœuvres parce qu’ils sont en capacité de le faire.

…avoir la volonté de vouloir réformer…

Les œufs qu’on consomme tous les jours quotidiennement.

Elle s’est autorisée elle-même à devenir…

Il faut assembler les deux éléments ensemble.

Elles ont cohabité ensemble.

Ils doivent coopérer ensemble.

Les institutions coopèrent pour travailler ensemble.

Ils doivent partager ensemble.

Au jour d’aujourd’hui.

Attendre que la dénucléarisation soit effectivement effective.

Il n’y a pas de preuve probante.

L’environnement qui nous entoure.

Avec ce type de mode opératoire.

L’action, elle se poursuit et elle continue.

Ce sont des effets qui sont durables dans le temps.

… des phénomènes qui vont durer dans le temps.

Les xxx perdurent dans le temps.

Dans ce livre je fais un constat factuel.

Il faut voir le xxx de visu.

La logorrhée verbale.

La didactique de l’enseignement des évènements.

Un bonus supplémentaire.

Il y a en plus quelque chose de supplémentaire. (cela me rappelle que la liste des prestations de mon ancien coiffeur portait cette mention finale : Supplément en sus : 5 francs).

La décision est la décision qui a été prise.

Ces enfants sont l’avenir de demain (et pourquoi pas l’avenir du futur ?).

Cette joueuse, c’est l’avenir de demain.

Cela requiert un minimum de xxx a minima.

Le bio a des vertus qui sont bonnes (doit-on en conclure que le non-bio a des défauts qui sont mauvais!!).

Des archives inédites et qui n’ont jamais été publiées.

Les écarts continuent de subsister.

Les engagements auxquels il s’est engagé.

…remonter à contre-courant le cours de l’Amazone.

Il n’y a pas de logements disponibles proches à proximité de l’entreprise.

Il a été élu pour un quinquennat de cinq ans.

Si ça devait se répéter ou devenir quelque chose de récurrent…

Cette hypothèse est hypothétique.

on a des vieilles personnes âgées…

à propos de la menstruation : chacun et chacune doit trouver la solution qui lui convient (vive l’inclusivité !!).

Nous devons être traités sur un même pied d’égalité.

On me demande si je veux faire du one-man show tout seul.

 

 

Ci-dessous : Patrick initiait Raphaëlle et Rébecca à des jeux interdits il y a une dizaine d'années. Il est leur tonton de cœur. Elles l'appellent “ Tonton Patoune ”. Si, si !

Le linguiste Patrick G. à l'écoute des Français
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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 06:22

 

 

Ce document est terrifiant. L’action aurait pu être filmée dans le Chili de Pinochet ou dans le Pays basque de Franco. Il est passé en boucle sur des centaines de supports (pas dans le JT de la servante du Palais Lacarrau). Il faut se le remettre en mémoire et ne jamais l’oublier.

 

Á gauche de l’image, une cohorte de flics dont – on le verra – certains ne portant aucun signe distinctif, ne sont pas identifiables. Un peu comme au temps des polices parallèles dans la Pologne communiste. Á droite, à au moins cinquante mètres un groupe de manifestants qui marchent dans la même direction que les flics, sans avoir nullement envie de les affronter. Les manifestants, sans aucune arme (pas même la canne du grand-père), contrairement aux brutes policières surarmées, ne représentent aucun danger.

 

Soudain, j’imagine sans qu’un ordre lui ait été donné, un nervi obéit à une pulsion d’animal sauvage (pardon, les animaux sauvages) et décide d’aller casser du manifestant. Il attaque une jeune femme de dos (un jour ses enfants connaîtront sa lâcheté, si ce n’est déjà fait) et lui flanque un très violent coup de matraque sur la tête. La personne s’effondre.

 

Dans ce type de situation, le devoir des autres flics est de porter secours à la personne blessée. Pas sous le régime du banquier éborgneur et du client des tripots du sud-est de la France. Les flics enjambent la personne et continuent leur sale besogne. Ils sont alors aidés par des supplétifs sans uniforme et sans le RIO qui permet d’identifier leur appartenance à la police. La personne blessée est secourue par des manifestants.

 

Par miracle, une enquête aura lieu. Mais la Justice donnera raison au flic violenteur, précisant même que le lâche avait été « contraint de charger ».

 

Apparemment, il n’y a pas eu de suite médicale pour cette pauvre femme.

 

Apparemment, car cet épisode et bien d’autres du même type m’ont rappelé un souvenir d’enfance. J’avais huit ans. Un de mes meilleurs camarades de classe était en promenade avec ses parents dans une 2 CV toute neuve. En ville, à 30 à l’heure, son père voit avec une fraction de seconde de retard que la voiture les précédant vient de freiner brutalement. Un choc s’ensuit. Pas bien méchant. L’avant de la voiture en a pris un coup, mais personne n’est blessé.

 

Deux mois plus tard, mon camarade s’endort pour un coma de six semaines. Il meurt sans avoir repris connaissance. Sa tête avait heurté la barre de fer de la banquette avant. On l’avait plaisanté sur sa grosse bosse au front…

 

 

Police et Justice aux ordres, plus un souvenir d’enfance
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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 06:23

 

Il y a quelques semaines, je me suis promené trois heures à Paris, du côté de Nation/Daumesnil, un quartier que je n’avais pas revu depuis une cinquantaine d’années.

 

Première surprise : la circulation automobile était à peine plus dense que ce qu’elle était il y a un demi siècle.

 

Deuxième surprise : l’air était moins pollué qu’à Lyon, ce qui, en soi, n’est pas un exploit.

 

Troisième surprise : sur les trottoirs, je n’ai pas croisé une seule trottinette électrique.

 

Á Lyon, le pouvoirs publics (municipalité et police) ont laissé les usagers des trottinettes électriques (sans parler des cyclistes, voire des motocycliste) dicter leur loi. C’est aux piétons, à qui, normalement, les trottoirs sont réservés, d’être sur le qui-vive, de s’effacer, d’éviter des engins qui peuvent atteindre 30km/heure.

 

Récemment, une jeune femme m’est arrivée droit devant sur son engin de mort, à environ 15m/heure (la tolérance est de 6 km/h). Il était clair, dans son esprit de danger public, que je devais faire un pas de côté. Comme je restai sur ma ligne, je vis clairement dans son regard quelque chose comme : il va se bouger, ce vieux con ! Hé bien non, je restai droit dans mes bottes.

 

Au dernier moment, elle fit un léger écart. Trop tard : nos épaules se heurtèrent. Elle valdingua à trois mètres en se cognant à un lampadaire. Elle eut certainement très mal.

 

Alors elle m’engueula : « vous ne pouviez pas vous bouger ? », demanda-t-elle furibarde et livide.

 

« C’est simple », lui répondis-je. « Si vous voulez vraiment savoir qui était dans son droit, on appelle les flics. Entre une jeune femme qui roule illégalement, à grande vitesse, sur un trottoir et un vieux de 72 ans qui se promène tranquillement à pied, vous êtes mal barrée. »

 

La foldingue s’en alla, tout en me balançant : « la prochaine fois, faites attention. » Je n’eux pas le temps de l’informer que Sartre avait écrit des pages merveilleuses sur la mauvaise foi.

 

Pour l’instant, la municipalité lyonnaise donne la faveur aux trottinettistes. Le groupe de pression des loueurs est puissant. En bonne logique marxiste, ces loueurs ne seront bientôt plus que deux, puis un qui aura les faveurs du maire.

 

Pour l’instant, comme les utilisateurs savent qu’ils font la loi, ils abandonnent leurs engins au gré de leur fantaisie, ce qui complique encore plus la vie des piétons.

 

Dans sa grande bonté, le capitalisme nous a promis des relations apaisées dans les villes. My foot...

 

 

Lyon : l’impérialisme des trottinettes électriques

 

Les trottinettes électriques, hoverboard et autres engins de déplacement personnel motorisés sont considérés par le Code des Assurances (L211-1) comme des véhicules terrestres à moteur et le conducteur doit obligatoirement être assuré, au même titre qu’un conducteur de voiture ou de moto, c’est-à-dire au minimum en responsabilité civile (au tiers).

 

L’absence d’assurance est passible d’une amende de 3 750 €.

 

En agglomération Obligation de circuler sur les pistes et bandes cyclables lorsqu’elles existent. À défaut, possibilité de rouler dans des rues où la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 50 km/h. Interdiction de rouler sur les trottoirs.

 

Hors agglomération : Sauf autorisation explicite, interdiction de circuler sur la chaussée. Seules les voies vertes et pistes cyclables sont autorisées.

 

L’équipement obligatoire : un éclairage avant et arrière, un frein, un avertisseur sonore, des dispositifs rétro-réfléchissants. La nuit ou quand la luminosité est faible, port obligatoire d’un vêtement ou équipement rétro-réfléchissant. Interdiction de porter des écouteurs ou un casque audio.

 

Même si le port du casque n’est pas obligatoire, il est chaudement recommandé, tout comme l’usage de gants.

 

La vitesse est limitée à 25 km/h (1.500 € d’amende si ce n’est pas le cas).

 

Les enfants de moins de 12 ans n’ont pas le droit de conduire ces nouveaux véhicules.

 

RIEN DE TOUT CELA N'EST RESPECTÉ Á LYON.

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