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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 05:43
Impérialisme et pragmatisme britanniques

 

 

1903. Année de naissance de George Orwell. Dans la perle des colonies de l'empire britannique (où Orwell est né), une vieille femme véhicule un commerçant anglais.

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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 05:48

Mes poumons de récent septuagénaire en savent quelque chose. Et même quand il m'arrive de pédaler une heure dans le célèbre Parc de la Tête d'or, situé dans le quartier le plus bourgeois de Lyon, censément poumon de la grande ville, je le ressens encore.

 

Le magazine « Bonheur et santé » publie un classement des dix villes les plus polluées en 2018 : Le secteur de Lyon/Villeurbanne arrive en tête.

Le classement élaboré par le magazine Bonheur et Santé précise les types de pollutions et prend en compte la qualité de l’air, de l’eau et des sols. Ainsi Lyon Villeurbanne (Rhône) arrive en tête du classement, en grande partie à cause de la pollution de ses sols. Bonheur et Santé  compte 2 millions de m² de friches industrielles contaminées au plomb, au chrome ou aux hydrocarbures : « on dénombre 66 sites classés pollués dont certains dangereux », est-il précisé. Par ailleurs, Lyon est l’une des villes françaises où les seuils de particules fines sont les plus élevés. « Elle a connu plusieurs épisodes de pics de pollution en 2017 malgré certaines mesures. Par endroit, on retrouve également des traces d’arsenic et de fort taux de nitrates dans l’eau », indique Bonheur et Santé. La ville de Villeurbanne, dans la métropole lyonnaise, est également pointée du doigt pour atteindre « des seuils critiques en ce qui concerne les taux de dioxyde d’azote et de particules PM10 ».

Paris est la ville la plus polluée en matière de qualité de l’air

Vient ensuite Marseille (Bouches-du-Rhône), avec 50 sites classés sensibles et 2 sites classés dangereux en cas d’accident. «  Marseille, en plus d’une pollution classique liée au transport routier, connaît de forts taux de pollution liés au transport maritime, sans compter les incidents liés aux carburants », précise le dossier. La cité phocéenne enregistre ainsi le plus fort taux de particules fines dans l’air. En cause notamment : la faible offre de transports en communs propres (une seule ligne de bus électrique), et l’absence de mesures incitatives en cas de pics de pollution. Paris arrive en troisième positions de ce classement avec une concentration de 35 µg/m³ de PM10enregistrée en 2015, alors que le seuil réglementaire français s’élève à 20 µg/m³. « La plus récente étude de l’OMS la classe première ville française polluée en matière de qualité de l’air, et 17e ville à l’échelle du monde », précise Bonheur et Santé.

La capitale française est suivie par la ville de Roubaix (Nord) dans ce classement, avec 38 sites contaminés au plomb et aux hydrocarbures et un taux de particules fines au-dessus des normes. En cinquième position se situe Strasbourg (Bas-Rhin) avec 40 sites pollués. Viennent ensuite Lille (Nord), Nice (Alpes Maritimes), Grenoble (Isère), Reims (Marne) et Le Havre (Normandie).

A noter que la ville de Pantin (Seine-Saint-Denis) enregistre un record de concentration de particules fines dans l’air, avec 36 µg/m³.

Le magazine cite néanmoins cinq villes ayant de faibles taux de pollution : à savoir, Vannes, Limoges, Brest, Pau et Perpignan.

 

Source

Lyon : la ville la plus polluée de France
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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 05:39
Pour votre sécurité, les petits moutons !
Pour votre sécurité, les petits moutons !
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Pour votre sécurité, les petits moutons !
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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 06:05

Un témoignage d'organisateur de randos en région parisienne :

 

Je me suis rendu ce matin à la gare du Nord pour acheter par anticipation mon billet de train pour Orry la Ville. Grand bien m'en a pris car dans le genre galère et ubuesque, ce n'est pas mal !

 

Pour faire court et simple, bien qu'Orry la Ville soit accessible par le RER D, la ville est en tarification grande ligne, donc on oublie le pass Navigo. Il faut donc un billet grande ligne, disponible notamment en billeterie automatique, mais qui, par définition, ne donne pas accès au réseau RER. Cherchez l'erreur.

 

Après renseignement pris auprès d'un agent SNCF, il faut effectivement, en sus du billet, se rendre aux guichets, en surface, pour demander une contremarque qui, elle, permet d'accéder au RER... (la contremarque n'est pas disponible en billèterie automatique). Vous me suivez toujours ?

 

Oui mais actuellement, en raison de travaux et de sur-fréquentation estivale de la gare, les quelques guichets en surface sont pris d'assaut. Il y avait ce matin un délai d'attente d'environ 45 minutes.

 

Bref, on oublie Orry la Ville que l'on devait rejoindre demain et que l'on reprogrammera ultérieurement mais en organisant un covoiturage.

Donc, demain, chamgement de programme : je vous propose un autre circuit que nous avons délaisé depuis 2 ans : St Sulpice de Favières. L'itinéraire permet de découvrir cette superbe église des XIII et XIV siècles ainsi que le château de Segrez (du XVIII). Cette balade de 15 kms part de de la gare RER de Lardy et se termine à celle de Breuillet.

 

RDV à la gare d'Austerlitz pour emprunter le RER C (ELBA) de 9 H 02 qui nous amènera en gare de Lardy à 9 H 46. On se retrouve juste avant les guichets donnant accès aux voies de départ.

 

Désolé pour ce changement de programme de dernière minute.

 

Excellent weekend à toutes et tous,

 

M.

Pas facile de randonner quand c'est la saison...
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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 06:32
 
 
Je ne suis pas nutritionniste. J'avoue que j'avance empiriquement dans ce domaine pour me protéger, et surtout protéger mes enfants, contre les offensives désastreuses des industriels de la malbouffe.
Ici, un article de Pierre Bazin du site Resistance Inventerre .
 
C’est malheureux, mais les recommandations des nutritionnistes « officiels » sont souvent à mille lieues des enseignements de la science et du bon sens. Pourquoi ? Parce que l’alimentation est au cœur d’intérêts politiques, industriels et financiers puissants ! Voyez plutôt les 8 énormes mensonges qu’on entend quotidiennement dans les grands médias… et qui nuisent gravement à votre santé. 
Mensonge n°1 : Buvez un bon jus d’orange le matin !
La plupart des gens s’imaginent que les jus de fruit sont bons pour la santé. Et le très officiel Programme National Nutrition Santé (PNNS) les conforte dans cette erreur. Pour ces « experts », un verre de jus « compte » comme une portion de fruit. Ce n’est pas seulement faux: c’est dangereux. Car un verre de jus d’orange contient autant de sucre qu’un Coca Cola, avec les mêmes effets désastreux sur votre santé.
Pour les chercheurs de l’Université de Harvard, les boissons sucrées (sodas ET jus de fruits) sont responsables de 133 000 décès par diabète, 44 000 décès par maladie cardio-vasculaire et 6 000 décès par cancer [1]. Car le sucre est l’ennemi numéro 1 de votre santé. Les Français consomment 17 fois plus de sucre aujourd’hui qu’au 19ème siècle. Et comme par hasard, cette nouveauté a coïncidé un peu partout avec une augmentation vertigineuse de l’obésité, du diabète et de la quasi-totalité des maladies modernes.
Le pire est le fructose ajouté, que l’on trouve dans les pâtisseries mais aussi la plupart des produits industriels, sous forme de « sirop de maïs » ou « sirop de fructose-glucose ». Quant au sucre de table, composé à 50 % de fructose et à 50 % de glucose, il faut savoir qu’il est la nourriture privilégiée des… cellules cancéreuses ! Plus vous consommez de sucre, plus vous risquez de déclencher un cancer… et de l’alimenter.

Voilà pourquoi il est si important de réduire au maximum sa consommation de sucre, y compris celui des jus de fruits, même s’ils ont été soigneusement pressés par vos soins. Et ne croyez surtout pas que manger un fruit entier équivaut à boire du jus de fruit. D’abord parce que le jus empêche de vous rendre compte de la quantité de sucre que vous avalez. Saviez-vous qu’un seul verre de jus contenait le sucre de deux oranges ? Et que pour produire 1 seul litre de jus, il faut 2 à 3 kilos d’orange ?
Et surtout, les fibres du fruit ont l’avantage de « ralentir » le passage du sucre dans le sang. Lorsque le fruit est réduit en jus, sans les fibres, il augmente brutalement votre taux de sucre sanguin et force votre pancréas à injecter une dose massive d’insuline pour rétablir la situation.
Résultat : au bout de deux heures, c’est l’hypoglycémie. C’est la fameuse fringale de 10-11h, après un petit-déjeuner sucré. Au bout de quelques mois, c’est la prise de poids… Et au bout de quelques années, c’est l’ensemble de vos cellules que vous endommagez. Voilà l’effet que les sucres « rapides » produisent sur votre organisme… Et le pain n’y fait pas exception :
Mensonge n°2 : Le pain complet est la base d’une alimentation santé
Ah, le pain complet, les céréales complètes, voilà qui sonne « sain », n’est-ce pas ? Malheureusement, les choses ne sont pas si simples. Les nutritionnistes recommandent le pain complet car il contient une dose correcte de fibres et des vitamines (contrairement au pain blanc, très pauvre nutritionnellement).
Mais c’est loin d’être un aliment irréprochable. Le pain complet contient beaucoup de gluten, de sel et de pesticides (lorsqu’il n’est pas bio). Et contrairement à ce qu’on croit trop souvent, c’est un « sucre rapide ». On le sait grâce à la mesure de son « index glycémique », qui reflète la rapidité avec laquelle les aliments augmentent votre taux de sucre sanguin. Eh bien l’indice glycémique du pain (blanc ou complet) est très élevé (71), et même légèrement supérieur à celui du sucre de table (67) [2] !
Lorsque vous mangez du pain, votre taux de sucre dans votre sang augmente brutalement, et comme on l’a vu avec le jus d’orange, cela finit par dérégler votre appétit, favoriser le surpoids et accélérer le vieillissement de vos cellules. Choisir des aliments à indice glycémique bas est donc un des gestes les plus importants que vous pouvez faire pour votre santé… et votre tour de taille.
Si vous tenez à votre pain quotidien, préférez le pain complet au levain (bio), qui a l’avantage d’avoir un indice glycémique un peu plus bas. Mais ne croyez surtout pas que le pain complet, ou les céréales complètes en général, sont des aliments indispensables à une alimentation « santé ». Vous trouverez davantage de bonnes fibres et de vitamines dans les légumes.
Quelques précision fournies par une correspondante : Le blé complet est très indigeste et n’est pas préférable au farines blanches. L’idéal serait de consommer des farines semi complètes en ce qui concerne le blé et bio bien évidemment. Car en fait la farine complète contient le péricarpe qui est l’enveloppe externe du blé et qui va absorber les minéraux présents dans l’intestin. La farine semi complète elle en est débarrassée tout en contenant les autres enveloppes riches en fibres, nutriments, oligo-éléments.
De bonnes variétés de blés, non transformées et cultivées adéquatement ( sans apport azoté durant la croissance) permettent d’obtenir un blé qui contient un gluten bien plus digeste et bien moins nocif. Bref le gluten n’est pas mauvais en soit mais que c’est l’industrialisation faite autour du blé qui en à modifié la nature, le rendant nuisible à nos organismes.

Mensonge n°3 : Il faut manger « un peu de tout »

Combien de fois ai-je dû supporter cette vieille rengaine ? « Manger équilibré » ce serait tout simplement « manger un peu de tout ». Si l’on suit cette logique, cela voudrait dire qu’il faudrait manger « un peu de frites », « un peu de charcuterie », « un peu de viennoiseries industrielles », « un peu de pain blanc », « un peu d’huile de tournesol », « un peu de glace », boire « un peu de coca-cola ». Vous voyez le problème…
Manger « de tout » était un bon conseil quand toutes ces cochonneries n’existaient pas. Il était alors utile de varier les plaisirs au sein du cercle des aliments bons pour la santé (fruits, légumes, viandes, poissons, œufs, noix). Mais dans la jungle alimentaire que nous connaissons aujourd’hui, s’il y a une règle à suivre, c’est de manger le plus possible de bonnes choses, et le moins possible de mauvaises.
Manger « de tout » est d’autant plus inadapté qu’il existe des catégories d’aliments qui ne conviennent absolument pas à certaines personnes. Par exemple, les féculents sont bons pour les sportifs… mais désastreux pour les diabétiques. Le lait et le blé peuvent être consommés avec modération par ceux qui les tolèrent, mais doivent être évités à tout prix par ceux qui les digèrent mal. Ces derniers ne mangeront donc pas de « tout »… mais cela n’a aucune importance ! Car le lait ou les céréales ne contiennent aucun nutriment qu’on ne peut retrouver dans d’autres aliments (le brocoli contient plus de calcium que le lait)
Même les fruits peuvent être évités sans dommage pour la santé – du moment que vous consommez un maximum de légumes variés. Quant au régime végétarien, sans viande ni poisson, il est plus compliqué à équilibrer, mais pas impossible si vous avez une excellente connaissance de la nutrition !

Mensonge n° 4 : Surtout pas plus de trois œufs par semaine !

« Les œufs sont pleins de cholestérol ! Limitez-les au maximum, pour le bien de votre cœur et de vos artères ! » Et voilà comment un slogan sorti des années 1970 a privé inutilement des millions de personnes d’un des aliments les plus sains de la planète. Car cela fait maintenant des années qu’on le sait : le cholestérol contenu dans les aliments n’a aucune influence négative sur votre cholestérol.
La raison est simple : c’est le foie qui produit l’essentiel du cholestérol de votre organisme. Lorsque vous avalez du cholestérol contenu dans les aliments, le foie réduit d’autant sa propre « production ». C’est pourquoi vous pouvez avaler 3 œufs par jour sans que votre cholestérol (LDL) ne bouge d’un iota. Aucun risque, donc, pour votre cœur. Des études portant sur des centaines de milliers de personnes ont montré de façon répétée que ceux qui consomment beaucoup d’œufs n’ont pas plus de risque que les autres de développer une maladie cardiaque [3].
Face à cette avalanche de preuves, les autorités américaines ont fini par changer leur fusil d’épaule. Les nouvelles recommandations officielles, publiées en 2016, contiennent enfin, noir sur blanc, l’aveu qu’il est totalement inutile de réduire sa consommation d’aliments riches en cholestérol. Et cela tombe bien, car ce sont souvent des aliments extrêmement sains, comme les fruits de mer, le foie de veau (et autres abats) ou les sardines. Quant à l’oeuf, c’est un véritable « super-aliment » qui mériterait être consommé tous les jours.
Le blanc d’œuf est composé à 100 % d’excellentes protéines, idéales pour le petit-déjeuner. Et le jaune est rempli de vitamines (A, B2, B5, B6, B9, B12, D, E et K), d’anti-oxydants ainsi que de « choline », un nutriment rare qui protège votre mémoire. > D’ailleurs, saviez-vous à quoi la doyenne de l’humanité actuelle, l’italienne Emma Morano (116 ans !), attribue son incroyable longévité ? Aux trois œufs qu’elle mange tous les jours, depuis l’âge de vingt ans !

 

Mensonge n°5 : Remplacez le beurre par l’huile de tournesol
Priver les citoyens d’un « super-aliment » est dommage. Mais il est beaucoup, beaucoup plus grave de leur conseiller d’avaler un aliment toxique. C’est ce qui s’est produit dans les années 1970 (encore !), lorsque l’on a commencé à dire aux gens de remplacer les graisses animales, comme le beurre, par des huiles végétales, comme l’huile de tournesol ou de maïs. Or on sait aujourd’hui que ces deux huiles font partie des aliments les plus nocifs qui existent.
Le problème est qu’elles sont bourrées d’omégas-6, dangereux lorsqu’ils sont consommés en excès : ils augmentent votre risque de surpoids, de diabète… et de crise cardiaque [4] ! Etait-il au moins justifié de recommander de réduire les graisses animales, pour éviter de boucher les artères ?
Même pas. On s’est aperçu que le régime traditionnel des Eskimos (inuits) était composé presque exclusivement de viandes et poissons extrêmement gras comme le phoque, la baleine, le morse ou le renne… Et cela ne les empêchait pas d’avoir un des taux de maladie cardiaque les plus bas au monde ! En réalité, il n’existe aucun lien entre la consommation de graisses animales dites « saturées » et le risque de maladie cardiaque. C’est ce qu’a conclu le rapport de référence de 2010 sur le sujet, qui incluait 21 études et 347 000 personnes suivies.
Pour enfoncer le clou, deux chercheurs ont publié en avril 2016 les résultats d’une étude datant des années 1970, qui sont d’autant plus explosifs qu’ils ont été camouflés pendant près de 30 ans [5]. A l’époque, les chercheurs avaient sélectionné 9 000 personnes qui vivaient en établissement médicalisé, et dont ils pouvaient contrôler le régime alimentaire à 100 %.
Pendant des années, la moitié d’entre eux a suivi un régime alimentaire « classique », relativement riche en graisses saturées (beurre, fromage et viande). L’autre moitié s’est vu priver d’une bonne partie de ces graisses et, pour compenser, a consommé une dose importante d’huile de maïs. Eh bien au bout de cinq ans, les pauvres cobayes du deuxième groupe ont eu deux fois plus de crise cardiaque que ceux du premier (41 % contre 21 %) !
Voilà ce qui arrive quand on demande aux gens de consommer massivement des produits industriels (huile de maïs ou de tournesol) qui n’ont jamais fait partie du régime traditionnel d’aucun peuple sur la planète ! (les huiles d’olive et de colza, elles, sont consommées depuis des millénaires et sont précieuses pour la santé).
Les 8 plus gros mensonges officiels sur l’alimentation

 

Mensonge n°6 : les compléments alimentaires sont inutiles et dangereux
Quand on écoute les médias, les autorités ou les médecins, on a souvent l’impression que les compléments de vitamines, minéraux et autres micro-nutriments sont au mieux de la poudre de perlimpinpin, et au pire des poisons en puissance.
Il est vrai qu’il existe de véritables arnaques, particulièrement dans le domaine de la « minceur » : non, évidemment, vous ne perdrez jamais 5 kilos par mois en avalant des pilules ! Mais n’oublions pas que de nombreux médicaments ne valent pas mieux. D’après les Professeurs Even et Debré, plus de la moitié des médicaments vendus en pharmacie sont inutiles… avec des effets secondaires parfois effrayants.
Les compléments alimentaires, eux, sont inoffensifs dans l’immense majorité des cas. Et si vous les choisissez bien, ils peuvent faire une grande différence pour votre santé. Car contrairement à une idée reçue, il ne suffit pas de « manger équilibré » pour ingérer toutes les vitamines et minéraux dont votre corps a besoin. L’exemple le plus évident est la vitamine D. C’est une vitamine qui a la particularité d’être quasiment absente des aliments… et d’être synthétisée par notre organisme uniquement lorsque notre peau est exposée au soleil !
Et comme nous passons l’essentiel de notre temps entre quatre murs, il est très fréquent d’être en carence aujourd’hui. Selon une étude publiée en 2012, pas moins de 80 % des Français sont en déficit de vitamine D [6] ! C’est un chiffre dramatique quand on sait qu’une carence en vitamine D est associée à un risque plus élevé de mourir d’accident cardiaque, de cancer ou d’infection [7].
Voilà donc un premier complément alimentaire que presque tous les Français devraient prendre, tous les jours, la vitamine D ! Mais ce n’est pas le seul. Un effet pervers du développement de l’agriculture intensive est que les fruits et légumes sont désormais beaucoup moins nutritifs qu’avant. Des chercheurs ont calculé qu’une pomme d’aujourd’hui contient 100 fois moins de vitamine C qu’il y a 50 ans ! Et si vous voulez obtenir la même dose de vitamine A contenue dans une orange de la même époque, vous devez désormais en consommer 21 [8] !
Voilà pourquoi des nutritionnistes éminents, comme le professeur Willet de l’Université de Harvard, recommandent à tous, en plus d’une alimentation équilibrée, de prendre chaque jour un complément multivitamine de qualité.

Mensonge n°7 : Le « sans-gluten » est une mode stupide

On présente souvent le « sans-gluten » comme un « effet de mode », un « nouveau snobisme », voire même « un régime risqué ». Mon propre médecin m’a regardé avec pitié, il y a des années, lorsque je lui ai parlé d’arrêter le gluten. Pour la médecine officielle, si vous ne faites pas partie des 1 % de la population intolérante au gluten (maladie coeliaque), vous n’avez aucune bonne raison de vous en priver. Mais si vous écoutez les patients, vous entendez un tout autre son de cloche.
Ils sont de plus en plus nombreux à arrêter le gluten, et à témoigner du bien que cela leur a fait : fini les problèmes digestifs qu’ils traînaient depuis des années, fini les douleurs inexpliquées ou les fatigues anormales. Et pourtant, Dieu sait qu’il est pénible de devoir manger sans gluten 365 jours par an. C’est une protéine contenue dans les céréales comme le blé ou l’orge, et que l’on trouve donc dans la plupart des pains, des pâtes, des sauces et des gâteaux.
Manger « sans gluten » est donc un parcours du combattant dès que l’on sort de chez soi et que l’on mange à la cantine, au restaurant ou chez des amis. Ceux qui suivent ce régime ne le font pas par gaieté de cœur, et encore moins par effet de mode… mais bien parce qu’ils en constatent les effets sur leur santé ! Et la science leur donne raison. Car le blé d’aujourd’hui n’est pas le même qu’au début du 20ème siècle. Par croisements génétiques, le blé moderne contient 42 chromosomes, là où le blé ancestral n’en avait que 14.
Et l’un des effets de ce blé « mutant »… est qu’il contient beaucoup plus de gluten qu’avant ! Or la gliadine du gluten produit un effet désastreux sur votre intestin : il le rend plus perméable, plus poreux [9]. C’est dangereux, car votre intestin risque alors de laisser passer dans le sang des fragments d’aliments, ce qui peut déclencher des réactions inflammatoires, des douleurs… et même des maladies auto-immunes. Voilà pourquoi tout le monde gagnerait à réduire sa consommation de gluten, y compris ceux qui le supportent très bien.
Le seul « risque » que vous prenez, c’est de vous priver d’aliments peu recommandables comme le pain, les pâtes et la plupart des produits industriels… et de devoir compenser ce « manque » en mangeant plus de fruits, de légumes et de bonnes graisses !

Mensonge n°8 : Les produits laitiers sont nos amis pour la vie

Tout le monde l’a entendu au moins une fois : il faudrait manger « au moins 3 produits laitiers par jour ». C’est le conseil donné aux Français sans relâche depuis des dizaines d’années. Mais sur quoi repose-t-il vraiment… sinon sur l’influence du lobby laitier ?
On peut se poser la question quand on sait que les trois quarts de l’humanité ne possèdent pas l’enzyme permettant de digérer le lactose… et ne boivent donc pas la moindre goutte de lait à l’âge adulte. Sont-ils pour autant en mauvaise santé ? Pas du tout. Les Japonais vivent même plus longtemps que les Européens, sans le moindre produit laitier.

Mais ne manquent-ils pas de calcium ? Leurs os ne sont-ils pas fragiles ? Au contraire : ils subissent nettement moins de fractures que les scandinaves, qui sont pourtant les plus grands consommateurs de produits laitiers au monde ! En fait, la dose quotidienne de calcium indispensable à la santé de vos os est assez basse et très facile à atteindre sans la moindre goutte de lait.
Inutile, donc, de vous gaver de lait en croyant faire du bien à vos os. Et ce d’autant moins que les produits laitiers ont une face très sombre :
    • Le lait non bio contient de forts taux de pesticides ; >
    • Le lait de vache est riche en hormones bovines (œstrogène, progestérone et insuline) utiles à la santé du veau, mais inadaptées à notre organisme ;
    • Et de nombreuses études ont établi que les gros consommateurs de lait ont plus de risque que les autres de contracter un cancer de la prostate [10].
Et je ne vous parle pas des dégâts digestifs que peut causer le lait chez ceux qui le digèrent mal. Or les intolérants au lactose sont beaucoup plus nombreux qu’on ne l’imagine : en France, ils représentent environ 41% de la population !
Bref, ne vous forcez surtout pas à manger le moindre produit laitier. Et si vous les appréciez, essayez de ne pas dépasser une portion par jour, de privilégier le lait de brebis ou de chèvre… et de les choisir bio !
Un choix de vie saine…
J’ai essayé de rassembler pour vous les mensonges les plus criants, mais ce ne sont pas les seuls, hélas ! Et si vous pensez que cette lettre peut être utile à d’autres, n’hésitez pas à la partager autour de vous ! Car ne trouvez-vous pas qu’il est important d’agir contre une telle désinformation ? Le temps n’est-il pas venu de contrer la propagande d’industriels qui cherchent à nous vendre leur marchandise à tout prix, sans se soucier de notre santé ? N’est-il pas urgent de former une immense chaîne de solidarité et de VÉRITÉ sur l’alimentation santé ?
Xavier Bazin
PS : si vous n’êtes pas encore inscrit et que vous souhaitez recevoir mes messages,

 

Sources :
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19 août 2018 7 19 /08 /août /2018 06:00

Robert Chaudenson est l'un des plus grands sociolinguistes français. D'un récent séjour à l'hôpital, il a rapporté deux désagréments : l'idée que le français tend à devenir pour lui une langue étrangère, et une maladie nosocomiale. Ce qu'il dit, par ailleurs, des relations médecins malades m'a été confirmé par plusieurs témoins : les médecins ne parlent plus aux malades et ne les palpent plus. Ils leur rendent visite et les consultent par le biais de leur tablette ou de leur ordinateur portable. L'excuse selon laquelle ils sont débordés, pour moi, ne tient pas. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère.

Une consultation, immédiate et complémentaire, de Google m'a permis toutefois en la circonstance de découvrir que : « Le GHS est le pendant tarifaire [sic ?????] du GHM* (groupement homogène de malades). A chaque GHM correspond plusieurs GHS, compte tenu des niveaux de sévérité [re-sic] des prises en charge. Le GHS est facturé en remboursement des prestations d'hospitalisation mobilisées lors du séjour du patient. »  

Cela dit, le but est, en termes plus clairs, de moduler le tarif de l'hospitalisation en fonction des soins nécessités par le traitement du malade, ce qui après tout n'est pas sot et assez logique, même si la chose pourrait être formulée plus clairement et surtout appliquée, on va le voir, de façon plus sérieuse.

Ce qui est plus curieux et que s'ajoutent à ce GHS, outre le forfait journalier, modeste et légitime, (20 € par jour), des honoraires de médecins qui sont bien entendu, et légitimement aussi (en principe du moins comment va le voir) variables en fonction de l'état de santé du malade et des soins qu'il reçoit (en ce qui me concerne j'étais ainsi catalogué, de façon aussi laconique que mystérieuse, "risque 10, ex zéro"). Mystère....??? Les voies du moderne Esculape sont  impénétrables ! 

Pour ce bref séjour en clinique figuraient donc, dans les frais relatifs « à ma dernière hospitalisation », les prestations versées à trois médecins, ce qui m'a un peu étonné car aucun médecin ne m'avait examiné ni même réellement entretenu. On trouvait ainsi dans la facture :

Un cardiologue M.B. ( "Lclé : ATM, CS, MCS, MPC" . Mystère??? ) figurait là, pour un total de 44,26 € (j'incline à croire que le sigle CS équivaut à consultation, sans en être sûr pour les raisons qui vont apparaître immédiatement). J'avais "entrevu" effectivement ce médecin, passé au pied de mon lit durant au maximum une à deux minutes et j'ai peine à croire qu'une si brève rencontre puisse cette considérée comme une "consultation". Pour ATM, MCS et MPC , autre mystère.... 

En revanche, puisque nous sommes enclins à méditer sur le vocabulaire médical, je crois avoir mieux compris l'usage qu'on fait, plus généralement, du mot « visite » ce dernier terme n'impliquant pas en quoi que ce soit ni la durée ni la nature de ladite « visite » ! Dire bonjour, de l'entrée d'une pièce est bien, en fait, une VISITE !

Les deux autres médecins dont les prestations figuraient dans mon relevé de frais sont le docteur EH pour deux "visites" (siglées respectivement G et HS) et facturées pour 48 € et le docteur C.G. pour trois visites (siglées CS pour les deux premières et ATM  pour la troisième) au total facturées pour 82,48 €.

Ce cas dernier cas est le plus pittoresque ! En effet, si le premier de ces deux médecins, le jour de mon arrivée avait bavardé quelques minutes avec moi, sans jamais examiner l'opération dont j'avais fait l'objet et l'infection en cause, je n'étais pas le moins du monde concerné par les «VISITES» du second médecin qui s'occupait en fait de mon voisin de chambre et qui ne s'est approché que de son seul lit pour le saluer et ne m'avait même pas regardé ce qui est peu courtois pour une visite ! Mieux encore je pense donc qu'une "VISITE", si brève qu'elle soit dans une chambre à DEUX lits, compte toujours DOUBLE ! Comme pour les ambulances !!!!

Pour faire court vu la loi du genre, je n'ai donc en rien été concerné véritablement par ces prétendues « visites » facturées (simples ou doubles) et je ne puis que m'interroger sur la gestion de toutes affaires, si compliquées dans leurs formulations et si loin des faits eux-mêmes dans leurs réalités.

J'ai d'ailleurs pu en cette circonstance vérifier que l'étymologie du nom des fameuses maladies « nosocomiales », si courantes de nos jours et dont j'ai été moi-même victime, demeure presque inconnue de beaucoup (y compris dans les milieux médicaux eux-mêmes où l'on en nie d'avance l'existence). Il ne s'agit en fait nullement du nom d'un organe ou d'une fonction, comme c'est souvent le cas dans les maladies. Le terme vient tout simplement du grec "nosokomion" qui signifie simplement « hôpital ». La maladie nosocomiale est donc celle que vous rapportez de l'hôpital où vous étiez venus vous faire soigner pour autre chose !

 

Source

Du vocabulaire médical français, par Robert Chaudenson

 

PS : Pour la route, en Italie par exemple, deux photos du viaduc de Gênes trois semaines avant la catastrophe :

Du vocabulaire médical français, par Robert Chaudenson
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13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 06:02

Il y a peu, Arte nous a offert un documentaire absolument remarquable sur Freddy Mercury, que j’ai toujours considéré comme un authentique génie. Avoir écrit « We Are the Champions » (la face B d’un disque simple !), cette chanson reprise en choeur par des centaines de millions de gens chaque année dans le monde entier, vous place pour l’éternité au plus haut rang.

 

 

Mercury se confiait très peu. Il avait retardé au maximum sa sortie du bois tout en s’affublant régulièrement de tenues outrageusement « folles ». Il faisait un complexe terrible pour ses dents qui rayaient le parquet. Enfin, ses origines lui pesaient : il parlait de sa « couleur de peau ». Il était à peine plus bronzato que moi mais ses parents étaient des Iraniens de Zanzibar et son vrai nom était Farrokh Bulsara. En revanche, il aimait évoquer son admiration éperdue pour Montserrat Caballé, pour lui « la plus belle voix du monde ». Timide comme un communiant, il lui avait proposé de lui écrire une chanson, peu de temps avant sa mort et alors qu’il se savait déjà malade. Elle lui avait suggéré tout un disque d’où se détacherait un chef d’œuvre qui m’était un peu sorti de l’esprit : « Barcelona ». A trois reprises ils interprétèrent ensemble cette création magistrale qui deviendra l’hymne officiel des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992.

 

Du coup, je suis allé faire un tour sur Wikipedia pour me rafraichir la mémoire à propos de cette merveilleuse cantatrice que j’ai suivie de loin et loin pendant cinquante ans. Vous connaissez ma propension à systématiquement rechercher la moustache de la Joconde. Avec Montserrat, ma quête ne fut pas bien longue.

 

Âgée de 82 ans (elle en a aujourd’hui 85), elle a été reconnue coupable d’évasion fiscale par un tribunal espagnol. Le magistrat fit cette déclaration sans nuances : « je condamne l'accusée Montserrat Caballé, auteur pénalement responsable d'un délit aux dépens du Trésor public (...) aux peines suivantes : six mois de prison, amende de 254 231 euros. »

 

Comme il est d’usage en Espagne, le juge a épargné la prison à Montserrat car son casier judiciaire était vierge et parce qu’elle avait été victime d’un AVC quelques années auparavant. Elle dut néanmoins s’acquitter de 72 000 euros d’intérêts après avoir remboursé la somme escroquée. Elle reconnut avoir fraudé le fisc pour un demi million d’enros en excipant d’une prétendue résidence en Andorre.

 

De deux choses l’une : ou elle a fraudé toute sa vie et a eu la malchance de se faire prendre à 80 ans passés, ou, ce que je trouverais beaucoup plus passionnant, elle n’a fraudé qu’en cette circonstance. Ce qui signifierait alors qu’elle a éprouvé, en toute fin de vie et après une grave maladie, un prurit fiscal irrépressible sans penser à la confiture qu’elle aurait laissé sur ses doigts.

 

 

En janvier 2017, j’avais publié un texte sur deux infatigables cacochymes, Antoine Pinay et Olivier Giscard d’Estaing. Âgé de plus de 90 ans, le premier avait frétillé de la queue en soutenant le projet des avions renifleurs. Quand au second, il s’était lancé à la conquête de la mairie de Vierzon pour bouter les, selon lui, « Staliniens » hors de la cité. Il avait pris, en termes choisis, une branlée mémorable.

 

 

Tout cela pour dire que plus on est vieux, plus on est sage, ou plus on est con.

 

 

La cantatrice et l’évasion fiscale
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30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 05:32

Je sais que, par ces temps de fortes chaleurs, mes lecteurs apprécieront ce texte délicieux.

 

 

L’histoire se passe au début des années soixante-dix. Un de mes amis était un jeune huissier qui avait une particularité rarissime dans la profession : il était membre du parti communiste. On assume ses contradictions comme on peut. Il lui arrivait, par exemple, de donner discrètement un billet de 100 francs à des personnes dont ils saisissaient le poste de télé ou le canapé.

 

Par un jour torride d’août, il frappe à ma porte, hagard, au bord de l’évanouissement. Il m’explique en bafouillant qu’il s’est arrêté en campagne pour satisfaire à un besoin pressant, que quelqu’un lui a tapé sur la tête et lui a pris son portefeuille avant de s’enfuir. Il a pu reprendre la route péniblement et rouler jusque chez moi.

 

Je lui donne un grand verre d’eau, lui propose un alcool fort qu’il décline. Comme sa peau passe alternativement du vert au blanc et qu’il est incapable d’articuler une phrase cohérente, je lui propose de le ramener chez lui ou de le conduire à l’hôpital. Il me répond qu’il préfère se reposer chez moi un petit moment. Il s’assied dans un fauteuil et s’endort profondément.

 

Pendant qu’il dort, et parce que j’ai vraiment beaucoup de mal à reconstituer ce qui lui est arrivé, je vérifie dans la poche de sa veste que son portefeuille lui a bien été subtilisé. Surprise ! Le portefeuille est là, avec argent et papiers.

 

Deux heures plus tard, mon ami sort de son sommeil lourd. Il a retrouvé quelques couleurs. Il me dit qu’il va bien mieux, me remercie et s’en va.

 

Le lendemain, il sonne de nouveau à ma porte. Il se souvient de ce qu’il s’est réellement passé. Il avait été requis, avec un commissaire de police et un serrurier, pour pénétrer chez un vieil homme qui n’avait pas donné signe de vie depuis plus de deux mois. L’artisan fit sauter la serrure, mais il fallut pousser fortement la porte pour entrer dans le couloir de la maison. Ce qui faisait obstacle n’était autre que le vieil homme, pendu depuis deux mois, avec son chat étranglé entre ses jambes. Même pour un huissier communiste qui en avait vu d’autres, le spectacle était horrible, l’odeur indescriptible. Les deux cadavres étaient en état de décomposition avancée, bouffés par des vers. Des rats circulaient partout dans la maison. Le commissaire de police vomit tripes et boyaux, le serrurier s’évanouit et mon ami courut se réfugier dans sa voiture et prit immédiatement la route. Son organisme réagit donc à contretemps : il s’évanouit quelques kilomètres plus loin en ayant eu la chance de pouvoir faire entrer sa voiture dans un champ.

 

Par ce que je qualifierai, faute de mieux, d’abréaction imparfaite, il s’était – et m’avait – fourni une explication complètement décalée du choc qu’il avait subi.

 

Je ne dirai pas comment ni pourquoi, mais il ne s’est jamais remis de cette expérience.

 

 

Sur un exploit d’huissier
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28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 06:11

Et moi aussi, j'ai tous les droits, comme celui, neuf ans plus tard, en ce Tour de France finissant, de republier ce texte sur une performance physique qui me redonna l'envie de vivre comme jamais après une grave maladie.

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e3/Izoard-stèle_Bobet-Coppi.JPG

Je regardais, il y a peu, sur Arte, un fort joli film consacré à Éric Tabarly. Le grand marin y parlait de l’amour pour ses bateaux, le légendaire Pen Duick I en particulier, et il expliquait pourquoi il était devenu quasiment muet face aux journalistes neuneux qui lui posaient des questions ineptes du genre « Vous ne vous ennuyez pas pendant ces longues traversées ? » De fait, j'avais assisté à une conférence donnée, il y a une trentaine d’années, au Centre culturel français d’Abidjan durant laquelle Tabarly s’était montré prolixe en réponse à des questions pertinentes posées par des gens concernés.

 

Le film d’Arte nous donna l’occasion de voir Olivier de Kersauzon jeune, plus drôle que ronchon et ayant encore une peau de bébé, de retrouver Alain Colas et tous les autres champions formés par Tabarly. Mais il nous permit surtout de côtoyer un monde fascinant quand on lui est totalement étranger, celui des gens de la mer, avec son discours, ses codes, ses valeurs.

 

Nous éprouvons toujours la même sensation quand nous nous approchons brièvement d’un groupe mu par une même passion. Pensons aux alpinistes, aux collectionneurs de vieilles voitures qui se retrouvent le dimanche matin sur des aires d’hypermarchés, aux numismates, aux aéromodélistes etc. Je me souviens avoir un jour rencontré un groupe de fanatiques de cactus nains. J’avais trouvé cela, à première vue, complètement surréaliste, avant de me dire que cette activité avait autant de sens que la philatélie.

 

Pour ce qui me concerne, à mon modeste niveau, c’est le vélo.

 

D’avoir effectué à bicyclette au moins deux fois le tour de la terre depuis que je suis né (ça a l’air considérable, et pourtant cela n’a rien d’exceptionnel) a permis au citadin que je suis d’entendre le chant des oiseaux et m’a donné l’occasion de croiser quelques champions, beaucoup d’amateurs de haut niveau, des « professionnels de la profession ». Parce que j’ai toujours roulé un peu, j’ai pu franchir des cols, dans les Pyrénées, et surtout dans les Alpes. J’en suis peut-être à une trentaine. Les cols et autres ascensions que j’ai aimés, je les ai répétés deux, trois, quatre fois. Mon préféré : la Cayolle parce que la pente est à 3% pendant les dix premiers kilomètres, ce qui me permet de chauffer doucement mes vieilles jambes. J’ai toujours fait les vingt derniers kilomètres sans m’en rendre compte. Et puis j’adore le petit hameau d’Uvernet, juste avant les gorges du Bachelard. J’aime bien aussi son jumeau, le col d’Allos, souvent emprunté par les coureurs du Tour de France, mais il est plus pentu, avec des passages à 11%. Le col que je déteste – et dont je n’ai jamais répété l’ascension – c’est celui de Restefond, la fameuse route de la Bonnette. Ce n’est pas parce que il est le plus haut d’Europe, mais parce qu’il n’y a pas un mètre de plat (on ne s’en rend pas compte en voiture, mais dans les cols il y a souvent du plat et – j’y reviendrai – des descentes) et parce qu’il se termine vicieusement, après 23 kilomètres à 6%, par mille mètres à 10%, avec généralement le vent dans le nez.

 

Quand on monte, on fait des rencontres. J'ai par exemple été doublé dans la “ Montagne de Reims ” (courte mais bonne) par Zoetemelk qui, alors que je ahanais, aurait très bien pu se faire un shampooing et se curer les ongles de pied. Il me passa tellement vite que je lâchai un cri de surprise. Il se retourna, me sourit gentiment et continua sa route. Lors d’une de mes deux ascensions du Galibier, je montai en compagnie d’un père quarantenaire très musclé qui poussa littéralement sa fille de 15-16 ans pendant les huit kilomètres les plus durs en répétant « Allez mon bébé, allez mon bébé, on va y arriver ». Dans Aspin, j’ai doublé (ça m’arrive de doubler) un unijambiste. Après l’ascension de la Montagne Noire, dans le Tarn, j’ai roulé sur le plat, pendant quelques kilomètres, avec de bons amateurs quadras qui m’ont raconté que, lorsqu’ils étaient bien meilleurs, vers l’âge de 25 ans, ils avaient été lâchés sans rémission à l’entraînement par un gosse de 14 ans qui les avaient d’abord rattrapés. Il s’appelait Jalabert. Dans le haut niveau, il n’y a pas de secret. J’effectuais une petite ascension pyrénéenne en juillet 1998 en compagnie de deux bons amateurs qui avaient bien voulu m’escorter, quelques heures après l’arrestation par la douane du soigneur de Festina. Alors que je ne connaissais même pas le sigle EPO, j’appris tout en deux ou trois kilomètres : combien ça coûtait, qui en prenait (individuellement ou en équipe), qui n’en prenait pas, comment s’en procurer. Dans le milieu cycliste, seuls les commentateurs de France 2 n’étaient pas au courant… Un qui était au parfum, et que j’ai rencontré près de Poitiers dans les années quatre-vingt-dix, c'était le goûteur d’Anquetil : un équipier qui, dans les années soixante, testait la chimie qui donnait du supplément d’âme au grand champion.

 

Il y a quelques semaines, je me suis trouvé, par raccroc, invité dans un colloque scientifique de haut niveau. J’y repérai un collègue quinqua très athlétique. Je lui demandai quelle activité sportive il pratiquait. Il me répondit : le vélo. Ce colloque devint aussitôt beaucoup plus passionnant. Lors d’un repas, nous nous lançâmes dans une conversation pour initiés, écoutés par cinq ou six collègues éberlués. On parla des vertus de l’aluminium et du carbone (il roulait, ce qui n’est pas fréquent sous nos cieux, sur un Raleigh), de braquets, des livres de Jean Bobet ou de Paul Fournel, du Perjuret qu’il avait descendu la peur au ventre en pensant à Roger Rivière. On se raconta quelques-unes de nos ascensions (il en avait au moins 300 à son actif et ne roulait qu’en montagne : le plat le barbait). Plus nous sentions nos collègues largués, plus nous en rajoutions à l’unisson de nos souvenirs, en parfaite connivence :

 

- Dans le Granon, entre le km 11 et le km 13, j’ai failli vomir, me dit-il.

- Ca m’est arrivé dans le Ventoux, répondis-je. Et pourtant, j’avais mis tous les atouts de mon côté : j’étais parti à sept heures du matin, par Sault (moins difficile), par beau temps, sans me conditionner.

- Je me suis gelé au sommet du col Agnel à 2700 mètres, alors qu’il faisait 25° au départ de Molines.

- Moi de même. Pourtant, les habitants du coin m’avaient prévenu. La descente fut un enfer à partir du Rocher d’Annibal.

- Le col de Vars, il est pénible : je hais cette succession de faux-plats, de petites descentes casse-pattes, suivies de remontées sur un bitume mal entretenu.

- Puisque tu parles de descente, rétorquai-je, pense au kilomètre de l’Izoard où une descente nous assassine littéralement dans la casse déserte avant les 1500 derniers mètres à 9%.

- Oui, mais l’Izoard, il a tous les droits, prononça-t-il péremptoirement.

 

De fait, il avait raison : pour tous les cyclistes, de Koblet à celui qui se traîne à 10 à l’heure, l’Izoard c’est le mythe.

 

Un mythe collectif et individuel. C’est le col de Bobet et de Coppi (certains saluent ou se signent en passant devant la stèle érigée en leur souvenir par les lecteurs de L’Équipe). Ce n’est pas l’ascension la plus dure, mais quand on arrive dans la casse déserte, on est ailleurs, sur la lune et dans la lune, tels des extra-terrestres. On ne respire plus le même air.

 

J’effectuai ma première ascension de l'Izoard après une grave maladie, deux lourdes opérations. Me lancer à partir de Châterau-Queyras signifiait pour moi que j’étais de nouveau du côté des vivants. Jusqu’à Arvieux, j’ai douté. Lorsque j’entamai la route droite, à 10%, de La Chalp à Brunissard, j’ai pensé que je n’y arriverais pas. Heureusement, je fus rejoint par une enfant de 14 ans, une Picarde qui voulut bien m’accompagner au long de ces trois kilomètres terribles. Bizarrement, j’effectuai les six derniers kilomètres sur un nuage.

 

Au sommet, j’avais tous les droits…

 

L'Izoard, il a tous les droits
L'Izoard, il a tous les droits
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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 05:30

 

Dans la catégorie des 15 ans et moins. Rébecca a établi une nouvelle meilleure  performance française de l'année dans le 200 4 nages (2 21 27), deuxième performance française de tous les temps (14 ans). Depuis six ans qu'elle fait de la compétition, elle n'a jamais été battue dans cette discipline, en France, par une adversaire de son âge. Elle a par ailleurs remporté la médaille d'argent du 400 4 nages et a participé à cinq autres finales individuelles et en relais.

 

Pour certains, le 200 4 nages est une épreuve très remarquable. Comme son nom l'indique, elle implique que le compétiteur soit performant dans les quatre nages, à tout le moins dans trois d'entre elles. La difficulté vient du fait que le compétiteur est à peine entré dans une nage qu'il doit en changer. Il commence à fond par du papillon, à fond parce qu'il s'agit de s'imprimer une cadence dans la tête et de se poser par rapport aux adversaires.

 

Trente secondes plus tard, il nage sur le dos. Une tout autre musique. Il faut allonger les bras et les jambes au maximum, dans une certaine lenteur. Il faut bien suivre une ligne repérée au plafond de la piscine pour ne pas zigzaguer.

 

Puis vient la brasse tant redoutée de la plupart des nageurs. Seules les vraies brasseuses connaissent l'une des quinze manières de pratiquer cette discipline. Dans le cas présent, Rébecca a pu maintenir un avantage sur la vraie spécialiste de la brasse dans cette finale.

 

Et puis, à la fin, on lâche les derniers chevaux en crawl, en changeant une dernière fois radicalement de style, sans se désunir.

 

La beauté et la force du 200 4 nages tiennent également à sa longueur. 200 mètres, c'est le début du demi-fond. Il faut être résistant pour tenir 2 minutes à une cadence très soutenue. Mais, parallèlement, par la même occasion, il faut penser sa nage et la réaliser à grande vitesse. Le 400 4 nages permet une petite erreur deci, delà. Pas le 200.

 

Bravo et merci mesdemoiselles pour ce beau et vibrant spectacle.

 

Rébecca Gensane championne de France !
Avec son entraîneur Étienne Janiaud. Photos Lyon Natation Métropole

Avec son entraîneur Étienne Janiaud. Photos Lyon Natation Métropole

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