Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 06:34

 

Vous êtes-vous déjà senti coupable de regarder des gens de votre âge et de penser :


« Je ne peux pas paraitre aussi vieux ! »

Alors, vous allez adorer cette histoire :


J'étais assise dans la salle d'attente pour mon premier rendez-vous avec un nouveau dentiste quand j’ai remarqué que son diplôme était accroché sur le mur.

Son nom y était inscrit. Je me suis soudain remémoré un grand brun portant ce nom. Il était dans ma classe de lycée quelques quarante ans auparavant et je me suis demandée s’il pouvait être le garçon pour qui j'avais craqué à l'époque ?

Quand je suis entrée dans la salle de soins, j'ai immédiatement écarté cette pensée de mon esprit.


Cet homme grisonnant, dégarni et le visage marqué de profondes rides était bien trop vieux pour avoir été mon amour secret .


Quoique... Après qu'il eut examiné ma dent, je lui ai demandé s'il avait fréquenté le lycée Henry IV.

- « Oui », m'a-t-il répondu.

- « Quand avez-vous eu votre bac ? », ai-je demandé.

- « 1972. Pourquoi cette question ? »

- « Eh bien, vous étiez dans ma classe », me suis-je exclamée
.

 

Et c'est là que cet affreux vieux con m'a demandé :

 

- « Vous étiez prof de quoi ? »

 

 

Une belle histoire de vieille
Partager cet article
Repost0
16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 06:40

Cette Russe âgée de 18  ans va glisser d'un pont de 100 mètres de haut. Elle va parvenir à s'agripper à un fil électrique et mourra électrocutée avant la chute finale. Imaginez que le fil ait été rouillée. Elle se payait en plus un tétanos !

Mourir en un selfie

 

Brian pose sa tête dans la gueule d'un crocodile. Dans une seconde, couic !

Mourir en un selfie

 

Le couillon, l'a pas vu le requin. Pendant sa lune de miel, en plus !

Mourir en un selfie

 

 

Une petite glissade à 50 m de haut, en Australie, et le tour est joué !

Mourir en un selfie

 

 

Á cause d'un chagrin d'amour, le perfectionniste Andre Robinson se tue en se photographiant.

Mourir en un selfie

 

 

Le serpent n'a pas du tout aimé cette photo collective. Il a méchamment mordu le photographe qui en est mort.

Mourir en un selfie

 

 

Dans quelques secondes, la rivière qui coule à deux pas va soudainement se déchaîner et noyer 24 étudiants ingénieurs.

Mourir en un selfie

 

 

La mère et le fils volent malheureusement au-dessus de l'Ukraine dans le vol MH 17 de la Malaysian. Dans quelques minutes, ces sourires s'éteindront à jamais. Lire ce qu'a pensé Robert Chaudenson de cette catastrophe aérienne.

Mourir en un selfie

 

Cet Indien qui ne demandait qu'à vivre se prit en photo puis mourut sur la table d'opération.

 

Mourir en un selfie
Partager cet article
Repost0
13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 06:29
Vire ton contremaître !
Partager cet article
Repost0
5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 06:34

Le témoignage unique d'une femme unique.

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 06:46

 

 

Le texte de Marcel Mauss, “ Essai sur le don : Forme et raison de l'échange dans les sociétés archaïques ” In Sociologie et Anthropologie, PUF, Collection Quadrige, 1973, pp. 149-279, est l’un de ceux qui m’ont le plus marqué lorsque j’en ai pris connaissance dans les années 80.

 

Avant de découvrir cette étude ovarienne (et non « séminale », soyons féministe), j’avais vécu, à Abidjan où je résidais, une expérience assez singulière. Comme tous les gens gagnant correctement leur vie (Noirs, Blancs et autres), j’avais un boy (par parenthèse, le petit chef-d’œuvre de Ferdinand Oyono de 1956 Une vie de boy n’a rien perdu de son éclat). Comme la plupart des boys exerçant en Côte d’Ivoire, celui-ci était burkinais (de l’ethnie gourounsi). Ce que je ne savais pas, c’est que l’un de ses frères – on l’aurait appelé « demi frère » chez nous car ils n’étaient pas de même mère – était riche comme Crésus. Il s’agissait de l’un des hommes d’affaires les plus fortunés de l’ancienne Haute-Volta qui avait jugé prudent de fuir son pays et de s'installer en Côte d'Ivoire lors de la prise du pouvoir par des militaires progressistes emmenés par Thomas Sankara. Un beau jour, notre homme mourut de manière inattendue, d'une crise cardiaque, si je me souviens bien. Le lendemain matin, mon boy arriva au travail avec un exemplaire du seul (à l’époque) quotidien ivoirien, Fraternité matin. Ce qui me surprit car il ne savait pas lire. Il me montra en première page un article et une photo consacrés à la mort du milliardaire. Il me dit de manière neutre : « C’est mon frère ». Il m’expliqua qu’ils n’étaient pas très liés et qu’il n’avait jamais voulu travailler pour lui. Il me demanda cependant de lui accorder un congé pour l’après-midi et de lui avancer sur sa paye 5 000 francs CFA (l’équivalent de 100 francs de l’époque). Très intrigué, je lui demandai la raison de cet emprunt. Il m’expliqua que lorsque l’on rendait visite à une famille en deuil, la coutume voulait qu’on apportât un peu d’argent. Bien sûr, ces 5 000 francs serait à peine une goutte d’eau dans la fortune immense du frère défunt.

 

Á l’évidence, nous étions en plein échange symbolique. Mais par ce don, outre qu’il respectait une coutume, mon boy marquait sa préséance sur la famille richissime. Dorénavant, ce serait à eux de rendre, de donner, à l’occasion d’une célabration rituelle ou pas.


 

Mon boy, le don et le contre-don

 

Ce qui nous amène à Marcel Mauss. L’anthropologue explique que les individus – mais surtout les groupes – sont reliés par ce qu’il nomme des « prestations totales », au niveau du symbole et non du matériel. Parmi ces prestations, il distingue la politesse, les repas, les fêtes, les marchés (en dehors de la circulation de la richesse). La prise en charge par un oncle de l’éducation de son neveu soude la famille. Le côté du neveu ne peut pas « rendre » car comment évaluer le coût d’une éducation ? Les membres de la famille aidés demeurent obligés, dépendants, endettés. Mais c’est cela qui renforce le lien … et des relations qui peuvent éventuellement s’envenimer.

 

Mauss explique par ailleurs que derrière des « gestes » en apparence généreux, désintéressés, se cachent des codes familiaux ou sociaux en béton armé. Ne pas rendre expose à une rupture des relations. Dans le même esprit, refuser un cadeau, même de peu de valeur vénale, équivaut, dit Mauss à « déclarer la guerre ». Ne pas pouvoir rendre parce qu’on est dans le besoin place définitivement en position d’infériorité. C’est, explique l’anthropologue, « perdre son rang et son prestige ». Tout est subtil, ajoute-t-il, car « le don est à la fois ce qu'il faut faire, ce qu'il faut recevoir et ce qui est cependant dangereux à prendre ».

 

Le paradoxe est qu’en l’absence de relations contractuelles, rien n’oblige à rendre. Mauss a trouvé chez les Maori l’esprit de la règle, qu’ils appellent le « hau » : « Ce qui, dans le cadeau reçu, échangé, oblige, c'est que la chose reçue n'est pas inerte. Même abandonnée par le donateur, elle est encore quelque chose de lui ». Á titre personnel, j’ai pleinement ressenti cela lorsque, il y a une quinzaine d’années, une collègue me demanda de corriger son document de synthèse de 200 pages en vue de sa soutenance pour une habilitation à diriger les recherches. Ce genre de service peut se rendre dans les milieux universitaires. J’y passais des dizaines d’heures car, autant le fond ne manquait pas de substance, autant la forme était exécrable. J’espérais en retour six bouteilles de bon champagne et surtout la mention de mon nom dans les remerciements. Que dalle. Mais comme j’avais lu Mauss, je lui dis juste après la soutenance : « pour les autres je ne suis rien dans ton travail ; mais pour toi, j’y resterai gravé à jamais. » De même, à la même époque, j’eus la désagréable surprise de voir un ami à qui j’avais quasiment sauvé la vie (par le plus grand des hasards – et en émettant une simple hypothèse – j’avais trouvé de quoi il souffrait), se détourner de moi, alors que, jusque là, il avait été le plus généreux, le plus convivial des compères. Peut-être n'étais-je pas digne d'un don …

 

Selon le sociologue Nicolas Olivier, le principal mérite de l’œuvre de Mauss est d'avoir ouvert « les portes de nouveaux mondes » en sociologie et en anthropologie. « Non seulement, il décrivit les logiques du don dans les sociétés traditionnelles, mais il sut également montrer « la survivance de telles logiques dans les sociétés modernes ».

 

La sociologue du travail Florence Weber considère pour sa part le texte de Mauss comme un « chaînon essentiel dans l'invention d'une sécurité sociale à la française ». Mauss affirme que la société n'est pas quitte envers les travailleurs qui lui ont donné leur vie : elle doit donc leur donner les moyens de vivre décemment en période de vieillesse et de chômage. Weber explique que pour Mauss le travail salarié doit être au centre de la solidarité sociale, « comme un don qui appelle une contrepartie au-delà du seul salaire ». Cette logique a donné naissance au système de Sécurité sociale français.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 06:35

Á Lyon, dans la station de métro Bellecour.

 

L'escalier mécanique sert à descendre ! Les escaliers qui ne roulent pas servent à monter. 

 

Je vous fiche mon billet qu'il se trouvera bien un technocrate ou un ingénieur pour justifier une telle aberration.

 

PS : il y a les escaliers très cons et aussi les escaliers trop larges.

Où se trouve l'escalier mécanique le plus con du monde ?
Partager cet article
Repost0
12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 05:29

Ça s'est passé aux États-Unis mais cela aurait pu se passer partout ailleurs dans le monde. Une femme se fait méchamment tabasser. Des badauds la prennent en photo sans lui adresser le moindre mot.

Porter secours à une personne ou prendre des photos ?

 

Ici, la vidéo.

 

Source : Daily Mail

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 06:39

 

 

Ces dernières années, il fut, si je puis dire, le correspondant de mon blog en Côte d’Ivoire et dans le Lot-et-Garonne. Il m’envoyait des textes savoureux, à l’écriture élégante et précise, celle des bons instits’ de la IVe République. Je les publiais anonymement car il ne souhaitait pas que son nom apparaisse. Comme celui-là, ou celui-ci. Sans parler de ces deux textes formidables sur le rugby “ profond ”, le premier, et le second.

 

Nous nous connaissions depuis le milieu des années cinquante. Mes grands-parents avaient acheté la maison de ses parents à Monclar d’Agenais. La famille Cauet avait alors emménagé dans l'appartement de la Poste de Monclar, dont la mère de Bernard était la receveuse. Deux ou trois fois par semaine, Bernard se rendait auprès de mon grand-père, directeur d’école d’application en retraite, pour réviser ses maths. Comme mon aïeul était très bavard, il avait fini par connaître ma famille aussi bien que la sienne ! Bernard fréquenta l’école primaire du village, puis le collège de Villeneuve-sur-Lot.

 

 

Il se dirigea très naturellement vers la profession d’instituteur. Lorsqu’il s’est agi de satisfaire aux obligations du service militaire, il partit comme VSNA en Côte d’Ivoire. Il fut conquis par ce pays, qui devint sa vraie patrie, et par ses habitants qui l’adoptèrent, et que lui-même adopta.

 

 

Je le retrouvai en Côte d’Ivoire au milieu des années soixante-dix. Il occupait un poste très sensible à la Direction des Examens. Nous partagions régulièrement un tiep bou djien ou un poulet yassa. Je savais qu’il ne rentrerait plus jamais en France, sauf pour les vacances. D’autant que, plus tard, il épouserait une enseignante ivoirienne qu’il aiderait à gérer une école primaire dans un quartier populaire d’Abidjan.

 

 

Nous étions restés quelques années sans correspondre. La vie, quoi ! Un soir, il me téléphone d’Abidjan. « J’ai découvert ton blog », me dit-il. « Je viens de passer la semaine à lire tous les articles, sans exception, du début jusqu’à aujourd’hui. » Cela représentait au moins deux mille pages. On ne s’est plus lâchés depuis.

 

 

En mars dernier, sa sœur cadette rencontra Pierre Lemaitre lors d’une séance de signature à Barcelone. Elle lui dit ce qui nous liait dans ce tout petit monde. Surprise de Lemaitre, bien sûr.

 

 

Fin octobre, comme je n’avais pas eu de ses nouvelles depuis quelques temps, je lui envoyai un très bref « Quoi de neuf, ça va bien ? » qui resta bizarrement sans réponse. Bernard était mort, frappé par une maladie foudroyante. Il avait 74 ans.

 

 

Ma mémoire est pleine de lui, de la lumière du Lot-et-Garonne, des habitants de Monclar – les Guyennais pur sucre comme les immigrés – qu’il racontait comme personne en en faisant des personnages de roman, de la touffeur de la lagune Ébrié, des « 166 logements » à Cocody où il aura passé la plus grande partie de sa vie.

 

 

Il repose chez lui, en paix car c’était un homme de paix, dans le grand cimetière de Williamsville, au nord d’Abidjan.

 

 

 

Bernard Cauet
Partager cet article
Repost0
10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 06:25

       

J’ai beaucoup aimé ce texte d’Elaine Ambrose (en anglais et en français) par le Huffington Post même si, bien qu’ayant subi deux ou trois IRM dans ma vie, je n’ai pas été confronté à ce douloureux problème.

 

 

Je partage cette anecdote aussi vraie que pathétique en témoignage de ma sympathie pour d'autres âmes damnées qui, comme moi, traversent et survivent à des épreuves extrêmement humiliantes. Nous faisons partie de ces empotés régulièrement confrontés à des situations traumatisantes pour le commun des mortels. Difficile de faire pire que ce qui m'est arrivé cette semaine: j'ai pété dans une IRM.

 

 

En termes médicaux, je m'étais déchiré le ménisque, ce cartilage qui sert à amortir les chocs entre le fémur et le tibia. En termes que n'importe quelle femme d'âge mûr est à même de comprendre, deux démons avaient envahi mon corps et mis mon genou à feu et à sang, en s'acharnant sur mes nerfs avec leurs fourches électriques. La douleur était insupportable, et j'avais tellement mal que je ne pouvais plus me tenir debout, marcher ou même ramper jusqu'au bar le plus proche.

 

Après cinq jours passés à me gaver de médicaments, j'ai fini par obtenir un rendez-vous chez un chirurgien orthopédiste. Il m'a manipulé le genou jusqu'à ce que j'en pleure et que je menace de lui casser les deux bras s'il n'arrêtait pas (les morceaux de la table d'examen que j'avais arrachés un à un laissaient entendre que j'avais quelque chose de sérieux). Je me suis promis de faire de lui un des sales types de ma prochaine nouvelle. En fin de compte, une véritable sainte m'a prescrit des analgésiques. Ma jambe ravagée s'est rapidement muée en un gros bandage hilarant, et le seul fait de la regarder me faisait hurler de rire.

 

Quelques jours plus tard, je suis allée faire une IRM, une procédure d'imagerie par résonance magnétique qui aide à visualiser les ligaments et les joints déchirés. Un très beau jeune homme m'a aidé à pénétrer dans le tube de la terreur, avant de m'immobiliser la jambe. Un peu stressée, je lui ai fait remarquer que je demandais généralement le prénom de mon partenaire avant de me laisser attacher. Ça ne l'a pas fait rire, mais il m'a ordonné de ne pas bouger pendant 45 minutes. J'étais donc seule avec ma douleur lancinante, de plus en plus claustrophobe tandis qu'un tapis roulant m'emmenait vers cette chambre de torture d'un blanc immaculé, priant pour rester immobile. Pour ne rien arranger, mon auditoire n'était pas du tout réceptif à mon humour.

 

Ne pétez pas pendant une IRM

Au bout d'une vingtaine de minutes, j'ai commencé à m'inquiéter. J'étais attachée dans un tunnel et je n'entendais que des bips et des grincements bizarres. Après tout, ils étaient peut-être en train d'établir la liste des organes qu'ils allaient m'enlever pour les revendre au marché noir. Soudain, j'ai été envahie par un sentiment nauséeux, qui précède généralement le moment où je pète. Je me suis mordu la langue, je me suis pincée, et j'ai essayé de me concentrer sur l'image d'une scène champêtre avec une prairie et le murmure d'un ruisseau. J'ai revu ma mère me disant de serrer les fesses. Je me suis tortillée dans tous les sens.

 

"Restez immobile, s'il vous plaît", a dit une voix à l'extérieur du tunnel de la honte.

 

Je me suis concentrée sur les lumières et les chiffres qui indiquaient le temps restant. Trois minutes. Je pouvais le faire! Mais mon corps m'a trahie, littéralement à la dernière minute. J'étais coincée, impuissante, et il a fait ce qu'il sait faire de mieux: il a lâché une perle. J'ai pété avec toute la puissance et la détermination d'une équipe de sumo après un dîner dans un restau mexicain. Dans cet espace confiné, on aurait dit qu'une douzaine de cornes de brumes s'étaient mises à sonner. Je ne savais plus si je devais en pleurer ou en rire, ou si je devais prévenir mon fils que j'avais, pour une fois, fait bien mieux que lui dans ce domaine.

 

"Je crois que nous avons suffisamment d'images comme ça", a dit le beau jeune homme en se retenant de rire.

 

Le lit magique est ressorti vers la liberté en baignant dans une odeur nauséabonde. J'étais mortifiée: ma prairie bucolique était devenue un champ de fumier. Qu'est-ce que j'avais bien pu manger? J'ai évité de croiser le regard du timide technicien et je suis retournée m'habiller en clopinant. Une fois de plus, je devais me résoudre à ma condition de clown perpétuel et involontaire, d'excentrique, celle qui pète pendant une procédure médicale complexe.

 

Ce que je sais, c'est que si je dois refaire un IRM, j'irai au Texas. Là-bas, tout le monde pète.

 

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 06:27
Un exemple de machisme fou
Partager cet article
Repost0