Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:42

2667

"Für Elise". 22 février. 8 heures du matin.

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 11:56

oliver.jpg

Prénoms : des tendances

 

Le formidable chef cuisinier et animateur anglais Jamie Oliver, que l'on peut apprécier sur le cable (je viens d'essayer ses pommes de terre au four, c'était miraculeux), a donné à ses enfants les prénoms suivants : Daisy Boo, Poppy Honey, Petal Blossom Rainbow et Buddy Bear Maurice.

On peut traduire ces dingueries par Marguerite Beuh, Miel de coquelicot, Arc-en-ciel fleuri de pétales (ou Arc-en-ciel de pétales pour fleurs, ou je ne sais quoi encore, l'anglais est parfois une langue très imprécise) et Maurice le copain nounours.

Il est déjà très difficile pour un enfant d'avoir pour parent une célébrité. Mais quand, circonstance aggravante, on porte un prénom aussi grotesque que crétin, la boulimie/anorexie n'est pas une menace en l'air.

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 11:53

Elle : "Quand je voyage en ta compagnie, j'emporte le monde avec toi".

Lui : "Moi, je suis dans ta bulle".


rodin.jpg
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 11:52

prisonniers.jpg

Le Journal de prisonnier de Marcel Gettliffe

 

Le 25 août 1939, Marcel Gettliffe est père pour la seconde fois.

Deux jours plus tard, il est mobilisé.

Pendant trois ans, il va tenir un Journal de prisonnier, des centaines de feuillets, sans une seule rature. Il sera libéré en juillet 1943 en sa qualité de membre du personnel sanitaire.

Ecrit au présent de narration, dans le feu de l'action et de l'inaction, ce texte, que son fils Patrick m'a fait lire, fourmille de renseignements très intéressants pour ceux qui n'ont pas vécu ces épisodes peu glorieux de l'histoire de France.

Ce vécu nous permet de ressentir la débâcle de 40. Et puis le morne de la captivité, la petitesse des sentiments humains lorsqu'un bout de saucisson est en jeu.

Quelques extraits :


Jeudi 13 juin 1940 : Vers 18 heures, un bruit qui se confirme au fur et à mesure que les minutes passent nous cloue d'étonnement et de stupeur. Tous les travaux poussés jusqu'ici avec un acharnemennt fébrile doivent être arrêtés immédiatement sur la position. Que peut-il se passer ? Cette nouvelle ahurissante est-elle exacte ? Chacun fait des suppostions. Est-ce une relève ? Certains disent que nous allons passer régiment de ligne, d'autres disent qu'un armistice a pu être signé ou qu'un arrangement est intervenu entre les belligérants.

Vers 19 heures, l'ordre auquel personne ne pensait est donné d'une manière catégorique. C'est un ordre de repli général et nous devons être partis pour 22 heures.

Quelle impression pénible je ressens ! La ligne Maginot est donc tournée par les Allemands. Nous qui devions résister sur place sans esprit de recul. Et tous ces ouvrages qu'ilfaut abandonner, tous ces travaux gigantesques devenus inutiles. Cela crève le coeur. Il faut croire que les armées françaises sont pressées de toutes parts.

Vendredi 14 juin 1940 : Les avions ennemis ne cessent de nous survoler. La D.C.A., canons et mitrailleuses, tire. Des bombes sont jetées à plusieurs reprises autour de nous par des avions allemands et italiens. Pas un avion français. Notre artillerie tire passablement. Les canons allemands répondent. Le sous-officier qui était ivre la veille dort comme une brute et nous le transportons à bras d'une pièce dans l'autre sans qu'il s'en aperçoive.

Dimanche 16 juin 1940 : Je m'avance vers le milieu du village quand, tout à coup, je rencontre cinq ou six soldats de chez nous à moitié hagards et qui nous racontent qu'étant en position en arrière-garde, ils ont été attaqués par les Allemands qui s'avançaient au coude à coude par colonnes de huit en chantant et en criant, accompagnés de chars. Devant cette attaque, ils se sont enfuis, abandonnant leurs armes dont un F.M. qu'ils ont rendu inutilisable.

Jeudi 20 juin 1940 : Enfin, le commandant revient et nous confirme que nous sommes encerclés de toutes parts. Il ajoute qu'il faudra attendre la nuit pour essayer de percer les lignes allemandes. Mais le moral de tous est très bas. En revenant de rechercher les deux officiers tout à l'heure, j'ai vu un F.M. démonté. J'ai demandé qui avait fait cela, personne n'a répondu. Dans un autre groupe, un soldat avait déjà accroché un mouroir blanc à son fusil. Nous allons donc attendre dans le bois. Nous en profitons pour ouvrir la dernière boîte de conserve et la partager entre 8. Nous n'avons rien mangé depuis hier après-midi. Les minutes passent. La nuit va tomber. La fusillade est beaucoup moins vive et plus lointaine, et nous sommes si fatigués que nous nous endormons.

Vendredi 21 juin 1940 : Nous nous interrogeons pour savoir comment nous ferons pour nous rendre. La solution ne tarde pas à venir d'elle-même. Entre 5 et 6 heures, l'aspirant qui est parti au cours de la nuit avec le commandant nous appelle à notre grande surprise. Il nous explique qu'au petit jour ils ont été pris par les Allemands qui inondent la région. Le commandant leur a indiqué où se trouvait notre troupe. Ils sont là pour nous "cueillir". Nous n'avons qu'à jeter nos armes et équipements et sortir sans rien. On ne nous fera pas de mal.

Lundi 22 juillet 1940 : Il n'y a aucun doute. Les Allemands ont obtenu leur supériorité non seulement par le nombre mais aussi par leur matériel et leur moral. Et ce résultat étonnant, ils l'ont obtenu grâce à une volonté de travail, une discipline et une abnégation totales., le tout coordonné par un esprit méthodique et une abnégation totales, le tout coordonné par un esprit méthodique d'organisation exemplaire. Grâce à la propagande, ils ont poussé toutes ces qualités au paroxysme, tandis que chez nous c'était exactement le contraire jusqu'en 1938 : laisser-aller, peu de trvail, désordre et luttes intestines. Combien de fois n'ai-je pas entendu des soldats dire : " J'aime mieux faire un Allemand vivant qu'un Français mort". Il n'est donc pas étonnant, et c'est indéniable, qu'une partie des officiers, des gradés et des troupes n'aient pas montré tout le cran nécessaire au feu. C'est une sorte de maladie que la hantise de la guerre et sa crainte qui s'est développée dans l'armée chez tout le monde. Quel effet en face de l'esprit de vaincre qui animait les Allemands. Il n'est que lire les termes des avis de décès annonçant la mort des héros pour Dieu, pour la Patrie, pour le Führer.

 

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 07:40

Appel:Chatte.jpg

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article
14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 15:23

 

reb:sommeil.jpgComme dans toutes les familles, le coucher de mes enfants est un rituel compliqué et qui n’en finit pas. De tergiversations en diversions, de mamours en ultimes câlins, cela dure ce que cela dure.

Arrive enfin le moment où mes petites sont dans leur lit. Je peux commencer à entrevoir des moments de tranquillité avec la mère de ces merveilles.

Mais je suis rappelé pour un ultime “ bisou ”.

La plus jeune me quitte sur un « Bonne nuit, papa ! »

Il y a dans son ton quelque chose d’attendri, de protecteur. Avec une petite anxiété dans le timbre de la voix qu’elle n’a qu’à ce moment précis de la journée. Elle veut me protéger parce qu’elle a récemment intégré que j’étais un vieux père et que je pourrais ne pas passer la nuit.

Il y a quelque temps – elle est aussi très facétieuse – elle me quittait sur un « Salut, mon pote ! »

Avec d’autres mots, elle exprimait la même chose.

Repost 0
Published by bernard-gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article

  • : Le blog de Bernard Gensane
  • Le blog de Bernard Gensane
  • : Culture, politique, tranches de vie
  • Contact

Recherche