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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 16:55

Je le suis depuis 25 ans et il ne me déçoit jamais. Deux points positifs face à son torrent d'inepties langagières : il est passionné par ce qu'il présente et il s'améliore. Il y a dix ou quinze ans, il était inaudible ; aujourd'hui, il est amusant. Autrefois, il était accompagné d'un conseiller technique, un "consultant", comme on dit. Aujourd'hui, ils sont trois ou quatre à lui servir de déambulateur. Il faut bien ça quand on pense que, pour lui, Jimmy Vicaut est antillais alors qu’il est d’origine ivoirienne…

 

Il faut dire que ces championnats du monde resteront pour Montel un grand moment épiphanique : il a découvert l’existence du pianiste Lang Lang ! Soyons juste, Patrick Boyen, l'autre journaliste, ne connaissait pas non plus Lang Lang qui venait de jouer 10 secondes pour 100 000 Chinois : «Ça doit être une vedette, j'imagine, on ne met pas un inconnu comme ça, y a beaucoup de virtuoses en musique classique, un virtuose très jeune...», déclare-t-il devant un Patrick ironique : « Oh ben je le connais, j'ai tous ses disques ! ».

 

Le premier jour des championnats du monde, c'était plié, Bolt allait devoir tourner la page, craquer devant l'ancien dopé Gatlin. Bolt gagna. A vingt mètres de la ligne d’arrivée, Montel le proclama battu. Il fallut que Diagana lui explique que, d’une part Bolt avait réussi son départ et que, d’autre part, Gatlin s’était complètement désuni en fin de course. Juste avant cette course, où il fallait attendre des « chronos stratosphériques », où Bolt faisait face à un « challenge juste incroyable », Montel se fendit, sans le savoir, d’une superbe anacoluthe (à l’université de Rouen, il enseigne le Management et  le sport de haut niveau, pas la grammaire française) : « je voulais vous faire gagner 5 000 euros en répondant à cette question ».

 

Le lendemain, Lavillenie avait « les 6 mètres dans les jambes ». Il perdit lamentablement. Et pourtant, cocardier comme pas deux, Montel s'égosilla tant et plus. lorsque le champion français franchit 5m80. Il hurla :  "ça va aller très haut". Normal, pour un perchiste… Lorsqu'il tenta 5m90, Montel brailla "il va le faire, Renaud", avant de murmurer dans un râle : "il est maudit". Rien que ça ! Et il ajouta : « quelle malédictions ces championnats, c’est invraisemblable. »

 

Heureusement, telle autre championne française avait « répondu présent » grâce à une performance « juste hallucinante ». Lors de la finale du 10 000 mètres féminin, en début de course, pardon : durant « le premier kilo », le train était un peu lent, alors le bon Patrick décida de « switcher » vers la perche. La course s’anima lorsque les Ethiopiennes prirent « le leadership ». On entra alors « dans le moneytime » ( ?). Les athlètes de la corne de l’Afrique venaient de « mettre le feu à la course ». Dans le 3 000 steeple, les Kényans faisait soudainement exploser le coureur étasunien, que Montel avait vu vainqueur 30 secondes plus tôt.

 

Après les épreuves, les athlètes vont à la rencontre des journalistes de télévision. Ce n’est jamais la pagaille car il y a un ordre de préséance. Montel nous expliqua, ce qui était gentil de sa part, dans quel ordre étaient placées les caméras : « d’abord, ce sont les Chinois, ensuite les Anglais, ensuite ce sont nous ».

 

Vivement demain, la hâte m’habite.

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 05:24
Peut-on revivre sa vie ?
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Peut-on revivre sa vie ?
Peut-on revivre sa vie ?
Peut-on revivre sa vie ?
Peut-on revivre sa vie ?
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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 05:32

Depuis plusieurs mois, Overblog instille dans nos blogs des pages publicitaires.

 

Pour ne pas faire l'objet de cette pollution, il faut payer. J'avais toujours pensé qu'il fallait payer pour faire de la pub, et pas le contraire. Comme je refuse l'alternative d'Overblog, je reçois toutes sortes de messages.

 

Cette fois-ci, Overblog nous joue la carte du tendre, en doux (soft) et en dur (hard).

De l'éclectisme en matière de publicité
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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 07:29

A Gaza, l'électricité manque. Pour beaucoup, il n'y a aucun moyen de se rafraîchir. Cette petite fille dort dans un seau d'eau.

De la misère ordinaire (18)
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 05:27
Pour les handicapés (et contre les salopards)
Pour les handicapés (et contre les salopards)
Pour les handicapés (et contre les salopards)
Pour les handicapés (et contre les salopards)
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 05:01
De la misère ordinaire (13)
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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 05:50

Être condamné à mort, ce n’est déjà pas facile, même si on est le pire des assassins. Être exécuté, c’est encore plus difficile. Mais rôtir, brûler à petit feu pendant de longues minutes,  suffoquer une bonne foi pour toutes avant de … s’éteindre, alors là, c’est le pompon.

 

C’est pourtant ces flammes de l’enfer que connaissent régulièrement des exécutés outre-Atlantique, dans le pays le plus civilisé de l’univers.

 

Récemment, la Cour suprême des États-Unis d’Amérique a rejeté un recours intenté par quatre condamnés à mort de l’Oklahoma. Ils critiquaient l’injection mortelle qui donne l’impression au condamné qu’il brûle vif. La Cour suprême a majoritairement décidé que cette technique n’était pas contraire à la Constitution. Par parenthèse, et dans le même temps, la plus haute juridiction de l’Utah autorisait de nouveau les pelotons d’exécution en cas d'indisponibilité des produits chimiques pour les exécutions capitales. Je ne suis pas spécialiste mais je pense que les autorités de l’Utah jouent avec le feu. En effet, les pelotons d’exécution ne sont constitués que de cinq tireurs, ce qui me paraît aléatoire, cinq balles ne garantissant pas une mort assurée. Mais je me mêle de ce qui ne me regarde pas.

 

Le problème est que l’Union européenne a interdit en 2011 l’exportation des substances chimiques servant à envoyer les exécutés ad patres, produits fabriqués par la Suisse et le Danemark. Les États qui pratiquent la peine de mort ont dû s’adapter.

 

Le site étasunien The Atlantic a raconté par le menu l’exécution, en avril 2014, d’un certain Clayton Lockett. Dans ses veines a d’abord coulé de l’hydrochlorure de midazolam (un produit utilisé couramment dans les hôpitaux pour anesthésier les opérés). Il s’agissait de rendre le condamné inconscient. Mais celui-ci s’est réveillé lors de l’injection de deux autres produits. Lockett est mort d’une crise cardiaque une quarantaine de minutes plus tard, une veine ayant éclaté et les substances s’étant répandues dans tout son corps.

 

 

En janvier 2015, le condamné Jack Warner, à qui on avait infligé une mixture de produits de mauvais aloi, eut le temps de déclarer, juste avant de mourir : « Mon corps est en feu. »

 

Quinze autres personnes (presque toutes noires, mais c’est un autre problème) ont été exécutées depuis aux États-Unis à l’aide de pentobarbital, un barbiturique utilisé depuis la rupture de stock de thiopental fabriqué par la firme Hospira (rachetée par Pfizer en février 2015 pour 15 milliards de dollars, mais c’est nu autre débat), le seul anesthésiant longtemps autorisé pour l’endormissement des condamnés à mort.

 

Les autorités judiciaires étasuniennes ont rejeté tous les recours intentés au nom des souffrances occasionnées par les nouveaux produits en arguant que les plaignants ne démontraient pas que le gouvernement des États-Unis avait volontairement écarté des méthodes plus humaines d’exécution. Dans ce grand pays, du juridisme à la sophistique en passant par la casuistique, il n’y a qu’un pas.

 

Mais revenant à l’exécution de Clayton Lockett, telle que narrée par le site The Atlantic.

 

Le 29 avril 2014, Lockett se confectionne un nœud coulant avec ses draps et s’entaille les bras avec la lame de son rasoir. Il ingurgite une bonne dose de comprimés stockés pour l’occasion. Lorsque les gardiens entrent dans sa cellule en ce matin pour lui fatal, il se cache sous une couverture et refuse de se lever. Les gardiens sortent de la cellule et demandent la permission de le soumettre à des décharges paralysantes (à l’aide d’un « taser »). Permission accordée. Ils reviennent dans la cellule, lui envoie quelques décharges et le traînent jusqu’au quartier d’exécution.

 

A 17 heures 20, après avoir subi un examen médical et avoir été radiographié, – que cherchaient les autorités ? – Lockett est amené dans la salle d’exécution. En son centre, un lit surmonté d’un micro. Derrière la tête de Lockett, dans une petite pièce adjacente, un bourreau actionne une seringue qui libère le midazolam censé couler jusqu’à l’aine du condamné. Mais une bonne partie du produit se répand dans tout son corps, ce qui réduit grandement l’efficacité de l’anesthésie. Le temps s’écoule dramatiquement et Lockett demeure parfaitement conscient. Il retrousse ses lèvres qu’il humecte. Il tourne la tête vers les témoins de l’exécution et, finalement, ferme les yeux.

 

Dans la pièce où se tiennent les bourreaux, une lampe s’allume cinq minutes plus tard : c’est le moment de vérifier si le condamné est toujours conscient. Ce qu'il est. Nouvelle vérification deux minutes plus tard. Le bourreau pince Lockett qui ne réagit pas. Le condamné est déclaré inconscient.

 

On lui injecte alors du vécuronium, un bromure myorelaxant à base de curare. Lorsque ce produit, reconnu par l’Organisation mondiale de la santé, est administré correctement, il bloque les signaux que le système nerveux envoie aux muscles, y compris le signal de la respiration. En cas de dose inadéquate ou de mauvaise administration, la personne peut étouffer sans qu’un observateur extérieur s’en aperçoive : le corps ne bouge pas mais les poumons tentent en vain de fonctionner. La législation étasunienne a interdit l’utilisation de vécuronium dans la mise à mort d’animaux sans anesthésie.

 

Les partisans de l’abolition de la peine de mort outre-Atlantique font observer que si les sédatifs étaient vraiment efficaces, il n’y aurait pas besoin de myorelaxant paralysant. Ces produits paralysants empêchent bel et bien les témoins d’observer à quel point les exécutés souffrent. La procédure est loin d’être simplement clinique.

 

Les bourreaux envoient ensuite du chlorure de potassium, par un cathéter intraveineux qui, en fait, a été mal posé.

 

On voit alors le supplicié bouger, respirer lourdement, serrer les dents, remuer la tête et tenter de parler. Lockett tire sur les sangles, comme s’il voulait descendre du lit. Il parvient à lever complètement la tête. Supposé mettre un terme aux battements du cœur, le chlorure de potassium s’avère largement inefficace. Le cœur du supplicié  bat alors à 20 pulsations par minutes. Un mot sort alors de sa bouche : « Man » (ben, mon vieux).

 

Le médecin pénètre dans la chambre d’exécution, soulève le drap du lit et découvre à l’aine de Lockett une protrusion de la taille d’une balle de tennis. Le condamné parvient à échanger un regard avec le docteur. Le directeur de la prison propose alors de baisser le store « temporairement » tandis que le docteur se demande comment mettre un terme à l’exécution.

 

Il est alors décidé de poser une seconde intraveineuse dans l’artère fémorale gauche. Cela se passe très mal car du sang en abondance gicle de l’artère. Le docteur retire le cathéter (l'exécution est totalement médicalisée, ohé Hippocrate !). Le rythme cardiaque de Lockett tombe à 10. L’un des personnels médicaux propose une réanimation cardio-pulmonaire (pour ressusciter le condamné avant de l’achever ?).

 

Les membres de la famille de la victime de Lockett, présents dans la salle des témoins, sont alors en état de choc. Ils demandent à pouvoir toucher le condamné lorsqu'il sera mort. Pour vérifier. Ils sont emmenés dans une salle de réveil (sic).

 

À l’évidence, la dose de produits infligée à Lockett est insuffisante. Certains responsables sont d’avis d’arrêter l’exécution. Au grand dam de la famille de la victime.

 

Mais à 7 heures 06, le médecin déclare que Lockett est décédé. Il a souffert le martyr au milieu de ce tohu-bohu. Pendant à peine une petite heure.

 

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 05:19

Rachid est un bon petit gars d’origine maghrébine, comme on dit. Excellent élève de 6ème, brillantissime en sport. Dire de lui qu’il est « intégré » ou « assimilé » n’a aucun sens. Né à Lyon de parents nés à Lyon, il est tout aussi lyonnais que tous les élèves lyonnais du collège bourgeois qu’il fréquente, après avoir été scolarisé dans une école primaire, elle aussi bourgeoise.

 

Il fait circuler sur les réseaux style Snapchat (ne me demandez pas comment ça marche) la photo d’un Arabe qui se torche l’arrière-train avec un drapeau israélien. Ses « likers », « followers », « abonnés » ont entre 11 et 13 ans.

 

Le document est sur Facebook, ici :

 

Je ne suis pas abonné à Facebook et je ne souhaite pas vous montrer cette photo immonde. Je préfère illustrer ce petit article, car les Français « ont la mémoire courte », n’est-ce pas ? d’une photo de Dieudonné se torchant le fion avec le même drapeau israélien en présence de Faurisson.

 

Cette histoire du « vivre ensemble » est l’une des plus grandioses fumisteries inventées au cours de ce XXIe siècle qui augure décidément très mal. Comme si c’était le problème.

 

En tout cas, il y a du boulot et on n'est pas sortis de l'auberge.

Le “ vivre ensemble ”, disent-ils
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 05:06
Si ces photos ne sont pas truquées …
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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 05:32

En France, la notion de majorité sexuelle a été très rigoureusement définie par les textes. Il s’agit de l’âge à partir duquel un mineur civil peut entretenir une relation sexuelle avec un adulte n’ayant pas autorité sur lui, sans que cet adulte commette une infraction réprimée au pénal. Cette majorité est fixée à quinze ans, pour les relations hétéro et homosexuelles.

 

Aux États-Unis, la majorité sexuelle varie d’un État à l’autre, dans une fourchette de seize à dix-huit ans. En 1880, la fourchette allait de dix à douze ans, à l’exception notoire du Delaware où il était permis d’entretenir des relations sexuelles avec un enfant de sept ans. Je ne sais trop si le fait que le Delaware soit un paradis fiscal à l’intérieur des frontières étasuniennes a un rapport avec ce laxisme sexuel. Mais tout est possible dans ce grand pays.

 

On ne s’étonnera pas qu’aux États-Unis, pays de tradition puritaine, mais également premier producteur de films pornographiques au monde, il existe comme ailleurs – mais peut-être plus qu’ailleurs – des relations sexuelles, des histoires d’amour authentiques entre adultes et jeunes adolescents. En particulier dans le milieu scolaire.

 

À titre d’exemple, je voudrais raconter l’histoire de Stephanie Ragusa, professeur de mathématiques en Floride, âgée de 31 ans au moment des faits qui nous intéressent.

 

Il y a cinq ans, elle fut condamnée à une peine de 10 ans de prison incompressible, assortie d’une mise à l’épreuve de 5 ans, pour avoir eu des relations sexuelles avec deux élèves.

 

Lors de l’énoncé du verdict, le président du tribunal la qualifia de « prédatrice sexuelle ». Stephanie était alors vêtue de la combinaison-pantalon orange que l’on connaît mieux depuis le scandale de Guantanamo (la différence entre cette combinaison et les habits civils que l’on porte dans d’autres civilisations, c’est que, lorsqu’on est affublé de la sorte, on est déjà coupable, exclu du monde, ).

 

 

Le président du tribunal ne se contenta pas de juger : il infligea à l’enseignante une dure leçon de morale : « Les parents accordent leur confiance aux enseignants. Vous avez violé cette confiance de la pire des manières imaginables. Ces jeunes garçons sont devenus vos proies. » Il lui reprocha également son « arrogance » dans le prétoire : « On lit sur votre visage une attitude nonchalante, souriante, joviale. Je ne suis pas certain que vous compreniez vraiment le tort que vous avez causé. Je pense honnêtement [un juge pourrait-il penser malhonnêtement?] que vous représentez un danger pour les enfants de notre communauté. »

 

Stephanie avait reconnu s’être comporté de manière « lascive et lubrique » avec un garçon de 14 ans et un autre de 16 ans. Pour ce dernier, elle n’aurait normalement pas dû être inquiétée. La cour estima que Stephanie avait eu d’autant plus d’ascendant sur ces deux jeunes qu’ils venaient de familles désunies. Une des deux mères déclara que Stephanie avait exploité avec « une extrême malveillance » les faiblesses de son fils, dont elle avait eu connaissance en tant que son enseignante. L’avocat de l’accusée fit, quant à lui, valoir que Stephanie était repentante, qu’elle souffrait de problèmes psychologiques et que son casier judiciaire était vierge. Il demanda donc la mise en liberté surveillée.

 

L’accusée écopa de la peine maxima.

 

Stéphanie Ragusa interwiewée en prison

 

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