Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 06:01

Pourquoi, diantre, aller rechercher l'inconfort maximum ?

Sieste (11)
Sieste (11)
Sieste (11)
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 06:35

Preuve que notre humanité est d'une diversité inouïe.

Ainsi va la vie (5)
Ainsi va la vie (5)
Ainsi va la vie (5)
Ainsi va la vie (5)
Ainsi va la vie (5)
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article
8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 06:12

Ces accoutrements sont interdits (150 euros d'amende) mais rien n'y fait.

 

Ici, à Lille, ces deux Belphégor sont victimes d'un malencontreux concours de circonstances.

 

Il y a 20 ans au Pakistan, l'un des pays les plus musulmans de la terre, il n'y avait pas de burka. Dans l'Inde musulmane, les femmes ne couvrent pas leur visage. En 2015, le Président du Sénégal (pays qui compte au moins 90% de musulmans) a interdit la burqa en ces termes :   « le port du voile intégral ne correspond ni à notre culture, ni à nos traditions, ni même à notre conception de l’Islam. Il faut avoir le courage de combattre cette façon excessive de nous imposer une manière d’être, nous ne pouvons pas accepter qu’on nous impose des modèles d’habillement venus d’ailleurs. » Le jour où l'on entendra un Premier Ministre britannique tenir ce langage n'est pas venu.

 

Personne ne saura jamais si l'accompagnatrice de cette petite fille est, ou se pense, libre de porter ce noir intégral. Le but de la manœuvre est, en effet, qu'on ne sache jamais rien d'elle car pendant toutes les années qu'il lui reste à vivre elle ne sera qu'une ombre inaccessible, dans la société mais hors de la vie sociale. Qu'ils soient en djellaba ou en jeans, les hommes de son clan vivent à visage découvert, barbus ou pas. Ils prennent le thé à la terrasse des cafés. Ils travaillent. Ils ont la liberté de nous regarder, ou pas.

 

Cette gamine doit avoir entre huit et dix ans. Pas une ligne dans le Coran ne prescrit un tel enfermement pour une enfant de cet âge. Elle est suffisamment grande pour se rendre compte à quel point l'image que nous avons d'elle ressemble à celle de la poubelle noire sur sa gauche qui semble défier son humanité. Comment peut-on imaginer que cette enfant puisse être scolarisée ? Alors que ses frères le sont. Ses cousines aussi, peut-être.

 

De quoi sa crise de la préadolescence sera-t-elle le nom ?

 

 

Que pense cette petite fille ?
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 06:40

 

 

J’ai récemment rédigé une recension du dernier fort bon livre de Laurent Denave consacré au Beatles.

 

Je ne sais pas du tout pourquoi, Amazon m’a demandé d’évaluer cet article. Là comme ailleurs, je suis opposé aux évaluations, une petite horreur qui nous vient du secteur privé étasunien. J’ai donc déliré et proposé le commentaire suivant :

 

Excellent, parfait, génial. Jamais lu un truc aussi pertinent sur les Beatles. Ce petit jeune ira loin, très loin.

 

J’imagine que ce commentaire a été lu par un robot qui a réagi vertement :

 

« Votre commentaire n'a pas pu être publié.

 

Merci d'avoir soumis un commentaire client sur Amazon. Votre commentaire n'a pas pu être posté sur le site web dans sa forme actuelle. »

 

 

Or mon commentaire ne dérogeait absolument pas aux “guidelines” (en bon français non amazonien : aux instructions, directives) du mastodonte de la vente en ligne qui refuse uniquement ce type de commentaires :

 

 

Discours haineux et contenu offensant :

nous mettons tout en œuvre pour lutter contre tout commentaire faisant l'apologie

des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre ou qui constitue une

provocation ou une incitation à la commission d'actes de terrorisme et leur

apologie, une incitation à la haine raciale, à la haine à l'égard de personnes à

raison de leur religion, de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle ou de

leur handicap ainsi que de la pornographie enfantine, de l'incitation à la violence,

notamment l'incitation aux violences faites aux femmes, ainsi que des atteintes à

la dignité humaine. Les clients sont autorisés à commenter un produit et discuter

l'expertise d'un auteur, d'un vendeur ou d'un autre client, à condition que cela soit

présenté de manière non offensante.

 

Incitation à des agissements illicites : les commentaires ne doivent en aucun cas encourager ou défendre un comportement illicite, et notamment tout acte de violence, l'usage de drogues illicites, la consommation d'alcool par des mineurs, et la maltraitance d'enfants ou d'animaux. En particulier, les commentaires ne doivent pas inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger.

 

 

Je me perds donc en conjectures amusées.

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article
3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 06:27

Savez-vous pourquoi les Africains n'ont pas inventé le fil à couper le beurre ? Parce qu'il n'y a pas de beurre en Afrique (le beurre de karité, je sais ...).

 

Le problème est que les Africains les plus pauvres savent qu'il existe au Nord des techniques et une technologie qu'ils ne sont pas près de s'approprier, pire encore qu'ils ne peuvent même plus recevoir, mais qu'ils sont, soit obligés, soit tentés de singer pour ne pas perdre définitivement le contact avec le progrès des pays riches. D'où un système D phénoménal, une habileté technique poussée à l'extrême. J'ai vu il y a trente ans deux mécaniciens adolescents démonter et remonter une 2 CV en panne (moteur compris) en une petite journée. Le soir, l'engin roulait.

 

Du manque naît une forme de génie avec suffisamment d'auto-dérision pour ne pas désespérer tout à fait.

Ressources africaines
Ressources africaines
Ressources africaines
Ressources africaines
Ressources africaines
Ressources africaines
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie Jokons
commenter cet article
1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 06:45

Trois scènes bien différentes avec un point commun qui pourrait être : ne jamais s'enfoncer.

Ainsi va la vie (4)
Ainsi va la vie (4)
Ainsi va la vie (4)
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article
30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 06:26

 

Mon ami Bernard continue d'égrener ses souvenirs d'enfance, dans un village du Lot-et-Garonne qui nous est cher. 

     

 Je ne sais comment j'en suis venu à penser à P., un rentier (espèce déjà en voie de disparition quand j'étais mouflet) et que tout le monde appelait l'huissier. Je ne me posais pas de question à l'époque mais ça m'intrigue maintenant. Il avait un voisin qui était le greffier. Je ne les ai jamais vu instrumenter dans leurs honorables professions. Je pense seulement qu'ils étaient respectivement huissier et greffier du juge de paix qui siégeait dans chaque canton et dont la fonction s'est étiolée d'elle-même après 1945.

 

Les premiers souvenirs de P. remontent à mes cinq ou six ans. Chaque matin, il venait chercher son lait à l'épicerie où il en profitait pour lire debout Sud-Ouest et La Dépêche, qu’il déployait de ses grands bras sans jamais les acheter. C'était un grand et vieux gaillard obèse à la voix efféminée. Il n'avait sans doute pas cinquante ans. Un peu plus âgé, j'appris qu'on disait de lui que c'était un pédé. Il était cependant marié avec une courte et forte femme sans âge. Il était moqué mais pas insulté directement, les gens se méfiaient vaguement de lui. Il vivait des fermages (ou des métayages) de quatre ou cinq exploitations agricoles et des loyers de quelques bicoques des alentours.

 

Avare, bien entendu, du moins réputé tel. Il gâta publiquement son nom quelques années plus tard. L'épicière l'avait foutu dehors, allant jusqu'à lui reprocher la lecture quotidienne qu'elle avait supportée jusque-là. L. B., morte encore fille l'an dernier à quatre-vingt-douze ans, était la commise  bonne à tout faire de la maison. Pour servir le lait, elle ne mesurait pas la quantité pour les bouteilles d'un litre. Notre P. avait réussi à dégoter un litre qui ressemblait à un litre mais qui était un peu plus grand. Voilà quinze ans que ce malotru abusait L. qui raconta par la suite : " Je ne faisais pas trop attention mais il me semblait qu'avec sa bouteille la mesure ne suffisait jamais. L'autre jour, je mets la mesure à ras-bords et je la verse dans sa bouteille. Il me dit : " Mais, L., il en manque, tu n'as pas rempli la bouteille ! " Je vide la bouteille dans un litre qui était là : ça le remplit. Dans un autre, pareil. Ce gros cochon venait depuis quinze ans avec un litre plus grand. " De ce jour-là, P. ne but plus de lait, du moins celui que vendaient la mère A. et sa fidèle L.. On n'avait pas encore inventé le lait pasteurisé.

 

 

Il n'y a pas que P. qui abusait de L.. Robuste paysanne ne reniant pas ses origines et rompue aux travaux champêtres, certains après-midis, elle aidait le père A. à la vigne qu'il cultivait à flanc de colline. Au milieu de la vigne, un cabanon où se protéger de l'ardeur du soleil. Madame A. n'avait pas une grosse santé aussi le père A., facteur de son état et prenant à ce titre des muffées monumentales, chatouillait la L. quand il n'était pas trop saoul. Adolescent, je trouvais que le père A. n'avait pas le mauvais rôle. A cinquante ans passés, il avait cueilli les dix-huit printemps de la L. et continuait à la manœuvrer dans la limite et à la mesure, j'imagine, des ses aptitudes.

 

Une mère-la-pudeur, cette L., qui ne manquait jamais la messe basse du dimanche matin (travail oblige) et ne transigeait pas avec la morale, stigmatisant les épouses adultères. Dieu sait qu'elles étaient nombreuses puisqu'en faisaient partie les avérées mais aussi toutes celles qui avaient eu la discourtoisie ou l'infortune de refuser d'en être.

 

P. défraya encore la chronique mais la réprobation de façade se teignait d'une profonde admiration pour le tempo de la manœuvre. Il prit en viager une veuve fâchée avec ses enfants. Elle venait du village voisin et s'installa chez eux à la fin du printemps. La brave Amélie aimait prendre l'ombre de la rue principale sur le banc, devant la maison. C'était un plaisir de blaguasser en patois avec elle. Elle ne s'embarrassait pas de litotes ni de périphrases et ne tarissait pas d'éloges sur la qualité et la profusion de la table de P. dont on découvrait qu'il n'était pas gras à lécher le salpêtre des murs de sa cave de rat. C'est qu'Amélie était rapiate, elle aussi, et elle se forçait sans doute à manger davantage.

 

P. versait des larmes en évoquant la mémoire d'Amélie, si propre (!), si agréable : "Mais si elle nous l'avait dit qu'elle faisait de l'urée, on ne l'aurait pas laissé manger autant de cochonnailles, vous pensez bien ! Elle était gourmande ! " Le séjour d'Amélie chez P. s'acheva avant un cycle de saisons.

 

PS : La photo est bien antérieure aux faits évoqués.

 

 

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article
29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 05:41

Le cycliste à droite n'est pas plus bête qu'un autre. Cela fait des années qu'il est porteur, livreur, déménageur etc. Il sait fort bien qu'il risque à tout instant un accident sérieux, la mort peut-être. Et pourtant, il s'y colle.

 

Vous me direz que s'il y avait deux fois moins de barda sur le vélo le risque serait tout aussi grand. Alors, est-il “en mode” (comme disent les djeuns) défi personnel ? Veut-il impressionner quelqu'un ? Obéit-il à un patron comme les aime Gattaz ?

Ainsi va la vie (3)

Lorsque j'étais en Côte d'Ivoire, les Africains qui déménageaient avaient recours à des porteurs nigérians, des Yoroubas plus précisément. Ce sont ces mêmes Yourobas qui ont, proportionnellement, fourni le plus grand nombre d'esclaves pour les Zuniens. Des types secs comme des triques, barraqués. Ils pouvaient très bien utiliser des petites carrioles pour se faciliter la tâche. Mais non, ils préféraient tout porter sur leurs épaules.

 

Il y a bien longtemps que l'art africain a immortalisé ces porteurs :

Ainsi va la vie (3)

Et même leurs femmes, comme cette mère qui porte ses trois enfants :

Ainsi va la vie (3)
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie culture
commenter cet article
28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 05:39

Comment faire aussi bien corps avec un meuble ? Il faut dire que les pieds du dormeur sont stables et qu'il est parvenu à un vrai équilibre en glissant les mains dans ses poches.

 

La jeune femme qui rit aux éclats à sa gauche est-elle entrée dans son rêve ?

Sieste (10)
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article
18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 05:15

Si le contrebassiste avait été flûtiste, c'eût été plus difficile. Était-il épuisé entre deux répétitions au point de siester à tout prix ? Se cachait-il de sa femme qui avait découvert qu'il filait le parfait amour avec la joueuse de triangle ? On se perd en conjectures.

Sieste (9)
Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article

  • : Le blog de Bernard Gensane
  • Le blog de Bernard Gensane
  • : Culture, politique, tranches de vie
  • Contact

Recherche