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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 09:19
Horticulture et philosophie
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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 09:36

Une grande réunion de famille dans un superbe gîte tenue par une Etasunienne, près d'Aix-en-Provence.

 

La matriarche fait appel à un traiteur. Apéritif, repas du midi, repas du soir. 35 convives.

 

L'apéritif est fourni par le traiteur. Plutôt réussi, mais servi avec une heure de retard. Pendant ce temps, la traiteuse en chef épluche nonchalamment quelques gousses d'ail. Le repas de midi n'est pas prêt. On se demande quand on va passer à table. En plus de cette cheffe, il y a deux personnes pour servir.

 

Un menu enfant a été prévu (17 euros) : d'adorables sandwichs triangulaires (style anglais mais en moins bien) et des oeufs durs. La traiteuse traîtresse n'avait rien prévu pour le soir pour les gosses.

 

On passe à table. Il est près de 15 heures. Entrées : foie gras orné de petites bricoles. Le foie gras (du Gers) est fourni par les participants. Plat de résistance : un bout de pintade, plus ou moins sec selon les convives, accompagné de 15 grammes de champignons effilés sur leur lit d'ail. Fromages, fournis par les participants. Gâteau d'anniversaire (la matriarche fête ses 80 ans) : des macarons de qualité honnête et un demi chou à la crème ramolli. Une partie du gâteau avait versé dans un virage. Le gag ! Sur ce gâteau, pas d'inscription. Le traiteur a oublié le "Bon Anniversaire" et a perdu le 0 du 80. Les vins et les alcools sont fournis par les participants. Le café n'est pas mauvais.

 

17 heures. La traiteuse en chef nous annonce qu'elle est obligée de nous abandonner. Or la matriarche a payé pour trois employés. Si l'on veut prendre le repas du soir avant 21 heures, il va falloir mettre la main à la pâte. Pendant une demi-heure, tous les convives débarrassent, lavent, essuient, balaient.

 

Repas du soir : un saumon fourni par les participants, de la salade non assaisonnée (c'est tendance, nous dit-on), du fromage toujours fourni par les participants. En pousse-café : de l'Armagnac amené par les participants. Il est près de minuit. On aide de nouveau les deux serveurs à achever leur tâche. Ils sont sur le pont depuis huit heures du matin. L'un d'eux, une dame d'une quarantaine d'années est tout près de craquer : elle a honte de ce qui se passe, mais surtout elle souffre atrocement dans une jambe don telle doit être opérée le lendemain. Je luis dis : "C'est dingue les journées que vous faites, quelquefois". Elle me répond que, la semaine précédante, elle avait commencé un samedi à sept heures du matin pour terminer le dimanche à 9 heures du matin. Sans discontinuer. On me dit que dans ce métier des dérogations peuvent être accordées par l'inspection du travail. Possible, mais scandaleux. Je lui dis que la matriarche a payé 100 euros par employé. Elle me répond qu'elle est loin de toucher cette somme.

 

La vieille dame digne a commis une énorme erreur : régler la totalité de la facture avant le repas. Combien la facture ? 80 euros par personne.

 

 

Le surlendemain, de retour chez elle, la matriarche appelle la traiteuse pour lui exprimer son mécontentement et lui annoncer qu'elle va parler d'elle dans toute la région. Vu son passé professionnel et ses activités militantes multiples et variées, elle connaît de près plus de 1000 personnes dans le coin.

 

Au téléphone, la maltraiteuse commet une dernière légère indélicatesse : pour se faire pardonner, elle propose d'offrir un bon repas à la vieille dame et à son mari. Celui-ci n'était pas présent lors de la grande fête. Il est mort il y a vingt ans.

 

Ici, ce que proposent certains traiteurs et qui nous est passé sous le nez.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:24

Le magasin Apple du centre commercial de La Part-Dieu à Lyon est magnifique. J’aime y musarder lorsque je suis de passage dans la capitale des Gaules. Les petites merveilles de la technologie d’aujourd’hui, multiples et variées, sont à portée de main, pas du tout entravées comme dans d’autres magasin du même style. Naturellement, plusieurs gardiens en tenue uniforme sont présents (ainsi que des surveillants en civil) et épient chacun de nos gestes. Tout cela sous l’œil de caméras en circuit fermé.

 

Il faut être naïf ou fou pour concevoir que l’on puisse dérober quoi que ce soit dans ce centre Apple.

 

C’est néanmoins ce qu’a pensé, au moment précis où je m’y trouvais, un jeune homme de 18 à 20 ans d’origine maghrébine (je mentionne son origine intentionnellement). Il n’avait pas glissé un IPhone 5 dans une de ses poches de pantalon depuis trois secondes qu’il se retrouva plaqué contre un mur par deux gardiens qui voulurent lui faire rendre l’objet. Sans violence, mais pas de main morte. Le jeune nia tant et plus. Cinq secondes plus tard, la quasi totalité des gardiens du magasin entourait le délinquant qui n’avait strictement plus aucune chance d’esquiver le problème. Presque tous les gardiens étaient d’origine maghrébine ou noire. Une minute plus tard, d’autres personnels de sécurité, en provenance d’autres magasins du centre commercial, eux aussi d’origine maghrébine ou noire, avaient investi le centre Apple. Tout cela sous le regard de clients plutôt d’origine européenne, « caucasienne », comme on dit chez les Étasuniens.

 

Le voleur continuait à se débattre en vain lorsque s’approchèrent deux douzaines de badauds d’origine maghrébine, surgis d’on ne sait où, venus aux nouvelles. À ce moment-là, je craignis le pire. Heureusement, les choses se calmèrent, le voleur rendit l’objet du délit et les gardiens, très calmement, le relâchèrent. Je demandai à l’un d’entre eux si le fait de ne pas appeler la police relevait d’une politique. Ils me répondit par l’affirmative, sauf lorsqu’il fallait fouiller les fripouilles, ce qui ne peut être accompli que par des forces de l’ordre.

 

Ce bref et brutal incident m’inspira deux réflexions :

 

  • la République française n’existe plus. Nous vivons désormais, en particulier dans les grandes cités, dans une société totalement communautaire.
  • Derrière le clinquant de centres magnifiques comme celui de la Part-Dieu, il y a une misère qui s’accroît d’année en année, avec des millions de gens prêts à tout sacrifier – y compris leur liberté – pour acquérir de merveilleux petits objets transitionnels à 700 euros, des objets qui contribuent à leur autisme politique parce que leur possession rassure.

 

Aujourd’hui, des enfants de moins de deux ans jouent avec des tablettes. La différence entre des cubes et des Ipad, c’est que les premiers relient au monde réel alors que les seconds le font disparaître. Dès lors, de pauvres zigs peuvent penser que tout est possible, que ce qui est posé à trente centimètres d’eux est virtuellement à eux. Quand des baraques en uniforme leur sautent dessus, le rêve éveillé s’achève.

 

 

Choses vues au magasin Apple de La Part-Dieu à Lyon
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:50

Photo prise dans le centre d’une ville française. Il est une heure du matin Le bâtiment abrite les bureaux d’une compagnie d’assurances. Les lumières vont brûler toute la nuit.

 

 

Du gaspillage ordinaire
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 08:04

L’amie dont j’avais évoquée la fin de vie atroce est morte hier.

 

Dans un premier temps, le séjour ultime qu’elle passa à Rangueil se déroula dans des conditions indignes. Elle fut traitée sans aucune considération, sans aucun humanisme. Comme un objet dont on allait de toute façon se débarrasser rapidement.

 

Jusqu’au moment où, médecin, je le rappelle, elle fit savoir au personnel soignant qu’elle connaissait très bien un des pontes de l’hôpital. Alors là, ce fit l’hôtel cinq étoiles, un traitement aux petits oignons. Si je puis dire.

 

Mourante, mon amie put intégrer – par piston car les places sont rares – un établissement de soins palliatifs. Elle y décéda au bout de 48 heures.

 

On sait fort bien que, depuis Chirac et Sarkozy, les personnels hospitaliers travaillent dans des conditions de plus en plus dures qui ne se sont pas améliorées avec les Solfériniens, et que l’hôpital public fait l’objet d’attaques incessantes de la part des pouvoirs eux aussi publics. Mais tout de même…

 

 

PS : Une correspondante m'écrit ceci : “ Ma cousine, sexagénaire elle aussi,  a eu exactement les mêmes pathologies. Elle vous lisait de temps en temps et vous appréciait. C'est elle qui avait demandé à être reconduite dans son foyer  à la toute fin mais ce n'était pas le jour ;  pas question  le dimanche. Elle est morte à l'aube d'un lundi dans ce lieu honni et inutile ! ”

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 08:04

Sous Sarkozy, j'ai publié cette note sur les automobilistes qui attaquent les handicapés en leur volant leur place de parking réservée. L'école élémentaire de mon quartier compte un parent lourdement handicapé pour qui faire 50 mètres à pied est une épreuve.

 

Il n'y avait pas de raison que cela change sous Hollande.

 

Tenez : ce type, il y a quelques mois, était encore dans son Azerbaïdjan natal. Il a vite compris ce qu'était la France d'aujourd'hui, un pays à l'individualisme excerbé, où l'on s'en prend aux plus faibles, où les valeurs de la République sont un pieux souvenir.

 

Précision : ce gusse a une quarantaine d'années. Il est en pleine forme. Ses enfants aussi. Il y a des places à 50 mètres de l'endroit qu'il occupe en toute illégalité et sauvagerie.

 

 

 

Prenez ma place je vous laisse mon handicap (encore)
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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 10:29
Œnologie et éducation
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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 11:22

Une amie, atteinte d’un cancer en phase terminale ou préterminale, je ne sais trop, appelle hier, mercredi, l’hôpital Rangueil où elle a déjà été hospitalisée.

 

Elle souffre atrocement, vomit le moindre verre d’eau. Elle ne peut subir de chimio car le cancer a progressé dans une zone très sensible. Elle est médecin et a pleinement conscience de ce qui se passe.

 

Elle demande à être hospitalisée immédiatement.

 

– Ce n’est pas possible avant lundi, lui répond-on au téléphone.

 

Elle pense, peut-être à tort, que lundi elle sera morte.

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 08:41

La Coupe de l'America a été remportée par l'équipe étasunienne, sur le fil, devant les vaillants Néo-Zélandais.

 

Je ne connais strictement rien à ce sport, à cette activité, à ces enjeux, si ce n'est que l'équipe Oracle disposait d'un budget d'environ 125 millions d'euros. Comme quoi l'argent ne manque pas sur cette terre.

 

Alors pourquoi vous importuner avec cette histoire ?

 

Parce que l'entraîneur de cette équipe est un cousin (par alliance).

 

Ici, lors d'une fête de famille en 2008, il est aux côtés de sa compagne (ancienne championne de volley de plage) et de ses parents. Bravo Philippe !

 

 

Un Oracle à 125 millions d'euros
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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 08:19

À la porte de ma résidence.

 

Valls me l'a assuré : c'est bien les Romanos qui, dans un esprit de pure provocation, ont déposé ces cochonneries au pied d'un  panneau d'interdiction !

 

 

Encore un coup des Roms !
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