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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 07:02

Suite à l'homicide d'un homme de 19 ans par un bijoutier qu'il avait agressé et volé, Me Eolas propose une forte analyse de cette affaire. Extraits :

 

L’analyse des faits

 

Chronologiquement, tout commence par le vol commis sous la menace d’une arme. Faute de précision contraire, je suppose que les armes utilisées étaient réelles et approvisionnées, donc dangereuses, même si la loi considère qu’un vol commis sous la menace d’une imitation d’arme est également un vol à main armée. C’est un crime passible de 20 ans de réclusion. En outre, les auteurs étaient deux. Il est possible qu’ils aient planifié cette attaque au point de constituer une bande organisée. Auquel cas le vol en bande organisée sous la menace d’une arme est passible de trente ans de réclusion. L’enquête de police qui suit con cours a notamment pour objet de permettre au parquet de retenir la qualification la plus adéquate (et dans le doute, la plus haute).

 

Puis vient la riposte du bijoutier. Il est établi qu’il a volontairement ouvert le feu en direction du jeune homme. La première question qui se pose est : avait-il l’intention de tuer ? Si tel était le cas, c’est un meurtre, passible, on l’a vu, de 30 ans de réclusion. Si tel n’est pas le cas, ce sont des violences volontaires avec arme ayant entrainé la mort sans intention de la donner, passibles de 20 ans de réclusion. La preuve de l’intention homicide est délicate, puisque c’est un état d’esprit, mais peut être déduite des circonstances. Ici, le bijoutier prétend semble-t-il avoir d’abord tiré pour arrêter le scooter, ce qui exclurait une intention homicide. Mais les tirs ont été répétés, ce qui est un indice classique d’intention homicide. Une expertise balistique aura probablement lieu pour déterminer si la trajectoire des balles est rasante, ce qui montre que le scooter était visé, ou qu’au contraire, c’était les passagers qui étaient visés, auquel cas des déclarations mensongères peuvent contribuer à prouver une intention homicide (vive le droit au silence, vous dis-je). En outre, la question se posera de la cohérence de vouloir immobiliser sur place des personnes armées et violentes, qui auraient pu répliquer aux tirs en faisant usage de leurs fusils : la prudence voulait qu’on les laissât fuir. Toutes ces questions et d’autres soulevées par le déroulé exact des faits seront débattues au cours de l’instruction. En outre se pose la question de la légalité de la détention de cette arme, soumise à autorisation préfectorale, sous peine de 3 ans de prison. D’après le Point, il se la serait procurée illégalement, ce qui est un délit.

 

[…]

 

 

Le bijoutier devra indemniser son braqueur ? Eh oui, en vertu d’une jurisprudence classique de la Cour de cassation, protectrice des victimes, qui interdit d’opposer à la victime son comportement même fautif en cas de crime ou délit volontaire (ce qui s’agissant des crimes est un pléonasme). La même règle qui interdit d’opposer à la victime d’un viol un quelconque comportement aguicheur (qui fût-il établi n’a jamais été une autorisation de violer, rappelons-le) interdira au bijoutier d’opposer aux proches de celui qu’il a tué que celui-ci l’avait braqué juste avant. S’il y a légitime défense, il n’y aura pas indemnisation, mais s’il n’y avait pas légitime défense, indemnisation il y aura. La sanction d’un braquage, c’est 15 voire 30 ans. Ça n’a jamais été la mort. Et certainement pas administrée par un particulier. Pas plus qu’être victime d’un braquage n’ouvre de droit à ouvrir le feu dans la rue.

 

La loi impose une réponse et la loi permet que cette réponse soit modérée. Et la République, notre République, est bâtie sur le règne de la loi et elle seule.

Ne commencez pas à souhaiter que la loi du Far West ne s’impose. De peur que votre vœu soit exaucé.

 

L'intégralité de l'article ici.

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 07:10
Quand Biloute i vind s'barraque : une annonce immobilière tout en ch'ti sur le bon coin !

Un habitant de Linselles tente un pari original sur le bon coin : il a rédigé l'annonce pour vendre sa maison entièrement en ch'ti. Drôle et très régionale, son annonce va-t-elle être efficace ? 

 

"J'm'appelle Biloute et je vinds eum' barraque din' le villache eud' Linselles, din'l Nord. Là d'où qu'y'a des igloos et des quiens d'traineaux in hiver :-)" Pour sortir du lot dans la forêt d'annonce du bon coin, certains n'hésitent pas à jouer la carte de l'humour régional ! Un habitant de Linselles a rédigé son annonce entièrement en ch'ti. Un choix original et un peu risqué car si vous ne lisez pas un minimum le ch'ti, il vous faudra trouver un "traducteur". Tous les mots clés et clichés ch'tis y passent : "Pas loin d'eul' barraque à frites et des écoles (si toutefois, t'aimes les marmots), elle t'conviendra à coup sûr. Pourquo ? et ben j' va te l'dire." (...)

"Quind tu intres din m'barraque, tu vas vir un chalon de 42 m² avec tout plein eud' caïelles autour d'une table in bois pour minger, et une quéminée au cas où qu't'avos frod. Tu pouvos même minger din min chalon ou boire un picon-bière chi t'as soif; chacun y fait à's'mote." Plus drôle que d'écrire comme tout le monde, : maison 6 chambres, salon, cuisine équipée...
 

Pour minger d'eul'carbonnate ou chucher un chirop, te peux auchi vir eul gargotte qui eto équipée pour faire la popotte.


"Chi t'as eune famile', euch'barraque de 130 m², et ba elle eto faite pour tin ménache ! Fini eul' parlotte. Et envoie me un messache polimint pour viendre et se rincontrer pour la vir.", conclut le Linsellois. Vous pouvez lire l'annonce en intégralité ici. 

La maison se trouve à Linselles (près de Lille) et est vraiment à vendre (nous l'avons trouvée dans une agence immobilière) au prix de 390 000 €. Depuis la parution de cette annonce, 3 visites ont été programmées. Le propriétaire dit avoir reçu de nombreux messages de sympathie suite à cette petite annonce en ch'ti. Il espère surtout qu'elle lui permettra de vendre sa maison rapidement. 

 

Un autre symptome de la "crise" ?

 
 
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 13:01

C'est arrivé à un anglais qui réside entre Le Bugue et Les Eyzies en Dordogne.
Le gars dans la voiture est saoul au taquet. Un policier arrête la voiture, se présente à l'individu et lui demande :


Vous avez bu ?

 

Avec une élocution pâteuse, le gars répond :

 

- Oui, ... ce matin ... j'ai marié ma fille ... et comme je n'aime pas les messes, ... je suis allé au café et j'ai bu ... quelques bières. Puis ..... pendant le banquet ..... j'ai essoré 3 bonnes bouteilles .... une de Corbières ... une de Minervois ..... et .... une de Faugères. Pour finir .... pendant la fête ... dans la soirée ... j'ai ingurgité ... deux bouteilles de whisky ..... Johnny Walker .... étiquette noire.

 

Finalement le policier, irrité, lui dit :

 

- Savez-vous que je suis policier et que je vous ai arrêté pour un contrôle de l'alcoolémie ?



Le British plein d'humour lui répond alors :

 


- Et vous .... savez-vous que .... cette voiture est ... anglaise ; le volant est à droite et ... c'est ..ma femme ... qui conduit ?

 

 

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 13:01

Bon, d'accord, la femme de gauche est Christiane Taubira.

 

Mais celle de droite ?

 

 

Photo prise en 1988.

 

 

 

 

Qui sont ces femmes ?
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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 12:46

Ainsi donc un père de famille divorcé part en vacances avec sa fille adolescente.

 

Pendant quelques jours, personne n’a des nouvelles d’eux.

 

Un procureur – qui ne connaît pas plus que vous et moi le vrai contexte familial – déclare urbi et orbi, par le biais de toutes les chaînes de télévision de France et de Navarre, que le père en question est bipolaire.

 

Ah bon ? Il a un certificat médical sous le coude ? Il l’a rencontré récemment pour attester ce problème ?

 

Le père et sa fille sont repérés fortuitement dans le département du Nord.

 

Un procureur de la République, qui a sûrement besoin d’exister, lui, vient donc de violer le secret médical en révélant à 65 millions de personnes qu’un individu lambda était censément atteint d’une psychose maniaco-dépressive.

 

Comme disait Coluche dans les années soixante-dix, « quand on n’en sait pas plus que ça, on n’a qu’a fermer sa gueule ! ».

 

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 06:26

Deux de mes amis sont bouchers-chevalins. Pour eux, l’univers des équidés est à la fois un gagne-pain et une raison d’être. Chaque année, ils marchent quinze jours en compagnie – et à côté – de deux ânes. À raison d’une vingtaine de kilomètres quotidiens, ils sillonnent telle ou telle partie du Massif Central. L’années dernière, ils ont cheminé sur les traces de Stevenson en Ardèche, en Lozère et dans le Gard. Cette année, ils choisirent l’Aveyron.

 

Un soir, ils s’arrêtent dans une ferme-hôtel qui offre le gîte et le couvert. Prudents, ils transportent toujours avec eux la nourriture des ânes.

 

La soirée se passe normalement. Avant d’aller se coucher, ils attachent leurs deux ânes, avec l’autorisation de la fermière, à un pieu dans une pâture jouxtant le corps de ferme. Ils laissent aux deux bêtes trois mètres de longe.

 

Le lendemain, ils règlent leur note et s’apprêtent à partir quand la fermière leur dit :

 

  • Je ne vous fais pas payer l’herbe.

 

Sciés, mes amis, mais pas au point de ne pouvoir répondre à cette propriétaire de 130 hectares de terre :

 

  • On ne vous fait pas payer l’engrais naturel du crottin de nos ânes.

 

Cela m’a rappelé – façon de parler, je n’y étais pas mais on m’a raconté – ces braves paysans qui faisaient payer un verre d’eau du robinet aux évacués durant le très chaud été de 1940.

 

 

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 07:48

Tôt ce matin, un chauffard a failli pulvériser ma C1 et les deux passagers qui s’y trouvaient, à savoir une de mes filles et moi-même.

 

J’ai déjà expliqué qu’à Toulouse – comme dans d’autres villes d’ailleurs – deux Codes de la route sont en vigueur : un pour les automobiles et un pour les vélos. Les cyclistes (dont je suis) peuvent non seulement tourner à droite aux feux rouges, mais aussi emprunter des kilomètres de pistes cyclables à contresens des voitures, ce qui est parfois très dangereux dans les rues étroites du centre ville. La conséquence de ce désordre institutionnalisé est que de nombreux cyclistes toulousains se croient à l’Île de Ré et que bien des automobilistes se contrefichent du Code de la route.

 

Un type au volant d’une grosse camionnette m’a donc volé la priorité, à grande vitesse, dans une rue calme et peu passante (les plus dangereuses, désormais) près de chez moi. Il m’a considéré avec morgue, mais, je ne me plains pas puisqu’il ne m’a pas gratifié d’un doigt d’honneur.

 

À l’instant où je me suis retrouvé derrière lui, j’ai pu observer que sa camionnette portait le panneau suivant : « Que pensez-vous de ma conduite ? » Sans cette provocation, sans cette superbe invite, je n’aurais rien fait, bien entendu. Mais comme la question était suivie d’un numéro vert et d’une immatriculation spéciale (n° 19995), je me suis arrêté et ai appelé le 0800 801 181. À l’autre bout du fil, une dame très aimable prit ma déposition, me demanda mon nom et m’informa que l’employeur du chauffard serait prévenu. Je demandai à cette personne si ce numéro était joignable 24 heures sur 24. Elle me répondit que oui.

 

 

Je n’eus pas l’outrecuidance de lui demander si elle était en CDI, CDD ou autre. Mais je me suis dis que des femmes (ou des hommes) passent désormais leurs nuits – avec ce que cela signifie de vies familiales gâchées, de problèmes de santé à venir – à attendre des appels téléphoniques comme celui que j’ai pu passer, en pure perte évidemment puisque cela ne sert strictement à rien.

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 06:24

Trop forts, les Étasuniens : 9% d'entre eux envoient des SMS en faisant l'amour. 33% d'entre eux préfèrent se passer relations sexuelles plutôt que de téléphone portable. 19% d'entre eux envoient des textos à la messe. 12% sous la douche. Pour dire quoi, exactement, l'enquête ne le précise pas.

 

 

 

35% d'entre eux pianotent au cinéma. 55% au volant de leur voiture. 20% préfèreraient aller pieds nus pendant une semaine plutôt que de se passer de téléphone.

 

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 06:33

J’ai toujours considéré Jalabert avec beaucoup de sympathie et, malgré ce qu’il lui arrive, mes sentiments à son égard ne faiblissent pas. J’ai une pensée émue pour lui et je me remémore ce qui suit.

 

Il y a une quinzaine d’années, j’avais donc environ cinquante ans, je vais faire un tour à vélo dans la Montagne noire et j’entreprends le Pic de Nore, le plus élevé du massif. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus difficile au monde, mais enfin, monter à 1 200 mètres, avec une pente à 6%, ça ne se fait pas en roue libre et en freinant. Au sommet, la vue récompense des efforts consentis.

 

 

Je redescends vers Mazamet. Dans une partie pas vraiment plate mais un peu tout de même, je suis rejoint par deux cyclistes quadras à l’allure athlétique. Nous faisons connaissance et ils me proposent gentiment de m’accompagner quelques kilomètres. Après un petit moment, l’un des deux me raconte la chose suivante :

 

  • Au début des années 80, nous faisions tout deux partie de l’élite régionale. Un jour que nous nous roulions sur la route où nous sommes en ce moment – au train, sans mollir – nous sommes soudain rejoints par un gosse d’environ quatorze ans. Nous nous regardons, surpris, pensant que nous avions oublié d’appuyer sur les pédales pendant quelques kilomètres, ce qui avait permis au gamin de nous rattraper. En fait, non. Il était arrivé à notre hauteur sans crier gare. Mine de rien, nous accélérons en faisant semblant de discuter, comme si tout cela était naturel et facile pour nous. Quatre ou cinq kilomètres plus tard, le gosse était toujours à notre niveau. Nous étions à cette époque de vrais bons cyclistes amateurs, catégorie senior, au meilleur de notre condition. La situation devenait un peu ridicule. Soudain, le gosse nous dit :

 

  • Bon, ce n’est pas tout, mais il faut que j’y aille.

 

— Il accéléra sèchement, sans effort apparent. Après quelques virages, le jeune Jalabert avait disparu de notre champ de vision.

 

Les grands champions ne le sont jamais par hasard. Au départ, il y a des dons exceptionnels. Puis, beaucoup de travail. Souvent des « soins ».

 

PS : je réponds dans le corps du texte à mon correspondant "Toutes mes excuses".

 

À titre personnel, je hais la compétition, dans le vélo, comme dans le capitalisme. Au cours de ma longue vie, j'ai roulé entre 80 et 100 000 kms (et ce n'est pas fini), comme ça, pour moi, sans jamais me chronométrer, sans jamais me lancer de défi.

 

Ces quelques lignes sur Jalabert ne cautionnent nullement le dopage, qui est un épiphénomène dans la compétition. Je l'ai exposé à maintes reprises : le problème du sport, ce n'est ni l'argent, ni le dopage, mais la compétition, c'est-à-dire la notion même de ce qu'est le sport.

 

Sans dopage, Armstrong aurait gagné le Tour de France. Mais il voulait le gagner 7 fois, pour son plan de carrière de milliardaire républicain (il se voyait vice-président des États-Unis). Sans dopage, Anquetil aurait tout de même été le meilleur, mais Poulidor l'aurait battu au moins une fois dans le Tour.

 

Il n'en reste pas moins que Jalabert est un type sympa et qu'il fut un grand champion.

 

J'ai parmi mes tout proches une graine de championne de haut niveau. Je ne sais si elle réussira, je l'accompagne moralement, matériellement. Elle ne se dopera pas, ou alors sans moi.

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 06:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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