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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 06:21

HarcelementMa-Poste.jpgJe propose ci-dessous un témoignage bouleversant, publié par Rue 89, d’une jeune femme victime de harcèlement à La Poste. Il ne s’agit pas d’une employée de base, mais d’un ancien cadre supérieur. Extraits :

Astrid Herbert-Ravel a toujours été « postière ». Après une école de commerce à Reims et un cursus d’administrateur des PTT, elle rejoint le service de ressources humaines du siège. Jusqu’à devenir la responsable RH de 35 000 personnes.

 

« Fin 2001, l’un de mes directeurs change. Rapidement, son remplaçant se montre méprisant, me casse devant les autres, me disant que je n’ai aucun avenir, que La Poste n’est pas une auberge espagnole. Il cherche à me déstabiliser. Il est capable de m’appeler à 11h55 pour me demander d’aller le représenter à midi en salle de réunion. Je découvre alors qu’on m’attend pour exposer la stratégie du métier devant 200 personnes, sans filet.

Il souffle le froid et le chaud : il m’encense sur des dossiers où je me trouve moyenne, mais me lamine là où je suis excellente. Il peut tout aussi bien me demander de faire des choses très difficiles qui ne relèvent pas de mon niveau, que me demander de servir le café.

Petit à petit, il se met à me fixer des objectifs sans concertation et sans moyens, en décrétant au moment de les rédiger que, de toute manière, je ne les atteindrai pas. Il veut par exemple que j’organise des séminaires dans des grands hôtels mais sans budget. Je n’ai qu’à “me débrouiller”. »

 

Au bout de quelques mois, Astrid prévient sa hiérarchie qu’elle souhaite changer de poste :

« La hiérarchie se dit “consciente du problème” – le nouveau directeur a un passif lourd – mais, contrainte par le siège, elle ne peut “pas faire de miracle”. »

La jeune femme trouve finalement une place, à la direction des centres financiers. Elle doit négocier son départ avec le directeur qu’elle fuit.

« Vers 18 heures, j’entre dans son bureau. Je lui dis que visiblement mon travail ne lui apporte pas toute satisfaction et que les relations de travail que nous avons dans son contexte ne me conviennent pas non plus. Dans ces circonstances, il vaut mieux prévoir une évolution professionnelle et je suis venue discuter avec lui des modalités de mon départ, à moyen terme.

Il ne me laisse pas aller plus loin, il se met en colère de suite. Il me pousse contre le mur, lève la main et met son genou entre mes jambes. Il me hurle au visage : “Vous n’aviez pas à parler de ce qui se passe entre vous et moi ici. Vous êtes à moi, vous n’irez nulle part, vous m’appartenez !”

Je me débats, je réussis à ouvrir la porte de son assistante pour quitter le bureau. Il hurle : “La Poste est petite. Si je vous retrouve, je vous règlerai votre compte.” »

Son mari la retrouve prostrée dans un coin de l’appartement. Elle est placée le soir même en arrêt maladie.

Astrid n’a qu’une peur, qu’on ne comprenne pas. Comment quelques secondes, quelques mots, quelques gestes ont-ils fait basculer sa vie ?

« J’étais sûre de moi, je suis devenue une ombre. Dans le harcèlement, il y a un avant et un après. C’est une attaque contre les fondations, l’identité. La personne que l’on était ne reviendra jamais. »

Depuis dix ans, Astrid fait des cauchemars. Elle rêve d’un couloir : derrière chaque porte, son ancien responsable. Elle rêve d’une benne à ordures, pleine de cartons : on l’y jette, elle n’arrive pas à en sortir.

Astrid a pourtant activé le « protocole harcèlement moral » prévu dans l’entreprise. En réponse, la direction constate, en 2004, un problème organisationnel et une « incompatibilité de fonctionnement et de caractère », à la source d’une « situation de souffrance au travail vécue comme du harcèlement moral ».

Des actions doivent être mises en œuvre : Astrid ne reprendra pas le travail dans les mêmes locaux, son rythme et ses horaires seront définis en fonction des préconisations du médecin de prévention, etc. Mais aucune n’a été suivie, constate l’ancienne DRH :

« On pousse le vice jusqu’à me faire reprendre le travail en 2005 sur le même lieu que mon harceleur.

Après des mois d’inactivité à la maison, et des missions bidons, je suis mutée au service logement de La Poste en 2008, que j’ai contribué à créer dix ans plus tôt. Mais cette fois-ci, je reviens par la petite porte : je dois m’installer dans un petit bureau isolé, à l’entresol dans l’escalier de secours à l’extérieur du service. J’y reste des mois sans boulot. »

Fin 2006, Astrid tente de se suicider.

Sans plan social, La Poste aura perdu 80 000 postes en dix ans et la moitié de ses effectifs d’ici à 2015 !

Parallèlement à sa plainte au pénal – qui passe au tribunal en janvier 2013 –, Astrid Herbert-Ravel travaille, avec d’autres « postiers » et des syndicats, pour porter une plainte collective pour « harcèlement institutionnalisé » contre les dirigeants de La Poste.

Une telle procédure a abouti en juillet 2012 à la mise en examen de trois anciens dirigeants de France Télécom, suite aux suicides dans l’entreprise.

 

Photo : Grazia.fr

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 10:32

L'acteur a mis en vente son hôtel particulier au prix de 50 millions d'euros.

 

Fais nous rêver, Gérard ! Nous, ou l'émir du Quatar, ou Mittal, qui sont quasiment les seuls à pouvoir s'offrir un tel bijou.

 

Source : Europe 1.

 

Depardieu met en vente son hôtel particulier

"L'incroyable maison de Depardieu". Un bijou que les lecteurs du magazine Elle Deco avaient pu découvrir il y a quelques semaines. L'article, titré "L'incroyable maison de Gérard Depardieu", montrait en effet un palace architectural équipé d'un ascenseur privé, d'une piscine intérieure, de vingt pièces, dont dix chambres.

Depardieu met en vente son hôtel particulier

Un projet d'hôtel de luxe avorté. Un bien spacieux que Gérard Depardieu voulait transformer en hôtel de luxe. C'est en 2003 qu'il avait débuté les travaux de cet hôtel construit en 1820 pour le baron Chambon. Il avait alors déposé un permis de construire afin de le rénover. Finalement, l'acteur y a installé les bureaux de sa société de production DD Productions avant de décider de le vendre.

Depardieu met en vente son hôtel particulier

Peu d'acheteurs potentiels. Un bien immobilier de prestige dont les acheteurs potentiels se comptent sur les doigts de la main. Seuls des gens comme la famille de l'émir du Qatar, la princesse Saoudienne, ou encore des chefs d'État Africain pourraient être intéressés par cet hôtel particulier. En septembre dernier, Ali Bongo, le président du Gabon, s'est offert une maison parisienne à 98 millions d'euros. A ce prix là, on pourrait même dire que la demeure de Gérard Depardieu fait figure d'entrée de gamme.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 07:18

D’une manière générale, c’est relativement aisé (c’est un cycliste qui vous parle) : vous vous armez d’une voiture ou d’un camion et vous lui rentrez dedans.

 

 

À Toulouse, la tâche vous est facilitée par la municipalité. Celle-ci a repris l’idée parisienne de faire rouler les cyclistes en sens inverse des voitures. Rien que de très banal et de déjà dangereux – et d’un peu stupide puisqu’il s’agit à chaque fois de faire gagner 100 mètres aux cyclistes.

Le problème est que ceux-ci peuvent également rouler à contresens, mais sans piste matérialisée, et ce dans des rues où les voitures ont à peine la place de circuler.

 

Parmi cent autres, je donne l’exemple de la rue qui longe Saint-Pierre des Cuisines :

 

5909.jpg

 

Les cyclistes sont censés passer à gauche de la voiture (côté conducteur) ....


 

5911.jpg

 

mais, bien sûr, ils passent aussi à droite de la voiture, côté passager !


 

J’étais récemment à Tours, ville chère à mon cœur. Comme Toulouse, cette municipalité est dirigée par des socialistes gestionnaires. Figurez-vous qu’il n’existe toujours pas, en ces bords de Loire, un seul ralentisseur légal, ou illégal (ceux que l’on ne peut pas franchir à plus de 10 kms/h sans cogner). Par ailleurs, la ville installe une ligne de tramway dont le tracé a été très bien étudié. Pas comme celui de Toulouse qui ne débouchera que sur des rames aux deux tiers-vides.

 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 07:10

La mésaventure qui suit ne m’est pas arrivée à moi personnellement, mais à un ami quadra qui s’est retrouvé brutalement hémorroïdaire et dont je suis, naturellement, entièrement solidaire (ça rime).

 

 

On me dit que, lorsque le mal n’est pas trop avancé, on peut tenter l’automédication avec des produits comme ceux mis au point par Neutrogena® (Ah, le froid norvégien !). Mais mon ami, étant d’un naturel un peu angoissé et manquant de souplesse pour évaluer le problème par lui-même, prend rendez-vous avec son médecin généraliste qui, par malchance, est en cheville avec un grand club sportif de Toulouse. Le plus grand pour ne rien vous cacher. Ce médecin fait son beurre avec cette vache à lait.

 

http://humour.cote.azur.fr/image/proctologue736.jpg

 

C’est dire que l’entre-deux-fesses du quadra ulcéré (au premier sens du terme en attendant le second) le préoccupe de manière très modérée. Lors d’un premier rendez-vous (25 euros), il se contente d’un toucher rectal d’une demi-seconde et demande au patient de revenir un mois plus tard. Étonné, celui-ci demande au médecin pourquoi il ne prescrit pas une pommade bienfaisante. Réponse : « Il faut voir comment va évoluer le mal ». Mon ami va donc continuer à se gratter l’anus pendant un mois.

 

Trente jours plus tard, second examen (25 euros). La durée du toucher rectal double. Le médecin décrète que mon ami doit voir un spécialiste avant toute médication. Rendez-vous est pris, deux mois plus tard, avec un « grand » proctologue (à ce niveau-là, ils sont tous grands) dont le cabinet est situé dans la grande (forcément) banlieue toulousaine. Le jour fatidique, il se produit quelque chose de rare dans la cité des violettes : il neige très abondamment. Le déplacement vers la banlieue s’avère impossible pour l’heure prévue. Un second rendez-vous est pris pour deux mois plus tard. Le grattage d’anus continue.

 

À la nouvelle date convenue, mon ami rencontre le spécialiste. Celui-ci lui fait un vague toucher rectal (54 euros) et décide qu’il faut encore attendre pour se prononcer. Rendez-vous est pris pour quarante-cinq jours plus tard.

 

Cette fois, on va atteindre des sommets dans la profondeur. Le trouducuologue demande à mon ami de bien vouloir se rendre dans la cabine 4, d’ôter ses vêtements du bas et de s’asseoir sur la cuvette qui trône, inattendue, dans cet endroit. Une fois mon ami assis, un téléphone sonne :

 

   Je vous explique : dans cette toilette, il y a une caméra qui va vous filmer par en dessous quand je vous demanderai de pousser.

 

Mon ami se demande s’il est passé dans une autre dimension mais, comme il n’est pas de nature rebelle, il s’exécute. Il pousse, il pousse jusqu’à ce que le spécialiste lui demande d’arrêter.

 

   Vous pouvez vous rhabiller et venir observer les clichés.

 

Mon ami écarquille les yeux devant le spectacle inconnu de son intimité et demande :

 

   Pourquoi n’ai-je pas subi cet examen lors de notre première rencontre ?

 

   Je ne voulais pas vous traumatiser, a le front de répondre le trouducuologue.

 

Avant de lui réclamer de nouveau 54 euros, l’homme de l’art prescrit une pommade à 10 euros. Ce remède s’avèrera très efficace.

 

Moralité : c’est pourquoi la sécurité sociale d’Ambroize Croizat (link) souffre. Et c’est ainsi que nombre de médecins se pensent et agissent plus en hommes d’affaires qu’en soignants.

 

 

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 07:25

Le mot matricide est nettement plus récent que parricide. Pour des raisons de fréquence (les tueurs de mère étant moins nombreux que les tueurs de père), matricide est devenu obsolète. Mais aussi pour des raisons sexistes. On ne parle pas de matrie mais de patrie, de thèse ovarienne mais séminale. Il y eut quand même quelques matricides pas piqués des limaces. Mon préféré : Ptolémée XI qui tue Bérénice III 19 jours après l’avoir épousée. Bérénice était sa femme, sa belle-mère, sa demi-sœur et vraisemblablement sa mère naturelle. Tonton Sigmund aurait adoré. Comme Bérénice était très populaire, Ptolémée fut lynché par la foule sans autre forme de procès.

 

 

Chez les Romains, Néron fit tuer sa mère Agrippine (à noter l'érotisme de ce tableau).

 

http://jeff123.typepad.fr/.a/6a00d83451fa7169e20120a910ad9d970b-800wi

 

En 1796, la sœur du grand essayiste anglais Charles Lamb tua leur mère dans un acte de démence.

 

Lors de la bataille d’Okinawa en 1945, de nombreux Japonais tuèrent leur mère pour qu’elles ne soient pas violées ou tuées par les soldats étatsuniens.

 

En 1955, Jack Graham tua sa mère en cachant une bombe dans la valise de cette dernière. Malheureusement, la pauvre dame était dans un avion qui explosa en vol. Le matricide fit 44 morts.

 

En 1972, l’Anglais Antony Baekeland tua sa mère (marié au petit-fils de l'inventeur de la bakélite) car elle l’avait obligé à coucher avec lui pour le guérir de son homosexualité, le recours à des prostituées ayant échoué. Tonton Sigmund aurait également adoré. Antony fut incarcéré en hôpital psychiatrique, puis libéré en juillet 1980. Il vécut avec sa grand-mère, qu'il tenta de tuer à coups de couteau. On l'incarcéra à Rikers Island (prison bien connu d'un champion français de la quéquette) où il se suicida avec un sac en plastique en mars 1981. Le film Savage Grace reprit cette histoire, avec Julian Moore dans le rôle de la mère.

 

http://4.bp.blogspot.com/_0mkTaIBsm94/TOHvAPSgIaI/AAAAAAAAAfw/wheSlVKvfUM/s1600/barbara_baekeland-248x368.jpg

 

En 1976, Brad Bishop, un Étatsunien très cultivé, polyglotte, diplomate au service de son pays, fut déçu de se voir refuser une promotion. À coups de matraque, il tua sa mère, sa femme et ses trois enfants. Il cacha les corps dans une forêt et y mit le feu. Il utilisa son passeport diplomatique pour quitter le pays. Il est toujours en fuite. Il vivrait près de Naples, où il aurait exercé des fonctions d’enseignant. Sur la photo, il a une drôle de tête.

 

http://murderpedia.org/male.B/images/bishop_william_bradford/bishop2.jpg

 

En 1983, le pianiste et percussionniste étatsunien Jim Gordon, qui avait joué avec les plus grands (Clapton – avec qui il écrivit le chef-d'œuvre “ Layla ”, Harrison, Zappa, les Everly Brothers, les Beach Boys), massacra sa mère à coups de marteau avant de l’achever de plusieurs coups de couteau.

 

http://jamiethompson.net/images/Jim%20Gordon%20Pix/jim_gordon.jpg

 

En 2000, le Japonais Yukio Yamaji, âgé de 16 ans, tua sa mère à coups de batte de baseball. Condamné, il fut mis en liberté conditionnelle. En 2005, il viola et assassina une femme de 27 ans et sa jeune sœur. Il fut condamné à mort et pendu en 2009.

 

En 1996, Véronique, une adolescente française de 16 ans, tua sa mère avec le 44 magnum de son père. Il s’agissait pour elle d’une « mission divine ».

 

En 2009, la française Josiane Humbert étouffa avec une couverture sa mère atteinte de sclérose en plaques. Le jour de la fête des mères. Elle fut condamnée à 8 ans de prison.

 

Dans la littérature et le cinéma, le matricide le plus connu est peut-être Norman Bates (Psychose), qui fit comme s'il était sa mère pour se déculpabiliser après l’avoir tuée.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 06:43

Lors de l’assassinat d’enfants juifs par Mohammed Merah, j’avais écrit ceci (link) :

 

J’observe (grâce à Google) que l’entrée du collège juif Ozar Hatora, situé dans le quartier ô combien tranquille de Jolimont, est agrémentée de plusieurs caméras de surveillance. Je ne peux répéter ici que ce que j’ai dit et écrit à maintes reprises : les caméras de surveillance ne permettent pas d’empêcher les crimes, ni même d’en faire baisser le nombre. Elles servent accessoirement à retrouver plus rapidement les criminels, mais surtout à nous faire accepter, comme les radars sur les routes, le monde de Big Brother. Un monde où l’on se sait épié, au bord de la culpabilité. Il s’agit de tuer en nous le sentiment intérieur de liberté. On ne peut pas se dépasser, simplement être soi-même lorsque l’on est fliqué institutionnellement. La vidéosurveillance n’interdit pas au nom d’une règle précise. Elle ne situe pas clairement des limites comme le feraient des barbelés. Elle-même n’est pas un sujet franchement posé.

 

Dans un registre beaucoup moins dramatique, je ne peux que dénoncer l’existence de panneaux – comme celui ci-après – posés ces derniers temps par la municipalité de Toulouse.

 

 Ces panneaux n’ont strictement rien à voir avec la sécurité. En quoi les caméras peuvent-elles empêcher des accidents ? Elles peuvent, tout au plus les filmer. Mais instiller dans l’esprit des automobilistes qu’ils sont par essence coupables parce qu’ils SONT automobilistes, alors là, oui, ça marche !

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 07:26

Devant l’école élémentaire que fréquentent mes filles, la municipalité de Toulouse a aménagé une place de parking pour personnes handicapées. Elle a fort bien fait.

 

Deux mères d’élève sont handicapées. L’une lourdement. Pour elle, faire cinquante mètres à pied est une expédition.

 

C’est donc avec joie que je souligne l’exemplarité du comportement de trentenaires ou récents quadras des deux sexes, pétant de santé qui, dans un esprit sarkozyste d’individualisme forcené, s’attaquent à plus faible qu’eux.

 

Les services de police, occupés à traquer les automobilistes qui roulent à 35 kms à l’heure dans des zones limitées à 30, ne peuvent évidemment pas verbaliser ce genre de petite saloperie.

 

 

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 Un handicapé du Tarn : un habitué de cette place. Parfois, il met les feux de détresse, comme si ça excusait quoi que ce soit.

 


 

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Un handicapé corse et son fils handicapé

 


 

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Un père de famille sportif (mais handicapé) conduit une voiture sportive (elle aussi handicapée)

 

 

 

 

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20 minutes d'arrêt illégal pour le 740 CXT 31 !

 

 

 

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15 minutes d'arrêt

 

 

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Un transporteur d'enfants (pas handicapés)

 


 

 

 

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Là, j'ai changé d'endroit, pour prendre en photos trois valides garés devant mon Carrefour Market.

 

 

 

Je reviens à l'école de mes enfants :

 

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Le père d'élève (j'imagine que la honte l'habitait) a mis deux doigts de pied sur la place pour handicapés. Et il a laissé deux enfants en bas âge dans sa voiture.

 

 

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Un jaune bien pétant, des avertisseurs lumineux pour nous dire : "Oui, je sais, je n'ai pas le droit de me mettre là, mais je m'y mets quand même". Vingt minutes de stationnement tranquille alors qu'il y avait de la place 40 mètres plus loin. Encore une attaque contre les handicapés. Je rappelle que nous sommes devant une école et qu'il s'inscrit forcément dans le cerveau des gosses : les handicapés, on n'en a rien à cirer et, de toute façon, on fait ce qu'on veut dans la vie !

 

 

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Lui, c'est un habitué. Ce matin-là, il a attaqué les handicapés pendant trente bonnes minutes. Que faisait-il donc dans l'école ?

 

 

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Une grande et belle femme, mulâtresse en diable est descendue de cette voiture. En tenue mi-sport mi-ville. Handicapée à fond la caisse...

 


 

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Elle : s'habille chez femme forte. elle est noire comme charbon, mais pas handicapée. Lui : massif, mais très athlétique. Plutôt métis. Jolie voiture, jolies roues, le bonheur !

 

 

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Femme musulmane, voilée à 90%. En parfaite santé. Elle discute avec ses copines pendant 20 minutes. Il y a un enfant d'un an à l'intérieur du véhicule. Sa principale qualité : la patience. Pas de handicappés au paradis d'Allah ?

 

 

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Dénonçons la compagnie de taxis toulousaine “ Les taxis du midi ” (link) qui n'a pas appris à ses chauffeurs, vigoureux et nullement handicapés, à respecter les emplacements pour handicapés. Depuis deux jours, à la demande de la directrice de l'école (mieux vaut tard que jamais), la police municipale est présente le matin devant l'école pour "sensibiliser" les parents contrevenants.

 

S'attaquer aux handicapés, c'est ignoble et lâche. Se garer devant un espace réservé aux pompiers (alors que, 50 mètres plus loin, il y a toute la place qu'on veut), c'est criminel car, si les pompiers ne peuvent pas se garer devant une école à l'endroit qui leur est dévolu, les gosses grilleront. La propriétaire de cette voiture a environ 35 ans et elle est en pleine forme.

 

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Cramons-les, cramons-les !!!

 

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Dans la vie, la propriétaire du véhicule de gauche est nourrice. Elle aime beaucoup les enfants. Elle est très sympathique. Mais cramons-les, cramons-les !

 

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Ce vaillant artisan bloque complètement l'entrée des pompiers, et, en plus, il empêche les enseignants de sortir de leur parking. À cet instant précis, il y a de la place partout autour de l'école. Le Guevarra de la lutte contre les handicapés, c'est lui !

 

 

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Ça picote, mais il fait beau. Un rayon de soleil darde la jolie Renault. Et que crèvent les handicapés !

 

 

 

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Oh la belle Merco ! La conductrice, une grand-mère corse, furieuse que j'aie pris sa voiture en photo. Comment fait-on à Ajaccio ? On met des bombes sous les voitures des contrevenants ?

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 08:42

http://www.amour.ro/sculptures/images/amour-arc.jpgQuand j’étais enfant dans le Pas-de-Calais, dans les années cinquante et soixante, on disait que, dans le département de l’Oise, il y avait plus d’inceste qu'ailleurs. On associait généralement ce comportement pervers à l’alcoolisme et l’on sous-entendait que ces malheurs frappaient des familles modestes. Je n’ai jamais su si cette rumeur était fondée ou pas et je n’ai aucun moyen aujourd’hui de savoir si ce département picard a battu – et bat peut-être encore – des records en la matière.

 

En 1971, je fus, comme tout le monde, sidéré par le film de Louis Malle Le Souffle au cœur, qui non seulement raconte une histoire d’inceste dans la bonne bourgeoisie, entre une mère et son fils, mais qui le fait sans jugement moral, avec une relation qui s’installe doucement, naturellement, entre cette mère qui a, par ailleurs des aventures extraconjugales, et ce fils, dont il est clair que son éducation sexuelle a beaucoup progressé au contact des religieux du collège qu’il fréquente.

 

Il s’est tenu ces jours derniers à Amiens le procès d’une relation incestueuse sortant, semble-t-il, de l’ordinaire. Un père, résidant dans l’Oise, était accusé de viol aggravé sur ses deux filles (aujourd’hui âgées de 31 et 29 ans) qui, pour l’une d’entre elles, revendiquait son consentement et son amour pour son père. À l’époque des faits, les filles avaient respectivement 18 et 16 ans. L’une des deux filles vit toujours en concubinage avec son père, dont elle a un enfant. La mère des deux filles était également accusée de « complicité de viol aggravé sur mineur de 15 ans et de non dénonciation ». Selon le témoignage d’une des deux filles, elle tenait un emploi du temps pour savoir qui coucherait avec le père et quand. En mai 2011, la cour d’assises de l’Oise condamna le père à 8 ans de prison et la mère à 5 ans.

 

Par parenthèse, je n’ai pas entendu la hiérarchie catholique se prononcer sur ce cas de figure, polarisée qu’elle était par le mariage pour homosexuels. Et pourtant, les relations sexuelles entre adultes et enfants, elle connaît bien.

 

Pas d’alcoolisme, pas de misère, pas de violence dans cette famille ordinaire, parfaitement insérée et vivant dans une coquette maison près de Compiègne. Le père gagnait très bien sa vie. Ce père était défendu par Mes Berton et Delarue, qui, vu la situation, trouvèrent un allié dans l’avocat des parties civiles Me Dupont Moretti (link).

 

On n’aurait jamais rien su de ce qui se passait dans ce cocon si le père de famille ne s'était pas montré violent envers l'une de ses filles. À 19 ans, celle-ci quitta le domicile et décrivit à la police les relations sexuelles bihebdomadaires imposées par son père. Elle expliqua s’être retrouvée enceinte à trois reprises, ses grossesses étant interrompues par deux avortement et une fausse couche. Selon la police, la mère, non seulement ne se voila pas la face, mais initia ses filles en ayant des relations sexuelles avec son mari en leur présence. À l'issue de la détention provisoire du père de famille, qui dura presque deux ans, les versions des membres de cette famille s’accordèrent, chacun niant les viols.

 

Une petite sœur, âgée alors de 5 ans, échappa à cette perversion sexuelle, mais elle eut parfaitement conscience de l’inceste familial, ayant assisté à certaines relations sexuelles.

Lors de leur premier procès devant la cour d'assises de l'Oise le père de famille fut condamné à huit ans de prison, et sa femme à 5 ans.

 

Dans notre pays, coucher avec son frère, sa mère, sa fille, son oncle ou sa grand-mère n’est pas interdit tant que la relation est consentie et n’implique pas un majeur et un mineur. Ça l'est, par exemple, en Allemagne où un homme a été récemment condamné pour avoir eu quatre enfants avec sa sœur, alors qu'ils n'avaient pas été élevés ensemble et s'étaient connus à l'âge adulte (link).

Un mineur consentant de 15 à 18 ans peut entretenir des relations sexuelles  avec une personne majeure à condition que cette personne n'ait pas autorité sur lui – ascendant légitime, naturel ou adoptif ou toute autre personne ayant autorité sur lui (professeur, animateur…).

Légalement, la prohibition de l’inceste vise à empêcher la reproduction au sein de la famille nucléaire. Les articles 161 à 164 du code civil* interdisent le mariage entre les ascendants et descendants, les frères et sœurs, les oncle et tante, les neveu et nièce. Le mariage est également interdit entre beau-père et belle-fille, entre et belle-mère et gendre (après décès du précédent conjoint ou divorce). Le mariage est donc interdit entre personnes liées par le sang, ou entre personnes très proches et dès lors assimilables. En revanche, le mariage entre cousins, quel que soit le degré de parenté, est bien autorisé. Les mêmes interdits s’appliquent au pacs et s’appliqueront au mariage pour tous.

En 2004, la Cour de cassation a refusé qu’un homme adopte la fille qu’il avait eue avec sa demi-sœur en 1990. La filiation d’un enfant incestueux ne peut être établie qu’envers sa mère. L'article 310-2 du code civil est très clair : « S’il existe entre les père et mère de l’enfant un des empêchements à mariage pour cause de parenté, la filiation étant établie à l’égard de l’un, il est interdit de l’établir à l’égard de l’autre. »

Le fruit de l’inceste picard, un inceste « absolu », n’a légalement qu’un seul parent : sa mère. La législation française estime qu’il vaut mieux pour l’enfant incestueux que l’origine de sa filiation reste cachée. Elle interdit donc qu’il soit reconnu par ses deux parents. La jurisprudence empêche clairement qu’on utilise l’adoption pour contourner cette interdiction.

La cour d'assises de la Somme a condamné le père et la mère à deux ans de prison ferme, une peine qui couvre  la détention préventive. « Une décision, remplie d'humanité », a dit Me Frank Berton, l'avocat du père. « L'important, pour nous, était que cette famille qui s'est reconstruite ne soit pas à nouveau détruite par la prison. » Le couple père-fille a donc retrouvé son enfant. Quant à la mère, elle est repartie seule, comme elle était venue.

 

* En ligne directe, le mariage est prohibé entre tous les ascendants et descendants et les alliés dans la même ligne.

 

Néanmoins, il est loisible au Président de la République de lever, pour des causes graves, les prohibitions portées :

 

1° par l'article 161 aux mariages entre alliés en ligne directe lorsque la personne qui a créé l'alliance est décédée ;

 

2° (abrogé) ;

 

3° par l'article 163 aux mariages entre l'oncle et la nièce, la tante et le neveu.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 07:29

Insel-Utoya-attentaeter-erschiesst-Kind-im-Wasser-Andres-Be.jpg« Je doute fortement qu'il existe pire lieu de détention en Norvège », écrit l’assassin d’extrême droite dans une lettre de 27 pages aux autorités pénitentiaires dont le quotidien populaire Verdens Gang a révélé le contenu (link).

Breivik estime que son pain n’est pas suffisamment beurré et que le café du matin est souvent froid. Il déplore également le manque de décoration de sa cellule.

Les menottes, qu’il est contraint de porter à chaque déplacement, sont vécues comme un « boulet mental » et lui entaillent les chairs. Il se plaint également des fouilles répétées de ses cellules (il en possède trois : une pour dormir, une pour faire du sport, une pour travailler). Il regrette de ne plus avoir accès à internet.

L'extrémiste se plaint aussi des fouilles de sa cellule et de celles de sa personne, qui l'obligent à se dévêtir totalement, de la surveillance intensive dont il est l'objet et des restrictions sur sa correspondance. Son avocat estime que la situation est « grave », que les droits de la personne humaine sont enfreints, la liberté d’expression au premier chef. L’avocat regrette également que la correspondance que reçoit l’assassin fasse l’objet d’une surveillance de l’administration pénitentiaire.

 

Le café que boivent les familles des 77 victimes de Breivik sera à jamais froid.

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 06:43

Je reprends ici un article de Françoise Degert, publié par Le Grand Soir. Il évoque le film documentaire consacré à Jean-Michel Rieux, jardinier de la ville de Béziers, harcelé "jusqu'à en perdre la raison", qui tuera sa femme et ses deux enfants avant de se suicider en prison. Sur cette effroyable affaire, on pourra également se reporter à cet entretien : link

 

 

"Harcelé à perdre la raison", ou la terrible souffrance du jardinier


Françoise DEGERT

 

Il est rare de voir un documentaire avec autant d’émotion. « Harcelé à perdre la raison » dévoile la descente aux enfers de Jean-Michel Rieux, jardinier municipal rendu fou de désespoir par le harcèlement de ses supérieurs hiérarchiques et de quelques collègues. Il tuera sa femme et ses deux enfants en 2003, et se pendra dans sa cellule quelques jours plus tard.


 

Ce n’est pas un simple drame. Le film retrace chronologiquement les évènements, l’engrenage de la mise à l’écart, l’isolement, la déshumanisation de celui qui aimait son métier, le faisait avec conscience, compétence. Jean-Michel Rieux avait choisi d’être jardinier et avait étudié en conséquence. Il aimait la nature, soutenait l’écologie, pêchait à la ligne. Il était heureux au travail et en famille, adorait sa femme et ses enfants, partageait ses loisirs avec ses amis. Il était doux, absolument pas déprimé. Jusqu’à ce qu’en 1999, son chef de service lui suggère d’adhérer à FO, « le syndicat maison » précise son père, Gérard Rieux. Déclinant l’invitation, il a préféré la CGT. Les ennuis ont commencé.


Mort à l’intelligence

Dès lors, sa carrière est entravée, ses congés maladie consécutifs à un accident deviennent suspects aux yeux de quelques collègues puis de ses supérieurs hiérarchiques. Injustices et vexations se multiplient. Il ne peut achever la formation qu’il avait entamée. Il ne peut plus faire de propositions constructives sur son travail sans qu’elles soient vécues comme des agressions. La hiérarchie ordonne à ses collègues de ne plus lui parler. C’est l’isolement, la mise à l’écart, sans donner d’explications. Progressivement, l’administration parle de « comportement posant problème », puis se focalise sur « le cas » Jean-Michel Rieux, tout en fermant les yeux et les oreilles sur le service des espaces verts.


Chronique du fascisme ordinaire

Or le climat y est délétère, pour lui même comme pour ses collègues soumis à la bêtise humaine la plus noire, au racisme, au fascisme ordinaire. Jean-Michel Rieux affronte seul les moqueries incessantes vis à vis d’un handicapé qu’il est de bon ton de relayer si l’on ne veut pas d’ennuis. Il ne rit pas non plus de la plaisanterie quotidienne exigeant que l’un d’eux, le plus faible, toujours le même, baisse son pantalon pour vérifier « qu’il en a ». Lui même fait l’objet d’attaques racistes car sa femme est d’origine algérienne. Un tract placardé pendant trois semaines dans le vestiaire des espaces verts, inaccessible car mis sous clé, instaure un nouveau permis de conduire : « si vous écrasez un Arabe : + 2 points, le couple : + 3 points, la femme avec la poussette : +… ». Alertée par Jean-Michel Rieux, le médecin du travail, Marie-Hélène Delhon, peine à recopier cette infamie et cherche à rencontrer le chef de service sur le champ. Peine perdue, il est absent.


La peur en guise de management

La peur suinte sur l’écran où l’on voit des collègues témoigner de dos, sans visage. Ils dévoilent ainsi ces faits devant la caméra, bien qu’ils aient tous été promus après le suicide collectif pour qu’ils se taisent. Certains veulent oublier, d’autres n’y arrivent pas, beaucoup craignent d’être à leur tour harcelés. On découvre, par ces témoignages filmés, que ce type de management n’est stoppé que par la menace physique. Un agent du service, à qui certains répétaient que sa femme le trompait avec n’importe qui, est arrivé un matin avec son fusil. Il a été hospitalisé sur le champ, puis le jeu s’est calmé, la peur a changé de camp. Malgré son refus, Jean-Michel Rieux a été muté d’office à la déchetterie et relégué à l’isolement. Tout un symbole pour celui qui aimait les plantes et la nature. Il prendra son poste le 6 janvier 2003 avant d’être arrêté pour dépression. Le 28 février, il poignarde sa femme, ses enfants et tente de mettre fin à ses jours. Il y parviendra en prison le 12 mars 2003. En terme médical, Jean-Michel Rieux a été victime d’une « décompensation ».


La violence et le droit

Jean-Michel Rieux n’est pas mort couché. Pendant plus de trois ans, il a alerté l’administration, la municipalité. En vain. Seuls quelques délégués CGT et le médecin du travail, Marie-Hélène Delhon, l’ont entendu, sont intervenus. En vain également. Après les tragiques évènements, Marie-Hélène Delhon a été dénigrée par l’administration, et finalement « remplacée ». La famille a voulu faire condamner le harcèlement de Jean-Michel Rieux. La Cour de Cassation a finalement prononcé un non lieu. On ne s’attaque pas aisément au pouvoir local.


Mais si la justice n’a pas vu de harcèlement moral au terme de neuf ans de procédure, le réalisateur, Daniel Kupferstein, en a démonté la mécanique, en filmant les témoignages de la famille, des collègues de travail, des amis. Plusieurs années après, l’émotion est intacte. Et le déroulé chronologique clarifie l’engrenage, les responsabilités. Tout en contribuant à l’éclatement de la vérité, ce documentaire témoigne d’une forme de gestion du personnel de plus en plus répandue qui vise à la destruction des individus.


Marie-Hélène Delhon, médecin du travail, a suivi cette affaire de bout en bout. Elle en a écrit un livre, témoignage essentiel.

« Du désastre professionnel au parti-pris judiciaire. Le cas de Jean-Michel Rieux. Observation du médecin du travail.Préface de George Apap, Procureur de la République honoraire »


Dès son premier entretien, le médecin du travail, Marie-Hélène Delhon, conseille à Jean-Michel Rieux d’écrire tous les faits pour comprendre ce qu’il se passait et conserver des preuves. Elle le suivra de bout en bout jusqu’à la fin, annotant ses impressions, interpelant par écrit l’administration, l’adressant à un psychiatre, évoquant cette affaire dans les différents organismes paritaires.


Elle prendra plus tard la plume pour décrire dans un style limpide, sans jargon médical ni administratif, mais avec rigueur, les faits tels qu’ils se sont déroulés chronologiquement.


Elle nous livre ainsi un témoignage imparable, bouleversant, sur la souffrance de Jean-Michel Rieux attentive au moindre de ses gestes. Elle analyse également son propre rôle, voit ses limites face à une administration qui manipule ses recommandations pour renforcer le harcèlement, au point de rendre Jean-Michel Rieux méfiant vis à vis du seul soutien sur lequel il pouvait compter. Dans une deuxième partie, Marie-Hélène Delhion confronte les décisions judiciaires à la réalité des faits.


Son livre, qui se lit d’une traite, démonte la mécanique infernale pour broyer les individus.


À lire absolument.

 

Le film sera diffusé :

 

Le 16 novembre à 20H45 à Béziers (34500), Chapiteau "sortie ouest", domaine de Beyssan, route de Vendres.

La projection sera suivie d’un débat avec la participation de Marie Pezé, docteur en psychologie et expert judiciaire, de Marie-Hélène Delhon, médecin du travail, de Stéphane Tagliavacca, d’Angelina Bella, vice-présidente d’ACHM 34, de Monique et Gérard Rieux, les parents de Jean-Michel Rieux.

Le 16 novembre à 20H30 à Fleury-Merogis (91700), salle Wiener, rue Salvador Allende

Le 20 novembre à 20H30 à Elne (66200) au cinéma le Vauthier, Espace Gavroche (face à la mairie)

On peut également se procurer le DVD, 15 € + frais de port, en le commandant par mail à Daniel Kupferstein : danielkup [chez] hotmail.fr

Pour le livre, 20€, écrire à Marie-Hélène Delhon : docteurmhdelhon [chez] laposte.net

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