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8 juin 2022 3 08 /06 /juin /2022 05:01
Dans le métro de New York
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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 05:01

La nouvelle première ministre est favorable à un abaissement de la vitesse sur les autoroutes à 110 Km/h. On aura intérêt à mettre la musique des Doors à fond les décibels pour ne pas s'endormir. Nous allons être fliqués comme jamais d'autant que le principe de la boîte noire dans les voitures de tourisme est acquis depuis le 2 mai 2022 pour les véhicules neufs, en attendant très bientôt les véhicules d'occasion.

 

Cette boîte enregistrera de nombreux paramètres tels que la vitesse, le freinage, l’accélération, la vitesse d’impact en cas de choc, le port de la ceinture de sécurité, les coordonnées GPS ou encore aux émissions polluantes du véhicule. Le boîtier ne pourra pas être désactivé par l’usager.

 

Il est clair que, grâce à cette boîte, les autorités demeureront 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 dans nos habitacles, de manière virtuelle mais parfaitement efficace. Alors qu'aujourd'hui il ne leur est même pas possible d'ouvrir nos coffres de voiture !

 

Bruxelles estime que l’installation d’une boîte noire dans toutes les voitures permettrait de réduire de 20 % le nombre de décès sur les routes. Mais pour Pierre Chasseray, délégué général de « 40 millions d’automobilistes », cela est aberrant :

 

« En dissimulant un enregistreur de données dans les voitures, on espère dissuader les mauvais comportements et ainsi limiter les accidents. Mais il ne faut pas prendre les automobilistes pour des imbéciles : ils sont parfaitement conscients que tel qu’il est conçu, ce genre de dispositif ne peut avoir aucun impact sur les infractions et les comportements réellement accidentogènes que sont par exemple le refus de priorité (16 % des accidents mortels), l’usage du téléphone au volant (environ 10 %), la somnolence et la perte d’attention (10 à 15 %). De plus, les données enregistrées ne sont conservées et éventuellement analysées qu’en cas de choc, 30 secondes avant et 30 secondes après l’événement. L’outil ne peut donc en aucun cas prévenir ou empêcher l’accident ».

 

Comme le dit un vigoureux petit parti politique, ce ne sont pas nos vies qui comptent mais leurs profits.

Á quand une boîte noire dans nos guidons de vélo ?
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25 mai 2022 3 25 /05 /mai /2022 05:07

En broutant récemment sur Facebook, je tombe sur quelqu'un de ma génération s'appelant Charles Humez. Mon sang ne fait qu'un tour et je lui demande s'il est de la famille de … Charles Humez, ancien grand champion de boxe français. La réponse est oui ! Né en 1927, le grand boxeur était de la génération de mes parents. Originaire de la ville minière de Méricourt, il s'entraîna longtemps à Hénin-Liétard, dans la salle des sport de Louis Sion, à trente mètres de l'école primaire où mon père exerçait et où j'étais moi-même élève. C'est ainsi que mon père, ancien athlète de bon niveau, et lui firent connaissance. Et c'est ainsi que je fis la connaissance de Mona, la fille très mignonne des époux Humez. Sur la photo du milieu, on peut voir Charles réparé par le docteur Deltombe, qui était notre médecin de famille et qui aida ma mère, en 1953, à mettre au monde mon frère en lui racontant toute la nuit des histoires de carabin...

 

Charles Humez disputa 300 combats en tant qu'amateur en plus de 100 chez les professionnels (94 victoires dont 47 avant la limite). Il fut champion du monde amateur, champion de France professionnel et champion d'Europe des poids moyens.

 

Sur le ring, c'était un sacré dur à cuire. Dans la vie, il était affable et modeste. Quant à Mona...

 

Il décéda, trop jeune, d'une congestion cérébrale, à Bois-Bernard,  là où mon arrière-grand-mère paternelle, vers 1948-1949, me promenait tous les jours parce qu'il y avait un bois où mes poumons d'enfant prématuré pouvaient s'oxygéner. 

 

Je reprends ici de larges extraits de la page Wikipedia qui lui est consacré.

 

Charles Humez nait en 1927, à Méricourt dans le Pas-de-Calais. Ses parents tiennent une boucherie qui nourrit péniblement la famille de cinq personnes. Les revenus sont modestes puis le commerce doit fermer. En 1933, la famille s'installe à Fouquières-lès-Lens. Charles suit les cours de l'école communale. Le 19 avril 1941, son père décède. Charles doit quitter l'école pour travailler afin de contribuer à l'existence de la famille. Il est aide-cimentier puis entre aux Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais à la fosse 7 de Fouquières.

 

C'est en 1941, à lace de 14 ans, qu'il entre dans une salle de boxe. Il se révèle doué, réceptif aux conseils professeur Jean-Baptiste Tornu. C'est une force de la nature qui s'est endurcie à la mine où il déchargeait des wagons remplis de terre. Payé à la pièce, 12 francs les dix tonnes. Il déchargeait 100 tonnes par jour en s'étant fabriqué" une pelle sur mesure nettement plus large que le modèle officiel de la compagnie.

 

Au début de sa carrière de boxeur, il continue de travailler sur le terril, de 7 heures du matin à 17 heures.

 

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le ravitaillement manque souvent. Son frère Désiré, prisonnier évadé, doit se présenter deux fois par semaine à la Kommandantur de Lens. Malgré son jeune âge, Charles intègre les FFI, dont il porte la carte en septembre 1944.

 

Il se marie à Fouquières en 1945, à l'âge de 18 ans. Il entre la même année à la centrale électrique d'Haynes (où mon père va occuper son premier poste d'instituteur) et travaille jusque'à son passage chez les professionnels en 1948.

 

Après avoir mis fin à sa carrière de boxeur à 32 ans, en 1959, il revient à Hénin-Liétard, dirige une entreprise de transports, reprend un café et gère trois laveries automatiques.

 

Il s'exhibe dans quelques combats de catch pour mettre du beurre dans les épinards.

 

On l'a considéré à juste titre comme le meilleur boxeur français de l'après-guerre, derrière Marcel Cerdan. Après Georges Carpentier, né à deux pas, qui sera le premier français champion du monde de boxe anglaise et qui mènera par la suite une carrière mondaine ébouriffante (fréquentant l'Aga Khan, Louis Renault, Maurice Maeterlinck, Nijinski, Charlie Chaplin, Mistinguett, la Belle Otero), Charles marqua les esprits par sa carrière exemplaire.  

 

Charles Humez n'a pas atteint les sommets de popularité des deux boxeurs cités ci-dessus, en raison de sa réserve naturelle, et d'un style de boxe, moins marqué par la beauté des gestes que par le souci de l'efficacité, il boxe sans finesse, sans gestes élégants, il boxe pour asséner des coups et gagner. Il est dur au mal et se montre solide encaisseur. De plus, il ne participe pas à la vie parisienne, et préfère, après ses combats, rejoindre sa région natale pour se ressourcer.

 

Après quelques combats, il; s prend dans le club de boxe déHénin-Liétard, où l'entraîneur est l'ancien boxeur  Louis Sion qui va lui apprendre le métier.

 

En 1945, il obtient son premier titre de champion de France en amateur. En 1948, il remporte le tournoi de Chicago, championnat du monde officieux des amateurs. Il est également sélectionné pour les JO de Londres. En 1950, il est champion de France des poids welters en professionnel. En 1952, il devient champion d'Europe dans cette catégorie. En 1954, il devient champion d'Europe des poids moyens. En mars 1958, il bat le champion allemand Gustav Scholz. Lors de la revanche, Charles, sérieusement blessé à la bouche, abandonne. Le seul abandon, avant la limite, de toute sa carrière.

 

Il met fin à une carrière de 16 ans. Il avouera plus tard ressentir une certaine frustration : il aurait voulu au moins une fois « boxer pour le titre mondial, même gratis, puis rentrer à Hénin-Liétard, satisfait. »

 

Le nom du boxeur a été donné à de nombreuses installations sportives et de rues dans la région Nord-Pas-de-Calais. Charles Humez, sa fierté et son courage, ont suffisamment marqué les esprits pour que plusieurs livres, romans ou témoignages, jusqu'à récemment, évoquent explicitement son nom, jusqu'à Frédéric Dard qui cite son nom dans un de ses San Antonio.

 

Á la mémoire de Charles Humez
Á la mémoire de Charles Humez
Á la mémoire de Charles Humez
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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 05:01
 

Dans une autre vie, j'ai utilisé Swissair pour rallier la Côte d'Ivoire à la France. De préférence à UTA ou Air Afrique. Á l'époque, Swissair, c'était quelque chose. La compagnie s'est écrasée (pardon : s'est crashée) dans des conditions rocambolesques. Existe aujourd'hui la compagnie Swiss.

Je reproduis ici un article de Béatrice Riand, de l'1dex, sur un vol Genève-Lisbonne à bord de cette compagnie suisse qui, elle aussi, file un mauvais coton.

 

Vol Genève-Lisbonne, LX 2092, jeudi 12 mai 2022

Choisir la compagnie nationale pour bénéficier de la qualité swiss made semblait à l’origine une excellente idée. 
Trois Valaisans ont eu l’immense honneur de bénéficier de l’expérience SWISS dès leur arrivée à l’aéroport. Pas de chichis, avec SWISS, non, on informe les futurs passagers qu’ils sont partie prenante dans le processus d’embarquement, et ceci malgré le fait qu’ils ont déjà subi toutes les contraintes liées à un bug informatique durant la journée précédant leur vol. Bug informatique dont ils ignorent la cause mais qui les a empêchés de valider leur billet. Une petite personne très autoritaire les dirige donc vers une machine, avec force soupirs leur imprime le Saint-Graal et leur fournit enfin trois étiquettes pour les valises. Les passagers en question n’étant pas titulaires d’un doctorat ès collages d’étiquettes, ils se débrouillent tant bien que mal avec les informations quelque peu lacunaires en leur possession, un schéma qui ressemble aux schémas de montage des meubles en kit de chez Ikéa. Et, ô rage, ô désespoir, c’est le crash, ils se débrouillent plutôt mal que bien et ils se trompent. La sanction ne tarde pas : la petite personne autoritaire déploie aussitôt un petit doigt tout aussi autoritaire et leur désigne une longue, très longue file de malheureux qui attendent que le check in commence. L’un des passagers spécifie alors un peu sèchement que le bug informatique de Swiss de la veille a bloqué son secrétariat pendant quelques bonnes dizaines de minutes, sans succès aucun, et que l’attente, cela suffit, tout cela accompagné d’un geste de mauvaise humeur. La petite personne autoritaire appelle aussitôt une autre personne en renfort – peut-être craignait-elle une attaque sauvage à l’arme blanche ?  – et dirige les trois passagers vers un service d’aide qui les prend rapidement en charge, ceci après avoir dûment chapitré les incapables, vous auriez dû savoir coller les étiquettes, Madame, c’est à la portée de tout le monde, des centaines de passagers y parviennent mais pas vous, c’est un fait, oui, Madame, vous n’avez pas réussi, la preuve.

 

C’est cela, l’expérience SWISS, le sentiment que le client est roi.
Voilà à présent nos trois Valaisans installés dans l’avion. Le vol décolle à 12h20 et l’arrivée est prévue à Lisbonne à 13h55, heure locale. Le hasard s’en mêle une nouvelle fois : comme si le bug informatique de SWISS n’avait pas suffi à faire perdre assez de temps à nos trois passagers, voici qu’un petit jet privé se trouve en difficulté sur une piste d’atterrissage de l’aéroport lisboète. Après avoir amorcé la descente, l’avion reprend brusquement de l’altitude, la tour de contrôle lui interdit d’atterrir. Le commandant de bord annonce alors aux passagers qu’il ne peut pas tourner en rond très longtemps au-dessus de l’aéroport de Lisbonne et qu’il préfère aller se poser à Faro pour ne pas manquer de kérosène. En bref, les avions ne disposent pas de réserves suffisantes pour faire face à un événement imprévu sans que les passagers en soient fortement impactés.

 

C’est cela, l’expérience SWISS, le sentiment que le client est au centre des préoccupations de la compagnie. 
Nous avons donc un avion qui se dirige vers la pointe du Portugal, des passagers peu informés (on leur dit pourquoi, mais pas quand, ni comment) et quelques pointes de mécontentement ici et là, une femme qui s’agite, un homme qui juge que SWISS est très peu professionnelle. Les Suisses sont très consensuels, la compagnie le sait et en profite sans vergogne. Le temps s’écoule lentement, une demi-heure, il fait chaud, et puis une autre, il fait très chaud, on décolle dans vingt minutes, et puis on décolle dans une heure, et puis rien ne se passe si ce n’est que SWISSS offre très généreusement une petite bouteille d’eau à ses gentils passagers, qui devraient tous être en train de folâtrer à Lisbonne en lieu et place d’attendre, stoïques, vissés à leurs sièges depuis des heures, avec en face, à quelques centaines de mètres à peine, un petit aéroport où ils auraient pu choisir une autre boisson pour se désaltérer et faire quelques pas. Lorsque l’un des trois passagers fait remarquer à une hôtesse à la fière queue de cheval qu’une petite bouteille d’eau, ce n’est pas grand-chose pour toutes ces heures d’attente, celle-ci tique et le reprend vertement, on n’y peut rien, ce n’est pas notre faute et si vous voulez quelque chose, vous n’avez qu’à payer !

 

C’est aussi cela, l’expérience SWISS, le sentiment que la compagnie ne lésine sur rien en ce qui concerne le confort de ses clients. 
Avec le temps qui passe, l’agacement pointe son nez. L’un des trois passagers se décide à se lever pour savoir pourquoi les passagers ne sont pas débarqués à l’aéroport de Faro et pourquoi le chargement en kérosène prend autant de temps. Grave erreur, souvenez-vous, le passager SWISS se doit d’être gentil et consensuel et on ne pose pas de questions gênantes quand on est gentil et consensuel, la dame aurait dû le savoir. La queue de cheval s’insurge, et pourquoi vous voulez débarquer ? Et bien, pour me dégourdir les jambes, pour voir autre chose qu’une carlingue d’avion, pour manger une pâtisserie portugaise, pour m’occuper ou pour fumer une cigarette. La jeune hôtesse oublie commodément les premiers éléments de la réponse qui lui a été fournie et, certaine de son bon droit, rétorque vertement à la cliente, parce que vous, vous voulez fumer une cigarette à côté d’un avion rempli de kérosène ? Et la cliente de lui faire remarquer benoîtement, pardon, mais je pensais qu’on s’était posé justement parce qu’on manquait de kérosène, alors il faudrait vous déterminer… et puis, tant qu’on y est, dites-moi, j’aimerai savoir si le chargement en kérosène se fait pour la distance Faro-Lisbonne ou pour Faro-Lisbonne-Genève ? Et pourquoi vous posez cette question, s’énerve la queue de cheval, et bien parce que cela m’agace qu’on ne soit pas du tout prévoyant avant que j’embarque et très prévoyant quand je suis bloquée à bord, lui répond la cliente. La réponse fuse, oui, le plein se fait pour la totalité du trajet à venir, soit jusqu’à Genève. En bref, SWISS ne s’occupe pas de ses passagers qui n’en peuvent plus d’attendre, leur propose une misérable bouteille d’eau mais rien pour se restaurer, se refuse à les débarquer pour des raisons qui lui appartiennent mais prend de l’avance sur son retard pour que ce triste épisode n’ait pas une trop grande incidence sur le montant des dividendes de ses actionnaires.

 

Oui, c’est encore cela, l’expérience SWISS, le sentiment que le confort du passager est une véritable religion pour la compagnie.
L’hôtesse à queue de cheval semble débordée et incapable de contenir son impatience face à des interrogation qui paraîtraient légitimes à n’importe quel quidam, même doté d’une intelligence très limitée. La cliente a payé pour un service, la seconde est payée pour lui offrir un service mais cette évidence est balayée par un agacement grandissant, et pourquoi toutes ces questions, parce que vous croyez que moi je ne perds pas de temps, que moi je ne suis pas énervée, dit-elle à la cliente, qui lui demande de se renseigner pour connaître l’heure approximative d’arrivée à Lisbonne. Pourquoi ces questions, et bien parce que je suis en train de perdre un après-midi, voilà pourquoi. La queue de cheval se redresse, altière, vous n’êtes pas en vacances, vous ? Que voilà un merveilleux service coup de poing, n’est-ce pas ?

 

C’est cela encore, l’expérience SWISS, le sentiment que certaines hôtesses connaissent parfaitement l’étymologie du mot qui définit leur profession et en toutes circonstances font preuve de la plus exquise des politesses.
L’avion se pose enfin à Lisbonne, les valises sont récupérées à 17h36. L’avion s’est posé avec plusieurs heures de retard. Les trois passagers ont perdu une demi-journée de vacances, ont vécu ce retard dans l’énervement par la faute de l’attitude déplorable de l’hôtesse en charge de leur confort et de la ladrerie de la compagnie qui l’emploie. Sans compter qu’ils ne peuvent que s’interroger, si un simple retard de quelques heures, la colère somme toute relative de deux passagers et les questions légitimes posées par une passagère met une hôtesse dans un tel état de nerf, que se passerait-il en cas d’avarie importante ? L’hôtesse à queue de cheval saurait-t-elle réellement faire appliquer des consignes de sécurité dans une situation stressante si elle-même ne résiste pas au stress ? Le doute semble ici raisonnable.

 

 
L’expérience SWISS : “the little big differences”
C’est cela, l’expérience SWISS, la certitude qu’en cas d’incident grave tous les membres de l’équipage sauront garder leur calme. 
Certes, un bug ne se prévoit pas. Certes, un jet privé qui bloque l’accès à la piste d’atterrissage est un incident rare. Comment réagissent les autres compagnies dans un tel cas de figure ? Nos trois passagers peuvent vous répondre. En effet, ce premier groupe en attendait un second, qui devait décoller jeudi soir, avec TAP, la compagnie portugaise, et qui a vu son vol annulé suite au même événement. Et là, miracle, ô miracle, la sainte Parole est cette fois délivrée, nous sommes navrés, dites-nous, nous sommes là pour vous aider, oui, évidemment, une nuit d’hôtel vous est offerte sur place, à Genève, oui, évidemment, nous vous offrons le repas, et le taxi pour l’aéroport, nous sommes navrés, croyez-le. La comparaison se passe de commentaires.
Pour le vol de retour, avec TAP, les trois premiers passagers ne s’en sortent pas mieux avec les étiquettes mais une charmante hôtesse leur sourit, ce n’est pas grave, je suis là pour vous aider, ne vous inquiétez pas. Ici encore, la comparaison se passe de commentaires.
TAP n’était pas plus responsable que SWISS des problèmes générés par le jet privé, mais leur politique est radicalement différente. Avec TAP, le client est pris en charge avec le sourire, on lui offre de l’aide, on tient compte de son confort et on ne le laisse pas en rade en ayant le toupet de le moraliser de surcroît.
On se pose donc la question de savoir quelle est la politique de SWISS, on se rend sur leur site et là, croyez-moi, on découvre de très belles pépites. En 2016, la compagnie SWISS a lancé une campagne publicitaire, avec un slogan MADE OF SWITZERLAND, qui met en avant les qualités du swiss made, tout ceci à partir d’un concept pour le moins créatif, the Little big differences. La compagnie veut une nouvelle identité, axée plus que jamais sur les besoins et souhaits de ses clients. Elle souhaite mettre à l’honneur les passagers, agir de sorte qu’ils se sentent comme chez eux pendant toute la durée de leur voyage, à commencer par l’accueil réservé par les hôtesses dans l’avion sans oublier la qualité de la restauration à bord. Edifiant, n’est-ce pas ? Parfois les gens parlent et ne disent rien et bien souvent les slogans sont des mots vides de toute substance.
Suite au prochain épisode, avec une lettre de SWISS qui s’excuse pour tous ces désagréments, qui se désole de l’attitude inappropriée de certaines de ses employées et qui enfin propose le remboursement des billets en question. Peut-être est-ce trop demander, n’est pas TAP qui veut, with armes Wide open, c’est certain, mais soyons fous, osons espérer un peu de bonne foi, après tout, ils l’ont écrit, n’est-ce pas, ils font la différence.

En attendant l’improbable, moi je dis, VIVE LE PORTUGAL !

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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 05:01

Autant ne rien vous cacher : si, à la fin d'un repas, je dois choisir entre un fromage moyen et une excellent pâtisserie, je choisis le fromage. Moi qui suis athée mais qui suis large d'esprit, j'ai donc salivé à la lecture de cet article du site aleteia, un site lancé par la Fondation pour l'évangélisation par les médias, avec le soutien de l'église catholique.

De la Tête de moine au Parmesan, en passant par le Brie de Meaux, les moines catholiques sont à l'origine de nombreux fromages.

Imaginez la scène. C’est un après-midi d’octobre, au Xe siècle, dans un monastère situé non loin de Paris, en France. Deux moines testent différentes manières de faire fermenter le lait du bétail du monastère. Après des essais et des erreurs, ils découvrent qu’en ajoutant du sel au lait de vache fermenté, ils en retirent suffisamment d’humidité pour en faire une substance gluante mais ferme. Ce monticule de fromage salé est ensuite aspergé d’un champignon (Penicillium) pour créer une croûte épaisse, puis placé dans une cave pendant six semaines. Le résultat ? L’emblématique fromage de Brie à croûte blanche qui est aujourd’hui encore apprécié dans le monde entier.

 

Mais le brie n’est pas le seul fromage que nous devons à l’inventivité des moines. Du Parmesan au Laguiole, bon nombre des fromages les plus célèbres du monde ont été inventés dans des monastères européens depuis le Moyen Âge. Découvrez quelques uns de ces fromages célèbres mis au point par des moines.

 

Le Brie de Meaux, « Roi des fromages » par les moines de Reuil-en-Brie

Inventé par des moines du prieuré de Reuil-en-Brie, à une cinquantaine de kilomètres de Paris, le « Roi des fromages » selon Talleyrand épate les grands hommes depuis qu’il a été découvert, dit-on, par Charlemagne lors d’une visite en 774. Selon les récits, Charlemagne aurait tellement aimé ce fromage qu’il a demandé à ce qu’il soit livré à son palais d’Aix-la-Chapelle. Quelque trois cents ans plus tard, c’est Philippe Auguste qui aurait envoyé des rondes de Brie à chaque membre de sa cour. Et lorsque les nations européennes se sont réunies en Congrès à Vienne entre 1814 et 1815, c’est ce Brie inventé par les moines qui a remporté le concours du meilleur fromage. Lors du banquet final du Congrès, une dégustation des 52 fromages régionaux que représentaient les participants des différents pays a été organisée. À la fin de la dégustation, le Prince Metternich lui-même a proclamé le Brie « Prince des fromages et premier des desserts ». 

 

Le fromage de l’Abbaye de Cîteaux, Dijon

Ce fromage doit son nom à l’Abbaye qui l’a inventé au XIIe siècle, en utilisant le lait cru des vaches Montbéliarde rouges et blanches, qui paissent dans les prairies du monastère. Aujourd’hui, ce fromage à pâte demi-ferme, orange clair à l’extérieur et ivoire à l’intérieur, est toujours fabriqué par les frères de la ferme laitière de l’abbaye. Frère Frédéric et Frère Joël, responsables de la crémerie, fabriquent environ 300 fromages par semaine, qui sont ensuite vendus dans la boutique de l’Abbaye et représentent près de la moitié de ses revenus. Si avant le Covid, l’abbaye ne vendait ses fromages que dans sa boutique, avec la pandémie, les moines se sont lancés dans le commerce électronique après s’être retrouvés avec 4.000 meules de fromage en trop ! Inventifs, ils ont alors créé un site web pour vendre leurs produits et 24 heures seulement après la mise en ligne de leur site, les clients avaient déjà pré-commandé plus de deux tonnes de fromage !

 

Le Laguiole d’Aubrac

Selon la tradition, ce fromage à pâte dure et compacte, fabriqué à partir de lait de vache non pasteurisé, est né à l’abbaye d’Aubrac au XIIe siècle pour approvisionner les pèlerins qui s’y arrêtaient sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, situé à 863 km de là. Des témoignages plus récents attribuent aux moines la transmission de la recette aux agriculteurs de l’Aveyron, dans le sud de la France, lorsque ceux-ci ont été chassés à la Révolution. Aujourd’hui, la coopérative fromagère locale Jeune Montagne est le seul producteur officiel de ce fromage de montagne. Bien que le monastère d’origine où ce fromage a été inventé ait été détruit, il est toujours possible de  visiter l’église de la ville de Laguiole et le pont même qui était traversé par les pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques. 

La Tête de Moine, Jura, (Suisse)

Ce fromage alpin à pâte mi-dure, fabriqué à partir de lait de vache non pasteurisé, a été inventé par les moines de l’abbaye de Bellelay au XIIe siècle. Différentes histoires cherchent à expliquer l’origine de son nom. Selon certains, le fromage était appelé tête de moine en référence à la façon dont il était coupé. Plutôt que d’être découpé en tranches, le moule du fromage était coupé à l’aide d’un outil spécial appelé « girolle » qui permettait de raser les couches de croûte sur le dessus, laissant une « tache chauve » qui ressemblait à la coupe de cheveux d’un moine. Selon d’autres, le nom fait référence à une pratique fiscale imaginée au XIIe siècle, selon laquelle le prieur de l’abbaye de Bellelay utilisait le fromage pour payer un loyer aux propriétaires fonciers féodaux : un morceau de fromage était requis pour la tête de chaque moine. Pendant la Révolution française, les moines ont été expulsés des monastères mais la production de fromage a continué dans la ferme laitière de l’ancienne abbaye. Aujourd’hui, l’abbaye séculaire de Bellelay a été reconvertie en clinique psychiatrique, mais heureusement, la production de fromage monastique a été préservée par des artisans qui suivent toujours la même méthode conçue par les moines du XIIe siècle.

Le Parmesan, Parme, (Italie)

L’un des fromages les plus célèbres au monde a été inventé par des moines bénédictins et cisterciens au cours du XIIe siècle. Selon des preuves historiques, les moines des abbayes bénédictines situées près des villes de Parme et de Reggio Emilia étaient à la recherche d’une recette permettant de fabriquer un fromage de longue durée. En mélangeant le lait des vaches des monastères avec du sel provenant des mines de sel voisines de Salsomaggiore, ces pionniers de l’alimentation ont créé une pâte laitière sèche conservée dans de grandes meules qui pouvaient être conservées pendant des mois, voire des années. Les premières traces du commerce du parmesan remontent à 1200, lorsqu’une acquisition notariée de Caseus Parmensis (fromage de Parme) a été faite à Gênes. Au XIVe siècle, le fromage, fabriqué selon la même recette élaborée par les moines, était largement commercialisé dans le nord de l’Italie et dans les ports de la Méditerranée. Au XVIIe siècle, des concurrents essayaient de fabriquer des versions du parmesan dans d’autres villes, ce qui a conduit le duc de Parme, Ranuccio I Farnese, à créer une loi qui autorisait uniquement le fromage fabriqué localement à être appelé « de Parme ». Cette loi a été le premier exemple de « dénomination d’origine », un label qui certifie la production géographique de produits alimentaires, de nos jours largement adopté dans l’Europe entière. Aujourd’hui, la ferme laitière locale appelée « Latteria Due Madonne » (littéralement « laiterie des deux Madones ») produit du parmesan selon la même méthode inventée par les frères bénédictins au XIIe siècle.

 

 

Ces monastères qui ont inventé nos fromages préférés
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17 mai 2022 2 17 /05 /mai /2022 05:01

M., une camarade de club de Rébecca, a rédigé ce texte à l'âge de 13 ans. Magnifique !

 

Hé oui je passe ma vie dedans, oui je pue la piscine, oui je ne peux pas rester après les cours parce que j'ai entrainement, oui je nage pendant les vacances et deux fois par jour. Oui je m'entraine 8 fois par semaine, mais tout ça je m'en fous car nager me permet de m'évader dans ce monde inconnu qui m'attire tel un aimant, je suis peut-être folle de faire tout ça à mon âge. Mais cette passion ne me prive pas de la vie : au contraire elle l'embellit. Toutes ces montées d'adrénaline me plaisent, ces douleurs aux entrainements, cette façon de se surpasser comme jamais juste pour pouvoir toucher le mur en premier et pouvoir par la suite sauter de joie et me dire que je n'aurai pas fait tout ça pour rien.

 

La natation est surement un des pires sports... On se tape des bornes et des bornes juste pour nager quelques secondes. Le week-end on se lève a 6 heures du mat' pour aller nager... On est fou. Je suis folle !

 

Tu sais ce qu'est une série en zone 5, on te demande si tu as gagné après une compet’. Tu sens le chlore même après t’être lavé, relavé. On te demande comment tu fais pour faire la galipette pour repartir. T’as pas le temps de faire tes devoirs parce que t’as entraînement. T’as pas envie de nager mais t’y vas quand même. T’as cru que t’allais mourir sur cette série et quand tu l’as fini t’étais plutôt fière. Tu sais dissocier le sprint du fond. On t’a déjà dis « Encore en compet’ ! ». Tu nages toute la semaine pendant que d’autres sortent, mais tu aimes ça. En compet’ tu te lèves à 6h pour aller nager. Tu pars au moins une semaine par an, en stage. Toi, tes vacances, c’est 4 heures de natation par jour. Tu sais ce qu’est un meeting. Tu sais dans quel sens se met un bonnet ! Tu aimes la douche bien chaude après l’entraînement. On t’a déjà dit « Ah la future Laure Manaudou » et tu t’es dit « ils sont loin du compte ». Tu fais la commère dans les vestiaires. Après les vacances d’été, tu dois te défoncer pendant 1 mois et demi avant de récupérer ton niveau. Après qu’on t’a dit : « Pourquoi tu prends un gros sac alors que t’as rien à mettre dedans ? » Tu réponds : « Plaquettes, pull, palmes, serviette, maillot, bonnet, lunettes, claquettes. Et après ça j’ai rien à mettre dedans ? ». T’es crevé après l’entraînement mais t’y retournera le lendemain, surlendemain. Tu dis que la natation ce n’est pas un sport mais une passion. Tu rencontres des gens formidables au bord des bassins. Tu sais ce qu'est un « grand bac ». Tu as toujours une musique dans la tête quand tu nages. Tu sais ce que sont les Suédoises. Tu connais Pmr, La Boutique Du Nageur, Akoah. Tu n’achètes plus tes maillots à Décathlon. Tu connais Swans et Tyr. Tu as déjà eu des putains de crampes. Tu sais que quand le coach s’énerve, c’est pour ton bien. Tu as déjà eu le droit à «T’as les épaules carrées ! ». Tu connais les « Et hop » du coach, par cœur. Tu sais ce que c'est une série en spé. Tu ne peux pas t’empêcher d'aller voir les stands Arena/Speedo/Tyr pendant les compet'. Tu as déjà nagé dans de l’eau gelée. On t'a déjà proposé une sortie pour le weekend et tu as dit : « Peux pas, j'ai compet ». Tu as déjà compté sur celui/celle qui était devant pour compter les longueurs parce que toi ça te les cassait. On t’a déjà demandé comment tu fais pour pas être morte après avoir fait 50m « aussi vite ». Tu sais ce qu’est un “ 400 quatre ” et un “ 200 pap ”. Tu as une marque de maillot une pièce toute l‘année. Tu sais ce qu'est une chambre d'appel. Tu as déjà dit « Oui, je connais cette ville… Enfin, la piscine de cette ville ». Tu sais à quoi sert l'horloge murale avec les 4 aiguilles de couleur différentes. Tu sais que 3 bornes c'est un entraînement facile. Tu sais que partir premier dans une série, c'est plus dur.

 

Bref, tu sais que la natation c'est bel et bien ta passion.

 

 

La natation, forcément une passion
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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 05:01
 

 

 

Ce n'est pas la première fois que l'armée israélienne tue de sang froid une personne parfaitement innocente ne représentant strictement aucun danger pour elle. Sauf si l'on considère que la vérité et les porteurs de vérité représentent un danger mortel pour le pays le plus militarisé au monde. Cela m'a ramené 22 ans en arrière quand Jacques-Marie Bourget, fidèle collaborateur du site Le Grand Soir dont je suis un des administrateurs, était fauché par une balle de M16 (une arme qui tue à 800 mètres) alors qu'il se trouvait en reportage en Palestine. Tsahal (acronyme de “ Forces de défense – sic – israéliennes) fait des cartons quand elle veut et où elle veut. Elle n'est surpassée dans l'horreur que par la police israélienne qui s'est permise d'attaquer violemment le cortège funéraire des proches et amis de la journaliste au motif qu'ils avaient entonné des chants de libération. Je ne suis pas certain que de telles abominations se soient produites dans la Pologne occupée par les Allemands. 

 

Le témoignage de Jean-Paul Bourgès est précieux car il nous rappelle que, bien malheureusement, l'histoire se répète.

 

Mercredi matin, Shireen ABU AKLEH, journaliste palestinienne d’Al-Jazeera, vient d’être tuée par l’armée israélienne lors d’une opération en Cisjordanie. Un autre journaliste, présent à côté d’elle et visé lui aussi, fut blessé au même moment.

Le 21 février 1973, le Boeing 727 des Libyan Air Lines que pilotait mon frère, Jacques BOURGÈS, avait été descendu par la chasse israélienne au moment où il s’apprêtait à refranchir le canal de Suez. Il avait dépassé Le Caire et le canal de Suez en raison d’un dérèglement de ses appareils de navigation créé par une tempête de sable. Bilan 103 morts civils.

Quel lien y a-t-il entre ces deux événements dont l’armée israélienne n’a pas de motif de se vanter ?

Deux victimes à propos desquelles Tahal a menti effrontément

Deux victimes à propos desquelles Tahal a menti effrontément

Dans un cas, comme dans l’autre, l’armée israélienne dégaine le mensonge après avoir fait une connerie.

Tout démontre, et avec plein d’autres journalistes sur place il y a pléthore de témoignages, que la journaliste d’Al-Jazeera a été visée très précisément par un militaire israélien … alors que sa tenue et celle de ceux qui l’entouraient montraient clairement que c’était une journaliste en reportage (Casque, gilet pare-balles, mot ‘PRESS’ écrit en gros caractères sur son gilet). La confusion était impossible … et, pourtant, l’armée israélienne prétend que la journaliste a été tuée par des Palestiniens alors qu'en face du groupe des journalistes, ce sont des militaires israéliens qui se trouvaient.

Lorsque Jacques est mort aux commandes du B727, l’armée israélienne qui avait immédiatement transporté son corps dans un de leurs hôpitaux, prétendit d’abord qu’il avait consommé de la drogue (Ils avaient dû lui en injecter post-mortem) … si la situation avait été drôle, elle aurait fait se tordre de rire ceux qui connaissaient ce pilote depuis plus de vingt ans (Il avait été le dernier pilote à décoller de Dien Bien Phu, dix-neuf ans plus tôt). Puis ils mirent en doute sa qualification pour piloter un B727 … alors que c’est en tant que commandant de bord d’Air-France sur B727, qu’il formait les pilotes des Libyan-Air Lines et que c’est dans ce rôle qu’il pilotait le vol 114 de cette compagnie avec pour élève un copilote libyen. Bien sûr ces simagrées firent long feu et le général DAYAN, ministre qui avait donné l’ordre d’abattre l’avion, finit au bout de quelques jours par reconnaître « une erreur de jugement » qui se traduisit, d’ailleurs, par une indemnisation des familles des victimes.

Mentir et tenter de reporter la faute sur les victimes est, décidément, une manie israélienne … et les Israéliens ne comprennent pas pourquoi ils sont si peu aimés.

C’est vrai, c’est étrange !

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 05:13

Le matin, je marche une heure ou deux. Toujours à l'étranger.

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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 05:01

Je ne sais si le policier originaire de La Réunion qui a tué deux passagers d’une voiture en en blessant un troisième a tué volontairement, comme le dit à ce jour l’instruction, ou involontairement, comme l’affirment les syndicats de police unanimes. Ce que je sais, en revanche, c’est que, à moins d’être fou dans sa tête, on ne tue pas impunément.

 

Ce fait divers dramatique m’a rappelé une conversation que j’avais eu avec mon grand-père, peu de temps avant sa mort, alors que je l’interrogeais sur sa participation à la Première Guerre mondiale, durant laquelle il eut la chance d’être fait prisonnier relativement tôt, ce qui lui épargna les boucheries de la Bataille de la Somme, de Verdun et de Douaumont.

 

Je lui demandai s’il avait tué des ennemis. Mon grand-père militait au sein d’une association d’anciens combattants mais il répugnait à parler de sa guerre. Ce jour-là, il libéra sa parole, m’avouant qu’il avait tué, pour sûr, un Allemand, peut-être deux.

 

– Lors d’un accrochage entre une vingtaine de soldats, ça tirait dans tous les sens, me dit-il. J’ai vu devant moi un homme s’effondrer. J’étais peut-être l’auteur du tir qui l’avait fauché. Dans le second cas, c’était beaucoup plus clair. Lors d’une mission de reconnaissance, je me suis retrouvé nez à nez, à quinze mètres, face à un Allemand qui me mettait en joue. J’ai senti qu’il hésitait. C’était lui ou moi. En deux dixièmes de secondes, j’ai fait feu. Il est tombé en me regardant stupéfait. Comme nous avions consigne de ramasser les armes et les munitions de l’ennemi, je me suis approché de lui. Je me suis rendu compte que c’est moi que j’avais tué : un gars de vingt ans, costaud, avec des mains de travailleur, un type qui ne demandait qu’à vivre.

 

– Depuis, il ne s’est pas passé un jour sans que je pense à lui, me dit mon grand-père, et une semaine sans que je cauchemarde à propos de ce moment  dramatique.

 

PS : Je fête aujourd'hui mes 74 ans. Merci à tous ! Mon grand-père est mort en 1970 à 76 ans d'un coma diabétique, sans aucune souffrance. Lorsque nous eûmes cette conversation, il m'aurait été impossible de me projeter aussi loin dans le temps et de me rendre compte à quel point ces 52 ans allaient passer aussi vite.

 

PPS : mon amie Catherine m'écrit ceci : Ton grand-père a eu exactement la phrase de Wilfred Owen dans le poème "Strange Meeting", où deux soldats conversent sous terre : "I am the enemy you killed, my friend".

Tuer un homme
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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 05:00

Ou, plus exactement, avec des envoyées de Jésus.

 

 

Ce qui va me permettre, une fois n’est pas coutume, de me mettre en valeur.

 

Á deux pas de chez moi je tombe sur une petite troupe d’une dizaine de jeunes femmes (18-25 ans), accortes, souriantes, malgré les lourdes valises qu’elles traînaient derrière elles.

 

L’une d’elles engage la conversation en me demandant si je vais bien.

 

– Fort bien, dis-je en m’approchant du groupe.

 

J’observe qu’elles portent toutes un macaron avec leur nom et la mention “ Église de Jésus Christ ”, ce qui me permet de vérifier qu’elles sont, en grande majorité, originaires des États-Unis. Je lis à haute voix ces noms, tous “ WASPS ”, et je m’arrête sur un patronyme dont je sais qu’il est assez commun en Autriche.

 

– Österreich, m’enquiers-je ?

– Ja, me répond la jeune femme dans un sourire éclatant et surpris.

 

C’est alors qu’une des Étasuniennes me demande, dans un français correct (elles parlent toutes français, en bonnes missionnaires) d’où je tiens cet accent anglais « merveilleux ». Je ne peux résister :

 

– A gift of God.

 

Et je ne peux m’empêcher d’ajouter : « Don’t get excited, I am an atheist. »

 

Elles partent toutes dans un rire spontané et me souhaitent « bone chance ».

 

Je ne me suis pas (encore ?) converti.

Ma rencontre avec Jésus
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