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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 07:29

Insel-Utoya-attentaeter-erschiesst-Kind-im-Wasser-Andres-Be.jpg« Je doute fortement qu'il existe pire lieu de détention en Norvège », écrit l’assassin d’extrême droite dans une lettre de 27 pages aux autorités pénitentiaires dont le quotidien populaire Verdens Gang a révélé le contenu (link).

Breivik estime que son pain n’est pas suffisamment beurré et que le café du matin est souvent froid. Il déplore également le manque de décoration de sa cellule.

Les menottes, qu’il est contraint de porter à chaque déplacement, sont vécues comme un « boulet mental » et lui entaillent les chairs. Il se plaint également des fouilles répétées de ses cellules (il en possède trois : une pour dormir, une pour faire du sport, une pour travailler). Il regrette de ne plus avoir accès à internet.

L'extrémiste se plaint aussi des fouilles de sa cellule et de celles de sa personne, qui l'obligent à se dévêtir totalement, de la surveillance intensive dont il est l'objet et des restrictions sur sa correspondance. Son avocat estime que la situation est « grave », que les droits de la personne humaine sont enfreints, la liberté d’expression au premier chef. L’avocat regrette également que la correspondance que reçoit l’assassin fasse l’objet d’une surveillance de l’administration pénitentiaire.

 

Le café que boivent les familles des 77 victimes de Breivik sera à jamais froid.

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 06:43

Je reprends ici un article de Françoise Degert, publié par Le Grand Soir. Il évoque le film documentaire consacré à Jean-Michel Rieux, jardinier de la ville de Béziers, harcelé "jusqu'à en perdre la raison", qui tuera sa femme et ses deux enfants avant de se suicider en prison. Sur cette effroyable affaire, on pourra également se reporter à cet entretien : link

 

 

"Harcelé à perdre la raison", ou la terrible souffrance du jardinier


Françoise DEGERT

 

Il est rare de voir un documentaire avec autant d’émotion. « Harcelé à perdre la raison » dévoile la descente aux enfers de Jean-Michel Rieux, jardinier municipal rendu fou de désespoir par le harcèlement de ses supérieurs hiérarchiques et de quelques collègues. Il tuera sa femme et ses deux enfants en 2003, et se pendra dans sa cellule quelques jours plus tard.


 

Ce n’est pas un simple drame. Le film retrace chronologiquement les évènements, l’engrenage de la mise à l’écart, l’isolement, la déshumanisation de celui qui aimait son métier, le faisait avec conscience, compétence. Jean-Michel Rieux avait choisi d’être jardinier et avait étudié en conséquence. Il aimait la nature, soutenait l’écologie, pêchait à la ligne. Il était heureux au travail et en famille, adorait sa femme et ses enfants, partageait ses loisirs avec ses amis. Il était doux, absolument pas déprimé. Jusqu’à ce qu’en 1999, son chef de service lui suggère d’adhérer à FO, « le syndicat maison » précise son père, Gérard Rieux. Déclinant l’invitation, il a préféré la CGT. Les ennuis ont commencé.


Mort à l’intelligence

Dès lors, sa carrière est entravée, ses congés maladie consécutifs à un accident deviennent suspects aux yeux de quelques collègues puis de ses supérieurs hiérarchiques. Injustices et vexations se multiplient. Il ne peut achever la formation qu’il avait entamée. Il ne peut plus faire de propositions constructives sur son travail sans qu’elles soient vécues comme des agressions. La hiérarchie ordonne à ses collègues de ne plus lui parler. C’est l’isolement, la mise à l’écart, sans donner d’explications. Progressivement, l’administration parle de « comportement posant problème », puis se focalise sur « le cas » Jean-Michel Rieux, tout en fermant les yeux et les oreilles sur le service des espaces verts.


Chronique du fascisme ordinaire

Or le climat y est délétère, pour lui même comme pour ses collègues soumis à la bêtise humaine la plus noire, au racisme, au fascisme ordinaire. Jean-Michel Rieux affronte seul les moqueries incessantes vis à vis d’un handicapé qu’il est de bon ton de relayer si l’on ne veut pas d’ennuis. Il ne rit pas non plus de la plaisanterie quotidienne exigeant que l’un d’eux, le plus faible, toujours le même, baisse son pantalon pour vérifier « qu’il en a ». Lui même fait l’objet d’attaques racistes car sa femme est d’origine algérienne. Un tract placardé pendant trois semaines dans le vestiaire des espaces verts, inaccessible car mis sous clé, instaure un nouveau permis de conduire : « si vous écrasez un Arabe : + 2 points, le couple : + 3 points, la femme avec la poussette : +… ». Alertée par Jean-Michel Rieux, le médecin du travail, Marie-Hélène Delhon, peine à recopier cette infamie et cherche à rencontrer le chef de service sur le champ. Peine perdue, il est absent.


La peur en guise de management

La peur suinte sur l’écran où l’on voit des collègues témoigner de dos, sans visage. Ils dévoilent ainsi ces faits devant la caméra, bien qu’ils aient tous été promus après le suicide collectif pour qu’ils se taisent. Certains veulent oublier, d’autres n’y arrivent pas, beaucoup craignent d’être à leur tour harcelés. On découvre, par ces témoignages filmés, que ce type de management n’est stoppé que par la menace physique. Un agent du service, à qui certains répétaient que sa femme le trompait avec n’importe qui, est arrivé un matin avec son fusil. Il a été hospitalisé sur le champ, puis le jeu s’est calmé, la peur a changé de camp. Malgré son refus, Jean-Michel Rieux a été muté d’office à la déchetterie et relégué à l’isolement. Tout un symbole pour celui qui aimait les plantes et la nature. Il prendra son poste le 6 janvier 2003 avant d’être arrêté pour dépression. Le 28 février, il poignarde sa femme, ses enfants et tente de mettre fin à ses jours. Il y parviendra en prison le 12 mars 2003. En terme médical, Jean-Michel Rieux a été victime d’une « décompensation ».


La violence et le droit

Jean-Michel Rieux n’est pas mort couché. Pendant plus de trois ans, il a alerté l’administration, la municipalité. En vain. Seuls quelques délégués CGT et le médecin du travail, Marie-Hélène Delhon, l’ont entendu, sont intervenus. En vain également. Après les tragiques évènements, Marie-Hélène Delhon a été dénigrée par l’administration, et finalement « remplacée ». La famille a voulu faire condamner le harcèlement de Jean-Michel Rieux. La Cour de Cassation a finalement prononcé un non lieu. On ne s’attaque pas aisément au pouvoir local.


Mais si la justice n’a pas vu de harcèlement moral au terme de neuf ans de procédure, le réalisateur, Daniel Kupferstein, en a démonté la mécanique, en filmant les témoignages de la famille, des collègues de travail, des amis. Plusieurs années après, l’émotion est intacte. Et le déroulé chronologique clarifie l’engrenage, les responsabilités. Tout en contribuant à l’éclatement de la vérité, ce documentaire témoigne d’une forme de gestion du personnel de plus en plus répandue qui vise à la destruction des individus.


Marie-Hélène Delhon, médecin du travail, a suivi cette affaire de bout en bout. Elle en a écrit un livre, témoignage essentiel.

« Du désastre professionnel au parti-pris judiciaire. Le cas de Jean-Michel Rieux. Observation du médecin du travail.Préface de George Apap, Procureur de la République honoraire »


Dès son premier entretien, le médecin du travail, Marie-Hélène Delhon, conseille à Jean-Michel Rieux d’écrire tous les faits pour comprendre ce qu’il se passait et conserver des preuves. Elle le suivra de bout en bout jusqu’à la fin, annotant ses impressions, interpelant par écrit l’administration, l’adressant à un psychiatre, évoquant cette affaire dans les différents organismes paritaires.


Elle prendra plus tard la plume pour décrire dans un style limpide, sans jargon médical ni administratif, mais avec rigueur, les faits tels qu’ils se sont déroulés chronologiquement.


Elle nous livre ainsi un témoignage imparable, bouleversant, sur la souffrance de Jean-Michel Rieux attentive au moindre de ses gestes. Elle analyse également son propre rôle, voit ses limites face à une administration qui manipule ses recommandations pour renforcer le harcèlement, au point de rendre Jean-Michel Rieux méfiant vis à vis du seul soutien sur lequel il pouvait compter. Dans une deuxième partie, Marie-Hélène Delhion confronte les décisions judiciaires à la réalité des faits.


Son livre, qui se lit d’une traite, démonte la mécanique infernale pour broyer les individus.


À lire absolument.

 

Le film sera diffusé :

 

Le 16 novembre à 20H45 à Béziers (34500), Chapiteau "sortie ouest", domaine de Beyssan, route de Vendres.

La projection sera suivie d’un débat avec la participation de Marie Pezé, docteur en psychologie et expert judiciaire, de Marie-Hélène Delhon, médecin du travail, de Stéphane Tagliavacca, d’Angelina Bella, vice-présidente d’ACHM 34, de Monique et Gérard Rieux, les parents de Jean-Michel Rieux.

Le 16 novembre à 20H30 à Fleury-Merogis (91700), salle Wiener, rue Salvador Allende

Le 20 novembre à 20H30 à Elne (66200) au cinéma le Vauthier, Espace Gavroche (face à la mairie)

On peut également se procurer le DVD, 15 € + frais de port, en le commandant par mail à Daniel Kupferstein : danielkup [chez] hotmail.fr

Pour le livre, 20€, écrire à Marie-Hélène Delhon : docteurmhdelhon [chez] laposte.net

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 14:32

http://82.img.v4.skyrock.net/9250/19269250/pics/546955694.jpgPas de moi, ces réflexions, mais des excellents Aliboffis (site répertorié dans ce blog) :

 


- Oh ! Victor, sur le journal, je vois réapparaitre cette histoire dite de « la tuerie de Chevaline ». Dans Le Monde, puis les autres médias, la voilà qui reparait cette nébuleuse affaire. Rappelons les faits : le 5 septembre dernier, à Chevaline, près d’Annecy (Haute-Savoie), l’ingénieur britannique d’origine irakienne Saad al-Hilli, 50 ans, sa femme Iqbal, 47 ans, et sa belle-mère Suhaila al-Allaf, 74 ans, de nationalité suédoise, ont été tués par balles, de même qu’un cycliste français. Les deux fillettes du couple ont été retrouvées sauves, l’une d’elles grièvement blessée. Les quatre morts ont reçus deux balles dans la tête. Une vraie boucherie. Deux balles dans la tête : signature d'un professionnel ; mais un vrai professionnel aurait-il eu besoin de tirer autant de fois ?

  

- Bien résumé Loulle. Les enquêteurs, tant français qu’anglais, semblent pédaler dans le pudding. Trois directions ont d’abord été privilégiées par ces enquêteurs : un problème de succession entre Saad et son frère (un peu capilotracté), le métier du père, qui a travaillé pour une société leader mondial des microsatellites, enfin son pays d'origine, l'Irak. Bon. La dispute de famille… Faut vraiment qu’il y ait beaucoup de thunes en jeu… Quoique ! Dans Quelques canards, on évoque des liens entre Saad al-Hilli et…la fortune planquée de…Saddam Hussein ! Tiens, tiens. La première et la troisième piste se rejoignent. Venons-en au boulot du mec. Ce n’est pas n’importe qui Saad. Le mec, c’est un chef d'entreprise, ingénieur-consultant qui bosse dans les satellites. Son dernier client était l'entreprise SSTL, Surrey Satellite Technology Ltd, entreprise travaillant pour l'agence spatiale britannique et faisant partie du groupe EADS, complexe militaro-industriel européen ! C’est pas un simple employé du gaz le « campeur ». D’ailleurs, on se demande pourquoi un mec qui a manifestement les moyens préfère camper que de se la faire belle dans un des nombreux hôtels d’Annecy. Au fait, pourquoi partir « camper » avec toute sa famille et plus, en France, début septembre, en pleine rentrée des classes et reprise des affaires ?

 

- Bon. On peut penser qu’il a vu le film Camping et que ça lui a plu…

 

- Mouais… Le type, il a émigré en Angleterre juste avant la guerre contre l’Irak. Avait-il eu le nez creux ? Bon. Revenons aux faits. Toute la famille arrive à Annecy le lundi. Le mercredi il amène tout le monde, y compris mamy qui a un passeport suédois, avec tous les bagages dans le coffre, faire une ballade en montagne. Pas de problème.

 

- Pour l’instant, mais ça ne durera pas…

 

- Exact. Il arrive sur le fameux parking dans la forêt. Il a même pas le temps d’arrêter le moteur le mec et…pan ! pan ! pan ! Ça défouraille sec ! Pas de cadeau. Voilà même un pauvre mec, un cycliste français qui - par hasard ! – passe juste par là ! Pan ! pan ! Il déguste une infusion de plomb l’Armstrong des montagnes !

 

- C’est vraiment pas de pot…

 

- Peut-être. Apparemment une « victime collatérale » qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment.  Au fait, ce malheureux monsieur était employé de la firme Cezus, une filiale du groupe Areva travaillant sur le combustible nucléaire. Pas un employé du gaz non plus…

 

- Curieux tout ça effectivement…

 

- Et voilà que déboule, sur son vélo tout terrain, un mec qui avait été doublé quelques minutes plus tôt et plus haut par le cycliste français qui a ensuite dérouillé. C’est le premier témoin de la tuerie. Celui qui avertira les secours. Comme pas hasard, ce monsieur, lui aussi, est Anglais…

 

- Ça fait beaucoup de Rosbifs au mètre carré autour de cette boucherie. Il est vrai qu’on est à Chevaline.

 

- …et que ce cycliste, c’est un ancien de la Royal Air Force britannique. Pas un employé du gaz non plus ! Puis les secours arrivent et…on découvre plusieurs heures après la présence d’une petite fille vivante sous les jupes des deux femmes tuées à l’arrière de la bagnole…

 

- Bon. N’allons pas plus loin Victor. La première des choses qu’on peut déduire de cette histoire, c’est qu’on nous prend pour des cons !

 

- Je ne te le fais pas dire. A la nôtre !

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 06:14

http://www.theibug.com/wp-content/uploads/2010/11/lance-armstrong-cancer-photo.jpgCi-dessous, un bel article de Jean-Emmanuel Ducoin (rédacteur en chef de L'Humanité), publié sur son blog (link).

 

Célébré par Bush et Sarkozy, l'ex-septuple vainqueur du Tour désormais déchu de tous ses titres, fut le symbole du catéchisme marchand.

 

 «Armstrong n’a aucune place dans le cyclisme. Il mérite d’être oublié.» En entendant ces mots, hier, dans la bouche du président de l’Union cycliste internationale, Pat McQuaid, il nous fallut un long moment d’introspection pour mesurer à sa juste valeur le poids des années endurées comme l’ampleur du cataclysme annoncé. Comprendre ne va jamais sans tremblements, surtout quand il s’agit du plus grand scandale du sport moderne. Depuis la lecture du rapport de l’agence antidopage américaine (Usada) et ce qu’elle appelle «une conspiration du dopage le plus sophistiqué jamais révélé dans l’histoire», il ne pouvait en être autrement. Exit l’ex-idole de juillet. Enfin!

 

Acteur cynique d’une époque née de la métamorphose des corps par le sang et la génétique, Lance Armstrong avait mis en place «un système mafieux» pour «assurer le secret» sur une organisation gigantesque, au service d’une icône incomparable et inégalée. Souvenons-nous.


Armstrong n’était qu’un revenant de la maladie et cette particularité, rare dans un sport aussi impitoyable avec les organismes, lui offrait du crédit et de la compassion. Le caractère de l’homme importait plus que ses capacités. «Chaque jour qui passe est un jour gagné sur la vie», disait-il aux cancéreux. Et aux spécialistes du vélo, il confessait: «Ma course contre le temps m’a fait comprendre qu’on ne peut pas gagner le Tour tant qu’on n’est pas un homme.» Nous étions sommés de le croire. Et pour cause. Aux lisières du mystère de la fabrication des performances, déjà elles-mêmes aux extrémités de ce qui est moralement acceptable d’entreprendre, Armstrong n’avait rien d’autre à perdre «que la vie». Sujet délicat s’il en est. Car suspecter un individu sauvé d’un cancer si grave que beaucoup l’avaient condamné avant l’heure relevait alors de l’impossible. Il avait vaincu la maladie. Que ne pouvait-il vaincre? Sauf à oublier qu’entre-temps un mutant de la biochimie avait pris la place d’un «simple» sportif, qu’il avait laissé sous lui un corps sans vie, duquel il se vengeait. Le roman était en place. Un roman noir.

 

Avec la «globalisation Armstrong», un décalage a fini par se creuser entre les coureurs, mutés en figurines de jeux vidéo, et le public, fidèle à l’heure de célébrer sur le bord de la route la mémoire de sa propre histoire. Le Tour de France s’est défait de son caractère onirique pour se convertir en machine à spectacle où l’on peut lire l’essence générale du sport: un modèle réduit de l’ultralibéralisme. Célébré par Bush et Sarkozy, par CNN et les télévangélistes, par Nike et Drucker, Armstrong fut le symbole du catéchisme marchand. Non seulement il a triché avec un mépris sans bornes, mais il a versé le mythe du maillot jaune dans celui de l’american way of life revisité pour les besoins de l’époque, la gloire, le fric, le consumérisme, le pouvoir. L’exigence de crédibilité du modèle Armstrong n’était qu’une condition subjective de la confiance commerciale qui reposait sur ses épaules.

 

Comment ne pas croire que quelque chose nous a trahis, dont le dopage sous toutes ses formes ne serait qu’un des avatars? En danger de mort, le cyclisme vit la crise la plus sérieuse de son histoire. Mais il ne s’en sortira pas sans un moratoire global sur toutes ses activités, sans des états généraux débouchant sur une vélorution et, surtout, sans éliminer tous ceux qui, de près ou de loin, à l’UCI, dans les équipes et ailleurs, ont collaboré aux années de plomb. Deux écueils nous guettent : croire que l’on peut tout changer et croire que l’on ne peut rien faire. Le cyclisme reste une belle métaphore. À condition de ne pas sombrer dans la désespérance.

 

http://blog.1001actus.com/files/lance3.jpg

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 06:04

http://www.tekiz.fr/wp-content/uploads/2011/02/Google-Bing.jpgEn tant qu’utilisateur de Mac, je me promène sur l’internet grâce à Safari. J’en étais très content jusqu’à ces jours derniers. Pour des raisons capitalistiques qui me dépassent, Safari a remplacé Google comme moteur de recherche par défaut par Bing. Bing appartient à Microsoft. Google appartient à Google.

Je n’ai naturellement aucune action dans l’un ou l’autre de ces moteurs. Après plusieurs expériences rapides, la première étant de taper mon nom sur Bing, force m’est de constater que Bing, comparé à Google, c’est assez moyen, disons Christophe Lemaitre par rapport à Usain Bolt.

Je continuerai à chercher via Google.

 

Et puis en cherchant, j'ai trouvé ce petit texte amusant link :

 

Bing, le moteur de recherche développé par Mircrosoft, a été accusé d’aller piocher des résultats chez le concurrent Google lorsqu’une de leur recherche ne renvoyait aucun résultat.

Le leader Google a mis en place un piège dans lequel son concurrent Bing y a plongé. En effet, des termes de recherche inventés tel que « tarsorrhaphy », renvoyant à des liens inexistants ont été volontairement rajoutés dans la base de Google. Peu de temps après, les résultats étaient flagrants, c’était donc bien une copie de listing que le moteur de recherche de Microsoft faisait pour combler les recherches manquantes.

L’accusé qui tente de se défendre en expliquant l’utilisation d’un algorithme qui tiendrai compte des recherches des internautes sur les autres navigateurs.

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 06:09

http://www.zimagez.com/miniature/photo1625b.jpgUne petite histoire banale, parmi deux millions d’autres.

 

 

Le fils d’une amie, et sa compagne, ne peuvent plus payer leur loyer. On leur a coupé le gaz (privatisé par Sarkozy pour ses copains) sans les prévenir. En plus de la facture, ils doivent régler 100 euros pour la coupure.

 

Ils vont revenir loger chez papa/maman. La pire de toutes les régressions, c’est peut-être celle-là, quand de jeunes adultes se voient fermer les portes de l’avenir et retournent d’où ils sont partis.

 

Pendant ce temps, des idéologues de droite qui ont pignon sur rue dans les colonnes du Nouvel Observateur (situation pléonasmique), nous expliquent que les retraités de 60/70 ans devraient « payer » (au sens transitif, mais surtout intransitif du terme) parce qu’ils ont eu de la « chance » leur vie durant : ils n’ont pas connu la Deuxième Guerre mondiale, n’ont pas combattu dans les guerres d’Indochine et d’Algérie, ont bénéficié du plein emploi, ont pu bâtir leur maison à 25 ans et la payer doucement grâce à l’inflation. Ils devraient donc payer parce que le capitalisme leur a permis d’avoir une vie normale. Elle est bien bonne ! Récemment un de ces idéologues crachait à la figure de ces hommes et de ces femmes qui purent exercer des fonctions d’instituteur avec un simple baccalauréat. Pauvre type ignare ! Les gens de la génération précédente (nés autour de 1925) purent être instits (souvent de bons instits) avec Bac moins 2, un “ simple ” BE (brevet élémentaire).  Quant à ceux de la génération précédente (nés autour de 1900), ils purent, comme mon grand-père, enseigner sans avoir jamais suivi une heure de langue vivant et terminer leur carrière comme directeur d’école d’application. L’année dernière une de mes filles, en classe de CE2, a fait une dictée dans l’année. Son professeur des écoles avait Bac + 5.

 

Mais tout cela n’arrange pas les affaires de notre couple dégazé.

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 14:47

 

http://www.lexpress.fr/medias/1069/547666_beatles.jpgIl y a pile cinquante ans, les Beatles sortaient le disque simple (on dit “ single ” depuis belle lurette) “ Love Me Do/PS I Love You ”. J’avais 14 ans, je ne m’en suis pas trop aperçu. J’ai rattrapé le wagon un peu plus tard avec “ From Me to You ” (link). À ma grande honte, j’ai connu la version mignonette de Claude François avant l’originale (link).

 

 

Pendant ce demi-siècle, les Beatles ne m’ont jamais lâché. J’ai appris l’anglais, en partie, dans leurs chansons, ainsi que dans celles de Bob Dylan. J’ai beaucoup écrit sur eux. J’ai publié dans ce blog, en janvier 2012, ce que je considère comme mon travail le plus fouillé sur leur œuvre (link).

 

Quand je mourrai, on jouera des musiques devant mon cercueil. Il y aura “ Hey Jude ”, l’une des dix chansons les plus fortes du XXe siècle.

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 05:20

 

http://images.beijing2008.cn/20070814/Img214128754.jpgPour la première fois de ma vie, une jeune personne m’a cédé sa place dans un transport collectif (je m’aperçois, en écrivant cette phrase, qu’elle comporte un sacré double entendre).

Tout bêtement, dans le métro, une jeune femme d’une vingtaine d’années m’a proposé son siège quand j’entrai dans la rame. Je traîne une blessure au pied qui fait que je boite légèrement. J’espère que c’est ma claudication plus que mon âge qui l’a émue.

Je lui ai dit, en la remerciant, que c’était la première fois que j’étais ainsi perçu dans le regard d’un autre. Elle m’a simplement répondu :

   Mais non, mais non !

À côté de nous, deux dames, sexagénaires encore plus accomplies que moi, sourirent dans leur moustache.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 05:32

http://www.jordimir.com/wp-content/uploads/2012/01/Orange-Laughing_transparent_20110414012109.jpgNon, non ! Pas la fibre patriotique. La fibre optique. Être fibré, quoi.

 

Mon immeuble ayant été relié à la fibre au printemps dernier, un sémillant commercial travaillant pour Orange déboule chez moi en juin dernier pour me proposer cette connexion moderne. J’accepte, tout en sachant que c’est moins cher ailleurs. Il faut dire que je suis un grand sentimental : un des cousins de ma femme a été poussé au bord du suicide par ses petits chefs orangistes : ce dinosaure voulait continuer à travailler dans l’esprit du service public et il cotisait à la CGT depuis trente ans. Rendez-vous est donc pris pour septembre. La veille du jour où le monde doit changer pour moi, je questionne quelques voisins qui ont déjà accueilli les techniciens fibrants. L’affaire se présente mal : pour mon voisin immédiat, la connexion ne s’est pas faite, il a passé trois heures au téléphone (au 3900, qui n’est pas un service d’Orange mais un service qui travaille pour Orange) avec un gusse complètement incompétent qui – à distance – a semé la panique dans son ordinateur. Une autre voisine a viré le technicien au bout de dix minutes : il voulait faire des trous partout dans son petit bijou d’appartement pour faire passer les fils. Quant à mon octogénaire préféré (86 ans), il a dû aller rechercher deux boxes chez un concessionnaire Orange (deux matinées perdues, une grosse fatigue) pour que cela marche.

 

Exceptionnellement, j’eus affaire à un technicien d’Orange, un vrai, même s’il n’avait pas le statut d’antan. Compétent, efficace, rapide, répondant précisément aux questions que je lui posais. Ma connexion fonctionna moins d’une journée. La box se mit à ramer avec une lenteur qui m’attrista, puis à répondre de manière intermittente. Je fis le 3900 et tombai sur un “ conseiller ” qui avait des qualités mais qui, à l’entendre, ne connaissait pas grand-chose à la fibre. En outre, je pense qu’il ne disposait pas des bons boutons pour tester pleinement  ma box à distance. Il n’était pas clair, parlait dans sa moustache. L’énervement monta de part et d’autre, au point qu’il finit par me dire : « Mais, Monsieur, vous ne comprenez rien à ce que je vous dis. » Effectivement, il m’avait demandé d’opérer des branchements qui me dépassaient complètement. Je luis posai alors la question suivante :

 

   Seriez-vous capable de traduire d’anglais en français une scène d’une pièce de Shakespeare ?

  

   Moi, oui. Vous voyez, cher Monsieur, nous avons tous nos compétences. Vous c’est dans la téléphonie, moi c’est dans l’anglais. Je ne vous demande pas de lire du Shakespeare dans le texte, ne demandez pas d’être technicien intérimaire chez Orange.

 

Bref, le bonhomme me proposa un numéro de service après-vente pour aller échanger ma box contre une autre dans tel dépôt Orange. Comme j’avais bien savouré ma plaisanterie sur Shakespeare, je lui dis que j’étais paralysé des deux jambes et que je ne pouvais pas me déplacer. Il hésita quelques secondes (était-ce du lard ou du cochon ?) et me dit que, dans ce cas, Orange avait un “ programme ” pour les personnes à mobilité réduite. Je le rassurai en lui disant que je me débrouillerais sans ce “ programme ”. Et je me dis que si Darty, ou des entreprises de ce type, fonctionnait comme Orange, on s’amuserait cinq minutes : je te livre un réfrigérateur, il tombe en panne au bout de deux jours, on te donne un bon pour aller toi-même en chercher un autre, et tu te débrouilles.

 

Je n’avais donc plus qu’à perdre une demi-journée pour aller chercher une nouvelle boîte (la défectueuse étant de marque Sagem, pour ne dénoncer personne à la Kommandantur). Une commerciale qui avait deux notions de technique me proposa de paramétrer la nouvelle box, en me disant que cela me coûterait huit euros. Je fus à deux doigts de lui arracher un œil :

 

   Vous me livrez du matériel pourri, je dois me déplacer pour l’échanger et vous me demandez huit euros pour une manipulation qui va vous prendre 15 secondes ?

 

La péronnelle se tourna vers son chef, constata que les autres clients avaient été très surpris par sa proposition et me dit qu’on allait m’« offrir » ce service.

 

De retour chez moi après m’être farci les embouteillages toulousains, je branchai la Livebox et constatai instantanément que cela ne marchait pas. Alors que j’avais bien précisé à la péronnelle que j’étais passé à la fibre, elle n’en avait pas tenu compte dans son paramétrage. Le problème dépassait mes compétences : j’échouai, après une heure de tentatives infructueuses à corriger le paramétrage de la box à partir de mon ordinateur. Avec mon téléphone portable (10 minutes d’attente, bonjour la note !), j’appelai de nouveau le 3900. J’eus la chance de tomber sur un type compétent et qui connaissait l’univers Mac (ce qui n’est pas toujours le cas chez ce type de technicien) et qui m’aida à corriger tout cela.

 

Vingt-quatre heures après, tout baignait. La connexion était établie. Mais c'eût trop beau si l'histoire s'était arrêtée là. Lorsque le technicien vous apporte une nouvelle box, une solution rationnelle, au service du "client" (il n'y a plus d'usager) serait qu'il nous débarrasse de la vieille. Non, il faut enfoncer ce "client" jusqu'au cou. Et ça, Orange sait faire. Dans les jours qui suivent, le client reçoit donc une lettre assez comminatoire par laquelle il doit rapporter l'ancienne boîte à une adresse qui lui est fournie. Dans mon cas, il s'agissait d'un certain Layani Samir, 306 route de Seysses à Toulouse. À deux pas de chez moi, donc. Seulement, qu'est-ce que le "306 route de Seysses" ? Se trouvent à cette adresse : une superette Carrefour, cinq ou six commerces et une résidence d'environ 500 logements. Je me mis donc en quête de retrouver le dénommé Layani Samir dans cet ensemble. Et, bien sûr,  après avoir marché 45 minutes (j'ai actuellement une blessure au pied qui me rend la marche très douloureuse, mais pas l'écriture à l'ordinateur), je ne le trouvai point. J'appelai donc le 3900. Je reprochai vertement à Orange de fournir des adresses aussi abracabrantesques. Au bout du fil, une péronnelle le prit de très haut et, pendant que nous parlions, elle tapa "Layani Samir" sur Google et me dit qu'effectivement l'adresse était bonne. Je fis remarquer à la péronnelle qu'il me restait tout de même à trouver ce Layani parmi 500 personnes. Elle eut le front de me répondre qu'en cherchant sur Google, elle avait "fait mon travail". Durant deux jours, j'ai désespérément tenté d'appeler Layani Samir à son numéro : 0967139961 en attendant que quelqu'un veuille bien décrocher.

 

J'ai fini par trouver l'échoppe du Samir en question. Je lui ai rapporté le colis. Sur la lettre comminatoire d'Orange, il était stipulé que : “ Le commerçant prendra votre colis et collera un reçu retour dont il vous remettra un double. ” Samir m'a dit qu'il ne donnait pas de double. Je lui ai répondu que c'était très embêtant. Il m'a proposé de reprendre mon colis. De guerre lasse, je le lui ai laissé. Je lui ai tout de même demandé pourquoi le numéro 0967139961 ne répondait pas. Il m'a expliqué que son numéro ne marchait pas.

Donc Orange confie des missions commerciales à des zozos qui n'ont pas le téléphone ni les bons récépissés.

 

 

Au fait, le 3900 m’avait proposé, pour une deuxième installation de la box à domicile, un service à 150 euros, ce que j’ai refusé (un prestataire privé m’aurait pris 100 euros ; 150 euros est du vol mais il faut bien rétribuer les actionnaires d'Orange). Par ailleurs, il y a sept ans, Orange m’avait vendu une prestation dont elle savait – mais pas moi – qu’elle ne déboucherait sur rien. L’escroquerie consistait à me brancher la télévision sur une box alors que mon appartement était situé 100 mètres trop loin par rapport au relais. Je pus rompre le contrat (tout de même !) et je me rendis chez Numéricable (mon immeuble était câblé), où je n’ai jamais rencontré la moindre difficulté.

 

 

Nous sommes des centaines de milliers à avoir rencontré ce type de désagrément depuis que France Télécoms est devenue une entreprise privée. Je propose ci-dessous des extraits d’un témoignage de Marie Guillaumet, une blogueuse qui souffrit d’autant plus qu’elle était une femme : (link).

 

 

 

Au hasard de mes recherches sur orange.fr, une vignette m’incitait à « tchater en direct avec un conseiller ». J’ai testé, et ça a donné à peu près ça :

 

   Bonjour, j’ai plusieurs questions sur la fibre.

    

   Désolée, je ne maîtrise pas du tout la Fibre. Il faut les appeler au 0800 10 75 75 [Ce numéro n’est rien d’autre que le 3900 avec un faux nez].

    

   Merci, au revoir.

    

[…]


J’ai été chaleureusement accueillie par le téléconseiller qui a pris ma commande. Par chaleureusement, comprendre : accueillie ET draguée. « Vous faites quoi dans la vie ? Vous vivez avec quelqu’un ? » et autres questions déplacées dont je tentais tant bien que mal d’ignorer les sous-entendus véhiculés par la voix doucereuse de mon interlocuteur.

 

Tout au long de la prise de commande, j’ai dû répéter et confirmer mes coordonnées – notamment mon adresse, ça peut se comprendre – deux ou trois fois. J’avais bien précisé l’étage, l’escalier, les deux digicodes, ainsi que mes deux numéros de téléphone.

 

Je demandai si la souscription par téléphone permettait de bénéficier des mêmes ODR qu’en souscrivant sur le site d’Orange. Le téléconseiller me répondit par l’affirmative, et qu’il allait m’envoyer les formulaires par courrier pour demander les deux remboursements en même temps que mon contrat.

 

Enfin, je lui demandai si je devais acheter les trois Liveplugs que j’avais repérées pendant ma prospection : là aussi, la réponse fut affirmative : il fallait bien que j’aie des Liveplugs pour relier mes différents ordinateurs non wifi à la Livebox. Du coup, une fois raccroché, j’ai dépensé allègrement mes 129€ sur la boutique en ligne d’Orange pour acheter les trois Liveplugs. Je les reçus une semaine plus tard, mais décidai de ne pas ouvrir leur emballage avant que le technicien qui devait venir installer la fibre soit là.

 

Mon rendez-vous d’installation aurait lieu 10 jours plus tard – un mardi, évidemment, de 8h à 10h. Je posai une demi-journée de congé. C’est toujours au client de se plier au planning du FAI, et non l’inverse ! (NB : c’est la même chose quand on se fait livrer par Ikea, qui ne livre jamais le week-end.)

 

Je raccrochai le cœur un peu plus léger. La semaine suivante, à J-10 de l’installation, j’attendais patiemment le contrat-papier que j’étais censée recevoir, signer et renvoyer à Orange. Je ne voyais toujours rien venir quand je reçus un appel d’une téléconseillère qui m’informait que mon adresse était incomplète : il leur manquait le NUMÉRO de ma rue !…

Je le leur redonnais bien volontiers, un peu beaucoup surprise néanmoins que ma commande ait pu être prise et validée sans cette information, que j’avais pourtant donné deux ou trois fois lors de la souscription par téléphone ! Je n’en revenais pas. D’ailleurs, je n’ai toujours pas compris pourquoi le logiciel du call center d’Orange ne rende pas obligatoire le champ « Numéro ». La téléconseillère me rassura en me disant que ça ne changeait rien : le rendez-vous d’installation de la Fibre aurait bien lieu le mardi suivant, mon contrat allait bien m’être envoyé, et tout serait parfait dans le meilleur des mondes.

 

Deux jours passèrent. Puis trois, puis quatre. J-4 avant le rendez-vous d’installation, je n’avais toujours pas reçu le contrat. Je commençais à stresser. Je décidai donc de rappeler Orange pour vérifier qu’ils avaient bien toutes les informations sur mon compte. Résultat : il leur manquait toujours le numéro de ma rue !! Je dus le redonner pour la énième fois, assez irritée. Cette fois, on me garantit que c’était bon, ils avaient bien toutes les informations nécessaires pour que l’installation se déroule sans encombre. Le surlendemain, je reçus le contrat, que je renvoyai signé dans la foulée.

 

Et voilà, nous y étions. LE Mardi Matin De L’Installation De La Fibre. Prête pour 8h, heure officielle du début de l’installation, je reçois au bout de 20 minutes un appel du technicien qui, je vous le donne dans le mille !, n’avait pas les digicodes !! C’est vous dire si l’information passe bien entre les différents services d’Orange et leurs prestataires.

Une fois arrivé, il a longuement étudié la configuration de notre appartement pour savoir où il allait percer. Je me doutais bien qu’il y aurait des travaux, mais je n’imaginais pas qu’il devrait percer un trou dans le mur séparant mon appartement du couloir, avec une perceuse d’enfer qui a fait un raffut terrible, au point que ma voisine septuagénaire sortit pour demander ce qui se passait. Malaise. Le technicien me raconta que pas mal de clients Orange chez qui il allait installer la Fibre se désistaient quand ils apprenaient qu’il devait percer un trou. Cela peut se comprendre, puisqu’à aucun moment, sur le web ou par téléphone, Orange ne nous informe que cela aura lieu. Orange parle d’« installation » sans détailler ce qui va concrètement se passer. Or, si travaux il y a, il faudrait quand même prévenir pour que les clients ne soient pas surpris, qu’ils aient le temps de prévenir le voisinage, et surtout qu’ils n’abandonnent pas la souscription à cause d’une info qui n’est jamais donnée !

 

La fibre, c’est réellement une fibre, c’est-à-dire un fil physique qui doit passer depuis la cave où la réception fibre se fait, via la cage d’escalier à travers différents boîtiers, jusque chez vous.

 

L’avantage, c’est que j’ai eu le choix d’installer la Livebox où je voulais. Jusqu’à présent, mon ancienne Neufbox était située dans la chambre, ce qui explique que j’avais besoin de Liveplugs pour faire circuler le réseau jusqu’au salon, sans fil. Du coup, comme c’est surtout dans le salon que j’utilise Internet, le technicien y a installé ma nouvelle box. Les ordinateurs de la chambre ayant une carte wifi, les Liveplugs étaient, finalement, bien inutiles. J’ai donc dépensé 129€ pour rien.

 

Comme je n’avais pas ouvert les emballages, et que ma commande avant moins de 15 jours, j’ai pu tout renvoyer à Orange et me faire rembourser assez rapidement.

 

Ah, j’oubliais un « détail » : le technicien aurait dû être deux. En effet, son collègue ayant eu un empêchement, il n’avait pu être sur place à 8. Il était prévu qu’il le rejoindrait et devait le rejoindre une à deux heures plus tard au plus tard. Or, vers 10h30, on l’attendait toujours, et pour cause : c’est ce deuxième technicien qui avait la Livebox et le décodeur TV !…

 

Le premier technicien, quant à lui, n’avait que le boîtier qui permet de relier la fibre à la box. Bref, on a attendu une bonne heure et demie avant qu’il appelle au secours un troisième type, qui a pu venir vers 12h45, armé de la Livebox et du décodeur. Le temps d’installer tout ça, je leur ai demandé de bien vouloir configurer le wifi sur mon ordinateur portable (c’est compris dans l’installation). Or, après quinze minutes de tentatives diverses, ils avaient juste réussi à déclencher un BSOD…

 

Maintenant que c’est fait, je suis très contente de la fibre. Effectivement, un fichier de 700 Mo se télécharge en une dizaine de minutes. C’est très fluide par Ethernet, forcément ; par wifi ça fonctionne assez bien aussi, bien que le débit soit très aléatoire sur certains de nos ordinateurs.

 

Le seul problème, c’est qu’Orange a bridé pas mal de sites de téléchargement, dont Megaupload. Ce qui, au demeurant, pose la question de la neutralité du net (pourquoi ne pas bloquer, de façon totalement arbitraire, certains sites politiques, par exemple ?).

 

Et puis, niveau service client, réponse aux questions, et installation, cela n’a pas été à la hauteur de mes attentes. Toujours un peu le sentiment que c’est au consommateur de recouper les informations, de demander autour de lui, de rappeler plusieurs fois le service client Orange pour tenter de parler à plusieurs téléconseillers et ainsi, d’obtenir une partie de la Vérité.

 

En outre, j’attends toujours le remboursement de 100€ qui m’est dû parce que j’étais déjà cliente Orange mobile quand j’ai souscrit à la fibre Orange. Quant à la seconde ODR, je n’ai pu en profiter car il m’a été impossible de retrouver le PDF sur le site d’Orange, parce que, bien sûr, je n’ai jamais reçu les formulaires que le premier téléconseiller m’avait promis de m’envoyer par la Poste.

 

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 14:34

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