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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 15:50

 

Je propose la réponse de Luciole (moi, je reste à la maison).

 


 

photos,humour,poésie,tags,Paris,Luciole

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 13:45

http://www.alalettre.com/pics/jardins.gifDans la production de grande qualité de Michel Quint, il est un ouvrage qui m’a fait vaciller, son magnifique Effroyables jardins (le film, malgré Jacques Villeret, n’est pas à la hauteur du livre). Quand j’ai lu ce texte, j’ai d’abord été frappé par la forme : un style étincelant, prodigieusement économique.


Au fil de la lecture, j’éprouvai une sensation bizarre : je me suis dis que je connaissais cette histoire, que j’avais complètement oubliée et que mes parents m’avaient racontée lorsque j’avais sept ou huit ans. Je découvris alors sur la quatrième de couverture que Michel Quint était né quelques mois après moi, à huit kilomètres de ma ville natale.

.

Je dévorai alors ce livre où je m’étais plongé avec tant de plaisir.


Telle que racontée par Michel Quint, l’histoire s’écartait de l’authentique et l’enrichissait. À bien des égards, elle semblait plus réaliste. Il me revint en particulier, du fond de ma mémoire un peu embrumée, que le “ traître ”, celui qui avait donné les autres aux Allemands, l’avait fait par pure jalousie, la jalousie incroyablement prosaïque d’un supporter d’une équipe de football amateur à l’égard de supporters d’une autre équipe.


En 2005, j’eus le plaisir d’assister à une causerie de Michel Quint dans une librairie de Tours, à propos de Et mon mal est délicieux, autre petite merveille. Lorsque la parole fut donnée au public, toutes les questions se rapportèrent à Effroyables jardins. L’une d’entre elles, qu’on lui avait sûrement posée à maintes reprises, attira tout particulièrement mon attention :


   Ce récit est-il biographique ou l’avez-vous inventé ?


Qu’allait dire l’auteur ?


Il répondit brièvement que son livre était entièrement de son cru.


Ayant étudié et enseigné la littérature pendant quarante ans, je savais un peu comment fonctionnent les écrivains, d’où vient l’inspiration, comment est donnée l’illusion du réel. Et comme je ne voulais surtout pas mettre en porte-à-faux ce romancier, ce professeur remarquable (il enseigne le théâtre dans un lycée de Roubaix, ce qui n’est pas donné à tout le monde), je me gardai bien d’intervenir devant les autres lecteurs.


Lorsque la séance de dédicace fut terminée, je m’approchai de lui, lui dis d’où je venais, et lui racontai ma version des faits. Comprenant son trouble, je lui remémorai ce que Bachelard pensait de la question, à savoir que les histoires les plus belles n’étaient pas celles qu’on avait vécues, mais celles qu’on avait rêvées.


La vérité romanesque n’existe pas. Lui, écrivant cette histoire qui avait traîné dans nos conscients et inconscients d’enfant, et moi le lisant, nous n’avions pas réanimé ce que nous avions vécu : il avait mis en littérature une expérience pour lui inédite, et j’avais adoré son livre parce que son talent m’avait fait préférer la “ fiction ” à la “ réalité ”. À tous les coups, la vie ne devient sens que lorsqu’elle est revisitée par l’art.


Je me souvins également de cette page où Julien Gracq explique que l’expérience artistique ne sert à rien d’immédiat, n’est pas « utilisable ». C’est pourquoi, soit dit en passant, la publicité ne peut être qu’esthétique, mais jamais artistique car, justement, elle sert à quelque chose.  

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 14:29

 

Paul Épain était l'un des deux fils de mes amis et collègues Laurie Tuller et Jackie Épain. Il est mort tragiquement le 7 janvier à Châtellerault. Dans des circonstances violentes mais non encore élucidées. Il venait de passer le Baccalauréat et devait repartir pour son université en Oregon. Je reproduis ci-dessous le témoignage du doyen de sa fac et du délégué des étudiants :

 

Remembering Paul Epain

JANUARY 13, 2012

  • News Image

Dear Lewis & Clark Community,

It is with great sadness that we write to inform you that Paul Epain, a first-year student in Akin and active member of both the French Club and crew team, died near his home in France on Saturday, January 7. Details are still emerging about this tragic loss, but it is believed he was hit by a train.

Paul is survived by his parents, Jackie Epain and Laurie Tuller, and his brother Luke, a senior psychology major here at Lewis & Clark. Paul’s loss will be felt profoundly in our community and our thoughts and prayers are with his family, friends and mentors. Below are a few thoughts from those on campus who knew him well:

The loss of Paul is the loss of someone who was a wonderful friend to so many on campus, a great rower and a smiling and friendly face in his dorm. He never hesitated to stop and say hello to his hall mates, make a joke and ask how they were doing. And although he will no longer be able to do that, his hall will always remember that positive presence. The Lewis & Clark community will miss his laid-back attitude, his fun personality and honesty. His loss is an especially great blow to those for whom he was a great friend, who learned from him and were inspired by him. His memory will continue to engender the great respect that the community has for him.” — Ksenia Girsova, Akin RA

Because Paul came across to me as relatively shy, I was somewhat nervous about thrusting him into the situation of rowing solely with the varsity squad. But what I mistook for shyness, I believe was a quiet determination. That determination and willingness to work, along with a wonderfully smooth and consistent rowing stroke, led me to select him to stroke our varsity 8+ this fall at the Head of the Lake. And what did Paul help to happen at that race? The varsity 8+ beat our conference rivals, Western Washington, by 20 seconds. If you take a look at the Pioneer Crew blog, the first picture is a beautiful one of Paul during the race. To me, that is a perfect snapshot of the Paul that I knew and respected.” — Jim Hilsentager, Men’s Crew Coach

Staff from Counseling Services (x7160) and the Chapel (x7085) are prepared to help you through this time of loss. We encourage you to seek guidance from our counselors and campus chaplains, your resident advisors and area directors, faculty and staff if you find you are struggling with this sad news. Informally, we encourage you to turn to each other for support and dialogue about this loss, and to talk openly with your family and friends.

Once Paul’s family informs us of their wishes, we will notify you about memorial service plans. Community members who are interested in helping to create a Lewis & Clark memorial gathering to honor Paul and celebrate his life are asked to contact Dean of the Chapel Mark Duntley (x7082).

It is in these moments that our community is defined by how well we support each other. Please let us know if there is anything we can do to support you during this difficult time.

Jeffrey Feld-Gore
Interim Dean of Students
Tuajuanda C. Jordan, PhD
Dean, College of Arts and Sciences
Professor of Chemistry
 
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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 06:47

http://4.bp.blogspot.com/_-53gf-48uq8/TT_kD4h_99I/AAAAAAAACxI/yJMASgB99d4/s400/solitude+ballon+coeur+rouge.jpgIl y a les hommes ; et puis il y a aussi les enfants.


Le nombre de suicidés chez les gosses de cinq à douze ans augmente depuis plusieurs années. Fin 2011, Boris Cyrulnik rendait un rapport sur ce problème douloureux à la secrétaire d’État idoine (Quand un enfant se donne la mort, publié aux éditions Jacob). Selon le psychiatre et neurologue, un grand nombre d’accidents sont des « analogue suicidaires ». S’il ne faut pas sous-estimer les facteurs génétiques, l’acte fatal est le résultat d’une construction très complexe. Pour Cyrulnik, l’impulsivité qui débouche sur le passage à l’acte peut être gravée in utero dans le cerveau de l’enfant par la souffrance parentale. J’ai connu de près une femme qui s’est suicidée à moins de trente ans après une vie de déprime, de neurasthénie, d’angoisse, de névrose. Elle avait parfaitement senti, durant la gestation, que sa mère ne voulait pas d’elle, mais qu’elle aurait, à la rigueur, accepté un garçon. Le moins qu’on puisse dire est qu’elle avait été en privation sensorielle dans le ventre de sa mère. J’ai pensé, sans pouvoir l’expliciter et le vérifier évidemment, que, dans les dernières heures de sa vie, elle avait vécu mille fois l’enfer d’Ophélie face à Hamlet.

 

L’enfant de six ans veut-il vraiment se tuer, alors qu’il n’est pas vraiment conscient du caractère irrémédiable de la mort, ce qui n’est pas le cas de l’adolescent pour qui la mort commence à être posée de manière métaphysique ? Le jeune enfant ne désire-t-il pas simplement faire disparaître son mal être, son désir de vivre ?

 

Il semble, selon Cyrulnik que, plus les enfants sont précoces plus ils sont valorisés, mais plus ils sont fragiles.

 

Bref, nous n’avons pas fini d’être déconcertés par ces enfants désemparés, par des histoires tragiques soudaines, inattendues, avec des facteurs déclenchants de plus en plus ténus. Récemment, un enfant de 11 ans s’est pendu chez lui, dans le Calvados. Selon le parquet qui a instruit l’affaire, il n’avait pas supporté des remontrances parentales consécutives à un mauvais carnet scolaire. Une enfant de douze ans s’est suicidée à Lens, victime de harcèlement de la part de ses camarades. Sans parler de cet ado qui s’est tiré une balle dans la tête à Cambrai, en direct devant sa webcam. Ou de cet autre jeune de seize ans qui s’est pendu à un arbre vers 12h30, sur le chemin de l’école, à Courcouronnes.

 

12000 suicidés meurent chaque année. Davantage que dans les accidents de la route. 160000 tentent, en vain, de se donner la mort. Un adulte qui se supprime en pleine conscience peut éventuellement racheter par cet acte une vie qu’il estime ratée. Il peut se présenter aux yeux des autres comme éternellement parfait. Mais un gosse ?

 

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 06:57

 

 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 06:30

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/116130/gd/1247588125/L-oeuf-a-la-coque-Acrylique.jpgDans le numéro 3235, Patrick Nic nous alerte sur un danger gravissime qui met en péril des secteurs entiers de notre population :

 

“ Au royaume du faux et de l'absurde, les élèves de mon école ont découvert cette année la galette sans fève. Sécurité oblige ! nous indique la restauration scolaire. Au nom de la tradition restaient donc sur la table deux couronnes bien embarrassantes et comme un début de révolution. ”

 

J'ajoute avoir découvert il y a peu que dans les maisons de retraite, il n'est plus possible de manger un œuf : à la coque ou sur le plat. Les personnes âgées (les moins âgées aussi) adorent manger des œufs ! J'imagine qu'on veut leur éviter de mourir d'une maladie en “ ose ”. Sauf de la sinistrose. Durée moyenne du séjour d'un pensionnaire d'une maison de retraite : 18 mois. Faudrait tout de même pas que les neu-neufs fassent baisser les statistiques !

 

 

Thierry Lacroix raille l'émission de France 2 “ Une semaine sans électricité ”. Pas sûr que cette émission “ ait distrait les 10000 foyers privés d'électricité l'année dernière pour cause d'impayés … ni les huit millions de personnes en situation de précarité énergétique. Brillante idée du service public. À quand “ Une semaine de camping hivernal sur les bords du canal Saint-Martin ” ?

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 15:41

http://www.mpffn.fr/LL20050318b.jpgRécemment, nous avons accompagné en famille une de nos filles pour une compétition de natation à la piscine olympique couverte Léo Lagrange de Toulouse.

 

Toux ceux qui sont concernés par les activités natatoires connaissent ce que je vais évoquer. Dans une ambiance d’autant plus chaude et humide qu’ils viennent du dehors où il fait froid et qu’ils restent en habits civils, les parents s’entassent sur des gradins inconfortables pour chercher de l’œil, parmi trois cents autres, le seul marmot qui compte pour eux et qu’ils sont venus encourager. Pendant que les champions en herbe s’entraînent et vaquent autour du grand bain, le bruit est assourdissant. Chacun règle son téléobjectif, tout le monde se hèle à qui mieux-mieux. Les officiels, tous bénévoles, prennent place et vérifient que leur chronomètre fonctionne. C’est la fête.

 

Les parents flippent et stressent encore plus que leurs enfants qui les rassurent, à cinquante mètres, d’un petit signe de la main sans fanfaronnade. On est tous  content d’être là.

 

Mais pour les organisateurs du club du TOAC, le vrai bonheur n’est pas dans la piscine : il est dans les boîtes de nuit. Alors, pendant l’heure et demi, assez longuette, que vont durer les préparatifs, ils vont nous balancer en pleines feuilles une musique assourdissante, exactement celle, entièrement conçue par ordinateur – donc une non-musique – où dominent des basses sans nuances, celle dont les clients des boîtes de nuit jouissent de leur plein gré. Une musique qui abrutit et qui incite à la consommation d’alcool et autres substances propices à l’évasion. Le comble sera atteint lorsqu’il nous infligeront une œuvre (des gens touchent des droits d’auteur pour ça) où se mélangeaient, se répondaient et s’additionnaient dans un fracas assourdissant “ Twist and Shout ” dans la version des Beatles et une singerie démentielle se prétendant de la musique.

 

Au bout d’une demi-heure, le trac, la chaleur et l’hygrométrie aidant, nous étions plus d’un à souffrir de migraine.

 

La question est : pourquoi ce mélange des genres ? Je suis persuadé que les organisateurs avaient pensé nous faire plaisir. Mais le plaisir réside-t-il dans un bombardement de décibels visant sûrement à combler un vide ? Les jeunes compétiteurs se concentrent-ils mieux au son d’une bouillie ininterrompue qui leur fait vibrer le palpitant ? Pourquoi certains sont-ils gênés par un silence – tout relatif en la circonstance – qui, parmi d’autres qualités, est gratuit ? Depuis des décennies, les dirigeants des hypermarchés pensent que les individus consomment davantage quand ils sont ouatés par ce que les Anglo-Saxons avaient qualifié de muzak, ce mot-valise inventé outre-Atlantique dans les années vingt à partir de music et Kodak. Je ne sais si la musique d’ascenseur, pour insipide qu’elle soit, peut susciter des réflexes pavloviens dans la mesure où, sa base étant constituée de morceaux classiques ou de variétés connus (Ah ! “ Le Printemps ” de Vivaldi…), elle fait appel à du familier qui rassure. Je suis en revanche persuadé que des boum-boum qui ne renvoient strictement à rien, qui ne connotent rien sont néfastes à la concentration des sportifs. Même des djeunes branchés.

 

La musique boum-boum relève du fric. La natation de nos enfants relève de l'amateurisme, de ceux qui aiment. Je me perds en conjectures…

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 16:16

 

 

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 06:59

 

 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 07:06

 

 

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