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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 08:36

Marcello Mastroianni

 

 

 

Je souhaite raconter ici ma rencontre – de quinze secondes – avec Marcello Mastroianni.
J’ai toujours éprouvé une grande affection admirative pour cet acteur dont tout le monde a su, dès La Dolce Vita en 1960, qu’il serait une figure mythique. Il me plaisait aussi qu’issu d’une famille antifasciste, il ait été contraint de mettre un terme à sa carrière naissante en se cachant durant la Seconde Guerre mondiale.
Un soir de septembre ou d’octobre 1996 (il était environ dix-huit heures), je me trouvais, au sortir d’un colloque d’universitaires, dans un café de la Place Saint-Sulpice avec un ami angliciste. Nous étions en train de siroter une bière en commérant aux détriments de certains collègues côtoyés durant la journée, lorsque, à notre très grande surprise, Catherine Deneuve entra dans le café. Elle se dirigea d’un pas bizarrement leste et pesant vers le comptoir avant de glisser quelques mots au barman. Puis elle ressortit aussi rapidement qu’elle était entrée. Nous avions à peine eu le temps, mon ami et moi, de bien nous convaincre que nous avions vu passer l’actrice à cinq mètres de notre table, que cette dernière entra de nouveau dans le café, plus lentement cette fois-ci, suivie de Marcello Mastroianni.
J’avais vu Mastroianni à la télévision, quelques mois plus tôt, je pense à l’occasion du Festival de Cannes. Il était fatigué, fortement amoindri par la maladie. Ce soir-là, il m’apparut comme un petit homme épuisé, sans carapace, avec ce teint cireux qui distingue au premier regard bien des malades en phase terminale.
Il s’assit lentement à la table qui jouxtait la nôtre, déplia un journal qui me sembla être France-Soir, et entreprit de faire les mots croisés. Le garçon lui apporta un Schweppes, sa boisson apéritive. Catherine Deneuve vérifia que tout allait bien et quitta les lieux pour de bon.
Interloqués, gênés, mon ami et moi ne pûmes reprendre le fil de notre conversation sans intérêt. Nous décidâmes de partir. Mon ami, qui avait un repas familial, me quitta promptement. Je pensai alors que je ne pouvais pas en rester là.
Je retournai dans le café et m’approchai silencieusement de la table de Matroianni. Il leva les yeux de ses mots-croisés. Je lui dis un « bonsoir » hésitant auquel il répondit par un « bonsoir Monsieur » doux et attentionné.
— Monsieur Mastroianni, continuai-je, je voulais vous remercier pour ces moments de bonheur que vous nous avez donnés pendant toutes ces années.
— C’est moi qui vous remercie, me répondit-il, d’une voix cassée mais ferme.
Dans ses yeux, je vis pour la dernière fois son regard profond, tellement humain. Son corps était déjà dans la mort, mais son esprit était toujours dans la vie.
Après un bref salut de tête, je quittai les lieux sans me retourner.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 08:12

Fusillé

 

Lorsque j’étais enfant, vers 1955, vivait, à quelques centaines de mètres de chez nous un homme d’environ trente-cinq ans, qui avait un impressionnant renfoncement dans la boîte crânienne, sous l’oreille.


En 1944, cet homme était passé devant un peloton d’exécution et avait reçu le coup de grâce.



http://leblogdupetitdocteur.blogspirit.com/images/verdun.jpg

Bien que n’étant pas usager de la RATP un jour de grève, il avait été raflé comme otage quelques semaines plus tôt, apparemment sur dénonciation. Par un bel après-midi, il avait été fusillé avec quatre autres compagnons d’infortune dans la clairière d’un bois. On lui avait bandé les yeux, il avait entendu les commandements en allemand, puis reçu plusieurs balles en pleine poitrine et s’était écroulé. Il était le troisième en partant de la gauche, si je puis dire. Il avait donc très clairement entendu un soldat allemand donner le coup de grâce à ses deux prédécesseurs, avant de sentir le canon du revolver sous l’oreille et l’explosion subséquente dans sa tête. L’Allemand avait-il tremblé ? la balle avait glissé le long du crâne.
Après avoir tranquillement commis leur crime, les soldats étaient partis sans un mot et avaient laissé les cinq suppliciés à la charge d’un prêtre (la religion sait faire bon ménage avec la barbarie). En bénissant les cadavres, l’homme de Dieu, qui devait prévenir les familles, se rendit compte que l’un des cinq fusillés respirait très faiblement. Il se précipita dans une boucherie toute proche et revint sur les lieux avec le commerçant et sa camionnette. Ils emmenèrent le fusillé dans la boucherie et le couchèrent sur l’étal. Pour cause de pénurie, le magasin n’était jamais ouvert l’après-midi. Ils alertèrent ensuite un médecin de l’hôpital de la ville qui revint avec un matériel de perfusion sanguine. Le soir, ils conduisirent le mourant à l’hôpital. Des membres du personnel parvirent à le soigner dans la plus grande discrétion. Trois semaines plus tard, le jeune homme était rétabli.


En 1946, il épousa une voisine et s’installa comme cordonnier. Depuis le drame, il n’avait jamais dormi plus de deux heures par nuit, réveillé – j’imagine à la fin du premier cycle de sommeil – par d’épouvantables cauchemars. Il parvenait à s’assoupir quelques quarts d’heure dans la journée. Cinq ou six ans plus tard, sa femme l’avait quitté, se sentant devenir folle.


Il avait dit à mon père qu’un jour, il se donnerait lui-même le coup de grâce.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 08:00

Princess Street

 

L'article sur le roi bègue, qui suscita la censure de nouvelobs.com, m'avait également valu une volée de bois verts de certains lecteurs, horrifiés que je puisse m'en prendre aux personnes de la famille royale. Ces réactions ont ravivé un souvenir vieux de près de quarante ans : une promenade dans Princess Street à Édimbourg, que j'avais d'ailleurs relatée dans ce même blog en 2008. Sans réaction d'aucune sorte.

Ah, les petites madeleines !

 

 

 

Y a-t-il promenade plus agréable que de remonter (ou descendre) Princess Street à Édimbourg ? Cela doit sûrement exister. Je ne l’ai fait qu’une seule fois dans ma vie, il y a environ trente-cinq ans et je m’en souviens encore.

 

Il faut dire qu’une circonstance historique et sociologique particulière m’a aidé à conserver ce souvenir en mémoire.

J’étais guidé ce jour-là par un couple d’amis, elle anglaise, lui français, résidant dans cette superbe ville d’Écosse. Nous marchions à faible allure, en quête d’un restaurant végétarien (aucun de nous n’était végétarien, mais pour bien manger en Grande-Bretagne, il faut manger autrement), lorsque nous nous vîmes dépassés par des couples pour moi tout à fait inattendus: les hommes étaient superbement accoutrés dans le costume traditionnel de leur clan, et les femmes vêtues dans le style haute couture britannique de l’époque, c’est-à-dire plutôt grotesque (des lignes qui n’en étaient pas, des couleurs pastel hideuses etc.). Tous se hâtaient, à la fois joyeux et tendus.

— Où vont-ils donc, demandai-je à mes amis ?

— Voir la reine, me répondirent-ils.

 

Quelle bonne blague !

Et pourtant, c’était vrai.

 

À deux cents mètres de là, dans je ne sais plus quelle superbe résidence de Princess Street, la reine fêtait l’aristocratie écossaise, qui le lui rendait bien.

 

J’étais donc sur le point de voir la Reine d’Angleterre, le roi et le petit prince. Jamais je ne m’étais senti une telle âme de midinette (et pourtant, j'avais conversé avec Raymond Poulidor !).

Arrivés sur les lieux, nous vîmes une procession de Rolls-Royce déverser les membres de la famille royale. De la première, sortit gaillardement la Reine Mère. Sa tenue bleu clair et son chapeau ridicule parvenaient à faire oublier que cette dame avait soixante-dix ans bien sonnés.

  

De la deuxième Rolls descendit la Princesse Ann. Elle venait d’épouser son premier mari, Mark Philips, après plusieurs années d’une vie de bâton de chaise. La princesse fait partie de cette minorité de gens qui ont embelli en vieillissant. À l’époque, brut de décoffrage, elle avait une fâcheuse tendance à ressembler aux caricatures qu’on faisait d’elle dans la presse.

Nous eûmes droit ensuite, par mesure d’économie, j’imagine, à un seul véhicule pour le Duc d’Édimbourg et son fils le Prince Charles. Le Prince Philippe était encore à l’époque un fort bel homme, doué d’une prestance remarquable. Charles, qui à l’évidence s’ennuyait à mourir, traversa le trottoir recouvert du tapis rouge protocolaire, comme son père, les mains croisées dans le dos, cette posture qu’on leur a vu des centaines de fois.

 

Enfin, la Rolls-Royce royale arriva. Elle était illuminée à l’intérieur pour que l’on puisse mieux voir la passagère. La reine était vêtue de couleurs vives, également, j’imagine, pour être mieux vue. Comme on dit aujourd’hui, le vert pomme du chapeau, ça ne le faisait pas. J’ai trouvé qu’elle était très maquillée. On aurait dit une poupée. La petite dame descendit prestement de la voiture, se conforma à l’étiquette qui lui commandait de nous adresser deux brefs saluts en franchissant le trottoir. Nous n’eûmes droit à aucun sourire. Nous l’avions entr’aperçue moins de dix secondes.


Et ce fut tout.

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 08:40

Chez les Abidji

 

En 1987, j’eus la grande chance d’assister en Côte d'Ivoire à une fête à laquelle les étrangers ne pouvaient guère assister, la réunion annuelle des Abidji, une ethnie vivant à une centaine de kilomètres d’Abidjan, très versée dans le vaudou.

 

http://www.tourisme.gouv.ci/ci/media/dipri2.jpg


Je passai environ vingt-quatre heures dans le village d’un de mes étudiants et je fus le témoin de phénomènes incroyables, inexplicables et inexpliqués. Il y eut bien sûr, pendant des heures, des danses, des transes, des hommes marchant sur des braises, des femmes se transperçant la langue. Vers minuit, la fête s’arrêta pour un repos bien mérité. On m’offrit un lit de bois dans une case de passage, agrémenté d’un oreiller très moelleux. Je demandai ce que cet oreiller contenait, on me répondit qu’on y avait cousu un jeune boa et qu’il n’y avait rien de plus doux et de plus frais sous la tête. Moi qui, enfant, avais été mordu par une vipère, je fis mine d’accepter, puis je jetai l’oreiller à l’autre bout de la case, avant de poser ma tête sur mon pantalon plié en boule. Naturellement, je ne fermai pas l’œil de la nuit. Le lendemain, je partageai un solide petit-déjeuner (riz arrosé de koutoukou, de l’alcool de palme, t’en bois cinq verres et t’es mort), et puis les danses et les transes reprirent de plus belle.


C’est alors qu’eut lieu l’événement le plus spectaculaire. Des hommes en transe totale s’ouvrirent le ventre avec de grandes lames bien tranchantes, se sortirent vingt centimètres de boyau, puis se refermèrent le ventre. Je n’y croyais pas, pensant que le koutoukou m’avait déglingué le cerveau. D’autres s’enfoncèrent des machettes sur au moins trente centimètres. Mais là où je fus le plus estomaqué – très vite on s’habitue à tout, même à des éventrations – c’est quand un habitant du village nous dit : « dans trente minutes, il va pleuvoir. » Il était quatre heures de l’après-midi, le ciel était uniformément bleu, il n’y avait pas un souffle de vent et nous étions en pleine saison sèche, une période de l’année où il ne pleut pas pendant trois mois. Une demi-heure plus tard, il plut.
J’eus beaucoup de mal à faire en voiture les cent kilomètres qui me séparaient d’Abidjan.

 


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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 08:33
Une histoire de taxi
BiarBloqué dans un embouteillage, je demandai au chauffeur de taxi qui me conduisait à la gare de Poitiers s’il voulait bien me raconter sa course la plus extraordinaire. Je m’attendais à un classique du genre accouchement sur le siège arrière, client en crise d’épilepsie, ou encore – cinéma oblige – policier faisant irruption dans le véhicule et hurlant « suivez ce véhicule ! ».

J’eus droit à tout autre chose.
« Un beau matin », me dit le chauffeur, « une dame d’une soixantaine d’années me demanda si je pouvais l’emmener à Biarritz. Je lui fis valoir que l’aller-retour lui coûterait au moins neuf cents euros et qu’il serait sûrement plus économique de prendre le train. La cliente m’informa qu’elle se fichait du prix et que, en tout état de cause, elle m’offrirait un bon repas le midi et le soir. Je lui demandai si je pouvais me permettre de savoir pourquoi elle souhaitait se rendre sur la côte basque. Elle me répondit qu’elle me le dirait en temps voulu. »
Comme l’embouteillage semblait se résorber, le chauffeur accéléra le rythme de sa narration.
« Nous prîmes donc l’autoroute A10. Jusqu’à midi, ma passagère n’interrompit sa contemplation du paysage que par une lecture superficielle d’un magazine féminin. Alors que j’étais sur des charbons ardents, me demandant le pourquoi du comment de cette expédition, cette dame affichait un grand calme. Vers midi trente, après la traversée de Bordeaux, elle me demanda de quitter la quatre-voies, de chercher un restaurant dans un village de mon choix. Nous nous arrêtâmes à l’auberge des Pins à Sabres, une grande maison landaise où ma cliente me suggéra de prendre le menu régional. Nous reprîmes la route un peu avant quinze heures et atteignîmes Biarritz vers 16 heures 30. Je ne savais toujours rien. Nous nous dirigeâmes vers la rue Louison Bobet. Je n’ai pas pu oublier un tel nom de rue ! Elle me demanda de rouler très lentement autour d’un grand pâté de maison, ce qui nous prit environ deux minutes. Un peu gênée, elle me proposa de refaire ce circuit, encore plus lentement. Lorsque ceci fut terminé, elle me dit de reprendre la route de Poitiers. Connaissant un peu Biarritz, je lui dis que j’aimerais bien faire un crochet par l’Avenue du Prince Galles, d’où l’on a cette vue magnifique sur la ville et sur la côte vers Saint-Jean-de-Luz. Elle refusa, m’expliquant qu’elle ne voulait pas rester une minute de plus dans les parages. Nous nous arrêtâmes pour dîner un peu avant Bordeaux. Alors, comme promis, elle me dit tout. »
Nous étions arrivés à mon point de destination. Je proposai au chauffeur de terminer son récit, au besoin en laissant tourner son compteur. Bon prince, il me demanda de régler la course et termina cette saisissante histoire.
« Cette dame s'était rendue de nombreuses fois en vacances sur la côte basque et avait acheté avec son mari une maison à Biarritz, pour leurs vieux jours. Comme son époux était mort dans un accident d’automobile, elle avait décidé de donner cette maison à leur fils et de passer sa retraite à Poitiers, où elle avait toujours vécu. Son fils s’était marié et, après la naissance de son premier enfant, il avait accepté le diktat de sa femme de ne plus jamais revoir sa mère. Atteinte d’un cancer généralisé et n’ayant plus que quelques mois à vivre, ma cliente avait souhaité revoir une dernière fois cette maison où elle n’avait jamais été invitée. Elle se sentait tellement seule qu’elle avait voulu accomplir ce voyage en compagnie de quelqu’un, mais d’une personne anonyme. D’où le choix d’un taxi et de son chauffeur. »
En m’installant dans le train qui me ramènerait vers les miens, je me dis que, chacun voyant midi à sa porte, on ne peut évaluer une douleur à l’aune d’aucune autre. J'imaginais cependant que cette souffrance avait dû être immense et qu’elle n’avait pu disparaître qu’avec la mort de cette pauvre dame.

 


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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 07:30

2cvgrenobloise.jpg

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 15:10

Toute photo ment. Je ne parle même pas de ces logiciels qui rajeunissent les mannequins de dix ans ou qui suppriment les pustules et les rides des visages des hommes politiques. Toute photo ment par ce qu’elle ne montre pas. Le cadrage exclut (raison pour laquelle, peut-être, Fritz Lang voulait que chacun de ses plans contienne tout son monde). Il y a un avant et un après de la photo que nous ne connaissons pas. Pas plus que son contexte spatial. Il y a un photographe dont nous ne savons, en général, rien.

Il y a une quinzaine d’années, la photo de la fillette et du vautour fit le tour du monde et valut à son auteur le Prix Pulitzer. Elle suscita un débat insensé. Le charognard n’était-il pas le photographe, Kevin Carter ? Celui-ci se suicida peu de temps après. S’était-il donné la mort parce que, au milieu de cette misère effroyable, il n’avait rien fait pour sauver cette petite, à bout de force, le front posé sur le sol ?


Fillette.jpg

 

Dans les faits, la fillette était un garçon qui survivra au photographe.

Quand Carter prend la photo, l’enfant est à quelques mètres des siens qui font la queue pour obtenir de la nourriture auprès de volontaires de Médecins du monde. Dans les pays sahéliens, vautours et aigles sont des oiseaux presque familiers. L’enfant ne risque rien même si, comme sa famille, il est dans un état de détresse extrême.

À l’occasion d’un débat en Espagne sur une photo montrant prétendument une Haïtienne mourant du choléra alors qu’elle n’était pas malade, le journaliste espagnol Alberto Rojas décida d’aller à la source de la photo de Carter. Il découvrit que le petit garçon était mort de fièvres à près de vingt ans, que Carter était un homme profondément dépressif qui avait déjà tenté de se suicider, et dont un collègue proche venait d’être assassiné par des miliciens de l’apartheid en Afrique du Sud.

Dans son livre sur la photographie, Roland Barthes expliquait que, dans toute photo, il y a un point qui attire inexorablement notre regard. Dans la photo de Carter, ce sont les trois mètres séparant le volatile de la “ fillette ”. Ce point, qui donnait tout son sens à la photo, n’avait en fait aucune signification dans la vraie vie.

 

Voir la page Wikipédia de Kevin Carter

 

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:42

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"Für Elise". 22 février. 8 heures du matin.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 11:56

oliver.jpg

Prénoms : des tendances

 

Le formidable chef cuisinier et animateur anglais Jamie Oliver, que l'on peut apprécier sur le cable (je viens d'essayer ses pommes de terre au four, c'était miraculeux), a donné à ses enfants les prénoms suivants : Daisy Boo, Poppy Honey, Petal Blossom Rainbow et Buddy Bear Maurice.

On peut traduire ces dingueries par Marguerite Beuh, Miel de coquelicot, Arc-en-ciel fleuri de pétales (ou Arc-en-ciel de pétales pour fleurs, ou je ne sais quoi encore, l'anglais est parfois une langue très imprécise) et Maurice le copain nounours.

Il est déjà très difficile pour un enfant d'avoir pour parent une célébrité. Mais quand, circonstance aggravante, on porte un prénom aussi grotesque que crétin, la boulimie/anorexie n'est pas une menace en l'air.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 11:53
Elle : "Quand je voyage en ta compagnie, j'emporte le monde avec toi".

Lui : "Moi, je suis dans ta bulle".


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